HANDBALL
Handball est un sport collectif joué à la main où deux équipes de sept joueurs s'affrontent avec
un ballon en respectant plusieurs règles sur un terrain rectangulaire de dimensions 40 m par 20
m, séparé en deux camps.
Le jeu se pratique avec un ballon rond de17 :
58 à 60 cm de circonférence et d'un poids compris entre 425 et 475 grammes, pour
les hommes et les juniors d'au moins 16 ans (taille IHF 3)
54 à 56 cm de circonférence pour un poids de 325 à 400 grammes, pour les femmes
et les juniors féminines d'au moins 14 ans ainsi que les juniors masculins de 12 à 16
ans (taille IHF 2)
50 à 52 cm et 290 à 330 grammes, pour les juniors féminines de 8 à 14 ans et les
juniors masculins de 8 à 12 ans (taille IHF 1)
« Les ballons pour les enfants (en dessous de 8 ans) ont des circonférences et des poids
différents en niveau national (taille IHF 0) »17
LA durée du match
La durée d'un match dépend de la catégorie d'âge des acteurs de la rencontre, les textes officiels
indiquent18.
« 8-12 ans » : 2×20 minutes
« 12-16 ans » : 2×25 minutes (voir les remarques ci-dessous pour les aménagements
des temps)
autres catégories : 2×30 minutes
(avec arrêt du chronomètre sur les fautes et les sorties de balle si l'arbitre l'exige).
La pause entre deux temps de jeu est normalement de dix minutes19 cependant pour les
compétitions professionnelles, elle est généralement de quinze minutes.
ARBITRAGE
Au handball, les rencontres sont dirigées par un binôme de deux juges-arbitres, ou par un arbitre
jeune en -11 ou -13 ans. Ils sont assistés par deux officiels chargés de tenir la table de marque
(un secrétaire et un chronométreur). Dans certaines compétitions nationales et dans toute
compétition internationale, par un juge-arbitre délégué de l'instance organisatrice. Les juges-
arbitres sont placés de manière à embrasser le jeu de manière globale mais sans en être trop
éloignés afin de voir toutes les actions de jeu, régulières et irrégulières, qui sont faites par les
joueurs. Chaque juge-arbitre est tour à tour dit de champ et de but et les deux juges-arbitres
échangent régulièrement leur place au cours de la rencontre afin que l'arbitrage ainsi rendu soit
le plus équitable et homogène possible.
En France, c'est la Commission centrale d'arbitrage (CCA), commission de la FFHB, qui est
chargée de la formation, du suivi, des désignations et du développement du corps arbitral. Cette
commission est relayée au niveau des ligues par des Commissions régionales d'arbitrage (CRA)
puis, au niveau des comités départementaux, par des commissions départementales d'arbitrage
(CDA).
1. Gardien de but en tant que joueur de champ : le gardien de but peut être
remplacé par un 7e joueur de champ qui en ce cas ne porte pas de chasuble. Si
l’équipe joue avec sept joueurs de champ sur le terrain, aucun joueur de champ
ne peut exercer la fonction de gardien de but.
2. Joueur blessé : après avoir reçu des soins médicaux sur le terrain, le joueur doit
quitter l’aire de jeu. Il ne peut retourner sur le terrain que lorsque la troisième
attaque de son équipe est complètement terminée. À moins que les arbitres
n'aient sifflé une faute contre l'adversaire, auquel cas après les soins le joueur
est autorisé à reprendre sa place immédiatement. Les délégués techniques
seront les responsables du contrôle de cette situation.
3. Jeu passif : Suite au geste d’avertissement, l’équipe concernée dispose d’un
maximum de six passes pour tirer au but, le nombre de passes n'étant pas
interrompu si un jet franc est accordé à l’équipe attaquante ou si un tir est bloqué
par l’équipe en défense. Ces 6 passes restent à l'appréciation des juges arbitres
en fonction de leurs interprétations du jeu et des exceptions aux règles
(déviations par un défenseur d'une passe, tentative de tir qui revient dans les
mains d'un coéquipier attaquant ...)26.
4. 30 dernières secondes : les fautes intentionnelles dans les dernières secondes
du match (en remplacement de la dernière minute de jeu) pourront être
sanctionnées par un jet de 7 mètres et d'un carton rouge quelle que soit la
localisation de la faute.
5. Carton bleu : les arbitres disposent d’un carton bleu en plus des cartons jaune et
rouge pour apporter plus de précisions à la disqualification d’un joueur. Lorsque
les arbitres montrent ce carton, un rapport écrit est à joindre à la feuille de match
et la Commission disciplinaire est responsable des autres actions à entreprendre.
Carton blanc
Depuis septembre 2019, les arbitres disposent d’un carton blanc en plus des cartons jaune,
rouge et bleu pour signaler un joueur qui a été la victime d'une commotion cérébrale. À la suite
de son utilisation, un protocole de suivi est mis en place afin de surveiller la santé du joueur
concerné27.
Postes
Au handball, chaque joueur évolue à un poste singulier (les descriptions ci-dessous sont faites en
regardant dans le sens de l'attaque et par rapport à la largeur de terrain).
Poste 1 : gardien de but, dans les buts. C'est le seul joueur qui a le droit de toucher la
balle dans sa propre zone. Son rôle est d’empêcher les tirs de l'équipe adverse
d'entrer dans son but. Les joueurs de son équipe n'ont pas le droit de lui faire la
passe s'il est dans la zone, mais en dehors oui. Les joueurs occupant ce poste sont
habituellement d'une taille approchant les 2 mètres (hauteur de la cage) et d'une
souplesse importante pour pouvoir aller chercher les ballons dans les coins de la
cage, que ce soit avec leurs mains ou avec leurs pieds. Notons parmi les gardiens
célèbres Thierry Omeyer, Andreï Lavrov, Henning Fritz, Arpad Šterbik, Cecilie
Leganger ou Amandine Leynaud.
Poste 2 : ailier gauche, dans le coin gauche, le long de la ligne de touche. Ce poste
est occupé par un droitier de taille moins importante que ceux occupant les postes
centraux (arrières gauche et droite, pivot et demi-centre) ayant de grandes qualités
d'explosivité et une grande souplesse de mouvement. Lors d'une attaque placée, ils
ont pour rôle de se tenir le plus près possible de leur ligne de touche afin d'étirer la
défense adverse sur la largeur. Il leur arrive aussi de glisser dans la défense adverse
pour faire office de second pivot, ceci pouvant fortement désorganiser le système
défensif adverse. Lorsque l’équipe adverse perd la balle durant une de ses attaques,
l’ailier a pour rôle de courir le plus vite possible vers la cage adverse pour recevoir la
balle de ses coéquipiers et marquer en position de contre-attaque. Des ailiers
gauches célèbres sont Stefan Kretzschmar, Edouard Kokcharov, Rafael
Guijosa, Uwe Gensheimer, Siraba Dembélé ou Michaël Guigou.
Poste 3 : arrière gauche, à 1/4 du terrain en partant de la gauche. Poste
généralement occupé par un droitier, son rôle est de faire office de rampe de
lancement des attaques de son équipe. En position d’attente de la balle, il se tient en
général à plus de 15 mètres du but adverse. Il reçoit le ballon généralement lancé et
plusieurs solutions peuvent se présenter à lui. Il peut transmettre la balle au côté
opposé d'où elle arrive (au demi-centre si elle vient de l’ailier gauche, ou à l’ailier
gauche si elle vient du demi-centre). Il peut sauter et effectuer un tir en extension
pour marquer un but. Cette alternative se présente plus souvent pour des arrières de
taille importante qui peuvent tirer par-dessus la défense. Il peut rentrer dans la
défense pour tenter de la désorganiser afin, soit de tirer à faible distance s'il arrive à
prendre l’intervalle, soit la passer au pivot si ce dernier arrive à se démarquer, soit la
passer à tout autre joueur qui aurait réussit à se démarquer. Des arrières gauches
célèbres sont Mikkel Hansen, Daniel Narcisse, Filip Jicha, Jérôme
Fernandez, Cristina Neagu, Ausra Fridrikas ou Romain Lagarde.
Poste 4 : demi-centre, au centre du terrain. Ce poste correspond un peu au meneur
de jeu de l’équipe. Son rôle est de lancer les attaques et de les annoncer aux autres
membres de l’équipe. Ce sont en général des joueurs de taille plus petite que les
arrières, qui sont capables de s’introduire dans la défense adverse. À cause de la
rapidité et de la souplesse nécessaire pour ces entrées, ce poste est parfois occupé
par des joueurs pouvant aussi jouer à l’aile. Des demi-centres célèbres sont Jackson
Richardson, Talant Dujshebaev, Ivano Balić, Nikola Karabatic, Allison
Pineau ou Grâce Zaadi.
Poste 5 : pivot, le long de la zone des 6 mètres, circulant essentiellement au centre.
Situé au cœur de la défense adverse, il sert à fixer les défenseurs adverses, soit en
restant bien en face des buts, soit en se déplaçant le long de la ligne de zone vers la
droite ou vers la gauche. Lorsqu’un de ses arrières tente de s’introduire dans la
défense adverse, il effectue des blocs, c’est-à-dire qu’il fait opposition de son corps
pour faire écran entre le joueur de son équipe et son défenseur. Parmi les pivots
célèbres, on peut citer Magnus Wislander, Bertrand Gille, Dragan Škrbić, Heidi
Løke ou Ludovic Fabregas
Poste 6 : arrière droit, à 1/4 du terrain en partant de la droite. Ce poste a des
caractéristiques en tout point identiques à celui d’arrière gauche, mis à part qu'il est
généralement occupé par un gaucher. Parmi les meilleurs, on trouve Ólafur
Stefánsson, Stéphane Stoecklin, Yoon Kyung-shin, Bojana Radulovics, Dika
Mem ou Alexandra Lacrabère.
Poste 7 : ailier droit, dans le coin droit, le long de la ligne de touche. Ce poste a des
caractéristiques en tout point identiques à celles d'ailier gauche, mis à part qu'il est
soit occupé par un gaucher, soit par un droitier ayant les capacités de tirer de
manière désaxée en passant son bras droit par-dessus son épaule gauche. Parmi les
ailiers droits célèbres, Mirza Džomba, Luc Abalo, Hans Lindberg, Alexandra do
Nascimento ou Laura Flippes.
défenseur exclusif : s'il ne constitue pas un poste en tant que tel, certains joueurs se
sont spécialisés sur des tâches défensives et ont un rôle offensif inexistant ou très
limité. Didier Dinart, Viran Morros, Oliver Roggisch ou encore Raphaëlle
Tervel figurent parmi les défenseurs célèbres.
La position des joueurs sur le terrain près du but dépend des tactiques mises en place. En
attaque, l’équipe est organisée la majeure partie du temps avec un demi-centre, deux arrières
latéraux, deux ailier et un pivot.
En défense, la position dite en « 0-6 » est la plus courante : les 6 défenseurs sont alignés autour
de la zone afin de contrer les tirs de loin ou de parer les 1 contre 1. La position dite en « 1-5 » est
également courante : un joueur est en position avancée pour gêner les passes des adversaires
ou prendre un adversaire jugé dangereux en défense individuelle stricte et les 5 autres
défenseurs sont alignés autour de la zone. D'autres positions existent, plus rares : la « 2-4 » (2
joueurs avancés), la « 3-3 » (3 joueurs avancés) ou « 1-2-3 » (3 joueurs avancés mais étagés).
Schémas des différentes positions de défense
Position dite en « 0-6 ».
Position dite en « 1-5 ».
Position dite en « 2-4 ».
Avertissement
Actions en cause :
infractions aux règles nécessitant une sanction progressive (actions prioritairement
ou exclusivement dirigées contre le corps de l'adversaire) ;
comportements antisportifs à sanctionner progressivement (protestations, fait de
déconcentrer un adversaire, retard provoqué dans l'exécution d'un jet, simulation,
défense active avec le pied ou la jambe, pénétration renouvelée dans la surface de
but, etc.).
Un joueur ne devrait pas recevoir plus d'un avertissement. Une équipe ne devrait pas recevoir
plus de trois avertissements. Il ne peut y avoir qu'un avertissement contre l'ensemble des officiels
d'une même équipe.
Un joueur qui a déjà été exclu ne devrait plus recevoir d'avertissement.
Exclusion
Feuille d'exclusion du joueur n°5 (2e colonne) de l'équipe de Cesson-Rennes (le C de la 1re colonne). 13
min 14 s marque le temps au chronomètre où l'exclusion sera levée. Match de championnat de LNH entre
le PSG Handball et Cesson-Rennes. A Coubertin, le 24 septembre 2014.
Actions en cause :
changement irrégulier ou pénétration d'un joueur supplémentaire sur l'aire de jeu ;
infractions aux règles nécessitant une sanction progressive (voir supra) lorsque le
joueur/l'officiel ou l'équipe a déjà atteint le maximum d'avertissements possibles
(respectivement un et trois) ;
infractions aux règles nécessitant une sanction adaptée (actions représentant un
danger pour l'adversaire) ;
comportements antisportifs à sanctionner progressivement (voir supra) lorsque le
joueur/l'officiel ou l'équipe a déjà atteint le maximum d'avertissements possibles
(respectivement un et trois) ;
comportements antisportifs à sanctionner de manière adaptée (forte contestation, fait
de ne pas laisser tomber le ballon de manière à le rendre jouable après une décision
de jet franc en faveur de l'équipe adverse, conservation du ballon dans la zone de
changement).
Un joueur exclu pour la troisième fois doit être disqualifié. Il ne peut y avoir qu'une exclusion
contre l'ensemble des officiels d'une même équipe.
Un joueur exclu doit quitter l'aire de jeu sans être remplacé pendant deux minutes. L'exclusion
d'un officiel entraîne la réduction d'un joueur pour l'équipe pendant deux minutes.
Disqualification
Actions en cause :
infractions aux règles nécessitant une sanction progressive ou adaptée (voir supra)
lorsque le joueur ou l'officiel a déjà atteint le maximum d'exclusions possibles
(respectivement trois et un) ;
infractions aux règles nécessitant une sanction adaptée (actions présentant un risque
pour l'intégrité physique de l'adversaire) ;
comportements antisportifs à sanctionner progressivement ou de manière adaptée
(voir supra) lorsque le joueur ou l'officiel a déjà atteint le maximum d'exclusions
possibles (respectivement trois et un) ;
comportements antisportifs à sanctionner de manière adaptée (offenses ou menaces,
intervention dans le jeu d'un officiel, pénétration d'un joueur supplémentaire sur l'aire
de jeu pendant une occasion manifeste de but, retard provoqué dans l'exécution d'un
jet durant les 30 dernières secondes).
Un joueur disqualifié doit quitter l'aire de jeu et la zone de changement jusqu'à la fin de la
rencontre mais peut être remplacé après une durée de deux minutes. Un officiel disqualifié doit
quitter la zone de changement. La disqualification d'un officiel entraîne la réduction d'un joueur
pour l'équipe pendant deux minutes.
Carton bleu
Depuis les Jeux olympiques 2016, les arbitres disposent d’un carton bleu pour apporter plus de
précisions à la disqualification d’un joueur. Lorsque les arbitres montrent ce carton (après avoir
brandi un carton rouge), un rapport écrit est à joindre à la feuille de match et la commission
disciplinaire est responsable des autres actions à entreprendre.
Temps mort d'équipe
Temps mort posé sur la table de marque.
Chaque équipe peut bénéficier de trois temps mort par partie. Symbolisé par un carton vert
numéroté T1, T2 ou T3, il est d'une durée de 1 minute. L'obtention de cette coupure de jeu
nécessite d'être en possession du ballon et de déposer son carton vert à la table de marque. La
table arrête le chronomètre et désigne aux arbitres l'équipe qui vient de déposer le temps mort.
L'utilisation d'un temps mort n'est pas obligatoire. Deux temps mort au maximum peuvent être
utilisés lors de chaque mi-temps. Un seul est autorisé par équipe dans les cinq dernières minutes
du match.
Entre deux temps morts d’une équipe, l’adversaire doit avoir été au moins une fois en possession
du ballon. À l'issue du temps mort les équipes reprennent le jeu à l'endroit où il s'est arrêté.
Compétitions
Principales compétitions internationales des nations
Supporters croates au championnat du monde masculin en 2007.
Mis à part la tentative isolée lors des Jeux olympiques de Berlin en 1936 en handball à onze, le
handball moderne (en salle et à sept) fait son entrée au programme olympique en 1972 à
Munich, le premier tournoi olympique féminin ayant lieu quatre ans plus tard à Moscou.
Auparavant, les championnats du monde à onze puis à sept constituaient les seuls rendez-vous
planétaires, bien que peu de pays non-européens aient participé à ces compétitions.
Le handball international étant dominé par les pays européens, son histoire peut être en partie
reliée à l'histoire géopolitique de l'Europe. Ainsi, au début des années 1990, la Chute des
régimes communistes en Europe, initiée par la chute du Mur de Berlin et achevée par
la dislocation de l'URSS, conduit à un déplacement des forces dominantes de l'Est vers l'Ouest.
En effet, l'URSS, la Yougoslavie, l'Allemagne (en tant que RFA, RDA ou équipe unifiée), la
Tchécoslovaquie ou encore la Roumanie se sont emparés de la majorité des podiums des
compétitions des nations et des clubs jusqu'à ce tournant historique.
Depuis lors, si la Russie a assuré l'héritage soviétique dans les années 1990, d'autres pays se
sont imposés comme des places fortes du handball mondial, profitant notamment de l'exode de
nombreux joueurs soviétiques ou yougoslaves, tel Talant Dujshebaev naturalisé Espagnol en
1996 : l'Allemagne et l'Espagne dominent les coupes d'Europe masculines tandis que chez les
femmes, ce sont l'Autriche puis le Danemark qui monopolisent les podiums. Dans les
compétitions des nations, ce sont la Norvège chez les femmes et la France chez les hommes qui
ont remporté le plus grand nombre de titres.
Seule exception notable à la domination européenne, la Corée du Sud, dont l'équipe féminine est
double championne olympique en 1988 et 1992 et championne du monde en 1995 et l'équipe
masculine a remporté l'argent olympique en 1988. Parmi les autres nations non-européennes,
seuls le Qatar (vice-champion du monde en 2015), la Tunisie et l'Égypte chez les hommes et
l'Angola chez les femmes ont eu des résultats probants lors des phases finales des grands
tournois internationaux.
Principales compétitions internationales des clubs
Au niveau des clubs, l'épreuve reine est la Ligue des champions, anciennement Coupe d'Europe
des clubs champions, qui met aux prises les meilleurs clubs européens depuis 1956 pour les
hommes et 1960 pour les femmes. Les autres continents se sont dotés de compétitions
similaires, à l'image de la Ligue des champions d'Afrique qui fut créée en 1979.