Niveau : 3ème AS / Classe
Objet d’étude : Textes et documents d’Histoire
Séquence2 : Produire un texte pour présenter un fait d’Histoire en y introduisant des
commentaires et/ou des témoignages
Séance : Compréhension de l’écrit (1)
Texte support : GUELMA/ Spécial 8 mai 1945
Récit d’un génocide
Hadj Bahloul Brahim est un octogénaire qui a vécu les affres des événements du 8 mai
1945 à Guelma…ce rescapé a bien voulu nous accorder un témoignage vivant qui viendra
enrichir notre patrimoine historique que les générations futures conserveront jalousement…
Il raconte : « Nous avions reçu des instructions de la part de nos responsables du
mouvement national pour entreprendre une marche pacifique lors de la fête internationale du
travail. Cette marche eut lieu dans le calme et nous avions déployé des banderoles où nous
revendiquions notre liberté, notre indépendance. Notre parcours prit fin au niveau du théâtre
municipal et le sous-préfet Achiary a donné l'ordre de nous disperser. La veille du 8 mai
1945, fête de l’armistice qui mettra fin à la Deuxième Guerre mondiale et à la victoire des
alliés sur le 2° Reich. Nos responsables nous invitèrent à défiler et à prouver au monde que
nous voulions seulement notre indépendance. Le rassemblement eut lieu sur les hauteurs de la
ville de Guelma à El Karmet, aux environs de 16h. Nous portions des banderoles : « Vive
l’Algérie musulmane », « L’Algérie libre et indépendante », « Libérez les détenus
politiques ». Le cortège descendait par la rue d’Announa et fut stoppé au niveau de la banque
de l’époque par les forces coloniales.
Le sous-préfet Achiary, le maire Maubert, le procureur de la République, le chef de
compagnie de gendarmerie, le commissaire Tocquart, flanqués de policiers et de gendarmes,
nous donnèrent l’ordre de nous disperser. Nous entamions des chants patriotiques et devant
notre refus, l’on tira sur la foule. Il y eut deux morts, Boumaza et Séridi, et plusieurs blessés.
Le cortège se disloqua et tout le monde fuyait pour échapper à la fusillade. L’état de siège fut
décrété et avec l’arrivée des renforts dont des tirailleurs marocains et sénégalais, Guelma fut
encerclée deux jours plus tard. C’était le couvre-feu de jour comme de nuit La région de
Guelma fut mise à feu et à sang : aucun village, aucun douar, aucune mechta n’a échappé au
carnage…. B. A. Le soir
d’Algérié.08/05/2007
Moment1 : observation et formulation des hypothèses de sens :
Consigne1 : Observez le texte et repérez les éléments périphériques puis, complétez le
passage suivant :
Le texte intitulé« GUELMA/ Spécial 8 mai 1945 » comporte un sous-titre « Récit
d’un génocide
»est un article de presse écrit par B.A, publié dans « Le soir d’Algérie. » Le 08/05/2007
C’est un textede type narratif, genre historique.
Consigne 2 : En vous référant à ces éléments, essayez d’en deviner le contenu.
Consigne : Lisez silencieusement le texte en faisant attention aux indices de subjectivité.
Activité : Parmi les hypothèses formulées laquelle est juste ?
Activité 1 :
a) Hadj Bahloul Brahim est : - Un historien. - Un soldat - Un témoin (Cochez la
bonne réponse)
c)justifiez votre réponse en relevant du texte une phrase et un mot employés par l’auteur.
Une phrase : « qui a vécu les affres des événements ».
Un mot : « ce rescapé »
Activité 2 :
a) De quel événement parle-t-on dans ce texte ?
On parle du génocide de 8mais 1945/ses causes et ses conséquences.
a) Quelles étaient les revendications des manifestants ? Citez le passage qui le montre.
Liberté et indépendance.
Le passage qui le montre : « nous revendiquions notre liberté, notre
indépendance »
b) Le parti responsable de cette marche est :
- Le parti du peuple algérien.
- L’armée de libration nationale. (Soulignez la bonne réponse).
- Le mouvement national.
Activité 4 :A qui renvoient les pronoms soulignés dans le texte ?
- Nous (1er §) =>le journaliste B.A et les lecteurs.
- Il (2ème §) =>Hadj Bahloul Brahim.
- Nous (2ème §) =>Hadj Bahloul Brahim et les manifestants.
Activité 5:
1. ) Quel est le verbe qui introduit le discours du témoin ?
C’est le verbe raconter (mettez-le à l’infinitif)
2.) Qu’appelle-t-on ce verbe ?
C’est un verbe introducteur.
3.) De quel type de discours s’agit-il ?
Il s’agit d’un discours direct.
Réécrivez l’énoncé ci-dessous en le commençant ainsi : il raconte qu’…………………….
Il raconte qu’ils avaient reçu des instructions de la part de leurs responsables du mouvement
national pour entreprendre une marche pacifique lors de la fête internationale du travail. Cette
marche eut lieu dans le calme et ils avaient déployé des banderoles où ils revendiquaient leur
liberté, leur indépendance.
Activité 6 : Le mot carnage veut dire :
a) Une tuerie / b) un massacre c) une sérénité d) une résistance.
Choisissez les deux bonnes réponses.
Le mot carnage veut dire : a) une tuerie. b) un massacre.
Activité 7 :répondez par vrai ou faux :
Les réactions des français face aux manifestants du 8 mai 1945 et aux citoyens de la région de
Guelma sont :
- La mort de trois personnes et plusieurs blessés. Faux.
- L’encerclement de Guelma le 9 mai 1945. Faux.
- Le couvre- feu nocturne dans tout le territoire. Faux.
- L’un des nombreux massacres commis à l’encontre des algériens. Vrai
Activité 8 : La région de Guelma fut mise à feu et à sang :
L’expression soulignée veut dire :
- Détruite par la guerre et pleine de meurtres.
- Brûlée par l’incendie des terres. (Choisissez la bonne réponse)
- L’expression soulignée veut dire : Détruite par la guerre et pleine de meurtres.
Activité9 : S’agit-il d’un discours objectif ou subjectif dans ce texte ? Justifiez votre réponse.
C’est un discours subjectif.
Justification => les marques de subjectivité (pronoms personnels : nous/ Déterminants
possessifs : nos, notre/ adverbes modalisateurs : jalousement/bien),etc.
Activité de synthèse :
Justifiez en quelques lignes l’emploi du sous-titre par rapport au contenu du texte
LeLesous-
sous-titre « Récit d’un génocide » souligne d’emblée les affres de la
colonisation, et le mauvais traitement infligé aux algériens durant la période du
colonialisme. ……………..