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Énergie houlomotrice : systèmes et modélisation

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Yassine Alami Tahiri
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143

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A
Récupération de l’énergie houlomotrice

Introduction
Ce problème étudie différents aspects de la production électrique à partir de l’éner-
gie houlomotrice. Il se compose de quatre parties indépendantes.
La croissance de la demande énergétique mondiale, l’épuisement des ressources
de combustibles fossiles et la pollution qui résulte de leur utilisation encouragent le
développement de l’exploitation des énergies renouvelables. Parmi celles-ci, l’énergie
des vagues, ou énergie houlomotrice, présente un potentiel énergétique intéressant.
La production mondiale d’électricité est actuellement d’environ 22 × 103 TWh (en
2012 elle était de 22 613 TWh) :
• 68,1 % est d’origine thermique (charbon, gaz, pétrole) ;
• 16,2 % est d’origine hydraulique ;
• 10,9 % est d’origine nucléaire ;
• 4,6 % est d’origine renouvelable autres qu’hydraulique ;
• 0,2 % vient de la combustion de déchets qualifiés de non renouvelables.
Parmi les énergies renouvelables autres qu’hydraulique, la part provenant des
énergies maritimes est relativement faible, de l’ordre de 0,05 % soit 0,540 TWh en
2012 mais la ressource exploitable mondiale est estimée de 140 à 750 TWh par an. La
Figure 1 ci-après représente les répartitions mondiale et européenne de la puissance
houlomotrice par mètre de front de vague.

Figure 1 – Puissance moyenne de la houle en kW par mètre de front de vague


dans le monde (en haut à gauche) et en Europe (en haut à droite). La figure du
bas illustre la notion de front de vague.

2
Dans les années 70, les chocs pétroliers ont favorisé le développement de systèmes
de récupération de l’énergie des vagues. Il existe de nombreux dispositifs qui peuvent
être fixés au sol ou au contraire flottants, dont voici plusieurs exemples illustrés sur la
Figure 2.

Figure 2 – De gauche à droite : système à déferlement, système à colonne


d’eau oscillante, et des systèmes à corps oscillants.

• Les systèmes à déferlement : ils canalisent et concentrent les vagues pour aug-
menter leur hauteur et les faire déferler sur une pente afin de remplir un bassin
dont le niveau moyen est au-dessus du niveau de la mer. L’évacuation de l’eau
entraîne alors des turbines.
• Les systèmes à colonne d’eau oscillante : les vagues s’engouffrent dans une
cavité remplie d’air. La montée de l’eau comprime l’air qui s’échappe par une
ouverture sur la partie supérieure en actionnant une turbine. Lors de la descente
de l’eau, il se produit alors une dépression qui actionne une nouvelle fois la
turbine.
• Les systèmes à corps oscillants : on utilise la houle pour mettre en mouvement
un ou plusieurs corps. Les mouvements peuvent se produire entre une partie fixe
et une partie mobile ou être relatifs entre deux corps mobiles.
Ces différents systèmes peuvent être situés sur la côte (systèmes « onshore »), près
des côtes, entre 0,5 et 2 km environ (systèmes « nearshore ») ou à plusieurs kilomètres
des côtes (systèmes « offshore »).
La conversion d’énergie mécano-électrique peut être directe ou se faire par l’inter-
médiaire d’un système hydraulique avec un fluide sous pression.

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A/ Des vagues au système mécanique
On considère un système à corps oscillant avec une partie fixe au fond de l’eau
et une partie mobile, comme par exemple le dispositif Oyster (cf. Figure 3 à gauche),
dispositif dont la partie supérieure dépasse légèrement de l’eau, qui est testé au
large de l’Écosse, ou comme le dispositif WaveRoller (cf. Figure 3 à droite), dispositif
complètement immergé, développé par une société finlandaise et qui est testé au large
du Portugal.

Figure 3 – Dispositifs Oyster (à gauche) et WaveRoller (à droite).

On modélise ce dispositif par un pendule pesant composé d’un solide S en rotation


autour de l’axe O y et complètement immergé dans l’eau. Le pendule est fixé au sol (au
fond de la mer) par un dispositif non représenté sur le schéma. Le point O est donc fixe
par rapport au sol. Les mouvements ont lieu dans le plan vertical (xO z). Les vecteurs
unitaires #»
u x , #»
u y et #»
u z forment une base orthonormée directe (cf. Figure 4).
On note :
• m la masse et V le volume du solide S ;
• J le moment d’inertie du solide par rapport à l’axe O y ;
• d la distance entre l’axe de rotation et le centre de gravité du solide d = O G ;
• e la masse volumique de l’eau.
On suppose que :
• le référentiel terrestre est galiléen ;
• le centre de poussée (point d’application de la poussée d’Archimède) pour le
solide S est ici confondu avec son centre de gravité G ;
• il existe un couple résistant exercé au niveau de l’axe de rotation du pendule de

la forme : C = −˙ #»
uy ;

• la houle exerce une force de la forme F =  cos(t) #»
u en G .
x
A1. En raisonnant de manière qualitative sur les forces, déterminer la condition
sur e , m et V pour que, en absence de houle, la position d’équilibre stable du
pendule corresponde à  = 0.
A2. Déterminer les moments des différentes forces s’exerçant sur le solide S par
rapport à l’axe O y.
A3. Établir l’équation du mouvement du solide S , c’est-à-dire l’équation différentielle
vérifiée par .

4
Figure 4 – Pendule pesant, notations.

A4. On se place dans l’approximation des petits angles. Linéariser alors l’équation
différentielle précédente.
On mettra l’équation sous la forme +¨ +
˙ 2
0  = f (t) et on précisera l’expression
des différents termes , 0 et f (t).
A5. On se place en régime sinusoïdal forcé. On note  = 0 ()e j(t+) et  = Re().
Déterminer l’expression de 0 () = ||.
A6. La puissance récupérée est proportionnelle à ˙ 2 : on note Pr (t) =  ˙ 2 la puis-
sance récupérée instantanée. Donner l’expression de la puissance moyenne Pm
récupérée en fonction de .
A7. Tracer l’allure de Pm en fonction de . Pour quelle pulsation y a-t-il résonance ?
A8. Calculer la pulsation propre 0 puis la période propre T0 .
Données : accélération de la pesanteur g = 10 m · s−2 , d = 10 m, V = 1000 m3 ,
m = 300 t et on prendra J ≈ md 2 .

Le mouvement du pendule (panneau oscillant) vient comprimer un fluide qui ali-


mente une turbine hydroélectrique. En raison de l’irrégularité de la houle, la puissance
générée est sujette à de nombreuses fluctuations. Afin d’éviter un surdimensionnement
du système de conversion électrique, on choisit d’écrêter la puissance convertie. Cette
écrêtage est obtenu par la modification suivante du coefficient d’amortissement C du
 = −C 
couple résistant C ˙ uy ,


  si ˙ 2 < Plev ,

C = P
 lev si ˙ 2  Plev ,

˙ 2
où  > 0 est le coefficient d’amortissement défini dans l’introduction de cette partie,
˙
 est la vitesse angulaire et Plev > 0 est la puissance d’écrêtage (levelling power).
Dans la suite de cette partie, il est possible d’utiliser une fonction écrite dans une
question précédente.
Les scripts seront écrits en langage Python en se limitant aux mots suivants du
langage : if, elif, else, is, while, for, in, def, return, lambda, and, or, not, True,
False, None, print, input, range, enumerate, len et append.

5 Tournez la page S.V.P.


Dans cette partie uniquement (Partie A), il est possible d’utiliser les tableaux du
module numpy (de type ndarray). Aussi appelle-t-on tableau, dans la suite de cette
partie, un objet Python de type list ou de type ndarray.
A9. Écrire en Python une fonction amortissement(alpha, Omega, P_lev) qui prend
en arguments le coefficient d’amortissement  (alpha), la vitesse angulaire  = ˙
(Omega) et la puissance d’écrêtage Plev (P_lev), et qui renvoie la valeur −C ˙ du
couple résistant.
On souhaite résoudre numériquement par la méthode d’Euler l’équation d’un pen-
dule pesant amorti de la forme

A¨ + C ˙ + D sin  = 0 ,

où A et D sont des constantes que l’on supposera déjà initialisées dans le programme
et C est le coefficient d’amortissement de la question précédente.
La méthode d’Euler permet de résoudre numériquement des équations différen-
tielles d’ordre 1 de la forme ẏ(t) = F (t,y(t)) sur un intervalle [t0 ,t1 ] en calculant de
proche en proche une valeur approchée de la fonction y(t) aux instants de date
tk = t0 + kh où n est le nombre de divisions de l’intervalle [t0 ,t1 ] et h = t1 −t
n est appelé
0

le pas.
On a alors de manière approchée

yk+1 ≈ yk + hF (tk ,y(tk )) ,

avec yk = y(tk ) et yk+1 = y(tk+1 ) après avoir initialisé avec y0 = y(t0 ).


A10. Écrire en Python une fonction euler(F, t0, y0, t1, n) prenant en arguments
la fonction F , la date initiale t0 , la condition initiale y0 , la date finale t1 et le
nombre de divisions n de l’intervalle considéré et renvoyant le tableau contenant
les valeurs y0 , y1 , . . ., yn .
Une équation différentielle d’ordre 2 peut s’exprimer sous la forme d’un système
de deux équations différentielles d’ordre 1 et peut donc également être résolue par
la méthode d’Euler. En effet en posant Y(t) = [y(t), ẏ(t)], on peut mettre l’équation
différentielle d’ordre 2 sous la forme d’une équation différentielle d’ordre 1 de la forme
dY
dt = F (t, Y).
A11. Dans le cas d’une équation différentielle de la forme ÿ(t) = G (t, ẏ(t), y(t)), explici-
ter la fonction F (t,Y).
A12. Les valeurs de alpha et de P_lev sont supposées déjà initialisées comme celles
de A et D .
Écrire en Python la fonction F(t,Y) qui prend en arguments la date t et le
tableau Y contenant l’angle  et la vitesse angulaire ˙ (Y = [, ])
˙ à la date t et
qui renvoie le tableau correspondant à F (t,Y).

6
B6. On suppose que le pendule est en mouvement sinusoïdal (t) = A0 cos(t). On

s’intéresse au couple  2→1 (t) = 2→1 (t) #»
u y qui prend naissance. Donner l’expres-
sion de la réponse 2→1 (t) à l’excitation (t) et montrer qu’elle contient différents
harmoniques. Tracer son spectre. Ces harmoniques sont-ils souhaitables ? Com-
menter.

8
C3. Rappeler la relation de Bernoulli et ses conditions de validité. L’appliquer avec
soin pour déterminer une relation entre Pc , Ps , Vc , Vs , la masse volumique de
l’air a , l’accélération de la pesanteur g et a. En déduire que le vent entretient
les vagues.
On cherche à exprimer Vs et Vc en fonction de V0 . Pour cela on définit H, qui est la
hauteur caractéristique sur laquelle l’écoulement d’air est affecté par les vagues (H
est définie sur la Figure 6). À l’abscisse notée 1 sur la Figure 6 au niveau d’un creux,

la vitesse est de la forme V 1 = V1 (z) #»
u x . De même, au niveau d’un sommet (abscisse
#» #»
notée 2), on note V 2 = V2 (z) u x . Nous supposons pour simplifier l’étude que la vitesse
du vent varie de façon linéaire entre la surface de l’eau et z = H, où la vitesse du vent
vaut V0 .
C4. Déterminer V1 (z) en fonction de Vc , V0 , z, a et H. De même, déterminer V2 (z) en
fonction de Vs , V0 , z, a et H.
C5. En déduire les débits volumiques D1 et D2 à travers les sections d’abscisses 1 et
2, en fonction des grandeurs précédentes et de L.
C6. Justifier qu’on a D1 = D2 = V0 LH.
H
H est de l’ordre de quelques fois l’amplitude a, nous prendrons ≈ 5 comme
a
estimation.
C7. En déduire Vc et Vs en fonction de V0 . Application numérique.
C8. En raisonnant sur l’eau à l’équilibre, déterminer une relation entre Pc , Ps , g, a et
la masse volumique de l’eau e .
C9. À partir de l’ensemble des résultats de cette partie, déterminer l’expression de
l’amplitude a des vagues en fonction de Vs , Vc , g, a et e . Rappeler l’ordre de
grandeur de e . Faire l’application numérique pour a.
Donnée : accélération de la pesanteur, g = 1 × 101 m · s−2 .
C10. À proximité de la surface, la viscosité de l’air se fait sentir, ce que nous n’avons
pas pris en compte. Décrire qualitativement l’action du vent sur la vague du fait
de la viscosité.

10
site longueur
Boulogne-sur-Mer 1600
Antifer 1900
Cherbourg 4000
Les Sables d’Olonne 100
Bayonne 500
... ...

Table 2 – Extrait de la table geographie.

D15. Écrire une requête en langage SQL qui récupère le nom des sites et la puissance
moyenne sur une année pour les sites dont la puissance moyenne sur une année
a été supérieure à 5 kW/m en 2014.
D16. Écrire une requête en langage SQL qui récupère la valeur maximale de la puis-
sance moyenne sur une année en 2014, puis écrire une autre requête qui récu-
père le nom du site correspondant.
D17. Écrire une requête en langage SQL qui récupère les noms des sites et les
moyennes sur les années de mesure des puissances totales récupérables par
site. En langage SQL, la moyenne se calcule automatiquement avec la fonc-
tion AVG(expr).

Fin de l’épreuve

14
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 18 1143 – D’après documents fournis
Académie : Session : Modèle EN.
Examen ou Concours : Série* :
Spécialité/option : Repère de l’épreuve :
Épreuve/sous-épreuve :
DANS CE CADRE

NOM :
(en majuscules, suivi, s’il y a lieu, du nom d’épouse)
Prénoms :
N° du candidat
Né(e) le (le numéro est celui qui figure sur la
convocation ou la liste d’appel)
NE RIEN ÉCRIRE

143

L'usage de L'usage de calculatrice est autorisé.


L'usage de L'usage de calculatrice est autorisé.

Cahier réponses
Cahier
Épreuve de réponses
Physique-Modélisation
Épreuve de Physique-Modélisation
PSI
PSI
Concours e3a – 2018
Concours e3a – 2018
Toutes les réponses seront portées sur ce cahier de
réponses à l'exclusion de toute autre copie
Toutes les réponses seront portées sur ce cahier de
réponses à l'exclusion de toute autre copie

NE PAS DÉGRAFER

NE PAS DÉGRAFER
B
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Il est interdit aux candidats de signer leur composition ou d’y mettre un signe quelconque pouvant indiquer sa provenance.
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

Récupération de l’énergie houlomotrice

A/ Des vagues au système mécanique


A1. En raisonnant de manière qualitative sur les forces, déterminer la condition
sur e , m et V pour que, en absence de houle, la position d’équilibre stable du
pendule corresponde à  = 0.

A2. Déterminer les moments des différentes forces s’exerçant sur le solide S par
rapport à l’axe O y.

2
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

A3. Établir l’équation du mouvement du solide S , c’est-à-dire l’équation différentielle


vérifiée par .

A4. On se place dans l’approximation des petits angles. Linéariser alors l’équation
différentielle précédente.
On mettra l’équation sous la forme +¨ +
˙ 2
0  = f (t) et on précisera l’expression
des différents termes , 0 et f (t).

3 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

A5. On se place en régime sinusoïdal forcé. On note  = 0 ()e j(t+) et  = Re().


Déterminer l’expression de 0 () = ||.

A6. La puissance récupérée est proportionnelle à ˙ 2 : on note Pr (t) =  ˙ 2 la puis-


sance récupérée instantanée. Donner l’expression de la puissance moyenne Pm
récupérée en fonction de .

4
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

A7. Tracer l’allure de Pm en fonction de . Pour quelle pulsation y a-t-il résonance ?

A8. Calculer la pulsation propre 0 puis la période propre T0 .


Données : accélération de la pesanteur g = 10 m · s−2 , d = 10 m, V = 1000 m3 ,
m = 300 t et on prendra J ≈ md 2 .

5 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

Dans la suite de cette partie, il est possible d’utiliser une fonction écrite dans une
question précédente.
Les scripts seront écrits en langage Python en se limitant aux mots suivants du
langage : if, elif, else, is, while, for, in, def, return, lambda, and, or, not, True,
False, None, print, input, range, enumerate, len et append.
Dans cette partie uniquement (Partie A), il est possible d’utiliser les tableaux du
module numpy (de type ndarray). Aussi appelle-t-on tableau, dans la suite de cette
partie, un objet Python de type list ou de type ndarray.
A9. Écrire en Python une fonction amortissement(alpha, Omega, P_lev) qui prend
en arguments le coefficient d’amortissement  (alpha), la vitesse angulaire  = ˙
(Omega) et la puissance d’écrêtage Plev (P_lev), et qui renvoie la valeur −C ˙ du
couple résistant.

A10. Écrire en Python une fonction euler(F, t0, y0, t1, n) prenant en arguments
la fonction F , la date initiale t0 , la condition initiale y0 , la date finale t1 et le
nombre de divisions n de l’intervalle considéré et renvoyant le tableau contenant
les valeurs y0 , y1 , . . ., yn .

6
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

A11. Dans le cas d’une équation différentielle de la forme ÿ(t) = G (t, ẏ(t), y(t)), explici-
ter la fonction F (t,Y).

A12. Les valeurs de alpha et de P_lev sont supposées déjà initialisées comme celles
de A et D .
Écrire en Python la fonction F(t,Y) qui prend en arguments la date t et le
tableau Y contenant l’angle  et la vitesse angulaire ˙ (Y = [, ])
˙ à la date t et
qui renvoie le tableau correspondant à F (t,Y).

7 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

B/ Production d’électricité

B1. Exprimer le flux 2→1 du champ B 2 à travers la bobine 1 en fonction de K2 , S, N1 ,
i2 et .


B2. En déduire le flux 1→2 du champ B 1 à travers la bobine 2 puis l’expression de la
force électromotrice e(t) qui en résulte dans la bobine 2.

B3. Donner le circuit électrique équivalent en indiquant la résistance R. Justifier que


e = Ri2 .

8
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

B6. On suppose que le pendule est en mouvement sinusoïdal (t) = A0 cos(t). On



s’intéresse au couple  2→1 (t) = 2→1 (t) #»
u y qui prend naissance. Donner l’expres-
sion de la réponse 2→1 (t) à l’excitation (t) et montrer qu’elle contient différents
harmoniques. Tracer son spectre. Ces harmoniques sont-ils souhaitables ? Com-
menter.

10
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C/ Du vent aux vagues : modélisation statique


C1. Rappeler l’ordre de grandeur de la masse volumique de l’air a dans des condi-
tions usuelles de température et pression. Donner la définition du nombre de
Reynolds caractérisant un écoulement, et calculer son ordre de grandeur pour
l’écoulement d’air au dessus des vagues. En déduire que l’écoulement est turbu-
lent.
Donnée : viscosité dynamique de l’air,  ≈ 2 × 10−5 Pl.

C2. La vitesse du vent est-elle plus élevée au niveau d’un creux ou d’un sommet ?
Justifier.

11 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C3. Rappeler la relation de Bernoulli et ses conditions de validité. L’appliquer avec


soin pour déterminer une relation entre Pc , Ps , Vc , Vs , la masse volumique de
l’air a , l’accélération de la pesanteur g et a. En déduire que le vent entretient
les vagues.

C4. Déterminer V1 (z) en fonction de Vc , V0 , z, a et H. De même, déterminer V2 (z) en


fonction de Vs , V0 , z, a et H.

12
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C5. En déduire les débits volumiques D1 et D2 à travers les sections d’abscisses 1 et


2, en fonction des grandeurs précédentes et de L.

13 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C6. Justifier qu’on a D1 = D2 = V0 LH.

C7. En déduire Vc et Vs en fonction de V0 . Application numérique.

14
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C8. En raisonnant sur l’eau à l’équilibre, déterminer une relation entre Pc , Ps , g, a et


la masse volumique de l’eau e .

C9. À partir de l’ensemble des résultats de cette partie, déterminer l’expression de


l’amplitude a des vagues en fonction de Vs , Vc , g, a et e . Rappeler l’ordre de
grandeur de e . Faire l’application numérique pour a.
Donnée : accélération de la pesanteur, g = 1 × 101 m · s−2 .

15 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

C10. À proximité de la surface, la viscosité de l’air se fait sentir, ce que nous n’avons
pas pris en compte. Décrire qualitativement l’action du vent sur la vague du fait
de la viscosité.

16
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D/ Propriétés de vagues marines

Figure 7 – Informations sur les vagues marines : relations entre la hauteur des
vagues (« significant height » en ft) et leur période (« significant period » en s),
la vitesse du vent (« wind speed » en kn et en m · s−1 ), la durée d’exposition de
la mer au vent (« minimum duration » en h) et le fetch (« fetch length » en km
et en milles nautiques).

17 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D1. Déterminer la valeur d’un mille nautique en km, et d’un nœud en m · s−1 . Expliquer
votre démarche en annotant la Figure 7.

D2. Identifier les valeurs associées au point A présent sur la Figure 7 : hauteur a
de vague, vitesse V0 du vent, fetch F , durée e d’exposition de la mer au vent,
période temporelle T des vagues. Comparer la période temporelle T des vagues
avec la période propre T0 du système de la question A8.

D3. La hauteur de vague augmente-elle ou diminue-t-elle en fonction de la vitesse


du vent ? en fonction du fetch ? Justifier notamment en annotant la Figure 7.

18
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D4. Tracer l’évolution de la période des vagues en fonction de leur hauteur.

D5. Pour une vague, donner l’expression de la longueur d’onde  en fonction de sa


période T et de g. La calculer pour le point A précédemment étudié.

19 Tournez la page S.V.P.


NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D6. Définir la vitesse de phase, et l’exprimer en fonction de T. La calculer au point A.

D7. Définir la vitesse de groupe et la calculer au point A. Comparer à la vitesse de


phase. Une série de vagues se déplace-t-elle plus vite ou plus lentement que les
vagues individuelles qui la composent ?

20
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D10. En multipliant cette énergie par la longueur d’onde  et par la longueur de la


côte, on obtient un ordre de grandeur de l’énergie apportée sur la côte par une
vague. En déduire un ordre de grandeur de la puissance moyenne apportée par
les vagues sur la côte atlantique de la France. On prendra une période de 7 s et
une amplitude de 0,5 m. Comparer le résultat obtenu aux valeurs de la Figure 1
et à la puissance d’une centrale nucléaire et commenter.

22
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

Afin de répondre à une question, il est possible d’utiliser une fonction écrite dans
une question précédente.
Dans la suite de l’énoncé, on appelle tableau un objet Python de type list.
Pour les questions suivantes, on n’utilisera pas de fonctions ou de méthodes de
Python ou de l’un de ses modules, notamment du module numpy.
Les scripts seront écrits en langage Python en se limitant aux mots suivants du
langage : if, elif, else, is, while, for, in, def, return, lambda, and, or, not, True,
False, None, print, input, range, enumerate, len et append.
D11. Écrire en Python une fonction moyenne(T) prenant comme argument un tableau T
et retournant la moyenne des valeurs du tableau T.

D12. Écrire en Python une fonction tri(T) prenant comme argument un tableau T et
retournant ce même tableau T trié en utilisant l’algorithme de tri par insertion.

23 Tournez la page S.V.P.


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D13. Déterminer pour le tri par insertion la complexité temporelle dans le meilleur et
dans le pire cas.

D14. Écrire en Python une fonction mediane(T) prenant en argument un tableau T non
trié et renvoyant la médiane de ce tableau. Quelle est la complexité temporelle
de cette fonction ?

24
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE

D15. Écrire une requête en langage SQL qui récupère le nom des sites et la puissance
moyenne sur une année pour les sites dont la puissance moyenne sur une année
a été supérieure à 5 kW/m en 2014.

D16. Écrire une requête en langage SQL qui récupère la valeur maximale de la puis-
sance moyenne sur une année en 2014, puis écrire une autre requête qui récu-
père le nom du site correspondant.

D17. Écrire une requête en langage SQL qui récupère les noms des sites et les
moyennes sur les années de mesure des puissances totales récupérables par
site. En langage SQL, la moyenne se calcule automatiquement avec la fonc-
tion AVG(expr).

Fin de l’épreuve

25
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE
NE RIEN ÉCRIRE DANS CE CADRE
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