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Comment faire votre propre méthode turf infaillible ?

15 juin 2020 Christian FALQUE

Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment et pourquoi créer votre méthode personnelle
pour jouer aux courses hippiques; que ce soit au PMU ou ailleurs.

A la fin de cet article, vous trouverez un exemple de création de méthode, et vous saurez
vous en créer une bien à vous.

Quelques lecteurs m’ont signalé qu’ils jouent aux courses de chevaux avec une certaine
réussite, selon une méthode qu’ils ont élaborée eux-mêmes.

D’autres, bien plus nombreux, voudraient bien se créer une méthode de jeux, mais ils ne
connaissent pas du tout la marche à suivre.

Tout d’abord, avant de commencer, nous allons voir tous les avantages d’avoir une méthode
personnelle.
Pourquoi posséder une méthode de jeu bien à soi ?

Il est évident qu’il est préférable d’utiliser un système de sélection personnel plutôt que
d’utiliser celui de « monsieur tout-le-monde ». Pourquoi ?

Parce que plus un cheval est joué, moins il rapportera. Vous connaissez ce principe. Une
méthode bien à vous, vous permettra de sélectionner un cheval qui ne sera peut-être pas joué
par tout le monde. Et les rapports seront plus conséquents.

Celui qui joue sa propre sélection sera certain que des milliers de turfistes ne vont pas
systématiquement faire comme lui. Les cotes n’en seront que meilleures.

Avant de vous donner les moyens de fabriquer votre méthode personnelle, il faut bien définir
ce qu’est une méthode de sélection hippique. Les vraies, les fausses et les différents genres.

C’est quoi une méthode digne de ce nom ?

Une bonne méthode c’est un procédé, écrit noir sur blanc, qui permet de déterminer le ou les
chevaux à jouer en utilisant toujours le même processus. Elle s’appuie sur des règles
précises qui ne doivent pas changer au gré de votre humeur, de votre capital de jeu, de vos
gains, de vos pertes ou de vos émotions du moment.

La clarté et la précision sont les 2 qualités indispensables d’une bonne méthode. Son texte
doit être rédigé d’une façon telle que la sélection puisse s’opérer sans aucune ambiguïté,
confusion ou doute possible.

Les fausses méthodes

En fabricant votre méthode, ne faites pas comme certains vendeurs peu scrupuleux. Ils
commercialisent des systèmes de sélection qui n’ont de méthodes que le nom que ces
charlatans ont bien voulu leur donner.

Les auteurs de ces pseudos ouvrages se sont arrangés pour que leur procédé de sélection soit
assez flou et contradictoire. Cela leur permet de sélectionner le cheval de leur choix, ce qui est
bien commode pour fabriquer de toutes pièces des statistiques extraordinaires.
Laissons de côté ces procédés douteux, et voyons plutôt les 3 principaux genres de
méthodes.

Les méthodes « de rubriques »

Ces systèmes reposent uniquement sur les différentes rubriques des journaux spécialisés
comme « Week-End », « Tiercé Magazine » et « Paris-Turf ».

Certaines de ces rubriques sont rédigées par des journalistes hippiques et ne reflètent que
leurs opinions.

Le gros défaut de ces systèmes de sélection, c’est qu’ils reposent uniquement sur les
appréciations personnelles des journalistes. Ils ont leurs périodes de forme ou de méforme, de
chance ou de malchance. Ils sont aussi remplacés parfois (congés, maladies)…

D’autres sont basées uniquement sur les performances réelles des chevaux. C’est ce que
nous allons voir sans plus tarder. Et c’est celles que je préfère, vous verrez plus loin pourquoi
!

Les méthodes « de performances »

Les méthodes dites « de performances » se basent toutes sur les renseignements que vous
pouvez recueillir sur les courses passées des concurrents de la course du jour.
Il s’agit du classement du cheval dans sa ou ses courses précédentes, du temps réalisé sur le
parcours (valable surtout au trot), et de sa dernière cote.

En effet, la façon dont a été joué un cheval dans ses dernières courses est un élément très
important dans l’élaboration d’une méthode fiable.

L’allocation, la distance de la course, le nombre de partants, la date et l’hippodrome,


l’état du terrain ainsi que le poids que le cheval avait à porter sont les meilleurs indicateurs
dont on peut se servir.

J’allais oublier : il y a aussi la distance ou le temps qui séparait les uns des autres les
différents chevaux à l’arrivée.

Je pense que les dernières performances des chevaux c’est bien la seule sélection valable
car elle se base sur les possibilités physiques des chevaux. C’est la réalité !

Et les possibilités d’un trotteur ou d’un galopeur, vous ne les découvrirez que d’après ses
performances, pas autres choses.

C’est en associant ces divers éléments, par un dosage rationnel, que vous obtiendrez les
meilleurs résultats pour réaliser une bonne méthode.

Pour la ou les dernières performances des chevaux, tout journal hippique digne de ce nom
vous donnera ces précieux renseignements. Et il y a aussi Internet.

Citons les sites de Week-End, Paris-Turf, [Link] et Geny Courses. Il y en a bien sûr
beaucoup d’autres.

Maintenant que nous avons vu les différents éléments dont nous devons tenir compte, quels
sont ceux qui ont le plus d’importance pour l’élaboration d’une bonne méthode ?
Equidia vous montre aussi comment faire le papier :

Les 3 éléments déterminants pour situer la valeur d’un cheval en se basant sur
une course courue :

• L’allocation de la course.
• Le classement réalisé par le cheval.
• La cote finale.

Mais attention, ces 3 éléments sont toujours tributaires les uns des autres. Le classement et la
cote sont toujours fonction de l’importance de l’allocation dont est dotée l’épreuve.

Explication :

Un cheval engagé dans une épreuve d’une allocation de 70 000 €, qui terminerait 8 ou 9ème
sur 18, avec une cote de 15/1, par exemple.

Prenons ce même cheval et engageons-le dans une course dotée de 20 000 €. Il pourrait peut-
être finir 1er ou 2ème à la cote de 3/1.

Contrairement aux apparences, ces 2 performances seraient aussi bonnes l’une que l’autre.
Dans le premier cas, il affrontait des concurrents d’une valeur supérieure, alors que dans le
deuxième exemple, il courait avec des chevaux de moindre valeur.

Nous pouvons donc déduire que la valeur d’un classement ou d’une cote, doit être évaluée en
fonction de l’allocation de la course. C’est elle qui reflète parfaitement et fidèlement la
valeur des concurrents qui y participent.

Mais maintenant nous allons voir plus en détails ces 3 éléments importants.

1 – L’allocation
Le montant du prix indique généralement la catégorie des chevaux qui y participent, leur
valeur intrinsèque. Les bons chevaux courent toujours dans les épreuves les plus richement
dotées, tandis que les moins bons se présentent dans des courses plus modestes.

Cas particuliers :

• Un cheval qui se présente dans une épreuve d’un niveau inférieur à celle de sa dernière
sortie est dit « déclassé ». Sa chance de gagner est bien réelle si son classement y était
honorable, ou bien si sa cote était très basse.

• Par contre si ce même cheval est engagé dans un prix supérieur à celui de sa dernière
sortie, il est dit « surclassé ». Il y a peu de chance qu’il répète sa performance, à
moins qu’une grosse baisse de poids vienne équilibrer ses chances. Ce qui peut arriver
dans un handicap, par exemple.

Quand vous établirez votre méthode, privilégiez donc les concurrents qui viennent de courir
dans une course plus richement dotée.

2 – Le classement

La musique (ses places à l’arrivée) du cheval vous donne une indication de sa forme dans sa
catégorie. Mais attention, ce classement n’est réellement valable que s’il a été obtenu
récemment et dans des conditions normales.

En effet, s’il y a eu des incidents de parcours, ou bien si ce concurrent a été gêné, on ne peut
décemment pas tenir compte de cette course.

Comme nous venons de le voir, la valeur du classement est tributaire de l’allocation de la


course, mais il l’est aussi du nombre de partants. Un cheval qui vient de terminer 4ème sur
5 n’est pas plus méritant que celui qui vient de finir 10ème sur 20.

Il faut également tenir compte du poids que portait le cheval, ainsi que des distances entre les
différents concurrents à l’arrivée.
Ouf, ça fait beaucoup de paramètres à prendre en compte, tout ça ! Et c’est là que l’on
s’aperçoit que rien n’est facile dans les courses hippiques.

Pour résumer, si vous tenez compte du classement des chevaux pour l’élaboration de
votre méthode, vérifiez bien les points suivants :

• Cette dernière course doit être assez récente.


• Elle devait être assez fournie en nombre de partants.
• Le cheval portait sensiblement le même poids que dans la course du jour.
• Elle se déroule sur une distance égale, à 300 mètres près.

Si toutes ces conditions sont réunies, alors le cheval aura toutes les chances de répéter sa
performance.

3 – La cote

La cote est une bonne indication pour évaluer la valeur d’un cheval. C’est un vote de
l’ensemble des parieurs, et il est très rare que la masse des joueurs se trompe.

9 fois sur 10, il y a anomalie lorsqu’un cheval parti à une cote très basse ne figure pas à
l’arrivée. Il nous appartient donc dans ce cas, d’en rechercher la cause. (Incident de course,
mauvaise tactique du jockey ou du driver, fatigue du cheval).

La cote, nous l’avons vu, est donc fonction de l’importance du prix et du nombre de
partants. Elle prend donc toute sa valeur lorsque l’épreuve où elle a été obtenue correspond
le plus exactement possible à celle de la course du jour.
Le dosage des différents paramètres

Patience, vous allez bientôt apprendre à élaborer votre méthode tout seul, comme un grand,
en tenant compte de tous les paramètres utiles et importants.

Mais avant il vous faut établir le dosage qui constituera les règles de votre méthode :

1) La distance de la course du jour.

Il est rationnel de reprendre un cheval sur la distance où il a réalisé sa meilleure


performance, et si possible sur le même hippodrome. Mais vous devez savoir que, s’il est
relativement facile « d’allonger » un cheval, (l’engager sur une distance plus longue que
d’habitude), il est par contre difficile de le « raccourcir ». Evitez donc de choisir des chevaux
qui seraient « raccourcis » de plus de 300 mètres entre leur dernière sortie et la course du
jour.

2) La date de la dernière course.

Cette date a bien sûr une très grande importance. Un cheval répètera plus facilement sa
dernière performance, si sa dernière sortie a eu lieu récemment. Il faut savoir profiter des
périodes de forme du cheval.

3) Les écarts à l’arrivée.

Un cheval qui terminerait 2ème, à une encolure du vainqueur, peut cependant lui être
supérieur s’il portait ne serait-ce qu’un kilo de plus que lui. (On a coutume de dire que 1 kilo
= 1 longueur.)

4) Les temps ou réductions kilométriques.

Elles n’ont d’intérêt qu’au trot, où c’est même LA référence ! Au galop, le temps ne veut pas
dire grand-chose, car trop tributaire du train plus ou moins rapide imposé à la course.

5) Le nombre de partants.

Il a beaucoup plus d’importance dans les épreuves secondaires, comme les réclamer et les
handicaps. Dans les épreuves plus prestigieuses comme les courses de groupe, il y a souvent
un concurrent qui se détache des autres et qui fait le vide autour de lui.
6) Le poids porté.

Une décharge de poids n’est vraiment significative que dans des courses de même allocation.
Nous l’avons déjà vu, le poids, comme la cote et le classement, est donc tributaire de
l’allocation.

Ebauche de réalisation d’une méthode

Le rôle d’une méthode est de déterminer automatiquement un cheval à jouer. Voici la


meilleure façon d’atteindre ce but avec 3 idées directrices :

Etape 1 : Pointer tous les chevaux susceptibles de se mettre en valeur, par la cote, l’allocation
ou le classement.
Etape 2 : Parmi ces chevaux, éliminer ceux ayant une chance moindre.
Etape 3 : Parmi les concurrents restant, recherche du meilleur cheval à jouer.

Construction d’une méthode concrète

1) : Sur toutes les courses de la réunion, pointer les chevaux qui ont couru dans un prix
supérieur à celui du jour, lors de leur dernière course.

2) : De ces chevaux, on élimine ceux qui n’ont pas fini dans les 4 premiers, ceux qui ont
couru sur une distance supérieure de plus de 300 m, ceux qui n’ont pas laissé au moins 3
chevaux derrière eux, ceux qui ont une surcharge de plus de 6 kg, ceux qui sont restés plus
d’un mois sans courir. Tout cela en se basant sur la dernière course, bien sûr.

3) : Des chevaux restant après ces éliminations, choisir celui qui avait la plus petite cote. Si
plusieurs chevaux avaient la même cote, choisir celui dont la dernière sortie est la plus
récente, à défaut le mieux classé lors de sa dernière course.

Vous avez là un exemple de réalisation de méthode très simple. Bien sûr vous pouvez
procéder différemment, du moment que vous respectez les principes vus dans cet article.

Aussi vous pouvez choisir d’abord la course dans laquelle vous voulez jouer. Vous pouvez
également sélectionner ceux qui ont terminé dans les 5 premiers (au lieu des 4 premiers), ou
bien tenir compte des 3 dernières sorties des différents concurrents. Bref, les possibilités sont
multiples et infinies.

Derniers conseils pour finir

1) : A la création de votre méthode, déterminez le genre de chevaux que vous voulez jouer :
des favoris, des chevaux à rapport moyen, ou bien des outsiders.
2) : Ne jugez votre méthode que sur un très grands nombre de coups joués.
3) : Trouvez un système de mises adéquates, en tenant compte des écarts qui seront plus ou
moins importants, suivant que vous vouliez jouez des favoris ou bien des outsiders.
4) : Ecrivez noir sur blanc sur une feuille, ou dans un fichier informatique les règles de votre
méthode. Vérifiez ensuite sur les courses passées si votre système de sélection est bon. S’il
n’est pas bon, jetez tout et recommencez en partant sur une autre idée.
5) : En aucun cas ne fabriquez votre méthode en partant de résultats acquis, en essayant de
faire cadrer les règles pour l’obtention de ces résultats. Votre méthode n’aurait aucune
logique, donc aucune valeur.
6) : Votre méthode ne doit pas comporter de « mais », ou de « si » pour repêcher ici ou là une
belle cote qui vous aurait échappé autrement. Tous ces « rajouts » vous feront perdre sur le
long terme, soyez-en sûr !

Conclusion

Sachez-bien que ce qui fait la valeur d’une méthode, c’est sa simplicité et sa logique. La
méthode idéale serait celle qui pourrait être exprimée en 3 ou 4 lignes maximum, et qui
reprendrait tous les principes énoncés dans cet article.

Pour étayer mes propos, voici un article de Christophe Chaigne sur le même sujet :

Comment construire son propre système pour gagner au PMU


Vous voyez, je n’ai pas peur de vous parler de la concurrence, surtout quand c’est un article
de qualité bien argumenté.

A bientôt, et portez-vous bien !

Christian de [Link]

© FALQUE Editions – 2020

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