0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues123 pages

Biomatériaux en dentisterie moderne

Transféré par

latreche.omar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues123 pages

Biomatériaux en dentisterie moderne

Transféré par

latreche.omar
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Biomatériaux et statistiques expérimentales

Prof. Gaëtane Leloup et Dr. Luc Randolph (2019)


60003Cdéjà soinsparretrettrestondept
usureuspidienne constancedanslebesoindesoigner
ptdecontactéesmais aussiméthodes
essentielementparajoutmatos l'humain
at d'spedevuebiomécanistique
2000,500015C
alimentationaunpenchangé
COURS 1 : INTRODUCTION commeaujavaiteesnique
maislesphénoetpatholiéestabrasionusuredsontune
constanteriévinotrénodedevie
1. Histoire de la dentisterie et de son évolution
ÏÏÏÏÏ
Yarzoooanspratiquedent
d'une
présence pratique
avec
medicale
en dentisterie, 15 000 ans avant notre ère : soigner en retirant le tissu uneintention
desoigner au
dégradé (travail ). Ce premier soin pouvait être suivi les
traiter
symptômes
plus « technique » :1400015Cdéjàunecompréhensionque
gestechniq
evoluesmaispasles
agayyyo
Remplacement du volume perdu (ex :
les
qui
rathologies
bien
cest
matériaux ). ysoonsciuneintenta
retret
simple
suraspetmésialpertédetissuquiaétécomblé
vontiow Intentionprofonde
Ifpanensiowdelarbiologie
materiawadaptétoirediabeille
Cet objectif est central en dentisterie contemporaine.

Nous sommes désormais capables de réaliser des soins plus conservateurs, limitant le

On peut définir la de
fondamentale (odontologie).

Les principaux changements avec la dentisterie moderne en comparaison avec les soins
oraux réalisés les siècles précédents sont : Latgrande deladentmoderneau
deloidesmatériausucestquauzoreson
soins conservateurcimiterecours
fait
extractionaugmentelaeongévité
La conservation de la vitalité (de la pulpe dentaire)des
dents
impactées
Capacitéàmaintenir
lesdents
La c enplace lgtetancune
avecuneproprioception
vitalité
Améliorationdelaqualité
des
esthétique soins

2. Dentisterie moderne, quelles attentes ?

suivant trois acteurs :

La société, les dentistes et les patients


e OU en
entantquedentisteon
estresponsabledevant élémentprincipo
(attente récente). lasociétéondait lequel
avec
fournirun
professionalisme
travailler
cesontles
unsuinde attentesa
cargrandequalité patients
nombre
auxgrand travailvase
notre
centrersurunsoinvaviser
viaméliorerunesthétique
Les matériaux
visentoitraitergérerladouleureet
conserverautantquepo
1 leconfort
ceuxci dupatient
ÏÏÏ
litteratureaunmomentdonné
des
etjudicieuse capacitédenacerceprocessusderecherchedel'info_devenir
actuellesdelovrecherche expliquerauxpatientsenseignantsantonestrenvoiextrairecette
informationantonl'achoisi afférents
diniquedanslatrisew de
pertinence
zvaluereutilite.la
personnalisée
into ést soin
mifÉÉlie
charge symptômes critique
papa
dechaquepation
données Bénéficesrisques
meilleures patients
3. Dentiste, une profession médicale
Khwe Ledentistébasesonjugementsuruneldes
informée
opinions
Lonledelpt
mpte la balance grâce à
connaissan
bénéfices/risques et des spécificités du patient (âge, passé médical, autre traitement en panel
de
techniques
cours, habitudes hygiène, etc.). panade
matériaus

Le dentiste soigne un patient en analysant les symptômes présentés et restaure les


Lecontenuqu'onnousdonneestvalable dans si
adaptées
recontextédudébutatesquivontévoluer efficace
Quanddansnotrepratiqueannouawaenau
desmatériausuquisontpluslesmEsprit
4. Techniques de soins critiqueisthekey

Toute technique de soin peut être résumée à deux processus :

Réduction tissulaire : Retrait tissus, modification de la chimie ou structure


des tissus.
Augmentation tissulaire :
une fonction, une qualité esthétique.

Exemple : le
est typiq

5. Réduction tissulaire

Les techniques peuvent être résumées en deux catégories :

Réduction par voie mécanique Réduction voie chimique

Outils tranchants : présentent une Outils acides/bases : permettent de


géométrie capable de séparer la matière. dégrader la matière en provoquant des
réactions menant au clivage des liens
atomiques.
Outils texturés/rugueux : Permettent de Outils chelatants : permettent de capturer
réduire la matière par abrasion ou friction des ions de manière sélective.

historiquement methoderécente
une
nécessite
compréhension
approcheprincipale destissus
NB : Il existe des techniques de réduction thermiques (ablation thermique) en chirurgie, mais
qui ne sont pas ou peu présentes en dentisterie.

2
m motion
observe
ona
Laréductionmécousionremetactionchaleurquiestémiseetdissipée
laforceverticaleetaxiale
d'enlever
l'impression
microaction
copeaux
outiltranchant
lorsduportent
cette detranchéerésultede
action échelle
mais restélenicest d
pommieretqui abrasif l'application
letissu
ÎÎ
vient
donc avecuneforcedonnéelamatièreetvadonclaséparer
Énojiépatégüiégggaççassien
déplacer

qui
duraussidurouque
outil
avec
traité
va
unevitesse
assez importante
déplacerlamatière la
via
trancher l'application
5.1. Réduction mécanique

Technique
actiond'unefraise avec
diamand
particule
sensiblementla in action
Tout fraisage, polissage est une réduction mécanique. est roule que
d'unefraise
justeestAprécise
La réduction de tissus par voie mécanique procède suivant le même mécanisme :

Abrasion :

est purement
mécanique et résulte de la f
séparer.

Macroscopiquement cela
» de matière.

n Il
existe une différence macroscopique Pas de « copeaux » mais une « poudre » constituée

5.2. Réduction chimique

D
fraction minérale des tissus durs (hydroxyapatite) et un composé en solution.

Attaque acide (Mordançage) : dégradation de en ses composants


sous forme ionique :
- Ions calcium (Ca2+)
- Phosphate (PO42-)
- Hydroxyle (OH-).

G (H3PO4, acide faible, p


ou la dentine pour une durée déterminée (15-30 secondes selon le tissu). Matériau
mordançage

La dent prend un aspect

Chelation
danscecas
ucan
Un agent chélatant : composé capable de se lier à des ions métalliques, en formant
une sorte de structure cycl

Acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA).


Chélatant retrouvé en dentisterie acide
pls
grpmt viennentattirerpiéger
un
Ca
affaissement 3
cequi provoque
trèspréciseensurface
dissolution
unel'échelledunm
à
- complexer au calcium (de «
capturer » Ca2+) présent au sein de la fraction minérale des tissus et provoquer leur
solubilisation.

té de la structure cristalline puis son


effondrement.

La réduction chimique reste une technique de surface on affecte quelques centaines de


µm ; 1 mm au maximum.

6. Augmentation tissulaire

Physique Chimique
Matériaux non résorbables Précipitation via solution saturée
Matériaux résorbables
Dans tous les cas, on utilisera une technique de soin visant à apporter de la matière pour
rétablir ou ajouter une fonction.

volumeimportantest
6.1. Augmentation mécanique Substitutquand
perduonplaceunmatériau
qui va diminuerenvolume
Lecorpsaprèslaposedecematériau
éponge coagulationet la
ÉôÉÎÊÊÊ vaépousorétroitementeesuestrat
Matériaux résorbables dealaginé résorbable etvaleconsommereteeremplacer
matériau
estéioactit avecuntissu structuré
On les utilise si
initiale. Matériau bioactif

Ces matériaux peuvent être produits à partir de tissus bovins et porcins. (Ex :
substitut os/collagène)
Les matériaux sont bioactifs dans le sens où ils induisent une réponse du corps.
(Hémostase, ostéoinduction).

Matériaux non résorbables


On les utilise
toutes ses propriétés durant la période de placement.

Les matériaux actuellement disponibles regroupent :

Les (résines) composites (« composite », « adhésifs », etc.),


Les céramiques (« feldspathique », etc.),
Les métaux (précieux, non précieux),
Les ciments (tri-calcium silicate, ionomères de verre, zinc/eugénol, etc.)
Les polymères (acrylates, gutta-percha, silicones, etc.).
4
Des mélanges de matériaux peuvent exister pour donner lieu à des groupes
intermédiaires aux propriétés (et qualité) variables.

Les groupes de matériaux non résorbables notés précédemment peuvent se décliner en


deux applications qui font référence au placement du matériaux :

Directe Indirecte
Placement du matériau se fait sein d une Le matériau est préparé et conçu hors
même séance, suivant une technique de cavité puis est placé une fois adapté aux
réduction contraintes identifiées (esthétique,
fonctionnelle, mécanique).
solutionla habillela moderne car
onviseàforcer la d'ions
précipitation
saturée
6.2. Augmentation chimique / Précipitation quiest
depuisunesolution

Il existe des matériaux sont aussi utilisés comme « aide » au soin, utilisés de manière
transitoire en cavité orale. La dernière solution visant à augmenter les tissus est de forcer
en ions calcium et
phosphate, voire de fluor) = augmentation chimique.

Le principe chimique est le suiv


phosphate et calcium et contenant des agents spécifiques, vient induire la formation

s de
érosion
émail
i en
microns
moindre
(contrôle) ou un traitement avec des solutions po
Mediane
rapportaugroupe
commerciales favorisant la précipitation contrôle
existé
produit pour
la
forcer
précipitationa
Proenamel ») ou de pré ions

indique une différence statistiquement


significative.

La contient
solution ions
des 5
et
c saturé
alcium
elleestplacéeà laest
phosphates
surface
quand
dentsdel'hapatite formée
des
On peut conclure (dans les limites
protecteur/reminéralisant des solutions commerciales.
traiter
7. Matériaux « aide au soin »pasque

Plâtre Polymère
tissus
mous
(Résine) composite
rôledanslareproductionde
Ciment etdures oraledemanière
utiliséencavité
permanente

Céramique pas transitoire


nisemi reproduirelesdétailsdelabouche
voirutilisé
pour
Justederéaliser
desprothèses
Métaux afin
Les polymères et plâtre ont une place centrale dans la réalisation de pièces prothétiques.
Les matériaux « aide au soin » ne sont utilisés de manière transitoire (non permanente).

On
plusieurs dents manquantes.

8. Matériaux « soins conservateurs »

objectif premier des soins

(ou des) fonction(s).

Il est important de retenir ce point : les besoins fondamentaux et les approches de soin
sont une constante. Ce qui diffère maintenant sont les attentes des patients notamment
en terme esthétique va vont cesontlesattentes
Cequidespatientsetattentesesthetique
9. Soins esthétiques

concerne la réalisation de traitements plus esthétiques (des sourires plus « beaux »).

la porte à de nouveaux objectifs de soins.

10. Soins conservateurs

Les soins conservateurs répondent à un besoin fonctionnel

Plus globalement, les soins dentaires ont évolué ces 50 dernières années au niveau de la
conservation des tissus. Une sauvegarde de tissus qui auparavant aurait été impossible,
:

développement de ciments bioactifs associé au succès de soins comme la pulpotomie

développement des résines composites, associé à une préparation de cavité non


rétentive, une cavité au volume minimisé.

6
COURS 2 : ESPRIT CRITIQUE ET ANALYTIQUE, DIAGNOSTIQUE RATIONALISE

Objectifs du cours ;

1) Reconnaître la différence entre critique et analyse


2)
3)
Une information est gérée par quelqu’un, il y a une transmission ++

1. Pensée critique

«
validité »

La pensée critique est une attitude fondamentale aux sciences, qui peut aussi être
étendue à notre vie quotidienne. Cette attitude doit faciliter une prise de décision
rationnelle, logique.

critique onnée, puis applique une


méthode (le fait d établir ») permettant de retenir ou rejeter cette donnée (sa « validité
»).

Une « donnée » est une information, qui a été verbalisée ou lue. Elle considérée comme
factuelle, non sujette à interprétation.

est une tâche cruciale dans notre pratique (et nos études). Sans
étude, nous acquérons toute information sans faire de tri entre donnée « imaginée » (e.g.
opinion sans fondement) ou « réelle » (e.g. évènement, phénomène vérifiable).

7
Selon Kahneman, notre pensée pourrait être décomposée en deux systèmes :

Système 1 : toute donnée (information) est acquise en premier, de manière


involontaire (inconsci
» et par association.
o Ex
brulante ou une prise de position immédiate « pour » ou « contre » une
proposition verbalisée par autrui, avant même que la personne ait fini sa
phrase
o Généralement, la plus grande partie des informations sont traitée par le
système 1 (95%)
o
produit pas de décisions logiques.
o

Système 2

personne (concret) la société (concept)) et de prendre en compte son contexte.


o Utilisé p

o Ce système 2 est lent et requière toute notre concentration.


o

8
Que veut dire « critique » et comment se distingue-t-

recouvre les activités de ce « système 2 » visant à recu

o Le produit type est un « résumé analytique ».


o

La critique est e.
attitude suivie à chaque étape du
o Ex : n

des variables, etc.


o

9
a. « Quelle serait la nuance entre esprit et pensée ? »

La pensée critique

Pensée critique = esprit critique

2. Données objectives « la vérité »

Dans nos cours nous présenterons un contenu scientifique. Nous ferons référence à des «
faits », des « données », des « preuves » dont la force, la validité, aussi appelé niveau de
preuve, pourra être considérée comme élevée.

méthodologie bien précise.

Le but de la méthode scientifique est de produire des résultats testables.

Une étude réalisée suivant la méthode scientifique procure une preuve (ou un ensemble
de preuves) qui soutient une hypothèse et donc des « faits » énoncés en principe a priori.

NOTE IMPORTANTE (diapositive à comprendre absolument, pas seulement connaitre)


10
La méthode scientifique est utilisée suivant le principe de déduction :

On décrit une hypothèse

Les permettent de conforter une hypothèse scientifique ou de la


rejeter.
Une « théorie scientifique » est en fait une hypothèse confortée par un grand nombre

o « fait ».
o L

La réfutabilité de toute hypothèse est au centre de la méthode scientifique.


Un est inhérent à la science

ce qui la départage de tout autre approche de la description de notre environnement, est

3. « Vérité scientifique »

Une hypothèse peut être validée ou rejetée. Si les observations expérimentales sont

-à-dire

Ainsi, une hypothèse peut être confirmée mais sa confirmation mène à un niveau de
preuve accru vis-à-vis de la théorie

11
Une hypothèse a un cadre de validité. ne voit pas de « vérité » absolue dans les
sciences mais des théories valables dans un cadre bien défini.

Exemples :

Hypothèse erronée/non testable/non scientifique

scientifique, argument circulaire)

Les amalgames sont mieux que les composites (non scientifique, mieux =
non testable)

Hypothèses drôles et testables

Le père noël existe (testable sur base de temps, contrainte du temps, nuit
etc.)
Il existe une créature géante dans le Loch Ness, aperçue pour la première
fois en 1933 (testable, profondeur et dimension du lac etc.)

3.1. « Vérité scientifique » Méthode :

I. Se fixer une hypothèse de façon préalable à tout travail


ne hypothèse nulle

II. Expérimentation

certitude »

III. Analyse et conclusions

IV. Information obtenue suivant la méthode scientifique


(niveau de preuve déterminé)
(cadre de validité connu)

12
4. Pensée critique

« Dans ce cours, nous utiliserons notre pensée critique, développerons nos

scientifiques »

Dans la vie quo

des heuristiques.

Heuristique fait référence à un raisonnement intuitif qui semble logique, mais non
rigoureux.

Différents types de biais heuristiques :

Biais mnésique

r.
Biais de jugement
: On retient uniquement les éléments qui confirment notre
hypothèse sans tenir compte des éléments contradictoires.
Biais de raisonnement
: Tendance à percevoir à tort des coïncidences dans des
données au hasard.
Biais de personnalité

4.1. Pensée critique : raisonnement clinique

Le raisonnement clinique : ensemble des processus cognitifs, conscients ou

hypothèse de travail et une prise en charge thérapeutique

Le raisonnement clinique doit se


prévenir autant que possible des
effets de biais.

Le tableau présente une partie des

valeurs indiquent le % de médecins


(généralistes, référés, n = 30) ayant

pratique.
13
On note les hauts pourcentages (> 50 %) retrouvés sur de nombreuses catégories. Ces
informations ne sont pas à généraliser.

Toutefois, retenons que des erreurs peuvent être commises et découlent :

manque de compétence (ex : manque de connaissances) OU


(ex : défaut dans le diagnostic)

population de médecins pratiquant la médecine interne (au Canada).

Notons que la pratique de la médecine interne est complexe et doit prendre en charge de
nombreux facteurs en compte.

On peut lire sur le diagramme à droite que les erreurs de type « cognitive » sont associées
à 74 % des cas (avec en moyenne 5,9 erreurs par cas) !

Retenons que les erreurs sont principalement associées à

Un manque de connaissances,
Une méthode de collecte de données déficiente
Une méconnaissance des techniques thérapeutiques.

En tant que pratiqua


il est de notre devoir de maintenir notre esprit critique et de garder nos connaissances à
jour. Ainsi notre pensée critique sert au mieux le patient, maximisant la qualité du soin.

14
5. Connaissance

erreurs commises par les praticiens sont associées à un manque de connaissances ou de


maintien à jour.

informations sont de deux types :

Sources orales (expert, vidéos, etc.)


Écrites (livres, ebook, etc.).

Qui : Quelle est la provenance du document/


?
Quand : A quelle date et cadre, époque les informations sont-elles publiées,
communiquées ?
Quoi :
Comment : Les informations sont- -il

Où : Quel contexte (aussi géographique, politique, social) du pays/du lieu dans


lequel les informations sont communiquées ?

Voir exemples sur les dias 26 et 27 (encadrés rouges)

15
Niveaux de preuve scientifique

Lire texte « Question cours 2 : influence expérience patricien »

5.1. Validation des sources

Une fois un ensemble de sources validées, on peut « se fournir en connaissances »


régulièrement sans réaliser le processus complet (rester critique toujours).

xemple :
journal, on peut alors lui accorder une certaine confiance. Par conséquent, nous allons
nous informer auprès de ce journal en relaxant (et non supprimer) notre précaution.

5.2. Choix des informations

déterminés en amont de la collecte. Nous essayons de choisir les informations pertinentes


et utiles. De plus nous continuons à exercer notre esprit critique.

Nous rejetons ainsi les informations incomplètes (une étude mal conçue), ou biaisées (un
orateur cache ses affiliations économiques, ou commet des erreurs cognitives).

avec confiance
et pouvons utiliser dans notre pratique.

16
6. Résumé

système 2 ».
Des conclusions obtenues suivant la méthode scientifique forment des preuves
solides (mènent aux « théories »).
Nous réalisons facilement des erreurs cognitives.

résilientes, pertinentes et utiles.


Une pratique sûre et juste est dépendante
étendues et actuelles.

17
COURS 3 : RAPPEL DE PHYSIQUE, DE CHIMIE ET DE STATISTIQUES

I. Physique en dentisterie

Propriétés mécaniques (flexion, tension, torsion)


Cristallographie (cristal/amorphe)
Propriétés optiques (réflexion, diffraction, couleurs)
Thermodynamique (exotherme, endotherme)

1. Propriétés mécaniques (flexion, tension, torsion)

La force (F) appliquée à un solide modélise l'action mécanique exercée par un autre
solide.

La déformation ( ) d'un solide soumis à une force peut être définie comme la variation
d'une de ses dimensions

La contrainte ( ) « ressentie » par un solide décrit les forces que les particules
élémentaires le constituant exercent les unes sur les autres par unité de surface

La Fatigue :
pas brusque, à cause de la fatigue. (Ex : trombone)
o
mènent à un échec macroscopique pour une contrainte inférieure à sa résistance
mécanique.

La résilience est le paramètre qui décrit la résistance à la propagation de fracture et est


lié à la résistance à la fatigue.

2. Cristallographie

La Structure cristalline : Les atomes se répètent périodiquement à travers le


matériau. La répétition donne lieu à des symétries.

La Structure amorphe : est une structure désorganisée. (Ex : verre.)

18
3. Propriétés optiques (réflexion, diffraction, couleurs)

La réflexion optique est un phénomène mettant en jeu le renvoi d'un faisceau incident,
typiquement suivant un angle identique

La réfraction optique est un phénomène caractérisant la déviation d'un faisceau


lumineux incident au passage d'une interface entre deux matériaux (deux milieux)
d'indice de réfraction différents.

La diffraction caractérise la dispersion d'une onde au passage d'un élément (obstacle ou


ouverture) dont la dimension est proche de sa longueur d'onde. Un rayon diffracté voit
sa direction changer.

Les dioptres surfaces séparant deux milieux transparents homogènes et isotropes,


d'indices de réfraction différents.

Les lentilles sont formées de l'association de deux dioptres non parallèles et non plans.

Une lentille convergente focalise un faisceau parallèle incident en son foyer image, situé
après la lentille

Une lentille divergente disperse un faisceau parallèle incident. Le foyer image est situé
avant la lentille

4. Thermodynamique (exotherme, endotherme)

Le 1er principe de la thermodynamique, ou principe de conservation de l'énergie,


affirme que l'énergie est toujours conservée. On ne crée pas d'énergie !
1 ,
Le 2 principe de la thermodynamique ou principe d'évolution des systèmes, affirme
ème

que dans toute transformation d'un système fermé, l'irréversibilité peut être formalisée
par la fonction entropie. Tout système tend vers le désordre !

II. Chimie en dentisterie

Oxydo-réduction (potentiel redox)


Acides-bases (pH, pKa)
Chélation
Réaction polymérisation (radicalaire)

19
1. Oxydo-réduction (potentiel redox)

Une réaction d'oxydo-réduction représente une réaction mettant en jeu un transfert


d'électrons

Oxydation : réaction au cours de laquelle un élément perd des électrons Fe Fe2+ + 2 e-


(transformation du fer métallique en ions Fe2+)

Réduction : réaction au cours de laquelle un élément gagne des électrons Ag+ + e- Ag


(transformation d'un ion argent en argent métallique)

Une réaction d'oxydo-réduction se caractérise par une différence de potentiel électrique.


On définit alors le potentiel d'oxydo-réduction, ou potentiel redox comme la réactivité
d'espèces chimiques entre elles.

La référence du potentiel d'oxydoréduction est celui de l'eau pure, fixé à zéro par
convention.

Corrosion de l'élément oxydé : Deux métaux placés en solution (dans la salive par
exemple) et qui présentent un potentiel différent vont mettre en jeu une réaction d'oxydo-
réduction.

2. Acides-bases (pH, pka)

Selon Bronsted-Lowry :

Acide : substance qui en solution aqueuse, libère un ou plusieurs protons (H +)


HCI H++ Cl- (CI- est la base conjuguée de HCI)

Base : substance qui en solution aqueuse capte un ou plusieurs protons


NH3 + H+ NH4+ (NH4+ est l'acide conjugué de NH3)

pKa = logKa

20
3. Chélation

La chélation d'un ion décrit sa capture par une substance présentant un ou plusieurs sites
donneurs d'électrons. La capture d'un ion peut être plus ou moins stable selon la structure
de la substance. On parle de complexation de l'ion.

La complexation d'un ion métallique depuis un substrat décroit la concentration en ion


libre et déplace l'équilibre d'une réaction.

4. Réaction polymérisation (radicalaire)

Une réaction de polymérisation implique la réaction en chaîne d'unités appelées «


monomère », chaque unité venant s'ajouter à une chaine de taille croissante. Une réaction
de polymérisation radicalaire met en jeux des radicaux.
La réaction se caractérise de 3 phases :

(ou amorçage)
o Un radical gén devient
double liaison C=C (lien vinyl).
La propagation
o Passage du radical d'un monomère à un autre, formant ainsi une chaine
linéaire.
La terminaison
o Rencontre de deux radicaux pour former un lien covalent

Ces phases se réalisent en parallèle, mais l'intensité de chaque varie selon l'avancement
de la « consommation » en unité monomère.

Une espèce radicalaire : espèce chimique présentant un atome avec un ou plusieurs


électrons de valence non apparié(s).

21
III. Statistique en médecine

Variable discrète et continue


Echantillon et distribution
Moyenne et déviation standard
Régression linéaire

1. Variable discrète et continue

Variable discrète ex : Nombre de pays. On peut dénombrer les pays dans le monde (soit
0, 1, 2, 3, ... 193).

Variable continue ex : Poids . Le poids d'une personne peut varier de 0 à


l'infini, en passant par un nombre infini de possibilités

2. Echantillon et distribution

Un échantillon est une fraction d'une population (par exemple d'un groupe de personnes).
Cet échantillon peut être représentatif de la population, c'est-à-dire présenter au moins
une fois chaque trait et variable identifiés au sein de la population globale.

Exemple : comparaison des salaires mensuels au sein de la population Belge :

- On sélectionne 100 personnes au hasard (notre échantillon) et on releve les


salaires individuels. (Un salaire est une variable continue)
- Une fois les salaires relevés, on peut les classer (classification), c'est-à-dire grouper
les salaires par tranches (500- -

On obtient une distribution des valeurs (diagramme à droite). On peut déterminer la


fréquence de chaque catégorie, c'est-à-dire le nombre de personnes trouvées dans une
catégorie ramené à la taille de l'échantillon.

Une distribution (de valeurs pour une variable continue) est une représentation de la
fréquence d'apparition de classes de valeurs en fonction de ces classes.
Les classes sont typiquement des intervalles de valeur (diagramme à gauche).

22
3. Distribution, moyenne et médiane

Diagramme : distribution des salaires en Belgique

On utilise une moyenne et une médiane pour caractériser une distribution :

La moyenne arithmétique est définie comme la somme ( ) des salaires de tous les
individus composant la population active Belge divisée par le nombre d'individus (N).

La moyenne ainsi calculée indique qu'en 2015, un travailleur occupé à temps plein
gagnait en moyenne 3.445 euros brut par mois (données statbel.fgov.be).

La médiane est définie ici comme le salaire observé à 50 % de fréquence cumulée, c'est-
à-dire que 50 % des individus gagne plus ou gagne moins que cette valeur.

Notons que l'absence de symétrie dans le profil de la distribution se traduit par une
médiane différente de la moyenne.

fait que 30 % des salaires hauts représentent autant que les 70 % du reste de la
population.

23
4. Moyenne et écart type

L'écart type est une mesure de la dispersion des valeurs autour de la moyenne.

En statistiques l'écart type est une mesure de la dispersion des données.

Sur la diapositive est présentée une distribution simulée de données qui suivent une loi
normale. La courbe présente la fréquence des données en fonction de l'écart-type ( ).
La moyenne est indiquée par 0 sur l'axe horizontal.

Nous attirons notre attention sur la répartition des fréquences des données réparties
dans les 8 portions de la courbe : 68,26 % se retrouvent dans la portion comprise entre
+1 et -1 écart-type. Vu ainsi, l'écart-type permet de décrire « à quel point les valeurs sont
groupées autour de la moyenne ».

Pour une autre distribution, expérimentale et qui ne suivrait pas une loi normale (comme
les salaires vus dans les diapositives précédentes), l'écart type serait large, reflétant le fait
que la médiane est décalée vers les plus bas salaires.

Représentation d'un écart-type pour des données présentées en histogramme. On peut


intuiter que les différences entre les groupes X, Y et Z ne seront pas significatives, c'est à
dire qu'au vu de la dispersion des données, reflétée par les écarts-types importants
relativement aux moyennes, la mesure de la variable sera similaire. On pourra dire que X,
Y et Z ne sont pas différents statistiquement.
24
5. Régression linéaire

Une régression linéaire permet de modéliser des données. On place une droite 'entre' les
données et on cherche à minimiser la distance entre la droite et les données

Plus précisément on maximise la vraisemblance en cherchant à minimiser la somme des


carrés des écarts (résidus) entre observations (données expérimentales) et modèle.

Une fois des données expérimentales collectées, nous devons pouvoir les modéliser, c'est-
à-dire tenter de trouver un schéma associé à une tendance. Une modélisation simple est
linéaire.

On parle de régression linéaire lorsqu'on cherche à modéliser les données mesurées grâce
à une droite (y=ax+b, où a est la pente et b est l'intersection avec l'ordonnée).

La modélisation permettrait de « prédire » de futures données dans les intervalles non


couvert lors de l'expérimentation. Concrètement la droite est placée en minimisant les
écarts entre les données et le modèle linéaire.

Le coefficient de détermination (R2) indique la qualité du modèle linéaire, c'est-à-dire


dans quelle mesure la droite modélise correctement les données. Il est communément
attendu, pour des données in-vitro, que R2 soit supérieur à 0.9.

25
COURS 4 : VISION SYSTEMATIQUE DU SOIN EN DENTISTERIE

1. La cavité orale

rôles :

Rôle I, réduire le volume des aliments consommés ; salivation, pré-digestion


(cocktail enzymatique)
Rôle II, goûter les aliments (capacité évolutive pour sélectionner aliments
consommables, Plaisir)
Rôle III, déglutition
Rôle IV, communiquer émotion (sourire joie, colère cris, etc.)
Rôle V dent VITALE)

Si nous nous concentrons sur les arcs mandibulaire et maxillaire, nous


reconnaissons :

Une géométrie occlusale distincte entre chaque dent, des points de contact entre dents
antagoniste, interproximaux etc.. donc une distribution inhomogène des contraintes
masticatoires

une den

Une dent n'est que l'un des organes présents dans cette cavité orale :

Une dent elle-même est constituée d'un ensemble de tissus, elle est placée
dans un ENVIRONNEMENT Les fonctions qu'un dentiste cherche à
restaurer sont donc dépendantes d'un ensemble et non d'une unité la dent

L une dent.

Soigner une
remplacer. Un soin dentaire vise donc la restauration des FONCTIONS.
26
On peut noter des pathologies qui affectent au moins une unité (une dent), plusieurs
dents, voire un secteur entier.

Comment approcher le soin en dentisterie ?

Un soin dentaire :

Tout soin dentaire est global et vise la résolution des causes d'une pathologie.

On soigne l'unité que constitue la dent, tout en tenant compte de l'environnement de


cette dent.

Par conséquent nous appliquerons notre esprit critique suivant une vision
systématique.

Vision systématique : « Ensemble d'éléments considérés dans leurs relations à l'intérieur


d un tout fonctionnant comme un seul élément » Définition du mot système adaptée de Larousse.fr

27
COURS 5 : INTRODUCTION AUX MATERIAUX

1. Définition

Matériau : Substance quelconque utilisée à la construction des objets, machines,


bâtiments, etc. Larousse.fr

Un matériau peut être naturel ou synthétique.


Un matériau remplit une fonction et prend une forme spécifique.
Un matériau peut être caractérisé par sa structure moléculaire et sa composition.

2. Classification naturelle

Chaque matériau présente une structure et composition spécifique. Cette structure décrit
un agencement moléculaire et dépend des types de liens assurant la cohésion du
matériau :

Forte : covalent, métallique


Faible : ionique, hydrogène, van der Waals

Cristaux/Céramiques (Sodium (Na) Chlorine (Cl)) :

Structure ordonnée
Liaisons ioniques ou covalentes

Verre (Si ,0) :

Structure désordonnée
Liaisons ioniques ou covalentes

Métaux :

Structure ordonnée
Liaisons métalliques

Les polymères :

Ils regroupent tous les matériaux qui comprennent des unités de base (ex : éthylène, ou
un acide aminé) qui se répètent au sein de macromolécules (donnant du poly-éthylène,
des polysaccharides, au centre ou des protéines ex kératine)

28
3. Définition : Matériaux « composites »

diff -à-dire

Des composites se retrouvent aussi dans les matériaux « naturels », notamment l

4.

Un matériau peut être décrit suivant sa structure, la forme prise par le matériau (dépend
du processus de fabrication) et la fonction prévue.

Dans notre cas, nous savons quelles fonctions nous souhaitons restaurer (la mastication,

nous résumerons comme les caractéristiques et propriétés.

29
5. Les céramiques

Une céramique est un matériau obtenu via le frittage de fines particules (typiquement de
silicates).

Le frittage est la mise sous haute pression et haute température de particules, menant à
leur coalescence, plus ou moins complète selon la température et la durée du frittage.

La coalescence : fusion des minéraux composant les particules, au niveau des points de
contact.

La structure des céramiques est un mélange de :

De phases vitreuses (amorphes, type « verre »)


De phase cristallines (ordonnées).

Les céramiques sont caractérisées par :

Une porosité variable :


varie. (Images C et D)

Le comportement des céramiques :

Matériaux fragiles (sensibles aux défauts) à cause de leur faible résilience.


Très rigides (se déforment peu)
Aux propriétés optiques aisément contrôlables (opacité, teinte).

Résilience : résistance à la propagation de défauts microscopiques.

30
Comportement en contrainte-déformation

Une céramique alumine (alumina ou


aluminum oxide) ne présente aucune
déformation plastique.

La rupture se produit soudainement (notez


les faibles valeurs de déformation, axe
horizontal).

La microstructure des céramiques peut être :

Ordonnée t-à-dire être présenter une cristallinité.


Désordonnée et donc être amorphe.

La

qui présentent chacun une orientation propre.

31
6. Les métaux

souvent naturels.

Les métaux sont typiquement obtenus en purifiant des gisements naturels puis en portant
à fusion ces éléments. Le métal en fusion est coulé dans un moule pour donner une forme
souhaitée.

Le contrôle de la température lors du refroidissement permet de contrôler la structure

spécifique).

Les métaux sont généralement caractérisés par

Une -à-
rompre
Leur surface est typiquement dure et réfléchissante.
Ce sont d conducteurs thermiques et électriques
Résilience élevée

Graphique : comportement mécanique de différents métaux sur le graphique

Les Fer + Carbone + différents éléments) présentent de larges différences


en termes de déformation (10 à 30 %) et des résistances mécaniques élevées (> 500 MPa).
La résilience des métaux est élevée.

32
Cobalt-Chrome

Se justifie par la plus grande tolérabilité (« biocompatibilité »)


Possède une plus grande rigidité.
On peut ainsi réaliser des pièce pour une même rigidité

Cet alliage est utilisé pour la réalisation du châssis pour prothèse amovible partielle

(sigma = F / S et sigma = E x epsilon).

Structure des métaux

La structure des métaux est microscopique et présente typiquement des phases


cristallines (ordonnées).

« centre de nucléation»
alors que le matériau est encore en état liquide. Chaque grain présente une orientation
cristalline différente.

7. Les polymères

Un polymère est une macromolécule constituée d'une unité constitutive (un monomère)
qui se répète un grand nombre de fois.

Les polymères (ex : le PMMA) se présentent comme un amas de longues chaines


polymériques entrelacées.

La cohésion du matériau se fait de deux manières :

Soit les chaines polymères présentent des liaisons faibles ou une gêne stérique
entre elles thermoplastique
o Les « thermoplastiques » peuvent retrouver une forme liquide si la
température est suffisamment élevée.
Soit les chaînes sont liées les unes aux autres via des liens covalents « pontage ».
On parle alors de « réticulation » thermodurcissable
o Un polymère thermodurcissable ne peut plus fondre.

33
des polymères peut varier, selon les propriétés des matériaux et des
formes souhaitées :

moulage par injection du


polymère en fusion (typiquement > 100 °C) est injecté sous pression dans un
moule en métal.
Une autre forme commune pour les polymères est de le recevoir liquide à
température ambiante (ex : colles). Ces polymères ou plutôt « monomères »
»).

Il est important de faire la distinction entre polymères linéaires et ceux réticulés !

La première et principale différence est le retour à la forme initiale des polymères


réticulés « elastomères », même après une déformation > 100 %, en comparaison avec les
polymères thermoplastiques.

Le comportement en traction de différents polymères thermoplastiques

PMMA = poly-methyl methacrylate


PA6 = nylon, PP = poly-propylene
HDPE = High Density poly-ethylène
LD = low-density.

On note les différences de comportement :

Le PMMA -3 GPa pour un polymère) et cassant


(se déforme peu avant rupture)

Le LDPE est très peu rigide (E = 0.3 GPa) mais se déforme beaucoup avant rupture.
34
Dans tous les cas, les valeurs de déformation avant rupture sont très largement
supérieures à celles des céramiques et métaux.

Le comportement des polymères et particulièrement des thermoplastiques, varie selon la


température :

ue, plus la température est élevée, plus la rigidité chute (E


décroit, i.e. pente plus faible) et au-delà de 50 °C, le PMMA présente un comportement
plastique important (se déforme de manière non linéaire).

Structure des polymères

La structure des polymères varie énormément, suivant les interactions inter-chaînes.

Les polymères sont généralement amorphes, mais peuvent présenter un degré de


cristallinité.

En dentisterie, un grand volume des polymères utilisés sont des thermosets amorphes.

Les polymères présentent un mélange de microdomaines amorphes (majoritaires) et


cristallins.

La nature amorphe de polymères est liée à la tacticité des polymères elle-même étant liée
(ex : le PMMA est
atactique)

La tacticité est le degré et la forme de régularité de la répartition des groupements


substituants par rapport à la chaîne aliphatique principale dans les homopolymères
vinyliques, acryliques et apparentés. Wikipédia

35
Par exemple les silicon
matériaux qui se présentent typiquement comme deux pâtes qui, une fois mélangées
réagissent. Plus spécifiquement, la réaction peut procéder par « condensation » des
hydroxyls sur les chaînes polysiloxanes avec une autre chaîne ou un agent réticulant, en

8. Les composites

Dans le monde dentaire, on peut noter que la plupart des matériaux contiennent en fait
plusieurs matériaux.

Exemples :

Le composite

Les ionomères de verre :

Une phase de verre


Une phase polymère.

certaines céramiques dites « infiltrées à la résine » :

Les porosités présentes dans la céramique ont été infiltrées par une résine qui a
ensuite été polymérisé.

36
COURS 6 : LES CERAMIQUES

1. Définitions

Une céramique est un matériau obtenu via le frittage de fines particules (typiquement de
silicates).

Le frittage est la mise sous haute pression et haute température de particules, menant à
leur coalescence, plus ou moins complète selon la température et la durée du frittage.

La coalescence : fusion des minéraux composant les particules, au niveau des points de
contact permettant ainsi la diffusion de matière entre particules. On minimise la porosité
et
volumétrique.

ant et

Les composants minéraux (


exemple mais aussi des modificateurs permettant de modifier les propriétés),
Des oxydes métalliques (pigments)
Un dispersant (eau, alcool, huile, etc.) qui est un solvant servant à séparer les
particules pour assurer une distribution homogène
Un liant (typiquement un polymère) si le mélange doit pouvoir être manipulé.

NB : Le dispersant et le liant disparaissent au frittage (sont vaporisés).

2.

Les céramiques traditionnelles chinoises (« porcelaine ») sont composées de :

25-30% de feldspath
20-25% de Quartz
50% de Kaolin

37
Tous ces composés sont cristallins dans la nature.

La fusion de ces différents composés varie de 1500 oC (feldspath) à 1750 oC (Kaolin)

Les températures de fusion des composants pris individuellement ne correspondent pas


à la température des phases qui peuvent se former dans le mélange.

Dis autrement, on peut dresser un « diagramme de phase » pour notre céramique de type
porcelaine et voir que la température de réalisation est inférieure (comparer 1300 °C aux
valeurs indiquées).

A la chauffe, les cristaux initiaux de feldspath, kaolin et quartz voient leur matière diffuser
.

Le frittage
depuis les particules initiales et la formation de nouvelles phases (cristallines) ou matrice
vitreuse (amorphe).

de la structure et une réduction optimale de la porosité.


Généralement le frittage augmente le degré de cristallinité global.

38
Céramique type « porcelaine »

La

des cristaux de quartz initiaux et des cristaux de mullite qui se sont formés à partir des
matières premières.

La diapositive montre la microstructure simplifiée obtenue à partir du mélange de trois


minerais :

Une matrice vitreuse qui compose la grande majorité du matériau, elle-même


composée 2) et alumine (Al2O3)

Des cristaux de Mullite (en forme )


Des particules de quartz (silice cristalline) qui ont conservé un volume important.
39
Il existe trois manières de former une céramique :

Mélange poudre/eau : Facettes veneers


Céramique pressée : Facettes, Couronnes, Inlays, Onlays
CAD/CAM :
Facettes, Couronnes, Inlays, Onlays

3. Propriétés générales des céramiques

Des propriétés et caractéristiques des céramiques :

Ce sont des matériaux fragiles


o Elles ne se déforment pas plastiquement
o Déformation de 0.2 % (globalement < 1 %)
o Elles offrent peu de résistance à la propagati
microscopique.
La ténacité (KIc) est typiquement faible : 1-3 MPa.m1/2 (aluminium 35 et verre 0.7 MPa.ml/2)
o Il
o Ex : les cristaux de Mullite constituent le principal mécanisme de
renforcement mécanique des céramiques vitreuses « porcelaine », en
offrant un obstacle que doit contourner la pointe de la fracture.
La matrice vitreuse elle-même est un verre et présente une faible résistance
mécanique
Faible coefficient de dilatation thermique.

Ténacité : résistance de matériaux fragiles à la propagation de fissures lors de

Coefficient de dilatation thermique

Une du frittage
mais se contracte aussi et surtout, car la porosité diminue fortement.

Une céramique feldspathique peut perdre 5 % de volume entre son état initial et après
frittage.

40
« céramo-métallique »

-métallique », on vient modeler une

Les deux
matériaux adhérents

La chauffe induit une dilatation des deux matériaux, dans une proportion différente si les
coefficients de dilatation diffèrent.

On ajuste donc le coefficient de dilatation des céramiques pour mieux correspondre à


ceux des métaux, en ajoutant des oxides de Na, K, Ca, Al, Mg.

4. Les types de céramiques

Catégorisation selon la composition des constituants minéraux

1) Feldspathiques
2) Vitro-céramiques
3) Alumineuses
4) A base de Zircone (exemptes de silice SiO2)

Catégorisation selon la microstructure

1) Vitreuse
2) Vitreuse renforcée
3) Cristalline
4) Poly-cristalline

41
4.1. Feldspathiques

Les céramiques feldspathiques sont les héritières des céramiques anciennes et se basent
sur le tryptique :

« Argile » (aussi appelé « kaolin »,


« Quartz » (source de silice)
« Feldspath »

Le choix de ces sources de minerais est historique et permet la réalisation de céramiques


très translucides pour des épaisseurs applicables au dentaire (quelques mm).

céramique « cosmétique » = catégorie de céramiques aux propriétés optiques


avantageuses.

Historiquement, ce type de céramique a vu deux évolutions principales depuis son


utilisation au 18ème siècle :

La réalisation des premières couronnes céramo-métalliques industrielles au 19ème

leucite dans les années 60.

42
Diagramme ternaire alumine (Al2O3)-Silice(SiO2)- Potasse(K2O).

er le comportement de solidification des


matériaux qui peuvent former des phases cristallines.

Dans le cas de « porcelaines » dentaires, le domaine de composition se réduit à celui à


forte teneur en silice, et potasse + alumine dans une moindre mesure.
est aux alentours de K2O.Al2O3.6SiO2 (« feldspar »).

à gauche.

On note que le feldspar place le système directement en position pour former de la leucite
et du feldspar, dès lors que la température monte suffisant haut : on note 1150 °C la
température du plateau avant le liquide.

-
à-dire un équilibre où se forme les deux solides encadrant la barre (dans ce cas feldspar
et leucite).

DONC : en plaçant le feldspar initial à 1150 °C pendant X temps, on permet la formation


(la cristallisation) de leucite et quide.

43
Les céramiques feldspathiques sont fragiles :

Afin

On peut utiliser de la leucite (KAlSi2O6), formée lors du frittage depuis le feldspath ou


adjointe comme composant initial.

La leucite peut se retrouver à hauteur de 40-55 % en masse.

L
rencontrés par une fracture (ex : la Mullite au sein de la porcelaine ancienne).

On nomme ces céramiques feldspathiques de type « porcelaine » comme « vitreuses ».

les feldspathiques purement vitreuses ont été remplacées par les « vitro-céramiques »,
des
volumes faibles (couronne céramique seule).

44
4.2. Vitro-céramique

Les vitro-céramiques sont des matériaux obtenus en deux étapes :

Une vitro- -même

Ce verre est ensuite « recuit » pour transformer une partie du verre en phase
cristalline (nucléation).
o Ce traitement thermique « ceraming » désigne la formation de cristaux
dispersés au sein de la matrice vitreuse.

La quantité de cristaux par unité de volume et leur taille peuvent être contrôlés en
maintenant ou changeant la température de manière précise, durant des périodes bien
définies.

e en favorisant le
phénomène de séparation de phases

Ex : à
ségrége (se sépare) pour former des cristaux.

Une autre approche pour constituer des céramiques qui incorporent une phase vitreuse
:

On constitue une structure céramique cohérente grâce à un frittage (chauffe légère


pour assurer un lien entre particules)
Puis on fait pénétrer une phase liquide dans ce réseau.
Une fois refroidi, ce liquide forme une phase qui épouse étroitement la phase
cristalline.
Ce procédé minimise la présence de porosités.

45
La différence principale entre les anciennes vitro-céramiques et celles plus modernes
la porosité beaucoup plus faible :

Augmentant ainsi la résistance mécanique de ces matériaux


Permettant alors leur utilisation dans des applications où la fonction cruciale à
restaurer est mécanique.

46
4.3. Alumineuses

Les « alumineuses » regroupent les cérami -à-


2O3).

L -céramique » est de constituer un réseau

Ce type de matériaux peut aussi être considérée comme « alumineuse » sachant que la
75 % en masse

les autres catégories de céramiques, un fabricant a produit une céramique «


(« Procera »

Le procédé de fabrication est le même que pour les céramiques à base de zircone :
on réalise un modèle 15-20 % plus grand
haute température (1600 °C ou plus) pendant un temps assez long.

47
4.4. A base de Zircone

uges représentent O.

Les céramiques « à base de zircone » sont des céramiques polycristallines obtenues


Leur composition est proche de 100
% ZrO2. La microstructure est très dense.

Un problème majeur a dû être

La structure cristalline est dépendante de la température :


o Une fois frittée, alors que la température redescend en dessous de 1170 °C,
la maille » (plus compacte) à une

Toute zircone pure se fracture donc au refroidissement puisque les particules

Solution : Afin de palier au problème de dilatation, on force (« stabiliser ») la structure


cristalline à conserver une même forme peu importe la température.

Ce cation (Y3+) pouvant remplacer le site du zirconium (Zr 4+) et, de par sa plus
grande taille, maintenir une phase tétragonale à température ambiante

Une céramique en zircone dite « stabilisée Y 2O3 » ne possède pas à température


ambiante de cristaux monocliniques.

48
Une
monoclinique à température

En effet, une fracture passant à travers un domaine de cristaux tétragonaux induit un


changement local de phase. Les cristaux se dilatent car reviennent à leur arrangement

« phase transformation « strengthening ».

5.

matériaux.

On se rappelle que la dent naturelle présente une opacité faible et une pigmentation bien
définie.

dentiste.

amo- -à-dire la
céramique feldspathique est

49
couche de matériau opaque afin de cacher la chape métallique puis la teinte est donnée
par une couche intermédiaire et la couche finale est la plus translucide et la moins saturée.

souhaite pouvoir distinguer les couches pour le


sculptage et que
température. (Voir photo en couleur)

6. - Précisions

CAD/CAM (alumine, zircone, entres autres). Trois grandes étapes :

1) Réaliser un scan live de la bouche du patient (ou de la zone) à traiter


2)
(marges) et points de contacts sont présents et corrects
3) Lancer la réalisation par usinage 3D (machine 5 axes ou plus). Selon le matériau,
une finition est à prévoir avant placement.

7. Mordançage

La préparation de surface pour les céramiques inclut


.

Son degré de cristallinité. « Est-ce que le


substrat est amorphe ou cristallin ? »

Sur une matrice vitreuse (amorphe) : l


fluorhydrique (acide faible) seul capable de dissoudre le verre.
Céramique cristalline, les acides deviennent peu capables de dissoudre sa surface.

Plus important !
Car il vient occuper le peu de site oxydes présents à la surface, empêchant

colles « ciments » (des composites).

A rete

50
COURS 7 : CIMENTS ET PLATRE

1.

Le ciment
par cuisson, en proportions variables selon les matières premières utilisées :

Silicate tricalcique : (CaO)3.SiO2 (ou C3S)


Silicate dicalcique : (CaO)2.SiO2 (ou C2S)
Aluminate tricalcique : (CaO)3.Al2O3 (C3A)
Aluminoferrite tricalcique : (CaO)3.Al2O3.Fe2.O3 (ou C4AF)

Les matières premières essentielles sont :

La roche calcaire (80 %)


(20%)

Elles sont broyées et éventuellement additionnées de produits secondaires.

résistance et sa stabilité.

Le ciment recouvre plusieurs matériaux comme :

Le plâtre
La chaux
Le ciment romain
Le ciment de Portland.

2. Etapes de la fabrication du ciment

51
3. Ciment de Portland

être définie comme un double processus :

Dissolution du ciment anhydre


Précipitation des hydrates

de même de la précipitation des aluminates de calcium hydratés. Ceux-ci, enrobant les


grains de silicate de calcium, empêchent alors leur dissolution.

le phénomène de « la prise flash ».

Pour gypse régulateur de prise.

Sulfate de Calcium : CaSO4.2H2O

4. Dérivé dentaire du ciment de Portland : MTA ®

Mineral Trioxide Aggregate

Ciment « Tricalcium Silicate »

Silicate tricalcique : (CaO)3.SiO2


Silicate dicalcique : (CaO)2.SiO2
Aluminate tricalcique : (CaO)3.Al2O3
Gypse : CaSO4.2H2O
Oxyde de Bismuth : Bi2O3 (Composant pour radio-opacité, grisâtre)
Aluminoferrite tricalcique : (CaO)3.Al2O3.Fe2.O3

52
MTA : Dérivé affiné avec pureté des composants

Élimination des métaux lourds toxiques (Plomb & Arsenic)


Finesse des particules

4.1. Hydratation MTA® et produits dérivés

2 (CaO)3(SiO2) + 7 H2O (CaO)3(SiO2)2.4H2O + 3 Ca(OH)2


Réaction rapide Propriétés mécaniques précoces

2 (CaO)2(SiO2) + 5 H2O (CaO)3(SiO2)2.4H2O + Ca(OH)2


Réaction lente Augmentation des prop. Mécaniques (> 1 semaine)

4.2. Caractéristiques du MTA® et produits dérivés

Initial = 4h
Complet = 4 semaines

Evolution des matériaux pour compatibilité des temps de prise aux impératifs cliniques

Libération de Ca(OH)2

Implications cliniques :

Comportement mécanique
Comportement biologique

4.3. Comportement mécanique MTA® et produits dérivés

En fonction du type de « MTA », du milieu de stockage, du rapport poudre/liquide :

Compression : ok certains matériaux de type « MTA » sont comparables aux R


des composites / amalgames
Flexion : Résistance fracture << Résistance des composites / amalgames

53
4.4. Comportement biologique MTA® et produits dérivés

Production Ca(OH)2

Ca2+ dans les fluides tissulaires Ca5(PO4)3 Ca10(PO4)6(OH)2 OH- pH alcalin


(t = 0, pH =10,2 t = 3h, pH = 12,5)

Bactéricide
Biocompatible
Bioactif

Hypothèses bioactivité :

1. PH alcalin sur le site de la lésion : conditions favorables à la formation de dentine


en maintenant un environnement stérile
2. 2+ possible responsable de

liés à la promotion de la minéralisation dans les cellules


pulpaires (ostéopontine et BMP-2)
3. Ca2+ Formation de précurseurs de l apatite
4. OH- pH alcalin stimulation de la libération des molécules bio- actives intégrées
dans la dentine (comme agent chélateur (EDTA) ou acides)

Indications cliniques :

Coiffage pulpaire

5. Plâtre

Plâtres minéraux :

Dérivé du minerai calcaire naturel, le gypse : CaSO4.2H2O Impuretés : 10 à 15%

Plâtres synthétiques :

Même formule chimique de base que les plâtres naturels. Matière brute = dihydrate de
sulfate de calcium obtenu par la réaction des ions calcium avec les ions sulfate.
Degré de pureté élevé

54
5.1. Préparation - Réaction prise plâtres

1. Déshydratation Gypse ou Dihydrate de sulfate de calcium synthétique par traitement


thermique (125° 130°)

CaSO4.2H2O CaSO4.1/2 H20 + 3/2 H2O

2. Hydratation

CaSO4.1/2 H20 + 3/2 H2O CaSO4.2H2O + chaleur

Réaction prise plâtres

Importance de respecter les ratios plâtre / eau : la quantité dépend de la qualité du


plâtre, de la taille des particules

Temps de spatulation de ± 30 sec pour obtenir mélange homogène. Une spatulation


excessive réduit le temps de travail (3 à 5 min)

5.2. Types de plâtre

différenciant

Par le mode de déshydratation


La pureté du Gypse
Le rapport de mélange

Indications cliniques distinctes

55
Typ Nom courant Utilisation R compression
e (MPa) 1h
I Plâtre empreinte Snow-White® Montage modèles sur articulateur 40 ± 20
Empreinte 1aire
II Plâtre modèle Plâtre de Paris ± 90
étude Plâtre blanc empreintes 1aires en PAC
III Plâtre dur Labo Mise en moufle PAC ± 210
IV Plâtre extradur Silky-Rock® - naturel Modèles antagonistes et coulée ± 350
empreintes 2aires PAC
Tewerock® - synthèse Modèles travail en PAP
V Plâtre extradur / Labo Modèles PI (coulée alliages) ± 490
haute expansion

6. Autres ciments dentaires

La plupart des ciments sont fournis en deux composants :

En poudre & liquide,


En pâte A & pâte B
En capsules pour l'auto-mixage, à l'exception des ciments de résine

En général, la réaction entre les composants est une réaction acide- base, après quoi ils
acquièrent la résistance nécessaire pour être utilisés comme :

Base,
Protecteurs de la pulpe
Restauration permanente ou temporaire
Agent cimentaire.

56
7. Oxyde de Zinc Eugénol

(hydroxy 4-méthoxy 3-allyl 1-benzène)

Il est un sédatif pulpaire par la fonction phénol libre

éthacrylate de méthyle pas en contact avec


résines composites !

300°

Zn(OH)2 ZnO + H2O

Réaction de prise :

Réaction des groupements phénol avec oxyde de Zn

Réaction de chélation

57
COURS 8 : METAUX & ALLIAGES

1. Définition métal

Les métaux sont des matériaux dont les atomes sont unis par des liaisons métalliques.

Caractéristiques principales des métaux

Solides à structure cristalline (sauf Ga et Hg)


Brillant de surface non reproductible
Bruit métallique
Bon conducteur thermique et électrique
Forte résistance à la fissuration
Résistant et dense
Ductile et malléable

Résistance à la fatigue : Fracture Apres un mouvement élastique répété (< Limite de


résistance ultime)

2. Structure des métaux

Nucléation homogène
Nucléation hétérogène (impuretés)

3. Structure des alliages

Pas usage des métaux purs


Optimalisation de certaines propriétés (la « perfection » est
ptimisation des deux composés.)
Maintien des caractéristiques métalliques après mélange (fusion) avec des
composés métalliques ou non = ALLIAGES
o Fe + Carbone = acier (corrodable)
o Fe + Carbone + Chrome = acier inox
58
Phase : état de la matière qui diffère de la matière environnante.

Domaine du matériau dont les propriétés physiques et chimiques sont uniformes


o Ex : eau et glace (même chimie mais arrangements atomiques distincts)
ou un composé chimique (H2O,
SiO2...).
Un composant peut-être dans différentes phases (ex : eau & glaçon)
Deux composants une seule phase (ex : eau + alcool) miscibles
Deux composants 2 phases (ex : eau + huile) non miscibles

2 composants = alliage binaire


3 composants = alliage ternaire, ...

"Système alliage" : ensemble de toutes les compositions possibles (0 à 100 %)

4. Diagrammes de phases

Les diagrammes de phase sont des « cartes » des phases qui apparaissent lorsque
différents métaux sont mélangés entre eux.

Composition

Les courbes du diagramme de phases déterminent :

1. Les limites de domaine dans lesquels peuvent exister des phases,


2. La composition,
3. Les proportions de ces différentes phases.

Courbes de refroidissement

Fonte complète puis refroidissement spontané (sous pression constante)

59
Ce graphe caractérise le comportement de toutes les compositions possibles (de 0-100 à
100-0) de ce système alliage (de manière très théorique).

Point de fusion = point de passage de solide à liquide


Point de congélation

Le plateau isothermique est dû au fait que la cristallisation est une réaction exothermique
donc la chute de température du biomatériau est compensée par la chaleur dégagée par
la cristallisation

Si Alliage A et B :

B sous forme solide au

plus

A T1 premiers cristaux apparaissent et à T2 les derniers se forment.

iages à miscibilité totale

Alliages -Cu, Cu-Pd, Ag-Au, Ag-

Liquidus : début de la solidification / Solidus : solidification totale

Au-Cu : Quel que soit la composition, on aura toujours un peu près la même chose
alliage parfa .

60
changement de phase de manière homogène.

Une solution solide est une solubilité parfaite.

Alliage eutectique : Ag-Cu : Il existe un point invariant dont la température est inférieure
à la température de fusion des deux constituants. On a une parfaite solubilité à certaines
concentrations spécifiques qui confère un point de fusion propre à ce mélange comme si

Alliage à composants intermétalliques : Ag-Sn :

Alliage . pas de point limite de fusion, on


se retrouve avec des lignes de solidus et -Sn, et on
retrouve des phases gammes. On a différentes accumulations de phases, et si on une
concentrat

61
Diagramme de phase

est

Hétérogénéité

Propriétés plus désavantageux


Mauvaise répartition du métal le plus résistant entraîne une diminution de la R à
la corrosion plus fragile
Apparition de couples galvaniques

Homogénéité

Rétablissement des qualités de l'alliage (all. parfait : 50/50)

4.

Coulée : fonte du métal puis insertion dans moule préparé à partir d'un modèle en
cire
Travail à froid : travail à t° basses en fonction de la ductilité et malléabilité
Fraisage : usinage (CFAO) à partir de blocs préparés
Amalgamation : alliage + mercure

5. Alliages prothétiques dentaires

Les alliages seront classifiés sur base de leur composition ou de leur propriété physique :

Alliages précieux (minimum 60% de métal précieux),


Alliage semi précieux (proportions moindre de métal précieux)
Alliage non précieux
Alliages de Titane

62
Le fait de réaliser des alliages permet de trouver les propriétés idéales.

Les alliages précieux sont classés en 4 catégories (I, II, III, IV) selon la proportion en Or, et
!
Le meilleur alliage est celui qui possède les pr
focaliser que sur le coût des matériaux.

bonne qualité de travail.

Classification Exigences
High noble alloys Métaux nobles*

Noble alloys** Métaux nobles*

Base alloys Métaux nobles* < 25 %

Titanium & titanium alloys

5.1. Alliages précieux

Or (Au) : Platine (Pt) :


Résistance à la corrosion la T° de fusion
Ductilité Résistance à la corrosion
Densité Dureté

Rem : Or très résistant à la corrosion mais Similaire au Palladium


ne sont pas très résistants aux contraintes
mécaniques il faut donc trouver des
compromis.
Cuivre (Cu) : Argent (Ag) :
de la t° de fusion de la couleur rouge du Cu
Résistance mécanique et Dureté Ductilité
Résistance à la corrosion
Couleur rougeâtre

63
Type Composition (%)

Au Ag Cu Pt/Pd Zn

I 85 11 3 - 1

II 75 12 10 2 1

III 70 14 10 5 1

IV 65 13 15 6 1

Type Dureté Module Limite R. à la Allong. Fusion


Vickers élastique rupture moy °C
VHN GPa MPa MPa %

I 50 - 90 80 85 200 18-25 950-1100

II 90 - 120 80 160 345 12-24 920-980

III 120 - 160 85 195-290 365-445 12-20 900-1000

IV 150 - 230 95 360-585 480-790 10-15 870-950

5.2. Alliages semi-précieux

Ex type = Au (35 à 71 %) et Pd (23 à 50 %)

! À la résistance à la corrosion (ok si Au 42 % et Pd 9 %)


Peu de succès car teinte fort grise Pd
Si Au = 10 % aucun intérêt clinique

Ag / Pd Alliage Or type III

Dureté (VHN) 120-220 120-150

80-95 75-80

Limite élastique (MPa) 250 290

Allongement moyen (%) 3-25 12-20

Fusion (°C) 900-1100 900-1000

Densité (g/cm3) 11-12 15-16

64
5.3. Alliages non précieux

Utilisation :

Réalisation de châssis métallique de PAP pour leur plus grande rigidité


Réalisation de CCM et bridges pour des raisons économiques et techniques (forte
rigidité et stabilité à haute température)

Exigences :

Biocompatibilité et donc inertie chimique


Mise en forme par coulée avec une précision comparable à celle des alliages
précieux

Types :

Alliages à base de cobalt (35 à 65 % Co)


Alliages à base de nickel (70 à 80 % Ni)
- Cr 8% population)

Co/Cr Alliage Or type IV

Dureté (VHN) 420 120-220

220 95-100

Limite élastique (MPa) 700 360-585

R traction (MPa) 850 480-790

Allongement moyen (%) 2 10-15

Fusion (°C) 1500 <1000

Densité (g/cm3) 8 15

Rétraction de coulée (%) 2,3 1,4

Ni/Cr Alliage Or type III

Dureté (VHN) 300 120-150

220 75-80

Limite élastique (MPa) 230 290

R traction (MPa) 600 365-445

Allongement moyen (%) 30 12-20

Fusion (°C) 1350 <1000

Densité (g/cm3) 8 15-16

Rétraction de coulée (%) 2,0 1,4

65
Choix alliages prothétiques : application théorique à la PAP

Type Dureté Vickers Module Limite R. à la rupture Allong.moy


VHN élastique MPa %
GPa MPa

III 120 - 150 75 - 80 195 - 290 365 - 445 12 - 20

IV 150 - 220 95 - 100 360 - 585 480 - 790 10 - 15

5.4. Propriétés thermiques des alliages

est important pour les alliages destinés à la


technique céramo-métallique

La conductibilité thermique, si elle est élevée peut provoquer des sensibilités sur des
dents pulpées restaurées par un élément métallique lors des variations thermiques
importantes (boisson chaude / froide).

Une conductibilité thermique élevée est un avantage pour une prothèse amovible car elle
permet une stimulation thermique du palais

La température de coulée influence le choix du type de revêtement compensateur et de la


céramique

6. Le titane et ses alliages

ASTM « Committee on Materials for Surgical Implants » : reconnaissance de 6 matériaux


à base de titane :

Titane pur (+ oxygène 0,12 à 0,35 %) : 4 grades (I à IV)


Alliages : Ti6Al4V et Ti6Al4V extra low interstitial (ELI)

Deux formes cristallines (température de transition : 882°C)

Structure
Structure cubique (moins dense) : Ti

Passivation par oxydation superficielle : TiO 2

66
6.1. Avantages et indications du titane

Résistance élevée
Faible densité
Haute résistance à la corrosion
Haute biocompatibilité (car R à la corrosion +++)

Propriétés mécaniques

Propriétés chimiques

du matériau malgré le milieu agressif du corps humain (chlorure, oxygène, soufre,


bactéries...)

Propriétés biologiques

Biocompatibilité, ostéointégration, limitation des phénomènes inflammatoires et

6.2. Propriétés du titane et de ses alliages

Propriétés mécaniques

Matériau Module R traction Limite élastique Elongation Densité


GPa MPa MPa % g/cc
Ti pur gr I 102 240 170 24 4,5
Ti pur gr II 102 345 275 20 4,5
Ti pur gr III 102 450 380 18 4,5
Ti pur gr IV 104 550 483 15 4,5
Ti-6Al-4V ELI 113 860 795 10 4,4
Ti-6Al-4V 113 930 860 10 4,4

Co-Cr-Mo 240 700 450 8 8,5


Os cortical 18 140 / 1 0,7
Dentine 18 52 / 0 2,2
Email 84 10 / 0 3,0

67
Propriétés physiques

Amagnétique (IRM, scanner)


Faible conductivité thermique
Faible conductivité électrique

Propriétés chimiques

Résistance à la corrosion
Réactivité +++ du titane (! lors de la coulée)

Support d adhésion pour matériaux / tissus biologiques (ostéointégration)

6.3. Le titane en dentisterie

Implants
Prothèse
o Problématiques :
Choix de la céramique
Technique de préparation
Orthodontie (arcs en NiTi)

7. Amalgame dentaire

Ancienneté : > 150 ans !

Amalgame = alliage métallique + mercure (Hg)

Alliage conventionnel

Constituants % total

Argent (Ag) 67 - 74
Etain (Sn) 25 - 28
Cuivre (Cu) 0-6
Zinc (Zn) 0 -2

Ag : élément essentiel réagissant avec Hg


Sn ation - la plasticité
Cu : améliore la R et la dureté
Zn : utile lors de la préparation mais rôle controversé
68
7.1. Amalgame dentaire : réaction de prise

Réaction de prise : Alliage conventionnel

Réaction de prise en 3 étapes :

Imprégnation - amalgamation - cristallisation

1. Imprégnation

réaction chimique

Accélérée par la trituration


Influencée par la taille des particules :
Taille surface imprégnation plus rapide
Amalgame dentaire : réaction de prise

2. Amalgamation

= début de la réaction chimique entre Hg et alliage


Réaction en paliers se terminant par la cristallisation
structure cristalline composée de phases
Activée par la trituration

3. Cristallisation

Difficilemen
Débute environ 40 sec après le début de la trituration
Correspond au durcissement clinique
Amalgame dentaire : réaction de prise

69
7.2. Amalgame : Propriétés

Répartition globale des phases selon le % de Hg

% Hg 1 2

38 37,8 53,2 9
50 18,6 70 11,4
62 0,4 85 14,6

Disparition quasi complète de la phase Rapport constant = 1/6

Diminution des performances

Résistance à la traction

Phase R traction (MPa)

170
1 30
2 20
Amalgame 60

Fluage : déformation permanente, progressive et irréversible subie dans le temps sous


charge constante par mouvements de dislocation et glissements des grains constituant la
matrice

Conséquences du fluage :

Déformation permanente
Extrusion
Fracture du bord de la restauration
Hiatus périphérique
Comportement clinique défectueux

Phase 2 : grande aptitude à la déformation plastique favorise les glissements des grains
de 1

Résistance à la corrosion

Phase 2: phase la plus électronégative

Sn7Hg + Oxygène Oxydes + Hg

70
Phase 2

Résistance à la traction
Fluage
Résistance à la corrosion

Solution ? Alliage à haute teneur en cuivre

Alliage conventionnelle Alliage à haute teneur en cuivre

Constituants % total Constituants % total

Argent (Ag) 67 - 74 Argent (Ag) 45 - 70


Etain (Sn) 25 - 28 Etain (Sn) 12 - 30
Cuivre (Cu) 0-6 Cuivre (Cu) 15 - 30
Zinc (Zn) 0 -2 Zinc (Zn) 0-2

AgCu : alliage eutectique

Amalgame : alliage à haute teneur en Cu phase dispersée

Amalgame dentaire : réaction de prise : Alliage à haute teneur en Cu

71
Amalgame : alliage à haute teneur en Cu - High copper single composition

Amalgame dentaire : propriétés

Matériau Firme % Cu % Fluage R compr (MPa) R compr (MPa)


1h 24h
Amalcap-F Ivoclar 6 2.5 94 410

Dispersalloy J&J 12 0.25 226 440

Sybralloy Kerr 30 0.05 315 500

R à qlqs minutes : enlèvement de la matrice - sculpture


R à 15 minutes : ajuste
R à 1h : première mastication

Amalgame dentaire : propriétés

Matériau R traction (MPa) (0,5 mm/min)


15 min 7 jours
Faible teneur en Cu
Limaille
Caulk 20th Century 3.2 51
Sphérique
Caulk Spherical 4.7 55
Shofu Spherical 4.6 58
Haute teneur en Cu
Phase dispersée
Dispersalloy 3 43
HCSC
Sybralloy 8.5 49
Tytin 8.1 56

R traction min à 15 min = 2 MPa

72
8. Alliage Ni-Ti : Nitinol

Nitinol : alliage nickel-titane à 50 :50% en proportion atomique.

Orthodontie : 1er arc orthodontique en sous le nom de « Nitinol». (1970)

1ères limes endodontiques en NiTi fabriquées à partir de fils orthodontiques (1988)

8.1. Spécificités Nitinol

1. Super-élasticité : un objet présentant cette propriété est capable de recouvrer sa


forme « d'origine » après avoir subi une déformation atteignant 10 %*, une fois la
charge à l'origine de la déformation retirée.
2. Effet de mémoire de forme : un objet déformé plastiquement fabriqué dans un
alliage à mémoire de forme retrouve sa forme « d'origine » lorsqu'il est chauffé.

8.2. Phases du Nitinol

Propriétés spécifiques : changements cristallographiques réversibles & instantanés à

volume.

La transformation martensitique peut être induite :


Soit thermiquement
Soit mécaniquement.

:
Est caractérisée par un déplacement collectif et coopératif des atomes, inferieur a la
distance interatomique. (Chaque atome se déplace vers une nouvelle position grâce au
déplacement des atomes voisins.)

73
Déformation du réseau cristallographique :
Est homogène car tout le volume transformé (du fait des mouvements atomiques
coopératif) a été affecté selon un mécanisme de cisaillement.

Réversibilité du NiTi
Durant la transformation :

Pas de variation de la composition chimique


Pas de variation

donc réversibles

Transformation martensitique thermoélastique !

8.3. Transformation de phase thermique

Elle débute au refroidissement a une température appelée Ms


Elle est complète à la température Mf
Entre ces deux températures, il y a coexistence des deux phases.

A température croissante :
La transformation inverse débute à une température As
Devient complète à une température Af qui est plus élevée que Ms.

La différence entre ces deux températures hystérésis.


Une modification de la température dans un sens ou dans l'autre fait déplacer ces
interfaces vers la structure correspondante.

L'hystérésis est la propriété d'un système dont l'évolution ne suit pas le même chemin
selon qu'une cause extérieure augmente ou diminue.
74
8.4. Composition et changement phase

Rappel Loi de Hooke

Transformation de phase mécanique

Dans « stable » (T > Af), la transformation


martensitique peut être provoquée sous contrainte.

température supérieure a Ms.

Cependant, si la température est trop élevée, il y a compétition entre la transformation


martensitique et la déformation austénite, dans ce dernier cas, la
transformation martensitique ne se produit pas, le matériau suit un comportement
mécanique classique.

La superplasticité se manifeste par la récupération complète échantillon


lorsque la contrainte appliquée cesse.
est stockée de façon non dissipative et peut être récupérée complètement

La contrain déformation élastique austénite


Si la contrainte cesse, il y a réversion austénite jusqu'à une
déformation nulle puisque a la température austénite qui est
stable.

8.5. Applications cliniques spécificités Nitinol

Orthodontie
Endodontie

75
COURS 9 : POLYMERES ET COMPOSITES
Partie I :

1. Définition « polymère »

Un polymère est une macromolécule constituée d'une unité constitutive (un monomère)
qui se répète un grand nombre de fois.

Un polymère est une molécule de masse moléculaire élevée.

Un polymère peut être soit :


Organique qui présente une chimie basée sur le carbone.
Inorganique dont le squelette ne présente pas d'atome C.

Un polymère peut être :


Naturel (ex. : polysaccharides, ADN)
Synthétique, réalisé par polymérisation de monomères (poly-styrène, poly-
éthylène, poly- methyl méthacrylate)

2. Polyéthylène (PE)

Le polyéthylène (PE) est un polymère linéaire


qui se répète un nombre de fois N.

La masse moléculaire peut permettre de décrire ce polymère : qui est déterminée

Masse moléculaire PE, Mn(PE) = Mc2H4 * n


Mn (PE) = 200 000 - 500 000

Un autre nom donné au PE prenant une forme linéaire est « High


Density PolyEthylene » ou HDPE.
plastiques recyclables.

76
Le polyéthylène de type HDPE présente une structure moléculaire linéaire et les
chaînes peuvent « glisser » les unes par rapport aux autres.

Des liaisons intermoléculaires (liaisons faibles) peuvent se former au sein de ces chaines,
limitant le « glissement » des chaines, liant leur mouvement des unes aux autres.

Le HDPE est un matériau plastique résistant

Le polyéthylène, selon la méthode de fabrication (de polymérisation) peut présenter une


structure moléculaire différente :

La forme LDPE ou « Low Density PolyEthylene »


polymérisation radicalaire, sous haute pression. On forme alors des chaînes branchées.

Nous avons bien la même composition, mais une structure différente.


Conséquence : Un comportement mécanique différent et des propriétés de mise en
.

LA STRUCTURE INFLUENCE TRES LARGEMENT LES PROPRIETES DES POLYMERES.

77
3. Réaction de polymérisation radicalaire

Réaction de polymérisation radicalaire :


1. Une chaîne croit et présente son radical (point rouge) à une extrémité (1).
2.
un atome C du squelette, retenant un atome H pour compléter son équilibre
électronique (le CH3 en 2).
3. La polymérisation se poursuit depuis le radical sur le squelette (3) et (4)
4. On forme alors une chaîne « pendante ».
5. Le LDPE est ainsi formé.

LA STRUCTURE EST DEPENDANTE DES MECANISMES MIS EN JEU DURANT LA


POLYMERISATION.

:
Organisée le matériau présente un certain degré de cristallinité
Désorganisée le matériau est amorphe.

4.

Le
Diapositive : On observe
contrainte constante et à une température variable. On mesure le module en fonction
de la température.

78
On observe trois domaines :
Un domaine vitreux à basse température où le module est haut
Un domaine « caoutchoutique » avec un plateau sur une gamme de températures
plus élevées
Un domaine « fluide » -à-dire liquide.

La transition entre le domaine vitreux et caoutchoutique est associée à une « relaxation »


importante -à-dire une chute importante du module ure
appelée température de transition vitreuse (Tg).

La température de transition vitreuse (Tg) décrit avec précision la température où la

au-dessus de sa Tg, un polymère est « mou » :

Le domaine caoutchoutique correspond à la « résistance »


les interactions inter-

, au-dessus de
rompre les liaisons faibles. Une fois toutes ces liaisons rompues le matériau devient
un fluide.

79
Comportement du PMMA en fonction de la température et de la contrainte

PMMA
La Tg du PMMA : 46 °C (PMMA isotactique).

Graphique
: le PMMA présente un comportement de matériau rigide et fragile
(pas de déformation plastique).
A 50 °C et au-dessus : le PMMA présente un comportement de matériau ductile et
qui se déforme de manière très importante.

Explications :
En dessous de sa Tg : le PMMA (isotactique) est vitreux et ne peut se relaxer. Il
est donc rigide mais cassant (ne peut accumuler les défauts).
Au-dessus de sa Tg :
-à- ins en moins résistant et moins rigide. Le PMMA

:
De sa tendance à cristalliser (degré de cristallinité)
De sa nature thermoplastique/thermodurcissable.

Un élastomère est généralement un polymère thermodurcissable qui présente un large


domaine caoutchoutique et qui peut se déformer de manière importante de manière
réversible (> 100 %).

80
La cohésion du matériau se fait de deux manières :

Soit les chaines polymères présentent des liaisons faibles ou une gêne stérique
entre elles thermoplastique
o Les « thermoplastiques » peuvent retrouver une forme liquide si la
température est suffisamment élevée.
Soit les chaînes sont liées les unes aux autres via des liens covalents « pontage ».
On parle alors de « réticulation » thermodurcissable
o Un polymère thermodurcissable ne peut plus fondre.

X = pontage entre chaînes, « réticulation »

e:
Une prothèse en PMMA
Une empreinte en silicone sur un porte-empreinte.

Prothèse PAC en PMMA : les propriétés et caractéristiques attendues sont :


Bas prix
Bon aspect visuel (lustre, pigmentation dans la masse et différentes teintes à
travers le modèle)
Rigidité adéquate pour placement sur muqueuse
Biocompatibilité (tolérance)
Durabilité (dureté de surface adéquate et
Résistance à l'abrasion)
Tg > 37 oC (le matériau reste « dur » à 37 oC)
Résistance chimique (pH < 7)

81
Il est crucial que la prothèse présente une Tg bien supérieure à la température du

P : on utilise 3 types de matériaux


Les polysulfides
Les polyethers
Les silicones

: les propriétés et caractéristiques attendues


La capacité à reproduire
Conserver des détails anatomiques
Résister mécaniquement au retrait de la cavité orale une fois le matériau ayant
«pris ».

Différentes propriétés att :

5. Réaction de polymérisation

Une réaction de polymérisation procède suivant deux mécanismes :


Polymérisation chaîne Addition (radicalaire)
Polymérisation par étape Condensation.

Condensation : réaction mettant en jeu la rencontre de > = 2 molécules (monomères ou


polymères) et où une molécule de très faible masse molaire est émise - durant la «
condensation » des monomères.

82
5.1. Polymérisation radicalaire

La réaction se caractérise de 3 phases (ex : polyéthylène)

:
o est
liaison C=C (lien vinyl),
La propagation
o Passage du radical d'un monomère à un autre, formant ainsi une chaine
linéaire.
o Ex :
La terminaison
o Rencontre de deux radicaux pour former un lien covalent
o Ex : la terminaison se produit entre deux polymères de taille n + 2 et m + 2,
en termes de

Ces phases se réalisent en parallèle, mais l'intensité de chaque varie selon l'avancement
de la « consommation » en unité monomère.

83
Centres de croissance »

Monomères

Amorceurs

On
consommés », des polymères en formation et des
monomères libres.

Dans une polymérisation et dans le cas de monomères


présentant au moins deux groupes fonctionnels, il est
réticulation ».
On forme ainsi un réseau tri-dimensionnel.

Réticulation : polymérisation de plusieurs chaines


polymères entres elles. Monomères)

84
5.2. Polymérisation par condensation

Exemple : Réaction de condentation du « nylon »


Dans cette réaction, la polymérisation procède suivant la
réaction entre un groupe amine et un chlorure d'acyle
(R-COCl), dans un milieu acide.
La réaction par condensation :
Se réalise sans la présence de radicaux
Est plus facilement contrôlable, notamment lorsque
les réactifs sont non miscibles.

On peut induire la réaction de polymérisation à une


interface seulement ou dans un volume défini.
Ceci est beaucoup plus difficile à accomplir avec une
réaction radicalaire.

5.3. Facteurs Polymérisation

Facteurs qui peuvent influencer la polymérisation (surtout la polymérisation radicalaire)


La concentration
La température

5.3.1. Facteurs - Polymérisation : la concentration

amorceur.

C res faible :
La réaction de polymérisation peut être inefficace dû -terminaison des radicaux
-à-dire la probabilité que deux radicaux réagissent entre eux plutôt que participer à
la réaction de polymérisation est haute. De plus le réseau polymère formé pourrait être
moins dense et donc mécaniquement faible (bas module élastique, faible ténacité)
85
C :
se produit normalement, toutefois la concentration en centres de croissance
serait plus faible. Dans le cas où la diffusion des monomères libres est limitée tôt dans la
réaction à travers le volume du matériau, un « essoufflement » peut être observé. La
-à-dire que peu de groupes réactifs auront réagi

5.3.2. Facteurs - Polymérisation : la température


Rappel : des réactions chimiques peuvent être exothermiques (dégagent de la chaleur) ou
endothermiques (absorbent de la chaleur de leur environnement).

Exemple : La polymérisation radicalaire des polymères méthacrylates (composites) est


exothermique.

U
diffusion de monomères libres vers les centres de croissance, -à-dire que la
propagation est facilitée et la réaction de groupes réactifs (ex : les vinyls des

:
cette hausse de température intrinsèque à la réaction tire celle-
86
Un système à base de monomères méthacrylates placés sur une source froide suivra
une réaction largement incomplète

6. Polymérisation Vitrification

Température de transition vitreuse (Tg) : décrit la température à laquelle la phase


-à-dire occupe la conformation

-elle liée à la réaction de


polymérisation et en quoi est-ce que ce paramètre est pertinent dans une pratique dentaire
?
Images à gauche : la croissance de chaînes polymères occupe progressivement tout le

au moins un pont.
A travers le matériau on peut alors imaginer un seul objet, entre lequel des monomères

Ce moment est nommé « vitrification » et est désignée par une augmentation soudaine
de la Tg :
Le réseau devient cohérent à travers tout le volume, la température nécessaire
pour relaxer ce réseau augmente soudainement. Cela veut aussi dire que

relation entre la Tg et la masse


présente bien une inflexion très soud
87
Partie II :

1. Description des polymères (méth)acrylates


2. Description des polymères silicone, polysulfure et polyéther
3. Description des alginates hydrocolloïdes »)
4. Description des composites (méth)acrylates
5. Description des composites « cires »

1. Les polymères (méth)acrylates

Les polymères (méth)acrylates ont pour unité constitutive soit :


acrylique ou méthacrylique
méthyl méthacrylate

Tous ces polymères sont thermoplastiques (non réticulés).

Le polymère PMMA est :


Assez rigide (module en flexion = 2.9 GPa)
Très translucide
Très lisse et brillant (gloss +++)
Amorphe

1.1. La « réaction de prise »

La polymérisation des polymères acrylates et méthacrylates procède en chaîne.

stent pour les matériaux (méth)acrylates dentaires :


Une prise « auto », aussi appelée « chimique »
Une prise « photo » pour « photo-polymérisation »

88
1.1.1. Photo-polymérisation.

Les matériaux polymères photo-polymérisables sont utilisés dans les cas où


utiliser un -à-dire « durcir
la demande.
Exemple : pour « coller » un autre matériau (fil orthodontique métallique, facette en
composite .

La polymérisation procède donc par photo-polymérisation. La réaction commence par


photo-amorceur ».

Photo-amorceur : molécule (ou couple de molécules) qui permet de générer un ou

89
« camphorquinone » (CQ) : photo-amorceur qui peut agner -
amorceur » ou « accélérateur de prise ».

Les monomères traditionnels sont des diméthacrylates. Il peut y avoir réticulation

On utilise deux monomères car leurs propriétés sont différentes et se complètent :


BisGMA : Bisphenol A glycidyl dimethacrylate
TegDMA : triethyleneglycol dimethacrylate.

Au fil et à mesure que la réaction de polymérisation se poursuit, en présence de


monomères bifonctionnels, un réseau tridimensionnel se forme.
Le réseau réticulé présente une densité importante.
La terminaison est alors majoritaire devant :
Les photo-amorceurs en grande partie consommés
Les mécanismes de propagation limitation de la diffusion, très peu de
monomères libres restants
90
Terminaison : lors que :
Les radicaux présents sont piégés (« terminaison mono-moléculaire »)
Ou par recombinaison (« terminaison bimoléculaire).

1.2. Degré de conversion en fonction du temps

Degré de conversion : fraction de groupes réactifs ayant réagi.

Dans un polymère constitué de monomères (di)méthacrylates, la réaction ne procède


pas de manière linéaire.

temps :
1. Un phénomène -accélération « effet Trommsdorff » dans les instants
initiaux
2. « Vitrification » : est inflexion de la
courbe une fois que tous les centres de croissance se sont rejoints pour former un
seul objet à travers tout le volume du matériau.
3. Une asymptote vers un degré de conversion maximal (DCmax) qui est quasi
toujours inférieur à 100 %.
Pourquoi ? Une partie des radicaux sont piégés et ne peuvent réagir.

de croissance, les radicaux propagateurs se voient rapidement


piégés (après seulement 1-5 % de conversion) et la terminaison par
recombinaison est limitée (la diffusion des chaines en croissance est
limitée).
A ce stade de la réaction globale, il reste encore beaucoup de
monomères libres
La propagation est privilégiée via de ces
unités au bout des chaînes en croissance.

91
La vitrification peut donc être vue comme le phénomène à repousser le plus tard
possible.
Il est
microgels » (pelotes)
et la limitation soudaine de diffusion des monomères libres restants.

1.3. Résumé

Photoamorceurs
T -amorceurs sont consommés
pour donner des radicaux propagateurs.
fficacité du photo-amorceur à absorber la lumière et à générer un
radical, la concentration décroit plus ou moins rapidement
Leur concentration décroit plus rapidement que la génération de polymère, pour
atteindre une concentration proche de 0 en fin de réaction.
Monomères

est lancée.
Leur concentration décroit rapidement pour se stabiliser une fois la vitrification
atteinte. Leur concentration finale est toujours supérieure à 0.
Polymères
Les chaînes polymères formées au cours de la réaction globale voient leur longueur
augmenter.
La concentration augmente à partir du début de .
Le profil fait miroir à la concentration en monomère libre.

92
2. Les polymères silicone

Les silicones sont utilisés pour des applications où une déformation importante
souhaitée.
Monomères :

Deux voies existent pour la polymérisation des silicones (Si-O-Si-


Une réaction par addition
Une réaction par condensation.
Dans les deux
(platine, zinc, étain, etc.).
transition.
2.2. Polymérisation par addition

La réaction de polymérisation (addition) est une « hydrosilylation » :


Un catalyseur attaque le vinyl (CH=CH2) et la fonction hydrogénolsilane (Si-H).

double liaison et lier le -Si au C terminal du polymethylsiloxane.


Il n
(Il y avait production de gaz hydrogène lors de la polymérisation des premiers silicones)
93
2.3. Polymérisation par condensation

Réaction par condensation


1. Hydrolyse des fonctions éthoxy sur le « crosslinker » (agent réticulant).
2. Une fois partiellement ou complètement hydrolysée, le crosslinker réagit avec une
des terminaisons du poly(methylsiloxane)
o Cette réaction génère

Réaction du matériau
La réaction génère plusieurs produits qui vont diffuser du matériau vers son
environnement.

Ce matériau se contracte du fait de la réticulation et évaporation de produits


volatils (eau, éthanol).

Les silicones sont des matériaux aussi appelés « élastomères » du fait de leur capacité
à se déformer élastiquement.
Ce sont des matériaux réticulés et donc thermodurcissables, bien que conservant une
grande flexibilité.
94
2.4. Propriétés des polymères de silicone
Très haute déformation élastique
Hydrophobes
Prise moyenne (2-5 minutes)
Stabilité dimensionnelle (contraction limitée)
Tolérés par les tissus oraux
Résistance au déchirement
Variation aisée de la viscosité initiale

2.5. Applications
Empreinte pour châssis PAR (Prothèse Amovible Partielle )
Empreinte secondaire PAC

3. Les polymères polyéthers

Les polymères polyéthers et polysulfures constituent deux autres types de polymères


utilisés pour leur faible rigidité (ils sont flexibles) dans le domaine prothétique.
Monomère Amorceur

Les monomères présentent des terminaisons fonctionnelles


o des groupes éthylène imine (R-NCH2CH2).
o ième électron de valence
Un amorceur présente un groupe fortement électronégatif
o présente un acide sulfonique.

3.1. Réaction de polymérisation

95
1. Des polyéthers
imine.
2. La cha
liaison C-N et ouvrir le cycle qui porte alors la charge +.
3. taquer un autre groupe imine
4. La réaction procède ainsi de suite pour former la structure présentée au bas de la
diapositive (encadrée en noir).

3.2. Propriétés des polyéthers


Déformation élastique moyenne
Joint périphérique en PAC
Hydrophiles
Prise rapide (2 minutes)
Haute stabilité dimensionnelle (contraction limitée et stable)
Tolérés par les tissus oraux
Empreinte secondaire en PAC
Variation aisée de la viscosité initiale

avant stockage !

3.3. Application
Empreinte secondaire en PAC
Joint périphérique en PAC

4. Les polymères polysulfures

Les polysulfures sont des polymères contenant des fonctions SH.


La réaction de prise de ces terminaux
et pendants.
On obtient là aussi des polymères réticulés dû à la fonctionnalité >= 2 des monomères.

Réaction de polymérisation

96
5. Les polymères alginates (hydro colloïdes)

Un matériau « alginate » avant sa prise est constitué :

agent réticulant (ex : sulfate de calcium)

L acide mannuronique et d acide guluronique peut varier au


sein de :
Un alginate riche en acide guluronnique sera plus rigide et fragile (car plus de

Le groupe réactif :
50-80 % du matériau est constitué de « charges » visant à renforcer mécaniquement
(Silice, des pigments, etc.)

5.1. te :
1. Survient
alginique et de sulfate de calcium (et de charges).
2. La solubilisa est conjointe avec la solubilisation du
sulfate de calcium, libérant des ions calcium divalents.
3. La réaction entre deux groupes carboxyliques et un ion calcium mène à la
réticulation
4.

5.2. Propriétés des polymères alginates


Prise moyenne à lente (> 2-3 minutes)
Hydrophiles
Faible stabilité dimensionnelle (c'est un gel!) Pas de stockage (utiliser endéans
30 mins)
Précision dimensionnelle la plus faible (comparée à un silicone ou polyéther)
Sensible à la formulation (bien doser l'eau ajoutée)
97
5.3. Applications
Empreinte primaire en PAC
Empreinte primaire en PAP

6. Résumé : polymères pour la prothèse

7. Formats commerciaux des polymères

Les polymères commerciaux se retrouvent en une ou plusieurs phases séparées suivant


la réaction de polymérisation. Généralement, les systèmes sont composés de deux phases
où le

Les (méth)acrylates se présentent sous de nombreuses formes, selon que la prise soit
« photo » ou « auto ».
Les résines acryliques utilisées en prothèse, les matériaux se présentent sous la forme
de poudre et vant à pigmenter les matériaux
dans la masse
Les PVS, polyéthers et polysulfures se présentent typiquement sous la forme de deux
tubes, injectables ou non.
Les alginates
sous forme de poudre (sacs de kg) au sein de laquelle tous les composants sont déjà
assemblés.

8. Les composites en dentisterie

La quasi-totalité des matériaux utilisés en dentisterie sont des composites.


En quoi les matériaux dentaires et plus particulièrement les polymères sont-ils des
composites ?
Principalement parce que des agents de charges sont introduits dans les polymères
leur viscosité et améliorer leurs propriétés mécaniques.
98
Partie III

1. Composites en dentisterie
Note : les composites rigides proposent un module élastique > 1 GPa

Une dent présente un gradient de proprié


Un matériau visa important de tissus doit donc être
compatible avec une gamme de propriétés et non une valeur fixe.
Des matériaux composites sont particulièrement appropriés pour cela.
Le deuxième avantage des composites est le changement important des propriétés
suite à leur « prise ».

Image : (méth)acrylate :
des composites : on retrouve toujours des particules solides (phase
).

2. Composites Composition générale

99
Image : exemple de composite « fluide » : Ce composite peut être injecté dans une cavité,
ce q ité. Pourtant ce matériau peut -
70 vol% de particules (« fillers » en anglais).

est de 74 vol%.
Si on se place proche mais en dessous de ce seuil et que les interactions faibles inter-
particules sont réduites, on peut disperser une fraction importante de ces particules au
sein de la résine.

Varier le contenu de particules permet de modifier de manière très importante la


viscosité des composites.

A sion des particules), il y a « percolation


-à-dire que chaque particule est en contact avec au moins une
autre.
Conséquence : Il y a une transmission des contraintes.

Graphique : viscosité Vs fraction en charges

La viscosité e non linéaire avec le contenu


en particules. Comme le graphique être approximée comme
exponentielle.
Les matériaux « fluides » :
Possèdent très souvent un faible contenu en charges.
Ont de faibles propriétés mécaniques.
La phase « filler » vise principalement à :
Renforcer mécaniquement le composite
Contrôler

100
3. Composites
Graphique : module élastique en flexion en fonction de la conversion

Un composite stable et durable utilisera probablement des monomères di-


(méth)acrylates. Il y a typiquement réticulation entre les chaines de polymères.

Graphique : Pour 30 % de conversion, le module a déjà augmenté et est proche de 0.5 GPa.
Dès 30-40 % de conversion (dans cet
matériau :

Etat Macroscopique Etat Microscopique


Structure du réseau polymère et état
.
L ssion que le L
matériau est « dur », que la prise est La vitrification doit encore survenir et on
complète. peut observer que le module va augmenter
En effet, la rigidité est déjà suffisamment de manière très importante
haute pour que le matériau présente une
résistance aux instruments métalliques
(ex : sonde).

L !

101
Les « charges » ne constituent pas une phase distincte sans relation avec la phase
résineuse :
Les particules dans les composites (méth)acrylates sont « fonctionnalisées » en
surface de manière à présenter des groupements (méth)acrylates capables de
réagir avec la phase résineuse lors de la polymérisation
Les particules présentes au sein des « ionomères de verre » sont « réactives » et
libèrent des ions (Ca2+, Al3+, Na+) qui induisent la réticulation de la phase résineuse.

4. Composites (méth)acrylates

Ces matériaux contiennent une phase résineuse (« résine ») au sein de laquelle sont
dispersés des charges et des pigments.
Ces charges sont des particules de verre ou de céramique
Les pigments sont des oxydes métalliques.

le de
monomères.

102
Le BisGMA est la molécule initialement utilisée.
La viscosité du monomère BisGMA étant très haute, on adjoint au BisGMA du TegDMA
pour obtenir un mélange manipulable.
Le ratio des deux molécules BisGMA/TegDMA varie généralement entre 50/50 à 70/30
mass%.

La molécule HEMA (hydroxyethyl méthacrylate) : est très hydrophile et est


principalement retrouvée dans les composites placés en contact direct avec la dentine.
(Primer )

4.1. « Ormocers »

La phase résineuse de ces matériaux est constituée de macromolécules, des


polycondensats (polymères) de silanes tels UDMS.

Ces macromolécules ntroduites en remplacement des


monomères conventionnels.

Les charges des ormocers restent identiques aux matériaux habituels.

ATTENTION : les résines composites Ormocers ne contiennent pas et ne sont pas


des céramiques.

ATTENTION : la chimie de ces macromolécules reste principalement méthacrylate

103
4.2. Amorceurs

Un amorceur est introduit au sein de la résine afin de permettre la polymérisation.


Prenons le cas particulier de la photo- polymérisation.

Le graphique Absorbance des photo-amorceurs typiques du monde dentaires, en fonction

La lumière nécessaire pour initier la réaction est donc bleue.


Cette molécule donne une teinte jaunâtre aux composites.
La Lucirin-
La lumière nécessaire pour initier la réaction est donc violette voire invisible à

Vers 400 nm, la Lucirin-TPO absorbe autant que 10x plus de Camphorquinone à 470 nm.

domaines

5. Ionomère de verre

Les ionomères de verre sont des matériaux composites de composition proche aux
composites méthacrylates.
104
La différence réside principalement dans le mécanisme de « prise ».
La prise des ionomère de verre réside dans la réaction entre :
Des verres (charges) présentant un caractère basique
Des polymères linéaires (résine) aux groupements acides

que, dont les nombreux


groupes carboxyliques peuvent céder des protons qui vont attaquer les sites basiques des
particules de verre.
La nature basique du verre utilisé pour les charges vient de la conformation en
tétraèdre que prend 3+

tétra donnant un caractère basique. (Brönsted).

n plusieurs phases, contrôlées par la


depuis les charges vers la phase résineuse :
1. D

2. Une fois les ions solubilisés, la chélation des ions par les groupes carboxyliques

3. On forme un réseau polymère réticulé, stable et insoluble.

Cinétique de prise

La diffusion des ions calcium est privilégiée au début de la réaction.


Après 30 minutes : on observe un pic dans la solubilisation des ions aluminium et ceux-ci
viennent progressivement remplacer les ions calcium dans la réaction acide-base.
Après quelques heures : les ions sodium et fluor sont progressivement libérés, vers
tériau, du fait de leur faible solubilité au sein du verre.
La réaction est progressive
IOV : La réaction est progressive, elle peut durer entre quelques heures à plusieurs mois
pour arriver à un équilibre, selon la composition.
105
6. Composites Charges

Les charges sont les constituants apportant une résistance mécanique accrue au
composite.

Ces charges sont des particules micrométriques constitués :


De verre ou céramique radio-opaque
Des particules nanométriques (< 100 nm)

Les particules plus larges :


Jouent un rôle de renfort mécanique important (« percolation »)
o En augmentant la rigidité globale (le module élastique des charges :70 GPa),
o En augmentant sa dureté et sa résistance
Rendent le composite opaque aux rayons X.

Les nanoparticules servent :


À améliorer la qualité du polissage (minimise la rugosité de surface lors du
polissage.)
Renforcer mécaniquement la phase résineuse en augmentant sa rigidité

106
7. Composites Polissage

Distributions : Fraction de particules observées pour une taille donnée.

Les distributions sont très différentes :

Le matériau labellé en orange présente deux pics (à 2 et 10 µm) contrairement à un pic


à 1-2 µm pour celui indiqué en bleu.

Le matériau composite en orange aura probablement :


Une
bimodale.
La taille des particules plus élevée.
La surface pourrait être plus rugueuse que le matériau en bleu.

Les outils de polissage sont des objets métalliques à la surface desquels sont présents des
particules dures (alumine ou diamant).

Fraiser un matériau im de la matière. Puisque nous sommes en


sse des porosités à la
surface.

Le passage de fraises à la granulométrie décroissante, permet progressivement de


réduire cette porosité, -à-dire la rugosité.

t dépendre de
fraises de taille adéquates et adaptées à la taille des charges au sein du
composite.

107
8. Composites Radiopacité

La radiopacité des matériaux dentaires, ceux utilisés pour la restauration de tissus durs
est diagnostic efficace.
-à-dire à la masse atomique élevée permet
surer ce rôle.
Les verres utilisés dans les charges contiennent donc des oxydes de zirconium (91), de
lanthane (58), de strontium (38), etc.

9. Composites Teintes

Dans le cad dentiste doit reproduire une teinte naturelle.


Celles-

La teinte des composites est donnée par les pigments introduits en quantités très
faibles (0,01-0,1 mass%).

Le praticien peut guider son choix vers la teinte appropriée en utilisant un teintier (ex
teintier VITA). Parmi ces teintes, plusieurs valeurs de translucidité peuvent être
retrouvées.

La teinte est procurée par des pigments au sein des composites.


Ces pigments sont des oxydes métalliques (ex : oxydes de fer).

orption des pigments change en fonction de la couleur de ces pigments.


à une absorption de la lumière plus importante.
Il y a donc compétition potentielle pour les teintes avec le système de photo-amorçage
dans les composites

108
Partie IV

PHOTO-POLYMERISATION

1. Photo-polymérisation : Introduction

Photo-polymérisation : polymérisation typiquement induite par l


forme de lumière.

-polymérisation, il existe deux variables contrôlables :


Le temps durant lequel une lampe est allumée « temps » (s)
La puissance délivrée sur une surface donnée « Irradiance » (mW/cm2)

Graphique : conversion des groupes fonctionnels en fonction du temps

Les barres rouges verticales indiquent les « OFF » de la lampe suivant les cycles de
polymérisation.
Un même matériau est photo-polymérisé de plusieurs manières : le temps et
ent.
Le produit temps -à-
dans les différents cycles de polymérisation.

Notons que :
1. Les profils sont bien distincts
courbes
3. La conversion finale (après 60 secondes) est la plus haute pour le cycle le plus long (45

109
2. Technologies de photo-polymérisation

Lampes « halogène »
Fin du XXème siècle et début XXIème
Au spectre -500 nm)
La
La puissance délivrée pouvait être faible (< 10 mW/cm2).

de la camphorquinone.

Les lampes « LED »


Début XXIème siècle
Elles sont portables, légères et durables.
Le
Cible les maximums -amorceurs :
o 470 nm pour la camphorquinone
o différents oxydes de phosphine
La puissance des modèles LED contemporains dépasse largement les 100
mW/cm2 ; des valeurs typiques sont de 1000-1500 mW/cm2.

110
3. Efficacité du système photo-amorceur

La ntre de
croissance, elle-même dépendant de :
Efficacité du système photo-amorceur à générer des radicaux
Puissance fournie au système (irradiance donc)

Rendement quantique : ratio de radicaux généré par photon absorbé

Si
faible (7 %).
-à-dire que sur 100 photons émis par unité de temps, seuls 7 mènent à la création

polymérisation et doivent encore rencontrer un groupe fonctionnel avant de réellement


contribuer à la conversion.

C :
La réaction est plus lente mais plus efficace en comparaison avec le reste des cycles, par
de CQ (pour
ce matériau précis).

S temps pour arriver au palier,


-à-dire activer le plus possible de molécules CQ pour générer des radicaux.

La valeur finale de conversion est faible (environ 60%) car la vitrification arrive dès 30
% de conversion, limitant la mobilité des radiaux.

111
4. -polymérisation

Graphique
Matériau composite basé sur CQ

Palier

Le graphique présente les valeurs de résistance mécanique (« flexural strength »)


mesurées
La résistance mécanique

En dessous de 6 secondes et 300 mW/cm2 : Le matériau composite photo-polymérisé


(Tetric Ceram) reste mou (0 en termes de résistance mécanique).

palier .

Les variations en termes de résistance mécanique sont plus importantes avec

Ceci est mis en avant par les 3 décades couvertes pour le temps.
Pour mum de 100
MPa pour des temps inférieurs à 20-30 secondes.

Le facteur temps prédomine dans la prise des polymères dentaires. Ceci est lié :
Aux limitations de diffusion au cours des réactions de polymérisation
À

CCL :
durée adaptée au matériau sélectionné.

112
5. Photo-polymérisation : Limitation dispersion

Graphique : variations de la puissance depuis la source en fonction de la distance

On remarque que sur tous les dispositifs commerciaux indiqués par différentes couleurs,

Ceci est dû à la faible collimation des lampes (faisceau aux rayons divergents)

1. Photo-polymérisation : Limitation absorption

Autre limitation lors de la photo-polymérisation : facteur « épaisseur » de matériau.

une dent, ce matériau est appliqué par couches, chaque épaisseur mesurant plus de 1 mm.

La lumière est absorbée par les pigments et photo-amorceurs. Les couches du dessous
absorbent la quasi-totalité de la lumière.
Il faut que les couches supérieures polymérisent (conversion atteint un palier) avant

efficace.
ne lampe avec la profondeur. A 2

initiale.
On -polymérisable à 2-3 mm, en
fonction de la teinte.

113
Voici une illustration des recommandations de photo-
un matériau composite. (Limitations en termes
référence au temps.)

ADHESION EN DENTISTERIE

1. Adhésion en dentisterie Interface

Une interface : frontière entre deux matériaux, ici un matériau synthétique et la dent.
Cette interface doit permettre de fixer les deux matériaux ensemble, malgré leurs
propriétés différentes.

trois mécanismes :
Mécanique
Chimique
Juxtaposition de domaines à tendance hydrophile/hydrophobe.

ace

114
2. Adhésion en dentisterie Spécificités des tissus durs dentaires

Les deux tissus, « émail » et « dentine » sont des tissus durs, minéralisés. Ils diffèrent par
leur structure et leur composition.

La dentine est un tissu :


Hydraté
Poreux (présence de tubulis)
Contenant une fraction importante de collagène.

est un tissu :
Dense
Très peu hydraté
Contenant

Image à gauche :
normalement, se présente comme un enchevêtrement de fibres.
Schéma à droite : Agencement des cristaux micrométriques
Le collagène et HA sont intimement liés.
La dentine peut donc être vue comme un matériau composite

Le collagène est un matériau fibreux, organique qui interpénètre la phase minérale au sein
de la dentine.

HA peut donc être considéré comme un seul et même matériau.

115
3. Adhésion en dentisterie - « Collage »

3.1. Système adhésif « Mordançage-rinçage » ou « trois étapes »

C
la dentine
Stratégie de collage la plus répandue

116
A. Préparer le tissu minéralisé

Les tissus minéralisés sont attaqués en utilisant un acide fort (acide phosphorique, pKa
(1) 2,148), laissé en contact avec les tissus pour une durée fixe et contrôlée.

ôle de

profondeur qui dépend du temps de contact.


o a surface.

o Typiquement 30s .

Email Dentine
Rugosité Collagène
augmente exposé

profonde et donc une exposition trop importante du collagène.

doit bien être rincé !


Les lusieurs secondes.

B. Adapter la chimie

substrat pour accommoder les matériaux méthacrylates qui sont à tendance hydrophobe.

contient notamment le monomère méthacrylate HEMA (très hydrophile).


Ce primaire appliqué uniquement sur la dentine,
o Vient pénétrer la zone déminéralisée mais aussi au sein des tubulis
dentinaires.
On obtient un m
dite « hybride ».

117
(H) application du primaire et formation de « brides intra-tubulaires ».

Interaction du primaire avec le tissu dentine suite à la déminéralisation :


Le collagène exposé et encore hydraté agit comme un tapis de fibres à la surface
de la dentine.
Le primaire pénètre ce collagène du fait de sa haute hydrophobicité
o Regonfle
o Pénètre aussi au sein des tubulis dentinaires sur une certaine distance.
Ce système sera ensuite photo-polymérisé.

C. Placement matériau interface

On applique un même matériau nommé « adhésif » (bonding) sur toute la surface exposée,
(après mordançage).

Le rôle de ce matériau est :


De présenter une chimie compatible avec le composite à place
Pénétrer -mécanique)
Épouser

On remarque la différen
Sur se retrouve au-dessus du primaire
S
o Formation de « brides amélaires (image à droite)
-

118
Résumé :

-rinçage » demande une attention et


un respect particulier des temps de mordançage et rinçage au risque de sur-
déminéraliser et dénaturer le collagène. Une telle erreur empêche un collage effectif.

3.2. Système adhésif « auto-mordançant »

La différence principale réside dans le mordançage « doux


rinçage initial :
On applique un primaire acide (pH > 2) qui va à la fois préparer le tissu et adapter la
chimie.
multifonctionnels. (Monomères
)
Ce sont des monomères présentant un groupe acide plus ou moins fort
(carboxylique, phosphorique, etc.) et au moins un groupe polymérisable
(méthacrylate).
Ces monomères doivent être suffisamment hydrophiles pour pouvoir être
dispersés dans une solution aqueuse à hauteur de plusieurs %.
119
MDP : monomère le plus performant présentant :
Un groupe méthacrylate
Un groupe acide phosphorique.

A. Préparer le tissus minéralisé/ Adapter la chimie

La dentine après fraisage présente à sa surface des débris (particules de tissus), de

La stratégie auto-mordançant vise à appliquer le primaire avec monomère acide,


capable de déminéraliser en surface la dentine et de réagir avec le calcium présent
au sein de
On forme une adhésion chimique via la réaction entre les groupes acide
phosphorique et les ions Ca2+.
Dans ce cas, la boue dentinaire (mélange présent en surface et obstruant les tubulis
dentinaires) est conservée.
Elle est à la fois dégradée et utilisée pour former la couche hybride.
Le primaire auto-mordançant, du fait de la présence de boue dentinaire, ne pénètre
peu ou pas dans les tubulis.

Il a été prouvé que des liaisons de type ionique se forment entre les le monomère acide
, permettant une
adhésion chimique durable (années).

1. L du monomère MDP solubilise des ions Ca2+ et le monomère adsorbe sur


la surface en cours de déminéralisation.
2. Puis, passé 5 minutes un équilibre se forme et les sels calciques à faible solubilité

nano-couches.

120
Dans les deux images, la dentine a été retirée pour faciliter le visionnage de la structure du primaire après polymérisation

Structure de la couche hybride : Différences entre le mordançage fort et le mordançage


réalisé par un primaire auto-mordançant.

Primaire standard : Présence de brides intra-tubulaires du fait du retrait de la boue


dentinaire et

Primaire auto-mordançant :
pénétrée.

4. Porter attention aux guidelines : une critique des termes employés


Il description universelle pour les

de se référer à la couleur des pots et contenants.

U -mordançant avec primaire et adhésif séparés bénéficie de


-
mordançant. La raison ?
Une meilleure -à-dire une plus
g terme du probablement à une meilleure
rétention micromécanique.
en termes de

Se maintenir à niveau est crucial, différentes technologies sortantes régulièrement,


changement le paradigme des procédures de soin.

121
5. Stress de polymérisation

La contrainte « stress » de polymérisation résultant de la contraction


résineuse peut mener à la formation
matériau de restauration.

Hiatus : espace entre les tissus dentaires et le matériau de restauration.

Dans le cas des matériaux collés à un substrat, la contraction est limitée, contrainte.
Cela génère une force sur les parois, qui augmente au fur et à mesure que la
conversion augmente.
Dans tous les cas de photo-polymérisation, une contraction implique la formation

Ces « hiatus » sont larges de 5 µm et ne peuvent être évités.


Il a été montré que ces hiatus pas la longévité, notamment des
composites méthacrylates.

Nous devons retenir que d dispositifs d adhésion existent, notamment pour coller
une céramique ou encore un métal, sur la dent ou sur un autre matériau.
122

Vous aimerez peut-être aussi