I. INRODUCTION.
Les systèmes complexes ne peuvent être traités valablement de façon analytique, sectorielle,
fragmentaire, disciplinaire et parcellaire. Ne voir que certains aspects d'un tout, complexe et diversifié, ne
peut conduire qu'à l'erreur. L'approche systémique introduit une révolution dans les stratégies de
développement habituelles. Les concepts de développement et d'aménagement intégrés se fondent sur une
approche méthodologique qui dérive de l'analyse des systèmes
II. LE DEVELOPPEMENT HUMAIN, DEFIS DU MILLENAIRE.
Beaucoup de pertes de temps et d'erreurs auraient pu être évitées au cours des différentes décennies de
développement si l'on avait substitué au mode de pensée traditionnel (sectoriel) une approche permettant
de traiter les situations réelles dans toute leur complexité. Il convient, tout d'abord, de mettre un terme au
gaspillage des ressources humaines. Une vision de développement fragmentée traduit un niveau élevé de
pauvreté humaine, des conditions de santé déplorables, une alimentation défectueuse, un retard
éducationnel considérable, un niveau de vie extrêmement précaire, un état insatisfaisant des équipements
et des infrastructures du pays, etc., autant d'éléments qui ne permettent pas de satisfaire les besoins
humains essentiels. Il est accordé donc priorité à l'homme, vers le bien-être duquel doivent converger les
efforts du développement. Le principe de dignité est au coeur de la finalité du développement humain. Il
est nécessaire aussi d'enrichir le concept de développement par les apports des trois paradigmes suivants
qui en fixent la portée et le sens, à savoir : le développement humain, le développement durable et le
développement écologiquement viable.
- Le développement humain, implique l'intégration de la culture au développement, Les sciences, quelles
qu'elles soient, doivent être mises au service de l'humanité, au service de l'homme.
- Le développement écologiquement viable nécessite le maintien des systèmes entretenant la vie et des
processus écologiques, la protection de la biodiversité, l'intégration de l'environnement et du
développement.
- Le développement durable, insiste sur le respect de la capacité de la biosphère à supporter la vie ainsi
que le respect des capacités de la biosphère à générer des ressources et à assimiler les déchets résultant de
son fonctionnement. Dans ce contexte, les meilleures décisions sont celles que l'on prend après
consultation des
gens. Il faut se préoccuper des gens qui vivent à proximité des ressources, et ne pas seulement exploiter
ces ressources. La figure 1 illustre, dans un contexte systémique la démarche à adopter pour la
satisfaction des besoins essentiels pour le développement humain.
Figure 1 : Analyse
des exigences pour le
développement
humain.
III. RESSOURCES EN EAU, ENJEUX ET DEFIS DU MILLENAIRE.
Parmi l’ensemble des exigences du développement humain, citées antérieurement, sous u approche
systémique, nous nous focaliserons dans la suite sur celui relatif aux ressources e eau assainissement
qui constituent à notre point de vue un aspect fondamental et capital de ce développement.
Sur les 6,67 milliards d’habitants actuels de la planète (PNUD, 2007), 26% n’accèdent pas à une eau
de qualité suffisante, et 50% ne disposent pas d’un système adéquat d’assainissement (PNUD, 2006).
Chaque jour, 20 000 personnes, des enfants surtout, meurent de maladies liées à l’eau, l’équivalent
d’un Nagasaki ou d’un Hiroshima tous les trois jours. En 2003, LASSERRE, F., écrivait que sans
mesures particulières, 135 millions de personnes mourront de maladies transmises par l’eau entre
2002 et 2020. Il ajoutait que, même en mettant en oeuvre les objectifs du millénaire préconisés par
les Nations – Unies, on devra déplorer environ 45 millions de décès dus à ces maladies.
Les objectifs assortis de délais définis par la Communauté internationale, visent à réduire l’extrême
pauvreté et la faim dans le monde, à faire baisser la mortalité infantile, à garantir aux enfants l’accès
à l’éducation et à vaincre les inégalités du genre. Le progrès en la matière dépendra de la réponse des
gouvernements à la crise de l’eau. Les objectifs du millénaire pour le développement procurent une
référence pour mesurer le progrès réalisé vers la concrétisation du droit de l’Homme à l’eau. C’est
pourquoi, réduire de moitié la population mondiale qui ne dispose pas d’un accès durable à l’eau
potable et aux infrastructures élémentaires d’assainissement constitue une cible incontournable.
La quantité d’eau disponible par habitant n’est qu’un indicateur qui est très loin de pouvoir
expliquer à lui seul la situation hydraulique d’un pays. On ne peut pas ignorer le fait que dans
certains pays, où l’eau est abondante, des populations entières n’ont pas accès à l’eau. Il n’y a pas
moins d’eau aujourd’hui qu’hier. Cependant, nous sommes bien plus nombreux et nous consommons
beaucoup plus d’eau. De plus la pollution et le réchauffement climatique réduisent considérablement
les réserves d’eau disponibles.
Atteindre ce but est crucial pour la réalisation d’autres objectifs. Une eau salubre et un
assainissement décent permettraient de sauver la vie d’innombrables enfants, de soutenir les efforts
entrepris en matière d’éducation et de libérer les populations des maladies qui les maintiennent dans
la pauvreté. Il est impératif de ne pas sous estimer l’urgence d’atteindre l’objectif du millénaire pour
le développement en matière d’eau et d’assainissement. Même si les objectifs sont atteints, l’année
2015 verra toujours plus de 800 millions d’êtres humains privés d’eau et 1,8 milliards de personnes
privées de structures d’assainissement » (PNUD,
2006).
IV. LES RESSOURCES EN EAU EN ALGERIE.
L’Algérie, disposait, jusqu’en 2000, de 44 barrages en exploitation. La capacité théorique de cette
mobilisation des eaux superficielles, avoisinait les 4.5 milliards de m3. La capacité réellement
mobilisable n’excédait guère 2.5 milliards de m3 pour des raisons liées principalement à une
sécheresse accrue et une irrégularité spatiale et temporelle des précipitations. Les sédiments y
déposés sont évalués à 20 106 m3/an de volume perdu. C’est un pays semi-aride, voire même Aride
(200 à 400 mm) et les ressources en eau sont faibles, irrégulières, et localisées dans la bande côtière.
Si on considère une capacité de 3.4 milliards de m3 mobilisée par les eaux souterraines, les
potentialités de mobilisation totales du pays atteignaient 5.9 milliards de m3, alors que les besoins
réels étaient de 6.85 milliards de m3.
En Algérie, la population était de 23 millions en 1987, et sera de 46 millions en 2020, soit une
consommation en eau potable et industrielle de l’ordre de 6 milliards de m3/an, alors que la
mobilisation réelle, à l’époque, était à peine de 3 milliards de m3. Cela signifie qu’il fallait mobiliser,
uniquement pour ces deux secteurs, 3 milliards de m3 supplémentaires, sans inclure les eaux
d’irrigations ni les fuites dans les conduites, soit au total 10 milliards de m3 d’eau, un réel défi à
relever mais surtout une stratégie et une politique à définir.
En matière d’assainissement et d’épuration des eaux, l’Algérie disposait jusqu’en 2000, de 48
stations d’épuration pour un volume épuré de 200 millions de m3. Le volume rejeté, à l’époque était
de 600 millions de m3. Il passera en 2020 à 1.15 milliards de m3.
V. STRATEGIES ET OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT.
V.1. Mobilisation et distribution de l’eau potable
Dans le domaine de la mobilisation et de la distribution de l'eau potable, les efforts entrepris durant
la décennie en cours, et notamment les cinq dernières années, ont permis d'enregistrer des
améliorations sensibles. Ainsi, alors que le pays ne possédait que 44 barrages seulement jusqu'en l'an
2000, 15 nouveaux barrages ont été mis en exploitation durant les cinq dernières années dont ceux de
Beni Haroun et de Taksebt en 2007. Avec les 13 barrages en fin de réalisation, ce nombre sera porté
à 72 barrages à la fin 2009. En outre, les réceptions attendues porteront les capacités de mobilisation
de l'eau des barrages à 7,8 milliards de m3/an à la fin de l'année 2009, contre 2,5 milliards de m3 en
2000. En plus, il y a lieu de signaler que 28 sites de barrages sont lancés en études et accusent des
avancements appréciables. Par ailleurs, ces nouveaux barrages sont intégrés dans de véritables
grands systèmes de transfert permettant de résoudre la contrainte liée au caractère éparse de la
ressource mobilisée. A titre indicatif, pour le Constantinois, l'aménagement Beni Haroun est le
principal système de la région. Il permettra d'assurer à l'horizon 2009 un volume annuel de 504
millions de m3:
- 242 millions de m3 pour l'A.E.P de 4 620 000 habitants de Jijel, Mila, Oum El Bouaghi, Batna,
Constantine, Ain M'lila et Khenchela.
- 262 millions de m3 pour l'irrigation de 30 000 Ha Pour le transfert de Setif - Hodna - El Eulma,
l'aménagement est constitué de deux systèmes
V.2. Réhabilitation et gestion efficace des réseaux
La mobilisation de la ressource hydrique pour l'alimentation en eau potable s’est accompagnée aussi
de la réhabilitation et de l'élargissement du réseau de distribution. Parmi les grandes opérations
achevées dans ce domaine, on cite les réalisations, réhabilitation et rénovation de réseaux
d'approvisionnement en eau potable dont 11 wilayas ont bénéficié à savoir: Tarf, Annaba, Bejaia,
Bouira, Jijel, Tissemssilt, Tlemcen, les villes d'Oran, de Constantine, de Sidi Bel Abbés, ainsi que
l'ouest d'Alger. Le réseau national d'alimentation en eau potable totalise désormais 60.000
kilomètres. En outre, le souci de mieux gérer la ressource en eau potable a amené les pouvoirs
publics à conclure des contrats de gestion des réseaux de distribution, avec des sociétés spécialisées
au niveau de grandes villes dont, Alger, Oran, Constantine et Annaba.
V.3. Assainissement et agriculture
En matière d'assainissement, d'importantes actions ont été engagées en vue de la prise en charge de
ce secteur dans le cadre d’une politique de développement en l’occurrence :
- La réalisation et la réfection des systèmes de collecteurs d'eaux usées du groupement urbain d'Oran,
du Grand Alger, de Tiaret, de Skikda, de Constantine,
- Les opérations de réhabilitation des systèmes d'assainissement de Oued Righ dans la wilaya de El
Oued et de la vallée du M’zab dans la wilaya de Ghardaia,
- La réhabilitation des systèmes de lutte contre la remontée des eaux dans les régions de Oued Souf
et de Ouargla,
- La réalisation du système de protection du barrage de Béni Haroun contre la pollution,
- La protection de la ville de Sidi Bel Abbés et du quartier de Bab El Oued à Alger contre les
inondations,
- La réalisation de 40 stations d'épuration des eaux usées et la réhabilitation de 20 autres stations,
- La construction de 50 stations de lagunage pour le traitement des eaux usées. La capacité nationale
d’épuration des eaux usées atteindra 600 millions de m3 en 2010 avec la réception des projets en
cours de réalisation, soit plus de 86% du volume actuel des eaux usées, qui est de 750 millions de
m3. En matière de mobilisation de ressources hydrauliques pour l'agriculture, l'année 2007 a vu
l'achèvement d'un total de 24 grands périmètres équipés qui totalisent 219.000 hectares. Enoutre, 04
autres grands projets ont été livrés en 2007, totalisant près de 11.000 hectares dans les Wilayas de
Tlemcen, Tiaret, Jijel et Oum el Bouaghi. Une quinzaine d'autres périmètres sont en cours de
réalisation avec une superficie de plus de 120.000 hectares de terres irriguées.
V.4. Petite et moyenne hydraulique
Plus de 160 retenues collinaires sont en cours d'étude ou de réalisation et viendra s'ajouter aux 400
autres retenues collinaires en exploitation pour un potentiel de 44 millions de mètres cubes qui
contribuent à l'irrigation de 850.000 hectares dans le cadre de la petite et moyenne hydraulique.
V.5. Dessalement de l’eau de mer
A toutes ces importantes actions, s'ajoute un important programme de dessalement d'eau de mer a été
engagé et recouvrira à la fin de l'année 2009, un total de 13 stations avec une production de près de
2,26 millions de m3/jour, soit 825 millions de m3/an. Cette quantité représentera prés de 1/3 des
capacités de retenue des barrages qui existaient jusqu'en 2000. Ce programme stratégique est destiné
à libérer le pays de la dépendance de la pluviométrie pour l'alimentation en eau potable des
populations des régions côtières, et notamment dans l'ouest du pays qui souffre d'un grave déficit
chronique en pluviométrie. Deux stations sur les 13, sont déjà en production à savoir celle d'Arzew
pour Oran et celle de Hamma pour Alger, alors que près de 10 contrats de réalisation ont déjà été
conclus avec des chantiers lancés et en voie d’achèvement.
VI. SYNTHESE SUR LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT.
La politique engagée vise à créer un outil de décision à moyen terme, actualisable ultérieurement
sans intervention extérieure, pour le développement et la gestion des ressources hydriques de
l’Algérie. Elle s’articule autour des concepts suivants :
- Préciser l’étendue et la qualité des ressources hydriques y compris les ressources non
conventionnelles,
-Evaluer les demandes en eau, aujourd’hui et à l’avenir,
-Dresser l’inventaire des infrastructures existantes et projetées, identifier de nouvelles potentialités et
engager les actions pour leur mobilisation et transfert,
- Confronter, d’une manière dynamique, les ressources et les besoins et chiffrer les coûts et les
bénéfices de chaque variante ainsi que son impact sur l’économie nationale,
- Examiner le cadre institutionnel et son adéquation pour la gestion et la protection de la ressource.
Figure 2 : Schéma de synthèse de la stratégie de développement
VII. OBJECTIFS ET IMPACT DU DEVELOPPEMENT.
VII.1. Alimentation en eau potable
L'ensemble des efforts nationaux pour l'alimentation de la population en eau potable a permis
d'atteindre les résultats suivants :
- Le taux de raccordement des foyers à l'eau potable a atteint 93% en 2008 alors qu'il était de 78% en
1999 et de 92% en 2007,
- La dotation moyenne par habitant en eau potable atteint actuellement 165 litres, alors qu'elle n'était
que de 123 litres en 1999 et de 160 litres l'année dernière,
- La fréquence de la distribution de l'eau au niveau des 1 541 chefs lieux de communes, a enregistré
une évolution même si elle reste encore insuffisante, puisque parmi ces derniers, 70% reçoivent
désormais l'eau quotidiennement contre 45% en 1999.
VII.2. Assainissement et épuration des eaux
- Le réseau national d'assainissement des eaux usées totalise à présent 38.000 kilomètres, contre
21.000 kilomètres en 1999 soit une progression de près de 82%,
- -Le taux national de raccordement à l'égout est de 86% alors qu'il n'était encore que de 72% en
1999,
- -Les capacités nationales de traitement des eaux usées sont passées de 90 millions de mètres cubes
en 1999 à 350 millions de mètres cubes actuellement. Elles atteindront 600 millions en 2010 avec la
réception des projets en cours de réalisation, soit plus de 86% du volume actuel des eaux usées, qui
est de 750 millions de m3.
VIII. LE RETOUR D’EXPERIENCE ET LA NECESSITE D’UNE
VISION INTEGREE ET SYSTEMIQUE.
Les projets d’aménagements hydrauliques sont souvent très complexes et dépendant d’un ensemble
de paramètres et critères. La fiabilité, la performance, l’économie, le fonctionnement ainsi que
l’amortissement des aménagements hydrauliques ne sont pas liés uniquement à la réussite technique
des projets eux-mêmes. L’intégration de ces projets dans un contexte de systèmes crée la dépendance
entre sous-systèmes, voire entre systèmes. Cette dépendance peut revêtir des divers aspects suscités.
Cette problématique est illustrée lucidement par un certain nombre d’exemples d’aménagements
hydrauliques et dont lefonctionnement et la performance sont compromis par leur présence dans des
systèmes complexes
VIII.1. Les ressources en eau, un secteur stratégique
Nul n’ignore que l’eau est un enjeu majeur pour toute la planète, que les ressources deviennent rares
et fragiles et qu’il est désormais vital de promouvoir toutes les initiatives en termes de stratégie et de
politique de développement. Ainsi en Algérie, les ressources en eau limitées, vulnérables et
inégalement réparties, subissent depuis plus de deux décennies les effets néfastes de la sécheresse et
de la pollution. L’accroissement brutal des besoins, les retards enregistrés dans les programmes de
mobilisation et de transfert et l’absence d’outils de planification et de gestion, ont généré des
situations de déficit chronique, et se sont répercutés de façon négative sur le développement socio-
économique de notre pays. Face à cette situation, et afin de relever les défis que posent les problèmes
de l’eau en Algérie, il y a lieu de mettre en place une nouvelle politique de l’eau, fondée sur des
principes nouveaux de gestion intégrée de la ressource, ainsi que sur des réformes institutionnelles,
juridiques et organisationnelles profondes, en adéquation avec la gravité des problèmes à résoudre.
C’est ainsi qu’outre les investissements considérables déjà consentis, toute la priorité vient d’être
accordée au secteur des ressources en eau, dans le cadre du plan de relance économique.
VIII.2. Insuffisances de l’approche analytique et apport de l’approche
systémique
La théorie de la vision globale, non fragmentée possède un double souci d'interdisciplinarité et de
théorisation. Une vision synthétique des problèmes complexes est envisagée, avec l'essence de la
communication résidant dans les processus relationnels. C'est un outil, plus global, qui réduit un
système à ses composants et à des interactions élémentaires. Il permet d'aborder un problème de
manière séquentielle, détaillée, n'oubliant aucun élément du système. Cette approche permet de se
désemprisonner des connaissances fragmentaires par l’adoption de la notion de système qui permet
de connecter et de relier les parties à un tout. D’une manière générale, quel que soit le mode de
mobilisation des eaux, ce dernier met en évidence un certains nombre de considérations des divers
paramètres et alternatives dans un contexte de système non fragmenté. La figure 9 illustre les
interactions entre les divers modes de mobilisation dans le cadre d’une vision d’ensemble d’une
stratégie dans le secteur des ressources en eau.
Figure 9 : Le développement dans le secteur des ressources en eau dans une approche
systémique
IX. CONCLUSION.
Bien qu’apparemment inépuisable, l’eau est très inégalement répartie dans le monde. Au vu du
développement et de la demande de plus en plus croissante, tous les pays auront, à plus ou moins
brève échéance, à faire face au problème de son manque. La mobilisation des eaux a été de tous
temps une préoccupation pour l’homme. L’eau est un élément de la vie quotidienne, et elle est si
familière, qu’on oublie souvent son rôle, son importance et sa nécessité absolue. Il est clair et
indéniable qu’il ne peut y avoir de développement durable sans la maîtrise de la ressource en eau
particulièrement pour les pays arides et semi arides. L’importance de l’eau tant du point de vue
économique, sociale, culturelle, stratégique n’est plus à démontrer afin d’aller vers un
développement, objectif du millénaire. Ce développement doit refléter réellement l’effort à
accomplir dans l’investissement, les moyens humains et matériels. Consciente de cette situation et
possédant une volonté pour le développement de la ressource hydrique, l’Algérie a entrepris des
actions audacieuses et de grande envergure, tant sur le plan des investissements engagés que sur le
plan de réforme et de gestion intégrée. Ces actions visent une stratégie des eaux efficace, pour que
l’eau soit un moteur de développement, et pour atteindre une croissance appréciable. Toutefois, les
actions engagées, et celles à engager ultérieurement, doivent s’intégrer dans une approche
systémique, une vision du tout et non des éléments fragmentés afin que les résultats soient
significatifs à l’échelle de l’ensemble parce que le "tout" est plus que la somme de ses parties.
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