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SEQUENCE VII, Séance 2 : CORRECTION

Support : Chanson « Le Déserteur » de Boris Vian (1954)


Chanson publiée à la fin de la guerre d’Indochine et interdite de diffusion pendant une dizaine d’années
QUESTIONS :
I) Une chanson de forme originale – 5.5 pts

1. Qui sont l’émetteur et le destinataire de ce texte ?– 1 pt


L’émetteur qui dit « je » est un homme qui vient d’être appelé à servir sous le drapeau français.
Le récepteur est le président de la République Française
2. Quelle forme prend alors ce poème ? Relevez dans la 1ère strophe deux mots qui le prouvent. – 1.5 pts
Le poème prend la forme d’une lettre (poème épistolaire) : « je vous fais une lettre que vous lirez peut-être... »
3. Qu’est-ce qui vient tout juste d’arriver à l’émetteur ? 0.5 pt
On comprend que l’émetteur vient tout juste d’être mobilisé.
4. Citez deux exemples qui montrent que le langage adopté par l’émetteur n’est pas adapté au destinataire.
Pourquoi ce choix, quelle qualité cela apporte-t-il au texte ? – 1.5 pts
Le registre est plutôt familier : « allez donner le vôtre, vous êtes bon apôtre... » « c’est pas pour vous fâcher... »
Ce choix rend le discours plus virulent encore.
5. Faites une remarque sur la ponctuation et expliquez ce choix. – 1 pt
On peut remarquer l’absence, dans tout le poème, de signe de ponctuation : ceci rend la lecture plus fluide, elle est sans obstacle ; le
poème apparaît dépouillé de toute fioriture, le message en est d’autant plus fort.

II) Un message fort – 10.5 pts

1. Quel est l’objet de cette lettre ? Donnez une définition du mot « déserter ». – 1 pt
Un jeune civil qui a reçu son ordre de mobilisation informe le président de la République Française qu’il va désobéir aux ordres et
déserter, c’est-à-dire abandonner l’armée sans permission.
2. Relevez trois raisons invoquées par l’émetteur pour justifier sa décision. -1.5
Il met en évidence différentes raisons pour justifier son choix. Il estime qu’il n’a pas à donner la mort, à tuer un autre humain (strophe
3), que la guerre lui a déjà pris beaucoup en tuant ceux qu’il aimait (strophe 5) et en le faisant déjà beaucoup souffrir (strophe 7).
3. A qui s’adresse-t-il en réalité ? Citez un extrait du texte qui montre qui le poète vise vraiment. – 1 pt
En réalité, il s’adresse plus « aux gens », aux citoyens qu’au président lui-même : il cherche à convaincre le peuple de refuser de faire
la guerre décidée par les puissants, ceux qui ont le pouvoir. Pour convaincre, il utilise l’impératif (« refusez » en anaphore ; n’allez
pas) ; il apostrophe, interpelle ses concitoyens.
4. Quel est le but profond de cette lettre ? Déduisez-en la nature de ce poème. -1 pt
L’émetteur cherche à dénoncer la guerre, son absurdité : le poème est donc un poème engagé, car il y a prise de position et volonté de
convaincre.
5. Relevez et nomme deux procédés pour convaincre. – 1 pt
Le poète utilise notamment l’anaphore (« Refusez », vers 37 et 38), mais également l’impératif (qui expriment l’ordre, l’exhortation)
dans toute la strophe 10.
6. Relevez dans les strophes 5, 6 et 7, d’où tire-t-il les arguments qu’il développe pour défendre son opinion. Quelle tonalité cela
donne-t-il au texte ? – 1 pt
Pour défendre son point de vue, il met en évidence son vécu, son expérience personnelle en énumérant ce que la guerre lui a pris déjà,
ce que la guerre a causé comme malheurs et souffrances pour lui et les siens. Cette énumération donne une tonalité pathétique au texte
et ne peut que toucher le lecteur. Il s’agit de suscite l’émotion pour obtenir l’adhésion. L’émetteur n’est alors plus dans l’abstraction,
dans la mise en évidence d’idées, mais il recourt au pathos en évoquant les pertes concrètes et personnelles qu’il doit la guerre.
7. A quelle forme sont les propositions soulignées ? Quelle position du « je » cette forme met-elle en évidence ? – 1 pt
Les propositions soulignées sont à la forme négative. Elles mettent l’accent sur le refus qui caractérisent l’émetteur : il dit non !
8. Vers 24 : « et se moque des vers ». En quoi le sens de cet extrait est-il double ? Quel procédé utilise ici le poète et dans quel but ? -
1 pt
Il y a un jeu de mot qui joue sur la polysémie et l’homophonie du terme « vers » : sa mère « se moque des vers », les vers de terre qui
dévorent son cadavre (cynisme) et des vers que fait le poète (elle n’en a plus que faire, il est trop tard pour elle car elle est morte et
enterrée). La réalité crue mise en évidence participe à l’argumentation du poète qui cherche à choquer pour convaincre.
9. Expliquez en quelques phrases, toujours en vous appuyant sur le texte, la position du poète : ce que le poète dénonce, ce que le
poète défend. – 2 pts
Le poète dénonce la guerre et défend la liberté de chacun, le libre arbitre de chacun et le pacifisme. Chacun devrait être en mesure de
choisir et personne ne devrait avoir à lutter pour son pays, au nom de valeurs patriotiques citoyennes. Ceux qui sont au pouvoir
envoient les civils tuer ou se faire tuer. Le poète dénonce aussi les ravages que la guerre occasionne. Il critique le fait que les
politiques qui engagent les peuples dans les guerres ne sont pas ceux qui combattent. Il défend son libre arbitre, le fait de pouvoir
choisir s’il veut faire la guerre ou non et finit le poème en disant que s’il est poursuivi, il préfère mourir que d’aller à la guerre. Boris
Vian est donc très radical dans son engagement. Le poète dénonce également l’inutilité (la vanité) et l’horreur de la guerre. En somme,
le poète défend la liberté et le pacifisme. Ce poème est donc aussi un hymne à la paix et un écrit profondément antimilitariste.

REECRITURE : (Attention à présenter le texte sous forme de strophes !)


Et je lui dirai Refuse de partir

Refuse d’obéir S’il faut donner son sang


Refuse de la faire Va donner le tien
Ne va pas à la guerre Tu es bon apôtre

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