CM3 :
Le panorama artistique de Florence au début du XVe
Culture : enseignement privé pour les plus riches, ou apprentissage, écoles primaires,
mais on connaît mal le fonctionnement.
Deux options : métier manuel, ou poursuivre études universitaire, en latin, et carrière
universitaire.
Il arrive qu’on suive les 2, mais rare.
Idée de supériorité, prestige.
Boniface VIII : « La ville qui semble régner sur le monde ».
Origine antique par César ou Auguste, on essaie de renvoyer à un passé prestigieux.
XIIIe/XIVe : république chrétienne, les ordres monastiques sont très implantés dans
la ville (réformés : franciscain, dominicain, ceux qui exercent la plus forte influence).
Dominicains : à Santa Maria Novella, Franciscains à Santa Croce.
Culte à deux vierges :
La première est une vierge peinte. Peinture se mit à guérir ceux qui l’invoquaient.
1350s : Erection d’un tabernacle en marbre pour abriter la peinture. Tabernacle
monumental, abritée après un incendie. Face à l’afflux de pèlerins et de donations, la
municipalité décide de déplacer la halle aux grains, et on remplace par une église
pour Saint Michel.
Loggia : Espace couvert, mais largement ouvert sur l’extérieur. Peut êetre utilisé
comme espace de circulation, ou abriter des cérémonies, ou étals de marchands.
Deuxième vierge : La Madone de l’Impruneta, peinture, originalement une statue.
Impruneta : petite localité au Sud de Florence. Elle réalise aussi des miracles, les
notables de Florence la font faire traverser la ville en procession.
Quand de grandes décisions politiques doivent être prises, on la faisait procession car
elle était l’intercesseur la plus favorable pour la ville. Rassemblait toute la population
urbaine, florence se targue d’être la ville protégée et favorite de Dieu.
Deux grands pôles : Un religieux autour de la cathédrale et la baptistère (dédié à
Jean-Baptiste, comme pour tous les baptistères, qui était aussi le saint patron de la
ville).
Deuxième pôle, communal, autour du palais.
Artisans (?) sont les seuls à rester dans le palais, et décident des travaux à
entreprendre…
Coeur de la ville et des cérémonies autour des cathédrales.
Tout l’urbanisme facilite l’accès à ces deux grands pôles urbains.
Baptistère sous la responsabilité de la confrérie des drapiers.
Baptistère, tradition chrétienne du paléochrétien IIe au IVe apr, habitude qui
consistait à baptiser des adultes, après une formation adéquate. Une fois par an (vigie
Pascale??), seul l’évêque peut baptiser ces catéchumènes, qui pourront assister aux
liturgies réservées aux chrétiens.
Abandonné au MA : en raison de l’afflux des conversions, les évêques sont débordés,
les prêtres sont autorisés à baptiser et des enfants sont baptisés, de plus en plus
jeunes.
On voit ces constructions soit détruites, soit réemployées pour autre chose.
On remplace par des fonds baptismaux dans des annexes de l’Église. On passe de
l’immersion totale à l’aspersion.
Chaque années, célébrations pour Jean-Baptiste par les magistrats, donc batiment
participe à la vie de la ville.
Plan octogonal (ou hexagonal ?) 1059 et 1125, marbre blanc et vert, principales
couleurs à Florence.
Trois grands portails, portes en bronze. Ces portails font partie des principales œuvres
faites pour glorifier la ville. Ornées de décors en bas reliefs.
Bas relief : Sculpture qui se détache très légèrement du fond ou du socle.
Brunelleschi, a fait les bas reliefs des portes.
Haut relief : personnages toujours rattachés, mais semblent s’en détacher presque
entièrement.
Ronde bosse : sculpture totalement détachée, faites pour tourner autour, mais doit être
vus d’un certain point de vue.
Portails du baptistère : rôle dans la renaissance à Florence.
Portes Sud : 1330-36, les premières, sous la direction d’un fondeur (car fonderie),
Andrea Pisano. D’abord prévue pour l’Est, puis transférée au Nord et finalement au
sud en 1452.
14 panneaux sculptés x2, dits quadrilobés (scène entouré de moulures en lobes, 4
lobes).
20 panneaux sur la vie de Jean-Baptiste, en haut, et 8 panneaux, en bas, représentent
les vertus.
Nord : entre 1401 et 1425, résultat d’un concours organisé par « L’Arte de Calimala »
(drapiers) pour remercier le ciel d’avoir épargné Florence lors des difficultés qu’elle a
rencontré (peste noire, inondations, épidémies).
Mel
Pour concourir, petit panneau sur un sujet commun, le sacrifice d’Isaac, jury composé
de magistrats et de drapiers.
Lorenzo Ghiberti, jeune orfèvre d’une 20aine d’années, et Brunelleschi, à peine plus
âgé.
Formation des artistes, d’abord par dessin, puis travail d’orfèvrerie comme formation
initiale.
Critères de beauté et d’économie, Ghiberti est retenu car les membres du jury
estiment que sa composition est plus apaisée que celle de Brunelleschi, gestes plus
violents chez ce dernier, et Ghiberti propose une technique de réalisation plus
économe. Plusieurs plaques de bronzes pour Brunelleschi, contre deux pour Ghiberti,
donc plus léger et plus économe.
Elles ont les mêmes organisations que les précédentes : 28 panneaux, 20 pour la vie
du Christ, 8 inférieurs pour des portraits des 4 Évangélistes et des pères de l’Église.
Portes Est :
La communauté passe commande à Ghiberti. Bronze entièrement doré, donc plus
coûteux mais ostentatoire.
Organisation des panneaux : 10 panneaux, plus grands, carrés (plus de quadrilobes),
chaque panneau représente plusieurs scènes de l’Ancien Testament (?).
Jeux sur le relief. Ex : Panneau de l’histoire de Joseph, 8 épisodes en une scène.
Face au baptistère : la cathédrale, qu’on appelle le duomo (nom pour toutes celles
avec un dôme). Caractérise la cathédrale de Florence, le dôme.
Chantier de la cathédrale, débute au 1296. On veut faire des proportions
gigantesques : 153m de long (Quimper, 92m de long).
Premières églises sous Constantin, reprennent le plan basilical. Basilique : grand
édifice sur le forum, siège des tribunaux mais aussi pour d’autres réunions. Plan
vaste, vaisseau central et vaisseaux latéraux, petite excroissance (antiquité : exèdre?).
Basilique Saint-Pierre de Rome, même plan. Plus une exèdre (car pas des juges),
mais une abside (place du prêtre à la place du juge).
Reprennent la croix du Christ, donc plan en croix latine.
Chaque église a son propre vocabulaire : Entrée à l’Ouest, car église tourné vers
l’Est, là où le soleil se lève (résurrection). Donc description commence par partie
occidentale : nef, divisée en vaisseau central et bas côtés (ou collatéraux, un ou
plusieurs). Chapelles latérales, abritent les cultes que les confréries rendent à leurs
saint patrons, ou cultes familiaux à leurs saints.
Une fois la nef traversée, qui est reliée par de grandes arcades, parfois percées de
fenêtres hautes, au dessus.
Bras transversal : le transept, on parle du bras nord et bras sud. Chœur, avec l’autel
qui abrite les reliques. Autour du chœur, couloir qui fait suite aux bas-côtés, le
déambulatoire, qui peut ouvrir sur les chapelles rayonnantes.
Couvrir la croisée : Il est usuel en Italie de mettre une coupole, en France des tours.
Florence : Compétition entre villes lors des travaux de construction ou reconstruction.
Sienne et Pise, rivales, ont déjà reconstruit leurs églises et ont mis une coupole.
Donc il faut reconstruire plus grand, plus haut et plus beau.
Dôme et coupoles sont ceux utilisés.
Panthéon de Rome : Coupole, référence antique par excellence, les florentins veulent
se baser dessus pour leur coupole.
Florence : coupole longue de 42,25m, comme celle de Rome. Mais question de la
poussée. Ex : Cathédrale de Beauvais, ils ont du abandonner la construction.
Conduire la poussée vers l’extérieur et le sol grâce aux arcs boutants, qui
empêchaient les murs de s’écarter.
L’architecture antique ne connaît pas l’arc boutant.
Problème : on construit sur le modèle du panthéon de Rome mais on sait pas
comment ils ont fait. Donc trou béant car on veut pas abandonner l’idée du dôme
mais on a personne qui en soit capable.
On construit un tambour, qui permet de passer d’un plan carré à un plan rond pour
accueillir le dôme, construit par Arnolfio di Cambio, 1330s, années où reliques de
Zenobe, premier évêque de Florence, sont découvertes.
Brunelleschi part à Rome pour étudier les bâtiments, années où l’on étudie les
édifices antiques qui refont surface et qui suscitent l’intérêt.
1418 : Appel d’offre de Florence pour achever le dôme. Brunelleschi, alors que les
autres proposent un cintrage en bois à l’intérieur, ce qui alourdirait le dôme et donc
risque de s’effondrer, propose d’installer une coupole autoportée, qui s’appuierait sur
les murs du dôme et avantage économique.
Filippo Brunelleschi : Formation d’orfèvre, admis en 1404 dans la guilde des orfèvres
après le concours pour les portes du baptistère.
Seconde position ? Plusieurs théories, peut-être ont dû collaborer mais ont refusé et
Brunelleschi s’est cassé à Rome.
Sans doute le premier architecte de la Renaissance à comprendre les techniques
classiques.
Les gens se sont pas bousculés pour proposer cette croisée.
Brunelleschi propose un dessin, la ville en fait une maquette.
Il travaillait sur une maquette, mais la ville invite Ghiberti pour qu’il donne son avis.
Décident d’une mise en situation en 1420, pour montrer comment ils vont procéder
pour amener les matériaux.
On parle d’une cage à écureuil, mais ne convient pas.
Autre proposition : Système de grue de déplacement latéral une fois les matériaux
arrivés au tambour.
Bruneschelli élu maître d’oeuvre, mais Ghiberti est son assistant.
Les deux se détestent et ont du mal à s’accorder.
MELINDA
Consécration par le Pape Eugène IV, 25 mars 1436. Consécration ne veut pas dire
que le chantier est fini : soit ouverture de la cathédrale, soit une partie de la
cathédrale. C’est-à-dire que les fidèles sont en sécurité, mais il peut y avoir des
travaux dans d’autres parties.
Là, ça semble être la fin des travaux, mais pas toujours.
Dôme auto porté : en fait c’est deux dômes superposés. Bruneschelli, grand
technicien de son temps.
Intérieur : 2m d’épaisseur, plus bas, prend appui sur le tambour.
Extérieur : espace vide entre les deux, 80cm d’épaisseur, plus léger donc, va
dissimuler l’intérieur. Entre les deux, éléments auto-portés, invisibles des deux côtés.
Permet d’aménager un escalier entre les deux, qui permet d’atteindre la lanterne au
sommet, qui fait un tas de charge (?) qui limite la poussée.
Lanterne : lourde, en marbre, s’élève à 120m.
Aujourd'hui, la coupole de la cathédrale de Florence est la plus grande du monde.
Coupole ogivale, en forme d’œuf pour éviter les poussées latérales.
Lignes d’arrêts (?), qui se supportent les uns les autres.
Cœur religieux de la cité florentine. Décidé et contrôlé par la municipalité, financé
par les impôts.
Permet d’illustrer la puissance économique de Florence.
Programme urbain dans son ensemble : Toutes les rues doivent faire la même largeur,
façade autour de la cathédrale doivent être uniformisées.
Autre pôle : pôle communal. Palais de la municipalité, place de l’hotel de ville et la
loggia.
Palais de la seigneurie :
Construction commencée fin du XIIIe. La ville est un chantier permanent. Seigneurie
= pouvoir municipale. Représente la justice, les affaires politiques.
Sienne : dans le même temps elle construit son hotel de ville.
Palais : bureaux, salles pour des fêtes (recevoir ambassadeurs), lieu de vie des prieurs
(courte période (2 mois), après sont remplacés. Les responsables sont remplacés pour
éviter le favoritisme mais l’admin est très stables).
Extérieur :
Haut beffroi de 90m de haut, sonnait pour convoquer à la réunion. Symbole : montre
la force et solidité des institutions, supériorité de Florence sur le monde grâce à la
hauteur.
Bossage rustique : strictement décoratif. Façade, pierres peuvent être traitées de
différentes manières. Là, on donne un aspect brut, non taillé.7
Choix qui, fin MA/début Renaissance, est réservé aux sous bassement. Boulevard
haussmanniens : bossage aux sous bassement. Juste un aspect visuel, mais pour dire
que c’est stable, solide.
Le palais de Florence, il est entièrement. Image d’une forteresse puissante. Renforcé
par le couronnement au sommet de l’édifice. Comme des châteaux forts, mâchicoulis
et créneaux.
En général, ce couronnement tasse l’édifice. Mais là, ça produit l’effet inverse, on
dirait que ça tire vers le haut, verticalité par la haute tour. Tout ça renvoie
potentiellement (théories des historiens) à 2 types de constructions :
- Forteresses en Italie au XIIIe/XIVe, forteresses impériales. Ex : Barletta et
Brisighella.
- Réf antique : mur du forum d’Auguste, qu’on pensait au XIVe/XVe était un mur de
palais impérial.
Renvoie à un pouvoir impérial, germanique ou romain, dans les deux cas on exalte la
grandeur et puissance de Florence.
Domination du SERG à cette époque.
Idée d’affirmer l’indépendance de la ville sur le pouvoir impérial.
Tribune surélevée pour accueillir les invités, passe par cette place. Cérémonie
protocolaire pour montrer puissance.
C’est par cette Loggia dei Lanzi (1376-1382), constituée de 3 grandes arches.
Références claires et systématiques.
Début de la période, Florence affiche son pouvoir et son ambition avec presque de
l’insolence.
Contemporains considèrent les bâtiments qu’on a vu comme les plus prestigieux.
Représentants de cette communauté urbaine choisissent les artistes qui sont autorisés
à travailler sur ces monuments, en étroite collaboration avec le tissu urbain, qui est
impliqué dans la vie quotidienne. Fêtes religieuses, où l’on se rassemble, plus les
marchés, défilés militaires, accueil des ambassadeurs, il y a beaucoup de choses qui
se passent dans la ville, hors des murs des palais.
Progressivement, les Médicis prennent contrôle des institutions, ces projets artistiques
servent à mettre en valeur le prince.