Dynamique et Forces des Particules
Dynamique et Forces des Particules
I. CONCEPT DE FORCE
Nous savons, par expérience, que le mouvement d’une particule est déterminé par la
nature et la disposition des corps qui l’entourent, c’est-à-dire son environnement. Ainsi, le
mouvement est le résultat de l’interaction entre la particule et son environnement. Cette
interaction, appelée force, est caractérisée par les propriétés de la particule (masse, charge,
moment dipolaire …) et par la nature de l’environnement dans lequel elle est placée.
Nous avons vu qu’en physique, la force est, intuitivement, perçue comme une grandeur
qui traduit les interactions entre les objets. C’est une cause capable de produire ou de modifier
le mouvement d'un corps, ou d’engendrer sa déformation. Il est possible de classer les forces
en forces de contact ou actions à distance.
• Il y a force de contact lorsqu’elle traduit une interaction entre deux corps en contact
physique. Les forces de contact comprennent, par exemple :
- les "forces de frottement" : les forces de frottement apparaissent lorsque deux corps
en contact sont en mouvement relatif, l’un par rapport à l’autre. Elles s'opposent toujours au
mouvement du corps considéré.
- les "forces de tension" exercées sur un corps : ce sont des forces qui tirent sur un
élément d'un corps comme par exemple, la tension exercée par un fil ou par un ressort.
• Les "forces à distance" : ce sont des forces qui peuvent se manifester même s’il n’y a
pas de contact physique entre les deux corps qui interagissent. Ces forces interviennent par
l'intermédiaire de champs vectoriels comme par exemple :
71
• les forces de gravitation : ce sont des forces d’attraction qui s’exercent entre des corps
et qui sont dues à leurs masses. Le poids d’un corps et les forces échangées par les astres sont
essentiellement des forces de gravitation.
• les forces électriques : elles s’exercent entre deux objets portant des charges
électriques. Elles peuvent être aussi bien attractives que répulsives.
• les forces magnétiques : elles s’exercent entre des aimants, entre des aimants et
certains matériaux (en particulier le fer) ou bien entre deux conducteurs parcourus par un
courant électrique. Elles, aussi, peuvent être attractives ou répulsives.
m ressort + mur
masse
+ surface du support
projectile terre
Tableau III.1
72
I.2. Le vecteur force
→
Toute force peut être représentée par un vecteur (F) dont les quatre propriétés sont
• la direction : droite selon laquelle l'action s'exerce (celle du fil de la Figure III.1) ;
• le sens : sens selon lequel s'exerce l'action (de A vers B, voir Figure III.1) ;
Les forces sont additives, c’est-à-dire que si N forces agissent simultanément sur un
corps, le mouvement de ce dernier est le même que dans le cas où il subit l’action d’une seule
force égale à la somme vectorielle des N forces. Cette somme est appelée résultante des N
forces.
→ B
F
A
Figure III.1
Malgré leur grande diversité, les forces rencontrées dans la nature sont les
manifestations des quatre interactions fondamentales :
- l’interaction forte : c’est l’interaction qui s’exerce entre les nucléons qui sont les
constituants du noyau d’un atome. Elle permet aux particules composées de quarks, comme
les protons et les neutrons, de ne pas se désagréger. Elle s’exerce à très courte distance et est
responsable de la cohésion du noyau.
Electromagnétique 10 −2 infinie
Tableau III.2
II.1. Expérience
Considérons la figure III.2 qui représente une collision entre deux particules effectuée
dans les conditions de frottements «nuls» sur un plan horizontal. Pour étudier les
mouvements, on a réalisé une chronophotographie (décomposition des mouvements à l’aide
d’une série de photographies prises à intervalles de temps réguliers) qui est reproduite dans
cette figure.
Figure III.2
74
On peut observer que la trajectoire du centre de chacune des particules est rectiligne et
que sa vitesse est constante (les écarts entre les billes sont de même longueur) avant et après
le choc. Les forces appliquées sur chacune d’elles dans ces deux zones sont le poids et la
force de contact avec le sol (figure III.3).
→
Désignons par FC la force de contact subie par l’un
→
des deux objets de la part de l’autre lors de la collision P
(figure III.4). Le bilan des forces qui lui sont appliquées est
Figure III.3
→ → → →
P + C + FC = FC →
0 C
→
On constate que, contrairement au cas précédent, la FC
résultante des forces n’est pas nulle durant le choc et que
la direction du mouvement a changé.
→
Notons également que lorsqu’on pose ces objets sur P
le sol ils restent immobiles tant qu’une action extérieure
Figure III.4
n’intervient pas pour les déplacer.
Conclusion : ces particules ont conservé leur état de repos ou leurs mouvements rectilignes
uniformes tant qu’aucune force n’intervient pour les modifier.
L’absence de forces externes signifie que la somme vectorielle des forces appliquées
est nulle
Corollaire : cette propriété de tous les corps à résister au changement de vitesse est appelée
inertie. Tout corps possédant cette propriété a une accélération nulle. On dit que ce corps est
doué d’inertie.
Remarque : un grand nombre de faits courants sont des manifestations de l’inertie. Les
mouvements des voyageurs provoqués par les véhicules aux démarrages, aux freinages et à
l’exécution des virages en sont des exemples.
75
II.3. Corps isolé mécaniquement
On appelle système un ensemble de corps identifiés du reste de l’univers. Un système est isolé
lorsque la résultante des forces extérieures qui lui sont appliquées est nulle.
Dans certains ouvrages, on dit que les systèmes pour lesquels la somme des forces qui
s’exercent sur eux est nulle sont pseudo-isolés, le qualificatif « isolé » étant réservé au cas où
ils ne sont soumis à aucune force.
Nous avons vu qu’une particule libre, donc douée d’inertie, doit avoir une accélération
nulle. Or l’accélération dépend du système de référence utilisé. Une particule n’est donc libre
que par rapport à un référentiel dans lequel elle ne subit pas d’accélération.
Un référentiel d’inertie (ou galiléen) est un référentiel dans lequel un corps qui n’est
soumis à aucune force ou qui subit des forces dont la résultante est nulle, sera au repos
ou en mouvement rectiligne uniforme.
Pour le définir, considérons l’état cinématique d’une particule libre, par rapport à un
→
référentiel en mouvement. Son accélération relative a r est donnée par :
→ → → →
ar = aa − ae− ac (III.1)
→ → →
a a , a e et a c étant, respectivement les accélérations absolues, d’entraînement et de Coriolis.
76
→
ar = 0
Ainsi, une particule libre ne subit pas d’accélération dans un repère fixe ou en
mouvement rectiligne uniforme. Ce dernier est donc galiléen.
Dans la grande majorité des expériences courantes, un référentiel lié à la terre peut être
considéré comme un référentiel d’inertie.
Remarque : En réalité la Terre n’est pas vraiment un référentiel d’inertie, à cause de son
mouvement orbital autour du soleil et de sa propre rotation autour de son axe. Cependant,
dans le premier mouvement son accélération, dirigée vers le soleil, est de l’ordre de
4, 4 ⋅10−3 m / s2 et dans le second, un point de l’équateur a une accélération additionnelle,
dirigée vers le centre de la terre, d’environ 3,37 ⋅10 −2 m / s 2 . Ces deux accélérations, faibles
devant celle de la pesanteur, peuvent être négligées.
Illustration : Imaginons un objet posé sur le plateau d’un camion en mouvement rectiligne
uniforme. Le corps reste immobile par rapport au véhicule tant que le mouvement de ce
dernier garde son caractère rectiligne uniforme. Cependant, si le plateau est suffisamment
lisse, le corps glisserait lorsque le camion exécute rapidement son mouvement dans un virage.
En effet, le repère lié au camion est alors animé d’un mouvement curviligne et le principe
d’inertie n’y est plus applicable. En conséquence, l’objet ne conserverait pas son état de repos
par rapport au camion.
Jusqu’à ce niveau du cours, nous savons que le mouvement d’une particule est décrit
par ses vecteurs position, vitesse et accélération. Cependant, des exemples de la vie courante
montrent que ces paramètres cinématiques sont insuffisants pour rendre compte, de façon
complète, du comportement du point matériel. Par exemple, imaginons un homme qui fait
l’expérience de déplacer le plus rapidement possible une caisse en bois, initialement au repos,
sur une distance fixée. Il devra donc accélérer du mieux qu’il peut le mouvement pour
augmenter le plus vite possible la vitesse et atteindre son but en un minimum de temps. Il est
évident que, dans le cas où il pose une deuxième caisse sur la première, il lui sera plus
difficile d’accélérer, donc de modifier la vitesse du mouvement. Ainsi, plus importante est la
quantité de matière à déplacer plus grande sera la résistance au changement de la vitesse ou,
autrement dit, son inertie sera plus grande.
Il est donc nécessaire d’introduire une grandeur physique mesurant la capacité du corps
à résister au mouvement qu’on souhaite lui imposer. Sachant que la masse d’un corps est
proportionnelle à la quantité de matière qui le compose, en conséquence elle est d’autant plus
grande que l’inertie de celui-ci est plus importante. Ainsi, on peut considérer la masse
comme une mesure de l’inertie. C'est-à-dire que plus un objet aura une masse importante et
plus il sera difficile de le faire accélérer, ralentir ou changer de direction.
77
III. LA QUANTITE DE MOUVEMENT
III.1. Définitions
Dans certaines situations, pour étudier l’état d’un corps, il est utile d’introduire des
informations sur l’objet lui-même et sur son mouvement. Nous avons vu que, en plus de ses
caractéristiques cinématiques, le mouvement peut être influencé par la masse du mobile. Le
concept de quantité de mouvement fournit une distinction quantitative entre les
mouvements de deux particules de même vitesse mais de masses différentes. C’est la
grandeur qui combine une propriété cinématique du mouvement, la vitesse, et la masse.
→
La quantité de mouvement P d’une particule est définie comme étant le produit de sa masse
par son vecteur vitesse.
→ →
P = mV (III.2)
→
Pour un système constitué de N particules, on définit sa quantité de mouvement totale Pt
comme étant la somme vectorielle des quantités de mouvements de chacune des particules.
→ N →
Pt = ∑ Pi (III.3)
1
Ainsi, la quantité de mouvement est un vecteur ayant la même direction et le même sens que
la vitesse et a pour unité SI le kg .m / s .
→
L’impulsion d P est le changement de la quantité de mouvement produit dans un court
laps de temps donné.
Par définition, un corps isolé est doué d’inertie et, par conséquent, se déplace avec une
vitesse constante, ce qui implique qu’il conserve sa quantité de mouvement.
La figure III.5 représente une collision entre deux particules réalisée dans les conditions
de frottements « nuls » sur un plan horizontal.
78
y
→
m1 V1′
m1
→
V1
→
m2
V2
m2 →
V2′
x
Figure III.5
Considérons le système formé par les deux particules. Pour pouvoir lui appliquer le
principe de conservation de la quantité de mouvement, il faut que la résultante des forces
externes agissant sur lui soit nulle. Vérifions que cette condition est réalisée. Les forces
appliquées sur les deux particules sont le poids et la force de contact avec le plan horizontal.
→
→
C1 C2
→ →
P1 P2
79
Figure III.6
Comme le mouvement se maintient sur le plan horizontal, cela veut dire qu’aucune des
deux forces ne l’emporte sur l’autre et que leur somme vectorielle est nulle. Le bilan des
forces extérieures est alors
→ → → → →
∑F ext = P1 + C1 + P 2 + C2 = 0
0 0
Remarque : Cette relation est également vérifiée durant le choc car la force exercée par
m1 sur m 2 et celle appliquée par m 2 sur m1 sont des forces internes au système formé par
les deux masses.
La résultante des forces externes agissant sur le système étant nulle, nous pouvons lui
appliquer le principe de conservation de la quantité de mouvement, soit
→ → → →
m1 V1 + m 2 V2 = m1 V1′+ m 2 V2′
↓ ↓ (III.4)
→ →
Pt Pt′
Puisqu’il s’agit d’une équation vectorielle, la conservation de la quantité de mouvement vaut
pour chaque composante :
→
m2 V2 →
m1 V1′
→
→
Pt Pt′
→
m 2 V2′
m1 V 1
Figure III.7
80
→ → →
Si ∑ Fext = 0, alors Pt = ∑ P i = constante (III.7)
Remarques :
α) la quantité de mouvement de chaque particule peut, dans certains cas, varier mais la
quantité de mouvement totale reste constante.
γ) pour l’exemple du choc de deux particules que nous avons étudié, nous pouvons
écrire :
→ → → → → →
Pt = Pt ′⇔ P1 + P2 = P1′+ P2′ (III.8)
→ → → →
⎛ ⎞
⇔ P1′− P1 = − ⎜ P2′− P2 ⎟ (III.9)
⎝ ⎠
→ →
⇔ Δ P1 = −Δ P2 (III.10)
Ce qui signifie que la quantité de mouvement perdue par l’une des deux particules est gagnée
par l’autre. Il s’agit donc d’un échange de quantité de mouvement lors de la collision.
→ →
CA CB
mA mB
→ →
PA PB
Figure III.8
Si on considère le système constitué par l’ensemble des deux blocs, et en tenant compte du
fait que la tension du ressort est une force interne, on aura :
→ ⎛→ → ⎞ ⎛→ → ⎞
∑ Fext = ⎜⎜ P A + CA ⎟ + ⎜ P B + CB ⎟ = 0
⎟ ⎜ ⎟
⎝ 0 ⎠ ⎝ 0 ⎠
soit
→ → → →
m A V A0 + m B V B0 = 0 = m A VA′ + m B VB′
d’où
→ mB →
VA′ = − VB′
mA
Les trois lois de Newton sont à la base de la mécanique classique. Ces lois ont été
postulées sans démonstration mais elles sont en tel accord avec les expériences que leur
validité ne pourrait être mise en doute
→
→ dP
F= (III.11)
dt
→ →
où P est la quantité de mouvement de la particule et F la résultante des forces qu’elle subit.
Cette égalité, appelée « relation fondamentale de la dynamique », est valable tant que la
vitesse est très inférieure à celle de la lumière. Remarquons qu’elle associe un terme
cinétique, la dérivée du vecteur quantité de mouvement, à un terme dynamique, la somme des
forces appliquées sur le point matériel. Elle permet donc de prédire le mouvement si on
connait les forces et de déterminer leur résultante pour un mouvement donné.
Cas particulier d’un corps à masse constante : La masse étant constante, la dérivée de la
quantité de mouvement s’effectue comme suit :
→ → →
→ d(m V) dm → dV dV →
F= = V+ m =m = ma (III.12)
dt dt dt dt
0
82
ainsi, la "relation fondamentale de la dynamique" (R.F.D.) pour un corps de masse constante
est donnée par :
→ →
F = ma (III.13)
Remarques :
→
• F représente la résultante des forces extérieures agissant sur le corps considéré ;
• puisqu’il s’agit d’une relation vectorielle, elle vaut pour chaque composante :
Fx = ma x
Fy = ma y
Fz = ma z
→
→ F
• a= a même orientation que la force résultante.
m
Lorsque deux corps sont en interaction, ils exercent l’un sur l’autre des forces opposées
en sens mais égales en intensité et en direction.
→
Dans les exemples des figures III.9 et III.10, la force F1/ 2 , exercée par 1 sur 2, est égale
→
en module et est opposée en sens à la force F 2 /1 , exercée par 2 sur 1.
→
→
F 2/1 F1/ 2
1 → → →
2 F F 2/1 F1/ 2
1 2
→ →
F1/2 = − F 2/1
83
Propriétés :
• les deux forces agissent suivant la droite, appelée ligne d’action, joignant les deux
corps.
• nous nommons action la force exercée par l’un des deux corps et réaction celle qui
est exercée par l’autre. Cependant, on peut considérer indistinctement que l’une ou l’autre des
deux forces est l’action, l’autre devenant alors la réaction.
• les deux forces sont de même nature et n’agissent pas sur le même corps. Ainsi, la
force appelée communément réaction (au poids) du sol sur un corps qu’il supporte ne l’est pas
au sens de la troisième loi de Newton. En effet, ces forces ne sont pas de même nature et
s’appliquent toutes les deux sur le corps posé sur le sol.
• il est impossible de trouver une force qui agit de façon isolée ; toute force est
associée à une réaction.
Remarque :
Les lois de Newton sont valables dans n’importe quel système de référence galiléen.
Pour le démontrer, considérons les deux référentiels d’inertie:
• ℜ′(O′, x′, y′, z′), en mouvement rectiligne uniforme par rapport à ℜ (repère relatif).
→
Si une particule est soumise à des forces dont la résultante est F , nous pouvons lui
appliquer la deuxième loi de Newton dans le repère ℜ:
→ →
F = m aa (III.14)
→
a a étant l’accélération absolue. Dans ℜ′, l’accélération de la particule est
→ → → →
ar = aa − ae − ac
84
→ →
où a e et a c sont respectivement les accélérations d’entrainement et de Coriolis. Comme ℜ′
est en mouvement rectiligne uniforme,
→
→ → d2 r 0
ac =0 et a e =
dt2
→
d2 r 0 →
= 0 soit ae =0
dt 2
→ →
en conséquence a r = a a et
→ →
F = m ar (III.15)
En conclusion, la deuxième loi de Newton est valable dans n’importe quel système de
référence galiléen.
Dans cette section, nous allons considérer les lois générales, dites lois de forces, établies
pour un certain nombre d’interactions.
V.1. Le poids
a. Définition
→
Nous appelons poids d’un corps, en un lieu donné, la force attractive, notée P , que la
terre exerce sur celui-ci.
La deuxième loi de Newton nous permet de définir le poids d’un corps de masse m :
→ →
P = mg (III.16)
85
Remarques:
→
• g pointe à peu près vers le centre de la terre et sa grandeur se situe entre 9,78 m/s2 et
9,83 m/s2 selon les endroits (plus fort aux pôles, plus faible vers l’équateur). Elle vaut environ
9.81 m/s2 en Algérie. Ces variations sont attribuables à la forme légèrement aplatie de la terre,
mais aussi à l’effet de la force centrifuge associée à la rotation de la terre, un effet qui n’est
pas strictement gravitationnel.
1,2
y
→
1,0
V0x
B
0,8
→
VAy →
0,6 V0x
A → C
→ g
0,4 V0x →
VCy
→0,2 →
V0y V0
θ0 →
0,0
V0x
O0 → D2 x
V0x
→
Figure III.11
VDy
Si la vitesse initiale de la particule est dans le plan (Ox, Oy) et si sa position initiale
coïncide avec l’origine O, on écrit :
x 0 ( 0s ) = 0 , y0 ( 0s ) = 0
→ → →
V 0 ( 0s ) = V0 cos θ 0 i + V0 sin θ 0 j
(V 0x = V 0 c o s θ 0 ; V 0 y = V 0 s in θ 0 )
86
où V0 est le module de la vitesse initiale et θ 0 l’angle de tir. Les équations du mouvement
sont ainsi
⎧⎪ a x = 0 (III.17)
⎨
⎪⎩ a y = − g (III.18)
⎧V ( t ) = V + t a dt = V cosθ
⎪ x 0x ∫0 x 0 0 (III.19)
⎨ t t
⎪Vy ( t ) = V0y + ∫ a y dt = V0 sinθ 0 − g ∫ dt = −gt + V0 sinθ 0 (III.20)
⎩ 0 0
⎧x ( t ) = x + t V dt = 0 + t ( V cosθ ) dt = ( V cosθ ) t
⎪ 0 ∫0 x ∫0 0 0 0 0
⎨ t t g
⎪ y ( t ) = y 0 + ∫ Vy d t = 0 + ∫ ( −gt + V0 sin θ 0 ) dt = − t 2 + ( V0 sin θ 0 ) t
⎩ 0 0 2
soit
⎧ x ( t ) = ( V 0 cosθ 0 ) t (III.21)
⎪
⎨ g 2
⎪ y ( t ) = − t + ( V 0 sin θ 0 ) t (III.22)
⎩ 2
x
t= (III.23)
V 0 cosθ 0
g x2 x
y=− + ( V 0 sin θ 0 ) (III.24)
2 ( V 0 cosθ 0 )
2
V 0 cosθ 0
soit
g
y=− x 2 + tg θ 0 x (III.25)
2 ( V 0 cosθ 0 )
2
y est donc une fonction quadratique de x et la trajectoire de la particule est une parabole.
87
• la hauteur maximale : c’est l’ordonnée, yB , du sommet de la trajectoire (point B sur
la figure III .11). Il est caractérisé par
V0 sin θ 0
V B y = −gt B + V 0 sin θ 0 = 0 ⇒ tB =
g
yB =− 0 + 0 = 0 (III.26)
2g g 2g
⎛ g ⎞
x⎜− x + tg θ0 ⎟=0 (III.27)
⎜ 2 ( V cos θ )2 ⎟
⎝ 0 0 ⎠
La solution est soit x = 0 (le point de départ), soit, celle qui nous intéresse :
2 ( V0 cos θ0 )
2
2V02 cos θ0 sin θ0 V 2 sin 2θ0
x D = tgθ0 = = 0 (III.28)
g g g
y(m)
6
80°
V0=10m/s
4 60°
45°
2
30°
20°
10°
0
0 2 4 6 8 10 x(m)
88
Exercice : Supposons que le projectile soit lancé d’une hauteur y0 au-dessus du sol. Montrez
que sa portée est alors
V02 ⎡ 2 8 gy 0 ⎤
d= ⎢sin2θ 0 + sin 2θ 0 + 2
cos 2θ 0 ⎥
2g ⎣ V0 ⎦
→
V0
θ0
y0
Figure III.13
Entre deux particules matérielles de masses m1 et m2, placées à une distance r l’une de
l’autre, s’exerce une force d’attraction d’intensité
m1m 2
Fg = G (III.29)
r2
Remarques :
→ →
- si F 1/ 2 est la force gravitationnelle exercée par l’objet 1 sur l’objet 2 et F 2/1 celle
→ →
exercée par l’objet 2 sur l’objet 1, alors F 1/ 2 = − F 2/1 (3ème loi de Newton).
m1 m2
→ →
F 2/1 F1/ 2
89
Figure III.14
- la loi de gravitation universelle obéit au principe de superposition : s'il y a plus de
deux corps, il faut considérer la présence de toutes les forces d'attraction exercées sur les
corps. Chaque corps subit une force d'attraction qui est la résultante des forces
gravitationnelles exercées par les corps voisins.
m1
→ →
F2 /1 F3/1
r12 → → r13
F2 /1 F3 /1 →
F1
→ → → →
→ →
F1/ 2 F1/ 3 F1/ 2 F2 F3 F1/ 3
→ →
m2 F3/ 2 F2 / 3 m3
→ →
F3/ 2 F 2/ 3
r23
La figure III.16 représente les forces exercées sur chacun des corps et les résultantes
associées. Ainsi, la résultante des forces exercées par m2 et m3 sur m1 est
→ → →
F 1 = F 2 / 1 + F 3/1
- la force gravitationnelle exercée par la terre sur un objet peut se mettre sous la forme :
⎛ M ⎞
Fg = mg ( r ) = m ⎜ G T ⎟ (III.30)
⎝ r² ⎠
g( r )
MT
mG = mg 0 (III.31)
R T2
soit
MT
g0 = G (III.32)
R T2
90
où
T 2 = kr 3 (III.33)
- r est le rayon moyen de l’orbite de la planète. Dans le cas d’une orbite elliptique, il
représente le demi grand axe de la trajectoire ; pour les grandes planètes, la trajectoire est
pratiquement circulaire et r correspond alors au rayon du cercle.
La constante k est déterminée par l’application de la deuxième loi de Newton pour une
grande planète dont le mouvement est circulaire uniforme.
→ → →
∑F ext = Fg = m a
soit, en modules
mS m V2
G 2 =m (III.34)
r r
ms est la masse du soleil et m celle de la planète. Comme la vitesse est reliée à la période de
révolution par
2π
V=ωr = r (III.35)
T
il vient
mS 4 π 2 2
G = 2 r
r T
d’où
91
4π 2 3
T2 = r (III.36)
GmS
Par identification avec la troisième loi de Kepler (équation (III.33)), on obtient l’expression
suivante de la constante k
4π2
k= (III.37)
GmS
Application: le soleil possédant une masse mS = 1,99 ⋅ 1030 kg et l’orbite de la terre autour
du soleil un rayon moyen rT = 1,496 ⋅ 1011m , on obtient
T12 r13
= (III.38)
T22 r23
Un satellite géostationnaire est un satellite qu’un observateur sur Terre voit toujours
dans le ciel au même endroit (il parait immobile par rapport au sol). Cette caractéristique est
importante pour les télécommunications et la télédiffusion. Le satellite tourne donc autour de
la Terre à la même vitesse angulaire que celle de la rotation de la Terre sur elle-même. De ce
fait, sa période de rotation autour de la planète est la même que la période de révolution de
celle-ci. Par conséquent, le satellite géostationnaire décrit dans un référentiel terrestre un
mouvement circulaire uniforme de période T = 24 heures et ce dernier s'inscrit dans le plan
équatorial de la Terre. Rappelons que la période est reliée à la vitesse angulaire par
2π
ω= (III.39)
T
r Satellite
Terre
92
La deuxième loi de Newton donne en modules :
Fg = ma
avec
⎧ mT m
⎪⎪ Fg = G
r2 mT m
⎨ 2
⇒ G 2
= mω2 r (III.40)
⎪ a = V = ω2 r r
⎪⎩ r
On isole r :
13
⎛ m ⎞
r = ⎜ G 2T ⎟ (III.41)
⎝ ω ⎠
Application numérique :
2πr
r = 4, 21 ⋅ 10 7 m ; V= = 3,08 ⋅ 103 m / s
T
a. Introduction
Ce sont les forces qui s’exercent entre deux corps en contact physique l’un avec l’autre.
Cette définition fait intervenir trois éléments : deux objets que l’on met en contact par une
surface.
Remarquons qu’à l’échelle atomique, même les surfaces très lisses ne sont pas
véritablement planes. Dans la réalité elles ont des anfractuosités un peu partout comme
l’indique la représentation de la figure III.18 dans laquelle les surfaces en contact sont toutes
bosselées. Ainsi, au lieu d’avoir un contact partout, on aura des microcontacts très localisés. Il
faut donc distinguer la surface apparente et la surface qui est vraiment en contact. Cette
dernière est beaucoup plus petite que la première. En conséquence, la force de contact ne
s’applique pas de façon uniforme sur toute la surface, mais elle n’intervient que sur les
aspérités. A ces endroits, les molécules étant très proches les unes des autres, ce sont les
atomes des deux corps qui entrent mutuellement en interaction. Les forces agissant sur ceux-
ci sont très compliquées à analyser: forces coulombiennes, force de Vander Waals, etc...
Plusieurs facteurs influencent ces forces: la nature des matériaux en présence, le fini des
surfaces, les corps interstitiels (contaminants, molécules adsorbées, débris d’usure, poussières,
etc.…), la température et le degré de contamination des surfaces. Comme il est quasiment
impossible de modéliser les forces de contact en prenant en compte toute les interactions
93
microscopiques, elles sont déterminées de façon globale au moyen de méthodes
expérimentales.
Figure III.18
→ →
Dans les exemples du tableau III.3, le poids P n’est pas égal à m a et, de ce fait, la
deuxième loi de Newton implique qu’il existe une force de contact avec le sol, désignée
→
C , telle que
→ → → →
∑ Fext = P + C = m a
Soit
→ → →
C = m a− P
c. Le frottement
→
Considérons un objet posé sur un plan horizontal. Celui- C
→ →
ci est en équilibre sous l’action des deux forces P et C qui
doivent être égales et opposées.
→
C contribue au maintien
P
du corps sur le plan
horizontal.
Roue en mouvement →
→
C contribue au maintien
→ C →
→ C − P de la roue sur le plan
ma horizontal et est à l’origine
du mouvement de la roue.
→
ma
→
P
Tableau III.3
95
• Le "frottement statique"(figure III.20) :
→ →
Le corps est en équilibre et, P étant vertical et F horizontale, l’application de la
→
deuxième loi de Newton met alors en évidence une force de contact C telle que
→ → → →
∑F ext = P + C+ F = 0
soit
→ → →
C = − P− F
→ →
CX = − F (III.42)
→ →
C X est une force d’adhérence qui s’oppose à F et au
déplacement éventuel de l’objet vers la droite. De plus y
cette force est tangente à la surface de contact, elle est
par définition une force de frottement. Comme le corps
→
O
x
ne se déplace pas on dit que C X est une force de
frottement statique. → →
C CY
Deuxième cas : la rupture de l’équilibre
→
→
F
Si F devient assez grande, il intervient une valeur
→ →
limite F à partir de laquelle l’équilibre est rompu CX
limite → V=0
et l'objet commence à glisser sur le plan. Cette valeur P
→ →
est associée à une adhérence limite C0X = F qui
limite Figure III.20
nous permet de définir le coefficient de frottement
statique μ S :
→
C0X
μS = →
(III.43)
C0Y
96
Le coefficient de frottement statique est caractérisé par les propriétés suivantes :
→ → → → → → → → →
∑F ext = P + C+ F = m a soit C = m a − P− F
→ →
C possède une composante tangentielle, C X , qui s’oppose au mouvement du corps qui, par
définition, est une force de frottement dynamique. Comme dans le cas statique, on introduit
un coefficient de frottement dynamique (ou de glissement) :
→
CX
(
μ d ou μ g = ) →
(III.44)
CY
Complément :
¾ Les impuretés entre les deux surfaces de contact sont souvent plus importantes au
niveau des sources de frottement que les imbrications des aspérités de surface.
97
¾ Le frottement est faiblement dépendant de la surface car la rugosité à l'échelle
atomique est telle que seulement un très faible pourcentage de la surface totale des
deux objets sont réellement en contact (la surface de contact réelle est beaucoup plus
petite que la surface de contact apparente, voir figure III.18).
d. Généralisation
Lorsque deux corps sont en contact, ils exercent l’un sur l’autre des forces de contact
opposées en sens mais ayant la même intensité et la même direction (principe de l’action et de
la réaction).
Exemples :
→
→ C1 2
C1 2 2 2
→ → → →
1 1
2 F C2 1 C1 2 F
1
→ →
C2 1 C2 1
Figure III.22
→ →
C1/ 2 = − C2/1 (III.45)
→
- C1/ 2 est la force de contact exercée par le corps c sur le corps d
→
- C2 /1 est la force de contact exercée par le corps d sur le corps c
La force de contact possède deux composantes définies par rapport au plan tangent aux
surfaces en contact (figure III.23)
→ → →
C = CT + CN (III.46)
→ → →
C = CII + C⊥ (III.47)
98
→ →
CN (ou C ⊥ ) est la composante normale et représente une force de pression ; elle est orientée
→ → →
vers le corps sur lequel s’applique C . CT (ou CII ) est la composante tangentielle et représente
la force de frottement ; elle est orientée de façon à s’opposer au mouvement relatif de la
→
surface de contact du corps qui subit C par rapport au corps avec lequel il est en contact.
Figure III.23a
→
F
CT
Figure III.23b
- statique :
→
C0T
μS = →
valable juste à la rupture d’équilibre (III.48)
C0 N
- dynamique :
→
CT
valable lorsque le corps est en mouvement relatif
μd = →
(III.49)
par rapport à l'autre corps avec lequel il est en contact
CN
99
Exercice 1
→
Un objet de masse m =1kg , posé sur un sol horizontal, est tiré avec une force F
inclinée d’un angle α = 30° (figure III.24). Son contact avec le sol est caractérisé par les
coefficients de frottements statique μS = 0,5 et dynamique μd = 0, 2 . Calculez l’intensité de
→
la force F dans les trois cas suivants :
Réponses :
→ → → → →
∑ Fext = F+ P + C = m a
→
et on tire :
P
ma + μ P Figure III.24
F=
cos α + μ sin α
100
Exercice 2
Un bloc, de masse m =1kg , est posé sur une surface rugueuse inclinée d’un angle θ
par rapport à l’horizontale (figure III.25). En augmentant graduellement la valeur de θ, on a
effectué les observations suivantes :
Réponses :
→
→
CN y
CT
O x
→
P sin θ
θ
→
P cos θ →
θ
P
Figure III.25
→ → →
P+ C = m a
On isole µ :
P sin θ − ma
μ= (III.54)
P cos θ
( )
1er cas : rupture d’équilibre a = 0 m s 2 ; μ=μS ; θ=20° : μS = tgθ = 0,364
101
(
2ième cas : mouvement uniformément accéléré a = 3.2 m s 2 ; μ = μd ; θ = 30° : )
g sin θ − a
μd = = 0, 2
g cos θ
e. Frottement visqueux
α. Résistance visqueuse
• la forme du corps: selon la forme du corps la résistance de l'air sera plus ou moins
grande. Pour un corps sphérique, la résistance de l'air sera moins importante que pour une
plaque.
- celle causée par la viscosité du milieu, une propriété physique du fluide qui se
manifeste lors de l’écoulement de ce fluide à proximité d’une surface ou d’un objet ou, ce qui
est équivalent, lors du mouvement d’une surface ou d’un objet dans le fluide. La force de
résistance visqueuse au mouvement de l’objet est proportionnelle à sa vitesse et est à peu près
opposée à celle-ci.
→ →
fv = −k V (III.55)
k est un coefficient qui dépend de la géométrie de l’objet et de la viscosité du fluide qui elle-
→
même dépend de la pression et de la température. f n'est exactement opposée à la vitesse que
si l’objet possède une symétrie de rotation autour de l’axe de la vitesse. Pour tous les autres
102
→
objets, la force de résistance n’est qu’approximativement dans la direction opposée à V et
peut causer sur l’objet des mouvements de rotation, etc.
- si la vitesse de l’objet dépasse une certaine limite (qui dépend de la forme de l’objet
et du milieu dans lequel il se déplace), l’écoulement du fluide autour de l’objet entre dans un
régime turbulent, caractérisé par l’apparition de tourbillons. L’apparition de ces derniers cause
des baisses de pression derrière le mobile qui se manifestent par une force de résistance, dite
force de traînée, généralement proportionnelle au carré de la vitesse de l’objet.
→
ft = k ' V2 (III.56)
→
Dans ce cas aussi, cette force n’est qu’approximativement opposée à la direction de V .
Elle ne lui est exactement opposée que si l’objet présente une symétrie de révolution autour
de la direction de sa vitesse. Dans ce cas, la force de traînée peut s’écrire
→
→ V
ft = − k′ V 2
→
(III.57)
V
Remarque :
Dans la plupart des cas considérés dans la cadre de ce cours, les vitesses étant faibles, la force
de résistance se réduit à la forme :
→ →
f = −k V
Considérons le mouvement supposé horizontal d’un corps immergé dans un fluide et soumis
→
à une force F , horizontale et constante. Le fluide exerce
sur le corps une force de frottement de la forme: →
→ → → A →
f = −k V f F
→
Les autres forces appliquées sur le mobile sont le poids P ,
→ → →
la poussée d’Archimède A et la force de traction F . P
Comme le mouvement se maintient sur le plan horizontal, Figure III.26
→ →
cela veut dire que P et A se compensent et par
application de la deuxième loi de Newton nous avons:
103
→
→ → → → → dV→ →
P + A + f + F = m a ⇔ − k V+ F = m
0 dt
Algébriquement on aura
dV
− kV + F = m
dt
Dès lors il vient:
dV k
= − dt
F m
V−
k
En intégrant on obtient:
⎛ F⎞ k
ln ⎜ V − ⎟ = − t + cte
⎝ k⎠ m
En prenant l'exponentielle:
k
F − t
V− = Be m
k
B est une constante d’intégration qu’on peut obtenir, par exemple, en utilisant les conditions
initiales. Si la vitesse initiale est nulle alors
F
B=−
k
en conséquence nous obtenons:
F⎛ − t⎞
k
V(t) = ⎜1 − e m ⎟
k⎝ ⎠
Posons:
F m
VL = ; τ=
k k
⎛ − ⎞
t
V ( t ) = VL ⎜ 1 − e τ ⎟ (III.59)
V ⎝ ⎠
VL
Ainsi, la vitesse croît de sa valeur initiale
jusqu'à une valeur asymptotique VL appelée vitesse
limite (figure III.27). Nous observons également un
comportement intéressant : un corps lourd met plus
de temps pour atteindre la vitesse limite qu'un corps
mobile léger!
0 τ 22τ 3τ 44τ 5τ 66τ
t
Figure III.27
104
V.4. Les forces élastiques
l0
l
→
F
Figure III.28 →
P
→
En vertu de la deuxième loi de Newton, le poids doit être compensé par une force F exercée
par le ressort sur la masse dans le sens contraire à l’allongement:
→ → → → → →
P+ F = 0 ⇒ F= −P ⇒ F = P = mg →
F
En faisant varier la masse et en mesurant l’allongement Δl
correspondant, on peut tracer le graphe de la variation du Pente K
→
module de F en fonction de Δl . On obtient un segment
de droite de pente K (figure III.29).
Une expérience analogue est réalisée avec un
O Δl
ressort en compression sous l’effet d’une masse posée sur
son extrémité supérieure comme le montre la figure III.30 : Figure III.29
→
F
→
l0 P
l
Figure III.30
→
Dans ce cas aussi, le poids doit être compensé par une force F exercée par le ressort sur
la masse dans le sens contraire à sa compression. En faisant varier la masse et en mesurant la
→
compression Δl correspondante, on peut tracer le graphe de la variation du module de F en
105
fonction de Δl . On obtient également un segment de droite de pente K. On en déduit que
→
dans les deux cas la force F est reliée à la déformation du ressort par
→
F = K Δl (III.60)
Cette dépendance linéaire de la force avec la déformation est appelée loi de Hooke. La
constante K est appelée « constante élastique » ou « constante de raideur » du ressort” dont
→
l’unité est le Newton par mètre (N/m). Comme F est orientée dans le sens contraire à la
déformation du ressort, il convient d’écrire :
→ →
F = −K Δ l (III.61)
où
→ →
Δ l = ( l − l0 ) u
→
u étant le vecteur unitaire orienté dans le sens de l’allongement du ressort. Ainsi, lorsqu’un
ressort est déformé par une action extérieure, il exerce une force de réaction décrite par
(III.61) sur l’agent qui le déforme.
La quantité de mouvement s’est révélée très utile dans l’étude des mouvements de
translation. Le moment cinétique est la grandeur physique qui joue un rôle analogue dans le
cas des mouvements de rotation ; on l’appelle aussi quantité de mouvement de rotation.
a. Définition:
→
Soit une particule de masse m se trouvant en un point repéré par le vecteur position r et
→ →
se déplaçant à la vitesse V. Son moment cinétique L , par rapport à l’origine O, est défini
par :
→ → →
L/ O = r × P (III.62)
→
P étant la quantité de mouvement donnée par :
→ →
P = mV
106