Génie des systèmes industriels
Matériaux pour l’ingénieur
Collage
PROFESSEUR :
M. Gratton
ÉTUDIANTS :
Camilo ESPINEL
Quoc Tan NGUYEN
4A-IAI
24 juillet 2024
Table des matières
1 Introduction 3
2 Objectifs 4
3 Méthodologie 5
4 Calculs et analyse de l’influence de la longueur 6
4.1 Contrainte de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
4.2 Contrainte de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4.3 Contrainte de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5 Analyse de l’influence de l’épaisseur 8
5.1 Contrainte de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
5.2 Contrainte de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5.3 Contrainte de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
6 Analyse de l’influence de la rigidité de la colle 11
6.1 Contrainte de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6.2 Contrainte de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
6.3 Contrainte de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
7 Charge maximale admissible par un assemblage collé 14
7.1 Charge maximale admissible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
7.2 Comment augmenter la charge admissible . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
7.3 Si on admet que la contrainte limite soit atteinte pour Lxr = 0, 9 . . . . . . 16
7.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
1
Table des figures
Fig [Link] boulonné . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Fig [Link]́cifications données . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Fig [Link]̀me d’équations différentielles des contraintes de cisaillement et nor-
males (1) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Fig [Link]̀me d’équations différentielles des contraintes de cisaillement et nor-
males (2) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Fig [Link] de cisaillement en variant longueur du joint . . . . . . . . . . . 6
Fig [Link] de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Fig [Link] de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Fig [Link] de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Fig [Link] de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Fig [Link] de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Fig [Link] de cisaillement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Fig [Link] de traction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Fig [Link] de Von-Mises . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Fig [Link] de Von-Mises pour une charge F = 18000 N . . . . . . . . . . . 14
Fig [Link] de Von-Mises pour une charge F = 3789,47 N . . . . . . . . . . 15
Fig [Link] de Von-Mises pour une charge F = 4210,5 N . . . . . . . . . . 16
2
1 Introduction
Le domaine du collage occupe une place de plus en plus importante dans les techniques
d’assemblage, offrant une alternative polyvalente et efficace aux méthodes traditionnelles
telles que le rivetage, le vissage ou le soudage. Ce rapport vise à explorer les aspects es-
sentiels de la science et de la technologie du collage, en mettant en lumière les mécanismes
d’adhésion, les critères de choix des adhésifs, les procédés de mise en œuvre et les avantages
comparatifs par rapport aux autres méthodes d’assemblage.
Le collage présente des avantages significatifs dans divers domaines, notamment la
conservation de l’intégrité des matériaux, la réduction du poids et du nombre de com-
posants, l’amortissement des vibrations, l’étanchéité et l’aspect esthétique. Cependant,
il est crucial de comprendre les limitations et les défis associés, tels que la préparation
adéquate des surfaces, la contrainte transmissible limitée et les difficultés de recyclage.
Ce rapport examinera également les différentes étapes du processus de collage, de la
conception à la mise en œuvre, en mettant l’accent sur l’importance de ne pas faire du
collage le point faible de la structure assemblée. Les phénomènes d’adhésion, les modes de
rupture et les méthodes de mesure de l’énergie de surface seront également abordés pour
fournir une compréhension approfondie des principes fondamentaux du collage.
Enfin, des exemples concrets d’applications du collage dans divers secteurs industriels,
tels que l’automobile, l’aéronautique, l’électroménager et les produits de loisirs, illustreront
la diversité et la pertinence de cette méthode d’assemblage dans le contexte contemporain.
Figure 1 – Assemblage boulonné
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2 Objectifs
L’étude vise à approfondir la compréhension des processus d’adhésion et de collage dans
le contexte de l’assemblage de matériaux. Les objectifs spécifiques comprennent :
Analyser les mécanismes d’adhésion : Examiner les forces physiques et chimiques res-
ponsables de l’adhésion entre les substrats et les adhésifs, notamment les forces d’adhésion
et de cohésion.
Étudier les critères de choix des adhésifs : Investiguer les différents types d’adhésifs
disponibles et leurs caractéristiques, ainsi que les critères qui influencent le choix d’un
adhésif pour une application spécifique.
Comprendre les procédés de préparation de surface : Analyser les différentes techniques
de préparation de surface utilisées pour améliorer l’adhésion entre les substrats et les
adhésifs, telles que le nettoyage, le traitement mécanique, thermique, électrique et chi-
mique.
Évaluer les performances des assemblages collés : Étudier les performances mécaniques,
la durabilité et la résistance des assemblages collés sous différentes contraintes, telles que
les sollicitations mécaniques, les variations de température, l’humidité, etc.
Identifier les avantages et les inconvénients du collage : Examiner les avantages potentiels
du collage par rapport aux autres méthodes d’assemblage, ainsi que les limitations et les
défis associés à cette technique.
4
3 Méthodologie
Dans le cadre de cette étude, nous prévoyons de mettre en œuvre un modèle analy-
tique pour évaluer la résistance d’un assemblage collé selon les paramètres donnés. Nous
utiliserons Matlab en tant que logiciel de modélisation. Nous allons configurer le modèle
en tenant compte des spécifications données, y compris les propriétés des matériaux uti-
lisés. Ensuite nous effectuerons les calculs nécessaires pour déterminer les contraintes de
Figure 2 – Spécifications données
cisaillement, de traction et de Mises le long du plan de joint, en utilisant les équations
énoncées dans le cours.
Figure 3 – système d’équations différentielles des contraintes de cisaillement et normales (1)
Figure 4 – système d’équations différentielles des contraintes de cisaillement et normales (2)
5
4 Calculs et analyse de l’influence de la longueur
4.1 Contrainte de cisaillement
Le développement de la pratique débute par une analyse approfondie des contraintes de
cisaillement résultant des essais réalisés, où la longueur du joint Lr est variée. L’objectif
principal est d’étudier les variations de comportement du système en fonction de cette
variable, en explorant un éventail de longueurs allant de 10 mm à 50 mm. À cet effet, cinq
essais sont menés avec des incrémentations de 10 mm de la longueur du joint, permettant
ainsi une comparaison détaillée des résultats.
La représentation graphique de ces essais met en évidence une tendance significative :
lorsque la longueur du joint atteint des valeurs telles que Lr = 40 ou Lr = 50 mm,
les contraintes de cisaillement mesurées deviennent nulles. Ce phénomène remarquable
suggère une redistribution des contraintes au sein du joint, en particulier dans sa zone
centrale. Cette redistribution pourrait résulter en une réduction ou une annulation des
contraintes.
Figure 5 – Contrainte de cisaillement en variant longueur du joint
Basé sur nos observations et les principes théoriques abordés en cours, il est judicieux
de réduire au minimum la longueur des joints de colle pour prévenir l’apparition de
contraintes nulles au centre, évitant ainsi le gaspillage de matériau.
Parallèlement, une longueur excessivement courte des joints risquerait de concentrer
les contraintes, engendrant une augmentation significative de la contrainte maximale aux
extrémités tout en réduisant sa distribution au centre.
6
4.2 Contrainte de traction
Le processus est répété cette fois-ci en analysant l’effet de la variation de la longueur du
joint sur la Contrainte de traction.
Dans cette étude, il est observé que la contrainte de traction varie significativement le
long du joint, passant de valeurs négatives (ou égales à 0) près de la zone centrale à des
valeurs positives atteignant une magnitude d’environ 80 MPa aux extrémités du joint.
Cette variation souligne l’importance de la longueur du joint dans la distribution des
contraintes dans l’assemblage.
De plus, il est remarqué que l’augmentation de la longueur du joint entraı̂ne une présence
plus marquée de contraintes nulles au fur et à mesure que la longueur du joint augmente,
ces contraintes se transformant en contraintes positives près des extrémités. Cette obser-
vation met en lumière la capacité de la colle à supporter des charges de traction dans
différentes parties du joint, et souligne l’importance de prendre en compte ces variations
dans la conception de l’assemblage.
Figure 6 – Contrainte de traction
En analysant plus en détail ce comportement, il est possible de conclure que le travail
effectué aux points de contrainte négative représente un travail en compression, tandis
que le travail effectué aux extrémités, où une contrainte positive est observée, représente
un travail en traction.
Il est manifeste que l’accroissement de la longueur du joint favorise une distribution
plus homogène des contraintes à travers celui-ci. Invariablement, les extrémités du joint
subissent la contrainte la plus élevée. De manière intéressante, juste avant d’atteindre ces
extrémités, la contrainte chute à son niveau le plus bas, accentuant ainsi le contraste de
contrainte entre ces zones minimales et les points de contrainte maximale aux extrémités.
7
4.3 Contrainte de Von-Mises
Encore une fois, le processus est répété, cette fois-ci pour étudier le comportement de
la contrainte de Von-Mises. Comme anticipé, les résultats observés reflètent une tendance
similaire à celle des cas précédents, montrant une augmentation de la zone de contrainte
nulle à mesure que la longueur du joint augmente. Cependant, un phénomène distinctif
est également noté : la contrainte de Von-Mises diminue progressivement avec l’augmen-
tation de la longueur du joint. Bien que cette diminution ne soit pas significativement
marquée, elle est néanmoins remarquable. Cette observation suggère que l’augmentation
Figure 7 – Contrainte de Von-Mises
de la longueur du joint pourrait avoir un effet modéré sur la réduction des contraintes dans
l’ensemble de l’assemblage. Ces résultats mettent en lumière l’importance de prendre en
compte non seulement les valeurs absolues de contrainte, mais également leur évolution
en fonction des variations des paramètres de conception.
D’après l’analyse des contraintes, opter pour un joint plus court semble judicieux. Bien
que cela puisse entraı̂ner une distribution légèrement moins équilibrée des contraintes le
long du joint, cela prévient la présence d’une zone neutre au centre, optimisant ainsi
l’utilisation du matériau et évitant le gaspillage.
5 Analyse de l’influence de l’épaisseur
5.1 Contrainte de cisaillement
Pour approfondir l’analyse, nous envisageons maintenant de modifier les valeurs de
l’épaisseur du joint afin d’observer les variations de la contrainte de cisaillement, sui-
8
vant ainsi une démarche similaire à celle déjà entreprise. Nous débutons donc avec une
épaisseur initiale de 0,4 mm, que nous augmentons ensuite par incréments de 0,4 mm
jusqu’à atteindre des valeurs de 2 mm, créant ainsi cinq scénarios distincts.
Figure 8 – Contrainte de cisaillement
Dans ces conditions, nous constatons une diminution de la contrainte de cisaillement à
mesure que l’épaisseur du joint augmente. Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que
l’augmentation de l’épaisseur du joint conduit à une compression plus significative lors
des essais. Cette observation souligne l’importance de prendre en compte l’épaisseur du
joint dans la conception des assemblages collés.
L’expérimentation avec différentes épaisseurs de joint de colle révèle une corrélation
directe entre la finesse du joint et la diminution de la contrainte centrale. Un joint plus
épais se traduit par une réduction de la contrainte maximale.
Selon les enseignements et analyses du cours, il semble judicieux d’augmenter l’épaisseur
du joint de colle jusqu’à un seuil optimal, non encore déterminé, dans le but d’harmoni-
ser la distribution des contraintes sur l’ensemble de sa longueur. Toutefois, une épaisseur
excessive est à éviter car elle pourrait localiser la contrainte, engendrant ainsi une aug-
mentation de la contrainte maximale aux extrémités et une distribution moins uniforme
au centre.
9
5.2 Contrainte de traction
Encore une fois, le processus est répété pour analyser l’effet des variations déjà étudiées
sur la contrainte de traction. Comme observé précédemment, on constate une diminution
de la contrainte de traction à mesure que l’épaisseur du joint augmente.
Figure 9 – Contrainte de traction
De manière notable, on remarque à nouveau un schéma où la contrainte reste proche de
zéro mais dans le domaine des valeurs négatives au niveau central du joint.
D’après l’analyse du graphique présenté, opter pour un joint d’épaisseur supérieure
semble être la stratégie optimale. Cette approche favorise une distribution homogène
de la contrainte le long du joint, ce qui contribue à atténuer la contrainte maximale aux
extrémités.
5.3 Contrainte de Von-Mises
Ci-dessous, nous réexaminons le comportement de la contrainte de Von-Mises, qui révèle
un schéma distinctif. L’analyse met en lumière une concentration maximale de contrainte
aux extrémités du joint, suivie d’une diminution progressive vers le centre. Cette obser-
vation souligne la sensibilité de ces zones aux contraintes, soulignant ainsi la nécessité de
renforcer ces zones critiques pour prévenir les défaillances potentielles.
De plus, l’augmentation de l’épaisseur du joint favorise une répartition plus uniforme des
contraintes à travers celui-ci. Cette répartition homogène des charges contribue à améliorer
la résistance globale de l’assemblage et à réduire les risques de défaillance prématurée.
Cependant, selon les critères de Von-Mises, un joint excessivement fin accroı̂t le risque de
rupture aux extrémités en raison d’une contrainte excessive. Cette constatation souligne
10
l’importance cruciale d’une conception optimisée pour garantir la durabilité et la fiabilité
du joint dans des conditions de charge réelles.
Figure 10 – Contrainte de Von-Mises
6 Analyse de l’influence de la rigidité de la colle
6.1 Contrainte de cisaillement
En dernier lieu, une analyse de l’impact de la rigidité sur les contraintes déjà étudiées
est entreprise en ajustant à nouveau ce paramètre, cette fois-ci de 300 MPa à des valeurs
de 2300 MPa. Ce processus révèle les observations suivantes : en modifiant la rigidité de la
colle, il est clairement démontré qu’une valeur élevée réduit la contrainte de cisaillement
au centre du joint, tandis qu’elle augmente aux extrémités.
En revanche, une rigidité mineur diminue la contrainte maximale de cisaillement. Ces
résultats mettent en évidence la nécessité d’un équilibre subtil entre la rigidité de la colle
et la répartition des contraintes à travers le joint.
11
Figure 11 – Contrainte de cisaillement
6.2 Contrainte de traction
Nous continuons l’analyse de la contrainte de traction, en répétant le processus effectué
précédemment. Cette analyse révèle que, dans le cas d’une faible rigidité du joint, une
distribution plus homogène des contraintes est favorisée, bien que les extrémités subissent
inévitablement des contraintes maximales.
Figure 12 – Contrainte de traction
De même manière lorsque la rigidité est accentuée, la contrainte a tendance à diminuer
près des extrémités (ainsi qu’au centre mais dans une moindre mesure), exacerbant ainsi
l’écart de contrainte entre le centre et les bords. Ainsi, choisir un joint avec une moindre
12
rigidité semble être une option judicieuse pour équilibrer les contraintes le long du joint,
réduisant ainsi l’intensité des contraintes aux extrémités et améliorant la performance
générale de l’assemblage. Cette observation souligne l’importance de prendre en compte
la rigidité du joint lors de la conception.
6.3 Contrainte de Von-Mises
Enfin, nous procédons à l’analyse de la contrainte de von Mises en répétant une dernière
fois les étapes précédemment effectuées. Lors de cette analyse, nous constatons effecti-
vement que la rigidité du joint exerce une influence significative sur la distribution des
contraintes.
Figure 13 – Contrainte de Von-Mises
Comme observé dans les cas précédents, une valeur de rigidité plus élevée se traduit par
une contrainte de moindre valeur. Cette observation peut s’expliquer par le fait qu’une
rigidité moindre favorise une répartition plus uniforme des contraintes le long du joint,
avec une contrainte maximale aux extrémités et une contrainte minimale au centre.
Cependant, une rigidité excessive peut conduire à une concentration de contraintes aux
extrémités, menaçant ainsi l’intégrité du joint. Ainsi, trouver un équilibre entre la rigidité
du joint et la distribution des contraintes est crucial pour garantir sa durabilité et ses
performances optimales.
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7 Charge maximale admissible par un assemblage collé
7.1 Charge maximale admissible
Dans la dernière partie de l’étude et conformément aux exigences spécifiées dans l’énoncé
de l’exercice, on examine la charge maximale à laquelle le système peut être soumis. La
charge maximale admissible est déterminée par la limite élastique, dans ce cas sa valeur
est de 20 MPa.
Ainsi, la procédure à suivre consiste à, avec une valeur de force initiale, et en connaissant
la valeur de la limite élastique, trouver la valeur maximale de la contrainte de Von-Mises,
à partir de laquelle le calcul de la charge maximale admissible sera effectué. Voici le
graphique correspondant à l’influence d’une force de magnitude F0 =18000N qui nous
permet de trouver la valeur de la contrainte maximal de Von-Mises.
Figure 14 – Contrainte de Von-Mises pour une charge F = 18000 N
D’après le graphique, on a σmax = 95 MPa, Et c’est possible calculer l’evolution de la
force :
Re .F0 22.18000
F1 = = = 3789, 47N (1)
σmax 95
Et avec ce force on peut definir la nouvelle charge maximale admissible T par :
F1 3789, 47
T1 = = = 126, 31N/mm (2)
b 30
14
Figure 15 – Contrainte de Von-Mises pour une charge F = 3789,47 N
7.2 Comment augmenter la charge admissible
Pour augmenter la charge admissible, il est crucial d’optimiser la conception du joint
en réduisant sa longueur pour éviter les contraintes nulles au centre et les concentrations
de contraintes aux extrémités. En ajustant la rigidité de la colle et en sélectionnant des
matériaux plus résistants, nous pourrions mieux répartir les charges et augmenter la ca-
pacité du système à supporter des charges. Ces recommandations doivent être confirmées
par des tests supplémentaires pour garantir la durabilité et la fiabilité du joint dans des
conditions de charge réelles.
15
x
7.3 Si on admet que la contrainte limite soit atteinte pour Lr =
0, 9
La distance : x = Lr x 0,9 = 20 x 0,9 = 18 mm
On trouve la nouvelle force :
Lr .F1 20.3789, 47
F2 = = = 4210, 5N (3)
x 18
Figure 16 – Contrainte de Von-Mises pour une charge F = 4210,5 N
La nouvelle charge admissible maximale est :
F2 4120, 5
T2 = = = 140.35N/mm (4)
b 30
16
7.4 Conclusion
Tout d’abord, en ce qui concerne la contrainte de cisaillement, nos résultats montrent une
tendance claire à une diminution des contraintes lorsque la longueur du joint atteint des
valeurs élevées, où des contraintes nulles sont observées. Ces observations soulignent l’im-
portance de minimiser la longueur des joints pour éviter les contraintes nulles au centre,
tout en évitant également une longueur excessive qui pourrait concentrer les contraintes
aux extrémités.
De même, l’analyse de la contrainte de traction révèle une variation significative le long
du joint, avec des valeurs négatives près du centre et des valeurs positives aux extrémités.
L’augmentation de la longueur du joint se traduit par une présence accrue de contraintes
nulles, qui se transforment en contraintes positives près des extrémités. Ces observations
mettent en évidence la capacité de la colle à supporter des charges de traction et soulignent
l’importance de prendre en compte ces variations dans la conception de l’assemblage.
En ce qui concerne l’impact de la rigidité de la colle, nos résultats montrent qu’une
valeur élevée de rigidité réduit la contrainte de cisaillement au centre du joint, tandis
qu’elle augmente aux extrémités. À l’inverse, une rigidité plus faible diminue la contrainte
maximale de cisaillement. Il est donc crucial de trouver un équilibre subtil entre la rigidité
de la colle et la répartition des contraintes le long du joint pour garantir une performance
optimale de l’assemblage.
Enfin, l’évaluation de la charge maximale admissible montre que cette dernière dépend
de la limite élastique du matériau. Nous avons pu déterminer la valeur maximale de la
contrainte de Von-Mises, à partir de laquelle le calcul de la charge maximale admissible
a été effectué. Ces calculs nous ont fourni des informations précieuses sur la capacité du
système à supporter des charges dans des conditions de charge réelles, ce qui est essentiel
pour garantir sa durabilité et sa fiabilité.
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