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Point Éclair et Inflammabilité des Solvants

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University de Relizane

Faculty de Science et Technologies


Département de Genie des Precedes

Module :
Raffinage et Petrochimie

Le point éclair et la température


d’inflammabilité

Présentée par : Realisée par :


➢Abbou Walid ➢Dr.Khelifa

Annee Universitaire : 2024/2025


Introduction
Le champ d’application des solvants est des plus étendu car l’économie moderne
y a recours pour la préparation d’une foule de produits nouveaux dont l’utilisation
déborde dans la vie courante.

Chaque année le nombre de ces substances mises sur le marché et à la disposition


des industriels augmente à travers le monde.

Utilisés dans de nombreux


domaines, les solvants
organiques entrent dans la
composition de divers produits
tels que les peintures, les
encres, les pesticides, les
dégraissants, la production des
textiles artificiels, les diluants et les colles. Parmi les matières premières utilisées au
cours de la fabrication, les adhésifs, notamment les adhésifs solides et liquides
naturels et les solutions adhésives préparées à partir de solvants organiques,
représentent les plus importants risques professionnels. Depuis longtemps, les
procédés d’extraction ont employé les solvants comme agent d’extraction.

Ayant à l’esprit le cas de l’utilisation des solvants en vue de la fabrication des laques
cellulosiques, Durrans propose la définition suivante : « Le solvant est un moyen de
transfert d’un solide d’une place à une autre de manière convenable. Lorsque le
transfert a été réalisé, le solvant ne présente plus d’intérêt ; on l’élimine donc aussi
rapidement et aussi complètement que possible ».

Mais cette définition a le défaut de viser surtout une application particulière. Une
définition technique plus large pourrait être celle-ci: « Un solvant est un composé
volatil liquide, capable de se charger d’autres substances en ne formant qu’une seule
phase liquide, ledit composé étant capable de restituer, par simple évaporation, ces
substances inaltérées et amenées éventuellement sous un état physique plus
convenable .

En terme général, un solvant est une substance qui sert à dissoudre une autre
substance.

Dans le contexte industriel, on se limite aux solvants organiques, c'est-à-dire ceux


qui contiennent au moins un atome de carbone dans leurs structures moléculaires.
D'après Cohr, un solvant organique est un composé chimique ou mélange qui est
liquide entre 0º C et 250ºC approximativement, qui est volatil et relativement inerte
chimiquement.

Les solvants sont utilisés industriellement pour extraire, dissoudre ou suspendre


des substances généralement insolubles dans l’eau (l’eau n’est donc pas un solvant
organique) ou pour modifier les propriétés physiques d’un matériau.

Le concept de solvant organique ne doit


pas être confondu avec celui des corps
organiques volatils (COV) que l’on retrouve
dans la réglementation environnementale
visant à protéger la qualité de l’atmosphère
.Le terme solvant a une dimension utilitaire
alors que les COV sont définis en terme de
réactivité photochimique dans
l’atmosphère et de tension de vapeur
minimale , généralement autour de 13,3 Pa
(soit 0,1 mm Hg) à 25°C .En plus du coût, les
propriétés physico-chimiques, reliées à la
performance technique, sont les
paramètres cruciaux qui déterminent les types d’utilisation industrielle des solvants et
leur mise en œuvre. Elles permettent également de prévoir une partie de leur
comportement environnemental, ces propriétés sont reliées spécifiquement aux
dangers de manipulation, d’explosion et d’incendie.
Le point éclair et la température d’inflammabilité

Le point éclair et la température d’inflammabilité Sont deux paramètres cruciaux


pour évaluer la sécurité des produit chimiques et des carburants. Ils indiquent les
conditions dans lesquelles ces substances peuvent s’enflammer, permettent de
prévenir les risques d’incendie.

Définition du point éclair : (en anglais : flash point)

Le point d'éclair est la température à laquelle un liquide émet des vapeurs suffisantes
pour former un mélange inflammable avec l'air. La température d'inflammabilité, quant
à elle, est la température minimale à laquelle un matériau peut s'enflammer sans source
d'ignition externe. Ces deux paramètres sont essentiels pour évaluer la sécurité des
substances chimiques.

Autre définition

Le point d'éclair est la température la plus basse, corrigée pour une pression de
101,325 kPa, à laquelle le liquide d'essai dégage des vapeurs, dans les conditions
définies dans la méthode d'essai, en quantité telle qu'il en résulte dans le récipient
d'essai un mélange vapeur/air inflammable.

C’est le phénomène qui se produit lorsqu’un liquide organique déterminé a été porté
à une température suffisante pour que les vapeurs émises puissent être enflammées
mais sans que la flamme persiste ou que le liquide s’enflamme au contact de l’air
ambiant par l’approche d’une petite flamme. Le point d’éclair caractérise en quelque
sorte la première manifestation d’un liquide dans l’aptitude à l’inflammation. Sa
détermination se ramène à la mesure d’une température.

Au point d’éclair le mélange solvant - air contient deux fois plus d’oxygène que celui
que nécessiterait la combustion complète.
Point d’inflammation

Est également un paramètre clé. Cette température représente le seuil minimum


requis pour initier une combustion auto-entretenue du matériau, sans nécessiter de
source d'ignition externe.

Le point d’inflammation est la température la plus basse à laquelle un liquide émet


suffisamment de vapeurs pour former avec l’air ambiant un mélange inflammable dont la
combustion une fois débutée puisse s’entretenir d’elle-même après retrait de la
source d’allumage. Il est supérieur au point d’éclair de quelques degrés.

La température d'inflammabilité, également connue sous le nom de température


d'auto-inflammation, est également un paramètre clé à considérer. Cette température
représente le seuil minimum requis pour initier une combustion auto-entretenue du
matériau, sans nécessiter de source d'ignition externe.

Généralement, la température d'inflammabilité est plus élevée que le point éclair, car
il faut plus d'énergie pour déclencher les réactions chimiques menant à une combustion
autonome. Les matériaux ayant une température d'inflammabilité plus basse sont ainsi
plus susceptibles de s'enflammer spontanément, ce qui constitue un danger d'incendie
important.

Comment mesurer le point d’éclair ?

La sécurité dans l'utilisation et le stockage de produits inflammables et des mélanges


liquides combustibles est bien nécessaire à cause des accidents dramatiques qui se
produisent régulièrement sous forme d’une série d'explosions d'huiles essentielles.
L'importance de la sécurité du transport des liquides inflammables et des combustibles
ainsi que le risque d'explosion des liquides se caractérise principalement par leur point
d'éclair ou température d’éclair (Tec). Le point d'éclair est un concept pétrolier et les
premiers appareils qui permettent de définir un point d’éclair ont été décrits dans des
normes pétrolières. Il faut donc toujours préciser l’appareil qui a été utilisé quand on
donne une valeur de point d’éclair. La valeur dépend non seulement de l’appareil mais
également de la bonne vue de l’opérateur qui doit déceler le début d’inflammation. On
dénombre deux catégories de test : test à coupelle ouverte (COC: Cleveland Open Cup),
et test à coupelle fermée.

Le point d’éclair en coupelle fermée se mesure à l’aide d’un appareil dit de


PenskyMartens (PMCC : Pensky –Martens Closed Cup). Un appareil semi-automatique de
ce type est constitué d’une coupelle que l’on peut remplir du liquide dont on désire
connaître le point d’éclair. On referme ensuite la coupelle. Le couvercle est muni d’un
thermomètre dont l’embout se situe au-dessus du liquide dans les vapeurs. L’appareil
dispose d’un chauffage qui permet d’élever la température degré par degré. Chaque fois
que la température atteint un degré supérieur, une flamme est plongée dans les vapeurs.
S’il y a inflammation, c’est que le point d’éclair est atteint, dans le cas contraire
l’appareillage continue d’augmenter la température du liquide.

Le règlement sur les matières dangereuses, prévoit un test d'inflammabilité pour des
échantillons liquides contenant ou non des solides en suspension ou en solution.

L'inflammabilité d'une matière s'évalue en mesurant la température la plus basse à


laquelle les vapeurs du liquide s'enflamment en présence d'une flamme. Selon le
règlement sur les matières dangereuses, toute matière liquide Ou semi-liquide, autre
qu'une boisson

alcoolisée, est considérée comme inflammable si le point d'éclair est égal ou inférieur à
60 °C. De plus, le règlement sur les matières dangereuses permet l'utilisation d'huile usée
à des fins énergétiques pour autant que le point d'éclair soit de 38 °C ou plus élevé.
Pourquoi la différence entre ces deux notions est-elle importante ?

La compréhension de la différence entre le point éclair et la température


d'inflammabilité est cruciale pour évaluer correctement les risques liés à la
manipulation, au stockage et au transport de substances inflammables. Le point éclair
indique la température minimale requise pour l'inflammation, tandis que la température
d'inflammabilité révèle le seuil de combustion spontanée. Cette distinction permet de
mettre en place des mesures de sécurité adaptées et de prévenir les incidents
potentiellement dangereux.

Applications du point éclair et de la température d'inflammabilité

Le point éclair et la température d'inflammabilité sont utilisés pour classer et


étiqueter les produits chimiques en fonction de leur degré de danger d'incendie et
d'explosion.

2En effet, la connaissance de ces paramètres est cruciale pour assurer la sécurité
lors de la manipulation, du stockage et du transport des substances chimiques. Le
point éclair, défini comme la température à laquelle un liquide émet suffisamment de
vapeur pour former un mélange inflammable avec l'air, joue un rôle essentiel dans
l'évaluation des risques.

Pour les produits classés avec un


point éclair bas (généralement
inférieur à 23 °C), des
précautions spécifiques doivent
être prises, telles que le
stockage dans des endroits bien
ventilés et la mise en place de
systèmes de détection incendie adaptés. À l'inverse, les substances avec un point
éclair élevé peuvent présenter un risque réduit d'incendie, mais nécessitent tout de
même des mesures de précaution appropriées.
La température d'inflammabilité, quant à elle, indique le seuil de température à partir
duquel un mélange air-vapeur devient enflammable en présence d'une source
d'ignition. Les produits chimiques ayant une température d'inflammabilité élevée
peuvent devenir dangereux en cas de conditions extrêmes ou de manipulations
inadéquates. Ainsi, une évaluation rigoureuse des risques associés à ces matériaux est
indispensable pour toute entreprise ou personnel travaillant avec ces substances.

En résumé, une compréhension approfondie du point éclair et de la température


d'inflammabilité permet non seulement de classifier les produits chimiques de manière
appropriée, mais également de mettre en œuvre les mesures de sécurité nécessaires
pour minimiser les risques liés aux incendies et explosions.

Gestion des risques liés au point éclair et à la température d'inflammabilité


Identification des dangers

Déterminer le point éclair et la température d'inflammabilité des substances permet


d'identifier les risques d'incendie et d'explosion, afin de mettre en place des mesures
de contrôle appropriées.

⋯…Cela inclut la ventilation adéquate des espaces de travail, l'utilisation de matériel


antidéflagrant et la formation des employés sur les procédures de sécurité. Il est
également crucial d'évaluer la compatibilité des matériaux entre eux. Certains produits
chimiques peuvent réagir dangereusement lorsqu'ils sont mélangés, entraînant des
émissions de gaz toxiques ou des réactions exothermiques. En menant des analyses
approfondies et en instaurant des protocoles clairs, les entreprises peuvent minimiser
les risques et assurer un environnement de travail sécurisé. Les plans d'intervention en
cas d'urgence doivent être régulièrement mis à jour et les employés doivent être
formés pour réagir de manière appropriée en cas d'incident.

Conception de procédures sécuritaires

Ces paramètres guident la conception de procédures de manipulation, de stockage


et de transport sûres pour les substances inflammables, réduisant ainsi les risques
d'incidents.

⋯...Il est essentiel d'évaluer les caractéristiques spécifiques de chaque substance,


telles que son point d'inflammation, son potentiel d'évaporation et sa réactivité. Ces
informations permettent d'établir des protocoles clairs pour l'utilisation de matériel
adapté, notamment des contenants résistants à la chaleur et des systèmes de
ventilation efficaces.

De plus, l'élaboration de plans d'urgence et de formations régulières pour le


personnel contribue à assurer une réaction rapide et appropriée en cas d'incident. Les
procédures doivent inclure des instructions sur les mesures à prendre en cas de fuite
ou de déversement, ainsi que sur l'utilisation correcte d'équipements de protection
individuelle.

Un autre aspect important est la signalisation adéquate des zones de stockage et de


manipulation des substances inflammables. L'utilisation de pictogrammes
internationalement reconnus et la mise en place de barrières physiques aident à
prévenir les accidents.

Enfin, il est impératif de réaliser des audits réguliers pour vérifier la conformité aux
normes de sécurité en vigueur. Ces audits permettent de détecter d'éventuelles failles
dans le système et de mettre en œuvre les améliorations nécessaires pour garantir un
environnement de travail sécurisé.

Formation du personnel

La sensibilisation du personnel aux dangers liés au point éclair et à la température


d'inflammabilité est essentielle pour assurer la sécurité des employés et la protection
des installations.Il est impératif que tous les employés reçoivent une formation
adéquate concernant les caractéristiques des substances inflammables qu'ils
manipulent. Cette formation devrait inclure des informations détaillées sur les fiches de
données de sécurité des matériaux (FDSM), qui fournissent des indications critiques
sur le point éclair, la température d'inflammabilité, ainsi que sur les mesures à prendre
en cas de déversement ou d'incendie.

De plus, des simulations et des exercices pratiques peuvent être organisés pour
renforcer les enseignements théoriques. Ces sessions permettront au personnel de se
familiariser avec les équipements de protection individuelle (EPI) et les procédures
d'urgence, tout en leur donnant l'occasion de poser des questions et d'éclaircir leurs
doutes.

Il est également conseillé de mettre en place des rappels réguliers et des mises à jour
sur les protocoles de sécurité, afin de maintenir un haut niveau de vigilance. Cela peut
inclure des affichages visuels dans les zones de travail critiques, des réunions de
sécurité périodiques et des bulletins d'information dédiés à la sécurité.

Enfin, il est essentiel de développer une culture de sécurité où chaque employé se


sente responsable de sa propre sécurité et de celle de ses collègues. La
communication ouverte sur les dangers potentiels et l'encouragement à signaler les
situations à risque renforceront l'engagement collectif en faveur d'un environnement de
travail sûr et sécurisé.
Réglementations et normes en vigueur

De nombreuses réglementations et normes internationales, telles que celles de


l'Organisation des Nations Unies, de l'Union européenne et de l'ASTM International,
encadrent l'utilisation et la communication du point éclair et de la température
d'inflammabilité. Ces réglementations visent à garantir la sécurité lors de la
manipulation, du transport et de l'utilisation de substances inflammables.
Conclusion : Importance de la compréhension de ces concepts
La différenciation entre le point éclair et la température d'inflammabilité est
fondamentale pour la gestion efficace des risques d'incendie et d'explosion dans de
nombreux contextes industriels. Une connaissance approfondie de ces deux
paramètres permet de mettre en place des mesures de prévention adaptées,
d'intervenir de manière appropriée en cas d'incident et de se conformer aux
réglementations en vigueur. Cette compréhension est essentielle pour assurer la
sécurité des employés, des installations et de l'environnement.Il est important de
noter que le point éclair désigne la température à laquelle une substance émet
suffisamment de vapeurs inflammables pour former un mélange combustible avec
l'air. En revanche, la température d'inflammabilité représente la chaleur minimale
nécessaire pour enflammer ce mélange aérien. La distinction entre ces deux
concepts est cruciale, car un point éclair bas implique un risque accru d'incendie à
des températures relativement faibles, ce qui exige une vigilance accrue dans le
stockage et le maniement de telles substances.
La compréhension approfondie des notions de point éclair et de température
d'inflammabilité est essentielle pour garantir la sécurité lors de la manipulation, du
stockage et du transport de substances inflammables. Ces paramètres permettent
d'évaluer et de gérer les risques d'incendie et d'explosion, contribuant ainsi à la
protection des personnes, des biens et de l'environnement.Il est crucial de
reconnaître que le point éclair représente la température à laquelle une substance
libère suffisamment de vapeurs pour former un mélange inflammable avec l'air. De
même, la température d'inflammabilité, qui est souvent confondue avec le point
éclair, correspond à la température minimale à laquelle une substance peut
s'enflammer spontanément sans source d'ignition externe. Ces deux concepts
doivent donc être clairement distingués afin d'assurer une manipulation sécurisée
des produits chimiques.
La formation de mélanges combustibles est influencée par divers facteurs, tels que
la pression atmosphérique, la ventilation et la concentration des vapeurs. Il est donc
impératif d'effectuer des évaluations de risque adéquates dans les installations où
des substances inflammables sont présentes. Des mesures de contrôle appropriées,
telles que le maintien de bonnes pratiques de stockage et l'utilisation de matériel
robuste, peuvent significativement réduire le risque d'accidents.
Par ailleurs, la formation du personnel aux protocoles de sécurité est un aspect que
l'on ne saurait négliger. Les travailleurs devront être familiarisés avec les fiches de
données de sécurité (FDS) des substances qu’ils manipulent et savoir identifier les
caractéristiques de danger qui leur sont associées. Cela inclut non seulement le point
éclair et la température d'inflammabilité, mais également d'autres propriétés physico-
chimiques qui peuvent influencer le comportement du produit dans différentes
conditions.
En somme, la connaissance approfondie de ces paramètres et le respect des
réglementations en vigueur constituent des éléments fondamentaux pour maintenir
un environnement de travail sûr et minimiser les risques liés aux substances
inflammables. Une vigilance constante et une gestion rigoureuse des risques sont
nécessaires pour protéger les vies humaines et préserver les ressources.

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