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Page 127of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)2. Méthode


d’étudeLa ZS ou district sanitaire de ADD est située dans le département
du Couffo au Sud-Ouest du Bénin. Elle couvre une superficie de 1458 Km2
et sa population estimée à 459.950 habitants en 2017. La ZS ADD
disposait de 40 centres de santé et un l’hôpital de zone (HZ) qui est le
centre hospitalier de premier recours. Il s’agit d’une étude transversale
analytique. Contrairement aux études longitudinales, les données ont été
collectées à une période fixe traduisant la situation du phénomène à
l’étude. Ensuite il a été cherché les facteurs associés à l’utilisation de la PF
en post partum. La population cible était constituée des femmes ayant
accouché dans les 12 derniers mois et résidant dans la ZS ADD et des
agents de santé exerçant dans les services de PF et de maternités de cette
ZS. Ont été exclues de l’étude les femmes ayant accouché dans les 12
derniers mois, mais qui ont eu une ligature des trompes, une
hystérectomie, une mort fœtale ou néonatale. La méthode
d’échantillonnage a été probabiliste et la technique, le sondage en
grappes. L’unité de grappe était le village et le nombre de grappes était
de 30. Le pas de sondage a été déterminé en divisant l’effectif cumulé des
femmes en période post partum par le nombre de grappes. Soit 19764/ 30
= 659. Le nombre tiré au hasard a été un nombre compris entre 1 et le pas
de sondage. Le tirage aléatoire d’un nombre compris entre 1 et le pas de
sondage (659) à l’aide d’un billet de banque a donné le nombre de 332 et
qui correspondait à la première grappe. La première grappe a été localisée
dans le village dont la population cumulée inclus le nombre tiré au hasard.
Les autres villages ont été déterminés en ajoutant chaque fois le pas de
sondage. A partir de la voie principale de chaque village, nous avons pris
la direction indiquée par le bout à bille d’un stylo jeté en l’air. Dans cette
direction toutes les concessions proches ont été numérotées. La première
concession a été tirée au hasard. Au sein de cette concession, le premier
ménage a été enquêté puis les autres concessions ont été visitées de
proche en proche jusqu’à l’obtention du nombre retenu. La taille de
l’échantillon a été calculée selon la formule de Schwartz avec une
précision «i» de 2,5%, un effet grappe de 2 et sur la base de la prévalence
contraceptive moderne de la ZS ADD qui était de 3,6%, selon les données
de l’annuaire statistique du Ministère de la santé 2015 du Bénin. Ainsi 480
femmes ont été incluses dans l’étude. Le choix a été raisonné pour les
prestataires des servicesde PF et le personnel de la maternité ;cinq agents
de santé constitués de deux sages-femmes responsables de centres de
santé, la maîtresse sage-femme de l’hôpital de zone qui était la
responsable de PF et deux commis de [Link] variable dépendante
était l’utilisation des services de planification familiale du post-partum.
Etait considérée comme utilisatrice des services de PFPP, toute femme
ayant fréquenté au moins une fois les services de PF après accouchement
pendant le post-partum. Les variables indépendantes étaient : (i) les
facteurs socioculturelset démographiques tels quel’âge, le niveau
d’instruction, le statut matrimonial, la religion, les croyances, l’ethnie,la
gestité, la parité, la profession ; (ii) les facteurs liés à l’individu tels que le
pouvoir de décision de la femme, les problèmes de santé, la perception, la
connaissance, la satisfaction, l’utilité de la PF, la reprise des
rapports sexuels, l’allaitement maternel exclusif (AME), l’aménorrhée, la
discussion de la PF avec le conjoint, l’utilisation de la PF avant la grossesse
(iii) les facteurs économiques tels que les dépenses mensuelles du
ménage, et le niveau de bien-être économique du ménage et (iv)les
facteurs liés au système de santé tels que la disponibilité des
contraceptifs, la discussion de la PF au cours de la grossesse, la continuité
des services, la satisfaction des bénéficiaires. Les données quantitatives
ont été collectées à l’aide d’un questionnaire administré par des
enquêteurs formés qui l’ont pré-testé dans une ZS voisine (Klouékanmè-
Toviklin-Lalo).

Page 128of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)Les données


ont été saisies et analysées dans le logiciel STATA. Les proportions ont été
calculées pour les variables qualitatives, la moyenne et l’écart type pour
les variables quantitatives. Pour apprécier la force de l’association entre
les variables indépendantes et la variable dépendante et identifier les
facteurs associés, la régression logistique « pas à pas descendante » a été
réalisée au seuil de 5%. Ont été introduites dans le modèle initial, les
variables qui, à l’analyse bi-variée étaient significatives à un seuil de 20%.
L’adéquation du modèle final a été vérifiée avec le test d’Hosmer
Lemeshow. Le modèle a été retenu pour une valeur de p > 0,05. Toutes les
personnes interrogées ont été informées du but et des objectifs de l’étude.
Les règles éthiques telles que le consentement éclairé, l’anonymat des
données et la confidentialité des déclarations des enquêtés ont été
respectées.3. Résultats3.1 Caractéristiques générales des femmes
enquêtéesL’âge moyen des 480 enquêtées était de 26,16 ± 5,65 ans. Les
ménagères étaient les plus représentées. L’ethnie Adja était dominante
(88,66%). La plupart des participantes étaient mariées (89,94%) et le
niveau d’instruction dominant était « non alphabétisé » (38,17%). Presque
toutes les femmes avaient au moinsune fois entendu parler de la PF
(92,71%). La source d’information sur la PF la plus citée était les centres
de santé (71,85 %). La majorité des enquêtées n’utilisait pas une méthode
contraceptive avant la dernière grossesse (78,49%). Le retour de
couchesne s’était pas encore effectué chez 63,03%. Plus du tiers d’entre
elles avaient repris les rapports sexuels dans les trois mois suivant
l’accouchement (36,13%). Elles étaient 88,44% à avoir toujours un projet
de grossesse, mais 81,70% voulaient attendre au moins deux ans. Plus
de la moitié des participantes (57,64%) avait des discussions avec leur
partenaire sur la PF. Parmi les 480 femmes de l’étude, 92 utilisaient
au moins une méthode contraceptive, soit un taux pondéré d’utilisation
de 15,83% (IC95% : [9,39 % -22,26 %]). Les besoins non satisfaits étaient
évalués à 67,92%. Les raisons avancées par les femmes qui n’utilisaient
pas les services de PFPP étaient multiples mais les plus rapportées étaient
les effets secondaires (28,43%), l’absence de raison (10,23%), l’absence
du partenaire (10,16%), le manque d’informations (9,52%), et
l’aménorrhée (8,45%). Le préservatif était la méthode de contraception la
plus utilisée 33 sur 92 femmes (40,69 %) suivi des pilules
27,11%.L’analyse bi-variée a montré que des 15 facteurs analysés,
étaient significativement associés à l’utilisation des services de PFPP, les
facteurs socioculturels, démographiques et économiques tels que la
profession, le niveau d’instruction et la religion ; les facteurs socio
sanitairestelsque l’utilisation d’une méthode contraceptive avant la
grossesse, le retour des couches, la discussion de la PF avec le conjoint, et
l’appréciation de la PF ; et les facteurs liés au système de santé tels que le
fait de recevoir des informations sur la PF au cours des CPN était
significativement associé à l’utilisation des services de PFPP (tableau I).

Page 129of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)Tableau I :


Relation entre l’utilisation des services de PF PP, les caractéristiques des
femmes et les facteurs liés au système de santé dans la ZS ADD en 2017,
(n=480).Variables explicativesTotal (n)Utilisation PF en PPORbp**[IC95%
ORbp]p-valueOui%*Tranches d’âge< 20471017,141-[20-
25[1262314,930,84[0,45 –1,58]0,593[25-30[1493119,641,18[0,53 –
2,60]0,670[30-35[971610,790,58[0,25 –1,33]0,192≥
35611214,280,80[0,25
–2,51]0,700ProfessionElève/étudiante160939,915,29[1,91 –
14,6]0,002Fonctionnaire140729,043,26[1,22 –
8,65]0,019Commerçante981611,151-Ménagère1813817,861,73[0,64 –
4,66]0,266Agricultrice961412,921,18[0,44 –
3,15]0,729Aucune120317,921,73[0,36 –
8,35]0,476Artisan570507,840,67[0,18 –2,45]0,542Niveau
d’instructionPrimaire1523217,601-Secondaire107222,271,34[0,64 –
2,76]0,414Supérieure110645,733,94[1,18 –
13,1]0,027Alphabétisée100208,820,45[0,06 –
2,99]0,398Aucun2002409,020,46[0,24 –0,86]0,017Situation
matrimonialeMariée/union libre4498515,741-Célibataire / divorcée/
veuve310716,711,07[0,53 –2,15]0,834Parité11132520,261,52[0,68 –
3,42]0,2892-32173714,311,00[0,52 –1,93]0,987≥ 41503014,251-Enfants
vivants11112219,051,56[0,92 –2,63]0,0892-32223513,061-≥
41473517,191,38[0,77 –
2,45]0,261ReligionChrétienne3046217,061,86[1,01 –
3,43]0,046Musulman120760,5513,90[4,84 –
39,9]0,000Traditionnelle1642309,941-EthnieAdja+ Mina4397914,321-Fon
et apparentés321022,261,71[0,56 –5,17]0,326

Page 130of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)Variables


explicativesTotal (n)Utilisation PF en PPORbp**[IC95% ORbp]p-valueOui
%*Yoruba et apparentés090353,026,75[0,79 –57,4]0,078Niveau de bien-
être socio-économiqueLes pauvres1813112,931-Les
moyens1682814,551,14[0,58 –2,23]0,678Les riches1313320,051,68[0,75
–3,76]0,192Entendu parler de la PFNon290102,931-
Oui4519116,856,70[0,80 –55,9]0,077Utilisation d’une MC avant la
grossesseNon3692705,731-Oui1116552,6918,32[10,1 -
33,1]0,000Retourde couches après accouchementNon2902406,231-
Oui1906832,207,14[3,9 –12,9]0,000Projet de grossesseNon561011,991-
Oui4248216,331,43[0,60 –3,41]0,403Discussion de PF avec son
partenaireNon2070603,881-Oui2738624,628,09[1,88 –
34,8]0,007Appréciation de la PFBonne 3658819,478,50[2,38 –
30,3]0,002Mauvaise1150402,771-Décisions dans le
coupleConsensuelle3787817,102,57[0,93 –7,08]0,067Homme
seul730907,431-Femme seule240313,291,91[0,60 –
6,04]0,259Parents050228,254,90[0,31 –77,2]0,311Information donnée sur
la PFNon1701104,701Oui3108121,735,63[2,54 –12,4]<0,001*Pourcentage
pondéré**OR brut pondéréLa majorité des femmes a déclaré avoir reçu
des informations sur la PF au cours des Consultation Prénatale (CPN). Les
quatre centres de santé publiques enquêtées avaient un service de
PFPP

Page 131of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)fonctionnel. Ils


ne disposaient pas de la gamme complète des méthodes contraceptives.
Le personnel rencontré a affirmé n’avoir pas reçu une formation sur
l’insertion des implants ou des dispositifs intra-utérins. Les ruptures de
stock de certains produits contraceptifs ont été observées et
certaines utilisatrices de PF recouraient aux pharmacies privées. Les
effectifs insuffisants pour mener correctement les activités de PF et
l’absence de supervision ont été évoqués par les enquêtés. Les sages-
femmes interviewées ont affirmé ne pas fournir systématiquement
d’informations sur la PF au cours des CPN. 3.2 Analyse multi-variée de
l’utilisation des services de PFPP avec les facteurs socioculturels,
démographiques, économiques, liés à l’individu et au système de santéSur
l’ensemble des facteurs analysés, 14 variables ayant une p-value
inférieure ou égale à 20% ont été introduites dans le modèle initial : l’âge,
la profession, le niveau d’instruction, le nombre d’enfants vivants, la
religion, l’ethnie, le niveau de bien-être socio-économique,
l’information sur la PF, l’utilisation d’une méthode contraceptive avant
la grossesse, l’obtention des règles après l’accouchement, la discussion
des méthodes contraceptives avec le partenaire, l’appréciation de la PF, la
prise de décision dans le couple, l’information donnée sur la PF au
cours de la grossesse ou l’accouchement. Parmi ces 14 variables, cinq
influençaient l’utilisation des services de PFPP dans la ZS ADD en 2017
(Tableau II).Tableau II. : Modèle multi varié final des déterminants de
l’utilisation des services de PFPP dans la ZS ADD en 2017VariablesORap*IC
95%p-valueProfessionElève/étudiante6,13[3,10 –12,12]<
0,001Fonctionnaire1,19[0,44 –3,12]0,718Commerçante1-
Ménagère1,01[0,38 –2,65]0,978Agricultrice1,90[0,59 –
6,10]0,266Aucune1,23[0,28 –5,31]0,765Artisan0,75[0,25 –
2,19]0,589EthnieAdja + Mina1-Fon et apparentés0,56[0,18 –
1,77]0,318Yoruba et apparentés10,8[6,73 –31,6]0,005Utilisation d’une MC
avant la grossesseNon1Oui14,59[6,73 –31,6]< 0,001Règles après
accouchement

Page 132of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue


1)VariablesORap*IC 95%p-valueNon1Oui8,99[3,96 –20,3]<
0,001Discussion des MC avec son partenaireNon1Oui8,57[2,93 –
31,23]0,001Après ajustement sur les autres variables du modèle
final : -les élèves/ étudiantes utilisaient significativement 6,13 fois plus
(p<0,001) les services de PFPP par rapport aux commerçantes ; -les
femmes d’ethnie yoruba et apparentées minoritaires utilisaient
significativement 10,8 fois (p=0,005) plus les services de PFPP par rapport
aux femmes d’ethnie Adja et Minamajoritaires ; -les femmes qui avaient
utilisé une méthode contraceptive avant la dernière grossesse utilisaient
significativement 14,59 fois plus (p<0,001) les services de PFPP par
rapport aux autres ; -les femmes qui avaient déjà eu leurs règles après
accouchement utilisaient significativement 8,99 fois plus (p< 0,001) les
services de PFPP par rapport aux autres ; -et les femmes qui discutaient
des méthode contraceptive avec leurs partenaires utilisaient
significativement 8,57 fois plus (p=0,001) les services de PFPP par rapport
aux autres.4. DiscussionCette étude nous a permis d’atteindre
l’objectif général qui était d’étudier les déterminants de l’utilisation
des services de PFPP dans la ZS ADD en 2017. Les biais de sélection liés à
la probabilité de non-réponse ou de refus de participer à l’enquête ainsi
que les biais d’information liés au sujet de la sexualité après
accouchement ont été minimisés grâce à la majoration de la taille de
l’échantillon de 10%. Malgré un besoin élevé de contraception et des
attitudes généralement positives envers la PF, la ZS ADD a enregistré en
2017, un taux d’utilisation des services de PF inférieur à celui de la plupart
des études retrouvées dans la littérature. Cela reflète la faible
utilisation des services de PF en population générale dans la ZS ADD
par rapport à la moyenne nationale. Siléo et al. En Ouganda en 2015 ont
trouvé un taux d’utilisation des services de PFPP de 25% (Sileo et al.,
2015), contre 48,40% enregistré à Gondar au nord-ouest de l’Ethiopie
(Abera et al., 2015). Dans notre étude, le préservatif reste la méthode de
contraception la plus utilisée (40,69%), suivi des pilules (27,11%) à l’instar
des études antérieures (Brito et al.,2009 ; Pasha et al., 2015). Il est donc
important que des séances d’information puissent se faire à l’endroit aussi
bien des femmes que des hommes afin que les règles qui entourent le port
et l’utilisation des préservatifs soient respectées. Les besoins non
satisfaits dans notre étude étaient élevés 67,92%. Plus de 2/3 des
enquêtées ne souhaitaient pas avoir une nouvelle grossesse dans les
deux ans à venir ou n’en voudraient plus du tout, mais n’utilisaient aucune
méthode contraceptive. Avec ce pourcentage de besoins non satisfaits, le
risque de grossesse non désirée est très élevé avec toutes ses
conséquences. Ce résultat est similaire à ceux de la littérature (Sileo et al.,
2015 ; Abera et al., 2015 ; Rutaremwa et al., 2015).La présente étude a
établi un lien entre l’ethnie et l’utilisation des services de PFPP. Les
femmes d’ethnie yoruba et apparentés utilisaient plus les services de PFPP
par rapport aux femmes d’ethnie Adja et Mina. La population Yoruba est
très minoritaire dans la zone et son influence sur l’utilisation des services
de PFPP pourrait s’expliquer par le fait qu’elle provienne d’autres régions
avec des cultures

Page 133of 136RASPVolume 3, Numéro1(Volume 3, Issue 1)totalement


différentes de celles des Adja. Cette situation a été aussi retrouvée par
Chaovisitsaree et al. En 2011 à Chiang Mai, en Thaïlande où ils
retrouvaient que les femmes d’ethnie minoritaires étaient susceptibles
d’utiliser la PFPP que les femmes Thai qui étaient majoritaires
(Chaovisitsaree et al., 2012). Tout comme Hounton et al. (2015), dans
l’étude en portant sur trois pays d’Afrique : Ethiopie, Malawi, et Nigéria la
présente étude n’a pas établi de relation entre le niveau d’instruction et
l’utilisation des services de PFPP (p = 0,680). Par contre, Siléo et al. En
Ouganda en 2015 avaient conclu que les femmes du niveau
d’enseignement secondaire utilisaient 2,31 fois pluq les services de PFPP
que celles duniveau primaire (Sileo et al., 2015). Pour Chaovisitsareeet al.
(2011), à Chiang Mai, en Thaïlande, c’est plutôt les femmes de niveau
inférieur ou primaire qui utilisaient 1,86 fois les services de PFPP que
celles de niveau secondaire et plus. Les élèves/ étudiantes utilisaient
significativement 6,13 fois plus (p < 0,001) les services de PFPP par
rapport aux autres professions. Ce résultat est différent de la plupart des
études réalisées sur la contraception dupost partum où les auteurs
n’établissaient aucun lien entre la profession et l’utilisation des services de
PF (Sileo et al., 2015 ; Alkema et al., 2016 ; Eliason et al., 2013). Mais il
pourrait rendre compte d’un début de prise de conscience à la suite d’un
accouchement probablement issu d’une grossesse non désirée. Les
femmes qui discutaient des méthodes de contraception avec leurs
partenaires utilisaient significativement 8,57 fois plus (p=0,001) les
services de PFPP par rapport aux autres. Ceci pourraits’expliquer par le fait
que la discussion avec le mari de la PF faciliterait la prise de la décision
d’adopter une méthode de PF, comme montré en Ouganda (Sileo et al.,
2015). Les interventions futures au Bénin devraient explorer des
approches novatrices pour accroître la participation des hommes dans les
différentes discussions organisées sur la PF, afin d’améliorer la
communication entre les partenaires. Les femmes qui avaient déjà
bénéficié d’une méthode contraceptive avant la dernière grossesse
utilisaient significativement 14,59 fois plus (p < 0,001) les services de
PFPP par rapport aux autres. La femme ayant déjà utilisé une méthode
contraceptive avant la grossesse a une certaine connaissance de la PF et
surtout de la méthode qui lui va le mieux. Il lui est donc plus facile
d’adopter de nouveau les services de PFPP, car elle en connait déjà le
bénéfice pour sa santé comme l’ont souligné les études antérieures (Sileo
et al., 2015 ; Achyut et al., 2016). La présente étude a relevé que les
femmes qui avaient déjà eu leur retour de couches après l’accouchement
utilisaient significativement les services de PFPP par rapport aux autres.
Cela pourrait s’expliquee par le fait que les femmes en aménorrhée sous-
estiment le risque de grossesse en supposant que l’aménorrhée pourrait
garantir une protection contre la grossesse quel que soit le moment
de la période post-partum. À cet égard, plus de la moitié (63,04 %) des
participantes ont mentionné n’avoir pas encore eu de retour de couches.
Des recherches semblables ont été rapportées dans l’étude menée en
Ouganda où Siléo et al. (2015), retrouvaient que les femmes ayant eu un
retour de couches présentaient 8 fois plus de chances d’utiliser des
méthodes contraceptives que celles qui n’en ont pas encore eu. Dans
l’étude de Dulli et al. (2016) au Rwanda 50,30% des femmes attendaient
les menstrues avant d’utiliser les services de PFPP (Dulli et al., 2016). Des
efforts supplémentaires sont nécessaires pour que les femmes
comprennent que la survenue d’une grossesse est possible en période
post-partum, même avant le retour de couches. Dans la présente étude, il
n’y a pas eu de lien entre l’information donnée aux femmes sur la PF
pendant la grossesse et l’utilisation des services de PFPP. Ceci s’explique
par la contradiction que nous avons notée dans les réponses données
d’une part par les enquêtées et d’autre part par les agents de santé de la

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