Mon Rapport de Stage
Mon Rapport de Stage
INPRAT
Institut Privé Centre National
d’Agriculture Tropicale de Recherche Agronomique
Station de Recherche de Bimbresso
d’Agronomie Tropicale
Option : Production Végétale
THEME
Encadreur :
Dr BROU FULGENCE
Chercheur au CNRA
Pour l’obtention définitive du Brevet Technicien Supérieur (BTS), les étudiants après
l’admissibilité, sont soumis à des stages pratiques pour perfectionner leurs connaissances.
C’est dans cette optique que le CNRA nous a reçus de Novembre 2013 à Février 2014 au sein du
Programme Hévéa de la Station de Recherche de Bimbresso afin de nous initier aux pratiques et
techniques nouvelles de l’hévéaculture.
Ce stage a été pour nous d’un intérêt tout particulier dans notre formation, car il nous a permis de
connaitre l’hévéaculture et de nous initier à la recherche. Nous restons réceptifs à toutes les
critiques et suggestions qui pourraient nous permettre de corriger notre travail de ses éventuelles
insuffisances, car notre objectif est de renforcer nos connaissances dans le domaine que nous
avons choisi.
REMERCIEMENTS
Les travaux ici rapportés s’inscrivent dans le cadre de la validation de notre diplôme de
Brevet de Technicien Supérieur en Agriculture Tropicale, Option Production Végétale. Ils ont
été possibles grâce à l’aide physique et morale de certaines personnes auxquelles nous voulons
adresser nos remerciements les plus sincères à commencer par le Fondateur de l’Institut privée
d’Agriculture tropical (INPRAT) l’Honorable ACHI CHRISTOPHE, le personnel administratif
et le corps professoral pour l’encadrement de qualité dont nous avons bénéficié durant notre
cursus académique.
Nous adressons nos sincères remerciement et exprimons notre infinie reconnaissance à
Monsieur le Directeur General du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA),
Monsieur SANGARE ABDOURAHAMANE, pour nous avoir permis d’effectuer ce stage au
sein de l’Institut qu’il dirige.
A maman ELABO ANGELINE responsable du programme hévéa de Bimbresso, nous
exprimons notre profonde reconnaissance pour sa grandeur d’esprit, son intelligence, sa
compétence dans le domaine de l’Amélioration Génétique, sa crainte de Dieu, sans oublier sa
disponibilité dont nous avons bénéficiés.
Nous tenons à exprimer notre reconnaissance à Dr DJEZOU pour sa disponibilité et son
intelligence mis à notre disposition.
Nous adressons nos sincère remerciement au Technicien supérieur YAO N’DRI BENOIT
pour son dévouement, sa disponibilité, sa connaissance qui ont été d’une grande aide pour nous
dans l’accomplissement de notre travail.
Nour remercions aussi Dr ALBEN pour sa contribution massive.
L’encadrement de ce travail a été assuré par Dr BROU FULGENCE. Son intelligence, sa
prestance, sa compétence dans le domaine de l’Amélioration génétique qui ont été d’un grand
apport dans la réalisation de ce travail. Qu’elle soit assurée de notre profond respect et de notre
gratitude.
Nous exprimons nos vifs remerciements aux chercheurs du programme Hévéa, qu’ils
soient vraiment remerciés pour leurs sympathies et leur bonne collaboration.
SIGLES ET ABREVIATIONS
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX
PARTIE 1 : GENERALITE
I.GENERALITES……………………………………………….………………………
REMERCIEMENTS.......................................................................................................................3
.......................................................................................................................................................10
I. GENERALITES.........................................................................................................................12
2.1- Historique...........................................................................................................................14
PARTIE 1
généralités
I. GENERALITES
Le CNRA dispose d’une équipe d’experts dans les domaines agricoles et agro-industriels
ayant à son actif de nombreux acquis :
- Espèces végétales et animales améliorées à haut rendement ;
- Techniques de multiplication de matériels génétiques performants ;
- Techniques culturales permettant d’augmenter la productivité des principales
cultures tropicales ;
- Technique de boisement et de repeuplement agroforestier ;
- Technique de transformation et de conservation des produits agricoles ;
- Expertise et conseil en développement et en formation ;
- Expertise en matière de conformité variétale et de qualité des produits.
La station de recherche de Bimbresso est située au sud de la Côte d’Ivoire, dans la commune
de Songon compte en son sein deux programmes de recherche dirigés chacun par un Chef de
Programme (CP) à savoir :
– Programme Hévéa ;
– Programme Plantain, Banane et Ananas.
2.1- Historique
L’hévéaculture est aujourd’hui très développée dans le monde, car elle représente la seule
source de caoutchouc naturel commercialement exploitée. De ce fait, cette culture revêt un
fort impact socio-économique mondiale (ANRPC,2023). De 11,5 millions de tonnes en 2013,
la production mondiale de caoutchouc naturel est passée de 14,6 millions de tonnes
(Chantuma&Thasanasakul,2018).La grande partie de cette production est assurée par le
continent Asiatique Avec une proportion de plus de 88% le reste de la production est reparti
entre l’Afrique (8%)et l’Amérique latine (4%) (ANRPC,2023).
Quant à la cote d’ivoire, sa production qui était de 604 000 tonnes en 2027,est passé à
1 100 000 tonnes en 2021(APROMAC,2023).Cette production fait de la cote d’ivoire le 3 ème
producteur sur le plan mondial et, le 1 er en Afrique .Le caoutchouc ivoirien est aujourd’hui le
4ème produit d’exportation du pays après le cacao, le pétrole et le palmier à huile
(APROMAC,2023).Il génère d’importantes recettes aux producteurs ;estimées à plus de 495
milliards de Francs CFA par ans ; ce qui représente des gains financiers substantiels et
réguliers sur une longue période de vie de la plantation d’environ 30 ans (APROMAC,2023).
Pour maintenir sa place de leader en Afrique, l’Etat ivoirien, s’est dotée d’un plant directeur
de développement de l’hévéaculture qui prévoit de produire 2 000 000 tonnes de caoutchouc
sec à l’horizon 2025.
2.3- Présentation de l’hévéa
L’hévéa se présente comme un grand arbre de forêt. Sa couronne se trouve dans l’étage
supérieur à 20-30 m du sol et son tronc est élancé. Son bois est homogène, tendre et cassant.
L’hévéa adulte perd ses feuilles et les renouvelle chaque année (ANONYME 3, 2002). Sa
circonférence à hauteur d’homme est fréquemment de 1 à 3 mètres. La hauteur des hévéas de
1 m de circonférence est couramment supérieure à 25-30 mètres ; cette hauteur est atteinte en
fin de vie économique (25-30ans). Son tronc est vert grisâtre (COMPAGNON, 1986).
De forme généralement tronconique, c’est le tronc qui fait l’objet de l’exploitation de l’hévéa.
Il est constitué de bois, partie centrale lignifiée et de liber (écorce) qui entoure le bois. Ces
deux tissus dérivent du fonctionnement d'un méristème latéral, l'assise génératrice libéro-
ligneuse ou cambium. Ce méristème latéral fabrique à l'intérieur du tronc le bois et en
périphérie le liber qui renferme les organes producteurs du latex (les cellules laticifères ou
laticifères) dont le fonctionnement est orienté à 90 % vers la synthèse du caoutchouc pendant
l’exploitation des arbres (COMPAGNON, 1986). A partir de 4 ans, l’hévéa perd ses feuilles
et les renouvelle chaque année. Les feuilles sont constituées par trois folioles rattachées au
pétiole par trois pétiolules. Les fleurs sont de couleur jaune clair, groupées en inflorescences
en forme de grappes. Les fruits sont des capsules à trois lobes comportant trois graines
oléagineuses et de dimension variant de 2 à 2,5 cm (figure 1). Ils arrivent à maturité 5 mois
environ après la floraison et les graines qu’ils renferment sont expulsées. Les graines d’hévéa
perdent rapidement leur pouvoir germinatif ; ce qui limite considérablement leur possibilité de
dissémination tant naturellement que par intervention humaine lorsqu’elles sont stockées
plusieurs jours après leur chute (COMPAGNON, 1986).
A B C
D E F
L’hévéa exige un climat chaud et humide et la hauteur d’eau recommandée varie de 1500 à
2500 mm/an. Il présente un meilleur comportement végétatif sur des sols profonds, meubles et
bien drainés. La capacité de rétention en eau du sol joue un rôle important pour réduire ou
aggraver les effets de la saison sèche (COMPAGNON, 1986).
Les maladies et ennemis de l’hévéa sont nombreux et de divers ordres. Ils peuvent causer s’ils
ne sont pas maitrisés d’énormes pertes sur le verger hévéicole, donc sur la production du
caoutchouc. Suivant les différentes parties attaquées ; on distingue les maladies de feuilles, de
tronc et de racines. Les ennemis sont de divers ordres. Ils sont constitués de rongeurs et autres
mammifères (agoutis, biches, gazelles etc.), d’insectes et de parasites végétaux tels que les
Loranthacée dont les plus courants sont le Loranthus sp.
Elles sont les plus nombreuses et sont plus fréquentes en pépinière qu’en plantation :
Maladie sud-américaine des feuilles ou SALB (South American LEA Bligh) : Causée par
Microcycles ulei, cette maladie est spécifique de l’hévéa et sévit aussi bien en pépinière qu’en
plantation. Elle est extrêmement destructive et est considérée comme le principal facteur
limitant de l’hévéaculture sur le continent américain. Des traitements chimiques préventifs en
pépinière sont recommandés dans les zones endémiques (ANONYME 2, 2002). Les attaques
causées par le champignon Corynespora crassicolle provoquent de fortes défoliations sur les
clones PB 260 et IRCA 18 en Côte d’Ivoire. En dehors de ces maladies, plusieurs autres
champignons provoquent d’énormes dégâts, surtout en pépinière ; ce sont Oïdium hévéa,
Colletotrichum gloeosporioides, Helminthosporium hévéa. Le contrôle de toutes ces maladies
de feuilles est possible en pépinière mais reste cependant limité en plantations adultes du fait
du coût élevé des opérations.
Il s’agit essentiellement des pourritures blanche et brune causées par Formes ligneuse et
Formes Nonius. Elles peuvent, en absence de mesures de protection, provoquer des pertes
d’arbres de plus de 40% du peuplement initial (ANONYME 2, 2002).
L’hévéa se reproduit de deux manières ; par graine : moyen de multiplication naturelle (voie
générative) et par voie végétative. La multiplication végétative est utilisée comme le mode de
reproduction le plus répandu pour la mise en place des plantations. Cette multiplication se fait
selon plusieurs techniques, mais c’est le greffage en écusson à œil dormant qui est la plus
répandue en hévéaculture moderne car il permet d’obtenir des surfaces plantées beaucoup
plus homogènes. De ce fait, les productions futures de caoutchouc peuvent être estimées avec
précision (COMPAGNON, 1986). Cette méthode se fait soit en plein champ, soit à d’une
pépinière. Le greffage en plein champ est déconseillé car il est laborieux et les risques de se
retrouver avec une plantation contenant de nombreux feelings (greffage non réussi) sont très
élevés.
La pépinière est l’endroit idéal pour multiplier les plants qui ont besoin d’un soin particulier
avant leur transplantation en plein champ. Elle peut se faire directement en terre (pépinière de
pleine terre) ou dans un conteneur (pépinière en sacs, ‘tee plot’, ‘root trainer’ etc.). Sa mise en
place nécessite des graines qui seront soit directement ensemencées, soit ensemencées sous
forme de graines prégermées après un séjour en germoir.
Ce type de pépinière est utilisé pour l’obtention de plants à racines nues (stumps) de 10 à 20
mois, et le greffage peut intervenir à partir de 6 mois d’âge. Avant la mise en place des
graines pré germées, le terrain doit être préalablement aménagé.
Le germoir est le lieu où les graines sont mises à germer avant leur transfert à la pépinière ou
au champ Il est constitué de plates-bandes d’un mètre de largeur et de longueur variable ; 1
mètre carré de bande peut recevoir 1000 graines. Ces bandes sont constituées par un milieu
léger d’environ 5 à 10 centimètres d’épaisseur (sable ou sciure de bois, etc.) et sont couvertes
par une ombrière (COMPAGNON, 1986). Les graines utilisées sont dites illégitimes (graines
dont seule l’origine maternelle est connue) et sont le plus souvent du clone GT 1. Elles seront
transférables selon le niveau végétatif souhaité à partir d’une semaine environ .
Préparation du terrain
Elle peut se faire mécaniquement avec utilisation d’un bulldozer, quand il s’agit d’une forêt
ou manuellement lorsqu’il s’agit d’une jachère peu boisée.
La priorité est donnée aux terrains plats ou très légèrement en pente (pente < 5 %) pour
favoriser le drainage naturel. Les sols destinés aux pépinières doivent être relativement légers,
mais d’une profondeur suffisante (au moins 60 centimètres) et exempts de couches indurées
pour permettre le bon développement radiculaire. Cette opération débute par le défrichement
et l’abattage des arbres. Il est nécessaire, de dessoucher la totalité du terrain au cas où
l’abattage est fait par tronçonnage, d’ameublir le sol sur une profondeur variant de 40 à 60
centimètres par un labour croisé et de niveler le sol pour la suite des opérations. Au cours de
la préparation du terrain, l’on fait l’épandage d’une fumure de fond à base de (KPMG) et si
nécessaire d’un herbicide pré-émergent (DIAN et al 2016).
Piquetage de la pépinière
Il se fait à l’aide d’un plantoir "gabarit" ou d’une ficelle marquée suivant les dimensions des
intervalles entre les plants. Les graines non germées ou pré germées sont repiquées dans les
trous creusés puis recouvertes d’une mince couche de terre. L’opération doit se faire de
préférence tôt le matin ou dans la soirée et les lignes jumelées doivent être humidifiées avant
et après le planning.
Ce type de pépinière est utilisé pour l’obtention de plants en sacs ou en pots (présence de
mottes) de 10 mois environ. Il est adapté au greffage en vert qui peut intervenir vers 5 mois.
Figure 5 : Pépinière en sacs de polyéthylène
Le piquetage a lieu d’abord sur deux bordures parallèles de la pépinière, puis à l’intérieur. Les
tranchées sont matérialisées selon les dimensions suivantes :
Au cours du creusage des tranchées, la terre est disposée du même côté de la tranchée et elle
sert par la suite au remplissage des sacs après mélange avec une fumure de fond à base de (N
P K Mg). Ce dispositif, avec les aménagements effectués permet la mise en place de plus de
100 000 plants/ha.
Les sacs ou pots sont remplis avec le mélange terre + fumure de fond, en effectuant au fur et à
mesure un léger tassement. Les sacs ou pots sont disposés dans les tranchées selon les
dimensions des sachets ou des pots soit, en lignes jumelées pour des sachets de grandes
dimensions (25 cm x 40 cm par exemple), soit en tétrades discontinues pour les sachets de
petites dimensions (10 cm x 40 cm par exemple) (Figure 10). Les sachets sont enterrés au 2/3
de sa longueur.
40 Cm
25 Cm
10 Cm
Entretien d’une pépinière
- Irrigation
L’alimentation hydrique des hévéas en pépinière est nécessaire pour minimiser les pertes dues
au manque d’eau. Elle peut se faire manuellement ou mécaniquement avec une motopompe
par la méthode des jets d’eau ou celle du ‘goutte à goutte’. Les besoins des jeunes plants
d’hévéa en pépinière sont estimés à 120 mm d’eau par mois et on effectue généralement deux
apports de 15 mm par semaine, en complément de la pluviométrie aux heures les moins
chaudes de la journée.
- Fertilisation
Après l’épandage d’une fumure de fond lors de la préparation du terrain, il est recommandé
d’effectuer des apports fractionnés d’azote deux à trois fois avant le greffage des plants.
L’épandage se fait à l’intérieur des sachets pour les pépinières en sacs et à l’intérieur de la
double ligne, dans un sillon en ce qui concerne la pépinière pleine terre (figure6).
- Traitement fongicide
Pour lutter contre les maladies foliaires causées par des champignons (Helminthosporium
hévéa, Colletetrichum gloesporioïdes et Oïdium hévéae). Des traitements préventifs à base de
Ivory 80 WP ont été effectués
- Contrôle de l’enherbement
Il se fait à la main à l’intérieur des sachets et à la daba entre les sachets et les lignes
concernant la pépinière pleine terre. Le traitement chimique ne peut intervenir qu’après 6
mois environ et quand les plants sont aoûtés.
Les maladies les plus fréquentes sont des maladies foliaires. Elles sont causées pour la
majorité par des champignons comme, Helminthosporium hévéa, Colletetrichum
gloesporioïdes et Oïdium heveae. Le contrôle de ces différentes affections se fait par
l’application de fongicides à base de Manèbe ou de Mancozèbe, en prévention et/ou en
traitement curatif. Les termites et les criquets sont les insectes les plus rencontrés en pépinière
d’hévéa. La lutte se fait par l’utilisation d’insecticide à base de Deltaméthrine ou
Cyperméthrine et bien d’autres.
- Pratique du greffage
Il existe deux types de greffage ; le greffage en ‘aoûté’ (bois brun) et le greffage en ‘vert’
(OKOMA et al ,2016).
Le greffage en aoûté se fait sur un porte-greffe aoûté et avec un bois de greffes également
aoûté. Généralement, le porte-greffe est âgé de 10 mois.
Concernant le greffage en vert, il est réalisé avec des porte-greffes très jeunes. Généralement,
l’opération débute soit 3 à 4 mois après la mise en place des graines. Le bois de greffes doit
avoir le même âge que les plants à greffer.
Les opérations ci-après sont à réalisées rapidement et dans l’ordre, car le cambium du porte-
greffe et du greffon doit rester le moins possible dénudé:
Les greffes sont démaillotées quatre semaines après leur pose. Le contrôle à l’ouverture des
greffes ne donne qu’une idée approximative de la réussite du greffage. Il permet cependant de
déceler certaines défections des greffeurs (fenêtre trop large, greffon posé à l’envers ou trop
étroit etc.). Un deuxième contrôle est réalisé 10 jours après le d’emmaillotage pour calculer le
taux de réussite. Une greffe est considérée comme réussie si le bourgeon et les tissus qui
l’entourent sont vivants après le deuxième contrôle (ANONYME 4, 2013). Dans le cas où la
greffe n’aurait pas réussi, un deuxième tour de greffage pourra être effectué à l’opposé de la
première greffe sur le porte-greffe (ANONYME 4, 2013).
Il est nécessaire pour établir une plantation, de planifier les opérations à partir d’une ou deux
années avant la mise en place effective des arbres (figure7). Pour la mise en place, les plants
greffés devront être achetés chez des pépiniéristes pour le planteur ne disposant pas de
pépinières
Défrichement et
Avant l’établissement d’une plantation, une prospection du site devant la recevoir s’impose.
Le but de celle-ci est d’acquérir une connaissance concrète du site de la nouvelle plantation :
relief, qualités du sol, profondeur etc. Après avoir localisé les surfaces destinées à la
plantation, le terrain doit être dégagé.
En zone forestière par exemple, on procède à l’abattage de la forêt qui se fait, soit
manuellement, soit mécaniquement avec l’utilisation d’engins tels que les bulldozers. Cette
opération est suivie par le brulage quand il s’agit d’un abattage manuel afin de faciliter les
autres opérations agricoles. Lorsque le terrain est dégagé, pour éviter les préjudices
consécutifs à l’érosion, la mise en place de plantes de couverture est préconisée après le
piquetage. Néanmoins, des associations de cultures, notamment vivrières et légumes (riz,
igname, bananiers, etc.) sont plus indiquées car elles fournissent des vivres aux planteurs et
des moyens financiers après la vente de ces vivres.
L’opération de piquetage est très importante car elle sert à matérialiser les emplacements
définitifs des arbres. Pour une plantation de lignes droites, il suffit d’utiliser un gabarit sur
lequel sont reportés les intervalles entre arbres correspondant au dispositif choisi. À la place
de chaque arbre, on plante un piquet. Au niveau de chaque piquet planté, un trou de
dimension 40 cm × 40 cm de côté pour 60 cm de profondeur est creusé. La trouaison peut se
faire de façon manuelle ou mécanique à l’aide d’une tarière montée derrière un tracteur
(ANONYME 5, 2012).
On entend par dispositif, l’écartement entre les lignes et entre les arbres sur la ligne donc la
distribution des arbres sur la surface plantée. Il est donc évident que la densité est commandée
par le dispositif de plantation. Ainsi, les dispositifs appliqués à l’hévéa sont 6 x 3 m et 5 x 3
m, avec le premier chiffre qui correspond à la distance entre les lignes et le second, l’écart
entre les plants sur la ligne ; ce qui donne respectivement 555 arbres et 666 arbres à l’hectare.
(ANONYME 5, 2012).
Plusieurs techniques de planting existent. Celles-ci tiennent compte du type de plants (stumps,
plants en sacs ou en pots, plants débourrés en sacs et le semis direct de graine). Concernant les
stumps, la plante est mise en terre et le trou est rebouché jusqu’au collet puis la terre autour du
plant est solidement damée. Les plants en sacs sont plantés sans les sachets et le damage qui y
intervient se fait légèrement pour éviter que la motte de terre se détache du plant
(ANONYME 5, 2012).
L’hévéa est essentiellement cultivé pour son latex riche en caoutchouc. Le caoutchouc est un
métabolite secondaire synthétisé dans les cellules spécialisées appelées laticifères. La récolte
de latex de l’hévéa débute lorsque les arbres sont âgés de 6 ans et ont une circonférence de 50
centimètres à 1 mètre du sol (OBOUAYEBA et al, 2002 et OBOUAYEBA 2005). La
production de caoutchouc dépend de facteurs physiologiques et biochimiques qui varient d’un
clone à un autre. Cependant, elle peut être influencée par le système de récolte de latex qui
comprend deux composantes principales qui sont le système de saignée et la stratégie de
stimulation hormonale de la production de caoutchouc.
La saignée est une opération qui consiste à faire une incision dans l’écorce de l’arbre. Ce qui
entraine la section d’un certain nombre de manteaux laticifères, et assure l’écoulement du
latex vers l’extérieur (Jacob et al. 1995). Cette opération est répétée tout au long de l’année à
une fréquence de deux, trois, quatre, cinq, ou six jours soit respectivement d2, d3, d4, et d5 ou
« d » signifie le jour en anglais ‘Day’. L’incision peut être faite en spirale entière, en demi-
spirale ou en quart de spirale (S, S/2, S/4). La saignée peut être descendante ou remontante
selon la direction de l’exploitation de l’écorce. Lorsque la saignée est faite en ravivant
l’encoche de saignée du haut vers le bas, on parle de saignée descendante. Dans le cas
contraire, la saignée est dite remontante ou inversée. La saignée inversée est pratiquée à partir
de la dixième année d’exploitation.
MATERIE
L
ET
METHODE
S
II.1 Matériel
Le matériel végétal utilisé est composé des graines illégitime des clones GT 1, IRCA 41, PB
217, IRCA 331, RRIC 100, PB 260 et IRCA 230. Les graines de ces différents clones
d’hévéa ont été ramassées dans les plantations monoclonales de chacun de ces clones à la
Société Civile Agricole du Sud-Ouest (SCASO)
II.2 Méthode
Cette étude a été réalisé à partie d’une pépinière en sac d’hévéa établie pour la croissance des
différents clones. Le premier caractère de croissance est le Diamètre au collet, qui permet de
connaitre la circonférence. Le deuxième caractère est la hauteur qui par lui allons examiner la
taille des différents clones. Le troisième caractère est compté, compter nous permettras de
connaitre le nombre exact d’étage foliaire au niveau de chaque clone. La pépinière a été
subdiviser en 4 blocs de 8 rangers dont 4 rangers considéré comme couverture. Dans chaque
bloc nous avons 7 rangers qui représente les 7 différents clones sur lesquels nous avons fait le
greffage avec différents greffons. Au total nous avons 32 rangers sur lesquels on a réalisé 39
greffages sur chaque ranger.
Un germoir a été mis en place en…………avec des graines illégitimes des clones GT1,
IRCA41, IRCA331, IRCA230, PB217, RRIC100, PB260. Le clone GT1 est un clone
primaire originaire d’Indonésie, plus précisément de Jaja. C’est l’un des clones les plus
plantés dans le monde. Il est bon producteur et bon porte greffe. Tous les plants ont été
évalués en termes de croissance selon le TABLEAU. A partie du 3ème mois tous les clones on
commence à être évalués selon leurs diamètres, leur hauteur et leurs étage foliaire.
Trois mois après la mise en place de la pépinière, les plantules issus du germoir évaluer sous
trois caractères. Ceci nous a permis de déterminer le taux de croissance ces différentes
technique.
A l’aide d’un pied à coulisse on mesure a 1 cm du sol puis on note la circonférence du plant
chaque un mois.
- DETERMINATION DE HAUTEUR
A l’aide d’un gabarit ou un mètre a rubans on mesure la taille des plants chaque un mois.
La comparaison des poids et de taux de germination des graines des différents clones a été
effectuée au moyen de l’analyse de la variance à un critère de classification (ANOVA 1).
Lorsqu’une différence significative est observée (p<0,001), , l’ANOVA 1 est complétée par
le test de la Plus Petite Différence Significative (ppds) de la méthode de Tukey au seuil de
probabilité 0,05.
PARTIE 3 :
RESULTAT
S
ET
DISCUSSIO
N
III.1 RESULTATS
La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau du diamètre au collet. Le
diamètre au collet des clones varie entre 8.90 cm et 12.96 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré
le diamètre au collet le plus élevé avec une valeur de 12.96 cm. Il est suivi par les clones
RRIC 100, IRCA 230, PB 260 et PB217.Les plus faibles valeur ont été obtenus par GT1 et
IRCA 41.
TABLEAU1 : EVALUATION DU PARAMETRE DIAMETRE AU COLLET
La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau de hauteur. La hauteur des clones
varie entre 130.03 cm et 179.11 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré le diamètre au collet le
plus élevé avec une valeur de 179.11 cm. Il est suivi par les clones RRIC 100, IRCA 230, PB
260 et PB 217. Les plus faibles valeurs de ont été obtenus par IRCA 41 et GT1.
HAUT1 HAUT2
F 1.5571 1.3497
La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau de l’étage foliaire. L’étage
foliaire des clones varie entre 6.63 cm et 8.56 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré plus
d’étage foliaire avec une valeur de 8 .56 cm. Il est suivi par les clones GT1, IRCA 230, IRCA
41, PB 217 et les clones ayant moins d’étage foliaire est RRIC 100, PB 260.
ETF1 ETF2
F 1.0346 1.0128
III.2 DISCUTION
CONCLUSION
ET
DISCUTIO
NS
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
Cette étude a été réalisée pour contribuer à l’identification de nouvelles familles de porte-
greffes performants pouvant remplacer le GT 1 pour la création de pépinière d’Hévéa. Il
ressort de nos travaux que les différents clones ne progressent pas de la même manière. Le
clone IRCA 331 relativement supérieur au GT1 qui est pris comme référence en pépinière.
Les résultats obtenus à ce stade de l’étude ne sont pas suffisants pour proposer un ou deux sur
les 6 clones évalués en substitut/renforcement au GT1. Cette étude mérite donc d’être
poursuivie afin d’évaluer :
- Le taux de mortalité après repiquage en pépinière ;
- L’évaluation du taux de réussite après planting des plants au champ pour mieux
apprécier les plus résistants aux attaques
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUS
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ANONYME 2, 2012. Guide du conseiller agricole hévéa -Tome 2- Mise en place et entretien
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