LM6E Réduction MP2
TD 4 Réduction des endomorphisme
EXERCICE 1 :
Soit E = KN et T : E → E, (un )n 7→ (un+1 )n . Déterminer les valeurs propres de T.
EXERCICE 2 :
Soit E = M () et φ dénie sur E par φ(M) = M + Tr(M)In pour M ∈ E. Déterminer les éléments propres de φ.
EXERCICE 3 :
Soit E un K-ev et f, g dans L(E) .
1. Montrer que f ◦ g et go f ont les mêmes valeurs propres non nulles.
2. Si E est de dimension finie, établir
sp (f ◦ g) = sp(g ◦ f )
3. On choisit E = R[X], f : P 7→ XP et g : P 7→ P′ . Montrer que f, g sont dans L(E) puis déterminer si zéro est valeur
propre de f ◦ g et go f . Qu’en déduit-on ?
EXERCICE 4 :
Xn
Pour A ∈ Mn (K) on note ∥A∥ = Sup |ai,j |. Montrer
i∈[1;n]j=1
∀A ∈ Mn (K) sp (A) ⊂ [−∥A∥; ∥A∥]
EXERCICE 5 :
Soit n entier et E = Rn [X]. Pour P ∈ E, on pose
φ(P) = X(X − 1)P′ − nXP
1. Montrer que φ ∈ L(E) .
2. Établir que la famille B = (Xk (X − 1)n−k )k∈[0;n] est une base de E et préciser matB φ.
EXERCICE 6 :
Soit n entier. On considère D l’endomorphisme de dérivation de Kn [X]. Déterminer πD .
EXERCICE 7 :
Soit A ∈ Mn (K) Comparer χA avec χAT , πA avec πAT .
EXERCICE 8 :
Soit E un K-ev, f ∈ L(E), P, Q dans K[X] avec P ∧ Q = 1 et (PQ)(f ) = 0. Montrer
E = KerP(f ) ⊕ ImP(f )
EXERCICE 9 :
Soit A ∈ Mn (K) avec rg A = 1. Déterminer χA .
EXERCICE 10 :
Soit A ∈ Mn (K) avec rg A = 1. Déterminer πA .
EXERCICE 11 :
Soient A, B ∈ Mn (C) Montrer que
sp (A) ∩ sp(B) = ∅ ⇔ χA (B) ∈ GLn (K)
EXERCICE 12 :
Soit E un K-ev de dimension finie et u ∈ GL(E) . Montrer que u−1 ∈ K[u].
EXERCICE 13 :
ß χA avec A = (ai,j ) ∈ Mn (R) et
Calculer
1 si i ̸= j
ai,j =
0 sinon
EXERCICE 14 :
Déterminer si les matrices suivantes sont diagonalisables :
Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é
1 0 0 1 2 3 1 0 0 0 1 0
A= 0 1 0 , B= 0 2 3 , C= 0 0 1 , D= 0 1 1
0 1 1 0 0 3 0 0 1 0 0 0
EXERCICE 15 :
Les matrices suivantes sont-elles trigonalisables dans M3 (R) ? diagonalisables dans M3 (R) ? Si oui, préciser la matrice
de passage
Ñde la base canonique
é Ñvers une baseé de vecteurs
Ñ propres. é Ñ é
0 1 0 0 0 1 1 2 0 0 1 1
A= 1 0 1 ,B = 2 0 1 ,C = 2 4 0 ,D = 1 2 −1
1 1 1 0 2 0 −4 2 5 −1 1 2
EXERCICE 16 :
Montrer que la matrice J de Mn (R) constituée de 1 est diagonalisable et préciser une matrice de passage associée.
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EXERCICE 17 :
Soit n ≥ 2.
1. Soit A ∈ Mn (K) avec rg A = 1. Déterminer une condition nécessaire et susante pour que A soit diagonalisable.
2. Existe-t-il une base de Mn (K) formée de matrices diagonalisables ?
EXERCICE 18 : ß
1 si i = 1ouj = 1
Diagonaliser la matrice A = (ai,j ) ∈ Mn (R) ( n entier non nul) avec ai,j =
0 sinon
EXERCICE 19 :
Soit M ∈ Mn (R) vériant M2 − t M = In . Montrer que M est diagonalisable.
EXERCICE 20 :
Soit E un K-ev et u ∈ L(E) diagonalisable. On note (pλ )λ∈sp(u) la famille de projecteurs associés à la somme directe
M
E= Eλ (u) . Montrer
λ∈sp(u)
∀λ ∈ sp(u) pλ ∈ K[u]
EXERCICE 21 :
Soit A matrice compagne de (un )n ∈ KN suite récurrente linéaire d’ordre p ≥ 2. Résoudre AX = λX avec t X =
(x0 . . . xp−1 ) non nulle. En déduire la forme des sous-espaces propres de A et une condition nécessaire et susante de diagonal-
isabilité de A.
EXERCICE 22 :
Soit E un K-ev de dimension n et f ∈ L(E) diagonalisable. Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes:
1. ∃x ∈ E(x, f (x), . . . , f n−1 (x)) base de E;
2. les valeurs de propres de f sont simples;
3. (id, f, . . . , f n−1 ) base de K[f ].
EXERCICE 23 :
Soit E un K-ev de dimension finie et u, v dans L(E) , diagonalisables et tels que uov = vou. Montrer qu’il existe une base
de diagonalisation pour u et v.
EXERCICE 24 :
Soit E un R − ev de dimension finie et u, v dans L(E) diagonalisables tels que u5 = v 5 . Montrer que u = v.
EXERCICE 25 :
Soit E un C − ev de dimension finie et u, v dans L(E) tels que uov = vou. Montrer que u et v admettent un vecteur propre
commun.
EXERCICE 26 : Å ã Å ã
λIn A In 0
Soient A, B dans Mn (K) et λ ∈ K. On dénit les matrices par blocs U = et V = 1. À l’aide
B In −B λIn
des matrices U et V, établir χAB = χBA .
2. Montrer que χAA ∈ R[X].
EXERCICE 27 :
n
Soit A ∈ Mn (K) Montrer que χA divise πA .
EXERCICE 28 :
Soit E un C − ev de dimension finie, f et g dans L(E) tels que
f ◦g−g◦f =f
Montrer que f est nilpotent et que f et g admettent au moins un vecteur propre commun.
EXERCICE 29 :
Soient A, B dans Mn (K)
1. On suppose qu’il existe X ∈ Mn (K) avec rg X = r ≥ 1 tel que AX = XB. Montrer que χA et χB ont un facteur
commun de degré r.
2. La réciproque est-elle vraie ?
3. Déterminer une condition nécessaire et susante pour que, pour M ∈ Mn l’équation AX − XB = M d’inconnue
X ∈ Mn (C) admette une unique solution.
EXERCICE 30 :
Soit A ∈ Mn (R) Montrer que si A admet une valeur propre complexe, alors il existe un plan vectoriel stable par A.
EXERCICE 31 : Soit A ∈ Mn (K) avec n ≥ 2. X
1. On suppose ∀i ∈ [1; n]|ai,i | > Ri avec Ri = |ai,j | Montrer que A ∈ GLn (K) .
j∈[1;n]\{i}
n
[
2. Pour (a, R) ∈ C × R+ , on note Df (a, R) = {z ∈ C||z − a| ≤ R}. Montrer sp (A) ⊂ Df (ai,i , Ri )
i=1
Les ensembles Df (ai,i , Ri ) sont appelés disques de Gerschgorin.
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EXERCICE 32 :
n
X
Soit A = (ai,j ) ∈ Mn (R) avec ai,j > 0 pour tout (i, j) ∈ [1; n]2 et vériant ai,j = 1. 1. Montrer que 1 ∈ sp(A) .
j=1
2. Montrer que si λ ∈ spC (A) , alors |λ| ≤ 1.
3. Établir que si λ ∈ spC (A) ∩ U, alors λ = 1.
EXERCICE 33 :
Soit E = Mn (K) A ∈ E et on pose φ(M) = AM pour tout M ∈ E.
1. Justier que φ ∈ L(E) .
2. Montrer A diagonalisable ⇔ φ diagonalisable
3. Si A diagonalisable, déterminer une base de vecteurs propres de φ.
EXERCICE 34 :
Soit E un K-ev de dimension finie et (ui )i∈I dans L(E) , endomorphismes diagonalisables com- mutant deux à deux.
Montrer qu’il existe une base commune de diagonalisation.
EXERCICE 35 :
Soit E un K-ev de dimension finie, u, v dans L(E) avec uov = vou et v nilpotent. Montrer que det(u + v) = det u.
EXERCICE 36 :
Soit E un K-ev de dimension n et f ∈ L(E) diagonalisable. On dénit le commutant de f par
C(f ) = {g ∈ L(E) f ◦ g = g ◦ f }
1. Justier que C(f ) est un sev de L(E) .
2. Montrer: g ∈ C(f ) ⇔ ∀λ ∈ sp(f )Eλ (f ) stable par g
3. Déterminer dim C(f ) .
4. Si les valeurs propres de f sont simples, montrer que C(f ) = K[f ].
EXERCICE 37 : Soit E = Mn (K) (A, B) ∈ E2 et on pose φ(M) = AM + MB pour tout M ∈ E. Justier que φ ∈ L(E)
puis montrer que si A et B sont diagonalisables, alors φ l’est.
EXERCICE 38 :
Soit A ∈ Mn (C) Montrer
A nilpotente ⇔ ∀k ∈ [1, n] Tr (Ak ) = 0
EXERCICE 39 : Å ã
A 0
Soit A ∈ Mn (K) et B = ∈ M2n (K) .
A A
Déterminer une condition nécessaire et susante sur A pour que B soit diagonalisable.
EXERCICE 40 :
Pour n ≥ 2, montrer que tout hyperplan de Mn (K) rencontre GLn (K) .
EXERCICE 41 : Å ã
0 In
Soit A ∈ Mn (C) et B = .
A 0
1. Relier les sous-espaces propres de A et B.
2. Préciser les dimensions des sous-espaces propres de B en fonction de ceux de A.
3. Déterminer une condition nécessaire et susante sur A pour que B soit diagonalisable.
EXERCICE 42 :
Soit E un R − ev de dimension n ≥ 2 et u ∈ L(E) . On suppose que E est le seul sev non nul stable par u.
1. L’endomorphisme u possède-t-il des valeurs propres ?
2. Montrer que pour tout x ̸= 0E , la famille Lx = (x, u(x), . . . , un−1 (x)) est une base de E. 3. Déterminer matu. Cette
matrice dépend-elle du choix de x ∈ E\{0E } ?
2. Considérer Vect (Lx ) .
3. Pour y ∈ E\{0E }, déterminer u(y) en fonction des uk (y) avec k ∈ [0; n − 1 ].
EXERCICE 43 :
Soit E = {f ∈ C([ O; ß +∞ R [, R)|f (O) = 0}. On pose
1 x
∀f ∈ ET(f )(x) = x 0 f (t)dt si x > 0
0 sinon
1. Justier que E est un R − ev et T ∈ L(E) .
2. Déterminer les éléments propres de T.
3. Soit λ réel et f ∈ E\{O} tel que T(f ) = λf . Dériver cette relation puis étudier la non nullité de f et sa continuité en 0.
EXERCICE 44 :
Soit E un K-ev de dimension finie, u ∈ L(E) .
1. Soit x ∈ E\{0E }. Justier qu’il existe un unique polynôme unitaire πu,x ∈ K[X] vériant πu,x (u)(x) = 0E et divisant tout
polynôme P ∈ K[X] vériant P(u)(x) = 0E .
2. On suppose πu = Pr avec P irréductible et r entier non nul. Montrer qu’il x ∈ E\{0E } tel que πu,x = πu .
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EXERCICE 45 :
Soit A ∈ Mn (K) avec rg A = 2. Déterminer une expression de χA en fonction de Tr (A) et Tr (A2 ) .
EXERCICE 46 :
Soit E un C − ev de dimension finie, f et g dans L(E) tels que
f ◦ g − g ◦ f ∈Vect (f, g)
Montrer que f et g admettent au moins un vecteur propre commun.
EXERCICE 47 :
Soit u un endomorphisme de E un K-ev admettant un polynôme minimal πu et P ∈ K[X].
1. Montrer P(u) ∈ GL(E) ⇔ P ∧ πu = 1
2. Montrer que si P(u) ∈ GL(E) , alors P(u)−1 ∈ K[u].
EXERCICE 48 :
Soit E = Mn (C)(A, B) ∈ E2 et on pose φ(M) = AM + MB pour tout M ∈ E. Établir
sp (φ) = sp (A)+sp (B)
EXERCICE 49 : Å ã
A A
Soit A ∈ Mn (K) et B = ∈ M2n (K) .
A A
Montrer que A diagonalisable ⇔ B diagonalisable
EXERCICE 50 :
Soit M ∈ M2 (Z) telle qu’il existe n entier non nul vériant Mn = I2 . Établir M12 = I2 .
EXERCICE 51 :
Soit E un K-ev de dimension n et f ∈ L(E) . On dénit le commutant de f par
C(f ) = {g ∈ L(E)|f ◦ g = g ◦ f }
1. Justier que C(f ) est un sev de L(E) .
2. On suppose f nilpotente d’indice n. Déterminer C(f ) .
3. On suppose seulement f trigonalisable. Montrer dim C(f ) ≥ n.
EXERCICE 52 : Soit E un K-ev de dimension finie et u ∈ L(E) diagonalisable. Décrire les sev stables par u.
EXERCICE 53 :
Soit E un K-ev de dimension n et u ∈ L(E) diagonalisable.
1. Si Card sp (u) = n, déterminer le nombre de sev stables par u.
2. Que peut-on dire si Card sp (u) < n ?
2. Justier l’existence d’un plan vectoriel stable puis construire une innité de droites vectorielles stables dans ce plan.
EXERCICE 54 :
Soient A, B dans Mn (C) telles que AB = 0. Montrer qu’il existe P ∈ GL() telle que P−1 AP et P−1 BP soient triangulaires
supérieures.
EXERCICE 55 :
Soit f ∈ L(Cn ) . Montrer que
f diagonalisable ⇔ f 2 diagonalisable et Kerf = Kerf 2 Le résultat subsiste-t-il pour f ∈ L(Rn ) ?
EXERCICE 56 :
Soit u ∈ L(Cn ) . Montrer Å que u est ãnon diagonalisable si et seulement s’il existe un plan vectoriel F stable par u et B une
λ 1
base de F tels que matB uF = .
0 λ
EXERCICE 57 :
Soient A, B dans Mn (C) Montrer
χA = χB ⇔ ∀k ∈ [1; n] Tr (Ak ) = Tr(Bk )
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