Biomatériaux en dentisterie moderne
Biomatériaux en dentisterie moderne
Nous sommes désormais capables de réaliser des soins plus conservateurs, limitant le
On peut définir la de
fondamentale (odontologie).
Les principaux changements avec la dentisterie moderne en comparaison avec les soins
oraux réalisés les siècles précédents sont : Latgrande deladentmoderneau
deloidesmatériausucestquauzoreson
soins conservateurcimiterecours
fait
extractionaugmentelaeongévité
La conservation de la vitalité (de la pulpe dentaire)des
dents
impactées
Capacitéàmaintenir
lesdents
La c enplace lgtetancune
avecuneproprioception
vitalité
Améliorationdelaqualité
des
esthétique soins
Exemple : le
est typiq
5. Réduction tissulaire
historiquement methoderécente
une
nécessite
compréhension
approcheprincipale destissus
NB : Il existe des techniques de réduction thermiques (ablation thermique) en chirurgie, mais
qui ne sont pas ou peu présentes en dentisterie.
2
m motion
observe
ona
Laréductionmécousionremetactionchaleurquiestémiseetdissipée
laforceverticaleetaxiale
d'enlever
l'impression
microaction
copeaux
outiltranchant
lorsduportent
cette detranchéerésultede
action échelle
mais restélenicest d
pommieretqui abrasif l'application
letissu
ÎÎ
vient
donc avecuneforcedonnéelamatièreetvadonclaséparer
Énojiépatégüiégggaççassien
déplacer
qui
duraussidurouque
outil
avec
traité
va
unevitesse
assez importante
déplacerlamatière la
via
trancher l'application
5.1. Réduction mécanique
Technique
actiond'unefraise avec
diamand
particule
sensiblementla in action
Tout fraisage, polissage est une réduction mécanique. est roule que
d'unefraise
justeestAprécise
La réduction de tissus par voie mécanique procède suivant le même mécanisme :
Abrasion :
est purement
mécanique et résulte de la f
séparer.
Macroscopiquement cela
» de matière.
n Il
existe une différence macroscopique Pas de « copeaux » mais une « poudre » constituée
D
fraction minérale des tissus durs (hydroxyapatite) et un composé en solution.
Chelation
danscecas
ucan
Un agent chélatant : composé capable de se lier à des ions métalliques, en formant
une sorte de structure cycl
6. Augmentation tissulaire
Physique Chimique
Matériaux non résorbables Précipitation via solution saturée
Matériaux résorbables
Dans tous les cas, on utilisera une technique de soin visant à apporter de la matière pour
rétablir ou ajouter une fonction.
volumeimportantest
6.1. Augmentation mécanique Substitutquand
perduonplaceunmatériau
qui va diminuerenvolume
Lecorpsaprèslaposedecematériau
éponge coagulationet la
ÉôÉÎÊÊÊ vaépousorétroitementeesuestrat
Matériaux résorbables dealaginé résorbable etvaleconsommereteeremplacer
matériau
estéioactit avecuntissu structuré
On les utilise si
initiale. Matériau bioactif
Ces matériaux peuvent être produits à partir de tissus bovins et porcins. (Ex :
substitut os/collagène)
Les matériaux sont bioactifs dans le sens où ils induisent une réponse du corps.
(Hémostase, ostéoinduction).
Directe Indirecte
Placement du matériau se fait sein d une Le matériau est préparé et conçu hors
même séance, suivant une technique de cavité puis est placé une fois adapté aux
réduction contraintes identifiées (esthétique,
fonctionnelle, mécanique).
solutionla habillela moderne car
onviseàforcer la d'ions
précipitation
saturée
6.2. Augmentation chimique / Précipitation quiest
depuisunesolution
Il existe des matériaux sont aussi utilisés comme « aide » au soin, utilisés de manière
transitoire en cavité orale. La dernière solution visant à augmenter les tissus est de forcer
en ions calcium et
phosphate, voire de fluor) = augmentation chimique.
s de
érosion
émail
i en
microns
moindre
(contrôle) ou un traitement avec des solutions po
Mediane
rapportaugroupe
commerciales favorisant la précipitation contrôle
existé
produit pour
la
forcer
précipitationa
Proenamel ») ou de pré ions
La contient
solution ions
des 5
et
c saturé
alcium
elleestplacéeà laest
phosphates
surface
quand
dentsdel'hapatite formée
des
On peut conclure (dans les limites
protecteur/reminéralisant des solutions commerciales.
traiter
7. Matériaux « aide au soin »pasque
Plâtre Polymère
tissus
mous
(Résine) composite
rôledanslareproductionde
Ciment etdures oraledemanière
utiliséencavité
permanente
On
plusieurs dents manquantes.
Il est important de retenir ce point : les besoins fondamentaux et les approches de soin
sont une constante. Ce qui diffère maintenant sont les attentes des patients notamment
en terme esthétique va vont cesontlesattentes
Cequidespatientsetattentesesthetique
9. Soins esthétiques
concerne la réalisation de traitements plus esthétiques (des sourires plus « beaux »).
Plus globalement, les soins dentaires ont évolué ces 50 dernières années au niveau de la
conservation des tissus. Une sauvegarde de tissus qui auparavant aurait été impossible,
:
6
COURS 2 : ESPRIT CRITIQUE ET ANALYTIQUE, DIAGNOSTIQUE RATIONALISE
Objectifs du cours ;
1. Pensée critique
«
validité »
La pensée critique est une attitude fondamentale aux sciences, qui peut aussi être
étendue à notre vie quotidienne. Cette attitude doit faciliter une prise de décision
rationnelle, logique.
Une « donnée » est une information, qui a été verbalisée ou lue. Elle considérée comme
factuelle, non sujette à interprétation.
est une tâche cruciale dans notre pratique (et nos études). Sans
étude, nous acquérons toute information sans faire de tri entre donnée « imaginée » (e.g.
opinion sans fondement) ou « réelle » (e.g. évènement, phénomène vérifiable).
7
Selon Kahneman, notre pensée pourrait être décomposée en deux systèmes :
Système 2
8
Que veut dire « critique » et comment se distingue-t-
La critique est e.
attitude suivie à chaque étape du
o Ex : n
9
a. « Quelle serait la nuance entre esprit et pensée ? »
La pensée critique
Dans nos cours nous présenterons un contenu scientifique. Nous ferons référence à des «
faits », des « données », des « preuves » dont la force, la validité, aussi appelé niveau de
preuve, pourra être considérée comme élevée.
Une étude réalisée suivant la méthode scientifique procure une preuve (ou un ensemble
de preuves) qui soutient une hypothèse et donc des « faits » énoncés en principe a priori.
o « fait ».
o L
3. « Vérité scientifique »
Une hypothèse peut être validée ou rejetée. Si les observations expérimentales sont
-à-dire
Ainsi, une hypothèse peut être confirmée mais sa confirmation mène à un niveau de
preuve accru vis-à-vis de la théorie
11
Une hypothèse a un cadre de validité. ne voit pas de « vérité » absolue dans les
sciences mais des théories valables dans un cadre bien défini.
Exemples :
Les amalgames sont mieux que les composites (non scientifique, mieux =
non testable)
Le père noël existe (testable sur base de temps, contrainte du temps, nuit
etc.)
Il existe une créature géante dans le Loch Ness, aperçue pour la première
fois en 1933 (testable, profondeur et dimension du lac etc.)
II. Expérimentation
certitude »
12
4. Pensée critique
scientifiques »
des heuristiques.
Heuristique fait référence à un raisonnement intuitif qui semble logique, mais non
rigoureux.
Biais mnésique
r.
Biais de jugement
: On retient uniquement les éléments qui confirment notre
hypothèse sans tenir compte des éléments contradictoires.
Biais de raisonnement
: Tendance à percevoir à tort des coïncidences dans des
données au hasard.
Biais de personnalité
pratique.
13
On note les hauts pourcentages (> 50 %) retrouvés sur de nombreuses catégories. Ces
informations ne sont pas à généraliser.
Notons que la pratique de la médecine interne est complexe et doit prendre en charge de
nombreux facteurs en compte.
On peut lire sur le diagramme à droite que les erreurs de type « cognitive » sont associées
à 74 % des cas (avec en moyenne 5,9 erreurs par cas) !
Un manque de connaissances,
Une méthode de collecte de données déficiente
Une méconnaissance des techniques thérapeutiques.
14
5. Connaissance
15
Niveaux de preuve scientifique
xemple :
journal, on peut alors lui accorder une certaine confiance. Par conséquent, nous allons
nous informer auprès de ce journal en relaxant (et non supprimer) notre précaution.
Nous rejetons ainsi les informations incomplètes (une étude mal conçue), ou biaisées (un
orateur cache ses affiliations économiques, ou commet des erreurs cognitives).
avec confiance
et pouvons utiliser dans notre pratique.
16
6. Résumé
système 2 ».
Des conclusions obtenues suivant la méthode scientifique forment des preuves
solides (mènent aux « théories »).
Nous réalisons facilement des erreurs cognitives.
17
COURS 3 : RAPPEL DE PHYSIQUE, DE CHIMIE ET DE STATISTIQUES
I. Physique en dentisterie
La force (F) appliquée à un solide modélise l'action mécanique exercée par un autre
solide.
La déformation ( ) d'un solide soumis à une force peut être définie comme la variation
d'une de ses dimensions
La contrainte ( ) « ressentie » par un solide décrit les forces que les particules
élémentaires le constituant exercent les unes sur les autres par unité de surface
La Fatigue :
pas brusque, à cause de la fatigue. (Ex : trombone)
o
mènent à un échec macroscopique pour une contrainte inférieure à sa résistance
mécanique.
2. Cristallographie
18
3. Propriétés optiques (réflexion, diffraction, couleurs)
La réflexion optique est un phénomène mettant en jeu le renvoi d'un faisceau incident,
typiquement suivant un angle identique
Les lentilles sont formées de l'association de deux dioptres non parallèles et non plans.
Une lentille convergente focalise un faisceau parallèle incident en son foyer image, situé
après la lentille
Une lentille divergente disperse un faisceau parallèle incident. Le foyer image est situé
avant la lentille
que dans toute transformation d'un système fermé, l'irréversibilité peut être formalisée
par la fonction entropie. Tout système tend vers le désordre !
19
1. Oxydo-réduction (potentiel redox)
La référence du potentiel d'oxydoréduction est celui de l'eau pure, fixé à zéro par
convention.
Corrosion de l'élément oxydé : Deux métaux placés en solution (dans la salive par
exemple) et qui présentent un potentiel différent vont mettre en jeu une réaction d'oxydo-
réduction.
Selon Bronsted-Lowry :
pKa = logKa
20
3. Chélation
La chélation d'un ion décrit sa capture par une substance présentant un ou plusieurs sites
donneurs d'électrons. La capture d'un ion peut être plus ou moins stable selon la structure
de la substance. On parle de complexation de l'ion.
(ou amorçage)
o Un radical gén devient
double liaison C=C (lien vinyl).
La propagation
o Passage du radical d'un monomère à un autre, formant ainsi une chaine
linéaire.
La terminaison
o Rencontre de deux radicaux pour former un lien covalent
Ces phases se réalisent en parallèle, mais l'intensité de chaque varie selon l'avancement
de la « consommation » en unité monomère.
21
III. Statistique en médecine
Variable discrète ex : Nombre de pays. On peut dénombrer les pays dans le monde (soit
0, 1, 2, 3, ... 193).
2. Echantillon et distribution
Un échantillon est une fraction d'une population (par exemple d'un groupe de personnes).
Cet échantillon peut être représentatif de la population, c'est-à-dire présenter au moins
une fois chaque trait et variable identifiés au sein de la population globale.
Une distribution (de valeurs pour une variable continue) est une représentation de la
fréquence d'apparition de classes de valeurs en fonction de ces classes.
Les classes sont typiquement des intervalles de valeur (diagramme à gauche).
22
3. Distribution, moyenne et médiane
La moyenne arithmétique est définie comme la somme ( ) des salaires de tous les
individus composant la population active Belge divisée par le nombre d'individus (N).
La moyenne ainsi calculée indique qu'en 2015, un travailleur occupé à temps plein
gagnait en moyenne 3.445 euros brut par mois (données statbel.fgov.be).
La médiane est définie ici comme le salaire observé à 50 % de fréquence cumulée, c'est-
à-dire que 50 % des individus gagne plus ou gagne moins que cette valeur.
Notons que l'absence de symétrie dans le profil de la distribution se traduit par une
médiane différente de la moyenne.
fait que 30 % des salaires hauts représentent autant que les 70 % du reste de la
population.
23
4. Moyenne et écart type
L'écart type est une mesure de la dispersion des valeurs autour de la moyenne.
Sur la diapositive est présentée une distribution simulée de données qui suivent une loi
normale. La courbe présente la fréquence des données en fonction de l'écart-type ( ).
La moyenne est indiquée par 0 sur l'axe horizontal.
Nous attirons notre attention sur la répartition des fréquences des données réparties
dans les 8 portions de la courbe : 68,26 % se retrouvent dans la portion comprise entre
+1 et -1 écart-type. Vu ainsi, l'écart-type permet de décrire « à quel point les valeurs sont
groupées autour de la moyenne ».
Pour une autre distribution, expérimentale et qui ne suivrait pas une loi normale (comme
les salaires vus dans les diapositives précédentes), l'écart type serait large, reflétant le fait
que la médiane est décalée vers les plus bas salaires.
Une régression linéaire permet de modéliser des données. On place une droite 'entre' les
données et on cherche à minimiser la distance entre la droite et les données
Une fois des données expérimentales collectées, nous devons pouvoir les modéliser, c'est-
à-dire tenter de trouver un schéma associé à une tendance. Une modélisation simple est
linéaire.
On parle de régression linéaire lorsqu'on cherche à modéliser les données mesurées grâce
à une droite (y=ax+b, où a est la pente et b est l'intersection avec l'ordonnée).
25
COURS 4 : VISION SYSTEMATIQUE DU SOIN EN DENTISTERIE
1. La cavité orale
rôles :
Une géométrie occlusale distincte entre chaque dent, des points de contact entre dents
antagoniste, interproximaux etc.. donc une distribution inhomogène des contraintes
masticatoires
une den
Une dent n'est que l'un des organes présents dans cette cavité orale :
Une dent elle-même est constituée d'un ensemble de tissus, elle est placée
dans un ENVIRONNEMENT Les fonctions qu'un dentiste cherche à
restaurer sont donc dépendantes d'un ensemble et non d'une unité la dent
L une dent.
Soigner une
remplacer. Un soin dentaire vise donc la restauration des FONCTIONS.
26
On peut noter des pathologies qui affectent au moins une unité (une dent), plusieurs
dents, voire un secteur entier.
Un soin dentaire :
Tout soin dentaire est global et vise la résolution des causes d'une pathologie.
Par conséquent nous appliquerons notre esprit critique suivant une vision
systématique.
27
COURS 5 : INTRODUCTION AUX MATERIAUX
1. Définition
2. Classification naturelle
Chaque matériau présente une structure et composition spécifique. Cette structure décrit
un agencement moléculaire et dépend des types de liens assurant la cohésion du
matériau :
Structure ordonnée
Liaisons ioniques ou covalentes
Structure désordonnée
Liaisons ioniques ou covalentes
Métaux :
Structure ordonnée
Liaisons métalliques
Les polymères :
Ils regroupent tous les matériaux qui comprennent des unités de base (ex : éthylène, ou
un acide aminé) qui se répètent au sein de macromolécules (donnant du poly-éthylène,
des polysaccharides, au centre ou des protéines ex kératine)
28
3. Définition : Matériaux « composites »
diff -à-dire
4.
Un matériau peut être décrit suivant sa structure, la forme prise par le matériau (dépend
du processus de fabrication) et la fonction prévue.
Dans notre cas, nous savons quelles fonctions nous souhaitons restaurer (la mastication,
29
5. Les céramiques
Une céramique est un matériau obtenu via le frittage de fines particules (typiquement de
silicates).
Le frittage est la mise sous haute pression et haute température de particules, menant à
leur coalescence, plus ou moins complète selon la température et la durée du frittage.
La coalescence : fusion des minéraux composant les particules, au niveau des points de
contact.
30
Comportement en contrainte-déformation
La
31
6. Les métaux
souvent naturels.
Les métaux sont typiquement obtenus en purifiant des gisements naturels puis en portant
à fusion ces éléments. Le métal en fusion est coulé dans un moule pour donner une forme
souhaitée.
spécifique).
Une -à-
rompre
Leur surface est typiquement dure et réfléchissante.
Ce sont d conducteurs thermiques et électriques
Résilience élevée
32
Cobalt-Chrome
Cet alliage est utilisé pour la réalisation du châssis pour prothèse amovible partielle
« centre de nucléation»
alors que le matériau est encore en état liquide. Chaque grain présente une orientation
cristalline différente.
7. Les polymères
Un polymère est une macromolécule constituée d'une unité constitutive (un monomère)
qui se répète un grand nombre de fois.
Soit les chaines polymères présentent des liaisons faibles ou une gêne stérique
entre elles thermoplastique
o Les « thermoplastiques » peuvent retrouver une forme liquide si la
température est suffisamment élevée.
Soit les chaînes sont liées les unes aux autres via des liens covalents « pontage ».
On parle alors de « réticulation » thermodurcissable
o Un polymère thermodurcissable ne peut plus fondre.
33
des polymères peut varier, selon les propriétés des matériaux et des
formes souhaitées :
Le LDPE est très peu rigide (E = 0.3 GPa) mais se déforme beaucoup avant rupture.
34
Dans tous les cas, les valeurs de déformation avant rupture sont très largement
supérieures à celles des céramiques et métaux.
En dentisterie, un grand volume des polymères utilisés sont des thermosets amorphes.
La nature amorphe de polymères est liée à la tacticité des polymères elle-même étant liée
(ex : le PMMA est
atactique)
35
Par exemple les silicon
matériaux qui se présentent typiquement comme deux pâtes qui, une fois mélangées
réagissent. Plus spécifiquement, la réaction peut procéder par « condensation » des
hydroxyls sur les chaînes polysiloxanes avec une autre chaîne ou un agent réticulant, en
8. Les composites
Dans le monde dentaire, on peut noter que la plupart des matériaux contiennent en fait
plusieurs matériaux.
Exemples :
Le composite
Les porosités présentes dans la céramique ont été infiltrées par une résine qui a
ensuite été polymérisé.
36
COURS 6 : LES CERAMIQUES
1. Définitions
Une céramique est un matériau obtenu via le frittage de fines particules (typiquement de
silicates).
Le frittage est la mise sous haute pression et haute température de particules, menant à
leur coalescence, plus ou moins complète selon la température et la durée du frittage.
La coalescence : fusion des minéraux composant les particules, au niveau des points de
contact permettant ainsi la diffusion de matière entre particules. On minimise la porosité
et
volumétrique.
ant et
2.
25-30% de feldspath
20-25% de Quartz
50% de Kaolin
37
Tous ces composés sont cristallins dans la nature.
Dis autrement, on peut dresser un « diagramme de phase » pour notre céramique de type
porcelaine et voir que la température de réalisation est inférieure (comparer 1300 °C aux
valeurs indiquées).
A la chauffe, les cristaux initiaux de feldspath, kaolin et quartz voient leur matière diffuser
.
Le frittage
depuis les particules initiales et la formation de nouvelles phases (cristallines) ou matrice
vitreuse (amorphe).
38
Céramique type « porcelaine »
La
des cristaux de quartz initiaux et des cristaux de mullite qui se sont formés à partir des
matières premières.
Une du frittage
mais se contracte aussi et surtout, car la porosité diminue fortement.
Une céramique feldspathique peut perdre 5 % de volume entre son état initial et après
frittage.
40
« céramo-métallique »
Les deux
matériaux adhérents
La chauffe induit une dilatation des deux matériaux, dans une proportion différente si les
coefficients de dilatation diffèrent.
1) Feldspathiques
2) Vitro-céramiques
3) Alumineuses
4) A base de Zircone (exemptes de silice SiO2)
1) Vitreuse
2) Vitreuse renforcée
3) Cristalline
4) Poly-cristalline
41
4.1. Feldspathiques
Les céramiques feldspathiques sont les héritières des céramiques anciennes et se basent
sur le tryptique :
42
Diagramme ternaire alumine (Al2O3)-Silice(SiO2)- Potasse(K2O).
à gauche.
On note que le feldspar place le système directement en position pour former de la leucite
et du feldspar, dès lors que la température monte suffisant haut : on note 1150 °C la
température du plateau avant le liquide.
-
à-dire un équilibre où se forme les deux solides encadrant la barre (dans ce cas feldspar
et leucite).
43
Les céramiques feldspathiques sont fragiles :
Afin
L
rencontrés par une fracture (ex : la Mullite au sein de la porcelaine ancienne).
les feldspathiques purement vitreuses ont été remplacées par les « vitro-céramiques »,
des
volumes faibles (couronne céramique seule).
44
4.2. Vitro-céramique
Ce verre est ensuite « recuit » pour transformer une partie du verre en phase
cristalline (nucléation).
o Ce traitement thermique « ceraming » désigne la formation de cristaux
dispersés au sein de la matrice vitreuse.
La quantité de cristaux par unité de volume et leur taille peuvent être contrôlés en
maintenant ou changeant la température de manière précise, durant des périodes bien
définies.
e en favorisant le
phénomène de séparation de phases
Ex : à
ségrége (se sépare) pour former des cristaux.
Une autre approche pour constituer des céramiques qui incorporent une phase vitreuse
:
45
La différence principale entre les anciennes vitro-céramiques et celles plus modernes
la porosité beaucoup plus faible :
46
4.3. Alumineuses
Ce type de matériaux peut aussi être considérée comme « alumineuse » sachant que la
75 % en masse
Le procédé de fabrication est le même que pour les céramiques à base de zircone :
on réalise un modèle 15-20 % plus grand
haute température (1600 °C ou plus) pendant un temps assez long.
47
4.4. A base de Zircone
uges représentent O.
Ce cation (Y3+) pouvant remplacer le site du zirconium (Zr 4+) et, de par sa plus
grande taille, maintenir une phase tétragonale à température ambiante
48
Une
monoclinique à température
5.
matériaux.
On se rappelle que la dent naturelle présente une opacité faible et une pigmentation bien
définie.
dentiste.
amo- -à-dire la
céramique feldspathique est
49
couche de matériau opaque afin de cacher la chape métallique puis la teinte est donnée
par une couche intermédiaire et la couche finale est la plus translucide et la moins saturée.
6. - Précisions
7. Mordançage
Plus important !
Car il vient occuper le peu de site oxydes présents à la surface, empêchant
A rete
50
COURS 7 : CIMENTS ET PLATRE
1.
Le ciment
par cuisson, en proportions variables selon les matières premières utilisées :
résistance et sa stabilité.
Le plâtre
La chaux
Le ciment romain
Le ciment de Portland.
51
3. Ciment de Portland
52
MTA : Dérivé affiné avec pureté des composants
Initial = 4h
Complet = 4 semaines
Evolution des matériaux pour compatibilité des temps de prise aux impératifs cliniques
Libération de Ca(OH)2
Implications cliniques :
Comportement mécanique
Comportement biologique
53
4.4. Comportement biologique MTA® et produits dérivés
Production Ca(OH)2
Bactéricide
Biocompatible
Bioactif
Hypothèses bioactivité :
Indications cliniques :
Coiffage pulpaire
5. Plâtre
Plâtres minéraux :
Plâtres synthétiques :
Même formule chimique de base que les plâtres naturels. Matière brute = dihydrate de
sulfate de calcium obtenu par la réaction des ions calcium avec les ions sulfate.
Degré de pureté élevé
54
5.1. Préparation - Réaction prise plâtres
2. Hydratation
différenciant
55
Typ Nom courant Utilisation R compression
e (MPa) 1h
I Plâtre empreinte Snow-White® Montage modèles sur articulateur 40 ± 20
Empreinte 1aire
II Plâtre modèle Plâtre de Paris ± 90
étude Plâtre blanc empreintes 1aires en PAC
III Plâtre dur Labo Mise en moufle PAC ± 210
IV Plâtre extradur Silky-Rock® - naturel Modèles antagonistes et coulée ± 350
empreintes 2aires PAC
Tewerock® - synthèse Modèles travail en PAP
V Plâtre extradur / Labo Modèles PI (coulée alliages) ± 490
haute expansion
En général, la réaction entre les composants est une réaction acide- base, après quoi ils
acquièrent la résistance nécessaire pour être utilisés comme :
Base,
Protecteurs de la pulpe
Restauration permanente ou temporaire
Agent cimentaire.
56
7. Oxyde de Zinc Eugénol
300°
Réaction de prise :
Réaction de chélation
57
COURS 8 : METAUX & ALLIAGES
1. Définition métal
Les métaux sont des matériaux dont les atomes sont unis par des liaisons métalliques.
Nucléation homogène
Nucléation hétérogène (impuretés)
4. Diagrammes de phases
Les diagrammes de phase sont des « cartes » des phases qui apparaissent lorsque
différents métaux sont mélangés entre eux.
Composition
Courbes de refroidissement
59
Ce graphe caractérise le comportement de toutes les compositions possibles (de 0-100 à
100-0) de ce système alliage (de manière très théorique).
Le plateau isothermique est dû au fait que la cristallisation est une réaction exothermique
donc la chute de température du biomatériau est compensée par la chaleur dégagée par
la cristallisation
Si Alliage A et B :
plus
Au-Cu : Quel que soit la composition, on aura toujours un peu près la même chose
alliage parfa .
60
changement de phase de manière homogène.
Alliage eutectique : Ag-Cu : Il existe un point invariant dont la température est inférieure
à la température de fusion des deux constituants. On a une parfaite solubilité à certaines
concentrations spécifiques qui confère un point de fusion propre à ce mélange comme si
61
Diagramme de phase
est
Hétérogénéité
Homogénéité
4.
Coulée : fonte du métal puis insertion dans moule préparé à partir d'un modèle en
cire
Travail à froid : travail à t° basses en fonction de la ductilité et malléabilité
Fraisage : usinage (CFAO) à partir de blocs préparés
Amalgamation : alliage + mercure
Les alliages seront classifiés sur base de leur composition ou de leur propriété physique :
62
Le fait de réaliser des alliages permet de trouver les propriétés idéales.
Les alliages précieux sont classés en 4 catégories (I, II, III, IV) selon la proportion en Or, et
!
Le meilleur alliage est celui qui possède les pr
focaliser que sur le coût des matériaux.
Classification Exigences
High noble alloys Métaux nobles*
63
Type Composition (%)
Au Ag Cu Pt/Pd Zn
I 85 11 3 - 1
II 75 12 10 2 1
III 70 14 10 5 1
IV 65 13 15 6 1
80-95 75-80
64
5.3. Alliages non précieux
Utilisation :
Exigences :
Types :
220 95-100
Densité (g/cm3) 8 15
220 75-80
65
Choix alliages prothétiques : application théorique à la PAP
La conductibilité thermique, si elle est élevée peut provoquer des sensibilités sur des
dents pulpées restaurées par un élément métallique lors des variations thermiques
importantes (boisson chaude / froide).
Une conductibilité thermique élevée est un avantage pour une prothèse amovible car elle
permet une stimulation thermique du palais
Structure
Structure cubique (moins dense) : Ti
66
6.1. Avantages et indications du titane
Résistance élevée
Faible densité
Haute résistance à la corrosion
Haute biocompatibilité (car R à la corrosion +++)
Propriétés mécaniques
Propriétés chimiques
Propriétés biologiques
Propriétés mécaniques
67
Propriétés physiques
Propriétés chimiques
Résistance à la corrosion
Réactivité +++ du titane (! lors de la coulée)
Implants
Prothèse
o Problématiques :
Choix de la céramique
Technique de préparation
Orthodontie (arcs en NiTi)
7. Amalgame dentaire
Alliage conventionnel
Constituants % total
Argent (Ag) 67 - 74
Etain (Sn) 25 - 28
Cuivre (Cu) 0-6
Zinc (Zn) 0 -2
1. Imprégnation
réaction chimique
2. Amalgamation
3. Cristallisation
Difficilemen
Débute environ 40 sec après le début de la trituration
Correspond au durcissement clinique
Amalgame dentaire : réaction de prise
69
7.2. Amalgame : Propriétés
% Hg 1 2
38 37,8 53,2 9
50 18,6 70 11,4
62 0,4 85 14,6
Résistance à la traction
170
1 30
2 20
Amalgame 60
Conséquences du fluage :
Déformation permanente
Extrusion
Fracture du bord de la restauration
Hiatus périphérique
Comportement clinique défectueux
Phase 2 : grande aptitude à la déformation plastique favorise les glissements des grains
de 1
Résistance à la corrosion
70
Phase 2
Résistance à la traction
Fluage
Résistance à la corrosion
71
Amalgame : alliage à haute teneur en Cu - High copper single composition
72
8. Alliage Ni-Ti : Nitinol
volume.
:
Est caractérisée par un déplacement collectif et coopératif des atomes, inferieur a la
distance interatomique. (Chaque atome se déplace vers une nouvelle position grâce au
déplacement des atomes voisins.)
73
Déformation du réseau cristallographique :
Est homogène car tout le volume transformé (du fait des mouvements atomiques
coopératif) a été affecté selon un mécanisme de cisaillement.
Réversibilité du NiTi
Durant la transformation :
donc réversibles
A température croissante :
La transformation inverse débute à une température As
Devient complète à une température Af qui est plus élevée que Ms.
L'hystérésis est la propriété d'un système dont l'évolution ne suit pas le même chemin
selon qu'une cause extérieure augmente ou diminue.
74
8.4. Composition et changement phase
Orthodontie
Endodontie
75
COURS 9 : POLYMERES ET COMPOSITES
Partie I :
1. Définition « polymère »
Un polymère est une macromolécule constituée d'une unité constitutive (un monomère)
qui se répète un grand nombre de fois.
2. Polyéthylène (PE)
76
Le polyéthylène de type HDPE présente une structure moléculaire linéaire et les
chaînes peuvent « glisser » les unes par rapport aux autres.
Des liaisons intermoléculaires (liaisons faibles) peuvent se former au sein de ces chaines,
limitant le « glissement » des chaines, liant leur mouvement des unes aux autres.
77
3. Réaction de polymérisation radicalaire
:
Organisée le matériau présente un certain degré de cristallinité
Désorganisée le matériau est amorphe.
4.
Le
Diapositive : On observe
contrainte constante et à une température variable. On mesure le module en fonction
de la température.
78
On observe trois domaines :
Un domaine vitreux à basse température où le module est haut
Un domaine « caoutchoutique » avec un plateau sur une gamme de températures
plus élevées
Un domaine « fluide » -à-dire liquide.
, au-dessus de
rompre les liaisons faibles. Une fois toutes ces liaisons rompues le matériau devient
un fluide.
79
Comportement du PMMA en fonction de la température et de la contrainte
PMMA
La Tg du PMMA : 46 °C (PMMA isotactique).
Graphique
: le PMMA présente un comportement de matériau rigide et fragile
(pas de déformation plastique).
A 50 °C et au-dessus : le PMMA présente un comportement de matériau ductile et
qui se déforme de manière très importante.
Explications :
En dessous de sa Tg : le PMMA (isotactique) est vitreux et ne peut se relaxer. Il
est donc rigide mais cassant (ne peut accumuler les défauts).
Au-dessus de sa Tg :
-à- ins en moins résistant et moins rigide. Le PMMA
:
De sa tendance à cristalliser (degré de cristallinité)
De sa nature thermoplastique/thermodurcissable.
80
La cohésion du matériau se fait de deux manières :
Soit les chaines polymères présentent des liaisons faibles ou une gêne stérique
entre elles thermoplastique
o Les « thermoplastiques » peuvent retrouver une forme liquide si la
température est suffisamment élevée.
Soit les chaînes sont liées les unes aux autres via des liens covalents « pontage ».
On parle alors de « réticulation » thermodurcissable
o Un polymère thermodurcissable ne peut plus fondre.
e:
Une prothèse en PMMA
Une empreinte en silicone sur un porte-empreinte.
81
Il est crucial que la prothèse présente une Tg bien supérieure à la température du
5. Réaction de polymérisation
82
5.1. Polymérisation radicalaire
:
o est
liaison C=C (lien vinyl),
La propagation
o Passage du radical d'un monomère à un autre, formant ainsi une chaine
linéaire.
o Ex :
La terminaison
o Rencontre de deux radicaux pour former un lien covalent
o Ex : la terminaison se produit entre deux polymères de taille n + 2 et m + 2,
en termes de
Ces phases se réalisent en parallèle, mais l'intensité de chaque varie selon l'avancement
de la « consommation » en unité monomère.
83
Centres de croissance »
Monomères
Amorceurs
On
consommés », des polymères en formation et des
monomères libres.
84
5.2. Polymérisation par condensation
amorceur.
C res faible :
La réaction de polymérisation peut être inefficace dû -terminaison des radicaux
-à-dire la probabilité que deux radicaux réagissent entre eux plutôt que participer à
la réaction de polymérisation est haute. De plus le réseau polymère formé pourrait être
moins dense et donc mécaniquement faible (bas module élastique, faible ténacité)
85
C :
se produit normalement, toutefois la concentration en centres de croissance
serait plus faible. Dans le cas où la diffusion des monomères libres est limitée tôt dans la
réaction à travers le volume du matériau, un « essoufflement » peut être observé. La
-à-dire que peu de groupes réactifs auront réagi
U
diffusion de monomères libres vers les centres de croissance, -à-dire que la
propagation est facilitée et la réaction de groupes réactifs (ex : les vinyls des
:
cette hausse de température intrinsèque à la réaction tire celle-
86
Un système à base de monomères méthacrylates placés sur une source froide suivra
une réaction largement incomplète
6. Polymérisation Vitrification
au moins un pont.
A travers le matériau on peut alors imaginer un seul objet, entre lequel des monomères
Ce moment est nommé « vitrification » et est désignée par une augmentation soudaine
de la Tg :
Le réseau devient cohérent à travers tout le volume, la température nécessaire
pour relaxer ce réseau augmente soudainement. Cela veut aussi dire que
88
1.1.1. Photo-polymérisation.
89
« camphorquinone » (CQ) : photo-amorceur qui peut agner -
amorceur » ou « accélérateur de prise ».
temps :
1. Un phénomène -accélération « effet Trommsdorff » dans les instants
initiaux
2. « Vitrification » : est inflexion de la
courbe une fois que tous les centres de croissance se sont rejoints pour former un
seul objet à travers tout le volume du matériau.
3. Une asymptote vers un degré de conversion maximal (DCmax) qui est quasi
toujours inférieur à 100 %.
Pourquoi ? Une partie des radicaux sont piégés et ne peuvent réagir.
91
La vitrification peut donc être vue comme le phénomène à repousser le plus tard
possible.
Il est
microgels » (pelotes)
et la limitation soudaine de diffusion des monomères libres restants.
1.3. Résumé
Photoamorceurs
T -amorceurs sont consommés
pour donner des radicaux propagateurs.
fficacité du photo-amorceur à absorber la lumière et à générer un
radical, la concentration décroit plus ou moins rapidement
Leur concentration décroit plus rapidement que la génération de polymère, pour
atteindre une concentration proche de 0 en fin de réaction.
Monomères
est lancée.
Leur concentration décroit rapidement pour se stabiliser une fois la vitrification
atteinte. Leur concentration finale est toujours supérieure à 0.
Polymères
Les chaînes polymères formées au cours de la réaction globale voient leur longueur
augmenter.
La concentration augmente à partir du début de .
Le profil fait miroir à la concentration en monomère libre.
92
2. Les polymères silicone
Les silicones sont utilisés pour des applications où une déformation importante
souhaitée.
Monomères :
Réaction du matériau
La réaction génère plusieurs produits qui vont diffuser du matériau vers son
environnement.
Les silicones sont des matériaux aussi appelés « élastomères » du fait de leur capacité
à se déformer élastiquement.
Ce sont des matériaux réticulés et donc thermodurcissables, bien que conservant une
grande flexibilité.
94
2.4. Propriétés des polymères de silicone
Très haute déformation élastique
Hydrophobes
Prise moyenne (2-5 minutes)
Stabilité dimensionnelle (contraction limitée)
Tolérés par les tissus oraux
Résistance au déchirement
Variation aisée de la viscosité initiale
2.5. Applications
Empreinte pour châssis PAR (Prothèse Amovible Partielle )
Empreinte secondaire PAC
95
1. Des polyéthers
imine.
2. La cha
liaison C-N et ouvrir le cycle qui porte alors la charge +.
3. taquer un autre groupe imine
4. La réaction procède ainsi de suite pour former la structure présentée au bas de la
diapositive (encadrée en noir).
avant stockage !
3.3. Application
Empreinte secondaire en PAC
Joint périphérique en PAC
Réaction de polymérisation
96
5. Les polymères alginates (hydro colloïdes)
Le groupe réactif :
50-80 % du matériau est constitué de « charges » visant à renforcer mécaniquement
(Silice, des pigments, etc.)
5.1. te :
1. Survient
alginique et de sulfate de calcium (et de charges).
2. La solubilisa est conjointe avec la solubilisation du
sulfate de calcium, libérant des ions calcium divalents.
3. La réaction entre deux groupes carboxyliques et un ion calcium mène à la
réticulation
4.
Les (méth)acrylates se présentent sous de nombreuses formes, selon que la prise soit
« photo » ou « auto ».
Les résines acryliques utilisées en prothèse, les matériaux se présentent sous la forme
de poudre et vant à pigmenter les matériaux
dans la masse
Les PVS, polyéthers et polysulfures se présentent typiquement sous la forme de deux
tubes, injectables ou non.
Les alginates
sous forme de poudre (sacs de kg) au sein de laquelle tous les composants sont déjà
assemblés.
1. Composites en dentisterie
Note : les composites rigides proposent un module élastique > 1 GPa
Image : (méth)acrylate :
des composites : on retrouve toujours des particules solides (phase
).
99
Image : exemple de composite « fluide » : Ce composite peut être injecté dans une cavité,
ce q ité. Pourtant ce matériau peut -
70 vol% de particules (« fillers » en anglais).
est de 74 vol%.
Si on se place proche mais en dessous de ce seuil et que les interactions faibles inter-
particules sont réduites, on peut disperser une fraction importante de ces particules au
sein de la résine.
100
3. Composites
Graphique : module élastique en flexion en fonction de la conversion
Graphique : Pour 30 % de conversion, le module a déjà augmenté et est proche de 0.5 GPa.
Dès 30-40 % de conversion (dans cet
matériau :
L !
101
Les « charges » ne constituent pas une phase distincte sans relation avec la phase
résineuse :
Les particules dans les composites (méth)acrylates sont « fonctionnalisées » en
surface de manière à présenter des groupements (méth)acrylates capables de
réagir avec la phase résineuse lors de la polymérisation
Les particules présentes au sein des « ionomères de verre » sont « réactives » et
libèrent des ions (Ca2+, Al3+, Na+) qui induisent la réticulation de la phase résineuse.
4. Composites (méth)acrylates
Ces matériaux contiennent une phase résineuse (« résine ») au sein de laquelle sont
dispersés des charges et des pigments.
Ces charges sont des particules de verre ou de céramique
Les pigments sont des oxydes métalliques.
le de
monomères.
102
Le BisGMA est la molécule initialement utilisée.
La viscosité du monomère BisGMA étant très haute, on adjoint au BisGMA du TegDMA
pour obtenir un mélange manipulable.
Le ratio des deux molécules BisGMA/TegDMA varie généralement entre 50/50 à 70/30
mass%.
4.1. « Ormocers »
103
4.2. Amorceurs
Vers 400 nm, la Lucirin-TPO absorbe autant que 10x plus de Camphorquinone à 470 nm.
domaines
5. Ionomère de verre
Les ionomères de verre sont des matériaux composites de composition proche aux
composites méthacrylates.
104
La différence réside principalement dans le mécanisme de « prise ».
La prise des ionomère de verre réside dans la réaction entre :
Des verres (charges) présentant un caractère basique
Des polymères linéaires (résine) aux groupements acides
2. Une fois les ions solubilisés, la chélation des ions par les groupes carboxyliques
Cinétique de prise
Les charges sont les constituants apportant une résistance mécanique accrue au
composite.
106
7. Composites Polissage
Les outils de polissage sont des objets métalliques à la surface desquels sont présents des
particules dures (alumine ou diamant).
t dépendre de
fraises de taille adéquates et adaptées à la taille des charges au sein du
composite.
107
8. Composites Radiopacité
La radiopacité des matériaux dentaires, ceux utilisés pour la restauration de tissus durs
est diagnostic efficace.
-à-dire à la masse atomique élevée permet
surer ce rôle.
Les verres utilisés dans les charges contiennent donc des oxydes de zirconium (91), de
lanthane (58), de strontium (38), etc.
9. Composites Teintes
La teinte des composites est donnée par les pigments introduits en quantités très
faibles (0,01-0,1 mass%).
Le praticien peut guider son choix vers la teinte appropriée en utilisant un teintier (ex
teintier VITA). Parmi ces teintes, plusieurs valeurs de translucidité peuvent être
retrouvées.
108
Partie IV
PHOTO-POLYMERISATION
1. Photo-polymérisation : Introduction
Les barres rouges verticales indiquent les « OFF » de la lampe suivant les cycles de
polymérisation.
Un même matériau est photo-polymérisé de plusieurs manières : le temps et
ent.
Le produit temps -à-
dans les différents cycles de polymérisation.
Notons que :
1. Les profils sont bien distincts
courbes
3. La conversion finale (après 60 secondes) est la plus haute pour le cycle le plus long (45
109
2. Technologies de photo-polymérisation
Lampes « halogène »
Fin du XXème siècle et début XXIème
Au spectre -500 nm)
La
La puissance délivrée pouvait être faible (< 10 mW/cm2).
de la camphorquinone.
110
3. Efficacité du système photo-amorceur
La ntre de
croissance, elle-même dépendant de :
Efficacité du système photo-amorceur à générer des radicaux
Puissance fournie au système (irradiance donc)
Si
faible (7 %).
-à-dire que sur 100 photons émis par unité de temps, seuls 7 mènent à la création
C :
La réaction est plus lente mais plus efficace en comparaison avec le reste des cycles, par
de CQ (pour
ce matériau précis).
La valeur finale de conversion est faible (environ 60%) car la vitrification arrive dès 30
% de conversion, limitant la mobilité des radiaux.
111
4. -polymérisation
Graphique
Matériau composite basé sur CQ
Palier
palier .
Ceci est mis en avant par les 3 décades couvertes pour le temps.
Pour mum de 100
MPa pour des temps inférieurs à 20-30 secondes.
Le facteur temps prédomine dans la prise des polymères dentaires. Ceci est lié :
Aux limitations de diffusion au cours des réactions de polymérisation
À
CCL :
durée adaptée au matériau sélectionné.
112
5. Photo-polymérisation : Limitation dispersion
On remarque que sur tous les dispositifs commerciaux indiqués par différentes couleurs,
Ceci est dû à la faible collimation des lampes (faisceau aux rayons divergents)
une dent, ce matériau est appliqué par couches, chaque épaisseur mesurant plus de 1 mm.
La lumière est absorbée par les pigments et photo-amorceurs. Les couches du dessous
absorbent la quasi-totalité de la lumière.
Il faut que les couches supérieures polymérisent (conversion atteint un palier) avant
efficace.
ne lampe avec la profondeur. A 2
initiale.
On -polymérisable à 2-3 mm, en
fonction de la teinte.
113
Voici une illustration des recommandations de photo-
un matériau composite. (Limitations en termes
référence au temps.)
ADHESION EN DENTISTERIE
Une interface : frontière entre deux matériaux, ici un matériau synthétique et la dent.
Cette interface doit permettre de fixer les deux matériaux ensemble, malgré leurs
propriétés différentes.
trois mécanismes :
Mécanique
Chimique
Juxtaposition de domaines à tendance hydrophile/hydrophobe.
ace
114
2. Adhésion en dentisterie Spécificités des tissus durs dentaires
Les deux tissus, « émail » et « dentine » sont des tissus durs, minéralisés. Ils diffèrent par
leur structure et leur composition.
est un tissu :
Dense
Très peu hydraté
Contenant
Image à gauche :
normalement, se présente comme un enchevêtrement de fibres.
Schéma à droite : Agencement des cristaux micrométriques
Le collagène et HA sont intimement liés.
La dentine peut donc être vue comme un matériau composite
Le collagène est un matériau fibreux, organique qui interpénètre la phase minérale au sein
de la dentine.
115
3. Adhésion en dentisterie - « Collage »
C
la dentine
Stratégie de collage la plus répandue
116
A. Préparer le tissu minéralisé
Les tissus minéralisés sont attaqués en utilisant un acide fort (acide phosphorique, pKa
(1) 2,148), laissé en contact avec les tissus pour une durée fixe et contrôlée.
ôle de
o Typiquement 30s .
Email Dentine
Rugosité Collagène
augmente exposé
B. Adapter la chimie
substrat pour accommoder les matériaux méthacrylates qui sont à tendance hydrophobe.
117
(H) application du primaire et formation de « brides intra-tubulaires ».
On applique un même matériau nommé « adhésif » (bonding) sur toute la surface exposée,
(après mordançage).
On remarque la différen
Sur se retrouve au-dessus du primaire
S
o Formation de « brides amélaires (image à droite)
-
118
Résumé :
Il a été prouvé que des liaisons de type ionique se forment entre les le monomère acide
, permettant une
adhésion chimique durable (années).
nano-couches.
120
Dans les deux images, la dentine a été retirée pour faciliter le visionnage de la structure du primaire après polymérisation
Primaire auto-mordançant :
pénétrée.
121
5. Stress de polymérisation
Dans le cas des matériaux collés à un substrat, la contraction est limitée, contrainte.
Cela génère une force sur les parois, qui augmente au fur et à mesure que la
conversion augmente.
Dans tous les cas de photo-polymérisation, une contraction implique la formation
Nous devons retenir que d dispositifs d adhésion existent, notamment pour coller
une céramique ou encore un métal, sur la dent ou sur un autre matériau.
122