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REPUBLIQUE DE CÖTE D’IVOIRE

Union Discipline travail

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INPRAT
Institut Privé Centre National
d’Agriculture Tropicale de Recherche Agronomique
Station de Recherche de Bimbresso

MEMOIRE DE BREVET DE TECHNICIEN SUPERIEUR

d’Agronomie Tropicale
Option : Production Végétale

THEME

EVALUTION DE LA CROISSANCE EN PEPINERE


DES DESCENDENTS ILLEGITIME DE SEPT
CLONES D’HEVEA POUR L’IDENTIFICATION DE
NOUVELLE FAMILLE DE PORTE GREFFES

Présenté par : GUEDE Kodou Angela

Encadreur :

Dr BROU FULGENCE
Chercheur au CNRA

Année académique 2022-2023


DEDICACE

Au DIEU de ma destinée JESUS CHRIST


AVANT - PROPOS

Pour l’obtention définitive du Brevet Technicien Supérieur (BTS), les étudiants après
l’admissibilité, sont soumis à des stages pratiques pour perfectionner leurs connaissances.

C’est dans cette optique que le CNRA nous a reçus de Novembre 2013 à Février 2014 au sein du
Programme Hévéa de la Station de Recherche de Bimbresso afin de nous initier aux pratiques et
techniques nouvelles de l’hévéaculture.

Ce stage a été pour nous d’un intérêt tout particulier dans notre formation, car il nous a permis de
connaitre l’hévéaculture et de nous initier à la recherche. Nous restons réceptifs à toutes les
critiques et suggestions qui pourraient nous permettre de corriger notre travail de ses éventuelles
insuffisances, car notre objectif est de renforcer nos connaissances dans le domaine que nous
avons choisi.
REMERCIEMENTS

Les travaux ici rapportés s’inscrivent dans le cadre de la validation de notre diplôme de
Brevet de Technicien Supérieur en Agriculture Tropicale, Option Production Végétale. Ils ont
été possibles grâce à l’aide physique et morale de certaines personnes auxquelles nous voulons
adresser nos remerciements les plus sincères à commencer par le Fondateur de l’Institut privée
d’Agriculture tropical (INPRAT) l’Honorable ACHI CHRISTOPHE, le personnel administratif
et le corps professoral pour l’encadrement de qualité dont nous avons bénéficié durant notre
cursus académique.
Nous adressons nos sincères remerciement et exprimons notre infinie reconnaissance à
Monsieur le Directeur General du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA),
Monsieur SANGARE ABDOURAHAMANE, pour nous avoir permis d’effectuer ce stage au
sein de l’Institut qu’il dirige.
A maman ELABO ANGELINE responsable du programme hévéa de Bimbresso, nous
exprimons notre profonde reconnaissance pour sa grandeur d’esprit, son intelligence, sa
compétence dans le domaine de l’Amélioration Génétique, sa crainte de Dieu, sans oublier sa
disponibilité dont nous avons bénéficiés.
Nous tenons à exprimer notre reconnaissance à Dr DJEZOU pour sa disponibilité et son
intelligence mis à notre disposition.
Nous adressons nos sincère remerciement au Technicien supérieur YAO N’DRI BENOIT
pour son dévouement, sa disponibilité, sa connaissance qui ont été d’une grande aide pour nous
dans l’accomplissement de notre travail.
Nour remercions aussi Dr ALBEN pour sa contribution massive.
L’encadrement de ce travail a été assuré par Dr BROU FULGENCE. Son intelligence, sa
prestance, sa compétence dans le domaine de l’Amélioration génétique qui ont été d’un grand
apport dans la réalisation de ce travail. Qu’elle soit assurée de notre profond respect et de notre
gratitude.
Nous exprimons nos vifs remerciements aux chercheurs du programme Hévéa, qu’ils
soient vraiment remerciés pour leurs sympathies et leur bonne collaboration.
SIGLES ET ABREVIATIONS
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX

Figure 1 : Présentation de l’hévéa……………………………………………………………….


Figure 2 : Pepiniere en pleine terre………………………………………………………………
Figure 3 : Presentation des graines de GT1 et disposition dans le germoire…………………….
Figure 4 : Différentes stade de germination de la graine d’hevea ……………………………….
Figure 5 Pepiniere en sacs de polyethylene…
Figure 6 : Sachet en polyethylene de differente dimenssion…………
Figure 7 : Arrosage par asperssion
Figure 8 : Fertilisation des pepinieres
Figure 9 : Itineraire technique de l’hevea
Figure 10 : Localisation geographique du site d’etude
SOMMAIRE page
DEDICACE……………………………………………………………………..
AVANT-PROPOS……………………………………………………………...
REMERCIEMENTS…………………………………………………………..
SIGLES ET ABREVIATIONS………………………………………………..
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX………………………………...
SOMMAIRE…………………………………………………………………..
INTRODUCTION………………………………………………………………

PARTIE 1 : GENERALITE
I.GENERALITES……………………………………………….………………………

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS.......................................................................................................................3

.......................................................................................................................................................10

I. GENERALITES.........................................................................................................................12

1- Généralités sur la structure d’accueil : présentation du CNRA.............................................12

1.1- Acquis scientifiques du CNRA..........................................................................................12

1.2- Présentation de la zone d’étude : la station de recherche de Bimbresso............................13

1.3- Programme Hévéa..............................................................................................................13

2- Généralités sur l’hévéa..............................................................................................................14

2.1- Historique...........................................................................................................................14

2.2- Importance économique de l’hévéaculture........................................................................15

2.3- Présentation de l’hévéa.......................................................................................................16

2.4- Exigence écologique..........................................................................................................17

2.5- Maladies et ennemis de l’hévéa.........................................................................................18

2.6-Production du matériel végétal de plantation......................................................................19


2.6.1- Création et suivi de pépinières....................................................................................19
INTRODUCTION

Hevea brasiliensis est la principale source de production du caoutchouc naturel dans


le monde. Cette plante est cultivée essentiellement pour son latex riche en caoutchouc naturel.
Originaire du bassin Amazonien, actuel Brésil, sa culture a débuté il y a deux siècles dans le
Sud-Est de l’Asie et s’étend aujourd’hui à toute la zone tropicale humide (Compagnon, 1986).
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est le premier producteur africain de caoutchouc naturel et le 6ème
au plan mondial. L’hévéaculture ivoirienne couvre une superficie de 600 000 ha dont 482
141 ,19 ha en saignée, avec une production en progression continue qui a atteint 1 1000 000
tonnes en 2021 dépassant donc la barre symbolique de 1 000 000 de tonnes que le pays
envisageait atteindre qu’en 2025(APROMAC,2025). L’une des missions du FDH est d’aider les
hévéacultures par la fourniture à moindre coût de plants de bonne qualité pour l’établissement
des plantations. La recherche qui constitue un maillon important dans la mise en œuvre du plan
directeur se charge de créer des clones haut producteurs, de définir des itinéraires techniques
pour l’établissement, l’entretien et l’exploitation des plantations d’hévéa. L’établissement des
plantations d’hévéa se fait à partir de clones de greffes plantés sous forme de stumps (plants à
racines nues), de plants en sacs non débourrés ou de plants débourrés en sacs. Les stumps, bien
qu’ils soient moins couteux et faciles à transporter, présentent des taux de mortalité élevés, allant
de 30 à 80 % au champ. Les plants en sac sont onéreux et plus difficiles à transporter mais
présentent des taux de mortalité au champ relativement faibles (< 30 %) qui peuvent être
améliorés. En effet, les plants en sacs, communément remplis avec de la terre comme substrat
sont lourds et leur transport, surtout sur de longues distances, déstabilise leur système racinaire
des plants. Cela contribue ainsi à l’augmentation de leur taux de mortalité post planning. Le GT1
considérer comme meilleur clone est de plus en plus difficile a trouver. Afin de pallier à ce
problème, l’évaluation de croissance de sept clones a été préconiser par certains pépiniéristes du
FDH.L’objectif général de cette étude est de déterminer une nouvelle famille de porte-greffe.
L’objectif spécifique de cette étude est d’obtenir des clones meilleurs ou pareil au GT1. Dans ce
rapport, nous aborderons successivement les généralités sur le CNRA et l’hévéa, le matériel et
les méthodes utilisés puis les résultats et la discussion. Les enseignements de cette étude seront
tirés en guise de conclusion et perspectives.

PARTIE 1
généralités
I. GENERALITES

1- Généralités sur la structure d’accueil : présentation du CNRA

Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) a été créé en 1998, suite à la


dissolution de trois instituts de recherche à savoir, IDEFOR, IDESA et CIRT, dans le but de
mieux coordonner la recherche agronomique. Le CNRA a pour mission de mener des
recherches et d’en diffuser les résultats, de conserver et de valoriser son patrimoine
scientifique et technique, ses biens et son expertise.
Le CNRA, société anonyme à participation financière publique minoritaire, a un capital de
500 millions de francs CFA, détenu à 40% par l’Etat ivoirien et à 60% par le privé (opérateurs
agricoles et agro-industriels opérant en Côte d’Ivoire).
Ses ressources proviennent des subventions qui lui sont allouées par l’Etat, certains opérateurs
agricoles et agro-industriels et par certains organismes de développement comme le FIRCA,
le CORAF, le WAAP, CFC et bien d’autres. Elles proviennent aussi de ses ressources propres
issues de la vente des productions et du matériel végétal de diverses plantes, mais aussi des
prestations de services et de la rémunération d’experts détachés.
Du fait de son statut juridique, le CNRA est régit par un Conseil d’Administration et une
Direction Générale. Il comprend des structures décentralisées au niveau régional qui se
répartissent comme suit :
- 5 directions régionales (Abidjan, Bouaké, Gagnoa, Korhogo et Man) dirigées
chacune par un Directeur Régional (DReg) ;
- 13 Stations de Recherche dirigées par des Directeurs de Station (DS) ;
- 5 Stations expérimentales et de productions dirigées par des Directeurs de Station
(DS);
- 3 Laboratoires Centraux dirigés par des Directeurs de Laboratoire (DL).

1.1- Acquis scientifiques du CNRA

Le CNRA dispose d’une équipe d’experts dans les domaines agricoles et agro-industriels
ayant à son actif de nombreux acquis :
- Espèces végétales et animales améliorées à haut rendement ;
- Techniques de multiplication de matériels génétiques performants ;
- Techniques culturales permettant d’augmenter la productivité des principales
cultures tropicales ;
- Technique de boisement et de repeuplement agroforestier ;
- Technique de transformation et de conservation des produits agricoles ;
- Expertise et conseil en développement et en formation ;
- Expertise en matière de conformité variétale et de qualité des produits.

1.2- Présentation de la zone d’étude : la station de recherche de Bimbresso

La station de recherche de Bimbresso est située au sud de la Côte d’Ivoire, dans la commune
de Songon compte en son sein deux programmes de recherche dirigés chacun par un Chef de
Programme (CP) à savoir :

– Programme Hévéa ;
– Programme Plantain, Banane et Ananas.

1.3- Programme Hévéa

L’objectif global du programme Hévéa du CNRA est de contribuer à l’accroissement de la


productivité du verger hévéicole, à l’amélioration de la qualité du caoutchouc naturel et à la
diversification des ressources des planteurs. De façon spécifique ce programme est chargé des
tâches suivantes :
- Créé des clones hauts producteurs et adaptés aux conditions écologiques (clones de
greffe et vitro plants),
- Mettre au point des itinéraires techniques adaptés au matériel végétal et aux différentes
conditions économiques,
- Développer des techniques de récolte de latex adaptées aux clones et conditions socio-
économiques du pays,
- Développer des méthodes de lutte contre les maladies et adversités de l’hévéa causé par
les parasites (animaux et végétaux) Corynespora, Formes, Loranthus etc.,
- Maitriser la variabilité des propriétés physico-chimiques du caoutchouc naturel.
- Assurer un bon transfert des résultats de la recherche.
Pour atteindre ses objectifs, le programme a été subdivisé en 4 opérations de recherche qui
sont :
– Agronomie-physiologie
– Amélioration génétique
– Défense des cultures (Phytopathologie)
– Technologie.
Ces différentes opérations assurent le transfert des technologies crées à travers les champs de
démonstration et les formations.

2- Généralités sur l’hévéa

2.1- Historique

Il est convenu que les civilisations précolombiennes d’Amérique du Nord connaissaient le


caoutchouc. Des fouilles effectuées dans le lac sacré de Chichéen Itza au Mexique, ont montré
que le caoutchouc accompagnait les victimes de sacrifices humains. Il faisait l’objet
d’offrandes aux divinités. Le caoutchouc était utilisé pour fabriquer des ballons dans les jeux
d’adresse rituelle. Des siècles plus tard, le savant français Charles de la Condamine après son
voyage en 1736 en Amérique faisait découvrir le caoutchouc aux Français. Il en fit la
description scientifique et envoya un échantillon à l’Académie des Sciences avec un Mémoire
explicatif. Cent ans après la découverte de la Condamine, Charles Goodyear découvrit qu’en
chauffant un mélange de caoutchouc et de soufre, on stabilise définitivement les qualités
élastiques du caoutchouc : c’est la vulcanisation. Ce procédé permit le développement du
pneumatique. Cependant, le produit reste inaccessible du fait de son coût élevé, ce qui limite
sa consommation, et fait de Manaus une capitale très riche car le monopole était détenu par le
Brésil. Dans le but de briser ce monopole, Wickham, planteur britannique installé au Brésil en
1876 recueille 70 000 graines d’hévéa le long de la rive gauche du Tapajos qu’il achemine
dans le sud-est asiatique. Seulement 4% ont germé et 22 plants arrivèrent en bon état à
Singapour. Ces 22 plants sont à l’origine de la presque totalité des plantations d’hévéa dans le
monde. L’hévéa fit son apparition en Afrique au XIX siècle et le Ghana en fut le premier pays
d’introduction en 1893, suivi de la Guinée et du Congo (1897-1898). En Côte d’Ivoire, la
première plantation fut créée par Macros en 1953 (COMPAGNON, 1986).
Venue récemment à l’hévéaculture, la Côte d’Ivoire a bénéficié des recherches effectuées en
Asie et de celles mises en œuvre par l’IRCA dès sa création en 1956. Ces travaux lui ont
permis d’améliorer considérablement son rendement. Les premières plantations datent de
1953 où 100 Ha de feelings furent plantés à Paide dans la région de Dabou (N’GUESSAN,
1985).
L’hévéaculture en Côte d’Ivoire a connu trois grandes périodes dans son évolution :
– En 1953 commence l’installation des plantations industrielles sous la supervision de
l’Etat dans les régions du Sud-Est et du Sud-Ouest. Au cours de cette période, de grands
ensembles agro-industriels (SAPH, CCP, SOGB) furent installés à Dabou, Bongo et
Béréby.
– A partir de 1978 démarre l’installation des parcelles villageoises sous la direction de la
SAPH. Les projets villageois avaient pour but de vulgariser la culture de l’hévéa dans le
monde rural et de diversifier les sources de revenu des paysans. Les projets étaient
localisés autour des ensembles agro-industriels et leurs agents assuraient l’encadrement
de ceux-ci.
– Au cours des années 1990, l’Etat se désengage définitivement de la filière en privatisant
ses ensembles agro-industriels, ce qui a mis alors un frein à l’évolution des projets
villageois amorcé vers la fin des années 1970.
Actuellement, de nouveaux projets de création de plantations financés par l’APROMAC via le
FDH sont lancés pour accroitre la superficie occupée par l’hévéa en Côte d’Ivoire.

2.2- Importance économique de l’hévéaculture

L’hévéaculture est aujourd’hui très développée dans le monde, car elle représente la seule
source de caoutchouc naturel commercialement exploitée. De ce fait, cette culture revêt un
fort impact socio-économique mondiale (ANRPC,2023). De 11,5 millions de tonnes en 2013,
la production mondiale de caoutchouc naturel est passée de 14,6 millions de tonnes
(Chantuma&Thasanasakul,2018).La grande partie de cette production est assurée par le
continent Asiatique Avec une proportion de plus de 88% le reste de la production est reparti
entre l’Afrique (8%)et l’Amérique latine (4%) (ANRPC,2023).

Quant à la cote d’ivoire, sa production qui était de 604 000 tonnes en 2027,est passé à
1 100 000 tonnes en 2021(APROMAC,2023).Cette production fait de la cote d’ivoire le 3 ème
producteur sur le plan mondial et, le 1 er en Afrique .Le caoutchouc ivoirien est aujourd’hui le
4ème produit d’exportation du pays après le cacao, le pétrole et le palmier à huile
(APROMAC,2023).Il génère d’importantes recettes aux producteurs ;estimées à plus de 495
milliards de Francs CFA par ans ; ce qui représente des gains financiers substantiels et
réguliers sur une longue période de vie de la plantation d’environ 30 ans (APROMAC,2023).

Pour maintenir sa place de leader en Afrique, l’Etat ivoirien, s’est dotée d’un plant directeur
de développement de l’hévéaculture qui prévoit de produire 2 000 000 tonnes de caoutchouc
sec à l’horizon 2025.
2.3- Présentation de l’hévéa

Le genre Hévéa appartient à la famille des Euphorbiacée et est originaire du Brésil. Il


comporte dix espèces qui sont : Hévéa benthamien, Hévéa brasiliensis, Hévéa coumarouna,
Hévéa Guinness, Hévéa campo um, Heveanitida, Hévéa microphylle, Hévéa pauciflore,
Hévéa rigidifiai et Hévéa spruceana (SCHULTES, 1990). Elles produisent toutes du latex
mais en quantité et en qualité variables. Le latex de la plupart des espèces est résineux et
donne du caoutchouc de mauvaise qualité, exceptées, H. brasiliensis, H. benthamien et H.
guanenesis, (BESSE, 1993). Parmi toutes ces espèces, Hévéa brasiliensis est la plus cultivée
dans le monde car elle s’est révélée ‘meilleur producteur’ de caoutchouc naturel. Les
plantations créées à partir des plants d’Hévéa brasiliensis produisent 99% du caoutchouc
naturel mondial (COMPAGNON, 1986).

L’hévéa se présente comme un grand arbre de forêt. Sa couronne se trouve dans l’étage
supérieur à 20-30 m du sol et son tronc est élancé. Son bois est homogène, tendre et cassant.
L’hévéa adulte perd ses feuilles et les renouvelle chaque année (ANONYME 3, 2002). Sa
circonférence à hauteur d’homme est fréquemment de 1 à 3 mètres. La hauteur des hévéas de
1 m de circonférence est couramment supérieure à 25-30 mètres ; cette hauteur est atteinte en
fin de vie économique (25-30ans). Son tronc est vert grisâtre (COMPAGNON, 1986).

De forme généralement tronconique, c’est le tronc qui fait l’objet de l’exploitation de l’hévéa.
Il est constitué de bois, partie centrale lignifiée et de liber (écorce) qui entoure le bois. Ces
deux tissus dérivent du fonctionnement d'un méristème latéral, l'assise génératrice libéro-
ligneuse ou cambium. Ce méristème latéral fabrique à l'intérieur du tronc le bois et en
périphérie le liber qui renferme les organes producteurs du latex (les cellules laticifères ou
laticifères) dont le fonctionnement est orienté à 90 % vers la synthèse du caoutchouc pendant
l’exploitation des arbres (COMPAGNON, 1986). A partir de 4 ans, l’hévéa perd ses feuilles
et les renouvelle chaque année. Les feuilles sont constituées par trois folioles rattachées au
pétiole par trois pétiolules. Les fleurs sont de couleur jaune clair, groupées en inflorescences
en forme de grappes. Les fruits sont des capsules à trois lobes comportant trois graines
oléagineuses et de dimension variant de 2 à 2,5 cm (figure 1). Ils arrivent à maturité 5 mois
environ après la floraison et les graines qu’ils renferment sont expulsées. Les graines d’hévéa
perdent rapidement leur pouvoir germinatif ; ce qui limite considérablement leur possibilité de
dissémination tant naturellement que par intervention humaine lorsqu’elles sont stockées
plusieurs jours après leur chute (COMPAGNON, 1986).

A B C

D E F

Figue 1 : présentation de l’hévéa

A : Feuille B : Fleur C : Fruit


D : Graines E : Plantation F : arbre en saignée
2.4- Exigence écologique

L’hévéa exige un climat chaud et humide et la hauteur d’eau recommandée varie de 1500 à
2500 mm/an. Il présente un meilleur comportement végétatif sur des sols profonds, meubles et
bien drainés. La capacité de rétention en eau du sol joue un rôle important pour réduire ou
aggraver les effets de la saison sèche (COMPAGNON, 1986).

2.5- Maladies et ennemis de l’hévéa

Les maladies et ennemis de l’hévéa sont nombreux et de divers ordres. Ils peuvent causer s’ils
ne sont pas maitrisés d’énormes pertes sur le verger hévéicole, donc sur la production du
caoutchouc. Suivant les différentes parties attaquées ; on distingue les maladies de feuilles, de
tronc et de racines. Les ennemis sont de divers ordres. Ils sont constitués de rongeurs et autres
mammifères (agoutis, biches, gazelles etc.), d’insectes et de parasites végétaux tels que les
Loranthacée dont les plus courants sont le Loranthus sp.

 Maladie des feuilles

Elles sont les plus nombreuses et sont plus fréquentes en pépinière qu’en plantation :

Maladie sud-américaine des feuilles ou SALB (South American LEA Bligh) : Causée par
Microcycles ulei, cette maladie est spécifique de l’hévéa et sévit aussi bien en pépinière qu’en
plantation. Elle est extrêmement destructive et est considérée comme le principal facteur
limitant de l’hévéaculture sur le continent américain. Des traitements chimiques préventifs en
pépinière sont recommandés dans les zones endémiques (ANONYME 2, 2002). Les attaques
causées par le champignon Corynespora crassicolle provoquent de fortes défoliations sur les
clones PB 260 et IRCA 18 en Côte d’Ivoire. En dehors de ces maladies, plusieurs autres
champignons provoquent d’énormes dégâts, surtout en pépinière ; ce sont Oïdium hévéa,
Colletotrichum gloeosporioides, Helminthosporium hévéa. Le contrôle de toutes ces maladies
de feuilles est possible en pépinière mais reste cependant limité en plantations adultes du fait
du coût élevé des opérations.

 Maladies du tronc et des branches

Ces maladies affectent le tronc et les branches. Les principales sont :

– la maladie des raies noires provoquée par Phytophthora Palmira ;


Elle est caractérisée par l’apparition sur le panneau récemment saigné, de raies verticales de
couleur sombre qui se développent en profondeur avec ou sans écoulement de latex.
– le dessèchement des bourgeons ou « Die back ». Cette maladie provoque un
dépérissement des branches sur des arbres affaiblis physiologiquement par de mauvaises
conditions de végétation (sècheresse) ou des causes externes (recépage, casse due au
vent, etc.). De ce fait, l’on observe une mort progressive des tiges terminales et des
branches, commençant aux extrémités et se propageant vers le bas, jusqu’au tronc
(COMPAGNON, 1986).
– L’ensemble des infections dites Brown blast (brunissement de l’écorce et dessèchement
de l’encoche) provient en général d’un désordre physiologique consécutif à un stress
(ANONYME 2, 2002).

 Maladies des racines

Il s’agit essentiellement des pourritures blanche et brune causées par Formes ligneuse et
Formes Nonius. Elles peuvent, en absence de mesures de protection, provoquer des pertes
d’arbres de plus de 40% du peuplement initial (ANONYME 2, 2002).

2.6-Production du matériel végétal de plantation

L’hévéa se reproduit de deux manières ; par graine : moyen de multiplication naturelle (voie
générative) et par voie végétative. La multiplication végétative est utilisée comme le mode de
reproduction le plus répandu pour la mise en place des plantations. Cette multiplication se fait
selon plusieurs techniques, mais c’est le greffage en écusson à œil dormant qui est la plus
répandue en hévéaculture moderne car il permet d’obtenir des surfaces plantées beaucoup
plus homogènes. De ce fait, les productions futures de caoutchouc peuvent être estimées avec
précision (COMPAGNON, 1986). Cette méthode se fait soit en plein champ, soit à d’une
pépinière. Le greffage en plein champ est déconseillé car il est laborieux et les risques de se
retrouver avec une plantation contenant de nombreux feelings (greffage non réussi) sont très
élevés.

2.6.1- Création et suivi de pépinières

La pépinière est l’endroit idéal pour multiplier les plants qui ont besoin d’un soin particulier
avant leur transplantation en plein champ. Elle peut se faire directement en terre (pépinière de
pleine terre) ou dans un conteneur (pépinière en sacs, ‘tee plot’, ‘root trainer’ etc.). Sa mise en
place nécessite des graines qui seront soit directement ensemencées, soit ensemencées sous
forme de graines prégermées après un séjour en germoir.

2.6.1.1- Pépinière de pleine terre

Ce type de pépinière est utilisé pour l’obtention de plants à racines nues (stumps) de 10 à 20
mois, et le greffage peut intervenir à partir de 6 mois d’âge. Avant la mise en place des
graines pré germées, le terrain doit être préalablement aménagé.

Figure 2 : Pépinière en pleine terre

 Mise en place du germoir

Le germoir est le lieu où les graines sont mises à germer avant leur transfert à la pépinière ou
au champ Il est constitué de plates-bandes d’un mètre de largeur et de longueur variable ; 1
mètre carré de bande peut recevoir 1000 graines. Ces bandes sont constituées par un milieu
léger d’environ 5 à 10 centimètres d’épaisseur (sable ou sciure de bois, etc.) et sont couvertes
par une ombrière (COMPAGNON, 1986). Les graines utilisées sont dites illégitimes (graines
dont seule l’origine maternelle est connue) et sont le plus souvent du clone GT 1. Elles seront
transférables selon le niveau végétatif souhaité à partir d’une semaine environ .

Figure 3 : Présentation des graines de GT1 et disposition dans le germoir

Figure 4 : Différents stades de germination de la graine d’hévéa

 Préparation du terrain

Elle peut se faire mécaniquement avec utilisation d’un bulldozer, quand il s’agit d’une forêt
ou manuellement lorsqu’il s’agit d’une jachère peu boisée.
La priorité est donnée aux terrains plats ou très légèrement en pente (pente < 5 %) pour
favoriser le drainage naturel. Les sols destinés aux pépinières doivent être relativement légers,
mais d’une profondeur suffisante (au moins 60 centimètres) et exempts de couches indurées
pour permettre le bon développement radiculaire. Cette opération débute par le défrichement
et l’abattage des arbres. Il est nécessaire, de dessoucher la totalité du terrain au cas où
l’abattage est fait par tronçonnage, d’ameublir le sol sur une profondeur variant de 40 à 60
centimètres par un labour croisé et de niveler le sol pour la suite des opérations. Au cours de
la préparation du terrain, l’on fait l’épandage d’une fumure de fond à base de (KPMG) et si
nécessaire d’un herbicide pré-émergent (DIAN et al 2016).

 Piquetage de la pépinière

Le piquetage se fait en lignes jumelées selon les dimensions suivantes :

– 30 cm entre 2 lignes jumelées ;


– 25 cm entre les plants, en quinconce sur les lignes jumelées ;
– 70 cm entre 2 couples contigus de lignes.

Ce dispositif, avec les aménagements effectués sur le terrain (20 % du nombre


d’emplacements), permet la mise en place de 85 000 à 90 000 plants/ha.

 Repiquage des graines

Il se fait à l’aide d’un plantoir "gabarit" ou d’une ficelle marquée suivant les dimensions des
intervalles entre les plants. Les graines non germées ou pré germées sont repiquées dans les
trous creusés puis recouvertes d’une mince couche de terre. L’opération doit se faire de
préférence tôt le matin ou dans la soirée et les lignes jumelées doivent être humidifiées avant
et après le planning.

2.6.1.2.-Pépinière en sacs de polyéthylène ou en pots

Ce type de pépinière est utilisé pour l’obtention de plants en sacs ou en pots (présence de
mottes) de 10 mois environ. Il est adapté au greffage en vert qui peut intervenir vers 5 mois.
Figure 5 : Pépinière en sacs de polyéthylène

 Piquetage et confection des tranchées

Le piquetage a lieu d’abord sur deux bordures parallèles de la pépinière, puis à l’intérieur. Les
tranchées sont matérialisées selon les dimensions suivantes :

– Largeur : variable selon la dimension des sachets (moyenne 20 - 30 cm) ;


– Distance entre 2 tranchées : 1 mètre ;
– Profondeur des tranchées : variable selon la longueur des sachets (moyenne 20
cm).

Au cours du creusage des tranchées, la terre est disposée du même côté de la tranchée et elle
sert par la suite au remplissage des sacs après mélange avec une fumure de fond à base de (N
P K Mg). Ce dispositif, avec les aménagements effectués permet la mise en place de plus de
100 000 plants/ha.

 Remplissage et disposition des sacs


-Remplissage avec du terre

Les sacs ou pots sont remplis avec le mélange terre + fumure de fond, en effectuant au fur et à
mesure un léger tassement. Les sacs ou pots sont disposés dans les tranchées selon les
dimensions des sachets ou des pots soit, en lignes jumelées pour des sachets de grandes
dimensions (25 cm x 40 cm par exemple), soit en tétrades discontinues pour les sachets de
petites dimensions (10 cm x 40 cm par exemple) (Figure 10). Les sachets sont enterrés au 2/3
de sa longueur.

40 Cm

25 Cm
10 Cm
 Entretien d’une pépinière

Les opérations d’entretien permettent d’obtenir des porte-greffes homogènes et vigoureux.


Elles s’organisent ainsi :

- Irrigation

L’alimentation hydrique des hévéas en pépinière est nécessaire pour minimiser les pertes dues
au manque d’eau. Elle peut se faire manuellement ou mécaniquement avec une motopompe
par la méthode des jets d’eau ou celle du ‘goutte à goutte’. Les besoins des jeunes plants
d’hévéa en pépinière sont estimés à 120 mm d’eau par mois et on effectue généralement deux
apports de 15 mm par semaine, en complément de la pluviométrie aux heures les moins
chaudes de la journée.

Figure 7 : Arrosage par aspersion

- Fertilisation
Après l’épandage d’une fumure de fond lors de la préparation du terrain, il est recommandé
d’effectuer des apports fractionnés d’azote deux à trois fois avant le greffage des plants.
L’épandage se fait à l’intérieur des sachets pour les pépinières en sacs et à l’intérieur de la
double ligne, dans un sillon en ce qui concerne la pépinière pleine terre (figure6).

Figure 8 : Fertilisation des pépinières

- Traitement fongicide

Pour lutter contre les maladies foliaires causées par des champignons (Helminthosporium
hévéa, Colletetrichum gloesporioïdes et Oïdium hévéae). Des traitements préventifs à base de
Ivory 80 WP ont été effectués

- Contrôle de l’enherbement
Il se fait à la main à l’intérieur des sachets et à la daba entre les sachets et les lignes
concernant la pépinière pleine terre. Le traitement chimique ne peut intervenir qu’après 6
mois environ et quand les plants sont aoûtés.

- Contrôle des maladies et insectes.

Les maladies les plus fréquentes sont des maladies foliaires. Elles sont causées pour la
majorité par des champignons comme, Helminthosporium hévéa, Colletetrichum
gloesporioïdes et Oïdium heveae. Le contrôle de ces différentes affections se fait par
l’application de fongicides à base de Manèbe ou de Mancozèbe, en prévention et/ou en
traitement curatif. Les termites et les criquets sont les insectes les plus rencontrés en pépinière
d’hévéa. La lutte se fait par l’utilisation d’insecticide à base de Deltaméthrine ou
Cyperméthrine et bien d’autres.

 Greffage d’une pépinière

Le greffage est une vieille technique de multiplication végétative largement utilisée en


horticulture pour la propagation de certaines variétés à haut rendement. Les premières greffes
sur Hévéa brasiliensis ont été réalisées à titre d’essai par VAN HELTEN entre 1910 et 1913
(N’GUESSAN, 1985). Vers les années 1914-1915, la question du greffage fut reprise dans le
but de l’appliquer à la sélection d’hévéa (HENON, 1984). Il se fait en écusson à œil dormant
et consiste à remplacer la partie aérienne d’un clone par celle d’un autre connu pour ses
qualités agronomiques intéressantes (haut producteur, bonne croissance, peu sensible à la
casse ou aux différentes maladies, etc.), dans le but d’obtenir une population homogène de
plants, assurant ainsi, une amélioration de la production.

- Pratique du greffage

Il existe deux types de greffage ; le greffage en ‘aoûté’ (bois brun) et le greffage en ‘vert’
(OKOMA et al ,2016).

Le greffage en aoûté se fait sur un porte-greffe aoûté et avec un bois de greffes également
aoûté. Généralement, le porte-greffe est âgé de 10 mois.

Concernant le greffage en vert, il est réalisé avec des porte-greffes très jeunes. Généralement,
l’opération débute soit 3 à 4 mois après la mise en place des graines. Le bois de greffes doit
avoir le même âge que les plants à greffer.

Les opérations ci-après sont à réalisées rapidement et dans l’ordre, car le cambium du porte-
greffe et du greffon doit rester le moins possible dénudé:

o Incisions verticales, parallèles et distantes de quelques centimètres des porte-


greffes ;
o Prélèvement du greffon ;
o Affinement des bordures du greffon ;
o Décoller le greffon du morceau de bois puis le reposer sur son support ;
o Décoller la languette du porte-greffe à l’aide de la spatule du greffoir ;
o Insérer le greffon contre le cambium du porte-greffe ;
o Maintenir l’ensemble avec le pouce en évitant de faire glisser le greffon ;
o Ligaturer ensuite avec un lien en polyéthylène en commençant par le bas ; les
spires doivent se recroiser et être serrées sans exagération;
o Terminer la ligature en passant l’extrémité du lien dans la dernière spire du
haut.

- D’emmaillotage des greffes et contrôle

Les greffes sont démaillotées quatre semaines après leur pose. Le contrôle à l’ouverture des
greffes ne donne qu’une idée approximative de la réussite du greffage. Il permet cependant de
déceler certaines défections des greffeurs (fenêtre trop large, greffon posé à l’envers ou trop
étroit etc.). Un deuxième contrôle est réalisé 10 jours après le d’emmaillotage pour calculer le
taux de réussite. Une greffe est considérée comme réussie si le bourgeon et les tissus qui
l’entourent sont vivants après le deuxième contrôle (ANONYME 4, 2013). Dans le cas où la
greffe n’aurait pas réussi, un deuxième tour de greffage pourra être effectué à l’opposé de la
première greffe sur le porte-greffe (ANONYME 4, 2013).

2.6.2- Mise en place d’une plantation d’hévéa

Il est nécessaire pour établir une plantation, de planifier les opérations à partir d’une ou deux
années avant la mise en place effective des arbres (figure7). Pour la mise en place, les plants
greffés devront être achetés chez des pépiniéristes pour le planteur ne disposant pas de
pépinières

Défrichement et

Préparation du terrain Suivi et entretien

Années (A) :-2 0 6 40


PEPINIERE CREATION EXPLOITATION

Figure 9 : Itinéraire technique de l’hévéa


2.6.2.1- Choix du site de la plantation

Avant l’établissement d’une plantation, une prospection du site devant la recevoir s’impose.
Le but de celle-ci est d’acquérir une connaissance concrète du site de la nouvelle plantation :
relief, qualités du sol, profondeur etc. Après avoir localisé les surfaces destinées à la
plantation, le terrain doit être dégagé.

2.6.2.2- Défrichement et abattage

En zone forestière par exemple, on procède à l’abattage de la forêt qui se fait, soit
manuellement, soit mécaniquement avec l’utilisation d’engins tels que les bulldozers. Cette
opération est suivie par le brulage quand il s’agit d’un abattage manuel afin de faciliter les
autres opérations agricoles. Lorsque le terrain est dégagé, pour éviter les préjudices
consécutifs à l’érosion, la mise en place de plantes de couverture est préconisée après le
piquetage. Néanmoins, des associations de cultures, notamment vivrières et légumes (riz,
igname, bananiers, etc.) sont plus indiquées car elles fournissent des vivres aux planteurs et
des moyens financiers après la vente de ces vivres.

2.6.2.3- Piquetage et trouaison

L’opération de piquetage est très importante car elle sert à matérialiser les emplacements
définitifs des arbres. Pour une plantation de lignes droites, il suffit d’utiliser un gabarit sur
lequel sont reportés les intervalles entre arbres correspondant au dispositif choisi. À la place
de chaque arbre, on plante un piquet. Au niveau de chaque piquet planté, un trou de
dimension 40 cm × 40 cm de côté pour 60 cm de profondeur est creusé. La trouaison peut se
faire de façon manuelle ou mécanique à l’aide d’une tarière montée derrière un tracteur
(ANONYME 5, 2012).

2.6.2.4- Dispositif et densité

On entend par dispositif, l’écartement entre les lignes et entre les arbres sur la ligne donc la
distribution des arbres sur la surface plantée. Il est donc évident que la densité est commandée
par le dispositif de plantation. Ainsi, les dispositifs appliqués à l’hévéa sont 6 x 3 m et 5 x 3
m, avec le premier chiffre qui correspond à la distance entre les lignes et le second, l’écart
entre les plants sur la ligne ; ce qui donne respectivement 555 arbres et 666 arbres à l’hectare.
(ANONYME 5, 2012).

2.6.2.5- Techniques de planting

Plusieurs techniques de planting existent. Celles-ci tiennent compte du type de plants (stumps,
plants en sacs ou en pots, plants débourrés en sacs et le semis direct de graine). Concernant les
stumps, la plante est mise en terre et le trou est rebouché jusqu’au collet puis la terre autour du
plant est solidement damée. Les plants en sacs sont plantés sans les sachets et le damage qui y
intervient se fait légèrement pour éviter que la motte de terre se détache du plant
(ANONYME 5, 2012).

2.6.2.6- Techniques de récolte de latex

L’hévéa est essentiellement cultivé pour son latex riche en caoutchouc. Le caoutchouc est un
métabolite secondaire synthétisé dans les cellules spécialisées appelées laticifères. La récolte
de latex de l’hévéa débute lorsque les arbres sont âgés de 6 ans et ont une circonférence de 50
centimètres à 1 mètre du sol (OBOUAYEBA et al, 2002 et OBOUAYEBA 2005). La
production de caoutchouc dépend de facteurs physiologiques et biochimiques qui varient d’un
clone à un autre. Cependant, elle peut être influencée par le système de récolte de latex qui
comprend deux composantes principales qui sont le système de saignée et la stratégie de
stimulation hormonale de la production de caoutchouc.

2.6.2.7- Le système de Saignée

La saignée est une opération qui consiste à faire une incision dans l’écorce de l’arbre. Ce qui
entraine la section d’un certain nombre de manteaux laticifères, et assure l’écoulement du
latex vers l’extérieur (Jacob et al. 1995). Cette opération est répétée tout au long de l’année à
une fréquence de deux, trois, quatre, cinq, ou six jours soit respectivement d2, d3, d4, et d5 ou
« d » signifie le jour en anglais ‘Day’. L’incision peut être faite en spirale entière, en demi-
spirale ou en quart de spirale (S, S/2, S/4). La saignée peut être descendante ou remontante
selon la direction de l’exploitation de l’écorce. Lorsque la saignée est faite en ravivant
l’encoche de saignée du haut vers le bas, on parle de saignée descendante. Dans le cas
contraire, la saignée est dite remontante ou inversée. La saignée inversée est pratiquée à partir
de la dixième année d’exploitation.

2.6.2.8- Stimulation hormonale de la production de caoutchouc

En vue d’intensifier le système de récolte de latex de l’hévéa on a souvent recours à la


stimulation. Elle se traduit par un apport d’énergie exogène (éthylène contenu dans
l’éthéphon) pour permettre de produire davantage de caoutchouc. Elle nécessite la
connaissance du type d’activité métabolique du clone pour adapter l’apport d’énergie
complémentaire. Les agents stimulants peuvent être des substances chimiques ou hormonales.
L’Ethéphon, générateur d’éthylène est de nos jours, le principal agent stimulant utilisé à
travers le monde par les hévéacultures (D’Auzac et Rimailler, 1969).
PARTIE 2
:

MATERIE
L
ET
METHODE
S

II. MATERIEL ET METHODES

II.1 Matériel

II.1.1 Matériel végétal

Le matériel végétal utilisé est composé des graines illégitime des clones GT 1, IRCA 41, PB
217, IRCA 331, RRIC 100, PB 260 et IRCA 230. Les graines de ces différents clones
d’hévéa ont été ramassées dans les plantations monoclonales de chacun de ces clones à la
Société Civile Agricole du Sud-Ouest (SCASO)

II.1.2 Matériel technique

L’essentiel du matériel technique utilisé est composé de :

-Pied à coulisse pour prendre la mesure du diamètre au collet des clones ;

-Mètre à rubans pour prendre la taille des clones ;


-Compté qui nous permettras de connaitre le nombre d’étage foliaire sur un plans

II.2 Méthode

II.2.1 Site d’étude

Notre stage a été effectué au Programme Hévéa au sein de l’opération Amélioration


Génétique à CNRA Bimbresso mais nos travaux ont été réalisés dans une pépinière, agréée
par le FDH, située à Niable. Cette ville du Centre-Est de la Côte la Côte d’Ivoire est située à
238 Km d’Abidjan (Figure 8). Les plants ont ensuite été transportés à Daoukro pour
l’établissement d’une plantation de démonstration suivie par le CNRA.
Figure 10 : Localisation géographique du site d’étude

II.2 Mise en place de la pépinière

Cette étude a été réalisé à partie d’une pépinière en sac d’hévéa établie pour la croissance des
différents clones. Le premier caractère de croissance est le Diamètre au collet, qui permet de
connaitre la circonférence. Le deuxième caractère est la hauteur qui par lui allons examiner la
taille des différents clones. Le troisième caractère est compté, compter nous permettras de
connaitre le nombre exact d’étage foliaire au niveau de chaque clone. La pépinière a été
subdiviser en 4 blocs de 8 rangers dont 4 rangers considéré comme couverture. Dans chaque
bloc nous avons 7 rangers qui représente les 7 différents clones sur lesquels nous avons fait le
greffage avec différents greffons. Au total nous avons 32 rangers sur lesquels on a réalisé 39
greffages sur chaque ranger.

Un germoir a été mis en place en…………avec des graines illégitimes des clones GT1,
IRCA41, IRCA331, IRCA230, PB217, RRIC100, PB260. Le clone GT1 est un clone
primaire originaire d’Indonésie, plus précisément de Jaja. C’est l’un des clones les plus
plantés dans le monde. Il est bon producteur et bon porte greffe. Tous les plants ont été
évalués en termes de croissance selon le TABLEAU. A partie du 3ème mois tous les clones on
commence à être évalués selon leurs diamètres, leur hauteur et leurs étage foliaire.

II.2.2 DETERMINATION DE CROISSANCE

Trois mois après la mise en place de la pépinière, les plantules issus du germoir évaluer sous
trois caractères. Ceci nous a permis de déterminer le taux de croissance ces différentes
technique.

- DETERMINATION DE DIAMETRE AU COLLET

A l’aide d’un pied à coulisse on mesure a 1 cm du sol puis on note la circonférence du plant
chaque un mois.

- DETERMINATION DE HAUTEUR

A l’aide d’un gabarit ou un mètre a rubans on mesure la taille des plants chaque un mois.

- DETERMINATION D’ETAGE FOLIAIRE


A l’aide d’une observation on compte le nombre d’étage foliaire chaque un mois.

II.2.3 ANALYSE STATISTIQUE

La comparaison des poids et de taux de germination des graines des différents clones a été
effectuée au moyen de l’analyse de la variance à un critère de classification (ANOVA 1).
Lorsqu’une différence significative est observée (p<0,001), , l’ANOVA 1 est complétée par
le test de la Plus Petite Différence Significative (ppds) de la méthode de Tukey au seuil de
probabilité 0,05.

PARTIE 3 :

RESULTAT
S
ET
DISCUSSIO
N

III. RESULTAT ET DISCUTION

III.1 RESULTATS

III.1.1 EVALUATION DU PARAMETRE DIAMETRE AU COLLET

La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau du diamètre au collet. Le
diamètre au collet des clones varie entre 8.90 cm et 12.96 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré
le diamètre au collet le plus élevé avec une valeur de 12.96 cm. Il est suivi par les clones
RRIC 100, IRCA 230, PB 260 et PB217.Les plus faibles valeur ont été obtenus par GT1 et
IRCA 41.
TABLEAU1 : EVALUATION DU PARAMETRE DIAMETRE AU COLLET

DIA1 DIA2 DIA3

GT1 4.75229 bc 6.8012 ab 9.25149 a

IRCA 41 3.34821 c 6.00097 b 8.90062 a

IRCA 230 4.41346 c 7.05893 ab 9.78699 a

IRCA 331 6.17949 ab 8.82187 ab 12.96761 a

PB217 3.85186 c 6.61845 ab 9.59001 a

PB 260 4.59448 bc 7.26027 ab 10.19695 a

RRIC 100 6.48278 a 9.70348 a 12.64282 a

F 5.0271 2.959 1.9327

III.1.2 EVALUATION DU PARAMETRE DE HAUTEUR

La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau de hauteur. La hauteur des clones
varie entre 130.03 cm et 179.11 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré le diamètre au collet le
plus élevé avec une valeur de 179.11 cm. Il est suivi par les clones RRIC 100, IRCA 230, PB
260 et PB 217. Les plus faibles valeurs de ont été obtenus par IRCA 41 et GT1.

TABLEAU 2 : EVALUATION DE PARAMETRE DE HAUTEUR

HAUT1 HAUT2

GT1 98.39218 a 130.52617 a


IRCA 41 96.13445 a 132.03139 a

IRCA 230 106.56392 a 140.43805 a

IRCA 331 134.20832 a 179.11707 a

PB217 99.07885 a 132.64584 a

PB 260 107.3221 a 138.82775 a

RRIC 100 128.50576 a 163.84962 a

F 1.5571 1.3497

III.1.3 EVALUATION DU PARAMETRE ETAGE FOLIAIRE

La comparaison de diamètres au collet des différents clones d’hévéa étudiés est présentée
dans le tableau 1. L’analyse de variance a révélé l’existence d’une différence hautement
significative (p˂ 0,001) entre les différents clones au niveau de l’étage foliaire. L’étage
foliaire des clones varie entre 6.63 cm et 8.56 cm. Le clone IRCA 331 a enregistré plus
d’étage foliaire avec une valeur de 8 .56 cm. Il est suivi par les clones GT1, IRCA 230, IRCA
41, PB 217 et les clones ayant moins d’étage foliaire est RRIC 100, PB 260.

TABLEAU 3 : EVALUATION DU PARAMETRE D’ETAGE FOLIAIRE

ETF1 ETF2

GT1 5.92804 a 7.43678 a

IRCA 41 5.68488 a 6.96593 a

IRCA 230 5.65983 a 7.00707 a

IRCA 331 7.06455 a 8.56159 a

PB217 5.43274 a 6.77338 a


PB 260 5.46791 a 6.63038 a

RRIC 100 5.55362 a 6.72706 a

F 1.0346 1.0128

III.2 DISCUTION

CONCLUSION
ET

DISCUTIO
NS

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Cette étude a été réalisée pour contribuer à l’identification de nouvelles familles de porte-
greffes performants pouvant remplacer le GT 1 pour la création de pépinière d’Hévéa. Il
ressort de nos travaux que les différents clones ne progressent pas de la même manière. Le
clone IRCA 331 relativement supérieur au GT1 qui est pris comme référence en pépinière.
Les résultats obtenus à ce stade de l’étude ne sont pas suffisants pour proposer un ou deux sur
les 6 clones évalués en substitut/renforcement au GT1. Cette étude mérite donc d’être
poursuivie afin d’évaluer :
- Le taux de mortalité après repiquage en pépinière ;

- La résistance aux maladies du sol ;

- Le taux de réussite au greffage

- L’évaluation du taux de réussite après planting des plants au champ pour mieux
apprécier les plus résistants aux attaques

REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUS
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