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Rayonnement Thermique et Effet de Serre

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INP-HB/ ING1 N’GUESSAN Kotchi

Module: Transferts Thermiques (L 1)

Contenu du cours 4

1. Le Rayonnement Thermique.
Notion qualitative
Notion quantitative – coefficient et loi de Stéphan Boltzmann
Loi d’émission des corps noirs et loi d’émission des corps gris
Coefficients d’absorption et d’émission des corps gris
Spectre d’émission des corps noirs – loi de déplacement des max (loi de Wien)
Fraction d’émittance totale d’un CN dans un intervalle spectral donné
Echange entre surfaces noires ou grises opaques séparées par un milieu
transparent – facteur de forme et flux nets échangés entre deux ou plusieurs
surfaces
Notion de coefficient d’échange par rayonnement

1.1 Notion qualitative

Au contraire du phénomène de conduction et de convection qui ont besoin d’un support


physique (solide ou fluide), le rayonnement est le mode de transmission d’énergie
thermique (énergie cinétique) qui ne nécessite pas forcément la présence d’un milieu
matériel. Il peut avoir lieu même dans le vide.

Il est la conjonction de deux phénomènes : l’émission d’ondes électromagnétiques d’une


part et l’absorption d’ondes d’autre part.

L’émission est le phénomène de conversion d’énergie thermique d’un système en énergie


radiative dans l’espace de rayonnement autour du système.

L’absorption est le phénomène inverse, c'est-à-dire la conversion de l’énergie radiative


autour d’un système, en une énergie thermique.

Ces deux phénomènes, non seulement dépendent de la nature du système mais sont
également fonction de la longueur d’onde et de l’espace de propagation des ondes.

Le rayonnement thermique fait appel à la notion de source (point d’émission du


rayonnement = émetteur) et à la notion de récepteur (point de réception du
rayonnement). Il est bon de savoir que l’émission de la source est indépendante du
récepteur. De même, l’absorption du rayonnement ne dépend que des propriétés du
récepteur.

1
1.2 Notion quantitative – coefficient et Loi de Stéphan Boltzmann

On définit le flux de chaleur rayonnée comme étant la puissance thermique émise ou


rayonné par un corps à une température donnée, selon qu’il est en configuration
d’émission ou d’absorption.

Stéphan Boltzmann, d’où la loi de Stéphan Boltzmann indique que :

flux watt / m²      * T 4 (Par unité de surface d’un corps noir).


Avec :

 , la constante de Stéphan Boltzmann


T, la température absolue du corps en °k

Bien préciser la notion de corps noir

La constante de Stéphan Boltzmann est une constante positive :

 = 5,67 * 10-8 w/m² °k4 .

1.3 Loi d’émission des corps noirs et Loi d’émission des corps gris.
Coefficients d’absorption et d’émission des corps gris.

Tous les corps, du fait de leur température, émettent ou absorbent du rayonnement


thermique.
Le rayonnement thermique, globalement, couvre le domaine de longueur d’onde de
0,1 m <  <500 m intervalle couvrant le proche ultra violet jusqu’à l’infra rouge.

Bien indiquer que tous les rayonnements ne sont pas thermiques et distribuer le
graphe relatif aux ondes (spectre des ondes électromagnétiques)

Les études montrent que le graphe du pouvoir émissif monochromatique d’un corps noir
aux différentes températures est une courbe en cloche :

Distribuer le graphe relatif au pouvoir émissif du corps noir.

Donner la représentation de l’émission du soleil qui est considéré comme un


corps noir à 6000°k

Expliquer la loi de déplacement des max et donner la loi de Wien

2
Le corps noir étant par définition un corps idéal vis-à-vis de l’émission ou de l’absorption,
tous les autres corps dits corps gris auront nécessairement une émission ou une
absorption qui sera inférieure à celle du Corps Noir.

Par définition on note


 , le coefficient d’émission du corps gris, et
 , le coefficient d’absorption du corps gris.

Ces deux coefficients sont positifs et inférieurs à 1, de sorte que si on note


 0 et  , les puissances émises (absorbées) par le corps noir et le corps non noir,
respectivement, aux mêmes configurations, on a:

   * 0 ou  a   *0

De plus, DESCARTES a montré que tout corps qui reçoit un rayonnement donné, en
réfléchit une partie, en absorbe une autre fraction puis laisse passer (transmet) la
dernière fraction. Si on note :  ,  ,  , les facteurs de réflexion, d’absorption et
de transmission, on a:

      1 C’est la loi de Descartes

1.4 Fraction de l’émittance totale d’un CN contenue dans un intervalle


spectral donné

Le soleil est considéré comme un corps noir à 6000°k. Son spectre d’émission est donné
par le spectre déjà vu ci-après :

Insérer graphique

A. Cherchons quelle est la fraction de son émittance totale qui est situé dans le domaine
du visible (couvrant l’intervalle de longueur d’onde : 0,4 m <  <0,8 m ).

On utilise pour ce faire les tables donnant les émittances en fonction de(  T)
On calcule :
( 1 * T) = 0,4 * 6000 = 2400 m °k et ( 2 * T) = 0,8 * 6000 =
4800 m °k

3
Fonction d'émission des Corps Noirs: Fractions d'émittance

^ *T (µm*°K) F( 0- T) ^ * T (µm*°K) F (0 - T)
555,6 0 5777,8 0,71806
666,7 0 5888,9 0,72813
777,8 0 6.000 0,73777
888,9 0,00007 6111,1 0,747
1.000 0,00032 6222,2 0,75583
1111,1 0,00101 6333,3 0,76429
1222,2 0,00252 6444,4 0,77238
1333,3 0,00531 6555,6 0,78014
1444,4 0,00983 6666,7 0,78757
1555,6 0,01643 6777,8 0,79469
1666,7 0,02537 6888,9 0,80152
1777,8 0,03677 7.000 0,80806
1888,9 0,05059 7111,1 0,81433
2.000 0,06672 7222,2 0,82035
2111,1 0,08496 7333,3 0,82612
2222,2 0,10503 7444,4 0,83166
2333,3 0,12665 7555,6 0,83698
2444,4 0,14953 7666,7 0,84209
2555,6 0,17337 7777,8 0,84699
2666,7 0,19789 7888,9 0,85171
2777,8 0,22285 8.000 0,85624
2888,9 0,24803 8111,1 0,86059
3.000 0,27322 8222,2 0,86477
3111,1 0,29825 8333,3 0,8688
3222,2 0,323 8888,9 0,88677
3333,3 0,34734 9444,4 0,90168
3444,4 0,37118 10.000 0,91414
3555,6 0,39445 10.555,6 0,92462
3666,7 0,40708 11.111,1 0,93349
3777,8 0,43905 11.666,7 0,94104
3888,9 0,46031 12.222,2 0,94751
4.000 0,48085 12.777,8 0,95307
4111,1 0,50066 13.333,3 0,95788
4222,2 0,51974 13.888,9 0,96207
4333,3 0,53809 14.444,4 0,96572
4444,4 0,55573 15.000,0 0,96892
4555,6 0,57267 15.555,6 0,97174
4
4666,7 0,58891 16.111,1 0,97423
4777,8 0,60449 16.666,7 0,97644
4888,9 0,61941 22.222,2 0,98915
5.000 0,63371 27.777,8 0,99414
5111,1 0,6474 33.333,3 0,99649
5222,2 0,66051 38.888,9 0,99773
5333,3 0,67305 44.444,4 0,99845
5444,4 0,68506 50.000,0 0,99889
5555,6 0,69655 55.555,6 0,99918
5666,7 0,70754 ∞ 1

5
A partir du tableau des fractions d’émittance,

on calcule et on trouve : pour ( 1 * T) = 2400 m °k, F 0-  1 T = 0,1402


Pour ( 2 * T) = 4800 m °k, F 0-  2 T = 0,6075

et donc, la fraction recherchée


F 
1 2
 0,6075  0,1402  0,467

On dira donc qu’un peu plus de 46% de l’énergie émise par le soleil est rayonné dans le
domaine du visible.

B. Réciproquement, si l’étendue utile du spectre rayonné par un corps noir à une


température donnée est situé entre (0,5 *  max) et (5 *  max), cherchons à quel
pourcentage de l’énergie totale cela correspond.

On applique pour ce faire la loi de Wien :  max * T = Cte = 2898 m °k.

0,5*  max * T = 0,5 * (2898) = 1449 et F 0 - 0,5 max T = 0,010


5*  max * T = 5 * (2898) = 14490 et F 0 - 5 max T = 0,966

Donc : F 0,5  T  5 T  0,966  0,010  0,956


1 2

On dira que cette étendue correspond à 95,6% de l’énergie totale émise par le corps noir
en question

Application : Expliquons le principe de l’effet de serre:


Le verre est un matériau sélectif vis-à-vis du rayonnement. En particulier, son facteur de
transmission   0,9 pour 0,25 m <  <2,5 m .
Le rayonnement solaire est caractérisé par T = 6000°k et  max = 0,48 m .
Entre 0,25 m et 2,5 m , la fraction d’émittance du soleil est à peu près égale à 95,6%.
Dans cet intervalle de longueur d’onde, le facteur de transmission du verre est de 0,9.

Donc si le verre est éclairé par le soleil alors, (0,9 * 95,6%) = 86% de l’énergie reçue par le
verre sera transmis ; et donc l’ambiance en dessous du verre sera bien chauffée.

A l’inverse, considérons les corps à 300°k dont 96% de l’énergie est émise entre 4,8 m et
48 m . Cette proportion importante d’énergie émise ne sera pas transmise par la plaque
en verre puisque à ces longueurs d’onde, le facteur de transmission du verre est
quasiment nul.

C’est cet effet de piège du rayonnement qui est appelé effet de serre.

6
Exemples de calculs de rayonnement :

A. Exemple1
Le soleil est considéré comme un corps noir à 6000°k.
6 w
Son émittance est donc :    *T  73,5 *10
0 4

Si on considère que le soleil est de forme sphérique et a un rayon de 714000km, alors la


puissance thermique totale qu’il rayonne est de   S * *T  47 *10 milliards de
0 4 10

mégawatts.

Au zénith, fort heureusement, on intercepte qu’une infime partie de cette énergie. Par
w
exemple à Yamoussoukro, sur le site de l’INPHB, au zénith, l’on capte   800
0

B. Exemple 2
Soit un tube métallique oxydé se trouvant à 100°c et ayant le comportement d’un corps
w
noir. Son émittance sera :    *T  1097,5
0 4


L’énergie calorifique qu’il dégagerait par mètre linéaire s’il présente un diamètre D de
0 4
 4

21mm sera :   S *  *T   * D *  *T  72,4w par mètre linéaire.

1.5 Echange entre surfaces noires séparées par un milieu transparent.


Facteur de forme et flux net échangé.

Par définition, on appelle milieu parfaitement transparent, un milieu matériel non émissif
et non absorbant. Par conséquent, c’est un milieu qui ne participe pas aux échanges
radiatifs. C’est l’exemple de l’air sec, exempt de CO et de CO2.

Considérons donc un tel milieu qui sépare deux surfaces noires S1 et S2, maintenues à des
températures fixes T1 et T2, et pouvant rayonner mutuellement l’une vers l’autre.

Du flux émis par S1 (soit S1 * 1 ) seulement une fraction 12  F12 *1 atteint S2.

De même, du flux émis par S2 (soit S 2 *  2 ) seulement une fraction  21  F21 * 2 atteint
S1.

Fij ou Fji sont des facteurs géométriques et sont appelés facteur de forme de i vers j et de
j vers i, respectivement.

7
15.1 Les facteurs de Forme

Les facteurs de forme se calculent facilement à partir d’abaques ou par des


considérations géométriques simples. Ils sont tels que l’on a :
n
0  Fij  1 Si Fij = SjFji et dans une enceinte, F
j 1
ij 1

Montrer comment par des considérations géométriques simples, l’on peut calculer
certains facteurs de forme

15.2 Puissance net échangée entre deux surfaces noires

Les surfaces étant noires, tout le flux reçu par l’une ou l’autre est entièrement absorbé (il
n’y a pas de réflexion ni de transmission). Par conséquent, on obtient le flux net échangé
entre deux surfaces Si et Sj, noté ij , en faisant sur Si un bilan entre la puissance émise
net

par Si vers Sj (perte d’énergie thermique pour Si) et la puissance absorbée par Si en
provenance de Sj (gain d’énergie pour Si).

ij  Fij *i  Fij * Si * *Ti 4 et  ji  Fji *j  Fji * Sj * *Tj 4 et donc :


ij net  ij  ji   * S j * F ji * Ti 4  T j 4 
Discuter du signe du flux net

15.3 Modélisation par analogie électrique du transfert radiatif entre deux corps
noirs


ij net  S j * F ji * Ti 4  T j 4  Équivalent à : T
i
4
 T j 
4
 1
Sj * Fji
* ij
net

La loi Δ(σT4) = Rray* φ.est à rapprocher de celle vue en électricité : ΔV = Rél* I. où :

T est l’analogue de V
Φ est l’analogue de I.

D’où le schéma analogique équivalent ci après, comparable à la schématisation de la loi


d’ohm.

Faire le montage analogique équivalent.

8
15.4 Echanges radiatifs entre parois noires d’une enceinte

Supposons pour cela une enceinte formée de n surfaces noires Sj ( j = 1,2, …….. i, …. ;…n).
Effectuons le bilan radiatif sur l’une des surfaces, par exemple sur la paroi Si.

On dira que la surface Si émet un flux intrinsèque i et absorbe, en provenance des


autres surfaces de l’enceinte (y compris de la paroi Si elle-même, si elle est concave), des
flux i j ( j = 1,2, ……..i, ….;………n) .
Le flux net au niveau de Si sera donc la différence deux énergies.

n n
Donc: inet  i    j i  S i * M io   F j i * S j * M oj
j 1 j 1

n
Or Si*Fi j = Sj*Fj i donc: inet  S i * M io   Fi j * S i * M oj
j 1

n n n
Mais comme F
j 1
ij  1 , alors on a: inet   Fi j * S i * M io 
j 1
F
j 1
ij * S i * M oj

inet   S i *Fi j * M io  M oj    inetj


n n
Soit :
j 1 j 1

Le flux net échangé par Si avec les autres parois de l’enceinte est donc la somme des flux
nets provenant des échanges individuels entre Si et chacune des surfaces de l’enceinte (y
compris Si éventuellement si elle est concave).

Faire le montage analogique équivalent.

9
1.6 Echange entre surfaces grises opaques séparées par un milieu
transparent. Facteur de forme gris et flux net échangé.

16.1 Hypothèses

L’hypothèse de surface noire exclut tout phénomène de réflexion; ceci est souvent réaliste
quand les surfaces ont une émissivité supérieure à 0,9. Dans la pratique, les surfaces ne
sont pas noires. Elles sont plutôt grises.

Cette partie du cours se bornera à l’étude des surfaces non noires avec quelques
hypothèses :

Surfaces opaques transmission nulle   0.

Surfaces grises à réflexion diffuse.

Isothermie et nature identique sur toute l’étendue de la surface.

Propriétés radiatives indépendantes de la longueur d’onde et de la direction, de telle sorte


que     1   .

16.2 Radiosité d’une surface opaque grise

Pour une surface opaque et grise recevant un flux incident  i , on a:

i =  a +  r , car pas de transmission à travers celle ci.

Introduire le schéma

Si S est l’étendue de la surface, alors :

i
son éclairement sera :   et son émittance, M   M 0
S

10
On introduit J, la radiosité de la surface. Elle se définit comme l’émittance apparente de la
surface S, c'est-à-dire la somme de son émittance propre et de la réflexion (la part réfléchie
de son éclairement).

J  M     M 0   (en w/m²)

La radiosité est donc la somme de l’émittance propre de S et d’une partie de la réflexion


de l’éclairement de S.

Comme pour une surface opaque grise   0 , alors     1 . Et comme    , on en


déduit que:

J  M     M 0     M 0  1     .

16.3 Les différentes expressions du flux net d’une surface grise opaque

Appelons  i , le flux incident sur S.

Le flux absorbé par S sera :  a =  * i =  *S * .

Le flux émis par S est : p = S * M

Le flux net échangé par S étant la différence des deux, on aura:  net  S M   *S * .

 net  S M   *S * . =  *S M 0   *S * .= S * M 0      S  M 0    , car    .

net  S * M 0      S  M 0   

Une seconde expression du flux net est obtenue en remplaçant  par son expression

obtenue de celle de la radiosité J: 


1

1   

J  M 0 .

S
net 
1   
M 0  J 
11
De même en observant que  M 0  J  1    et que  net  S  M 0    , on obtient:

 net
 net  S * J    soit  J 
S

La densité de flux net d’une surface opaque et grise est égale à la différence entre sa
radiosité et son éclairement, c'est-à-dire à la différence de la densité de flux quittant la
surface par émission et réflexion et la densité de flux arrivant sur elle.

On a donc trois écritures équivalentes pour le calcul du flux net perdu par unité de surface du
corps gris opaque.

 net 
S
 
  M 0    J    
1   
M 0
J  avec M0 =  T 4

On remarquera que

 dans ces expressions la seule inconnue est la radiosité J.


 Si les échanges sont exclusivement radiatifs, en régime permanent, le flux net d’une
surface doit être nul.

16.4 Conditions d’équilibre thermique entre plusieurs surfaces grises


opaques en vis à vis

Cherchons à établir les systèmes d’équations qui décrivent les échanges thermiques dans
une enceinte vide aux parois grises diffusantes en émission et réflexion.

Soit donc une enceinte à n surfaces grises diffusantes Si (i = 1, 2, 3, ……..n).

L’aire de chaque surface, sa forme et son émissivité hémisphérique sont parfaitement


connues.

La température Ti, le flux net perdu ou plus rarement, à la fois, la température et le flux de
chaque surface sont également connus.

12
Le bilan thermique sur une des surfaces, par exemple sur Si, revient à écrire que la
radiosité Ji de Si est égale à son émittance propre Mi =  Mi0 à laquelle on additionnera
la part réfléchie du flux en provenance de toutes les autres parois de l’enceinte y
compris celle de Si si Sj est concave.

Evaluons la part du flux qui est réfléchie

 F *S Jj   S F *J


n n n
Le flux incident sur Si: ji j i ij j  S i * Fij J j
j 1 j 1 j 1

n
L’éclairement de Si:  i   Fij J j
j 1

n n
La part réfléchie sera: i i  i  Fij J j  1   i  *  Fij J j
j 1 j 1

et donc la radiosité Ji de Si sera:


n n
Ji  i M i
0
 1   i  Fij J j   i  Ti  1   i *  Fij J j
4

j 1 j 1

Remarque

 Pour déterminer les Ji, la précédente équation doit être utilisée pour toutes les
surfaces Si dont la température Ti est connue ou imposée.

 Pour les surfaces ayant un flux imposé ( inet ou  inet ), on utilisera l’équation
suivante déduite du bilan ci après: flux net perdu par unité de surface de Si égale au
flux quittant l’unité de surface Si (radiosité Ji) diminué du flux arrivant sur ce même
inet
 J   
n
élément (éclairement) ; soit :  i
net
 i i J i   Fij J j
S j 1
n
 inet  J i   Fij J j
j 1

   Fij  Jj
n
Soit  i
net
 ij où (  ij  0 si i  j et  ij  1 si i  j ).
j 1

13
N.B: Dans le cas général de n surfaces Si, on est ramené à la résolution d’un système

linéaire de équations à n inconnues Ji.

Les Ji étant déterminés, on a:


inet
Si

i
1  i 
 Ti 4  J i  voir paragraphe précédent

 Dans le cas de surfaces noires, il ne faut pas utiliser la formule précédente car   1 et
Ji = Ti (on aboutirait à une indétermination).
4

n
On utilise plutôt  inet  Ti 4   Fij J j
j 1

16.5 Analogies électriques

 165.1 Définition

Le flux net rayonné par une surface grise diffusante est: inet 
 i Si

1  i 
0
M i  Ji  soit

inet 1  i 
Rth *inet
0
Mi  Ji   avec Rth 
 i Si  i Si
1  i 
(Rth est la résistance interne de la surface grise diffusante)

 165.2 Représentation analogique des échanges entre plusieurs surfaces en


présence.

Soit la surface Si. Le flux total le quittant a pour expression: Si * Ji.

La fraction du flux quittant Si et atteignant une autre surface Sj est: Fij * Si * Ji.

Réciproquement, le flux issu de Sj et atteignant Si a pour expression: Fji * Sj * Jj.

L’expression du flux net échangé entre Si et Sj sera donc :

14
ijnet  Fij S i J i  Jj 

Cette expression est à comparer à celle obtenue dans le cas de surfaces noires en influence
mutuelle. (les radiosités Ji et Jj se substituent aux émittances Mi0 et Mj0).

ijnet
 net
ij  Fij S i  J i  Jj  J i J j   Rthe *ijnet
S i Fij

(les radiosités Ji et Jj sont liées par une autre résistance thermique) :

1 1
Rthe  
S i Fij S j F ji

Pour deux surfaces grises diffusantes en interaction, on a donc le schéma analogique


équivalent ci après:

Faire le schéma au tableau

Soit trois surfaces grises diffusantes en interaction dont, une, est adiabatique. Le schéma
analogique équivalent sera .

Faire le schéma au tableau

Remarques

 L’écart de comportement entre les surfaces noires et les surfaces grises, aux mêmes
1  i 
températures, se traduit par l’existence des résistances internes Rth  que
 i Si
l’on voit bien disparaitre si   1 (corps noirs). Les nœuds Ji se retrouvent dans ces
conditions aux potentiels Mi0.

 Les choix des méthodes de résolution dépendent de la complexité du problème. Pour


les systèmes simples, il est possible et plus rapide d’utiliser l’analogie électrique et
les règles des circuits électriques.

16.6 Le facteur de forme gris


15

ij  S i £ ij M i 0  M j 0 

£ij est appelé facteur de forme gris

Entre deux surfaces grises, diffusantes Si et Sj, le facteur de forme gris £ij sera donc égale
à:

1
£ij 
 1 - i   1  j  Si
   Fij   
 i   j  Sj

 Cas particuliers

1. Si la surface Si est convexe et est entouré par Sj, alors Fij = 1. Donc:

1
£ij 
1   1  Si
     1
 i   j  Sj

Si de plus Sj est très grand par rapport à Si, alors £ij = i

2. Si les deux surfaces Si et Sj sont parallèles et de grandes dimensions, alors:

1
Fij = 1 et Sj  Si. Donc : £ij 
1 1 
   1
 i j 

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