Caractéristiques de l'air humide
Caractéristiques de l'air humide
I.1. Définitions
• Air humide
L’air humide est un mélange d’air sec et de vapeur d’eau ([Link], 2002). Ces deux
gaz sont considérés comme des gaz parfaits dans le domaine psychrométrique.
Le domaine psychrométrique ou la psychrométrie désigne en général l’étude des
caractéristiques physiques et thermodynamiques d’un mélange gaz-vapeur.
• Air sec
− Concentrations en volume :
[𝑂2 ] = 0,21
{ [II.01]
[𝑁2 = 0,79
− Concentration en masse :
(𝑂2 ) = 0,23
{ [II.02]
(𝑁2 ) = 0,77
Au sens chimique, l’air n’est pas une substance pure puisque sa composition peut varier.
Néanmoins, l’air sous forme de gaz manifeste beaucoup de caractéristiques de
substances pures et lorsqu’il n’y a pas de changement de phase, il peut être considéré
comme tel.
L’air atmosphérique est pris comme l’air humide contenant encore d’autres gaz (argon,
…), des particules solides, des poussières, des fumées, …
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Cours de Climatisation : Air Humide
Pour mener une bonne étude, nous pouvons considérer que l’air humide contient l’air
sec et de l’eau. Celle-ci peut être sous forme de vapeur, de liquide ou de glace.
L’air sec est considéré comme un mélange de gaz parfaits (SEYNHAEVE), donc lui-
même comme un gaz parfait de masse molaire 𝑀𝑎 = 28,96 𝑘𝑔/𝑘𝑚𝑜𝑙𝑒 et de constante
de gaz 𝑟𝑎 donnée par :
𝐽
𝑟𝑎 = 8314,51/28,96 = 287,1 [II.03]
𝑘𝑔𝐾
La chaleur massique à pression constante de l’air sec 𝑐𝑝𝑎 est donnée par l’expression
suivante pour une température 𝑡 comprise entre 0 et 100℃ et une pression 𝑝 inférieure
à 10 𝑏𝑎𝑟.
Cette expression montre que l’air n’est pas exactement un gaz parfait vu que sa chaleur
massique est aussi fonction de la pression en plus de la température.
Pour une pression 𝑝 = 1 𝑏𝑎𝑟, on peut la calculer par la formule approximative suivante :
Pour les températures supérieures à 100℃, nous pouvons utiliser la combinaison des
capacités thermiques de l’oxygène et d’azote. Elles sont uniquement fonction de la
température.
̃
Soient 𝐶𝑝 ̃
𝑂2 la capacité thermique en 𝑘𝐽/𝑘𝑚𝑜𝑙𝑒𝐾 de l’oxygène et 𝐶𝑝𝑁2 celle de l’azote.
Connaissant la composition molaire de l’air sec, sa capacité thermique peut se calculer
par :
̃
𝐶𝑝 [ ] ̃ [ ] ̃
𝑎𝑖𝑟 = 𝑂2 ∗ 𝐶𝑝𝑂2 + 𝑁2 ∗ 𝐶𝑝𝑁2
Pour les mettre dans des unités utilisées dans ce travail, nous pouvons utiliser la relation
suivante :
̃ 𝑎𝑖𝑟 /𝜇𝑎𝑖𝑟
𝑐𝑝𝑎𝑖𝑟 = 𝐶𝑝
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La masse volumique 𝜌 peut être calculée à partir de l’équation d’état d’un gaz parfait.
𝑝 𝑝
𝜌𝑎 = = [II.06]
𝑟𝑎 𝑇 287,1𝑇
L’enthalpie de l’air sec est calculée en fonction de la capacité thermique isobare 𝑐𝑝𝑎 et
la température 𝑡 en ℃ par la relation :
ℎ𝑎 = 𝑐𝑝𝑎 . 𝑡 [II.07]
0𝑘𝐽
Ainsi, l’enthalpie de référence est prise à 0℃ et vaut : ⁄𝑘𝑔. 𝑎 soit 0 kJ par
kilogramme d’air sec.
I.2.2. Eau
L’eau peut être contenue dans l’air humide sous les trois phases : liquide, vapeur ou
solide.
Comme tous les liquides, les phases de l’eau peuvent être définies de façon précise à
partir de la pression de vapeur.
Soient 𝑝𝑣 pression partielle de la vapeur d’eau dans l’air humide et 𝑝𝑠𝑎𝑡 pression de
saturation à la température considérée.
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L’équilibre entre les deux phases de l’eau (vapeur et liquide) peut être matérialisé par la
courbe de saturation.
Elle est donnée comme la courbe d’évolution de la pression de saturation de l’eau en
fonction de la température.
La pression de saturation de la vapeur d’eau appelée aussi tension de vapeur 𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡) à
la température t est donnée dans des tables de vapeur d’eau.
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𝑀.𝛼 1 1 𝑀.𝛽 𝑇
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑇) = 𝑝0 exp[ ( − )− ln ( ) + 1,511. 10−9 . 𝑇 3 + 3,001. 10−6 . 𝑇 2 −
𝑅 𝑇0 𝑇 𝑅 𝑇0
2,142. 10−3 . 𝑇 + 0,3033] [II.08]
• Enthalpie
𝑘𝐽
L’enthalpie de référence pour l’eau est celle de l’eau liquide à 0℃ qui vaut 0
𝑘𝑔
Pour une température t donnée en ℃, l’enthalpie de l’eau est calculée par les relations
suivantes :
Nous définissons ici les caractéristiques de l’air humide contenant de la vapeur d’eau
uniquement (pas d’eau liquide ni de glace).
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Etant donné que, dans les problèmes psychrométriques, la pression partielle de la vapeur
d’eau est généralement inférieure à la pression de saturation de l’eau à la température
du mélange, nous pouvons considérer la vapeur d’eau comme un gaz parfait.
L’air humide étant un mélange de gaz parfaits, c’est donc un gaz parfait et nous pouvons
appliquer la loi de Dalton : la pression totale du mélange est égale à la somme de
pressions partielles de tous les composants.
𝑝 = 𝑝𝑎 + 𝑝𝑣 [II.09]
Soit un mélange de :
28,965𝑘𝑔
𝑀𝑎 𝑘𝑔 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟 𝑠𝑒𝑐 (𝜇𝑎 = )
{ 𝑘𝑚𝑜𝑙𝑒
18𝑘𝑔
𝑀𝑣 𝑘𝑔 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑝𝑒𝑢𝑟 𝑑′𝑒𝑎𝑢 (𝜇𝑣 = )
𝑘𝑚𝑜𝑙𝑒
En pratique, on définit la teneur en eau de l’air humide par d’autres caractéristiques qui
prennent en compte le fait que la masse d’air sec reste inchangée au cours des
transformations de cet air, tandis que celle de la vapeur peut varier. C’est l’humidité
absolue et l’humidité relative.
• Humidité absolue
L’humidité absolue est le rapport entre la masse de vapeur d’eau et la masse d’air sec
contenu dans un même volume d’air humide.
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L’humidité absolue est la masse de vapeur d’eau dans un mélange d’air humide
contenant 1𝑘𝑔 d’air sec.
• Humidité relative
L’humidité relative appelée aussi état d’hygrométrie ou pression de vapeur relative est
le rapport entre la masse de vapeur d’eau 𝑀𝑣 réellement présente dans un volume 𝑉
donné à la température donnée et la masse maximale de vapeur d’eau 𝑀𝑠 que peut
contenir ce même volume à la même température.
𝑀𝑣 (𝑉,𝑡,𝑝)
𝜑= [II.13]
𝑀𝑠 (𝑉,𝑡,𝑝′ )
Avec 𝑝′ ≥ 𝑝.
En effet,
𝑝𝑣 𝑛𝑣 𝑀𝑣 ⁄18,02 1
= = = 𝑥 [II.15]
𝑝𝑎 𝑛𝑎 𝑀𝑎 ⁄28,965 0,622 𝑣
Alors :
𝑝𝑣 𝑝𝑣 𝜑𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
𝑥𝑣 = 0,622 = 0,622 = 0,622 [II.16]
𝑝𝑎 𝑝−𝑝𝑣 𝑝−𝜑𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
𝜑𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡) 𝑥𝑣
[𝐻2 𝑂 ] = = [II.17]
𝑝 0,622+𝑥𝑣
− Concentration massique
𝑥𝑣 0,622𝜑.𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
(𝐻2 𝑂 ) = = [II.18]
1+𝑥𝑣 𝑝−0,378𝜑.𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
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La masse molaire fictive de l’air humide peut s’écrire en fonction des humidités.
Nous avons :
Ou encore :
𝑥𝑣 𝑥𝑣 1+𝑥𝑣
𝜇 = 18 + 28,96 (1 − ) = 28,96( ) [II.20]
0,622+𝑥𝑣 1+𝑥𝑣 1+1,608𝑥𝑣
Ou encore :
𝑝 𝑝𝑣 1 1
𝜌= − ( − ) [II.25]
287,1.𝑇 𝑇 287,1 461,5
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Soit 𝑀𝑣 = 𝑥𝑣 /(1 + 𝑥𝑣 ) la masse de vapeur d’eau contenue dans 1𝑘𝑔 d’air humide, la
chaleur massique de l’air humide est :
1 𝑥𝑣
𝑐𝑝 = ( ) 𝑐𝑝𝑎 + ( )𝑐𝑝𝑣 [II.27]
1+𝑥𝑣 1+𝑥𝑣
𝑘𝐽
Elle est exprimée en kilojoule par kilogramme d’air humide par degré Celsius :
𝑘𝑔.𝑎ℎ ℃
L’enthalpie de l’air humide est fonction du fait que l’air contient en plus de la vapeur
d’eau, l’eau liquide ou la glace.
On tient compte de ces différentes phases d’eau par leurs concentrations dans un volume
d’air humide contenant 1𝑘𝑔 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟𝑠𝑒𝑐.
Etant donné que ces différentes concentrations de l’eau sont rapportées à la quantité
d’air sec, l’enthalpie sera exprimée en 𝑘𝐽⁄𝑘𝑔 𝑑′𝑎𝑖𝑟 𝑠𝑒𝑐.
ℎ = ℎ𝑎 + 𝑥𝑣 . ℎ𝑣 + 𝑥𝑙 . ℎ𝑙 + 𝑥𝑠 . ℎ𝑠 [II.28]
• Température de rosée
Soit un volume d’air humide ne contenant de l’eau que sous forme de vapeur.
Si on le refroidit de façon isobare, l’humidité absolue et la pression partielle de la vapeur
d’eau restent constantes.
Cependant, la pression de saturation de l’eau 𝑝𝑠𝑎𝑡 qui est fonction de la température du
𝑝
mélange diminue. Par conséquent, l’humidité relative 𝜑 = 𝑣 augmente pendant le
𝑝𝑠𝑎𝑡
refroidissement.
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𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡𝑟 )
𝑥′𝑣 = 0,622 [II.29]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡𝑟 )
• Température humide
Soit un système isobare et isolé de toute action thermique comprenant de l’air humide
d’état défini 1 (t1, x1) non saturé au contact avec une nappe d’eau liquide se trouvant à
une température 𝑡𝑒 .
Il s’établit le long de la surface de séparation de deux fluides une couche d’air saturée
de vapeur d’eau, appelée couche limite.
Admettons que la température de l’air d’état initial soit supérieure à celle de la nappe
d’eau.
Dans ce cas, à la surface de séparation, l’eau se chauffe et il y a évaporation d’eau liquide
qui va saturer l’air de la couche limite.
La température limite que peut atteindre cette eau le long de la surface de séparation est
la température limite de refroidissement du liquide appelée également température
humide ou température du thermomètre mouillé.
On fait circuler l’air dont on veut déterminer l’état hygrométrique sur les deux
thermomètres, il se produit une évaporation de l’eau mouillant le thermomètre humide.
Ce dernier mesure la température humide de l’air et l’autre la température sèche.
I.3. Diagramme de l’air humide
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I.3.1. Introduction
Ces caractéristiques sont définies par des courbes dans un système d’axes choisi.
Il existe plusieurs types de diagrammes psychrométriques de l’air humide qui se
différentient par la façon de définir l’enthalpie de l’air humide et le choix du système
d’axes.
Dans ces diagrammes, le système d’axes est souvent non rectangulaire.
Considérons une masse d’air humide ne contenant que l’air sec et la vapeur d’eau.
Dans ce cas, 𝑥 = 𝑥𝑣 .
La droite de pente −2501,6 est prise comme origine de comptage des enthalpies, ℎ = 0
• Les isenthalpiques
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𝜕𝑌
| = −2501,6 [II.31]
𝜕𝑥 ℎ
Avec 𝑥 = 𝑥𝑣
• Les isothermes
Dans le système d’axes (x, Y), les isothermes sont des droites de pente :
𝜕𝑌
| = 1,854𝑡 [II.32]
𝜕𝑥 𝑡
𝑡2
1,854𝑡2
𝑡1
t=0
x
-2501,6
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On peut tracer dans le diagramme les lignes 𝜑 = 𝑐𝑡𝑒, car à chaque valeur de la
température correspond, pour un φ donné, une valeur de l’humidité absolue.
𝑡2
1,854𝑡2
𝑡1
t=0
x
-2501,6
Ce cas est vu lorsque l’air est saturé en vapeur d’eau et n’arrive plus à garder toute l’eau
à l’état de vapeur. Une quantité d’eau est à l’état liquide sous forme de bouillard.
L’humidité totale devient supérieure à l’humidité maximale que cet air peut contenir à
la température donnée, 𝑥 > 𝑥′𝑣 .
Et elle vaut : 𝑥 = 𝑥′𝑣 + 𝑥𝑙 .
Pour une température donnée, la valeur de 𝑥′𝑣 est fixée. C’est dire que, pour cette
température, l’état de l’air est déterminé par la valeur de la quantité d’eau liquide 𝑥𝑙 .
Cet état est situé dans la zone à droite de la courbe de saturation appelée zone de
bouillard.
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Par rapport aux droites isenthalpiques, l’inclinaison des isothermes de bouillard est :
𝜕ℎ 𝜕ℎ
|𝑡 = |𝑡 = 4,1868𝑡 ≥ 0 [II.35]
𝜕𝑥 𝜕𝑥𝑙
Cette pente est prise par rapport aux droites isenthalpiques et est paramétrée par la
température 𝑡.
Pour une température donnée, elle est une constante car elle ne dépend pas de l’humidité.
Les isothermes de bouillard sont donc des droites.
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Lorsque la température devient inférieure à zéro degré Celsius, les gouttelettes liquides
de la zone de bouillard passent à l’état solide.
L’enthalpie s’écrit :
𝜕ℎ 𝜕ℎ
| = | = −333,5 + 2,093𝑡 ≤ 0 [II.37]
𝜕𝑥 𝑡 𝜕𝑥𝑠 𝑡
Cette pente est constante et est négative. C’est-à-dire que les isothermes dans cette zone
de glace sont des droites dont l’inclinaison par rapport aux droites isenthalpiques est
négative et est paramétrée par la valeur de la température 𝑡.
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En effet, pour tous les points compris entre 𝑡𝑙 = 0℃ et 𝑡𝑠 = 0℃, on a en même temps :
𝑥𝑣 > 0, 𝑥𝑙 > 0 𝑒𝑡 𝑥𝑠 > 0, c’est-à-dire que le mélange d’air humide contient l’eau sous
les trois phases.
Pour 𝑡 < 0℃, la courbe de saturation 𝜑 = 1 prend une forme relative au phénomène de
sublimation, alors qu’elle prend une autre forme relative à la vaporisation pour des
températures positives.
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• Humidité absolue x
𝜑𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
Sachant que 𝑥 = 0,622
𝑝−𝜑𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡)
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Avec
𝑀.𝛼 1 1 𝑀.𝛽 𝑇
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑇) = 𝑝0 exp[ (𝑇 − 𝑇 ) − ln (𝑇 ) + 1,511. 10−9 . 𝑇 3 + 3,001. 10−6 . 𝑇 2 −
𝑅 0 𝑅 0
2,142. 10−3 . 𝑇 + 0,3033] [II.38]
Ou simplement :
1 1 𝑇
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑇) = 𝑝0 exp[6999,518(373,15 − 𝑇) − 5,7135 ln (373,15) + 1,511. 10−9 . 𝑇 3 +
3,001. 10−6 . 𝑇 2 − 2,142. 10−3 . 𝑇 + 0,3033] [II.39]
Nous avons donc :
• Enthalpie h
Les valeurs de capacités thermiques peuvent être calculées suivant les relations données
au point précédent ou peuvent être prises comme valeurs moyennes dans le domaine
psychrométrique.
• Température de rosée
• Température humide 𝑡ℎ
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Dans l’hypothèse que l’air ne contient de l’eau que sous forme de vapeur, nous avons :
• Enthalpie h
Pour ce faire, nous pouvons calculer l’humidité absolue maximale que peut contenir cet
air à la température sèche donnée.
Cette humidité absolue maximale notée 𝑥𝑣 ′ correspond à 𝜑 = 1, c.à.d. :
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
𝑥𝑣 ′ = 0,622
𝑝 − 𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
′
Si 𝑥 < 𝑥𝑣 , l’air n’est pas saturé et 𝑥𝑣 = 𝑥. Dans ce cas, l’enthalpie est calculée comme
indiquée ci-haut.
Si 𝑥 = 𝑥𝑣 ′ , l’air est saturé mais la vapeur n’est pas condensée.
Si alors 𝑥 > 𝑥𝑣 ′ , l’air est saturé en vapeur d’eau et la quantité de vapeur par kg d’air sec
correspond à 𝑥𝑣 = 𝑥𝑣 ′ et le reste d’eau peut être liquide si la température sèche est
supérieure à la température de fusion de l’eau à la pression du milieu ou solide dans le
cas contraire.
• Humidité relative 𝜑
𝑥𝑣 𝑝
𝜑= ∗ [II.42]
0,622+𝑥𝑣 𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
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La température sèche peut nous indiquer l’humidité absolue maximale que peut contenir
cet air dans la limite de la saturation.
Ainsi, cette humidité absolue est exprimée par la même relation qu’au point précédent.
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
𝑥𝑣 ′ = 0,622 [II.43]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡)
ℎ′ = ℎ(𝑡, 𝑥 = 𝑥𝑣′ )
Nous avons :
Si par contre il y a présence d’eau liquide, la quantité de vapeur serait égale à la quantité
maximale de vapeur à la limite de la saturation :
𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡)
𝑥𝑣 = 𝑥𝑣′ = 0,622 [II.45]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
• Humidité relative 𝜑
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𝑥𝑣 𝑝
𝜑= ∗ [II.47]
0,622+𝑥𝑣 𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡)
Lorsque les températures sèche et humide sont données, il suffit de calculer l’enthalpie
pour se retrouver comme au point précédent où l’on connaissait la température sèche et
l’enthalpie.
Rappelons que par définition même du point humide, la température humide est
inférieure ou égale à la température sèche.
Pour ce faire, on calcule d’abord l’humidité absolue au point humide, c.à.d. 𝑥′𝑣 =
𝑥𝑣 (𝑡 = 𝑡ℎ , 𝜑 = 1)
Nous avons :
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡=𝑡ℎ )
𝑥𝑣′ = 0,622 [II.48]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡=𝑡ℎ )
A partir d’ici, les autres caractéristiques peuvent être trouvées comme au point
précédent.
Nous pouvons, à partir de ces données, savoir si l’air est saturé ou non. Pour cela, il
suffit de déterminer l’enthalpie au point de rosée et la comparer avec celle donnée.
• Température de rosée
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ℎ′ = ℎ(𝑡 = 𝑡𝑟 , 𝑥) [II.51]
Si ℎ > ℎ′, l’air n’est pas saturé, sinon l’air est saturé en vapeur d’eau.
• Température sèche
Pour un état d’air non saturé ou à la limite de la saturation, la température sèche est
fonction uniquement de l’enthalpie et de l’humilité absolue données.
Nous avons la relation :
ℎ−2501,6𝑥𝑣
𝑡= [II.52]
𝑐𝑝𝑎 +𝑥𝑣 𝑐𝑝𝑣
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Soient des quantités massiques d’air sec 𝑀1 contenu dans l’air humide d’état
hygrométrique (ℎ1 , 𝑡1 , 𝑥1 ) et 𝑀2 contenu dans l’air humide d’état hygrométrique
(ℎ2 , 𝑡2 , 𝑥2 ).
L’état final serait de quantité massique 𝑀 d’état hygrométrique (ℎ𝑚 , 𝑡𝑚 , 𝑥𝑚 ).
• Bilan massique
− Air sec
𝑀 = 𝑀1 + 𝑀2 [II.53]
− Vapeur d’eau
𝑥𝑚 ∗ 𝑀 = 𝑥1 ∗ 𝑀1 + 𝑥2 ∗ 𝑀2 [II.54]
• Bilan d’énergie
𝑀 ∗ ℎ𝑚 = 𝑀1 ∗ ℎ1 + 𝑀2 ∗ ℎ2 [II.57]
Cette dernière relation montre que l’état hygrométrique du mélange appartient à la droite
joignant les points représentatifs des états 1 et 2 dans le diagramme psychrométrique.
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Soient des quantités massiques d’air sec 𝑀1 contenu dans l’air humide d’état
hygrométrique (ℎ1 , 𝑡1 , 𝑥1 ) et 𝑀2 contenu dans l’air humide d’état hygrométrique
(ℎ2 , 𝑡2 , 𝑥2 ).
L’état final serait de quantité massique 𝑀 d’état hygrométrique (ℎ𝑚 , 𝑡𝑚 , 𝑥𝑚 ).
Considérons un mélange de ces deux quantités d’air humide mais sous une action
thermique c.à.d. avec apport de chaleur.
Dans ce cas, la quantité de vapeur d’eau du mélange est la même que dans le cas d’un
mélange adiabatique.
• Bilan massique
𝑥 ∗𝑀 +𝑥 ∗𝑀
𝑥𝑚 = 1 1 2 2 [II.61]
𝑀1 +𝑀2
• Bilan énergétique
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Cours de Climatisation : Air Humide
𝑀 ∗ ℎ𝑚 = 𝑀1 ∗ ℎ1 + 𝑀2 ∗ ℎ2 + 𝑄 [II.62]
𝑡𝑚
𝑡2
𝑡1
x
𝑥1 𝑥𝑚 𝑥2
Figure 7Mélange avec apport de chaleur
Soit un mélange d’air humide d’état hygrométrique (ℎ1 , 𝑡1 , 𝑥1 ) de quantité d’air sec 𝑀1
et d’eau pure de masse 𝑀𝑒 à la température 𝑡𝑒 .
Le mélange est d’état hygrométrique (ℎ𝑚 , 𝑡𝑚 , 𝑥𝑚 ) de masse d’air sec 𝑀.
• Bilan massique
− Air sec
𝑀 = 𝑀1 [II.65]
− Eau
𝑥𝑚 ∗ 𝑀 = 𝑀𝑒 + 𝑥1 ∗ 𝑀1 [II.66]
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Cours de Climatisation : Air Humide
𝑥𝑚 = 𝑥1 + 𝑀𝑒 /𝑀1 [II.67]
• Bilan d’énergie
𝑀 ∗ ℎ𝑚 = 𝑀1 ∗ ℎ1 + 𝑀𝑒 ∗ ℎ𝑒 [II.68]
27
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Cours de Climatisation : Air Humide
Dans ce point, nous parlons de quelques transformations d’état de l’air humide sous
pression constante.
Soit de l’air humide supposé non saturé d’état (𝑡1 , 𝑥1 , ℎ1 ) contenant une masse 𝑀 d’air
sec.
Le chauffage de ce fluide revient à augmenter sa température pour atteindre 𝑡2 > 𝑡1 .
Cette transformation se fait à humidité absolue constante tandis que l’humidité relative
diminue.
Etant donné que l’humidité absolue reste constante, la pression partielle de la vapeur
d’eau ne varie pas non plus pendant l’opération.
𝑄 = 𝑀(ℎ2 − ℎ1 ) [II.71]
𝑡2
𝑡1
x
𝑥1
Figure 9 Chauffage isobare
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Cours de Climatisation : Air Humide
Soit de l’air humide supposé non saturé d’état (𝑡1 , 𝑥1 , ℎ1 ) contenant une masse 𝑀 d’air
sec.
Le refroidissement de ce fluide revient à diminuer sa température pour atteindre 𝑡2 <
𝑡1 .
Cette transformation se fait à humidité absolue totale constante tandis que l’humidité
relative augmente.
𝑡1
𝑡2
𝑡𝑟1
𝑡3
x
𝑥′3 𝑥1
De cette figure, nous voyons que le refroidissement peut aller jusqu’à une température
𝑡3 > 0 telle que l’air devient saturé en vapeur d’eau. Dans ce cas, la quantité de vapeur
dans ce mélange est 𝑥′3 tel que :
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡3 )
𝑥3′ = 0,622 [II.72]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡3 )
L’état final peut être de température 𝑡2 tel que représenté sur le graphique. Dans cet état,
l’air n’est pas saturé.
Si l’état final est tel que la température est égale à celle de rosée de l’état initial, l’air est
à la limite de saturation et le moindre refroidissement ultérieur va provoquer la
condensation de la vapeur d’eau.
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𝑄 = 𝑀(ℎ1 − ℎ𝑓 ) [II.74]
Quand l’air est refroidi en dessous de son point de rosée, la vapeur se condense et peut
être évacuée mécaniquement.
Soit de l’air sec d’état hygrométrique (𝑡1 , 𝑥1 , ℎ2 ) contenant une masse 𝑀 d’air sec.
Pendant le refroidissement, la masse d’air sec ne varie pas.
𝑝𝑠𝑎𝑡 (𝑡2 )
𝑥𝑣′ = 0,622 [II.75]
𝑝−𝑝𝑠𝑎𝑡(𝑡2 )
Dans cette situation, l’air après déshumidification est saturé en vapeur d’eau.
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Cours de Climatisation : Air Humide
𝑡1
𝑡2
x
𝑥′𝑣 𝑥1
31
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