Chap Iii - Les Operations de Tresorerie
Chap Iii - Les Operations de Tresorerie
Les opérations de trésorerie sont des opérations qui concernent le compte caisse, banque, chèques
postaux etc. La trésorerie de l’entreprise est l’ensemble des liquidités qu’elle possède sur ses
différents comptes en banque, au CCP ainsi qu’en caisse.
• Règlements au comptant
- Les règlements au comptant stricts où l’opération commerciale et le règlement sont simultanés. Ces
règlements peuvent s’effectuer par des espèces prélevées dans la caisse et qui impliquent
l’établissement d’une pièce de caisse justificative. Le compte caisse doit toujours présenter un solde
débiteur. Ces règlements peuvent s’effectuer également par chèque bancaire ou postal. Le compte
banque peut avoir un solde débiteur ou créditeur. Ces règlements peuvent également s’effectuer par
des cartes de crédit.
- Les règlements au comptant d’usage : C’est l’habitude de régler les opérations commerciales à la fin
du mois.
Ce type de règlement équivaut à accorder un délai de paiement et on peut avoir. Des délais de
paiement de date à date ou le décompte se fait en nombre de jours exacts.
Exemple 1
Une entreprise achète des marchandises le 9 janvier 2021 règlement à 60 jours
du 09-01-21 au 31-01-21 = 22 jours
février = 28 jours
mars = 10 jours.
Le règlement aura lieu le 10-03-21
Les délais de règlements de date à date fin du mois,
les jours ne sont décomptés qu’à partir de la fin du mois de l’opération commerciale.
Exemple 2
Achat de marchandises le 9 janvier 2021 : règlement à 60 jours fin du mois
février 28 jours
mars 31 jours
avril 1 jour
60 jours règlement 01-04-21
Or, pour honorer ses échéances, l'entreprise dispose de plusieurs moyens de règlements.
1
Généralement, On distingue les règlements de trésorerie (Caisse, Banque et Chèques postaux), et les
règlements par effets de commerce.
1. Règlements en espèces
Ce sont des règlements par caisse qui en principe concernent les dépenses de faibles montants. Les
entrées et sorties de caisse peuvent être contrôlées par l’établissement d’une pièce de caisse. La
caisse doit faire l’objet de contrôle régulier afin de rapprocher les disponibilités au solde théorique qui
ressort de la comptabilité.
En cas de différence entre le solde disponible et le montant une régularisation est nécessaire par
l’intermédiaire du compte 83 charges AO ou 84 produits HAO.
Le compte 5711 «Caisses» est débité du montant des espèces encaissées par l'entreprise. Il est
crédité du montant des espèces décaissées; le solde d’un compte Caisse ne peut être créditeur, il est
toujours débiteur ou nul.
5711- Caisse
Débit Crédit
Ventes au comptant contre espèce Achat au comptant contre espèce
Règlement en espèce des clients Paiement en espèce aux fournisseurs
Retrait d’espèce depuis les comptes Versement d’espèce sur les comptes
tenus par les établissements de crédit tenus par les établissements de crédit
Recette diverses…. Dépenses diverses…
Exemple
le 21-06-2021 Une entreprise règle en espèces l’achat des marchandises de 45 000
Le chèque est un document par lequel le tireur (émetteur) donne l’ordre à son banquier (le tiré) de
payer à vue une somme d’argent à un bénéficiaire qui peut être le tireur lui-même ou une tierce
personne.
Les règlements effectués par chèques sont portés au crédit du compte 521- Banque ou 531- Chèques
postaux dès l’émission et ce pour deux raisons :
1. Le chèque n’est pas un instrument ce dédit ;
2. la provision attachée au chèque n’est plus disponible.
Les règlements reçus par chèque sont portés directement au débit du compte 521.., soit dans un
compte intermédiaire 513- Chèque à encaisser au moment de la réception du titre de paiement puis
513 ou 514 au moment de la remise à l’encaissement.
a. Le virement
Le virement réunit deux acteurs, le donneur d’ordre et le bénéficiaire. Le virement reçu s’enregistre au
débit du compte banque ou chèque postal ; quant au virement émis, il est porté au crédit des comptes
banque et chèque postal.
2
Lorsque deux entreprises sont en relation d’affaires, l’une peut demander à son banquier de transférer
à l’autre une somme d’argent : il s’agit d’un virement. L’ordre de virement peut être écrit ou réalisé de
façon électronique par Internet. La banque du bénéficiaire reçoit un avis de crédit.
b. Le chèque
Le chèque est un document lequel le TIREUR (ou émetteur) donne l'ordre à son Banquier (Le TIRÉ
=» Il s’agit d’une banque ou d’un centre de chèques postaux) de payer à vue une somme à un
bénéficiaire qui peut être le tireur lui-même ou une tierce personne.
Certaines entreprises utilisent un compte d'attente pour la période qui sépare la réception du paiement
et la remise en banque pour encaissement de ce même paiement :
Lorsque l'encaissement est devenu effectif, ce compte est crédité pour être soldé par le débit du
compte 521- Banque.
NB : Les chèques reçus sont considérés comme encaissés lors de leur remise à la banque et donc
immédiatement débités sans attendre l’avis de réception de la banque.
Les chèques émis (envoyés) sont immédiatement crédités lors de leur émission sans attendre l’avis
de débit de la banque.
Il est aussi possible de débiter le compte 521- Banques, par le crédit du compte 411- Clients, dès la
remise du chèque à l’encaissement.
NB : Après réception d’un chèque à l’occasion d’une vente, l’entreprise peut le remettre à sa banque
pour le faire encaisser. Dans l’attente de l’arrivée de l’extrait du compte ou de l’avis de crédit
mentionnant l’encaissement du chèque, le plan comptable prévoit l’utilisation du compte 513- Chèque
à encaisser. Ce compte principal se subdivise en deux comptes divisionnaires, 5211- Chèques en
portefeuille qui enregistre à son débit les chèques reçus et gardés en portefeuille (non remis à
l’encaissement) et 514- Chèques à l’encaissement qui enregistre à son débit les chèques remis pour
être encaissés (et non encore portés au crédit du compte de l’entreprise par la banque).
Exemple
L’entreprise KPA a effectué les opérations suivantes au cours du mois de mai 2021:
02/05 : Ventes de marchandises au comptant contre un chèque (TVA : 18%).
3
Montant TTC : 45.000 FCFA
05/05 : remis à la banque pour encaissement le chèque en portefeuille.
08/05 : reçu l’avis de crédit relatif à l’encaissement du chèque remis le 02/05/2021.
Résolution
o Facture
Libellés Montants
o Enregistrement de l’opération
o Chèques impayés
Il s’agit ici de la monnaie électronique et le commerçant doit disposer d’un terminal de paiement
électronique relié par ligne spécialisée et sécurisée au centre de traitement des cartes bancaires.
L’entreprise supporte une commission sur tous les paiements qu’elle reçoit par carte ; en échange sa
banque ou son centre de chèques postaux lui garantit dans certaines limites le paiement de la
créance.
1. Définition
Les effets de commerce sont des titres négociables qui confèrent à leur porteur un droit de créance.
Toutefois, la loi les assortit de spécificités et de garanties telles qu’ils deviennent à la fois des
4
instruments de paiement et des instruments de crédit qui offrent les garanties spécifiques du droit
cambiaire.
Les entreprises utilisent des moyens de règlement propres au monde des affaires. Parmi ceux-ci, les
effets de commerce occupent une place de choix. Les effets de commerce sont à la fois des
instruments de paiement et de crédit. Sous le vocable effet ou traites, on distingue, la lettre de change
et le billet à ordre.
La lettre de change est un document par lequel le tireur donne l’ordre à une personne appelée
tiré de payer une certaine somme à une certaine date à un bénéficiaire qui peut être le tireur lui-même
ou une tierce personne.
La lettre de change fait donc intervenir en principe trois personnes :
– le tireur qui est le créancier (fournisseur);
– le tiré qui est le débiteur (client);
– le bénéficiaire qui peut être le créancier ou tireur.
En fait, le plus souvent, le bénéficiaire et le tireur ne font qu’un car le tireur émet la traite à son ordre :
dans ce cas la lettre de change ne fait intervenir que deux personnes.
Le billet à ordre est un document par lequel le débiteur ou souscripteur s’engage à payer une
certaine somme à une certaine date au profit d’un bénéficiaire.
Tout effet est du point de vue comptable, un Effet à recevoir (412) pour le bénéficiaire et un Effet à
payer (402) pour le tiré ou e souscripteur. Le bénéficiaire d’un effet peut l’utiliser de différentes
manières :
Avant l’échéance, soit par transmission à un autre créancier (on dit qu’il endosse l’effet), soit par
remise à une banque (on dit qu’il escompte l’effet) qui lui verse de façon anticipée des fonds sous
déduction des intérêts appelés escomptes.
Les effets sont des instruments de mobilisation de créances ; la créance du fournisseur sur le client
subsiste, mais elle est remplacée par un autre support.
Lors de leur création, les effets sont enregistrés dans les comptes 402 ou 412 selon que l’on est chez
le fournisseur ou le client ; ensuite, ils circulent par endossement comptabilisé chez le bénéficiaire et
l’endossataire. Le bénéficiaire peut endosser l’effet au profit d’un tiers ou au profit d’une banque.
Avec un tiers, son compte est débité par le crédit de l’effet, s’il s’agit d’une banque, le compte 415
(client effet escompté) est débité par le crédit de 412. A la réception, de l’avis de crédit, le compte 52
(banque) est débité par le crédit de 565 (banque effet escompté). A l’échéance et au règlement de
l’effet, le compte 565 est soldé par le crédit de 415.
Exemple
Le 29 mars, KA tire une lettre de change de 15 000 FCFA sur son client KJ à son ordre à échéance du
31 mai, en règlement d’une facture de ventes de marchandises du 15 mars (TVA 18%).
5
Chez KA, le tireur et bénéficiaire
Au tirage de l’effet, la créance ordinaire change de nature et est virée dans un compte spécifique.
La dette sur son fournisseur KA a été enregistrée le 15 mars au crédit du compte 401.
A l’acceptation de l’effet, la dette ordinaire change de nature et est virée dans un compte spécifique.
Exemple (Suite)
Supposons que le fournisseur KA remette sa traite à l’encaissement le 20 mai. La banque lui adresse
le 4 juin un avis de crédit égal au nominal de la traite diminué d’une commission d’encaissement de 45
HT (TVA à 18%).
Lors de la remise à l’encaissement, le tiré n’enregistre aucune opération. Après la création de l’effet, le
tiré n’a plus qu’une seule obligation comptable : enregistrer le paiement de l’effet à l’échéance.
6
L’effet est utilisé comme moyen de paiement. Il s’agit du cas ou le bénéficiaire d’un effet se sert de
celui-ci pour régler l’un de ses créanciers. L’endossement consiste à indiquer, au dos de l’effet, l’ordre
de payer le montant à un nouveau bénéficiaire (l’endossataire), suivi de la signature de stipulant
(l’endosseur).
Comptablement :
- L’endosseur fait en quelque sorte « d’une pierre deux coups puisque l’endossement de sa traite
aura pour effet d’éteindre simultanément la dette ordinaire envers son créancier et la créance
cambiaire sur son client ;
- L’endossataire échange la créance ordinaire sur son débiteur (son client) contre une créance
cambiaire sur le tiré ;
- Comme pour la remise à l’encaissement, le tiré n’est pas concerné par l’utilisation faite de l’effet
par son bénéficiaire. Il se contente d’enregistrer le règlement de l’effet à l’échéance.
L’effet quitte le portefeuille de Mustapha pour entrer dans celui de son fournisseur. L’endossement a
pour effet d’éteindre en même temps la dette ordinaire envers Omar et la créance cambiaire envers
Dalila, ce qui se traduit par l’enregistrement suivant.
Il devient le nouveau bénéficiaire de l’effet qui entre dans son portefeuille. Sa créance ordinaire sur
Mustapha est virée dans le compte 3425 Clients-Effets à recevoir.
Aucun enregistrement comptable n’est effectué à la date de l’endossement, le tiré n’étant pas
concerné par l’utilisation faite de l’effet par son bénéficiaire. Il se contentera de payer le montant de
l’effet à l’échéance, comme dans le cas de la remise à l’encaissement.
L’escompte d’une traite est un moyen de financement par lequel un banquier achète le nominal d’un
moyen de paiement à terme sous déduction d’agios. Ces agios comprennent :
– un intérêt, appelé escompte commercial, calculé en appliquant un taux annuel d’escompte sur la
période qui sépare la date de remise à l’escompte de la date d’échéance de l’effet ; cet intérêt n’est
pas soumis à la TVA; il est inscrit au débit du compte 675 «Escomptes des effets de commerce»;
– une commission d’escompte, généralement fixe, qui rémunère la prestation de service assurée
par la banque ; cette commission est assujettie à la TVA; elle est inscrite au débit du compte 6318
«Services bancaires».
7
Généralement, il s’écoule une certaine période entre le jour de la remise à la banque de l’effet à
l’escompte et le jour de réception de l’avis de mise à disposition des fonds par la banque : pendant
cette période, l’effet escompté mais non encaissé est inscrit au débit d’un compte d’actif 552 « Crédits
d’escompte ».
Exemple (Suite)
KA décide de négocier son effet de 15 000 FCFA sur Ana auprès de sa banque. Le 1er avril, il le
remet à l’escompte. Le 5 avril, la banque adresse à son client un avis de crédit accompagné du
bordereau d’escompte suivant :
Lorsque le bénéficiaire remet son effet à l’escompte, le tiré n’enregistre aucune opération. Après la
création de l’effet, le tiré n’a plus qu’une seule obligation comptable : enregistrer le paiement de l’effet
à l’échéance de la même façon que dans le cas d’un endossement ou d’une remise à l’encaissement.
Il peut arriver qu’à l’échéance, le débiteur éprouve quelques difficultés à régler l’effet, il y a alors
incident de paiement. On peut distinguer deux types d’incidents :
8
le tiré prévoit l’incident et demande l’annulation de l’effet initial et son remplacement par un
nouvel effet à échéance plus lointaine et d’un montant majoré éventuellement des intérêts de
retard, on dit qu’il y a renouvellement d’effet ;
le tiré, sans prévenir n’honore pas l’effet qui est présenté, soit par le bénéficiaire, soit par le
banquier, soit par l’endossataire. Dans chacun des cas, la solution est différente :
1. Dans le premier cas, le compte effet à recevoir chez le fournisseur et le compte effet à
payer chez le client sont virés respectivement dans les comptes clients et fournisseur.
2. Dans le second cas, la banque se retrouve contre celui qui lui a présenté l’effet à
l’escompte en débitant son compte du montant de l’effet et des frais d’impayés ;
3. Dans le dernier cas, c’est-à-dire si le bénéficiaire a endossé l’effet au profit d’un de ses
créanciers, ce dernier débite à nouveau la créance matérialisée par l’effet impayé, il en est
de mêmes des endossements successifs.
Le tiré peut éprouver des difficultés de paiement de sa dette à l’échéance. Dans ce cas d’espèce,
deux situations sont envisageables :
- Il n’a pas de liquidités et sa banque refuse de payer l’effet, il s’agit d’effet impayé.
Il intervient lorsque le tiré prévient le bénéficiaire de ses difficultés à honorer ses engagements à
l’échéance, il lui demande à cet effet un report d’échéance qui aura pour effet l’annulation de la
première traite et la création d’une seconde traite avec pour nominal le nominal de la première traite
majoré des intérêts de retard calculés sur la période que sépare la date d’échéance de la 2ème traite
de la date d’échéance de la 1ère.
Exemple
Le 27 décembre N, le client C prévient le fournisseur A à qui il ne peut honorer la traite de 14 950
FCFA à l’échéance du 30-12-N.
Il demande un report d’échéance au 30-01-N+1 qui lui est accepté avec intérêts à 14%.
Annulation de l’effet initial ; il faut annuler la créance cambiaire et faire renaître la créance ordinaire.
9
Débit : 40121- Fournisseurs, Effet à payer = 14 950
Crédit : 4011- Fournisseurs = 14 950
Annulation de la 1ere traite
• Effets impayés
Le non-paiement d’un effet par un client peut intervenir dans trois situations différentes :
– l’effet impayé est présenté directement au client,
– l’effet impayé avait été préalablement escompté,
– l’effet impayé avait été préalablement endossé.
• Chez le Tireur
• Chez le Tiré
Constatant l’impayé, la banque va se retourner contre l’escompteur de l’effet, c’est-à-dire (en principe)
le tireur : celui-ci va voir son compte bancaire diminué du montant de la traite et des frais bancaires
occasionnés par le non-paiement... Le tireur devra ensuite se retourner contre son client. Le tireur va
donc enregistrer simultanément la diminution de son compte bancaire et le renouvellement de sa
créance sur son client (majorée des frais bancaires).
Exemple
Une banque retourne le 6 juin à une entreprise X un effet impayé de 20 000 majoré des frais
bancaires de 200.
Ce cas, le plus complexe, fait intervenir quatre personnes : le tireur (endosseur), l’endossataire (qui a
reçu l’effet endossé), la banque de l’endossataire (qui a présenté l’effet au tiré), et le tiré (ou client
défaillant).
Lors de l’avis de non paiement de sa banque et des frais bancaires occasionnés, l’endossataire va se
retourner contre l’endosseur (tireur) qui va lui-même se retourner contre le tiré.
10
Exemple
La banque d’un endossataire lui indique qu’un effet de 20 000 a été impayé et que les frais d’impayé
s’élèvent à 200.
o Chez l’endossataire
L’état de rapprochement est un document extra comptable permettant de vérifier la concordance des
comptes banque ou chèque postal. Les comptes de trésorerie tenus par l’entreprise trouvent leurs
réciproques dans la comptabilité des organismes financiers.
1. Principe
Le compte « 521 banque » tenu par l’entreprise retrace les mêmes opérations que le compte de
l’entreprise tenu par le banquier, mais en sens inverse car il s’agit de comptabilités réciproques.
Dans la pratique, les soldes de ces comptes réciproques sont rarement égaux car les opérations ne
peuvent pas être enregistrées simultanément dans chaque comptabilité pour diverses raisons :
Les chèques émis par l’entreprise ne sont pas comptabilisés par le banquier qu’après
encaissement par le bénéficiaire ;
Le banquier enregistre des virements au bénéfice de l’entreprise et informe celle-ci après ;
Le banquier procède au paiement de fournisseurs par prélèvement automatique sur le compte de
l’entreprise et informe celle-ci dans un deuxième temps ;
Des erreurs sur les sommes peuvent être commises par l’entreprise ou par le banquier.
2. Méthode
11
Le compte « banque » (ou « chèques postaux ») tenu par l’entreprise, et le compte « client» tenu par
la banque (ou les chèques postaux) sont réciproques. Le rapprochement de ces deux comptes permet
de vérifier leur concordance et de détecter les erreurs éventuelles. En raison des décalages dans
l’enregistrement des opérations, le compte « banque » tenu par l’entreprise ne présente pratiquement
jamais le même solde à la même date que le compte « entreprise » tenu par la banque. Cette
différence peut avoir comme cause :
informée exactement que lorsque la banque lui envoie un relevé de compte.
3. Comment procéder ?
1. On commence par pointer toutes les écritures pour lesquelles la réciprocité est parfaite.
2. Sur l’état de rapprochement, on dispose les deux comptes réciproques avec leurs soldes à la
date considérée.
3. On inscrit dans chacun de ces comptes les opérations qui le concernent, mais qui n’y sont
pas encore enregistrées, alors qu’elles sont déjà inscrites sur l’autre compte. Si aucune erreur
n’a été commise dans la tenue des comptes, on doit alors obtenir des soldes opposés.
Exemple
Le 31 mars N, le compte BMCE présente dans nos livres (nous Sté KPA) un solde débiteur de 14 455
et le relevé de compte à la même date fait apparaître un solde en notre faveur de 13 640. Le pointage
des deux comptes révèle que :
a. des opérations suivantes sont inscrites sur le compte tenu par la banque n’ont pas encore été
enregistrées dans nos livres :
Frais d’escompte de 85 sur remise à l’escompte du 28 mars
Commissions bancaires du 4ème trimestre : 135
Virement à notre ordre du client Ahmed : 575
Domiciliation n° 51, réglée le 31 mars par la BMCE : 2 670
Coupons d’obligations (intérêts en faveur de l’entreprise, sur des prêts qu’elle a accordés :
obligations) encaissés par la banque pour notre compte : 245
b. d’autres opérations, enregistrées dans nos livres, ne l’ont pas été par le compte de la banque
Chèque n° 6341 à l’ordre du fournisseur GUEAZI 260
12
Chèque n° 6443 à l’ordre du fournisseur DADI 995
Coupon 245
Solde débiteur après Solde créditeur après
12 385 12 385
rapprochement rapprochement
TOTAL 15 275 15 275 TOTAL 13 655 13 640
A la suite de ce rapprochement, nous enregistrons dans nos livres comptables les opérations que
nous n’avions connaissance à travers le relevé bancaire :
Après ces enregistrements, le compte « BICICI » est bien, dans notre comptabilité, débiteur de 12 385
FCFA.
Exemple
Soit le relevé de compte suivant :
Banque BICICI Agence : 245
Etablissement : CINEPRO Compte n : 20220112
18 BP3346 Abidjan 18 Période : 01 juil au 31 juil 22
Les mouvements du compte « Banque » tenu par l’entreprise CINEPRO se présentent comme suit :
Banque Populaire
Comptabilité Banque
Rapprochement du mois de : N° de compte :
Totaux Totaux
Solde rapproché Solde rapproché
14
TRAVAUX DIRIGES
La société KPA SA, est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des arômes
alimentaires a réalisé, au cours des mois de février et mars 2021, les opérations suivantes :
L’unité monétaire est le francs CFA.
• 01/02 : Vente de biens produits à crédit au client BINA, facture N° : F3/99 : Montant : de 12.000 HT
(Régler par le B0 42).
• 03/02 : Achat de matières premières au fournisseur LEO, facture N° C15/99 : Net à payer : 25 200
TTC.
• 04/02 : Vente de biens produits au client LAZ, facture N° F4/99 Net à payer : 19 704 TTC.
• 05/02 : MADO endosse le billet N° : BO 42 à l’ordre de son fournisseur MANU et règle le restant dû
de la facture N° C15/99 par acceptation d’une lettre de change N° : LC3, échéance le 18/03.
• 09/02 : Vente de produits finis à crédit au client JEANNI, facture N° : F5/99 : Montant HT : 30 280
• 10/02 : SKPA tire les traites N° LC16 sur LAZ et LC17 sur JEANNI, échéances respectives : le 10/03
et le 29/03.
• 11/02 : KPA reçoit les deux lettres de change de LAZ et de JEANNI portant la mention « accepté ».
• 12/02 : Elle reçoit la facture de JULIE correspondant à une commande de quatre machines à écrire
électroniques pour un montant de 24 000 TTC.
• 17/02 : Elle reçoit la livraison des quatre machines et règle le jour même le tiers du montant dû en
espèce et le solde par acceptation de deux traites au profit de JULIE :
- LC n° 4 à échéance le 20/04/2020
- LC n° 5 à échéance le 15/02/2021
• 19/02 : Elle envoie deux chèques d’une valeur totale de 10 500, pour l’encaissement (bordereau n
°3003).
• 22/02 : Achat de matières premières à crédit au fournisseur VITA, facture N° : FZ 45/99 : net à payer
: 32 000 TTC SKPA règle cette facture comme suit :
- Elle souscrit, un billet à ordre N° : BO35 à l’ordre de IRINA, pour le solde, échéance le 30/03.
• 25/02 : Vente de biens produits à crédit au client LOEL, facture N° : F6/99 : montant 18 000 HT.
• 26/02 : SKPA tire sur LOEL la lettre de change N° : LC18, à échéance le 30/04, qui l’a acceptée le
jour même.
• 03/03 : La société reçoit de la BCM le bordereau d’escompte relatif à la LC 18 indiquant des intérêts
de 350 ainsi qu’une commission fixe de 12 F.
15
• 19/03 : La société reçoit de la BCM un avis de débit N° : 41512 relatif au règlement de la lettre de
change N° : LC3 (Commission 16,05 TTC).
• 30/03 : La BCM adresse à la société l’avis de crédit N° : 52334 relatif à l’opération du 21/03 :
Commissions 10 000
• 31/03 : la société reçoit de la BCM un avis de débit N° :41513 relatif au règlement du billet à ordre N°
: BO 35 (Commission 16,05 F TTC).
N.B : Le taux de la TVA à appliquer aux opérations ci-dessus est de 18%, sauf pour les opérations de
banques soumises au taux de 13%.
16