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Sources et Droits Fiscaux en Côte d'Ivoire

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FISCALITE DES

ENTREPRISES

Enseignant : KOBENAN B. Modeste


Tel : 07 07 26 81 68
05 04 93 82 82
[email protected]

INTRODUCTION

2
La fiscalité, définie comme un « ensemble de lois, règlements, procédures et pratiques
administratives relatifs à l’impôt », est une nécessité pour toute société organisée ; « l’impôt
est source de vie pour l’Etat…», et apparaît par conséquent comme un moyen d’exercice du
pouvoir politique.

Le fondement de l’impôt a été expliqué par diverses théories. En réalité, l’impôt est un fait
institutionnel, un attribut essentiel de la souveraineté de l’Etat. Par conséquent, il repose sur
une base juridique.
Ainsi le droit fiscal tire sa substance de diverses sources.

QUELLES SONT LES SOURCES DU DROIT FISCAL?

Les sources du droit fiscal sont les instruments juridiques qui donnent naissance aux
règles applicables à l'impôt. En côte d’ivoire, les règles applicables aux impôts ont une
source essentiellement nationale, en ce qu'elles proviennent d'abord des autorités
nationales. Toutefois, certaines règles fiscales ont une origine internationale et
proviennent des engagements internationaux souscrits par la côte d’ivoire.
- La constitution est la source fondamentale du droit fiscal. Elle donne à
l'impôt son fondement juridique et désigne les autorités habilitées à consentir l'impôt
et celles compétentes pour l'exécuter. Ainsi la constitution pose le principe de l'impôt
en disposant que « Le devoir de s'acquitter de ses obligations fiscales conformément à
la loi, s'impose à chacun ». L’Assemblée Nationale à le pouvoir de consentir l'impôt
et de contrôler l'action du gouvernement dans ce domaine, de même pouvoir lui est
donné de« fixer les règles concernant l'assiette, le taux et les modalités de
recouvrement des impositions de toutes natures ».
- La loi est la principale source de référence du droit fiscal, dans la mesure
où elle autorise, conformément à la constitution, le gouvernement à prélever les
impôts, fixe les règles relatives à l'assiette, aux taux et aux modalités de recouvrement
des différents impôts. Exemple: les lois de finances adoptées chaque année par
l'Assemblée Nationale.
- Les règlements, qui émanent du pouvoir exécutif, ont pour fonction de
préciser les modalités d'application de la loi fiscale. Ce sont notamment les décrets, les
arrêtés et surtout les instructions administratives intervenant dans le domaine fiscal.
Destinées à préciser le sens de la loi fiscale, les dispositions réglementaires, jouent un
rôle déterminant dans le calcul de l'impôt.
- La jurisprudence fiscale, elle provient des décisions rendues par les cours
et tribunaux en matière fiscale. Ces décisions ne peuvent être, en principe, considérées
comme de véritables sources de droit fiscal, dans la mesure où les juges n'ont pas de
pouvoir de création de normes juridiques et doivent se borner à appliquer la loi fiscale.
Tout au plus peuvent-ils interpréter celle-ci. Cependant, le juge étant toujours obligé de
dire le droit, il peut être conduit à donner naissance à de nouvelles règles de droit.
- La doctrine fiscale, elle concerne l'ensemble des écrits et opinions des
théoriciens et praticiens de la fiscalité. Bien que n'étant pas une source formelle directe
du droit fiscal, la doctrine contribue à faciliter la connaissance de celui-ci et, par ses
réflexions, peut inspirer le législateur sur la politique fiscale.
- Les circulaires : Ce sont l’ensemble des commentaires formulés par l’administration à

2
propos des textes législatifs et réglementaires. Ces commentaires sont rédigés dans le but
d’interpréter le contenu des dispositions fiscales.

- Les conventions internationales : La côte d’ivoire s'est engagée dans de


nombreux accords internationaux traitant de questions fiscales. Certains de ces accords
ont pour objet d'éviter des situations de double imposition ; ces accords peuvent être
bilatéraux (CI- France) ou multilatéraux (UEMOA, CEDEAO). D'autres sont de simples
accords commerciaux visant à réaliser le désarmement douanier entre les produits
importés et les produits nationaux. Exemple : O.M.C. Il faut noter enfin l'importance
des traités d'intégration régionale qui visent l'harmonisation des fiscalités intérieure et
de porte ; exemples : U.E.M.O.A., C.E.D.E.A.O.

2
CHAPITRE 1 : LES DROITS D’ENREGISTREMENTS
LORS DE LA CREATION DE LA SOCIETE

Dans le cadre de la fiscalité des entreprises, les droits d’enregistrement sont


constitués des droits que l’entreprise paie sur les apports des associés lors de la création de la
société, lors de l’augmentation du capital, de la réduction et de l’amortissement du capital, de
la fusion, scission et d’apport partiel de société.
Ce sont également les droits à payer lors de la dissolution de la société et des droits à payer
lors de la cession de certains éléments du patrimoine de l’entreprise.
Sont exemptées de droit d’enregistrement :
- Les sociétés d’Etat, les sociétés coopératives agricoles.
- Les sociétés d’Etat ou d’économie mixte de crédit, les sociétés mutualistes, les
sociétés immobilières d’économie mixte.

Les droits sont fonction des types d’apport. Les apports constituent la base imposable.
On distingue deux catégories d’apports : les apports à titre pur et simple (APS) et les
apports à titre onéreux (ATO).

I- LES APPORTS A TITRE PUR ET SIMPLE (APS)

On appelle APS, l’apport net de la société ou l’apport réel de l’associé.


Ce sont des apports qui sont rémunérés par des droits sociaux (action, part sociale, part
intérêt…) la somme de ces apports forme le capital social de départ.
Ils peuvent être des apports en nature ou des apports en numéraire.

1. La taxation des Apports Purs et Simples.

Le taux applicable suit un régime de barème dégressif quelque soit la forme juridique de la
société et la nature du bien.
Si le montant de l’apport est inférieur ou égal à 10 millions alors il est exonéré (pas de droit à
payer)
Si le montant de l’apport est supérieur à 10 millions et inférieur ou égal à 5 milliards, alors le
taux applicable est de 0,3% du montant total.
Si le montant de l’apport est supérieur à 5 milliards, on a la taxation suivante :
 La première fraction correspondant à 5 milliards est taxée au taux de 0,3%.
 La deuxième fraction, l’excédent des 5 milliards est taxé au taux de 0,1%.

Exemple :
Déterminer les droits d`apport pour les montants ci-dessous ;
 Montant total APS est 1 000 000 F
 Montant total APS est 10 000 000 F
 Montant total APS est 5 000 000 000 F

2
 Montant total APS est 7 500 000 000 F
NB :
 Pour l’application des taux, on tient compte de l’ensemble des apports effectués
par les associés à titre pur et simple, c'est-à-dire le capital social. Il faut éviter de
taxer les APS par associé.
 En ce qui concerne les immeubles bâtis et non bâtis (terrains et constructions) et
les droits immobiliers en plus du droit d’apport, il est perçu une taxe additionnelle
au titre de la contribution foncière de 1,2% dont 0,8% pour la publicité foncière et
0,4% pour le salaire du conservateur.
 La taxation prend en compte aussi bien les apports en numéraire libérés que la
fraction non libérée.
 Pour les apports en nature réestimés, les droits se calculent sur les valeurs
réestimés et non sur les valeurs au bilan.

2. LE PAIEMENT DES DROITS


Les droits doivent être payés dans un délai d’un mois à compter de la date de l’acte qui
constate la réalisation de l’apport. Le paiement des droits sur les APS peut, lorsqu’il excède
25 millions de francs, être fractionné. Les conditions à réunir sont :
La société débitrice doit en faire la demande expresse au pied de l’acte ;
Le paiement doit intervenir en 3 versements égaux, le premier étant acquitté lors de
l’enregistrement de l’acte ; les autres versements, majorés des intérêts au taux légal (taux
d’escompte de la BCEAO sont exigible d’année en année

Dans le cas de fusion, le plancher est réduit à 5 millions et il en est ainsi pour le cas de
l’incorporation des réserves (droit d’apport majoré).

II - LES APPORTS A TITRE ONEREUX (ATO)

Les ATO sont des apports dont la contrepartie peut être une reconnaissance de dette, un
remboursement ou la prise en charge d’un passif par la société à l’égard de l’associé. Les
ATO sont effectués en cas d’apport mixte. Cas où l’associé fait des apports purs et simple et
des apports à titre onéreux. Les ATO sont assimilés à une mutation et imposé comme telle.

Exemple :
Il est fait les apports suivants lors de la constitution d`une entreprise : un fonds de
commerce de 4 500 000 000, un chèque de 2 000 000 000 et des dettes de 700 000 000 Prises
en charge par l`entreprise en constitution. Identifier les apports.

1-La taxation des ATO

Les taux applicables en cas d’ATO


Les ATO sont passibles du droit de mutation dont relèvent les cessions portant sur
les biens de même nature. (les ATO sont analysés comme des cessions)

2
TABLEAU RECAPITULATIF DES TAUX

Eléments Taux
Trésorerie 0%
Créances 0%
Droits sociaux (Action, part sociale) 0%
Marchandises neuves 18 000 F
Biens meubles (apporté en dehors du fonds de commerce) 18 000 F
Bail de meubles, location-vente 18 000 F
Mutation d’immeuble installé à l’étranger 1,5% + CF
Bail à durée limitée, droit au bail (location fonds de commerce, bail
2,5%
d’immeuble et fonds de commerce)
Echange d’immeuble avec retour 5% + CF + mutation
Echange d’immeuble sans retour 6% + CF
Acquisition d’immeuble à usage industriel et commercial par les
4% + CF
redevables soumis au régime du réel normal des BIC
Acquisition d’immeuble par les redevables qui ne sont pas régime du
4% + CF
réel
Bail à durée illimitée, droit au bail 10%
Fonds de commerce (corporels + incorporels) 10%
Coût d’acquisition (location-vente à la fin du contrat) 10%

NB : les marchandises neuves sont des marchandises destinées à être vendues après ou sans
transformation.

 Principe de taxation

Il existe deux principes de taxation :

- Cas où la société donne un ordre d’imputation


Dans ce cas, les ATO seront imputés sur les éléments qui subissent les taux les plus faibles
vers les éléments qui supportent les taux les plus élevés (méthode avantageuse pour
l’entreprise).
- Cas où la société ne donne pas un ordre d’imputation
La taxation se fera sur la base que chaque élément est supporté à titre onéreux et à titre pur et
simple (imputation proportionnelle au passif). Cette méthode est avantageuse pour
l’administration fiscale. La partie de l’élément d’actif apporté à titre onéreux est calculé à
partir d’un coefficient à titre onéreux.

ATO
Coefficient à ATO =
Apport brut

2
NB : le calcul du coefficient s’impose lorsque l’associé apporte au moins deux éléments.
La partie de l’élément d’actif apporté à titre pur et simple est calculée à partir du coefficient
à titre pur et simple.

Apport APS
Coefficient à APS =
Apport brut

(Le calcul du coefficient APS n’est pas obligatoire dans les exercices étant donné que les
APS sont taxées globalement)

2-Paiement des droits

Les droits doivent être payés dans un délai d’un mois à compter de la date de l’acte
qui constate la réalisation de l’apport sans possibilité de fractionnement.

2
CHAPITRE 2: L`IMPÔT SUR LES TRAITEMENTS ET
SALAIRES FISCAL

Les traitements, salaires, et rentes viagères sont soumis cumulativement à l’impôt sur
les traitements et salaires (ITS), à la contribution nationale (CN), et à l’impôt général sur le
revenu (IGR).
Par ailleurs, il existe des charges sociales (CNPS) qui incombent aussi bien aux salariés
qu’à l’employeur.

1 - LE CHAMP D’APPLICATION

L’impôt est établi sur les traitements publics et privés, les salaires, les indemnités, les
émoluments, les pensions et les rentes viagères.

1.1. Les traitements, salaires et émoluments

Les traitements et salaires proviennent d’un louage de service.


- Les salaires rémunèrent un travail manuel et sont habituellement payés à la journée, à la
semaine ou à la quinzaine.
- Les appointements et traitements rémunèrent généralement un travail intellectuel et sont
ordinairement versés mensuellement.
- Les commissions rémunèrent les employés des professions libérales
- Les indemnités représentent soit des allocations s’ajoutant aux traitements ou salaires
destinées à compenser des charges spéciales (indemnités de résidence, de responsabilité)
soit des rétributions versées à des personnes dont on ne peut dire qu’elles touchent un
traitement ou salaire (indemnité parlementaire par ex.)

1.2. Les pensions

Ce sont des allocations périodiques qui ne constituent pas des rémunérations de services
présents mais souvent de services passés et dont le paiement est garanti au bénéficiaire durant
toute leur vie.

1.3. Les rentes viagères

Ce sont des allocations périodiques versées en exécution d’un engagement ou d’un


jugement. Les rentes viagères sont imposables lorsqu’elles remplissent les deux conditions ci-
après :
- Etre payé à titre obligatoire faute de quoi il n’y aurait que de simple libéralité

2
- Avoir pour terme extinctif, normal, la mort du bénéficiaire (autrement il n’y aurait pas
de rente viagère)
2 - LA TERRITORIALITE DE L’IMPOT SUR LES SALAIRES

2.1. Les traitements et salaires

Ils sont imposables lorsque le bénéficiaire est domicilié en CI alors même que
l’activité rémunérée s’exerce hors du territoire de l’Etat ou que l’employeur est domicilié hors
de CI à la condition que l’activité rétribuée soit exercée en CI.

2.2. Les pensions et les rentes viagères

Elles sont imposables lorsque le bénéficiaire est domicilié en CI alors même que le
débiteur serait domicilié à l’étranger ou lorsque le bénéficiaire est domicilié hors de CI à la
condition que le débiteur soit domicilié ou établi en CI.

3 - LES ELEMENTS IMPOSABLE DU SALAIRE

3.1. Le salaire catégoriel

C’est le salaire minimum fixé pour la catégorie professionnelle par le barème des
salaires.

3.2. Le sursalaire

C’est la partie du salaire brut (salaire réel) payé en supplément du salaire minimum de
la catégorie, c’est-à-dire l’excédent de la rémunération brute versée par l’employeur sur le
salaire catégoriel.

3.3. Les avantages en nature

Un avantage en nature alloué à un salarié peut être défini comme la mise à disposition
gratuite (ou pour un prix dérisoire) d’un bien ou d’un service non indispensable à l’exercice
de la fonction du salarié dont il a le libre usage.
Ainsi un logement attribué à un supérieur constituera un avantage en nature s’il a la libre
jouissance de ce logement dans sa vie extraprofessionnelle (week-end, congé…)
Par contre, un local situé sur le lieu de travail et affecté à l’usage du gardien, par exemple,
pendant les heures de travail est un outil de travail et non un avantage en nature.
Les avantages en nature sont pris en compte dans le calcul de la base imposable

a - Le barème administratif des avantages en nature

Le nouveau barème administratif est le suivant :

NB : ces montants sont valables en intégralité pour tous les secteurs d’activité y compris le
secteur agricole uniquement pour la ville d’Abidjan. Pour les villes de l’intérieur du pays, on
retiendra les montants réels.

2
Tableau N°1 : LOGEMENT ET ACCESSOIRES

NOMBRE DE
ELECTRICITE EAU
PIECES LOGEMENT MOBILIER
(a) (b)
PRINCIPALES
1 60 000 10 000 10 000 10 000
2 80 000 20 000 20 000 15 000
3 160 000 40 000 30 000 25 000
4 300 000 60 000 40 000 30 000
5 480 000 80 000 50 000 40 000
6 600 000 100 000 60 000 50 000
7 et plus 800 000 150 000 70 000 60 000

(a) Montant à majorer de 20 000 FCFA par appareil individuel de climatisation ou par
pièce climatisée pour les installations centrales.
(b) Montant à majorer de 30 000 FCFA pour les logements dotés d’une piscine.

Tableau N°2 : DOMESTICITE

ELEMENTS MONTANTS

Gardien, Jardinier 50 000

Gens de maison 60 000

Cuisinier 90 000

b - Avantages en nature estimé selon la valeur réelle

Les avantages en nature qui ne sont pas mentionnés sur le barème susvisé (pour la
ville d’Abidjan) doivent être intégrés dans l’assiette des impôts à leur montant réel. Il s’agit
notamment :
- Nourriture fournie par l’employeur,
- Billets d’avion pour congés et les frais de déménagement des travailleurs autres que le
personnel bénéficiant d’un contrat d’expatrié,
- Frais de scolarité, frais de Télécommunication, etc.….

c - Evaluation des avantages en nature pour le calcul des cotisations


sociales
Pour le calcul des cotisations CNPS le barème des avantages en nature est le même
que celui des impôts. Cependant pour la CNPS, le montant du barème est le minimum
c’est-à-dire qu’on retiendra dans la base de calcul le montant réel des avantages en
nature si celui-ci est supérieur au montant du barème.

3.4. Les avantages en argent

2
Est considéré comme avantage en argent certaines contributions patronales faites au
profit du personnel notamment :
- Toutes indemnités en argent représentative d’avantage en nature (allocation de
logement par exemple),
- Toute participation des employeurs au paiement des primes de contrat d’assurance vie
groupe ou individuel souscrit par le personnel,
- Versement par l’employeur des frais de scolarité des enfants du personnel,
- Etc.

Les avantages en argent sont intégralement imposables. Ils ne bénéficient pas du


barème des avantages en nature.

3.5. Gratification et prime de fin d’année

Les primes de fin d’année et gratifications constituent des rémunérations additionnelles


dues en fin d’année au salarié. Le montant de ces rémunérations ne peut être inferieur au ¾ du
salaire minimum conventionnel de la catégorie.
Bien sûr l’employeur, ne peut payer en prime 100% et même plus si les résultats de
l’entreprise le permettent. Le travailleur engagé dans le courant de l’année démissionnaire ou
licencié a droit à une part de cette allocation au prorata du temps de travail effectué au cours
de ladite année. Ces allocations sont imposables au même titre que les salaires et sont
passibles de charges sociales.

3.6. La prime d’expatriation

Cette prime est destinée à dédommager le travailleur recruté hors de la côte d’ivoire.
Cette indemnité est fixée à 40% du salaire de base du contrat (salaire catégoriel + sursalaire)
comme le cas des heures supplémentaires. Cependant elle est généralement calculée sur le
salaire de base catégoriel.

3.7. La prime d’ancienneté

C’est une prime destinée à récompenser la stabilité et l’expérience du travailleur dans


l’entreprise. La prime d’ancienneté est calculée sur le salaire minimum catégoriel. Elle est
accordée après 24 mois de travail effectif dans l’entreprise. Le taux est de 2% à partir du 25 ème
mois ; ce taux est majoré de 1% par année supplémentaire jusqu’à la 25ème année incluse.

Exemple :
Monsieur TAPE FRANCIS est embauché dans l’entreprise le 02/07/1996 avec un salaire de
base de 150 000 F, un sursalaire de 250 000 F et une prime de technicité de 35 000
Déterminer sa prime d’ancienneté au 30/08/2012.

3.8. Les heures supplémentaires

La durée de travail stipule que la durée hebdomadaire du travail en CI est de :


- 40 heures pour les entreprises non agricoles
- 48 heures pour les entreprises agricoles
- 56 heures pour le personnel domestique et le personnel de gardiennage.

2
Ainsi est qualifié d’heures supplémentaires, les heures de travail effectuées au-delà la
durée normale à l’entreprise. En cas de surcroît extraordinaire de travail en vue de maintenir
ou d’augmenter la production, l’employeur est tenu, lorsqu’il obtient l’autorisation de faire
effectuer des heures supplémentaires, d’informer le personnel par voie d’affichage au moins
une semaine avant l’application (48 heures en cas d’urgence).

En raison d’impératif de sécurité pour l’entreprise, de sécurité et de sante pour les


travailleurs, le nombre d’heures supplémentaires est limité à 15 heures par semaine au
maximum sans que la durée de travail puisse être prolongée de plus de trois (03) heures par
jour au maximum. En outre, le nombre d’heures supplémentaires ne peut excéder 75 heures
par travailleur par an.

a) Décompte des heures supplémentaires

Traditionnellement, c’est dans le cadre de la semaine qu’il faut apprécier si des heures
supplémentaires ont été réalisées pour les travailleurs mensuels.
Il ne peut avoir compensation entre heures normales et heures supplémentaire d’une semaine
à l’autre. Pour un travailleur journalier, les heures supplémentaires au titre d’une journée sont
celles effectuées au-delà de la journée normale journalière de service adoptée par l’entreprise
qui est de 8 heures. Sauf si l’entreprise bénéficie d’une dérogation permanente à l’horaire
journalier de travail. Dans ce dernier cas, les heures normales journalières sont de 10 heures.

b) Taux de majoration des éléments d’assiette

En Côte d’Ivoire, dans les établissement publics ou privés même d’enseignement ou de


bienfaisance, la durée légale de travail des employés ou des ouvriers de l’un ou de l’autre
sexe, de tout âge, travaillant à temps, à la tâche ou à la pièce est de 40 heures par semaine.
Le nombre d’heures de travail mensuel est obtenu par la formule suivante :

DUREE MENSUELLE DE TRAVAIL = = 173,33 H

Pour les salariés dont la rémunération est mensuelle, le taux horaire utilisé pour le calcul des
heures supplémentaires ou chômées est donné comme suit :

TAUX HORAIRE =

Le salaire réel se compose :


- Salaire de base
- Sursalaire
- Primes (Représentation, Fonction, Technicité, Rendement, Responsabilité)
Sont à exclure du salaire réel :
- Primes (Ancienneté, Assiduité)
- Indemnité (transport)

2
- Remboursement de frais

Sont consignés dans le tableau ci-dessous les différents taux de majoration


des heures supplémentaires selon le régime de 40 H par semaine.

LIBELLES (Semaines et Jours) MAJORATIONS


De la 41ème heure à la 46ème heure 15%
ème ème
De la 47 heure à la 55 heure 50%
Heures de nuit (21 heures à 5 heures) en semaine 75%
Heures de jour (Dimanches et jours fériés) 75%
Heures de nuit (Dimanche, jours fériés) 100%
Les heures d’absences non justifiées sont imputées en cas d’heures supplémentaires
sur les heures rémunérées au taux le plus fort.
Sont exclus du bénéfice des heures supplémentaires :
- Le personnel de statut "cadre"
- Le travailleur payé au rendement.

Exemple :

Dans l’entreprise SYLLA où M. DIARRA travaille, il perçoit comme salaire de


base mensuel la somme de 242 662 FCFA. Au cours de la 3ème semaine du mois d’Avril
2013, il a effectué 2 heures de jour pendant un jour férié et 1 heure de nuit pendant le
même jour. Son relevé de présence nous fournit les informations suivantes :
SEMAINES HEURES
ère
1 Semaine 43
2ème Semaine 42
3ème Semaine 48
4ème Semaine 45
5ème Semaine 16

Travail à faire :
1- Faite le décompte des heures supplémentaires.
2- Calculez le salaire brut de M. DIARRA.

4 - INDEMNITES ET PRIMES NON IMPOSABLES

4.1. Eléments exonérés dans la limite de 10%

Si les éléments de salaire précédents sont intégralement imposables, ce n’est pas le


cas des primes et indemnité suivantes :
- L’indemnité de déplacement ;
- L’indemnité de représentation ;
- La prime de panier ;
- La prime de salissure ou prime de salubrité ;
- La prime d’outillage ;
- L’indemnité de tournée et de mission ;
- La prime de responsabilité, de fonction, de tenue, de caisse, etc.…

2
Ces allocations spéciales destinée à couvrir les frais inhérents à la profession et
effectivement utilisées conformément à son objet, sont exonérés à concurrence de 10% de la
rémunération totale en espèce (indemnité compris) perçus par le contribuable. Cette limite est
impérative et elle ne doit pas être dépassée sous aucun prétexte sauf si le salarié est remboursé
de ses débours sur présentation des justifications des frais préalablement engagés par lui.
Il convient en pratique de réintégrer dans le traitement imposable la part des
indemnités qui excèdent 10% de la rémunération totale.

NB :
- On entend par la rémunération totale en espèce (RTE) le salaire brut à l’exclusion des
avantages en nature.
- Le montant des 10% doit être déterminé globalement. Mais ces indemnités spéciales
ne doivent pas se cumuler avec des remboursements de frais réels.

4.2. La prime de transport


La prime de transport est exonérée actuellement à 25 000 F (alignement sur la carte
permanente mensuelle SOTRA).

NB : L’utilisation personnelle d’une voiture de fonction n’est pas prise en compte pour la
détermination des avantages en nature.

4.3. Les indemnités de stage des étudiants

Les indemnités de stage versées aux étudiants pour une période d’un stage n’excèdent
pas 6 mois sont exonérées pour un montant inférieur ou égale à 100 000 F par mois.

4.4. Les cotisations patronales pour la retraite et prévoyance


complémentaires

Les cotisations patronales versées par les employeurs à des organismes de retraite et
de prévoyance complémentaires sont exonérés dans la double limite du dixième de la
rémunération mensuelle brute imposable, hors avantages en nature, et d’un montant mensuel
de 300 000 F.
Les allocations familiales ne sont pas imposables.

Exemple :
Monsieur KOFFI perçoit un salaire brut égal à 500 000 F dont une indemnité de déplacement
de 140 000 F, et des avantages en nature de 180 000 F.
TAF : Calculer le salaire brut imposable.

2
5 - CALCUL DES IMPOTS

Les impôts sur salaires demeurent aussi bien à la charge des employés qu’à la charge
de l’employeur.

5.1. Les impôts à la charge des salariés

Le revenu net imposable (RNI) est égal à 80% du revenu brut, avantage en nature
compris. Le barème des impôts sur les salaires tient compte de cet abattement et il donne une
lecture directe du montant des retenus sur le barème.

a - L’impôt sur les traitements et salaires (ITS)

L’ITS est calculé au taux de 1,5% du RNI soit un taux de 1,2% sur le salaire brut en
espèces augmenté des avantages en nature.

b - La Contribution Nationale (CN)

La CN représente un prélèvement additionnel appliqué selon un tarif progressif par


tranche après abattement des 20%.

1. Le barème mensuel

Tranche de Revenu Net Imposable mensuel Taux


- Jusqu’à 50.000 F 0%
- De 50.001 à 130.000 F 1.5%
- De 130.001 à 200.000 F 5%
- Au dessus de 200.000 F 10%

2. Le barème mensuel calcul direct

Revenu Net Imposable annuel = R Cotisation


Inférieur à 50.000 Néant
Compris entre 50.000 et 130.000 (R x 1,5%) - 750
Compris entre 130.000 et 200 000 (R x 5%)- 5 300
Supérieur à 200.000 (R x 10%) – 15 300

Ou

2
Tranche de Revenu Net Imposable annuel Taux
0%
- Jusqu’à 600.000F

1,5%
- De 600.001 à 1.560.000F

5%
- De 1.560.001 à 2.400.000F

10%
- Au-dessus de 2.400.000F

Remarque : Les rémunérations versées au personnel des entreprises agricoles échappent à


l’impôt sur les salaires (ITS) et la contribution nationale (CN)

c - L’Impôt Général sur le Revenu (IGR)

L’IGR est en principe un impôt sur le revenu global. Il est établi d’après le montant
total des revenus de toute nature dont dispose le contribuable au cours de l’année. L’IGR sur
les salaires n’est donc pas un cas spécial de l’IGR global. Il se perçoit sur la même base que
l’ITS et la CN mais après un abattement de 15% et déduction des impôts déjà supportés (ITS
et CN).

BASE IGR = 85% [80% Salaire brut imposable - (ITS+CN)]

Le principe général d’application de l’IGR c’est que l’IGR est fonction de la charge de
la famille. Les contribuables qui ont une charge de famille très élevée connaissent un
allègement de la charge fiscale par application des parts IGR.

 Tableau du nombre de part en fonction de la situation familiale.


NOMBRE DE
SITUATION FAMILIALE ENFANT A CHARGE
PART
Célibataire ou Divorcé ou Veuf Sans enfant - 1 Part
Pour lui-même 1,5 Part
Célibataire ou divorcé Avec enfants
Par enfant 0,5 Part
Marié Sans enfant - 2 Parts
Pour lui-même 2 Parts
Marié ou Veuf Avec enfants
Par enfant 0,5 Part

NB :
- Le maximum de parts par salarié est de 5.

Art. 250 du CGI : sont considérés comme étant à charge du contribuable, à la condition de
n’avoir pas de revenus distincts de ceux qui concourent à la base d’imposition de ce dernier,
les enfants légitimes, les enfants naturels reconnus et les enfants adoptés qui sont mineurs ou
âgés de moins de 27 ans lorsqu’ils poursuivent leurs études et l’enfant infirme.

2
Un barème établi par l’administration donne en lecture directe les cotisations IGR ; ces
cotisations peuvent être calculées à partir des formules suivantes :

Le barème de l’IGR

Quotient familial R/N = Q Formules donnant la cotisation IGR

Inferieur à 25.000 Néant


Compris entre 25.000 et 45.583 R X 10/110 – (2 273 X N)
Compris entre 45.584 et 81.583 R X 15/115 – (4 076 X N)
Compris entre 81.584 et 126.583 R X 20/120 – (7 031 X N)
Compris entre 126.584 et 220.333 R X 25/125 – (11 250 X N)
Compris entre 220.334 et 389.083 R X 35/135 – (24 306 X N)
Compris entre 389.084 et 842166 R X 45/145 – (44 181 X N)
Supérieur à 842.167 R X 60/160 – (98 633 X N)

Exemple : Calculer l’IGR de Mr KOFFI (marié et père de 4 enfants)

5.2. Les impôts à la charge de l’employeur

a) Liquidation des impôts

Les versements effectués par les entreprises au titre des charges fiscales comprennent :
La contribution des employeurs à laquelle s’ajoute une contribution nationale pour le
développement économique, culturel et social de la nation.
En plus de ces contributions, l’entreprise doit s’acquitter pour le compte du fonds de
développement et de la formation professionnelle, FDFP une taxe d’apprentissage et une taxe
pour la formation professionnelle continue :

Impôts à verser à la DGI

Personnel local Personnel expatrié

9,2%
1 - Contribution employeur
2 - Contribution nationale pour le
1,2% 1,2%
développement économique, culturel et
social
Total 1,2% 10,4%

2
Taxes à verser au FDFP

Personnel local Personnel expatrié

0,4% 0,4%
1 - Taxe d’apprentissage
1,2% 1,2%
2 - Taxe pour la formation continue
Total 1,6% 1,6%

En ce qui concerne la taxe pour la formation continue, l’employeur paie pendant


l’exercice la moitié de l’impôt soit 0,60% et conserve l’autre moitié soit 0,60% pour la
formation continue du personnel. Une régularisation étant faite en fin d’année.
La base retenue pour la contribution employeur est celle retenue pour le calcul des
impôts sur les traitements et salaires sans abattement.
Il convient de souligner aussi que les salaires exonérés d’ITS font partie de cette base.

NB : Les impôts sur les salaires (ITS, CN, IGR) sont prélevés à la source par l’employeur
qui les reverse au Trésor en même temps qu’il acquitte la contribution employeur.

b) Les obligations des employeurs et des débirentiers :

 La tenue d’un livre de paie

L’employeur ou le débirentier doit tenir un livre de paie ou fichier de paie ou autre


document devant contenir les informations suivantes :
f) La date de paiement de l’impôt
g) La nature de l’impôt
h) Le montant
i) L’évaluation des avantages en nature
j) Le montant des retenues opérées
k) La référence de la déclaration englobant le paiement
Ce livre doit être conservé au moins pendant 3 ans.

 La délivrance d’une pièce justificative à l’employé

L’employeur est tenu de délivrer à chaque employé une pièce justificative des
paiements ayant supportés les retenues fiscales. Il s’agit de l’établissement du bulletin de paie.
Le bulletin de paie comporte les éléments suivants :
1 / Salaire de base + HS + primes + indemnités soumises à retenue = Salaire brut imposable
2 / Salaire brut – retenues précomptées = Salaire net
3 / Salaire net + indemnités non imposable – avances et acomptes = salaires net à payer.

2
 La déclaration mensuelle et le versement de l’impôt

Dans les 15 premiers jours de chaque mois l’employeur doit déposer auprès de la sous
direction des impôts sur les salaires une déclaration sur modèle CDIR 300 et verser les
retenues afférentes au paiement effectué, pendant le mois précédent.
Lorsque le montant total des redevances mensuelles n’excède pas 25 000 F,
l’employeur est autorisé à déposer des déclarations trimestrielles avant le 16 Avril, le 16
Juillet, le 16 Octobre et le 16 Janvier.

 La déclaration annuelle des salaires

Avant le 31/01 de chaque année les employeurs sont tenus de remettre à la sous
direction des impôts sur les salaires, un état sur formulaire spécial (Etat 301).
Cet état devra contenir les informations relatives à chacun des bénéficiaires à savoir :
- Nom, prénoms et adresse ;
- Montant des sommes payées sous forme de traitement et salaire et rétribution brute
(espèces ou en nature) ;
- Montant des indemnités pour frais d’emploi et services.
Cette déclaration annuelle aboutie à une régularisation des impôts versés en cours d’année, en
versant le complément d’impôt si l’impôt annuel est supérieur à l’impôt déjà versé en cours
d’année.

6 - LES CHARGES SOCIALES

6.1. Assiette des cotisations CNPS

L’assiette des cotisations tient compte de tous les éléments de salaire, les primes et indemnités
diverses y compris les avantages en nature, le 12 ème de la gratification ; le 12ème de la prime de
fin d’année ; le 12ème du congé payé…
Sont exclus de l’assiette des cotisations sociales, les primes ci-dessous :
- Les prestations familiales ;
- Prime de panier : 3 fois le SMIG horaire ;
- Prime mensuelle de salissure : 13 fois le SMIG horaire
- Indemnité mensuelle de tenue : 7 fois le SMIG horaire
- Prime mensuelle d’outillage : 10 fois le SMIG horaire
- Prime mensuelle de transport : 20 000 F

6.2. Les charges sociales salariales

Lors de chaque versement du salaire, une retenue à la source est opérée par l’employeur
sur le salaire brut social du salarié au profit de la CNPS. Cette retenue représente la cotisation
du salarié à l’assurance vieillesse ou cotisation à la caisse de retraite. Le taux pour le salarié
est de 6,3% pour l’employeur. Par ailleurs, le plafond des rémunérations à retenir est fixé à 45
fois le salaire minimum interprofessionnel garanti SMIG par employé. Soit actuellement
45 x 36 607 = 1647 315 F.

6.3. Les charges sociales patronales

Les charges sociales qui incombent à l’employeur sont les suivants :

2
- Cotisation patronale aux prestations familiales 5,75% dont 0,75% pour l’assurance
et 5% pour les prestations familiales proprement dites. La rémunération mensuelle est
plafonnée à 70 000 F par employé ;
- Cotisation pour la couverture des risques d’accidents de travail
Le taux varie suivant les professions entre 2% à 5% avec un plafond de 70 000 F par employé.
 2% pour les bureaucrates
 3% pour les entreprises de nettoyages, entreprises commerciales et de production.
 4% pour les garages.
 5% pour le transport, entreprise de travaux publics. Certaines entreprises de
production où le risque au travail est très élevé.
- Cotisation patronale à la caisse de retraite
Le taux est de 7,7% du salaire brut plafonné à 45 fois le SMIG soit 1 647 315 (complément de
la cotisation à la charge du salarié calculé au taux de 6,3%).

6.4. Déclaration et paiement des cotisations sociales

Les charges sociales font l’objet d’une déclaration à la CNPS chaque mois.
Le paiement doit intervenir au plus tard le 15 mois suivant.

2
CHAPITRE 3:LA TAXE SUR LA VALEUR
AJOUTEE(T.V.A)

I. GENERALITE

1 - DEFINITION

La TVA est un impôt direct qui frappe la consommation, des entreprises, des
individus, de l’Etat et des collectivités publiques. C’est un impôt généralité sur la
consommation exactement proportionnel au prix des biens et des services quelque soient le
nombre d’intervenants dans le processus de production et de distribution.

2 - MECANISME DE LA TVA
Soit un produit dont le prix de vente HT est de 1000 F chez le producteur, de 1500 F
chez le grossiste et de 2000 F chez le détaillant ; on supposera que le taux de TVA est 18%.
1 - TVA due par le producteur
1000 x 18% = 180
2 - TVA due par le grossiste
TVA facturée au détaillant
1500 x 18% = 270
Déduction de la TVA facturée par le producteur = 180
TVA à verser au trésor par le grossiste = 90
3 - TVA due par le détaillant
TVA facturée au consommateur
2000 x 18% = 360
Déduction de la TVA facturée par le grossiste = 270
TVA à verser par le détaillant = 90
4 - Poids total de la TVA
La TVA étant un impôt unique sur les consommations finales, son poids total doit
donc être de : 2000 x 18% = 360
En fait cet impôt global a été acquitté par chacun des trois assujettis selon le
mécanisme des paiements fractionnés : 180 + 90 + 90 = 360

Par le jeu des déductions, chaque assujetti ne verse en fait au trésor qu’un montant
calculé sur sa valeur ajoutée.

2
Pour les entreprises :
1 - La TVA supportée lors des achats est une créance sur l’Etat.
2 - La TVA facturée aux clients lors des ventes est une dette envers l’Etat.
3 - La TVA à reverser à l’Etat est la différence entre la tva facturée ou exigible et la tva
supportée ou déductible.

II. CHAMP D'APPLICATION DE LA TVA


Les opérations imposables à la TVA s'entendent les opérations situées dans le
champ d'application de la TVA :
- Soit en raison de leur nature ;

- Soit par une disposition expresse de la loi ;

- Soit par l'exercice d'une option

1 - LES OPERATIONS ET LES PERSONNES IMPOSABLES


PAR NATURE

a) Les opérations imposables


Sont imposables à la TVA, les livraisons de biens et les prestations de services
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel à
l'exclusion des activités salariées et agricoles. Ainsi pour qu'une opération soit
soumise à TVA, elle doit remplir les conditions suivantes :
- Constituer une livraison de biens ou une prestation de services ;

- Etre effectuée à titre onéreux ;

- Etre effectuée par un assujetti agissant en tant que tel.

Toute opération non effectuée à titre onéreux est hors du champ d'application de
la TVA.

Exemples :
- Les dons et les cadeaux «sous réserve de ne pas constituer des livraisons à
soi-même imposables) :
- Les indemnités perçues en réparation d'un préjudice subi (ex : indemnités versées à la
suite d'un sinistre) ;
- Certaines subventions présentant le caractère d'une libéralité et non celui d'un
complément de prix ou la contrepartie d'un service rendu)
Les remboursements de frais.

b) Les personnes imposables en raison de l'activité


Sont assujetties au régime de TVA, les personnes physiques ou morales réalisant
des opérations imposables.
L'assujetti est celui à qui l'Etat réclame la taxe : c'est le redevable légal. Mais en
réalité, l'assujetti ne fait que collecter cette taxe auprès du consommateur qui est le
redevable réel : C'est -à dire celui qui la supporte. Sont assujettis selon l'activité :

2
- Les producteurs : personnes ou sociétés qui fabriquent des produits ;

- Les entrepreneurs de travaux immobiliers y compris les entrepreneurs de


pose de matériels, les imprimeurs, les prestations de services à l'exclusion
des personnes exerçant des activités financières ou bancaires qui sont
soumises à la T.OB. (Taxe sur les opérations bancaires) ;

- Les commerçants ou revendeurs en l'état (grossistes, grossistes ou


détaillants) qui achètent à l'importation ou sur place pour revendre en l'état a
l'exception des revendeurs de tabac, de produits pétroliers et de cigarettes :

- Les professions libérales et assimilées ;

- Les marchands de biens et les lotisseurs.

2 - OPERATIONS IMPOSABLES PAR UNE DISPOSITION


EXPRESSE DE LA LOI

a) Les importations

Pour assurer l'équilibre fiscal des produits de fabrication locale et des produits
étrangers, les importations en Cl sont soumises à la TVA. Toutefois, ne sont
soumises à la TVA, que les importations de produits qui subiraient la TVA s'ils
étaient fabriqués en Cl.

b) Les livraisons à soi-même de biens et de services

II y a livraison à soi-même, lorsque les assujettis réalisent pour eux-mêmes ou


pour leur exploitation certaines opérations plutôt que de les acheter à des tiers. Pour
établir la neutralité fiscale, les livraisons à soi-même sont soumises à la TVA.

Remarque
Pour mieux analyser l'assujettissement de la livraison à soi même à la TVA, il
faut considérer que l'entreprise réalise à la fois la vente et l'achat du même bien :

c) Les opérations réalisées par les lotisseurs et les marchands de biens

II s'agit de ceux qui réalisent des opérations portant sur l'achat et la vente
d'immeubles.

d) Les transports spécialisés tel que les convoyages de fonds, remorquage de


véhicules accidentés ou en panne, de transport rapides de documents et colis.

e) Les prestations de services et opérations assimilées rendues par des


personnes établies hors de Côte d'Ivoire.

3 - OPERATIONS IMPOSABLES PAR OPTION

Les entreprises exerçant une activité exonérée de TVA ou placées hors du


champ d'application de la TVA sont pénalisées puisqu'elles ne peuvent pas
récupérer la TVA qu'on leur facture en amont ; elles se comportent dans ce cas
2
comme un consommateur final. L'option permet aussi au client de celui qui opte de
récupérer la TVA facturée lors de ces achats

L'Option n'est ouverte :


- Qu'aux producteurs de noix de coco, de plantes et fleurs, de bananes et
d'ananas, lorsque leur chiffre d'affaires annuel TTC excède 50.000.000F.
- Qu'aux propriétaires d'immeubles nus à usage commercial ou industriel ;
- Qu'aux entreprises de transport public de personnes ou de marchandises.
Lorsqu’elles relèvent d'un régime réel d'imposition.

L'option est irrévocable et prend effet à compter du premier jour du mois suivant
celui au cours duquel elle est exercée. Les entreprises de transport bénéficiant
d'un régime de déduction, vont déduire la TVA ayant grevée l'acquisition de
véhicules, de pièces de rechange, la réparation des véhicules affectés
exclusivement au transport public. La TVA facturée sur les achats de produits
pétroliers est déductible à hauteur de 95%.

III. LES REGIMES D'ASSUJETTIS


Les entreprises réalisant des opérations imposables à la TVA ne peuvent
prendre la position d'assujettis que si le chiffre d'affaires annuel TTC atteint
25 000 000 pour les prestataires de services et 50 000 000 pour les livraisons de
biens.
Les personnes imposables à la TVA sont soumises à deux régimes d'assujettis :
- Le régime du réel simplifié
Le régime du réel normal

1 - Les assujettis au réel simplifié

Sont à ce régime d'assujettis :


Les exploitants individuels et sociétés réalisant un chiffre d'affaire annuel TTC
compris entre :
- 50.000.000F et 150.000.000F pour les ventes de marchandises et assimilés
- 25.000.000F et 75.000.000F pour les prestations de services et ceux exerçant
simultanément les 2 activités.
Les assujettis à ce régime sont soumis à une déclaration trimestrielle de TVA

2 - Les assujettis au réel normal

Sont au régime du réel normal


- Les marchands de biens et les lotisseurs quelque soient le chiffre d'affaires ;
- Les exploitants individuels et les personnes morales réalisant un chiffre
d'affaire annuel supérieur à 150.000.000 pour les livraisons de biens et
75.000.000 pour les prestations de services et ceux exerçant à la fois les deux
activités.
Les assujettis à ce régime sont soumis à une déclaration mensuelle de TVA.

3 - Les assujettis non résidents en Cl

2
Lorsqu'une personne ou une entreprise n'a pas d'installation professionnelle
en Cl, elle doit faire accréditer auprès de la DGI un représentant domicilié en Cl
chargé d'accomplir toutes les obligations d'assujetti.
Si l'assujetti ou son représentant n'acquitte pas la TVA, l'administration peut
réclamer le paiement à l'acheteur ou au bénéficiaire de la prestation de service.
Le bénéficiaire peut alors procéder à une retenue à la source de la TVA qu'il va
verser lors de la déclaration de la TVA au titre de ces propres affaires.

IV. TERRITORIALITE DE LA TVA

La TVA est perçue sur les ventes de produits consommés ou des services
rendus en Cl. Ce qui exclut les biens et produits ivoiriens consommés à l'étranger.
(Les exportations).
En ce qui concerne les prestations de service, elles sont imposables en Cl
lorsqu'elles y sont exécutées. Cependant, lorsque la prestation bien que exécutée
dans un autre pays, est utilisée en C.l., l'imposition est faite en Cl sans exclusif. (Art
351du C.G.I). Les prestations de services exécutées en Cl mais utilisées dans un
autre pays ne sont pas imposables en Cl (Loi de finances 2007).
V. LES EXONERATIONS OU LES AFFAIRES NON IMPOSABLES
II y a exonération lorsqu'un produit ou une activité tombe bien dans le champ
d'application de la TVA et que la loi, et dans certains cas, l'Etat ou le Gouvernement
décide expressément de l'exclure du domaine de la TVA.
L'exonération s'exerce en aval c'est-à-dire au stade des opérations effectuées avec la
clientèle ; elle ne concerne pas les achats de produits ou de services que l'entreprise réalise
avec ses fournisseurs pour l'exécution de son activité exonérée.
Les affaires exonérées sont définies par les articles 354 à 356 du CCI.
VI. LES EXONERATIONS A L'ART 354 CGI

a) Les exonérations tendant à éviter la double imposition


- Les affaires d'assurance ainsi que les commissions des intermédiaires d'assurance
soumises à la taxe sur les assurances
- Les cessions d'immeubles, de fonds de commerce ou de clientèles soumises au droit
de mutation perçus par l'enregistrement
b) Les exonérations des services publics et assimilés
- Les ventes de timbres fiscaux ou de papiers timbrés ;
- Les ventes ou cessions effectuées par les services ou organismes administratifs à
l'exception des opérations réalisées par les E.P.I.C qui deviennent imposables.
c) Les exonérations à caractère économique

Elles sont nombreuses et variées. On peut relever entre autres :


- Les transports routiers, ferroviaires, fluviaux, maritimes aériens et lagunaires de
voyageurs et marchandises (sauf en cas d'option). Toutefois, les transports de
matériaux et les transports spécialisés tels que les convoyages de fonds, remorquages
de véhicules accidentés ou en panne, transports de courrier rapide et de colis sont

2
imposables à la TVA.
- Les ventes effectuées par les aviculteurs, les horticulteurs et les pisciculteurs des
produits de leur exploitation à l'exception des entreprises d'élevage industriel de
crustacés ;
- Les opérations de vente portant sur les bois en grume ;
- Exonération de TVA pour l'acquisition de véhicule neufs et d'occasion de moins de 6
ans des entreprises de transport public de personnes ou de marchandises jusqu'au
31/12/2008 ;
- Les engrais et les intrants concourant à la fabrication des engrais et
emballages servant à les emballer ;
- Les matériels agricoles et leurs pièces détachées.
d) Les exonérations à caractère social et culturel

- Les opérations de vente, de commission, courtage et façon portant sur le pain, les
farines de céréales et les céréales destinées à la fabrication de ces farines ;
- Les ventes ou fournitures de produits alimentaires naturels destinés à
consommation en Cl y compris le poisson simplement congelé ;
- Les honoraires des membres du corps médical ainsi que les soins présentant un
caractère médical (soins susceptibles de faire l'objet d'une prestation par un praticien)
à l'exclusion des soins d'esthétique et de beauté ;
- Les activités d'enseignement général et technique des arts ou de disciplines
sportives ainsi que la formation professionnelle continue agréée par le FDFF
- Les recettes provenant de la composition, de l'impression ou de la vente de journaux à
l'exception des recettes de publicité ;
- La tranche sociale de consommation des fournitures d'eau et d'électricité
- Exonération jusqu'au 31/12/2008 des établissements d'enseignement primaire,
secondaire et supérieur de la TVA sur l'acquisition de matériel informatiques dans le
cadre de leur objet ;
- Exonération des travaux de construction de logement à caractère social, de matériaux
et fournitures y intégré, les travaux d'assainissement et de voirie et réseaux divers,
ainsi que les honoraires facturés par les notaires à l'occasion des actes de vente desdits
logements.

VII. LES EXPORTATIONS ET OPERATIONS ASSIMILEES

L'art 356 du CGI dispose que sont exemptées de TVA :


- Les opérations de vente, de commissions ou de courtage qui portent sur les objets ou
marchandises exportés ;
- Les exportations de biens meubles corporels expédiés ou transportés hors de Côte
d'Ivoire par le vendeur ou pour son compte, c'est-à-dire soit directement
par l'exportateur, soit par l'intermédiaire d'un commissionnaire agissant pour son
compte.
De fait, les livraisons effectuées sur le territoire national ne constituent pas pour le
vendeur une exportation même si l'acheteur les destine à l'étranger. Les vendeurs OU
exportateurs doivent justifier de la réalité de l'exportation par la production d'une déclaration
d'exportation visée par (es services des douanes et cette déclaration doit
être conservée à l'appui de la comptabilité. La liste des opérations assimilées à des
exportations est fournie à l'article 356 du CGI.

2
VIII. LES EXONERATIONS CONVENTIONNELLES
Elles visent certaines opérations normalement taxables, mais sur lesquelles l'Etat
renonce à la perception de droits et taxes. Elles sont accordées sur la base de décrets et arrêtés,
du fait de conventions conclues par l'Etat avec des organismes publics ou privés. Il s'agit
essentiellement des exonérations accordées :
- Aux entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans
l'habitat ;
- A certaines missions diplomatiques, organisations internationales et assimilées ;
- A divers organismes publics et privés ayant contracté des conventions ou accords
particuliers avec la Côte d'Ivoire ;
- Aux entreprises bénéficiant du régime de l'agrément à l'investissement.

REMARQUE

Sont mises en œuvre par voies de remboursement et non d'exonération à


l'achat :
- Les exonérations dont bénéficient les programmes de construction de
logements à caractère économique et social et les grands investissements
dans le secteur de l'habitat :
- Les exonérations relatives aux relations opérations dans le cadre des
conventions signées par le gouvernement ivoirien avec des entreprises
privées.

Exemple

1/ El Hadj Hassane ramène des souvenirs d'Arabie Saoudite après son séjour à
la Mecque
2/ La société ASSURIVOIRE, compagnie d'assurances exerce les activités suivantes :
 Elle assure elle-même les personnes et les biens
 Elle fait en Côte d'Ivoire du courtage pour le compte de deux compagnies d'assurance
étrangères
Peut-elle exercer pour l'ensemble de ses activités l'option pour leur imposition à la TVA
prévue par l'article 228 bis du Code général des impôts ?
3/ L'entreprise Bamba et compagnie a pour activité, la fourniture sur les navires de la
marine marchande des pièces détachées achetées localement.
4/ Monsieur Konan est dresseur de chiens
5/ M. OUMAR est avocat au barreau d'Abidjan, son épouse est conseillère à la
chambre des comptes de la cour suprême.
6/ M. BAKAYOKO est commissaire aux comptes et exerce des missions de
commissariat aux apports.
7/ M. MADY exercé en qualité d'acupuncteur au sein d'un centre médical privé, son
épouse est infirmière ; elle fait également de l'acupuncture.
8/ M TRABI est vétérinaire spécialiste de chirurgie - vétérinaire, il enseigne également à
l'Ecole Nationale de Vétérinaire de Bingerville
9/ La société KOBACI exploite une auto-école
10 / La commune de COCODY donne en location des salles communales pour des

2
manifestations privées.
11 / M. ZOUMANA est un exploitant agricole qui vend toute sa production à un fabricant
de pâtes alimentaires
12 / L'entreprise KOUDOU installée à Abidjan vend des machines à calculer à une
entreprise sénégalaise implantée à Dakar pour un coût de 6 millions. La livraison est faite au
siège de la société KOUDOU au Plateau
13 / Un voyageur rentrant en Côte d'Ivoire, possède un ensemble d'appareils
électroménagers achetés en Italie, il précise que ces appareils sont destinés à son usage
personnel.

Travail à faire
Analyser ces différentes opérations au regard du champ d'application de la TVA, et
préciser la personne imposable.
IX. LE CALCUL DE LA TVA EXIGIBLE

Le calcul de la TVA fait intervenir 3 éléments :


- Le fait générateur et l'exigibilité
- La base d'imposition
- Le taux d'imposition

1 - LE FAIT GENERATEUR ET L'EXIGIBILITE

C'est l'événement qui donne naissance à la créance de TVA de l'Etat. L'exigibilité


est la date à partir de laquelle l'Etat peut exiger le paiement de la taxe.

a - Le fait générateur

- Pour les ventes de biens meubles corporels lors de la livraison de biens ;


- Pour les prestations de services, travaux immobiliers, les ventes à consommer sur
place, lors de l'exécution des services et travaux ;
- Pour les importations, lors de la mise à la consommation de biens importés.

b - L’exigibilité
L'exigibilité détermine : chez le fournisseur, la période au titre de laquelle l'opération
imposable doit être déclarée et chez le client, la date de naissance du droit à déduction.
La taxe devient déductible chez le client lorsqu'elle est exigible chez le redevable.
- Pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens,
- Pour les ventes ou fourniture d'eau, d'électricité, de téléphone, lors de l'encaissement
des avances, des acomptes, du prix ou de la rémunération. Il en est de même des
prestations de services et des travaux immobiliers.
- Pour les importations lors de la déclaration en douane ;
- Pour les livraisons à soi même lors de la mise en services ou de l'exécution des
services ;
- Pour les ventes par traite, l'exigibilité se fait à l'échéance.

2 - BASE D'IMPOSITION DE LA TVA

2
a - Les livraisons de biens et les prestations de service

La base d'imposition, pour les livraisons de biens et les prestations de services,


est constituée par toutes les sommes, valeurs, biens ou services reçus ou à recevoir
par le fournisseur ou le prestataire de services en contrepartie des opérations réalisées, de la
part de l'acheteur, du preneur ou d'un tiers. Ces prix, montants et valeurs s'entendent tous
frais, taxes et prélèvement de toute nature applicables aux produits ou aux services, à
l'exclusion de la TVA elle-même. Toutefois, ne sont pas à comprendre dans la base
d'imposition :
- Les frais à la charge du client ou incombant légalement au client avancés par le
fournisseur ;
- Les réductions accordées directement sur la facture relative aux opérations imposables
(escompte de caisse, rabais, remises, ristournes ......),
- Les indemnités qui ont le caractère de dommages et intérêts,
- Les subventions d'équipement ;
- Les débours.
- Les taxes incombant légalement aux clients mais avancés par les fournisseurs (
droits de timbre et droits d'enregistrement....)

NB : Les réductions commerciales hors facture ne sont pas prises en diminution de


la taxe collectée.

b - Les importations
La base de taxation est égale à la valeur CAF de biens importés (assiette des
droits de douane) augmentée des droits d'entrée et des droits de douane.

c - Les livraisons à soi-même

La base d'imposition est le coût de revient déclaré par l'entreprise.

d - Les biens d'occasion

Deux situations peuvent se présenter :


- La vente est réalisée par l'utilisateur du bien : La base d'imposition est égale du prix de
vente HT ;
- La vente est réalisée par un négociant en bien d'occasion : la base d'imposition est la
marge = PVHT - PAHT sans tenir compte des frais de réparation ;
La taxation se fait vente par vente c'est-à-dire la TVA est calculée sur la marge
réalisée sur chaque bien.

e - Les biens rénovés.


Un bien est rénové lorsque la valeur des éléments utilisés pour la remise en état est
supérieure à la valeur de reprise du bien augmenté des frais de rénovation. La base
d'imposition est égale au prix de reprise augmentée de la valeur des éléments de remise en état
plus les autres frais.

3 - TAUX DE TVA
II existe un seul taux applicable à tous les produits et services soumis à la
TVA, Ce taux est de 18% applicable aux montants HT ou 15,25% applicable au montant TTC

2
REMARQUE
Le taux de TOB sur les activités bancaires est un taux unique de 10% sur les montants HT ou
9,09% applicable au montant TTC. Il est réduit à 5% pour les crédits d'équipement
informatique et industriels des PME.

X. DEDUCTIBILITE DE LA TVA
La TVA supportée lors des achats est déductible lorsque certaines conditions
sont remplies.

1 - LES CONDITIONS D'EXERCICE DU DROIT A DEDUCTION


L'exercice du droit à déduction est soumis à des conditions de fond et de forme.

a - Conditions de fond
Le bénéfice de la déduction est réservé aux redevables légalement assujettis aurégime
de la TVA ainsi qu'aux redevables ayant opté pour leur assujettissement à cette taxe. Il s'agit
des personnes soumises à un régime réel d'imposition.

a-1. Conditions touchant aux biens et services ouvrant droit à


déduction

- Les biens et les services sont nécessaires à l'exploitation,


- Les biens doivent êtres affectés en totalité ou en partie à la réalisation d'opérations
imposables à la TVA,
- Les biens doivent avoir supportés la TVA facturée par un fournisseur identifié au
répertoire de l'administration,
- Les biens ne doivent pas être exclus du droit à déduction.

 Biens et services exclus du droit à déduction


Certains biens et services, même nécessaires et affectés à la réalisation d'opérations
taxables sont exclus formellement du droit à déduction.
 Les biens immobiliers n’ouvrant pas droits à la déduction

- Bâtiments et locaux destinés au logement du personnel,


- Bâtiments et locaux abritant les services sociaux non obligatoires : cantines, salles de
fête, gymnases, coopératives,
- Installations et réparations de nature immobilière effectuées dans les locaux ci-dessus :
chauffage, ventilation, climatisation, électricité, téléphone.
Remarque : un bâtiment peut être à usage mixte, dans ce cas la TVA est déductible
en partie pour la partie abritant les services qui ouvrent droit la déduction.
 Les biens mobiliers suivants n'ouvrent pas droit à déduction

- Objet de mobiliers : les meubles meublant quelque soit le lieu où ils sont placés
(tables, chaises, fauteuils, bureaux, armoires, bibliothèques...)
- Les véhicules de toute nature destinés aux transports de personnes à
l'exception des véhicules acquis par les entreprises de transport ayant exercé
l'option prévue par la loi et qui sont affectés au transport public de personnes et de

2
marchandises.
- Equipements des bâtiments et locaux exclus du droit à déduction.
- Pièces de rechange et fournitures utilisées à l'entretien et la réparation des
biens visés ci-dessus,
NB : La TVA est déductible sur tous les véhicules utilitaires quelque soit leur
charge utile et le véhicule du directeur commercial. En cas de construction par
l’entreprise, la TVA est déductible

 Frais généraux exclus du droit à déduction


Produits utilisés à l'entretien et au fonctionnement de biens exclus,
notamment le carburant utilisé dans les véhicules autres que ceux affectés au
transport public de personnes et de marchandises par les entreprises ayant effectué
l'option :
- Livraison à titre gratuit au personnel et à la clientèle
- Services exclus du droit à déduction
- Les opérations bancaires effectuées à titre personnel ou pour le compte des dirigeants
de l'entreprise
- Les frais d'hôtels et de restaurant et d'hébergement du personnel et des mandataires de
l'entreprise ;
- Les frais de représentation
- Les services se rattachant à des biens exclus du droit à déduction (réparation, location,
entretien...)
- Les services consistant dans la fourniture de soins personnels.

Remarques
1 - Les entreprises de location de véhicule sont autorisées à déduire la TVA sur toutes les
catégories de véhicules destinés à la location si la location est taxable.
2 - Les entreprises de crédit bail sont autorisées à déduire la TVA sur les biens exclus du
droit à déduction dès lors que les loyers sont taxables à la TVA.
3 - Lorsqu'un bien n'ouvre pas droit à déduction de TVA, la cession ultérieure n'est pas
taxable à la TVA.

b - Conditions de forme
La TVA supporté Sors des achats n'est déductible que si elle figure sur un document
justificatif qui peut être :
- Une facture normalisée (loi n° 2005-161 du 27 avril 2005
- Une déclaration d'importation appelée D3 pour les importations
- Une déclaration de l'entreprise s'il s'agit d'une livraison à soi-même
- Les fournisseurs doivent mentionner sur leurs factures le montant des ventes HT, le
taux de TVA, le montant de la TVA, le montant TTC.
La facture normalisée est une facture qui comporte un ensemble d'éléments qui sont :
 Les noms et prénoms ou la raison sociale et le numéro de compte contribuable de
l'imprimeur :
 L'année et le mois d'édition de la facture par l'imprimeur ;
 Un sticker ou un hologramme marqué à chaud.

NB : La TVA ayant grevé les achats ou services dont le montant de la facture est supérieure à

2
250.000F et le règlement effectué en espèces, la TVA n'est pas déductible.

2 - MODALITE D'EXERCICE DU DROIT A DEDUCTION


La taxe déductible vient en diminution de la taxe brute collectée sur les clients.
Toutefois, lorsque l'entreprise ne collecte pas suffisamment de taxe brute, l'excédent de taxe
déductible après imputation constitue un crédit de TVA, qui pourra :
- Soit être reporté sur la déclaration suivante
- Soit faire l'objet de remboursement.
La récupération de la taxe déductible mentionnée sur les déclarations est opérée en
priorité par voie d'imputation avec le report de l'excédent éventuel.

a - L'imputation
Lorsque toutes les conditions de déduction sont réunies, la récupération de la taxe se
fait en priorité par voie d'imputation. L'imputation consiste à soustraire l'ensemble des taxes
acquittées sur les achats de celles collectées sur les ventes. Le solde positif qui s'en dégage
constitue le montant de la taxe à verser au trésor.
Mais il arrive que ce solde soit négatif. (Taxe récupérable > taxe collectée sur les
ventes). Dans ce cas le crédit doit être reporté sur la ou les déclaration (s) à venir.
Les crédits de TVA sont à reporter sans limitation dans le temps jusqu'à l'épuisement de leur
montant.

b - Remboursement des crédits de TVA

La règle du buttoir (art 382 du CCI) interdit le remboursement des crédits. Ce qui
pourrait être gênant pour certaines entreprises. Ainsi, il est prévu dans certains cas le
remboursement de crédit de TVA :
- Affaires à l'exportation et assimilées,
- Les opérations de crédit bail,
- Les investissements réalisés dans le cadre du code des investissements de 1995,
- Les acquisitions de biens d'investissements ouvrant droit à déduction de TVA pour la
valeur supérieure à 40.000.000TTC,
- Cessation d'entreprise,
- Investissements réalisés par les entreprises industriels assujettis à la TVA.

Exemple :

La SA FOSOC est une entreprise assujettie à la TVA pour l'ensemble de ces activités.
Au cours du mois de Février N, elle a réalisé les opérations suivantes :
1 / Vente à crédit au ministère de la défense de produits taxables 45 000 000 HT
2 / Reçu du ministère de la défense un chèque en règlement de la vente ci-dessus sous
déduction d'un escompte de 5 %
3 / Vente à des exportateurs ivoiriens de produits taxables 4 000 000 HT
4 / Factures adressées à divers clients :
a - SOCOCE Abidjan : Vente de produits taxables 15 000 000 HT, remise 2% ;
b - BADIROU SA à Porto Novo au Bénin: Livraison de produits taxables 2000 000
F HT
c - AMBASSADE DE FRANCE : Vente de produits taxables : 1 500 000 HT
Ces factures sont payables 40 % au comptant par chèque et le reste à crédit.
5 / Cession de la Grue électrique pour 5 650 000 HT. Cette machine a été

2
acquise à 18 500 000 HT le 12/03/2000 et a été utilisée pour les besoins de
l'entreprise.
6/ Règlement de frais bancaires 260 000 HT dont 160 000 HT d'agios.
7/ La banque a porté au crédit de notre compte une somme de 550 000 HT au titre des
intérêts des obligations souscrites.
8/ Factures reçues des fournisseurs :
a - Achat de matières premières : 86 140 000 TTC
b - Réalisation d'une machine par les ouvriers pour les besoins de l'entreprise ; coût
de l'ouvrage : 8 500 000 HT
c - Réparation de plusieurs machines payables par chèque en février pour la moitié
et le reste le mois prochain : 2 500 000 HT
9/ Achat de fournitures de bureau en espèces : 270 000 HT

TAF : Déterminer la TVA à décaisser du mois

c - La déduction de TVA des entreprises nouvellement assujetties


à la TVA
Les redevables qui deviennent assujettis à la TVA sont autorisés à déduire la part
de TVA calculée proportionnellement aux temps d'amortissement qui reste à courir sur les
immobilisations ouvrant droit à déduction de TVA. Il s'agit d'un crédit de départ de TVA.
Ce crédit de départ est imputable sur la TVA exigible du mois de prise de position
d'assujettissement et les mois ultérieurs jusqu'à épuisement.

Durée restante d'amortissement


Crédit de départ = TVA supportée à l'acquisition X

Durée totale d'amortissement

NB : le crédit est déterminé uniquement sur les immobilisations amortissables et ouvrant droit
à déduction de TVA.

Exemple :
Une entreprise a opté pour l'assujettissement à la TVA au début de l'exercice N. De la balance
d'inventaire au 31 décembre N-1 on extrait les informations suivantes :
- Titre de participation 8.000.000
- Matériel et outillage VO = 25.000.000 ; VN = 15.000.000 ; durée 10 ans,
- Matériels de bureau VO = 18.000.000 ; VN =10.000.000 ; durée 5 ans,
- Mobilier de bureau VO = 10.000.000 ; VN = 6.000.000 ; durée 5 ans.
NB : Les montants des matériels qui figurent au bilan sont TTC car l'entreprise n'était pas
assujettie à la TVA.

d - Les régularisations des déductions de TVA


La TVA initialement déduite par un assujetti lors des acquisitions de biens
durables (immobilisations) peut être remise en cause lors des événements suivants :
- Changement d'affection de biens
- Abandon de la qualité d'assujetti à la TVA
- Vol ou destruction d'éléments d'actif
Dans l'un de ces cas, la TVA à reverser est calculée en proportion de la fraction

2
Durée restante d'amortissement
TVA à reverser = TVA déduite à l'acquisition X-------------------------------------
Durée totale d'amortissement
non encore amortie du bien s'il est amortissable. Si le bien n'est pas amortissable
la TVA déduite lors de l'acquisition est reversée entièrement.

Remarque : La cession ou la vente d'objet usagé est soumise à la TVA sur le


prix de cession pour les biens qui ouvrent droit à déduction de TVA

3 - DEDUCTION DE TVA DES ENTREPRISES PARTIELLEMENT


ASSUJETTIES
Certaines entreprises ont des activités totalement assujetties à la TVA. Il existe
d'autres dont une partie seulement des activités est soumise à la TVA, il s'agit des entreprises
partiellement assujetties à la TVA. Dans ces entreprises, la récupération de la TVA se fait
selon la règle de l'affectation.

a - La règle de l'affectation

Cette règle ne concerne que la taxe ayant grevée des biens (qu'il s'agisse ou non
d'immobilisation). 3 hypothèses sont à observées pour l'application :
- Si les biens acquis sont affectés exclusivement à une activité exonérée, la TVA
supportée lors des achats n'est pas déductible ;
- Si les biens acquis sont affectés exclusivement à une activité passible, la TVA
supportée lors des achats est déductible en totalité ;
- Si les biens acquis sont affectés à une activité en partie passible de TVA et en partie
exonérée de TVA, la TVA ayant grevé ces biens sera déductible en fonction du prorata
déterminé par l'entreprise.
NB : Compte tenu de la difficulté pour les entreprises à classer les biens selon les catégories,
elles calculent un prorata de déduction qu'elles appliquent à l'ensemble de la TVA déductible.

b - Le calcul du prorata de déduction


C'est un pourcentage de déduction calculé en fin d'année et applicable sur l'exercice
suivant. Le prorata est déterminé selon la formule suivante :

Chiffre d'affaire taxable ou assimilé (TTC)


Prorata de déduction = —————————————————— X 100
Chiffre d'affaire total
 Le chiffre d'affaires taxable ou assimilé
Il comprend les éléments suivants majorés de la TVA réelle ou fictive :
- Les ventes de produits taxables
- Les exportations de produits taxables
- Les prestations de services soumises à la TVA
- Les ventes taxables conventionnellement exonérés
- Les cessions d'immobilisations ouvrant droit à déduction
- Les livraisons à soi-même taxable
- Les services après ventes facturés
- Les subventions d'exploitation

2
 Le chiffre d'affaire total
II comprend :
- Le chiffre d'affaire taxable ou assimilé TTC (le numérateur)
- Les ventes de produits exonérés
- Les exportations de biens exonérés
- Le chiffre d'affaire imposé à la TOB
- Les livraisons à soi-même non taxable
- Les cessions d'immobilisations n'ouvrant pas droit à déduction

 Sont exclus du calcul :


Les produits financiers
Les affaires réalisées hors de la Côte d'Ivoire
Les subventions d'équipement
Les affaires non commerciales ou à caractère civil (dommage et intérêts)
Les livraisons à soi-même d'immeubles
Les remboursements de frais (débours)

NB :
- Le pourcentage de déduction ainsi calculé est arrondi à l'unité
immédiatement supérieure.
- Lorsqu'il n'est pas indiqué l'affectation des achats des biens et services, on
appliquera le prorata de déduction à l'ensemble des opérations d'achat à
l'exception des marchandises.

2
 Tva sur bâtiment
- En cas de vente
 Si la vente du bâtiment est effectuée
par un lotisseur : le bâtiment est
soumis à la TVA c.-à-d. le lotisseur
doit facturer la TVA car son activité
consiste à la vente de bâtiment
 Si le bâtiment est vendu par une
personne ordinaire : le bâtiment est
hors du champ d’application de la
TVA (dans ce cas le droit de
mutation est calculé)
- En cas d’acquisition
 En cas d’acquisition de bâtiment à
usage industriel, commercial ou de
bureau, la TVA est déductible si le
vendeur à facturé la TVA
 En cas d’acquisition de bâtiment à
usage d’habitation la TVA est non
déductible si le vendeur a facturé la
TVA
- Les locations d’immeuble
 Location d’immeuble nu : exonéré
de TVA
 Location d’immeuble d’habitation :
exonéré
 Location d’immeuble nu à usage
industriel, commercial ou de
bureau : soumise à la TVA par
option
 Location d’immeuble en meublé :
soumise à la TVA

c - Régularisation de la TVA due à la variation du prorata


dans le

 Cas des immobilisations ouvrant droit à déduction


Lorsque le prorata varie de plus de 10 points en valeur absolue par rapport
au prorata initial de déduction, dans les 5 ans qui suivent la date d'acquisition du
bien, une régularisation s'impose. Cette régularisation consiste en :
- Un complément de déduction de TVA si le prorata augmente de plus 10
points,
- En un reversement de TVA si le prorata de déduction diminue de plus de 10 points.
La régularisation se fait par 5ème.
Le bien doit être amortissable et encore en vie.

NB : Pour qu'il ait régularisation de la TVA, il faut que le bien soit une
immobilisation amortissable ouvrant droit à déduction de TVA et en cours de
2
vie (non amorti).
1 / 2007

 Cas Les frais généraux

La régularisation de TVA s'effectue sur le seul exercice qui suit celui pendant lequel
les frais sont engagés quelque soit la variation.

d - Variation du prorata de déduction pour les entreprises


nouvellement créées ou nouvellement assujetties

Ces entreprises utilisent au cours du premier exercice de l'assujettissement un prorata


prévisionnel (calculé sur la base de données prévisionnelle).
Le prorata définitif obtenu à partir de l'exercice occasionnera une régularisation quelque soit
la variation du prorata pour le premier exercice.
Pour les autres exercices, les régularisations se feront selon les règles précédemment définies.

XI. DECLARATION ET PAIEMENT DE LA TVA

1 - DECLARATION MENSUELLE DES ASSUJETTIS


AU REEL NORMAL

a - Les éléments de la déclaration

 Le chiffre d'affaires (CA) total


C'est le montant de toutes les affaires réalisées par l'entreprise. Il comprend :
- Les ventes taxables.
- Les prestations de service,
- Les exportations,
- Les bonis résultant des reprises d'emballages,
- Les affaires exonérées.
Le montant du CA total est indiqué ou calculé en HT

 Le chiffre d'affaire taxable

C'est le montant de toutes les affaires réalisées au cours de la période et qui sont
taxables à la TVA.

C.A Taxable = CA total - Exportations - Affaires exonérées + LSM

 Le total de la TVA brute

Elle est égale à :


La TVA sur le chiffre d'affaires (CA hors taxe x 18%),
+ Les régularisations de TVA antérieurement déduites à reverser ;
+ Les retenues à la source de TVA opérées par l'entreprise.

2
 Le total de TVA déductible

C'est l'ensemble de toutes les taxes facturées par les fournisseurs et qui sont
déductibles en distinguant :
- La taxe sur les achats
- Le TVA sur les frais d'entreprise
- La TVA sur les immobilisations
L'entreprise devra tenir compte des éléments suivants en augmentation de la
TVA déductible.
- Les retenues à la source subies,
- Le crédit de TVA reporté du mois précédent,
- Le prélèvement de 10% au profit du trésor.
NB : II est supprimé l'état récapitulatif des achats de biens et services pour ne laisser
subsister que l'état des taxes déductibles
SCHEMA DE DECLARATION DE LA TVA
TVA exigible = CA taxable HT x 18%
+ TVA à reverser
+ Retenue à la source de TVA opérée

= TVA brute
- TVA déductible du mois
- Retenues de TVA subies
- Crédit de TVA reporté du mois précédent

= TVA nette
- Prélèvement de 10%

= TVA à payer ou crédit de TVA à reporter

b - Période d'imposition
Les déclarations sont mensuelles et doivent être déposées accompagnées d'un
paiement avant le 15 du mois suivant la période d'imposition. Le paiement peut se faire par
chèque bancaire barré ou par chèque postal.
Si la taxe due mensuellement est inférieure à 25.000, le contribuable peut faire une
déclaration trimestre.
2 - LA DECLARATION DES ASSUJETTIS AU REGIME
DU REEL SIMPLIFIE
La déclaration trimestrielle d'acompte provisionnel en régime simplifie d'imposition
est supprimé et remplacé par une déclaration trimestrielle de TVA qui doit intervenir au plus
tard le 15 du mois qui suit le trimestre. La déclaration esteffectuée dans les mêmes conditions
de calcul que celle du régime réel normal.

2
XII. LES REMBOURSEMENTS DES CREDITS DE TVA

1 - LES MODALITES DE REMBOURSEMENT DU


CREDIT DE TVA

a - Champ d'application
Conformément à l'article 238-2, du code général des impôts, les remboursements de
crédit de TVA sont limités aux cas ci-après :

- Les affaires d'exportations de produit


- Les cessions d'entreprises,
- Les investissements réalisés par les entreprises industrielles assujetties à la TVA
- Les opérations de crédit de bail,
- Les investissements réalisés par les entreprises commerciales dans le cadre d'un
programme d'agrément à l'investissement agrée par la commission technique prévue
par la loi 95-620 du 3 août 1995 portant code des investissements,
- Les opérations de prestations de services visées à l'article 236B-5 0 du présent code. Par
ailleurs, au terme des dispositions de l'article 271 quater, les retenues de TVA subies
qui excèdent la TVA nette exigible peut faire l'objet de remboursement.

b - Les éléments constitutifs du dossier de remboursement


(Décret n° 91-808 du 11 décembre 1991)
- Une demande de remboursement adressé au Directeur général des Impôts comportant :
 Le montant réclamé,
 La période de remboursement,
 Le numéro de compte bancaire,
- Une attestation de sincérité,
- Une caution bancaire d'une validité de 3 mois égale au montant réclamé en
remboursement,
- Les déclarations de TVA et les états des taxes déductibles,
- Un état récapitulatif des affaires réalisées au cours de la période de Remboursement,
- Les attestations d'exportation et les engagements de change pour les exportateurs,
- Les attestations de retenue à la source pour les entreprises ayant subi la retenue,
- Une attestation de régularité de situation fiscale,
- Une attestation de non redevance du Trésor,
- Un droit de recherche dont le tarif est fonction de l'importance de la demande. Si le
montant demandé en remboursement :
 N'excède pas 30 000 000 F : 10.000F,
 Excède 100000000 F : 30.000F.
NB : II est crée une régie de remboursement des crédits de TVA gérée par un
comptable public et alimentée par affectation d'un pourcentage des recettes
de TVA fixé annuellement par le M.E.F
Les demandes de remboursement de crédits sont introduites auprès du D.G.I.
2 - LES REMBOURSEMENTS DE CREDIT DE
TVA DES EXPORTATEURS
II est prévu une régie de remboursement du crédit de TVA (art 383 du C.G.I)
alimentée par un pourcentage de recettes de TVA annuellement fixée par la D.G.I et la
D.G.T.C.P- Sont éligibles à ce remboursement les entreprises remplissant les conditions ci-

2
après :
- Souscrire régulièrement ses déclarations de TVA,
- Réaliser a l'exportation au moins 75% de son chiffre d'affaires,
- Ne pas avoir fait l'objet d'une procédure de redressement et ayant révélé des pratiques
frauduleuses.
Exportations
% d'exportation = —————————— x 100
Chiffres d'affaire totale
XIII. PRELEVEMENT DE 10% DU TRESOR PUBLIC

1 - MATIERE PASSIBLE DU PRELEVEMENT 10%


Ce sont les sommes mises en paiement par le trésor Public ou par les organismes
payeurs des EPN et des collectivités locales au profit des fournisseurs de biens et services de
l'Administration ou de ses démembrements.

Sont exclus du prélèvement :


- Les loyers dus au titre des baux administratifs. Ces loyers sont déjà soumis au
prélèvement de 15% au titre d'acompte sur les revenus locatifs.
- Les paiements au profit d'entreprises fournisseurs de biens et services de l’Etat n'ayant
pas d'établissement stable en Côte d'Ivoire
- Les paiements au profit des compagnies pétrolières pour leurs livraisons de produits
pétroliers
- Les paiements au profit de la CIE, de l'EECI, de la CIPREL et de la SODECI
- Les paiements au profit des sociétés d'assurance (LFP 2003)

Montant du prélèvement =10% des sommes à verser

2 - IMPUTATION - REMBOURSEMENT
Les prélèvements effectués constituent un crédit d'impôt imputable en priorité sur la
TVA et TPS. A cet effet le Trésor Public délivre au fournisseur ayant subi le prélèvement un
certificat de crédit d'impôt. Une ligne spéciale est prévue sur l'imprimé de déclaration des
TCA pour l'application des imputations. En cas d'insuffisance de TVA-TPS due, l'imputation
pourra être effectuée sur les matières ci-après.
- Les impôts sur les traitements et salaires (retenues sur salaires et parts patronales ligne
14 de l'imprimé de déclaration des impôts sur salaires).
- L'impôt sur les BIC, BA, BNC.
- Les patentes émises par voie de rôle nominatif
- Et I'IGR.
Si après les imputations successivement opérées le crédit n'est pas intégralement apuré, la loi
prévoit le remboursement du reliquat.

XIV. LA TAXE SPECIALE D'EQUIPEMENT (TSE)


Elle est calculée à la taxe de 0,1% sur le CAHT applicable aux entreprises au réel
simplifié et au réel normal. Elle est perçue au plus tard le 15 de chaque mois pour les
assujettis au régime du réel normal et le 15 du mois qui suit le trimestre pour les assujettis au

2
réel normal simplifié. Elle est instituée pour le financement du programme de développement
de la D.G.I.

Base TSE = Chiffre d'affaires HT (taxables + exonérée)


- Livraison à S/M
- Produits pétroliers exonérés

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