0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
157 vues8 pages

Notions de Logique Mathématique

Transféré par

adil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
157 vues8 pages

Notions de Logique Mathématique

Transféré par

adil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Chapitre01 Cours NOTIONS DE LOGIQUE

I. PROPOSITION – FONCTION PROPOSITIONNELLE :


1. PROPOSITION
a. Activité
Vous rencontrez de nombreux énoncés mathématiques comme
- E0 :« ( √ 2+ √ 3)²=5»

– E1 :cos ( π4 )<1/2»
– E3 « le nombre 8 est premier »
– E4 «(x ; y)ϵ Z ² : x+2 y=3 »
1.Déterminer parmi ces énoncés ceux qui ont un sens vrai, ceux qui ont un sens faux et ceux
qui ont un sens qui peut être , en même temps, vrai et faux.
2. Recopier le tableau ci-dessous et inscrire chacun des codes : E0, E1, E2 , E3et E4 des énoncés
ci-dessus dans la colonne convenable :
Proposition vraie Proposition fausse n’est pas une proposition

b. Définition
On appelle proposition (ou assertion) tout énoncé mathématique qui a une seule signification juste ou
fausse ;et ne peut être les deux en même temps.
c. Remarque : Tableau de vérité d’une proposition P P P
Vraie ou fausse présente la valeur de vérité de la proposition P:
On consigne ces deux possibilités dans une tableau de vérité : V 1
C. Exemples : F 0
- P :« La somme de deux entiers consécutifs est un nombre impair »
– Q : «le nombre π est rationnel »

–R :« le nombre 8 est premier »


– S «un triangle équilatéral à deux côtes isométriques »
d. Applications :
La proposition P : "Le produit de deux entiers consécutifs est un nombre impair"
La proposition Q : "( √ 3+ √ 5)∗( √ 3−√ 5)ϵ N "
La proposition R : "L’équation x ²−3 x +2=0 admet deux solutions dans R"
2. FONCTION PROPOSITIONNELLE :
a. Activité

P(x) : (x ∈ R);√ x 2+ 4=x+ 2


On considère les énoncés mathématiques suivants :

Q(x ;y) : ((x ;y) ∈ IR²); x + y=xy


1 Déterminer la valeur de vérité de P(0) et celle de P(1) .
2 Déterminer la valeur de vérité de Q(2 ; 2) et celle de Q(−1 ; 1).
b. Définition
On appelle une fonction propositionnelle (ou prédicat) toute phrase ou énoncé mathématique
dépendant d'une (ou plusieurs) variable appartenant à un ensemble donné E; qui devient une proposition
à chaque fois qu’on remplace la variable par un élément déterminé de l’ensemble E .
Selon le nombre de variables, une fonction propositionnelle est généralement désignée par :
P(x ), Q(x ; y)ou R(x ; y ; z ).. . etc
c. Exemple :
P(x ):( x ∈ N ); x ²+ x=2 est une fonction propositionnelle et on a P(1) est vraie et P(0) est fausse .
P(a; b):(a ∈ R)(b ∈ R); a ²+b ²=2 est une fonction propositionnelle et on a
II. QUANTIFICATEURS :
a. Activité 01 :

Soit 𝑃(𝑥) et Q(𝑥) deux fonctions propositionnelles telles que :


𝑃(𝑥 ) :" 𝑥 ∈ ℝ ; x ²+1>0 : Q(𝑥 ) :" 𝑥 ∈ ℝ ; x 2+ 2 x−2=0
1. Est-ce que , 𝑃(𝑥) est vraie pour tous les nombres réels ? justifier
2. Vérifier que Q(𝑥 ) est vraie pour certains valeurs de x ( on prend x=1 ; x=−3) et fausse pour
d’autres valeurs
b. Définition

Soit P(x ) une fonction propositionnelle d'une variable x d'un ensemble non vide E

La proposition ∃ x∈ E: P(x) qui se lit "il existe au moins x ∈ E tel que P(x) " et qui est vraie lorsqu'il existe au
A partir de la fonction propositionnelle x ∈ E , P (x), on définit :

moins x ∈ E vérifiant la propriété P(x).


Le symbole ∃ s’appelle le quantificateur existentiel, se lit : il existe
La proposition ∀ x∈ E:P(x)", qui se lit "pour tout x ∈ E on a P(x )" ou "quel que soit x ∈ E on a P(x ) " et qui
est vraie lorsque tous les éléments de E vérifient la propriété P(x ).
Le symbole ∀ s’appelle le quantificateur universel
c. Remarque :

-la proposition ∃!x∈E:P left (x right ) se lit il existe un unique élément x de E vérifiant P ( x )
Le symbole ∃! s’appelle le quantificateur existentiel de l’unicité.
d. Exemples : Etudier la vérité des propositions suivantes :
1) « ∀ x ∈ R : x 2−2=0 » ………….
2) « ∃ x ∈ R : x +2=0 » ………….
3) « ∃ x ∈ R : 2 x5 −6 x+ 1=0 » ………….
4) « ∀ ( x ; y ) ∈ R2 : x 2+ y 2=1 » ………….
5) « ∀ x ∈ R : cos2 x+ sin2 x=1 » ………….
6) ∀ x∈I R 1
+¿¿ : a+ ≥ 2¿
a

7) « ∃! x ∈ R :|x|≤ 0 »
Exemple : Quantificateurs de types différents
a) « (∀ x ∈ R),(∃ y ∈ R): x + y=0 » signifie que : tout réel x admet un opposé y=− x et cette
proposition est vraie.
b) « (∃ y ∈ R)(∀ x ∈ R): x + y =0 » signifie qu’il existe un réel y qu’est l’opposé de tous les nombres
réels x et cette proposition est fausse.
Conclusion 1:
Lorsqu’on parle de différents types de quantificateurs, l’ordre est important.
Conclusion 2:
Lorsqu’on parle de quantificateurs de même type, l’ordre n’a pas d’importance.
e. Applications :
1. Déterminer les valeurs de vérités de chacune des propositions suivantes
P0 : ( ∀ xϵIR ) ; ( ∃ y ∈ IR ) x ≤ y P1 : ( ∃ xϵIR ) ; ( ∀ y ∈ IR ) x ≤ y
P2 : ( ∀ xϵIR ) ; ( ∀ y ∈ IR ) x y > xy P3 : ( ∃ xϵ IR ) ; ( ∀ y ∈ Z ) x y ² > xy
2 2 ¿ ¿ 2

2. Ecrire les propositions suivantes en utilisant les quantificateurs :


Q1 : «Pour tout entier naturel x , il existe au moins un réel y tel que x + y=2021 »
Q2 : « il existe un unique élément x réel :3 x ²−x=0
III. OPERATION SUR LES PROPOSYIONS :
III.1 NEGATION D’UNE PROPOSITION
f. Définition :
La négation d’une proposition P est la proposition notée P (ou nonP ou 7 P) telles que les valeurs
de vérité de P et P sont opposées. P P
g. Remarque :
1 0
 Ṕ=P 0 1
h. Exemple :

On a P : ”3 ∈ Z” alors P : ”3 ∉ Z”.
On a Q : ”7 - 4 = 3” alors Q : ”7 - 4 = 3”
On a R : ” π ≥3 ” alors R : ” π <3”
i. Proposition :

La négation de : ∀ x ∈ E: P ( x ) est : ∃ x ∈ E : P ( x ).
La négation de :∃ x ∈ E : P ( x ) est : ∀ x ∈ E: P ( x ).
Conséquence :
Pour montrer que la proposition ∀ x ∈ E: P ( x ) est fausse, il suffit de montrer que sa négation
∃ x ∈ E : P ( x ). Est vraie. Ce type de raisonnement est appelé raisonnement par contre-exemple

j. Exemples
1. En utilisant un raisonnement par contre-exemple Montrons que les propositions :
P:
∀ left (m,n right ) ∈ {left ({N} ^ {*} right )} ^ {2} {1} over {n} + {1} over {n+1} + ⋯+ {1} over {n +m} ∈IN est f
Q : (∀x∈IR)(∀y∈IR):x²+y²≥x+
a. applications :

. P :« (∃𝑥 ∈ Iℝ) ; [(3𝑥2 + 1 > 0)] »


2. En utilisant un raisonnement par contre-exemple, montrer que les propositions suivantes sont fausses

. Q :«∃𝑥 ∈ [1,2]) ; (𝑥 + 1 < 𝑥²»


.S : « ( ∀ x ∈ R ¿ ) ( ∀ y ∈ R¿ ) ; x + y ≥ √ x+ √ y »
.W :«∃ «(∀ x ∈ R ¿ ( ∀ y ∈ R ) ; 2 x +5 y ≠ 7 »
III.2 Disjonction de deux propositions :
k. Définition :
La disjonction de deux propositions P et Q est la proposition notée (PouQ) ou (P ∨Q).
elle est fausse seulement si P et Q sont toutes les deux fausses.
P Q P ∨Q
1 1 1
1 0 1
0 1 1
0 0 0
l. Exemples :

-La proposition P :( 3 est un nombre impair) ou (6 est un nombre premier )

-La proposition R : ”{5 ; 1 ,5} ⊂ N ∨ 2 × 5 = 10” est fausse.


- La proposition Q : ”5 + 2 = 7 ∨ 2 × 5 < 11” est vraie
III.3 Conjonctions de deux propositions
a. Définition :
La conjonction de deux propositions P et Q est la proposition qu’on note(PetQ) ou (P ∧Q).
elle est vraie si seulement si P et Q sont toutes les deux vraies.
P Q P ∧Q
1 1 1
1 0 0
0 1 0
0 0 0

b. Exemples :
-La proposition R :( 49 est premier) et (43 divisible par 7)
-La proposition P :( √ 3= √ √ 9) ∧ (√ 3 ∈Q )
-La proposition Q :2√ 3<2 ∧ [( π ∈Q ))]
III.4 L’implication de deux propositions :
a. Activité :
A partir des propositions P et Q on obtient la proposition ( Qou P ), cette proposition s’appelle l’implication
des propositions P et Q , on écrit P ⟹Q .
1) Donner le tableau de vérité de P ⟹Q .

P Q P P ouQ P ⟹Q
1 1
1 0
0 1
0 0

b. Définition :
L’implication d’une proposition P à une proposition Q est la proposition qu’on note P ⟹Q .
elle est fausse seulement si P est vraie et Q est fausse. P Q P ⟹Q
les deux propositions P ⟹Q et P ouQ ont la même 1 1 1
valeur de vérité 1 0 0
L’implication est un connecteur logique binaire 0 1 1
défini par la table de vérité 0 0 1
c. Exemples :
1) 2 ∈Q ⟹ π ∉Q .
2) |4−√ 3|=4−√ 3 ⟹ √ 2irrationel .
3) x=2 ⟹ x2 =4 .
d. Remarques :
-Pour montrer que P ⟹Q est vraie on suppose que P est vraie et on montre que Q est vraie
-L’implication Q ⟹ P est appelé l’implication réciproque de l’implication P ⟹Q
-Les deux implications P ⟹Q et Q ⟹ P n’ont pas le même sens c’est pour ça on dit que l’implication est
une opération non commutative
-condition suffisante et condition nécessaire
On suppose que P ⟹Q est vraie
- Pour que la proposition P soit vraie, il faut que Q soit vraie
- Q est une condition nécessaire pour que P soit vraie
- Pour Q soit vraie, il suffit que P soit vraie P est une condition suffisante pour Q soit vraie.
e. Application
2 1
1 soient x et y deux réels non nuls, Montrer que : 2 x+ y=1⟹ x + y ² ≥
20

[Link] a etb deux réels Montrer que : : a ²+ b ²=1⟹|a+b|≤ √ 2

3. Soient a et b deux réels Montrer que : |a|<1 et |b|<1 ⟹|a+ b|<|1+ ab|

III.5 L’équivalence de deux propositions :


a. Activité :
Le tableau de vérité de [ ( P ⟹Q ) ∧ (Q ⟹ P ) ] est :
P Q P ⟹Q Q⟹P ( P ⟹Q ) ∧ (Q ⟹ P )
1 1
1 0
0 1
0 0

La proposition P ⟺ Q [ ( P ⟹Q ) ∧ (Q ⟹ P ) ] s’appelle l’équivalence de propositions P et Q notée: P ⟺ Q,


on lit « P est équivalente à Q » ou « P si et seulement si Q ».
b. Définition :

L’équivalence de deux propositions P et Q est la proposition qu’on note P ⟺ Q , elle est vraie
Seulement si P et Q ont la même valeur de vérité. P Q P⟺Q
L’implication est un connecteur logique binaire défini par 1 1 1
la table de vérité 1 0 0
0 1 0
c. Exemples 0 0 1
1. La proposition
left lline π-1 right rline =π-1⟺ {1} over {sqrt {2}} = {2} over {2}
2. La proposition sqrt {3} ∉Q⇔ {1} over {2} ∈Q
3. Soit x ∈ R la proposition {x} ^ {2} =1⇔x=1 ou-1
d. Remarques :
−P ⟺ Q et Q ⟺ P ont le même sens, on dit que l’équivalence est commutatif et on écrit ( P ⟺ Q ) ⟺ ( Q ⟺ P ).
−P , Q et R trois propositions.
−[ P ⟺ ( Q⟺ R ) ] ⟺ [ ( P ⟺ Q ) ⟺ R ] on dit que l’équivalence est associative.
IV. LOIS LOGIQUES :
4.1Loi logique
a. Définition :
Une loi logique (ou tautologie) est une proposition composée qu’est toujours vraie quelles que soient les
valeurs de vérité des propositions simples qui la composent.
b. Exemples :
Les propositions sont des lois logiques : ( à vérifier à l’aide de table de vérité )
1. P ⟹ ( Q ⟹ P ) ; 2. ( P ∧Q ) ⟺ ( Q∧ P ) ; 3. ( Q ∨ P ) ⟺ ( P ⟹ Q )
4.2Les lois de Morgan :
a. Proposition 01:

Soient P et Q deux propositions les deux propositions suivantes sont des lois logiques.
P ∧Q ⟺ P ∨ Q et P ∨Q ⟺ P ∧ Q.
b. Application 01 :
Déterminer la négation des propositions suivantes :
1. (P ⟹ Q)et ( P ⟺Q)

c. Application 02 :

Q : ( ∀ x ∈ IR ) :(|x +1|≤ 2⇒ x ≥−3)


Déterminer la négation des propositions suivantes :

R : ( ∀ x ∈ IR ) :( x =1 ⇒ x=1)
P left (∃y∈IR right ) :2<y<5
2
S :( ∀ x ∈ IR ¿(∀ y ∈ IR)¿

d. Proposition 02: La distributivité


Soient , Q et R trois propositions.
P
 ( P ∨ ( Q ∧ R ) ) ⟺ ( ( P ∨Q ) ∧ ( P ∨ R ) ) .
 ( P ∧ ( Q ∨ R ) ) ⟺ ( ( P ∧Q ) ∨ ( P ∧ R ) ) .
e. Exercice d’application :
1.Résoudre dans R2 le système : 2 2 {
2 x − y=2
x − y =0
2. a. Développer ( x−1 ) ( y−2 )
b. Résoudre dans R2 le système : ¿
V. LES RAISONNEMENTS MATHEMATIQUES :
V.1 Raisonnement par équivalences successives :
a. Propriété :
Soient P, Q et R trois assertions on a : P ⇔Q et Q⇔ R ⟹ P ⇔ R .
On dit que l’équivalence est une relation transitive
b. Exemple :
[Link] que : ¿
[Link] que : : ( ∀ ( x , y ) ∈ R 2) ; √ x 2+ 1+ √ y2 +1=2⇔ x= y=0
c. Application :
x+ y
[Link] que :soient ( x , y ) ∈ R 2 tel que x ≥ 1 et y ≥2 : √ x−1+2 √ y −4= ⇔ x=2et y=8
2
2
2 a 3 a−b
[Link] que :soient ( a , b ) ∈ ( R +¿ ) : ≥
a+b 4

[Link] ( x , y ) ∈ R 2 montrer que : |x− y|≤ 2 √ x 2 + y 2 + xy


4. Soient ( x , y ) ∈ R +¿2 tel que x ²+ y ²=1 montrer que : 1< x + y < √ 2

V.2 Raisonnement par contraposé :


a. Proposition :

L’implication Q ⇒ P s’appelle la contraposée (ou l’implication contraposée)de l’implication 𝑃 ⇒ 𝑄 la


Soient P et Q deux propositions

contraposée d’une implication équivalente à celle-ci :(𝑃 ⇒ 𝑄) ⟺ (Q ⇒ P)


b. Exemple :
x+2
Montrons que : ∀ x ∈ R : x ≠−8 ⟹ ≠2
x+5
c. Application :
Soient a et b deux nombres réels tel que a ≠−b
1 a−b
1. Montrer que : a ≠− b ⇒ ≠−3
2 a+b

2. Montrer que : [(𝑥 ≠ 𝑦 𝑒𝑡 𝑥𝑦 ≠ 1) ⇒ 2


x y
≠ 2
x + x +1 y + y+1
V.3 Raisonnement par l’absurde :
a. Proposition :
Soient P et Q deux propositions. Le raisonnement par absurde ce basé sur la loi logique :
P⟹¿
b. Remarque
Pour montrer qu’une proposition P est vraie, on suppose qu’elle est fausse (c'est-à-dire P est vraie). et
on montre que P ⟹(Q et Q) est vraie ce qui est contradictoire avec le fait que la proposition
(Q et Q) est toujours fausse .

Montrons que √2 ∉ ℚ
c. Exemple

a b
Soient a et b deux nombre positifs ou nuls, Montrer que = alors a=b
1+ b 1+ a
d. Application
*Montrer que ¿
*Montrer que ¿:√ n2 +n ∉ N
. *Si n est le carré d'un nombre entier non nul alors 2n n'est pas le carré d'un nombre entier.
V.4 Raisonnement par disjonction des cas :
a. Proposition :
Soit P , Q et R trois propositions
Le raisonnement par disjonction des cas se basé sur la loi logique suivant :
[(P ou Q)⇒ R ]⇔ [(P⇒ R)et (Q ⇒ R)]
b. Remarque
Pour montrer que [ ( P ou Q ) ⇒ R ] , on distingue deux cas suivantes:
1cas : montrons que P ⇒ R est vraie
2cas : montrons que Q ⇒ R est vraie

c. Exemple :

Montrons que : ∀ n ∈ N :n ( n ²+5 ) est pair .


d. Application :
*Résoudre dans R l’équation : x 2−3|x−2|−4=0
* Résoudre dans R l’équation √ x−1> √ 2(x−2)
V.5 Raisonnement par récurrence :
Le principe de la récurrence :
a. Activité
Principe des dominos :
On considère une suite de dominos infinie vers la droite : chaque domino est capable de faire tomber le
domino suivant, c’est-à-dire celui qui est à sa droite. Quelqu’un fait tomber vers la droite le premier
domino. Que va -t-il se passer ?
*soit P(n) la fonction propositionnelle définie sur l’ensemble N* par : 2n ≥ n
1-Vérifier que la proposition P(1) est vraie
2-Montrer que ∀ n ∈ N ¿ :2 k ≥ k +1
3-soit n ∈ N ¿,on suppose que P ( n ) est vraie . Montrons P( n+1) est vraie
4-En déduire que les propositions P(2) , P(5) et P(7) sont vraies
b. Proposition

Soit P(n) une fonction propositionnelle qui dépend d’un entier naturel n et n 0 ∈ N
Si la proposition P(n 0) est vraie et si l’implication P(n)⟹ P (n+1) est vraie pour tout n ≥ n0. Alors la
proposition P(n) est vraie pour tout entier n ≥ n0.
c. Remarque
le raisonnement par récurrence se déroule en trois étapes :
 Initialisation : vérifier que P ( n0 ) est vraie.
 Hérédité (l’hypothèse de récurrence) : Soit n ≥ n0 . Montrer que l’implication P ( n ) ⟹ P ( n+1 ) est
vraie. (On suppose que P ( n ) est vraie et on montre que P ( n+1 ) est vraie.)
 Conclusion : D’après le principe de récurrence P ( n ) est vraie ∀ n ≥ n0 : P ( n ) est vraie.
d. Exemple :
n ( n+1 )
[Link] que : Montrer que : ∀ n ≥1 :1+2+3+ …+n= .
2
¿
2 . Montrer que ∀ n ∈ N : « 10n −1 est divisible par 9 »
n(n−1)a ² n
[Link] a un réel positif .montrer que ∀ n ≥1 1+na+ ≤ ( 1+a )
2
n
1 n(n+3)
[Link] que : ∀ n ≥1 : ∑ =
k=1 k ( k +1 ) ( k +2 ) 4(n+ 1)( n+ 2)
e. Application
En utilisant le résonnement par récurrence Montrer que :
¿ n (n+1)(n+2)
1. ( ∀ n ∈ N ) :1∗2+2∗3+3∗4+ … … … … … … .+n ( n+1 ) =
3
¿ 5 n+1 5 n+2 5n
2. Montrer que ∀ x ∈ N : « 11divise 5 +4 +3 »
n
k² n(n+1)
3. Montrer que : ∀ n ≥1 : ∑ =
k=1 ( 2 k−1 ) ( 2 k +1 ) 2(2 n+1)

Vous aimerez peut-être aussi