Développement psycho-affectif de l’individu
Première enfance
Le stade oral (0-18mois)
Pendant le stade oral, la source du plaisir provient de la
bouche et la stimulation buccale.
Selon Freud, pour l'enfant, être rempli de nourriture
signifie «être rempli d'amour!»
Si le besoin oral n’est pas satisfait, plus tard l’enfant aura
un sentiment de manque, de timidité, de grande
dépendance, de jalousie, d’anxiété et développera une
personnalité pessimiste.
Si le besoin oral est trop satisfait, plus tard l’enfant
développera une personnalité narcissique avec tendances à
rechercher des satisfactions orales (boire, fumer).
Développement psycho-affectif de l’individu
Deuxième enfance
Le stade anal (18 mois à 3 ans)
La zone érogène dominante est la région anale.
L'enfant doit apprendre à contrôler ses productions.
Il apprend le contrôle volontaire de son intestin:
"retenir" ou "laisser aller "
C'est le premier conflit «social».
S'il donne ce cadeau, cela prouve son obéissance,
sinon son entêtement.
Selon Freud, la conduite des parents face à cet
apprentissage est très importante.
Développement psycho-affectif de l’individu
Troisième enfance:
Le stade phallique (3 à 6 ans)
L'enfant découvre ses organes génitaux (la
chose qui permet de créer) et les différences
sexuelles.
Les garçons vivent le «Complexe d’Œdipe»
Les filles vivent le «Complexe d’Electre »
Développement psycho-affectif de l’individu
Troisième enfance:
Le Complexe d’Œdipe
Le garçon désire sa mère sexuellement. Il se rend
compte que la mère a une relation particulière avec le père.
Son père devient un rival.
Le garçon découvre que les filles n’ont pas de pénis et il
est possible qu'on lui enlève le sien. Il a peur (angoisse de
castration).
Pour qu'il y ait bonne résolution du complexe d'Oedipe, il
faut que le garçon s'identifie au père (c'est ce qui formera
le Surmoi).
C'est une sorte de compromis.
Développement psycho-affectif de l’individu
Troisième enfance:
Le Complexe d’Electre
La mère est aussi le premier objet d'amour sexualisé pour
la fille.
Elle découvre qu'elle n'a pas de pénis. Elle tient sa mère
responsable de son manque. Elle lui en veut.
Elle cherche donc à séduire le père car elle a envie du
pénis.
Cette envie du pénis se transformerait en désir d'avoir un
enfant du père (comme la mère est capable de le faire).
La mère devient ainsi une rivale.
Développement psycho-affectif de l’individu
La période de latence
La période de latence (6 à 12 ans)
À cette période, s'installe un calme pulsionnel relatif.
La pulsion sexuelle semble disparaître.
Pas de zone érogène spécifique.
C’est l'âge où les apprentissages scolaires, les jeux, les
intérêts extra-familiaux et les engagements sociaux
prennent de l'importance.
L'énergie libérée par le refoulement du complexe d'Œdipe
peut être utilisée à d'autres fins.
Les anciens buts pulsionnels seraient ainsi «sublimés».
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Le stade génital (12 à 18 ans)
Les changements biologiques qui se produisent à la
puberté entraîne une réactivation de la zone génitale
comme lieu de plaisir.
C'est le stade où se développent l'amour tourné vers
autrui.
Avant, la sexualité était "auto-érotique", parce que
l'individu se satisfaisait de son propre corps.
Ici, l'instinct sexuel tend à trouver satisfaction auprès
d'une personne aimée et entre au service de la reproduction.
Développement psycho-affectif de l’individu
La période de latence
Synthèse
• De la fin de l’ œdipe jusqu’à la puberté
• Retrait des désirs sexuels vers d’autre centre d’intérêts.
• La tendresse prévaut sur les désirs sexuels, la pudeur
et le dégout
• Les aspirations morales et éthiques font leur
apparition
• L’enfant s’intéresse au jeu , à la compétition scolaire,
au sport et l’apprentissage.
• Instauration de nouvelles relations
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence: la puberté
Caractéristiques générales
• L’adolescence commence par la puberté qui se manifeste
par la maturation des organes sexuels et l’apparition des
caractères sexuels secondaires, en rapport avec les
sécrétions hormonales. Elle apparait entre 12 et 14 ans.
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence: la puberté
Critères de la puberté
Homme Femme
-Maturation des organes -Maturation des organes
sexuels sexuels
-Apparition d’une pilosité -Apparition d’une pilosité
-Voix modifiée, grave, -Apparition des seins et des
agressivité règles
-Cartilage thyroïdien -Distribution des graisses
-Masse musculaire selon le mode féminin
importante -Fertilité
-Fertilité
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
L’adolescence se situe entre l’enfance et
l’âge adulte. Elle débute avec les premiers
signes physiques de la maturité sexuelle et
se termine avec l’accomplissement social
que constitue le statut d’adulte indépendant.
Pour Stanley Hall (1904) , la tension entre
la maturité biologique et la dépendance
sociale créait une période « de tempête et
de stress ».
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Caractéristiques générales
Période délicate pour les parents et les enfants
Changement du corps et des comportements
Instabilité psychologique chez l’adolescent
Refus des idées des adultes
Capacité des adolescents à réfléchir selon leurs propres pensées
Moment de formation de l’identité
Réapparition des pulsions sexuelles
Ouverture vers la sexualité adulte
Changement dans les perceptions sociales de l’adolescent
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Troubles psychologiques au cours de la période de
l’adolescence
La dépression:
Le processus d’adolescence passe par des phases
favorisant les sentiments dépressifs car les remaniements
normaux de cet âge passent par la séparation avec les
parents et les relations antérieures pour en instaurer de
nouvelles.
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Les quatre signes à retenir de la dépression
chez l’adolescent sont:
Ralentissement psychomoteur
Signes physiques comme trouble de sommeil et
manque d’appétit
Tristesse et désintérêt
Auto dévalorisation
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
La toxicomanie:
La consommation des drogues est devenue
courante chez les adolescents dont les parents ont
parfois été eux même des consommateurs des
mêmes drogues.
La nécessité qu’ont certains adolescents de recourir
à l’absorption de substances psychotropes est pour
eux la solution à leurs problèmes.
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
La consommation de produits psychoactifs
La consommation d’alcool et de cannabis se fait
généralement dans le cadre de pratiques festives. L’abus
de ces substances peut notamment résulter de deux
causes qui sont:
– la recherche de sensations et la résistance aux effets
de sensation: un jeune, pour qui les effets de l’alcool et/
ou du cannabis sont moins forts qu’un autre, sera tenté
d’augmenter les doses pour arriver au même résultat;
– le besoin de plaire à ses pairs: le regard des autres est
important pour l’adolescent, qui risque de s’engager
dans certaines conduites en pensant qu’elles vont
séduire.
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
La consommation excessive d’écrans: jeux
vidéo, internet…
Le phénomène d’ addiction aux jeux vidéos sur ordinateurs
en réseau existe. En effet, il apparaît chez certains jeunes que
leur consommation est similaire à celle d’une drogue.
Quelques signes:
– un nombre d’heures exagéré sur l’écran,
– des relations difficiles: absence de communication, de
relations extérieures, irritabilité quand le jeune est interrompu
pendant le jeu,
– une grande fatigue due au fait que le jeune se lève la nuit
pour jouer, il s’endort en cours,
– un travail scolaire inexistant ou en chute libre…
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Les conséquences:
– liberté réduite du fait de cette
dépendance,
– absence de relation,
– isolement,
– risque de confusion entre le monde
réel et le virtuel…
Développement psycho-affectif de l’individu
L’adolescence
Les risques d’accidents
Les adolescents s’exposent à plusieurs types de risques
d’accident, dont les plus fréquents sont les risques
routiers et sportifs. Les accidents sportifs sont plus
nombreux, mais les accidents de la route restent les plus
graves…
Développement psycho-affectif de l’individu
La période de l’âge adulte
• Le développement à l’âge adulte connaît beaucoup plus de disparités qu’à
d’autres âges, étant donné que les changements physiques qui se
produisent chez les adultes sont aussi plus graduels. Aux plans mental et
affectif, les changements qui se produisent à l’âge adulte sont davantage la
conséquence d’expériences individuelles que de l’âge.
• Certaines personnes retirent de leur carrière des sentiments de réussite et
de satisfaction, alors que d’autres détestent leur travail. Certains fondent un
foyer et mènent une vie familiale heureuse, alors que d’autres n’arriveront
jamais à s’adapter à leur rôle de conjoint ou de parent. Aucune description
de l’âge adulte ne saurait s’appliquer à tous les individus (Carlson et Buskist,
1997).
Développement psycho-affectif de l’individu
La période de l’âge adulte
Le développement physique à l’âge adulte
o Au début de la vie adulte, la croissance physique se
poursuit. Les épaules s’élargissent, le corps grandit et
la poitrine prend de l’ampleur;
o A mi trentaine, on note déjà chez presque tout le
monde une perte auditive;
o Chez l’adulte d’âge moyen, d’autres changements
physiques commencent lentement à se manifester
notamment l’acuité sensorielle qui continue de
dépérir;
o Fin quarantaine et début cinquantaine, la ménopause
marque pour les femmes la fin de leur capacité
reproductive.
Développement psycho-affectif de l’individu
La période de la vieillesse
La vieillesse est 3ème âge de la vie, après la
croissance de l’ âge adulte. Il est difficile de
déterminer le moment où commence la vieillesse;
cela dépend moins de l’âge que des conditions
physiques, morales ou sociales.
Caractéristiques de la vieillesse:
Baisse sensible des aptitudes sensori-motrices
(vision, audition, agilité, force musculaire et
intellectuels..)
Déclin de l’attention et la mémoire
Diminution du temps de réaction et de la perception
des distances
Affaiblissement du système immunitaire
Développement psycho
cognitif
Piaget propose quatre stades de développement chez l’enfant, qui
sont
Stade des opérations
formelles
(12)
Stade des
opérations
concrètes
Stade pré-
(12-7)
oratoire
(7-2)
Stade sensori- moteur
(2 – 0)
Développement psycho cognitif
1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)
Ce stade de développement chez l’enfant se caractérise par la compréhension
que l’enfant a du monde, coordonnant les expériences sensorielles avec les
actions physiques.
- Dans cette période, le développement avance en partant des réflexes innés.
- L’enfant préfère les stimulations colorées, qui brillent et qui bougent.
- L’enfant construit ses schémas en essayant de répéter un événement avec
son propre corps.
Développement psycho cognitif
1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)
- Premier contact du bébé avec le langage : Pendant les mois de gestations,
il entend et se familiarise avec la voix de ses parents.
- Les bébés préfèrent le sons d’une voix humaine à n’importe quel autre son.
- Dès sa naissance, le bébé a la capacité exceptionnelle de distinguer le bruit
du langage.
- Les enfants se sentent particulièrement attirés par le son de la voix de leur
maman, qu’ils reconnaissent plus vite encore que la voix d’un inconnu.
Développement psycho cognitif
1- Développement chez l’enfant : Stade sensorimoteur (enfants de 0-2 ans)
Comment communique les enfants de 0 à 2 ans ?
- À la naissance, la meilleure façon de communiquer d’un bébé est de pleurer.
- Pendant les premiers mois, tout ne sera que gestes pré-linguistiques, entre sourire et
grimace, qui seront utilisés de façon involontaire, et qui seront utilisés par la suite de
manière intentionnelle quand ils apprendront à les utiliser comme moyen de
communication.
- Ensuite arriveront les premiers balbutiements vers les 6 mois environ.
- Les premières émissions de mots arrivent autour des 12 mois.
Développement psycho cognitif
Développement psycho cognitif
2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)
- À partir des 3 ans un événement important se produit dans la vie d’un enfant : la
scolarisation (éducation infantile). Celle-ci comprend un aspect social très important.
- L’enfant commence à entrer en relation avec les autres enfants de son âge.
Comment communiquent les enfants de 2 à 7 ans ?
- Entre 3 et 7 ans se produit une énorme augmentation du vocabulaire,
- Les enfants durant la petite enfance pensent de manière égocentrique, leurs
pensées sont encore assez statiques, intuitives et qu’elles manquent de logique.
Développement psycho cognitif
2- Développement chez l’enfant : stade préopératoire /enfants de 2-7 ans)
- Parler à la troisième personne en se référant à soi-même est tout à fait
normal à cet âge .
- Entre 2 et 7 ans les enfants sont très curieux et ont une grande envie de
découvrir et d’acquérir des connaissances, ils demanderont ainsi à leurs
parents “pourquoi ?” à propos de presque tout.
Dans ce stade les enfants attribuent leurs sentiments ou leurs pensées
humaines aux objets. Ce phénomène est connu comme l’animisme.
- Chacune de ces limitations du stade préopératoire seront surpassées
après les 6 ou 7 ans lors du prochain stade de développement cognitif et
ira en se consolidant jusqu’à 14 ou 15 ans.
Développement psycho cognitif
Développement psycho cognitif
3- Développement chez l’enfant : stade des opérations concrètes (enfants de
7-11 ans)
- les enfants commencent à utiliser une pensée logique seulement en
situations concrètes.
- Ils sont capables de réaliser des tâches d’un niveau plus complexe en utilisant
la logique.
- Mais dans ce stade, ils ne peuvent appliquer la logique qu’avec certaines
limitations. Ils ne sont pas encore capables d’utiliser la pensée abstraite.
Développement psycho cognitif
4- Développement chez l’enfant : stade des opérations formelles
(enfants et adolescents de 11 ans et plus)
- L’acquisition du raisonnement logique en toute circonstances, en incluant le
raisonnement abstrait.
- La nouveauté de ce dernier stade en relation avec l’intelligence de l’enfant est
la possibilité qu’ils ont désormais de produire des hypothèses
- Ici commence à s’établir l’apprentissage comme un “tout”, et non par étapes
comme dans les stades précédents.
- L’enfant peut réfléchir à des choses abstraites (l’art, l’amour, la mort, la
religion) et peut adopter temporairement l’avis d’un autre, c’est le début de
l’autocritique.
Développement psycho cognitif
Les pathologies du développement cognitif
1- Les troubles sensoriels et perceptifs
2- La déficience intellectuelle: le degré de déficience est mesuré
par l’intermédiaire d’un test psychométrique qui donne un score
sous la forme d’un QI (quotient intellectuel)
3- Les troubles « Dys »: sont nombreux (dysphasie, dyslexie,
dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, etc..).
4- Les troubles attentionnels: concernent 3 à 5 % des enfants. Ils
correspondent à un ensemble de comportements perturbateurs
dans lesquels l’inattention et/ou l’hyperactivité et l’impulsivité
prédominent
L’homme face à
la maladie
Notions de maladie et de malade
• Étymologie :
« Malade » = « male habitus » « qui se
trouve en mauvais état ».
Maladie: Réaction de l’organisme à une
perturbation de son équilibre.
Notions de maladie et de malade
• Un homme en bonne santé est non seulement
un homme qui ne présente aucune maladie,
mais qui présente aussi un état complet de
bien être physique et moral.
• La maladie est une rupture avec l’état de bonne
santé de l’individu. Quelque soit son degré de
gravité, la maladie entraine un changement de
position et du rôle de l’individu dans la famille
et vis-à-vis de la société.
Notions de maladie et de
malade
Etre malade:
Etre en état de faiblesse
Etat de manque, de défaut et de
diminution
Etre en situation de dépendance
• Médecin et soignant
• Entourage
Les réactions psychologiques à la
maladie
• La révélation de la maladie entraine un sentiment
d’insécurité, d’impuissance et d’anxiété.
o Soit une lutte de patient pour retrouver son
statut passé, c’est-à-dire être en bonne santé.
o Soit une agressivité, une colère contre lui, contre
son entourage ou contre le personnel soignant
ou contre tout le monde.
Les réactions psychologiques à la
maladie
• La maladie peut être vu comme une
punition avec un sentiment de culpabilité ou
une mal chance et une injustice.
• La maladie provoque un changement dans
la situation dans laquelle la personne était
bien insérée ( du point de vue social,
pouvoir, financier....)
• La maladie entraine un sentiment de
dévalorisation.
Les réactions psychologiques à la maladie
Bénéfices secondaires de la maladie
Tous les effets positifs conscients ou inconscients de la
maladie
Bénéfices conscients Bénéfices inconscients
• Echappement au travail, à l’école • Permettre l’introversion en se
• Compensation sociale de la retirant de l’entourage, en se
maladie concentrant sur ses sensations, ses
• Lorsqu’on a une vie terriblement émotions
vide, la maladie est un évènement, • Fuir dans l’imaginaire et la pensée
on a quelque chose à raconter. magique
• Etre reconnu comme malade par
son personnel et ses proches,
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Réactions du malade: Vis à vis de la maladie
Peur ; Dépendance ; Egocentrisme
Angoisse ; Agressivité ; Anxiété
Passivité ; Attitude d’éloignement ; Sublimation
Adaptation ; Formation réactionnelle à la dénégation
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Peur :
La peur renaît rapidement :
• s’il constate des dysfonctionnements, s’il y a des discordances dans le
discours des soignants,
Il s’inquiète de savoir ce qu’on va lui faire :
• s’il va souffrir, si cela va réussir. Si certaines interventions sont vitales
La peur de mourir n’est pas exprimée facilement :
• Le malade ne va pas demander s’il risque de mourir et le médecin ne
prononcera pas le mot fatal. La peur sera masquée.
Dans la salle, la menace est évidente :
• Les lits sont séparés; on entend les soignants se battent, on perçoit
parfois leur déception; on sent la tension.
• Le Malade est un objet que l’on perfuse, que l’on intube, que l’on met
sous respirateur, que l’on calme pour qu’il supporte l’appareillage. Alors
que sa vie se joue, il ne peut rien exprimer ni participer au combat...
• On meurt ainsi, à l’hôpital, entouré d’inconnus et on ne contrôle plus
rien. Un grand malade est souvent traité comme quelqu’un qui n’a plus
de droits ni d’options. Des décisions sont prises sans aucun souci de
son avis. S’il tente de se révolter on lui administre un sédatif.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Egocentrisme :
Le malade n'accorde d'importance aux
événements que par rapport à lui-même et
devient progressivement incapable de manifester
de l'intérêt pour les autres personnes de son
environnement.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Agressivité : envers les proches ou les soignants
Cette attitude est souvent l’expression détournée :
• d’un sentiment d’injustice face à la maladie,
• de la peur de la mort, de la dépendance ou de l’abandon…
Certaines personnes, actives et autoritaires, ressentent un véritable dégoût
vis-à-vis de la vulnérabilité que leur impose la maladie … Elles sont alors
querelleuses pour se sentir encore puissantes.
Ces réactions « de défense », sont difficiles à vivre pour les proches.
De plus, les maladies chroniques entraînent généralement une fatigue
physique qui abaisse le seuil de tolérance au stress et augmente l’irritabilité.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Régression :
•Le patient va revenir à des positions infantiles renvoyant à des stades
antérieurs de son développement (Stades psychosexuels de Freud).
•Il va se montrer passif, soumis, laissant aux soignants le soin de tout décider.
Le patient perd toute autonomie et devient dépendant.
•Il s’agit bien d’une défense destinée à se protéger de la souffrance et de
l’angoisse et celle-ci peut parfois laisser place à une brusque explosion de
colère une fois le moment régressif passé.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Dépendance
Certains patients trouveront un bénéfice psychologique
évident à se mettre en situation de dépendance excessive vis-à-
vis du soignant (« faites de moi ce que vous voulez... mais cela
doit réussir... »).
Le soignant pourra, lui, également être tenté de prendre dans
cette relation un rôle excessivement directif, ne laissant au
patient aucune possibilité d'initiative ni de participation au
traitement, cela se manifestera, entre autres, le plus souvent
inconsciemment, par une absence d'information au patient des
éléments du diagnostic ou des modalités de traitement.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Angoisse :
•Angoisse de mort
- Réelle, aiguë et déstructurante
- Défenses sidérées : sujet effondré et obnubilé à l'annonce
- L'anxiété se dissipe mais reste latente, elle colore la vie du patient
- Association : cancer = cadavre en devenir = mort
•Angoisse de transformation corporelle
- Corps = cadavre en devenir
- Angoisse de modification extérieure au corps
- Image que le sujet pense donner à voir = craintes des stigmates externes de la maladie
- Sentiment de vulnérabilité, schéma corporel perturbé = blessure narcissique et perte d'estime
de soi avec nécessité d’un deuil quasi- impossible du corps sain pour intégrer un corps malade.
•Angoisse / Entourage
- Ségrégation, exclusion ; - Ambivalence : rejet/désir d’aide
- Perturbation de la communication : Système communicationnel spécifique; Dits/non dits
=situation de double lien
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Réactions anxieuses :
•Elles sont fréquentes.
•L’état de maladie représente pour l’individu une menace
vitale et une atteinte de l’intégrité du Moi.
•Elle est liée à la peur de la mort, la souffrance,
l’altération des liens affectifs et/ou sociaux.
•Au cours de certaines maladies, l’angoisse est
expliquée par les mécanismes lésionnels et/ou
biologiques.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Passivité : Les comportements passifs:
•la paresse, le refus de prendre des responsabilités ;
•le fait d'oublier des rendez-vous, ou d'arriver continuellement en retard ;
•la peur de faire confiance aux autres,
•le fait de formuler des paroles ou des insinuations désagréables, puis
prétendre que ces paroles ou insinuations ont été mal interprétées, et nier
toute arrière-pensée ;
•le fait de se plaindre ;
•le fait d'extérioriser des sentiments de façon non verbale (par exemple en
claquant une porte, ou en jetant un objet), puis de nier les sentiments que ce
comportement peut légitimement évoquer (par exemple la colère) ;
•le fait de manipuler les gens, de mentir ou, plus largement, d'être malhonnête.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Attitude d’éloignement
- Forme de dénégation, parle de la maladie en termes
scientifiques comme si elle concernait quelqu’un d’autre, fais un
cours sur la maladie (l’idée c’est de transformer la maladie en un
dossier et de s’en désinvestir)
- Absence d’affect, d’émotions accompagnant la prise de
conscience de la maladie
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Formation réactionnelle
- Suractivité
- Sollicitude exagérée à l’égard des proches
- Superstition et recherche de charlatans (gros problèmes
dans le cas de maladies chroniques. Les patients qui font ce
type de réaction peuvent arrêter les traitements efficaces et
prendre des placebos qui leur sont vendus comme des
remèdes miracles).
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Sublimation
- Recherche d’une sérénité authentique
- Autre définition : réorientation de ses centres d’intérêt vers des
objectifs compatibles avec la maladie.
- Par exemple : développer une activité artistique, intellectuelle,
des croyances religieuses. C’est un mécanisme adaptatif.
Réactions des malades vis-à-vis de leur maladie
Adaptation
-Mécanisme recherchée en médecine,
- Attitude souple et équilibrée du malade
- Réaction dépressive surmontée
- Dépendance suffisante mais non pathologique
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Les attentes du patient
• Dimension empathique ➜ Etre écouté et compris:
écouter activement et comprendre l’émotion du patient
•Dimension pédagogique ➜ Comprendre: informations
• Dimension thérapeutique ➜ Etre aidé: Soutien; Aide;
Réassurance
Conduite à tenir devant les réactions des malades
• Le professionnel de santé doit favoriser
l’adaptation du patient à sa maladie
• Les soins techniques et les soins
relationnels sont très importants pour le
traitement de la maladie.
• L’infirmier doit tenir compte de l’aspect
psychique du malade.
• Il doit également respecter ses croyances.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Empathie :
Critères permettant d’identifier le degré
d’Empathie
le toucher
la proxémie
le degré d’inclinaison du corps en avant
la durée du contact visuel
l’orientation des corps
Un profond respect de la personne.
Reconnaître l'opportunité d'un geste, d'une
action, d'une information, d'une réponse
appropriée.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Communication (1) :
• Rester concis, compréhensible et s'assurer que le
message est passé
• Accepter de répondre aux questions embarrassantes
• Encourager à revenir, dans un temps ultérieur, sur une
explication déjà donnée
• Bien que relation inégalitaire, faire du patient un "
partenaire de soins" à part entière, le responsabiliser,
contractualiser les objectifs thérapeutiques
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Communication (2):
• Attitude empathique - et non amicale - suppose une aptitude à s'intéresser à
la personne autrement que comme "un cas clinique" ou "un numéro de
chambre" et à pouvoir et percevoir ce que le patient ressent face à ses
problèmes de santé, en fonction de son histoire personnelle et des
particularités de son environnement familial et social
• Eviter de parler ou de faire allusion à sa vie personnelle: le patient attend
qualités professionnelles et rigueur et non amitié
• Ne pas chercher à tout prix à vouloir rassurer un patient trop inquiet
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Communication non verbale (3):
Il est tout à fait bien connu que dans la relation inter
humaine, les mots ne comptent que pour un faible
pourcentage de l’information que l’on délivre à une personne
à laquelle on s’adresse. L’intonation , la mimique, la
gestuelle, le rythme de la conversation, le regard, tout cela
compte autant pour une personne à qui l’on s’adresse.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
Communication non verbale (4):
A l’opposé le patient qui s’adresse à un Soignant le fait avec son
langage, avec sa problématique, avec ses bases socio-culturelles,
son angoisse. De ce fait, il n’exprime pas toujours par les mots la
réalité de sa plainte ou de sa souffrance.
Le soignant doit donc tenir compte de ces éléments pour écouter,
interpréter, décoder le langage du patient et saisir à un moment
ou à un autre de l’entretien ce qui paraît être la demande forte du
patient.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
L’écoute active (1):
L'écoute active est la forme optimale
d'écoute où l'interlocuteur entend avec
bienveillance ce qui lui est communiqué.
IL s'agit d'écouter sans interrompre, de
reformuler et de confirmer ce qu'on a
entendu.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
L’écoute active (2):
La personne qui pratique l'écoute active doit
s'adapter à son interlocuteur.
L'objectif est d'obtenir une interaction parfaite
entre la personne qui émet des informations
et la personne qui les reçoit, sans jugement,
sans préjugé.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
L’écoute active (3):
L’écoute nécessite que l’infirmier soit particulièrement
attentif aux messages verbaux et non verbaux du patient.
Pour l’infirmier, il est important d’éviter toute généralisation
ou banalisation des réactions.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
L’écoute active (4):
Ecouter beaucoup, expliquer beaucoup :
La relation soignant/malade est exigeante et nécessite
de plus en plus d’écoute et de capacités pédagogiques.
L’écoute objective et empathique permet au mieux de
faire des diagnostics et même le début de la prise en
charge thérapeutique.
Conduite à tenir devant les réactions des malades
L’écoute active (5):
Ecouter beaucoup, expliquer beaucoup :
Les explications que le soignant donne au patient
doivent être de plus en plus travaillées, de plus en plus
pertinentes, de plus en plus complètes.
L’absence d’écoute, l’absence d’explications suffisantes
est à l’origine de la plupart des mécontentements des
patients par rapport aux soignants et donc d’éventuelles
plaintes posant des problèmes de responsabilité.
Conduite à tenir devant l’agressivité
• Se rendre disponible
• Apprendre à évaluer le risque et/ou la dangerosité :
si le risque semble trop élevé, mieux vaut éviter
toute intervention en solo et se faire accompagner
• Pensez également à prévenir vos remplaçants ou
collègues sur les risques que présente un patient
pour la sécurité du soignant.
• Personnaliser la situation de soins en utilisant le
prénom ou le nom de votre patient.
Conduite à tenir devant l’agressivité
•Tenter d’identifier les besoins immédiats et proposer votre aide le cas
échéant. Un simple « puis-je faire quelque chose pour vous aider ? » peut
pousser le patient à la réflexion et arrêter la montée de l’agressivité.
• Adopter une attitude de compréhension et d’empathie pour faire face à
la souffrance du patient.
• Chercher à comprendre ce que le patient veut en tenant compte que
l’agitation et l’agressivité peuvent correspondre à une demande non
verbale impossible à formuler.
• Utiliser les outils de communication les moins risqués pour vous et le
patient : écouter sans interrompre ou émettre de jugement, relancer la
conversation pour aider la verbalisation du malade, reformuler, répéter,
clarifier et tenter de comprendre !
Conduite à tenir devant l’agressivité
•Utiliser des outils de communication non verbale à bon
escient : trouver le bon compromis entre regard fixe et
fuite du regard, garder une voix monocorde et apaisante,
éviter les gestes intrusifs, fermés ou perçus comme tels.
•Médicaliser la relation en prenant les constantes et en
posant des questions sur l’état de santé physique et
mental.
•Proposer une boisson.
Conduite à tenir devant l’agressivité
•Utiliser des diversions en parlant d’un sujet qui intéresse le
patient.
•Mettre en place une relation complémentaire de type
collaboration. Montrer au patient que vous êtes là pour l’aider à
guérir, à apaiser ses souffrances avec son aide. Il est important de
rendre le patient acteur de sa santé et de sa guérison.
•Prendre en compte ses propres émotions dans la relation avec le
patient, apprendre à les extérioriser et les apprivoiser.
•Poser des limites claires à la relation de soins.