FASCICULE TP CHIMIE MINERALE PCII 2017-2018 Modifié
FASCICULE TP CHIMIE MINERALE PCII 2017-2018 Modifié
DEPARTEMENT PHYSIQUE-CHIMIE-MATHEMATIQUES-INFORMATIQUE
PHYSIQUE-CHIMIE
LICENCE II
TRAVAUX PRATIQUES DE
CHIMIE MINERALE/
CHIMIE DES MATERIAUX
INORGANIQUES
Pendant la manipulation.
Les valeurs des normalités des solutions toutes préparées indiquées sur le fascicule sont
approchées.
NB : le titre peut changer d’une séance à la suivante.
Après la manipulation.
Les comptes rendus sont à rendre immédiatement avant de sortir de la salle. Des imprimés de
compte rendu vous sont remis à cet effet par l’enseignant. Ils seront corrigés et rendus à la
séance de correction. Le compte rendu doit être so igné. Les étudiants éviteront de recopier le
fascicule car cela est sans intérêt.
I- But
II- Principe
Toutes les différentes étapes de la manipulation seront examinées et expliquées sans oublier
d’écrire les équations de toutes les réactions qui interviennent et de les commenter.
VI- Conclusion
Il faut vérifier et indiquez ici que le but de la manipulation a été bien atteint. Sinon, il faut
expliquer les sources d’erreurs possibles.
NB : Parfois il est demandé de démontre r une formule utilisée. Ceci ne constitue pas un
travail à part. La démonstration doit trouve r logiquement sa place dans le compte -
rendu au mome nt où inte rvient la formule.
1
PRECAUTIONS A PRENDRE AUX TRAVAUX PRATIQUES DE CHIMIE POUR
EVITER LES ACCIDENTS ET Y REMEDIER EVENTUELLEMENT
I- Tenue obligatoire
La tenue de rigueur en séance de TP est une blouse blanche en coton, de préférence sans
ceinture (à la rigueur, fermant au moyen d’un seul bouton).
Il est strictement interdit de fumer, manger ou boire dans une salle de TP.
1. Projetions
Elles se produisent soit en versant un réactif dans un tube à essais, soit au cours du chauffage
des tubes.
A) Pour introduire un réactif dans un tube à essais, incliner légèrement le tube de manière à
diriger son orifice vers un écran. Verser par petites portions, en agitant après chaque addition
pour bien mélanger. Si le contenu du tube vient d’être chauffé, refroidir au préalable le tube
sous un filet d’eau (aucun risque de casse, car il est en pyrex), avant l’addition des réactifs.
Etre particulièrement prudent quand on verse un acide dans une base ou dans un carbonate,
ou inversement. S’il s’agit d’un acide concentré (H2 SO 4 , HCl, HNO 3 , etc.), travailler sous la
hotte, et agiter le tube avant de partir. Ne jamais opérer au milieu du laboratoire (c’est le
cas le plus dangereux).
Remettre le flacon à sa place. Ne jamais verser de l’eau dans une solution acide mais verser
l’acide avec précaution dans l’eau.
B) Ne jamais chauffer un tube à essais en un seul point. Cela occasionne une surchauffe locale
et des projections de liquide. Utiliser une flamme de gaz (arrivée d’air ouverte) de 4 à 5 cm.
Déplacer sans arrêt dans la flamme, la partie du tube renfermant le liquide. Tenir toujours
l’orifice du tube dirigé vers un écran.
En cas de projection sur le visage en particulier, se laver immédiatement à grande eau. Ne
jamais utiliser aucun des produits contenus dans les boîtes à réactifs. Prévenir aussitôt
l’assistant, le moniteur ou le garçon de laboratoire qui donnera les soins appropriés ou vous
dirigera vers un centre hospitalier.
2
maintenir le tube à quelques centimètres du visage et de diriger le gaz dégagé en se servant de
la main comme un éventail.
3
RECOMMANDATIONS PRATIQUES POUR LES DOSAGES
I - Remplissage de la burette
Remarque importante
Pendant ces opérations, ne jamais démonter la burette de son support, ni déplacer le support.
A chaque rinçage, recueillir le liquide dans un erlenmeyer et le jeter.
II - Lecture de la burette
1) La burette doit être verticale
2) L’Sil doit être dans le plan horizontal tangent au ménisque (le ménisque est la surface de
séparation du liquide dans la burette). On fera la lecture à la demi-division près.
Très important !
Le prélèvement ne se fera jamais directement dans le flacon contenant les solutions à étudier.
Remarque
Pour les pipettes à un trait, attendre la fin de l’écoulement en inclinant la pipette à 45° environ
sur le col du récipient.
Ne pas souffler dans la pipette s’il reste un peu de liquide au bout.
Ne jamais prélever avec une pipette un acide fort ou une base forte .
ERREURS
Les erreurs intervenant lors d’une détermination expérimentale sont généralement scindées en
deux classes :
- erreurs systématiques
- erreurs fortuites.
1) Erreurs systématiques
Elles sont toujours de même sens et de même amplitude quand on répète une même mesure.
Elles sont toujours corrigibles plus ou moins aisément. On distingue habituellement :
4
a) Les erreurs personnelles : ce sont les fautes de manipulation (mauvaise lecture d’une
graduation, mauvais emploi d’un instrument…). On peut les éviter en manipulant
soigneusement.
b) Les erreurs instrumentales : ce sont les défauts des appareils (mauvais calibrage d’une
burette, réponse erronée d’un appareil électrique…). On peut les éviter en vérifiant
systématiquement chaque appareil.
c) Les erreurs dues à la méthode : la réaction que l’on emploie pour le dosage n’est pas
quantitative, le précipité est trop soluble, le virage de l’indicateur n’est pas net…, autant
d’erreurs très difficile à éviter. Pour les détecter, il faut changer de méthode.
Ces erreurs systématiques sont les plus dangereuses, par suite de leur reproductibilité. Elles
sont parfois difficiles à déceler et encore plus à éliminer.
Un moyen classique de les déceler est de réaliser, dans les conditions opératoires
habituellement utilisées, le dosage d’une solution de titre connu par ailleurs.
Pour les masses atomiques, nous admettrons une erreur de 0,01 en général. Mais si la masse
atomique est donnée avec 3 ou 4 chiffres après la virgule, l’erreur sera d’une unité sur le
dernier chiffre.
Exemples :
Na = 23 g/mole, l’erreur est à 0,01g/mole
Ge = 72,59 g/mole, l’erreur est 0,01g/mole
Ca = 40,1 g/mole, l’erreur est 0,01g/mole
Bi= 208,980 g/mole, l’erreur est de 0,001 g/mole.
CALCULS D’ERREURS
I – Intérêt
Ils ont pour but d’évaluer la fiabilité d’une donnée, c'est-à-dire préciser dans quelles limites
on peut s’y fixer. En effet, la précision des déterminations analytiques est extrêmement
variable. Certaines techniques permettent d’atteindre une précision (ou erreur relative)
meilleur que 0,1%, alors que d’autres méthodes qui sont couramment employées ne sont
jamais sures à mieux que 10% près ! Il faut donc toujours, à la suite d’une donnée, indiquer la
5
précision avec laquelle elle a été déterminée. Les calculs d’erreurs, couramment employés, ne
portent que sur les erreurs fortuites.
II – Principe
Soit Y la grandeur que l’on cherche à déterminer en mesurant les grandeurs x1 , x2 …..xi.
Y=f(X1 , X2 …..Xi). Puisque Y est une grandeur physique, la fonction f est en général
homogène, c'est-à-dire qu’elle est composée :
-soit d’un seul terme (monôme)
dY/Y=n1 (dX1 )/X1 + n2 (dX2 )/X2 + ………+ ni (dXi)/Xi que nous écrivons :
dY/Y= ni (dXi)/Xi
Cette formule n’est mathématiquement valable que pour des accroissements dXi infiniment
petits. Pour des accroissements dXi petits mais finis, elle sera une bonne approximation.
dY/Y ni (dXi)/Xi
Notre but est de déterminer l’erreur maximum que nous pouvons commettre sur la
détermination de Y. Nous pouvons donc majorer cette dernière expression en posant :
On appelle généralement :
Une erreur relative est un nombre, sans dimension, donc sans unité puisqu’elle se calcule par
le rapport de deux grandeurs de même nature.
Une erreur absolue s’exprime avec la même unité que la grandeur à laquelle elle se rapporte.
Nous traiterons un exemple : à la suite d’un dosage, les calculs mènent à une valeur de
concentration C = 0,10787 mole/litre. Le calcul d’erreur nous conduit à une erreur absolue
C = 0,0018 mole/litre. Soit en arrondissant C 0,002 mole/litre. L’erreur sur la
détermination de C porte sur la troisième décimale, la quatrième (déterminée par le calcul) est
donc sans aucune signification (et à fortiori la cinquième).
On écrira donc C = (0,108 0,002) mole/litre
6
IONISATION D’UN ELECTROLYTE FAIBLE
I. Principe
L’acide acétique étant un électrolyte faible sa réaction d’ionisation est limitée et conduit à un
équilibre entre les molécules d’acide, d’eau et les ions acétate et hydronium.
La solution contient donc, en équilibre, des molécules CH3 COOH, des ions CH3 COO -, les
ions H3 O + et OH- de l’eau et un large excès de molécules d’eau.
Les molécules CH3 COOH et les ions acétate CH3 COO- proviennent tous des molécules
d’acide pur mis en solution dans l’eau. La somme de leur molarité est donc égale à la
concentration initiale en acide, soit C. On a donc :
La solution étant électriquement neutre, la somme des charges électriques positives est alors
égale à celles des charges négatives qu’elle contient :
10 pH
[OH-] = 10 9
(4)
[H3O ]
Ces valeurs montrent que [OH-] est négligeable devant [H3 O +]. La molarité des ions acétate
est donc :
[CH3 COO-] = [H3 O+] - [OH-] [H3 O+] (5)
Nous pouvons alors écrire
Une solution de concentration C peut être obtenue en diluant C moles d’acides pur dans l’eau
pour former un litre de solution. Le nombre de moles d’acide dissoutes étant C, le nombre de
moles ionisées est égal à la molarité des ions acétate libérés ([CH3 COO -]). On a donc :
7
[CH 3 COO ] 10 pH
= (7)
C C
II. Manipulation
Il faut tout d’abord préparer dans une fiole jaugée de 50 mL une solution de CH3 COOH 1M.
En supposant que l’acide commercial est pur et que sa densité est d = 1,05, quel est le volume
d’acide commercial à prélever ?
A partir de la solution molaire d’acide acétique ainsi obtenue, préparer 100 mL des solutions
diluées de concentrations C (mol/L) suivantes : 0,1 ; 0,05 ; 0,01 ; 0,005 et 0,0001.
La solution 0,1 M est obtenue en diluant 10 fois la solution molaire initiale. On prélève à la
pipette 25 cm3 de solution molaire que l’on verse dans une fiole de 250 cm3 à demi- remplie
d’eau distillée. On obtient ainsi 250 cm3 de solution décinormale. Pour obtenir la solution
0,05 M, il faut diluer deux fois la solution décinormale. On prélève donc à la pipette 50 cm3
de solution 0,1 M que l’on verse dans une fiole de 100 mL et l’on complète à 10 mL avec de
l’eau distillée.
A la fin de ces opérations, on dispose de 100 cm3 de solution 0,05 M et 200 cm3 de solution
0,1 M que l’on place dans des flacons étiquetés. L’excès (100 cm3 ) de solution 0,1 M permet
de préparer par le même procédé les solutions 0,005 M et 0,001 M.
2°. Mesure
Les solutions précédentes étant préparées, on mesure leur pH. Les valeurs trouvées sont
portées dans une reproduction du tableau suivant :
Comparer ces valeurs de pH à celles que l’on obtiendrait pour les mêmes dilutions, avec
l’acide chlorhydrique. Que conclure ?
La formule traduite par l’équation (6) permet de calculer pour chaque solution.
Produits :
- Solution commerciale de CH3 COOH (sous la hotte)
- Tampon acétique
8
PRECIPITE ET SOLUBILITE EN SOLUTION AQUEUSE: INFLUENCE DU pH
Objectif général
Objectifs spécifiques
Effectuer un titrage (détermination du titre par dosage suivi au pH-mètre) basé sur la
réaction de précipitation.
- Mettre en évidence l’influence du pH sur la solubilité ainsi que le caractère amphotère
de certains hydroxydes.
- Interpréter l’allure de la courbe.
- Déterminer les pH de précipitation et de redissolution.
- Calculer des titres (par exemple la molarité en élément X avec X = cation, molécule,
…) lors du titrage volumétrique.
- Effectuer des séparations.
- Mettre en évidence l’existence de test de caractérisation (Al3+par exemple) et
l’influence de la nature de la base utilisée.
- Expliquer les différents phénomènes qui se produisent lors du test de caractérisation.
La caractérisation des métaux présents sous forme de cations dans une solution aqueuse peut
se faire en les précipitant à l’aide d’un réactif convenable.
Une base par exemple, peut précipiter le métal à l’état hydroxyde :
M+ + OH- MOH
Un acide faible (H2 S, oxine, …) peut précipiter le métal à l’état de sel.
M+ + HR MR + H+aq
L’oxine est l’hydroxy-8 quinoléine:
OH
Les précipités obtenus sont plus ou moins solubles dans l’eau pure. Cette solubilité peut être
évaluée de façon approchée par le produit de solubilité (Ks).
Exemples:
(M+aq), (OH-aq) et (R-aq) étant les concentrations en ions-gramme par litre des ions présents
dans la solution aqueuse au dessus du précipité Il en résulte que le précipité est d’autant moins
soluble dans l’eau que son produit de solubilité est le plus petit.
9
Par ailleurs, le mélange des ions M+ et OH- dans les proportions telles que [M ] [OH ] K s
conduit à précipitation (sauf complications dues à la formation d’autres espèces chimiques).
Dans le cas du précipité obtenu avec un acide faible,
M+ + HR MR + H+aq
il est évident que la solubilité augmente lorsqu’on augmente la concentration des ions H +aq
(par addition d’un acide fort).La solubilité apparente de MR est donc fonction du pH ,ce qui
permet des précipitations sélectives.
Dans ce qui suit, nous étudierons plus spécialement le cas des sulfures, puis des hydroxydes.
Cette précipitation peut s’effectuer à l’aide de sulfure d’hydrogène (acide sulfurique préparé)
H2 S préparé de façon commode en solution par hydrolyse de la thioacétamide.
CH3CSNH2 + H2O CH3CONH2 + H2S
Le sulfure d’hydrogène est un diacide faible.
La quantité d’ions HS- et S2- en solution dépend donc de la concentration en ions H+aq, c'est-
à-dire du pH de la solution. Plus précisément si le pH est petit(addition d’un acide fort) (HS -
aq) est très faible et (S2-aq) pratiquement nul.
Exemple:
[HS aq ] [H aq ]
(3) K1 10 7
d’après la relation (1)
[H 2Saq ]
2
[Saq ] [Haq ]2
(4) K1K 2 10 21
d’après les relations (1) et (3)
[H 2Saq ]
Soit une solution d’un sel soluble d’un métal M (cations M 2+) dans laquelle on introduit la
thioacétamide jusqu’à saturation de la solution en H2 S. Le sulfure MS va précipiter par
réaction avec HS- (nous avons vu que les ions S 2-etaient très peu nombreux). C’est l’excès de
M2+ qui précipite HS-.
M2+ + HS- MS + H+aq
[H ]
A l’équilibre, K
[HS ] [M 2 ]
10
III. Précipitation des hydroxydes métalliques
Soit un hydroxyde métallique MOH peu soluble. Dans certain cas, cet hydroxyde peut
s’ioniser en donnant suivant les conditions dans lesquelles il se trouve, soit des ions M +, soit
des ions MO -. Il existe donc pour cet hydroxyde dit amphotère, deux produits de solubilités
Ks1 et K s2 respectivement égaux à:
K s1 [MO ] [Haq ] et K s2 [M ] [OH ]
Correspondant aux deux ionisations possibles:
10-2 A B E F
MOH
MO-aq
M+aq
10-5
C D
2 4 6 8 10 12 14 pH
Si nous ajoutons de la soude à la solution acide du cation M + (point A), le pH s’élève
rapidement jusqu’au point B où le produit de solubilité [M +]·[OH-] est atteint. L’hydroxyde
précipite alors (courbe BC) et le pH varie très peu car les ions OH- sont consommés par la
réaction:
M+ + OH- MOH
Ensuite le pH croit plus rapidement, (courbe CD), jusqu’au point D où débute la redissolution
de l’hydroxyde (courbe DE). La réaction est celle-ci :
MOH + OH- MO- + H2O
11
Au cours de cette réaction, le pH varie très peu (consommation des ions OH -). A partir du
point B, la solution est limpide et le pH croît de nouveau rapidement avec l’addition de soude.
b). Manipulation
L’alumine, suivant le pH du milieu, s’ionise en donnant des ions Al3+ ou (AlO 2 )- suivant les
deux réactions:
Al(OH)3 Al3+ + 3OH- et Al(OH)3 (AlO2)- + H2O + H+aq
Introduire 2 ml de cette solution dans un tube à essai et traiter par HCl concentré
jusqu’à réaction acide (vérifier à l’aide du papier tournesol), puis une goutte de teinture de
cochenille, puis de l’ammoniaque en excès. Le précipité fixe la teinture, tandis que la solution
surnageante doit être incolore.
12
RADIOCRISTALLOGRAPHIE
Objectif général :
Objectifs spécifiques
- déterminer les distances réticulaires à l’aide de la relation de Bragg.
- identifier le mode de réseau dans le système cubique ainsi que les indices h, k, l.
- Identifier le composé
I. Notions théoriques
a) Le spectre continu
ν = C (Z - ).
13
En conclusion, le rayonnement produit par un générateur de rayons X ne sera pas
monochromatique. Avant d’employer un tube de rayons X, il faudra donc le filtrer.
On emploie pour cela :
- des filtres
On les choisit en fonction de leurs propriétés absorbantes. Un élément de numéro atomique
(Z-1) possède un maximum d’absorption pour les raies de l’élément Z. Ainsi, on utilise le
nickel pour filtrer le rayonnement du cuivre. Ces filtres sont utilisés sous forme de feuilles
très minces.
- des monochromateurs
Le principe des monochromateurs repose sur la réflexion sélective du rayonnement par une
famille de plans d’une lame cristalline.
n m
A’
14
Chaque particule constituant le motif est définie par ses coordonnées.
Exemple :
Les différentes mailles cristallines sont les suivantes : cubique, quadratique, rhomboédrique,
hexagonale, orthorhombique, monoclinique, triclinique.
a. Réseau réciproque
Le réseau réciproque d’un cristal est formé de points (nSuds). Chacun représente un plan
réticulaire et on lui assigne les mêmes indices qu’à ce plan. Chaque nSud est situé sur une
perpendiculaire au plan correspondant et à une distance r de l’origine, égale à l’inverse de
l’équidistance des plans.
15
Pour un réseau dont la maille élémentaire est définie par les trois vecteurs a, b et c , on
représente la famille des plans parallèles à b et c par un vecteur a * normal à ces plans et
dont la longueur est l’inverse de leur écartement. Ceci se traduit vectoriellement par :
a * a 1 , a * b 0 et a * c 0
b * et c * sont définis de la même façon.
A partir d’un point choisi comme origine, on porte ces trois vecteurs a * , b * et c * ; le réseau
des points bâtis sur ces trois vecteurs est le réseau réciproque.
Si le réseau cristallin est triangulaire, le réseau réciproque a ses axes parallèles à ceux du
réseau cristallin.
La construction graphique du réseau réciproque est facile lorsqu’on connaît les paramètres du
réseau direct ; elle permet de déterminer graphiquement toutes les distances rétic ulaires du
réseau direct.
16
c. Relation entre distance réticulaire et indices de Miller
Système cubique
Une distance réticulaire dans le système cubique est donnée par :
a
d hkl
2
h k 2 l2
Système hexagonal
Une distance réticulaire dans le système hexagonal est donnée par :
1
d hkl
2
4 h k2 hk 12
3 a2 c2
Système orthorhombique
Une distance réticulaire dans le système orthorhombique est donnée par :
1
d hkl
2
h k 2 l2
a 2 b2 c2
IV. Manipulation
Remarque :
Si un même paramètre correspond à plusieurs composés, le calcul des densités permet de
conclure.
17
Paramètres et densité des halogénures alcalins
M n
Dans la formule : d
v
v = volume de la maille élémentaire
M = masse molaire moléculaire en gramme
= nombre d’Avogadro = 6,023 1023
n = nombre de molécules par maille
Une fois le réseau déterminé, déduisez-en le nombre de molécules par maille, et calculez la
densité de la substance.
18
ANALYSE CONDUCTIMETRIQUE
Objectif général
Utiliser le conductimètre en tant que moyen de détection de fin de réaction par suivi des
variations de la conductance d’une solution au cours d’un titrage.
Objectifs spécifiques:
I. Introduction
La conductance d’une solution est reliée linéairement aux concentrations de tous les ions
présents en solution. Elle n’est donc pas une propriété spécifique à une espèce ionique
particulière comme l’est par exemple le potentiel d’une électrode indicatrice.
La conductimétrie permet donc de déterminer les concentrations. Pour cela, on peut suivre les
variations de la conductance au cours d’un titrage volumétrique.
a. Définition
La conductimétrie est la mesure de la conductance d’une solution d’électrolytes.
La conductance est l’inverse de la résistance. Elle est proportionnelle:
- au nombre d’ions en solution,
- à la charge de chaque ion,
- à la vitesse avec laquelle les ions se déplacent.
On l’exprime en Ohm-1 ( -1 ).
b. Conductance spécifique
La conductance spécifique est appelée également conductivité C. C’est l’inverse de la
résistivité. C’est la quantité d’électricité qui traverse une section de 1 cm2 pour une chute de
potentiel de 1 V/cm de longueur en une seconde. On l’exprime en Ohm-1 cm-1 ( -1 cm-1 ).
Cette quantité est transportée par tous les ions présents dans la solution. Soit un ion A dont la
charge a pour valeur absolue ZA et dont la concentration en ion-g/L est CA. L’ion A participe
à la conductivité totale de la solution pour une qua ntité AZACA. Le coefficient A est
caractéristique de l’ion considéré ; on l’appelle conductivité équivalente de l’ion A.
Or, une solution contient plusieurs sortes d’ions, deux au minimum. Leurs conductivités sont
additives; ce qui fait que la conductivité d’une solution est donnée par la relation ci-dessous :
= iZiC i
19
Remarque
- La loi ci-dessus n’est valable que pour des solutions diluées; les valeurs de données
dans les tables sont des valeurs extrapolées pour des dilutions infinies. Dans les solutions
réelles, il existe en effet des interactions entre les ions en présence; la conductivité mesurée
s’écarte alors plus ou moins de la conductivité calculée.
A est proportionnelle à la mobilité de l’ion A. Ainsi H et OH qui sont très mobiles
+ -
-
rendent la solution très conductrice. Pour de nombreux ions, est voisin de 50.
- La conductivité des ions est également fonction de la température. Ainsi une variat ion
de température de 1°C entraîne une variation de la conductivité de 2 à 2,5%. Il n’est donc pas
possible de faire des dosages de solutions concentrées, les chaleurs de réaction mises en jeu
pouvant produire des variations de température notables.
c. Mesure de la conductance
Le procédé habituel consiste à mesurer la résistance d’une quantité connue de solution, cette
quantité étant donnée par le volume compris entre deux électrodes maintenues fixes l’une par
rapport à l’autre et par rapport aux parois du vase; l’ensemble constitue la cellule
conductimétrique.
Chaque cellule a une géométrie tant soit peu différente. Les électrodes ne sont pas
parfaitement parallèles; elles n’ont pas une surface de 1 cm2 et ne sont pas distantes de l cm.
Mais la géométrie d’une cellule reste constante. Soit:
s = surface des électrodes;
l = distance entre les électrodes;
R = résistance spécifique;
Rm = résistance mesurée.
La relation suivante nous donne la valeur de la résistance spécifique:
1
R= Rm
s
1
Le rapport est spécifique d’une cellule donnée: c’est ce que l’on appelle la constante de
s
cellule K.
Cependant la grandeur qui nous intéresse n’est pas la résistance mais la conductance. Pour
obtenir la conductivité à partir des données expérimentales, on utilise la relation :
K
χ
Rm
On détermine la constante K en mesurant la résistance d’une solution étalon dont on connaît
la résistance spécifique avec précision à une température donnée.
Il est facile de suivre par mesure de conductibilité la neutralisation d’un acide fort par une
base forte puisque les ions H+ et OH- de conductivité élevée sont remplacés par un cation ou
un anion de conductivité plus faible.
Les électrolytes forts sont entièrement dissociés ; la réaction de neutralisation peut s’écrire:
20
Au cours du dosage, les ions H+ sont donc progressivement remplacés par les ions M+. L’ion
H+ ayant une plus grande conductivité que M+, la conductance décroît jusqu’au point
équivalent.
Nous allons montrer que la courbe de variation de la conductance avec le volume de solution
titrante est une droite.
En effet, avant le point équivalent, la solution électrolytique contient les ions suivants: H +, X-
et M+. Or, comme nous l’avons vu, la conductivité s’écrit :
= iZiCi
Puisque tous les ions intervenant sont monovalents (Zi = 1), on peut poser :
χ λiCi
i
Dans notre cas, cela se traduit par la relation suivante :
χ λ HCH λ XCX λ MCM
D’où conductance,
1 χ 1
(λ H C H λ X C X λ M C M )
R K K
Représentons la fraction titrée par f et la concentration initiale en acide par C. On a alors :
CH = C(1-f), CM = C f et CX = C
Soit, 1 χ 1
[λ H C(1 - f) λ X C λ M C f]
R K K
1 C
[λ H - λ H f λ X λ M f]
R K
1 C
[(λ H λ X ) (λ M λ H ) f]
R K
En posant
C C
(λ H λ X ) A et (λ M λ H ) B
K K
On obtient
1
A B f
R
1
est donc une fonction linéaire de f et la pente de la droite est proportionnelle à la
R
différence de conductivité entre les ions H+ et M+.
Après le point équivalent, les ions OH- ajoutés en excès font croître la conductivité
proportionnellement au volume de base forte ajouté.
21
Plusieurs formes de courbes peuvent être obtenues au cours du dosage de MA par NB ; les
ions N+ remplaçant progressivement les ions M+, les 3 cas suivants peuvent se présenter :
(a) λM = λN : La conductibilité reste constante jusqu’au point équivalent, puis croît
avec un excès de NB.
(b) λM λN : La conductibilité diminue jusqu’au point d’équivalent, puis croît avec
un excès de NB.
(c) λM λN : La conductibilité augmente jusqu’au point d’équivalent, et elle
augmente encore plus rapidement avec un excès de NB.
c. Manipulation
La burette utilisée pour ces dosages sera une microburette de 2 mL, la solution titrante étant
suffisamment concentrée pour permettre d’éviter les corrections de dilution, indispensables
dans le cas d’une burette ordinaire de 25mL.
Cette application à des dosages conductimétriques comprendra des dosages acide-base et des
dosages par précipitation.
Dosage acide-base
Deux solutions (HCl (acide fort) et CH3 COOH (acide faible)) seront dosées par une solution
titrée de NaOH.
Mettre dans un bécher 10 mL d’acide à doser et 40 mL d’eau distillée.
Installer le bécher sur l’agitateur magnétique, positionner la cellule de mesure et la
microburette et mettre en route l’agitateur.
Faites d’abord un dosage grossier (0,2 mL par 0,2 mL), puis un dosage précis
en tenant compte de la position du point équivalent.
1
Tracer les courbes = f(NaOH)
R
Expliquer leur forme et en déduire les normalités et les molarités de chacune
des solutions acides étudiées.
Faites le calcul d’erreurs.
22
Dosage par précipitation
l’aide de la solution de HCl précédemment titrée, doser la solution de AgNO 3 Celle-ci sera
placée dans la microburette .
Préléver 10 ml de la solution de HCl, les mettre dans un bécher et ajouter 40 ml
d’eau distillée.
Opérer comme précédemment.
1
Tracer les courbes = f (VAgNO3 ).
R
Expliquer sa forme et en déduire la molarité de la solution de BaCl2 étudiée.
Faite le calcul d’erreurs.
Produits
- Solution HCl (inconnue).
- Solution CH3 COOH (inconnue).
- Solution de AgNO 3 (inconnue).
- Solution NaOH 0,5 N.
Matériel
- Conductimètre Tacussel.
- Microburette.
- Agitateur magnétique.
- Barreau aimanté.
- 3 béchers.
- 1 pipette de 10 ml.
- 1 eprouvette graduée de 50 ml.
23
ANALYSE CHIMIQUE D’UNE EAU
L’eau est un constituant essentiel à la base de toute vie végétale ou animale. En cela, son
existence et son maintien sont d’une importance capitale. L’eau dans la nature ne se résume pas
seulement à la formule chimique H2O. Elle comprend un grand nombre d’espèce chimiques
dissoutes ou en suspension.
Le but de cette manipulation est l’identification des espèces chimiques couramment présentes
dans l’eau et le dosage des différents ions qui y sont présents, notamment les anions chlorures et
sulfates, et les cations magnésium et calcium.
Nous prendrons d’autre part, le pH des eaux étudiées.
Manipulation
L'analyse qualitative portera sur une eau minérale commercialisée, une eau de robinet et une eau
déminéralisée. Les ions recherchés sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Ca2+ ; Mg2+ Souvent présents dans les eaux naturelles, responsables de la dureté de l’eau.
24
Fe2+ dans 1 mL de solution, ajouter l’hexacyanoferrate III de potassium K3Fe(CN)6.
Hg2+ : mettre dans le tube contenant 1 mL de solution, un copeau de cuivre et laisser
quelques minutes.
Cl- : sur 1 mL de solution, ajouter quelques gouttes de nitrates d’argent AgNO3.
Observer.
NO3- : sur 1 ml de solution, ajouter 1 mL de H2SO4 concentré, puis ajouter lentement,
sans agiter, une solution fraîchement préparée de sulfate ferreux (une pincée de
FeSO4 dissoute dans 1 mL d’eau distillée). Attendre quelques minutes. Observer.
Il se forme du sulfate de fer nitrosyle (FeSO4NO). 11 y a eu d’abord réduction en
milieu acide des NO3- par Fe2+ .
SO42- : sur 1 mL de solution, ajouter une solution de chlorure de baryum BaCl2. Observer.
HCO3- : A quelques millilitres de solution de bicarbonate de sodium, ajouter quelques
gouttes de phénolphtaléine. Observer. Chauffer et observer la coloration
s’accentuer car le milieu devient plus basique.
2 HCO3- → CO2 + CO32- + H2O
Compte Rendu
Analyse qualitative
Compléter le tableau ci-dessous en marquant dans les colonnes 2 à 4 les signes "+" si le test est
positif, et si le test est négatif. Noter dans l’avant dernier colonne, les observations faites. Dans
la dernière colonne, noter l’équation ionique correspondant à la réaction mise en jeu lors du test.
25
a. Dosage des sulfates
Principe
Le réactif caractéristique des sulfates est le baryum qui donne un précité blanc avec cet ion
(Ks(BaSO4) = 10-9,9. On dosera donc l’ion SO42- par une méthode conductimétrique au moyen
d’une solution de chlorure de baryum. Les conductivités équivalentes à 25°C sont :
SO42- = 80 ; Ba2+ = 63,6 ; Cl- = 76,3 ; Ca2+ = 59,5 ; Mg2+ = 53,1.
On substitue un ion SO42- par deux ions Cl- et comme les conductivités sont additives d’après la
loi de Kohlrausch, on voit que la solution doit devenir plus conductrice. Après la précipitation
de la totalité des ions sulfates, la conductivité devrait croître d’une manière plus forte donnant
un accident sur la courbe σ= f (Volume de solution de BaCl2 versé).
Dans la série des alcalino-terreux du groupe IIA (Mg, Ca, Ba, Sr), tous les sulfates sont très peu
solubles sauf celui de magnésium.
Mode opératoire
- Prendre au moyen d’une fiole jaugée, 100 mL d’eau minérale que l’on place dans un
bécher (ne pas oublier de rincer la fiole avec l’eau distillée).
- Placer l’électrode de platine et verser une solution de BaCl2 à la burette.
Tracer la courbe σ = f(Volume de BaCl2 versé).
Donner le titre en mg/L de sulfate dans l’eau.
- Procéder comme précédemment avec l’eau du robinet.
Donner le titre en mg/L de sulfate dans l’eau du robinet.
Quelle conclusion pouvez-vous en tirez?
Les chlorures dans l’eau minérale et l’eau du robinet seront dosés par une méthode potentiométrique.
Une électrode d’argent baignant dans l’eau va se solubiliser un tout petit peu et amener des ions Ag+ en
solution.
26
On est alors en présence d’une électrode de deuxième type dont le potentiel varie en fonction de la
quantité d’ions Ag+ dans la solution.
E = E°+ 0,09 log [Ag+]
Au moment de la fin de précipitation, le potentiel va varier brusquement. On obtient une courbe de type
pH dont le point d’inflexion vertical est le point d’équivalence.
Mode opératoire
Le chlore est aussi dosé par la méthode gravimétrique en précipitant l’ion Cl - à l’état de chlorure
d’argent, sel très peu soluble. Ks(AgCl) = 10-9,7.
Faire deux essais simultanément.
Pipeter 100 ml de la solution à doser dans un bécher de 150 ml.
Y ajouter 50 ml d’eau.
Verser à la burette AgNO3 en agitant constamment jusqu’à précipitation totale de AgCl. Ajouter 1 à 2 ml
de AgNO3 en excès.
Chauffer à l’ébullition pour faire floculer le précipité.
Laisser décanter puis vérifier par addition d’une goutte de AgNO 3 que la précipitation de AgCl est
complète.
Laisser décanter une demi-heure à l’obscurité.
Filtrer sur verre fritté sec et taré.
Laver 2 ou 3 fois avec une solution de HNO3 1/100 puis à l’eau distillée.
Sécher à l’étuve à 110-120°C.
Déterminer le poids de AgCl obtenu.
Donner le titre en mg/L de chlorure dans l’eau analysée.
Principe
Le calcium et le magnésium sont dosés au moyen de comprimés tampon indicateur, c’est une méthode
de dosage par substitution.
Ces comprimés tampon indicateur contiennent du complexe EDTA magnésium, du Noir Eriochrome T,
du chlorure d’ammonium et du colorant jaune.
En présence d’ions métalliques ayant tendance à former un complexe avec l’EDTA plus stable que le
complexe EDTA-Mg, chaque mole de métal va décomposer une mole d’EDTA- Mg complexé suivant
la réaction :
EDTA-magnésium + Ca2+ → EDTA-calcium+ Mg2+
27
Le magnésium donne un complexe rouge avec le Noir Eriochrome T (NET) et ce complexe coloré est
moins stable que le complexe EDTA- magnésium. Ceci veut dire qu’une solution d’EDTA détruira ce
complexe suivant la réaction :
Complexe NET-Mg + EDTA → NET + EDTA-Mg
Rouge Bleu noir incolore.
Le colorant jaune avec le bleu noir va donner une coloration verte. Le virage va donc se faire du rouge
orangé au vert.
Mode opératoire (Faire trois dosages)
- Prélever 100 mL d’eau de robinet ou 10 mL d’eau trafiquée et les placer dans un erlenmeyer.
- Ajouter 1 à 2 mL de tampon ammoniacal (ceci pour être à un bon pH (10-11)) ainsi que deux
pincées de NET (nous aurons ainsi constitué le tampon indicateur).
- Vérifier le pH avec du papier "alkalit".
- Verser l’EDTA (avec la microburette pour l’eau de robinet et avec la burette pour l’eau
minérale) jusqu’au virage.
- Noter le volume V versé.
b. Détermination de la dureté calcique
La dureté calcique correspond à la teneur globale en sels de calcium. En présence de soude caustique,
l’EDTA réagit sur Ca2+ suivant la réaction :
Ca2+ + HY3- → CaY2- + H+
L’indicateur de fin de réaction est le purpurate d’ammonium ou le murexide.
Mode opératoire (Faire trois dosages)
- Prélever 100 mL d’eau de robinet ou 10 mL d’eau trafiquée et les placer dans un erlemeyer.
- Ajouter 5 mL de soude caustique normale et une pincée de murexide. La solution devient
orange.
- Verser l’EDTA xM jusqu’au virage violet.
Donner le nombre de mole de calcium par litre.
Par différence avec le nombre total de moles calculé précédemment, on en déduit le nombre de moles
par litre de magnésium.
Par définition, un degré hydrotimétrique calcique correspond à 10-4 ion-gramme Ca2+ par litre d’eau.
Donner le degré calcique et magnésien des deux eaux et le titre en mg/L en Ca 2+ et Mg2+.
En comparant les titres en SO42-, Cl-, Ca2+, et Mg2+, donner les constituants principaux des roches
traversées par l’eau minérale dosée.
Produits
28
DIAGRAMMES D’EQUILIBRES ENTRE PHASES
On appelle domaine d’existence ou domaine de phases d’un système donné les espaces à
l’intérieur desquels la variance et par conséquent le nombre de phases y coexistant sont
constants.
Palatnik et Landau ont établi une loi permettant l’association des différents domaines à
l’intérieur d’un diagramme d’équilibre entre phases. Cette loi repose sur deux faits :
- deux (2) domaines contigus ont au moins une phase commune,
- chaque domaine possède la dimension du diagramme dans lequel il s’insère.
DF = D 3 P 0
Un système binaire est constitué par deux corps purs A et B. Si l’étude est faite à température
constante, la représentation graphique est alors plane et l’on aura des courbes isothermes. Si
l’étude est faite à pression constante, la représentation est également plane et l’on aura des
courbes isobares.
L’étude des diagrammes d’équilibre entre phases s’effectue généralement à pression constante
(phases condensées).
La cristallisation ou la fusion d’un corps pur se fait à température constante. Pour un mélange,
il est autrement. En effet, pour un refroidissement lent, la solidification commence à une
température T et finit à une température t T.
On a alors un intervalle de solidification en lieu et place d’un point de solidification pour un
corps pur. Le diagramme de solidification est le lieu de ces températures T et t en fonction de
la composition. Le lieu de T est le liquidus (température de solidification commençante) et
celui de t est le solidus (température de solidification finissante).
Le diagramme d’équilibre entre phases des alliages binaires s’obtient en portant en abscisse la
composition d’un constituant de l’alliage et en ordonnée, la température.
28
29
II. Equilibres liquide-solide
30
29
Les proportions du liquidus et du solidus dans le mélange sont calculées à l’aide du théorème
des moments :
mL × PY = mS × QY
mL : masse du liquide
mS : masse du solide
On a donc :
A la température t, le mélange est constitué d’une seule phase liquide qui a la composition du
mélange initial.
Ce diagramme comprend :
- un composé défini C à fusion
congruente à la température t3 où l’on a
l’équilibre :
L Csolide
C a pour formule ACB%BAC%, soit AxBy.
- deux invariants eutectiques où
trois phases sont en équilibre (v = 0) :
E1 à la température t1 où
on a l’équilibre
L C + B pour la composition AM %
de B et MB % de A.
E2 à la température t2 pour
la composition AN % de B et BN % de A
et on a l’équilibre
C L A+C
Csolide L + Bsolide
A cette température t2 , on a l’équilibre entre trois phases (v = 0). Il s’agit d’un équilibre
invariant.
31
30
Ce diagramme comprend deux paliers
caractérisant deux réactions invariantes :
- un correspondant à la
décomposition péritectique du composé
défini C à t2 ,
- l’autre à la température t1 ,
correspondant à une fusion eutectique pour
la composition AM % de B et MB % de A.
Le composé C se décompose avant sa température de fusion. On dit qu’il est à fusion non
congruente.
On appelle solutions solides, les phases dans lesquelles un des composants garde son réseau
cristallin alors que l’autre ne le garde pas, les atomes de ce dernier passant dans le réseau du
premier composant. Ainsi, une solution solide constituée de deux composants ne compte
qu’un type de réseau et ne forme qu’une seule phase.
Le composé dont le réseau cristallin est conservé s’appelle le solvant, l’autre composé est dit
soluté.
Une solution solide est donc un mélange solide homogène dont la composition est identique
en tous ses points. Il existe deux cas de solutions solides.
32
31
b. Solutions solides limitées (miscibilité partielle)
C. Manipulation
33
32
Tableaux de mesures d’Analyse Enthalpique Différentielle (DSC en anglais) de quelques
binaires
Ag-Sb Ag-Bi
x(Sb) T/°C x(Bi) T1 /°C T2 /°C
0 961,91 0 961,93
0,05 909,94 0,05 262,32 908,34
0,075 885,42 0,1 262,35 841,76
0,1 839,18 0,15 262,35
0,125 795,05 0,2 262,35 699,19
0,15 745,42 0,25 262,38 631,33
0,175 691,81 0,3 262,34 569,85
0,2 650,49 0,35 262,45 539,81
0,225 606,76 0,4 262,55 508,68
0,275 544,43 0,45 262,54 481,48
0,3 529,89 0,5 262,42 464,86
0,35 505,77 0,55 262,64 433,44
0,4 497,1 0,6 262,58 423,58
0,45 501,7 0,65 262,34 422,49
0,55 520,63 0,7 262,40 412,97
0,7 548,92 0,75 262,43 380,75
0,85 586,18 0,8 262,77 371,13
0,9 599,87 0,85 262,35 352,57
1 630,755 0,9 262,32 334,24
0,075 703,97 0,95 262,32 265,61
0,1 704,82 0,975 262,45 268,44
0,125 705,01 1 271,44
0,15 704,97
0,2 558,18
0,225 558,1
0,175 558,14
0,25 558,19
0,125 645,9
0,15 586,67
0,175 586,2
0,25 486,81
0,275 486,63
0,3 486,89
0,35 486,72
0,4 487,04
0,45 487,14
0,55 486,3
0,7 486,77
0,85 486,12
0,9 486,26
33
34
Au-Bi Au-Sb
x(Bi) T/°C x(Sb) T/°C
0 1064,43 0 1064,43
0,15 378,06 0,15 753,24
0,2 377,48 0,225 606,39
0,3 377,58 0,3 470,9
0,3333 676,84 0,4 386,92
0,3333 378,4 0,475 421,48
0,3333 241,37 0,55 445,73
0,5 527,39 0,65 464,91
0,5 377,19 0,66 465,25
0,56 241,87 0,667 458,88
0,6 453,6 0,67 470,98
0,6 377,34 0,68 476,64
0,6 242,2 0,7 494,6
0,7 371,65 0,8 547,55
0,7 242,1 0,9 592,99
0,8 304,61 1 630,755
0,8 242,1 0,15 358,53
0,85 260,83 0,225 356,98
0,85 242,21 0,3 358,28
0,9 251,39 0,4 357,05
0,9 242,14 0,475 357,08
0,92 252,08 0,55 349,88
0,92 242,12 0,65 356,98
0,95 259,29 0,66 357,99
0,95 242,01 0,66 457,95
0,97 265,14 0,667 458,88
0,97 242,06 0,68 459,54
0,98 268,4 0,67 460,23
0,98 242,28 0,7 463,96
1 271,442 0,8 459,63
0,9 459,48
35
34
SPECTROPHOTOMETRIE
Objectif général
Objectifs spécifiques
Introduction
1. Notions théoriques
Lorsqu’un faisceau de lumière de longueur d’onde donnée traverse une solution (parfois un
gaz ou un solide) à analyser, il subit une diminution d’intensité. Cette diminution est due à
l’absorption d’une ou plusieurs fréquences par le milieu traversé. De la proportion d’intensité
lumineuse absorbée par la solution, on peut déduire la concentration de la substance
absorbante (loi de Beer-Lambert).
a. Loi de Beer-Lambe rt
Solution de concentration C
Cette méthode consiste à réaliser l’égalité d’intensité de deux faisceaux lumineux, l’un ayant
traversé la solution de référence, l’autre, la solution à analyser.
On opère en comparant :
- directement à une série d’étalon,
- indirectement, en diluant la solution jusqu’à égalité des teintes, et on mesure les
volumes. Cette méthode est peu précise et ne convient pas pour les dosages des traces.
36
37
b. Méthodes photoélectriques
L’Sil est remplacé par une cellule photoélectrique qui permet de comparer des intensités
lumineuses inégales.
Les principaux types d’appareils utilisés sont :
38
37
4. Précautions manipulatoires
a. Cuves
Les cuves doivent être manipulées et nettoyées avec soin. Ne jamais toucher les surfaces
dépolies avec les doigts. Essuyer les faces de la cuve avec du papier Joseph.
b. Solution
Les solutions préparées doivent être limpides. Eliminer les bulles d’air qui peuvent se coller
aux parois de la cuve.
5. Applications
Les cations métalliques, tout spécialement ceux de transition, peuvent fixer un certain nombre
de molécules d’ammoniac. On obtient des cations aminés.
Le but de la manipulation est de déterminer le nombre de molécules d’ammoniac (coordinats)
fixés sur le cation Cu2+ : c’est le nombre de coordination.
Principe
L’étude peut être conduite par spectrophotométrie. En effet, l’ion Cu2+aq (ion hydraté) est
bleu-pâle et l’ion [Cu(NH3 )n]2+ est bleu foncé. En ajoutant des quantités croissantes
d’ammoniaque à la solution contenant des ions Cu2+aq en présence d’ions NH4 + pour éviter la
précipitation de Cu(OH)2 , on observe un renforcement de la couleur jusqu’à ce que tous les
ions Cu2+aq aient réagi avec NH3 .
La courbe représentant la variation de la densité optique de la solution en fonction du nombre
de mL d’ammoniac N/100 ajoutés, a l’allure suivante et permet de déterminer le nombre n de
NH3 fixés par l’ion Cu2+.
A (ou D.O.)
Ve VNH 4 OH
Manipulation
La manipulation comprendra en réalité deux étapes :
- le choix de la longueur d’onde la plus favorable pour le dosage ( max )
- le dosage proprement dit.
39
38
* Détermination de max
Attention : Pour chaque valeur de , on doit refaire le zéro de l’appareil avec de l’eau
distillée.
Mélange 1 2 3 4 5 6 7 8
Absorbance
40
39
II. Dosage photométrique du fer : méthode de l’orthophénanthroline
Principe
En milieu faiblement acide, Fe2+ donne avec la l-10 phénanthroline un ion complexe rouge : 3
molécules de l-10 phénanthroline pour un ion Fe2+.
Entre les pH 2 et 9, le complexe est très stable et la coloration persiste six mois. On opère
dans une solution tampon à pH = 4.
A l’aide d’une des solutions préparées plus bas, tracer le spectre d’absorption et déterminer la
longueur d’onde à utiliser pour les mesures.
Réactifs
- solution de chlorhydrate d’hydroxylamine à 10 g/L dans l’eau (solution à renouveler
chaque semaine).
- Solution d’orthophénanthroline à 2 g/L d’eau.
- Solution tampon acétique (acide acétique 240 mL, acétate de sodium anhydre 270 g,
H2 O q.s.p. 1000 mL).
- Solution étalon Fer. Elle contient 0,02 mg de Fe par mL. Elle a été préparée en
dissolvant 0,1405 g de Fe(NH4 )2 (SO 4 )2 ,6H2O dans 100 mL de HCl au 1/20 puis en
diluant à 1 litre dans une fiole jaugée.
Mode opératoire
* Solutions étalons
Prélever 1, 2, 4, 8 et 12 mL de la solution étalon 3 contient Fe par dissolution de
Fe(NH4 )2 (SO 4 )2 ) 3 et les placer dans 5 fioles jaugées à 100 mL. Diluer à 60 mL, puis ajouter
10 mL de solution tampon acétique, agiter.
Ajouter ensuite 2 mL (pipette) de la solution de chlorhydrate d’hydroxylamine (qui réduit
Fe3+ en Fe2+).
Ajouter 5 mL (pipette) de la solution d’orthophénanthroline
Diluer à 100 mL et homogénéiser la solution contenue dans chaque fiole.
* Solution de référence
Dans une fiole jaugée de 100 mL, introduire 60 mL de H2 O et les mêmes quantités de réactifs
précédents. Agiter, compléter à 100 mL et homogénéiser.
* Solution à doser
* Appareil
* Détermination de max
41
40
Remplir le tableau suivant :
380 400 420 440 460 480 500 520 600
A
A partir des valeurs du tableau, trace le spectre d’absorption et en déduire max .
Attention : Pour chaque valeur de , on doit refaire le zéro de l’appareil avec de l’eau
distillée.
Attention : Faire le zéro de l’appareil avec la solution de référence. Pour chaque lecture,
on doit vérifier le zéro de l’appareil avec la solution de référence.
ml de solution étalon 2 5 10
D ou T
42
41
ANALYSE OXYDIMETRIQUE :
DETERMINATION DU TITRE DU CUIVRE DANS UN
LAITON
Objectif gŽnŽral
Introduction
ComposŽs essentiellement de cuivre et de zinc, les laitons sont des alliages jaunes, mallŽables,
tr•s ductiles, de couleur dorŽe ou argentŽe, non ferreux, souvent utilisŽs pour la fabrication des
pi•ces de monnaie (image 1). On peut distinguer trois familles de laiton : les laitons binaires,
constituŽs uniquement de cuivre et de zinc, lÕapport du zinc permet de diminuer la tempŽrature
de fusion et la conductivitŽ Žlectrique du laiton, mais dÕaugmenter la rŽsistance mŽcanique et
la duretŽ ; les laitons au plomb (entre 1 et 3 %) pour une meilleure usinabilitŽ et fragmentation
des copeaux ; et les laitons spŽciaux par ajouts ou prŽsence dÕŽlŽments dÕaddition tels plomb
(le plus frŽquent), Žtain, nickel, chrome, magnŽsium, aluminium, siliciumÉ les nuances
obtenues prŽsentent des propriŽtŽs mŽcaniques et dÕapparence variŽes, jusquÕˆ pour certains
une excellente rŽsistance ˆ lÕusure et au frottement.
AujourdÕhui, le laiton est lÕalliage du cuivre le plus utilisŽ industriellement, notamment pour la
fabrication de pi•ces tournŽes en grandes sŽries. La composition en zinc varie alors entre 15 et
45 %. En dessous de 35 %, le laiton est monophasŽ ³ et prŽsente une ductilitŽ et une aptitude ˆ
la dŽformation ˆ froid ; entre 35 et 45 %, il est dit biphasé ³ et ´ (phase intermŽtallique de
duretŽ croissante et de grande fragilitŽ). De par la prŽsence majoritaire de cuivre, le laiton est
sensible ˆ la corrosion atmosphŽrique et se recouvre rapidement dÕune couche vert-de-gris en
surface. Les laitons commerciaux les plus courants sont Cu70Zn30 et Cu60Zn40.
- Video 1 : https://youtu.be/V8gvg0KR-UQ
- Video 2: https://youtu.be/XxpS7X9RpNU
- Video 3: https://youtu.be/_MoCFytOhuQ
- Video 4: https://youtu.be/_MoCFytOhuQ
RŽactifs
43
Produits chimiques : MatŽriel :
- Une solution de HNO3 (65%) - Une pipette jaugŽe de 1ml
- Une solution de KI (10%) - 2 Erlenmeyers de 250 ml
- De lÕempois dÕamidon - Une fiole jaugŽe de 100ml
- Du KSCN solide - Une pipette jaugŽe de 10 ml
- Une solution de thiosulfate 5.10-3 M - Une burette graduŽe de 50 ml
- Le laiton ˆ analyser - Un agitateur magnŽtique
- Un barreau aimantŽ
I- DISSOLUTION DU LAITON
Dans un bŽcher, on rŽalise lÕoxydation dÕune masse m dÕenviron 1,00 g de laiton par une
solution dÕacide nitrique concentrŽ (�㗃 # ($%) + �㗄�㗄+, ($%) ) en lŽger exc•s. La rŽaction est vive
et dŽgage des vapeurs rousse toxiques.
Lorsque la rŽaction est terminŽe on transvase la solution dans une fiole de 100,0 ml, ainsi que
lÕeau de rin•age du bŽcher et on compl•te avec de lÕeau distillŽe jusquÕ au trait de jauge. On
note (S) la solution bleue obtenue.
A lÕissue de lÕattaque, la totalitŽ du cuivre mŽtal et du zinc mŽtal a ŽtŽ a transformŽ en ion �㗃�㗆/#
et �㗄�㗅/# . On prŽcise par ailleurs que les ions Zinc (II) prŽsents en solution ne perturbent pas le
dosage des ions cuivre (II).
I-1- Quelles prŽcautions faut-il prendre pour effectuer lÕattaque acide du laiton ?
I-2- DŽterminer lÕŽquation dÕoxydorŽduction mise en jeu lors de lÕattaque du cuivre. RŽaction
1
DonnŽes :
Remarque : le monoxyde dÕazote (NO) se transforme en dioxyde dÕazote (NO2), gaz roux, au contact
du dioxyg•ne de lÕair.
On prŽl•ve un volume V = 10,0 ml de solution (S) que lÕon place dans un erlenmeyer, puis on
# ,
ajoute 10 mL dÕune solution iodure de potassium (�㗃($%) + �㗃($%) ) de concentration 0,5 mol.L-1;
les ions iodures se trouvent alors en exc•s dans le milieu. Un prŽcipitŽ dÕiodure de cuivre (I),
�㗃�㗆�㗃(6) , apparait et la solution devient jaune ocre. La transformation mise en jeu est modŽlisŽe
par : rŽaction 2.
44
�㗃�㗆/# /�㗃�㗆�㗃 �㗃8 = 0,89 �㗄
�㗃/ /�㗃, �㗃8 = 0,62 �㗄
Le diiode, �㗃/($%), formŽ par la rŽaction 2 est ensuite titrŽ par une solution aqueuse de thiosulfate
#
de sodium (2�㗄�㗄($%) + �㗄/ �㗄+/, ($%) ) de concentration molaire C= 5.10-2 mol.L-1 , en prŽsence de
quelques gouttes dÕempois dÕamidon. Lorsque la solution est jaune p‰le, ajouter 2,0 g de KSCN,
finir le dosage en agitant bien.
La transformation mise en jeu est modŽlisŽe par la rŽaction 3 obtenu entre les couples :
A- Etude du protocole
1- En dŽduire la quantitŽ de mati•re de cuivre mŽtallique �㗅NO contenu dans le fil de laiton
puis calculer la masse de cuivre correspondante, notŽe �㗅NO .
2- Calculer le pourcentage massique en cuivre dans le laiton testŽ. Conclure.
45