Sciences Phs7EB 1
Thèmes abordés
Sciences Phs7EB 1
Thèmes abordés
Enseignement de base
7e EB
ENSEIGNEMENT DE BASE
7e EB
Rédacteurs :
Superviseurs :
Prof. LUMONGE Zabagunda Désiré
Prof. MASUDI Kalongama Jean
UERDP/ISP-BUKAVU
Bureaux 112, 113 et 115 (Bloc Paroisse)
Tél : +243 813 187 246 ; +243 998 905 530
[email protected] ; [email protected]
Notes sur les auteurs
1. Professeur Désiré LUMONGE ZABAGUNDA est né en 1976 à MELA, Territoire de Mwenga.
Docteur en Sciences Psychologiques et de l’Éducation de l’Université de Mons (Belgique) en
2010.
Licencié en physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2000).
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu.
Département de Physique-Technologie.
Directeur – Adjoint de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique
(UERDP-ISP/Bukavu).
Directeur-Adjoint du Centre de Recherches Universitaires du Kivu (CERUKI).
Son domaine de recherche est la Didactique des Sciences.
2. Professeur Jean MASUDI KALONGAMA est né en 1957 à Mukombe, Territoire de Pangi.
Docteur en sciences physiques, Université de Kinshasa (2008), orientation physique-mathématique.
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu. Département de Physique-
Technologie.
Directeur de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (UERDP-
ISP/Bukavu).
3. Laurent PONDO MWETAMINWA est né en 1960 à Kabuzu, Territoire de Mwenga.
Licencié agrégé en Sciences chimiques de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu en
2001.
Assistant de 2e mandat à l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de Wa-
lungu, ISEAV/WALUNGU.
Assistant de 2e mandat à l’Université Simon Kimbangu de Bukavu, USK/BUKAVU.
Directeur des Études à l’Institut Bwindi à Bukavu pendant 13 ans.
Enseignant de Chimie au Secondaire depuis 25 ans.
Coordinateur Communautaire des Écoles Conventionnées Protestantes de la 5e CELPA (Com-
munauté des Églises Libres de Pentecôte en Afrique).
4. Charles KABUNGULU Mukamba est né le 09 avril 1974 à Kilumba, Territoire de Mwenga.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP / Bukavu). Profes-
seur de Physique et de Technologie au Lycée CIREZI à Bukavu pendant 15 ans.
Chef de Travaux au Département de Physique-Technologie de l’ISP / Bukavu.
Secrétaire Scientifique de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Phy-
sique (UERDP / ISP-Bukavu).
5. Antoine NGABO BAHIZIRE est né en 1993 à MBIZA, Territoire de Kabare.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur
scientifique au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP
ISP/Bukavu).
6. Daniel BYAOMBE RAYMOND est né en 1996 à Bukavu. Licencié en Physique de l’Institut
Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur scientifique au LABORATOIRE DE
DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP ISP/Bukavu).
Remerciements
L’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (U.E.R.D.P) remercie vi-
vement les collègues enseignants qui ont accepté, volontiers, à collaborer aux travaux de rédaction
des manuels scolaires conformes au Programme Éducatif du Domaine d’Apprentissage des Sciences.
Le soutien moral et matériel de notre partenaire LIVRES POUR LE GRANDS LACS a permis de
booster les travaux de rédaction des manuels scolaires.
Le laboratoire LADISCI entend relever le défi d’une des missions importantes des Instituts Supérieurs
Pédagogiques à savoir Vulgariser les résultats de recherche par la rédaction et la diffusion des ma-
nuels scolaires adaptés à l’enseignement primaire et secondaire .
Avant-propos
Ce manuel de Sciences physiques est destiné aux élèves et enseignants de classe de 7e en Éducation
de Base en République Démocratique du Congo. Il est conforme au programme éducatif du domaine
d’apprentissage des sciences.
L’apprentissage didactique développé au début de chaque chapitre est décliné en sept points es-
sentiels à l’enseignant pour conduire sa leçon dans une démarche d’Approche par Compétences :
Exemples de Situations-Problèmes, Analyse de la situation (idées clés), Matériels didactiques, Compétences
attendues chez l’élève, Mots clés, Contenu de la matière et Évaluation des compétences.
Les questions d’évaluation des compétences poussent l’élève à réfléchir et à répondre aux situations-
problèmes de départ.
Le contenu est présenté de manière concise pour permettre les élèves de 11 à 13 ans en contact
avec les premiers concepts scientifiques de base de comprendre et de résoudre quelques problèmes de
vie courante.
Table des matières
1 Notions de matière 1
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Notions de matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Composition de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Composition de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 États physiques de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Transformation de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Problématique de l’eau 9
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Problématique de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.1 Composition de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 Propriétés de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
i
TABLE DES MATIÈRES ii
4 La problématique de l’air 13
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Problématique de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.1 Composition de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2 Propriétés de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.1 Propriétés physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.2 Propriétés chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.3 Pollution de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.2.4 Traitement de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.2.5 L’utilité de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
5 Grandeurs physiques 17
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.1 Un peu d’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.2 Étalon et mesure des grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.3 Grandeurs physiques fondamentales et dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.3.1 Unités et Système International d’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.3.2 Quelques exemples de grandeurs dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.4 Grandeurs scalaires et vectorielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.4.1 Éléments caractéristiques d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.5 Multiples et sous-multiples des grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.5.1 Le bon sens et l’estimation rapide : ordre de grandeur . . . . . . . . . . . . 27
5.5.2 La mesure : entre la classe et la maison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.6 Quelques instruments de mesure d’usage courant au Sud-Kivu . . . . . . . . . . . . 28
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
TABLE DES MATIÈRES iii
6 Force et travail 34
Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
FORCE ET TRAVAIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.1 Un peu d’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2 Notion de force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2.1 Caractéristiques d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2.2 Unités et mesure de la force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3 Étude de quelques forces particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3.1 La pesanteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3.2 La gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.4 Travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6.4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6.4.2 Unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
7 Électricité 40
Exemples de situations-problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Contenu de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.1 Charge électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2 Phénomènes d’électrisation des corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.1 Électrisation par frottement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.2 Électrisation par contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
7.2.3 Électrisation par influence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
7.2.4 Loi d’interaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.2.5 Électricité atmosphérique : Danger et sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.3 Conducteurs et isolants électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.4 Courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
7.4.1 Source du courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
7.5 Circuit électrique simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
7.6 Électricité à la maison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
7.7 Effets du courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
7.8 Sécurité électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.8.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.8.2 Fusibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7.8.3 Disjoncteurs (coupe-circuit automatique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7.8.4 Paratonnerres et parafoudres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
7.8.5 Les isolants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Chapitre 1
Notions de matière
Exemple de situation-problème
Demander aux élèves d’identifier et de nommer les différents objets qui les entourent dans la classe
et d’en donner un nom générique. Leur demander par la suite de casser une craie continuellement
jusqu’au plus petit grain. En suite, organiser les élèves en petits groupes leur demandant de noter sur
une fiche le contenu en eau du récipient et de le chauffer à 100˚C. A la fin de l’opération, la quantité
d’eau baisse dans le récipient. L’enseignant leur demande alors d’exprimer les phénomènes observés
et de comparer les résultats obtenus.
Matériels didactiques
1. La craie
2. Eau liquide
3. Morceau de glace
4. Un réchaud
5. Un thermomètre
6. Un récipient métallique
Mots clés
— Matière
— Composition
1
CHAPITRE 1. NOTIONS DE MATIÈRE 2
— États physiques
— Transformation
Matière
Sujet 1 : Notions de matières
1.1 Définition
On appelle matière tout ce qui nous entoure, ayant une masse donnée, occupant un volume
déterminé et pouvant être perçu par nos organes de sens.
Exemple 1.2.1 .
X H : atome d’hydrogène
X O : atome d’oxygène
X C : atome de carbone
X N a : atome de sodium (Natrium)
X Cl : atome de Chlore
Les symboles des atomes sont repris dans un tableau connu sous le nom du Tableau périodique
des éléments ou simplement Tableau de Mendeleiev .
Les atomes peuvent s’associer entre eux pour former d’autres particules, également petites, de
la matière nommées molécules . Celles-ci conservent toutes les propriétés de la matière et sont
représentées à l’aide des formules chimiques :
Exemple 1.2.2 .
H2 O : molécule d’eau
CO2 = molécule de gaz carbonique (ou dioxyde de carbone)
N aCl= molécule de sel de cuisine (ou chlorure de sodium)
b) Je m’exerce : poser quelques questions de fixation de l’essentiel par les élèves sur la définition
de la matière, les particules ultimes constitutives de la matière, les facteurs à la base du change-
ment d’états physiques d’un corps et les différents changement d’états physiques de la matière.
c) Et pourquoi faire dans la vie quotidienne .
Montrer que le corps humain est une matière constituée de plusieurs milliers d’atomes as-
sociées à des innombrables molécules qui interagissent pour maintenir et perpétuer la vie ;
parler du rôle de la température et de la pression dans le cycle de l’eau en particulier et dans
les transformations de la matière en général ; et dans la conservation des aliments
d) Je réfléchis : Qu’est-ce qui n’est pas matière dans le monde qui nous entoure ?
Chapitre 2
Exemple de situation-problème
L’enseignant organise ses élèves en 4 groupes et leur demande d’apporter respectivement une cer-
taine quantité de substances suivantes : eau et alcool, eau et pétrole, sucre et sel, eau et sel. A l’heure
de la leçon, il demande à chaque groupe d’observer ces différentes substances séparément. Par la
suite, il leur demande de prendre de petites quantités et de les mélanger intimement. De manière rota-
tive, chaque groupe répète l’expérience de l’autre. Enfin, les élèves doivent noter, décrire et expliquer
les différents phénomènes observés.
Matériels didactiques
1. L’eau
2. L’alcool
3. Le sel
4. Le pétrole
5. le sucre et
6. Les récipients
5
CHAPITRE 2. NOTIONS DE SUBSTANCES : CORPS PURS ET MÉLANGES 6
Mots clés
— Corps purs : définition et sortes
— Mélanges : définition et sortes
Matière
Sujet 2 : Notions de substances : corps purs et mélanges
2.1 Corps purs
2.1.1 Définition
Un corps pur est un corps formé par les molécules semblables.
Exemple 2.1.1 .
— L’eau : H2 O,. . .
— Un flacon contenant l’oxygène : O2 , O2 , O2 ,. . .
Exemple 2.1.2
L’oxygène :
Exemple 2.1.3
2.2 Mélanges
2.2.1 Définition
Un mélange est une juxtaposition de deux ou plusieurs corps purs formés de molécules différentes.
Exemple 2.2.1
CHAPITRE 2. NOTIONS DE SUBSTANCES : CORPS PURS ET MÉLANGES 7
a) Mélanges homogènes
Un mélanges homogène est un mélange dans lequel il est très difficile de distinguer les constituants
à l’œil nu.
b) Mélanges hétérogènes
Un mélange hétérogène, par contre, est un mélange dans lequel on peut facilement distinguer les
constituants à l’œil nu.
Évaluation
a) Décrivez les différents mélanges effectués dans le traitement de la situation et de réaliser les
mélanges : eau-huile d’arachide, riz-haricot, glycérine-alcool et indiquer le type de mélange
pou chaque cas.
b) Définissez le corps pur et le mélange.
Citez différentes sortes de corps purs et de mélanges.
c) Quel est rôle de corps purs et des mélanges dans la vie quotidienne ?
d) Quelle est l’importance de la notion des mélanges de corps purs (sel-eau) dans la préparation
du sérum oral pour la réhydration des malades.
Chapitre 3
Problématique de l’eau
Exemple de situation-problème
La population de la ville de Bukavu connait un problème très sérieux de pénurie en eau po-
table. Soucieux d’apporter une solution à ce problème, les élèves de la 7e EB de l’institut BWINDI,
sous l’encadrement de leur enseignant des sciences physiques, décident de répertorier les différentes
sources d’eau du milieu, d’en connaitre les origines et de proposer des techniques de traitement pour
rendre l’eau propre à la consommation. A la fin, ils vont élaborer une cartographie et formuler des
recommandations sur Word à soumettre à la municipalité pour une sensibilisation auprès de la popu-
lation sur le traitement de l’eau.
Matériels didactiques
1. Eau liquide
2. Glace
3. Récipients
4. Thermomètre
5. Réchaud
Mots clés
— Composition de l’eau
9
CHAPITRE 3. PROBLÉMATIQUE DE L’EAU 10
— Propriétés de l’eau
— Pollution de l’eau
— Traitement de l’eau
— Cycle de l’eau
— Utilité de l’eau
— Maladies d’origine hydrique
Matière
Sujet 3 : Problématique de l’eau
3.1 Composition de l’eau
L’analyse chimique précise que la molécule d’eau est formée par la combinaison de deux atomes
d’Hydrogène et d’un atome d’Oxygène.
Les différentes sortes d’eau que nous pouvons rencontrer dans la nature peuvent contenir :
— des matière en suspension : sable, particules terreuses, particules végétales, d’insectes, des
vers de terre, . . .
— des matière en solution : sels minéraux en calcium, Magnésium, Chlore, Sulfate, Carbonate,. . .
— des microorganismes : amibes, microbe de la fièvre typhoı̈de, de la dysenterie, du choléra,. . .
La pollution de l’eau présente un danger permanent à la vie humaine, animale, végétale et aqua-
tique.
Enfin, l’eau intervient également dans l’hygiène du corps humain (lavage du corps et des habits),
les nettoyages des ustensiles de cuisine, de nos maisons et de nos toilettes, la préparation de nos
aliments,. . .
La problématique de l’air
Exemple de situation-problème
Dans la commune de BAGIRA, les élèves de la 7e EB de l’institut de BAGIRA constatent la
pollution de l’air, le réchauffement climatique et la diminution de la pluviosité dans leur milieu.
En effectuant des recherches sur l’internet, ils trouvent que cette situation serait due notamment à
l’abattage abusif des arbres pour la production du charbon (braise) et de la planche ; feu de brousse ;
pratique régulière dans ce coin de la ville de Bukavu et ses environs. C’est ainsi qu’avec l’encadrement
de leur enseignant des sciences physiques, ils étudient le problème et envisagent des solutions.
Matériels didactiques
1. Ballon à air
2. Pompe
3. Balance de précision
4. Eau
5. Réchaud
6. Ballon à fond plat
7. Bouchon
8. Une feuille de papier
9. Une boite d’allumettes
10. Un clou rouillé
11. Une bougie
12. Un bocal
13
CHAPITRE 4. LA PROBLÉMATIQUE DE L’AIR 14
Mots clés
— Composition de l’air
— Propriétés de l’air
— Pollution de l’air
— Traitement de l’air
— Utilité de l’air comprimé
Matière
Sujet 4 : Problématique de l’air
4.1 Composition de l’air
L’analyse chimique montre que l’air sec est un mélange composé de :
— Oxygène : 21% en volume
— Azote : 78% en volume
— gaz carbonique : 0, 03% en volume
— Gaz nobles :
1. Argon (0, 93%),
2. Hélium (0, 0005%),
3. Néon (0, 0016%),
4. Krypton (0, 0001%)
5. Xénon (0, 000008%).
— Vapeur d’eau : en proportion variable
— Poussières d’origine animale (microbes), végétales (spores, grains de pollen,. . . ) et minérales
(particules du charbon, de la craie,. . . ).
L’oxygène de l’air provoque la réaction de combustion lente dans les cellules vivantes qui dégage
de l’énergie nécessaire au maintien de la vie. Les besoins d’un homme adulte varient selon les condi-
tions dans les quelles il se trouve :
— Un homme couché : 11l d’oxygène par heure
— Un homme assis : 15l d’oxygène par heure
— Un homme debout : 45l d’oxygène par heure
— Un homme marchant : 90l d’oxygène par heure
— Un homme travaillant : 120l d’oxygène par heure
Ensuite prévoir des bonnes dimensions de salles de classe, des salles de spectacles, des locaux de
travail,. . . , il est nécessaire de pouvoir calculer tantôt la quantité d’air nécessaire, tantôt la quantité
d’oxygène possible.
En médecine, on utilise l’air dans la réanimation des malades qui éprouvent de sérieuses difficultés
respiratoires.
Enfin, l’air est aussi utilisé pour gonfler les pneus des véhicules et autres engins roulants, les
ballons, etc.
Grandeurs physiques
Exemple de situation-problème
CLAUDINE, la mère de MANGAZA doit se rendre au marché de Nyawera pour faire des achats,
retourner à la maison et préparer à manger à ses enfants avant leur retour de classe.
Avant de quitter la maison, elle se pose des questions sur la distance qui la sépare du marché, combien
de temps elle doit mettre pour retourner à temps et quelle quantité de viande faudra-t-il acheté pour
le besoin de toute la famille.
Matériels didactiques
1. La montre
2. Horloge
3. Mètre-canne
4. Mètre-ruban
5. pied à coulis
6. Palmer
7. Balance
Mots clés
— Mesure
17
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 18
— étalon
— unité
Matière
Sujet 5 : Grandeurs physiques
5.1 Un peu d’histoire
Les notions fondamentales des grandeurs et leurs masses remontent de l’antiquité. Plus près de
nous, il y a 4000 ans, en Égypte et en Mésopotamie, on utilisait le Cubit.
Le cubit était considéré comme la distance entre le coude et l’extrémité des doigts. La grande pyra-
mide a été construite en utilisant le cubit. Il y a 3000 ans, les Égyptiens, ont divisé le jour et la nuit
en 12 heures égales. Les Babyloniens avaient 60 pour nombre de base et prirent l’habitude de diviser
les quantités en 60 parties. Au 14eme siècle, l’heure fut divisé en 60 minutes (mn), puis la minute fut
divisée en 60 secondes (s) .
En Europe, des unités liées au corps humains ont été utilisés : le pouce(inch) et le pied(foot). Mais
ils adoptèrent par la suite le système métrique au 18e S en divisant les unités par 10, 100, 1000, . . .
En 1889, le kilogramme a été défini comme unité de la masse. Le kilogramme-étalon est conservé au
Bureau International des Poids et Mesures (B.I.P.M), à Sèvres en France. Actuellement, les scienti-
fiques utilisent le système International d’unité (SI).
En R.D.C. et dans la plus part des pays africains subsahariens, la pratique des mesures dans la
société (marché, boutiques, . . . ) diffère des pratiques scientifiques. Les instruments de mesure varient
d’une région à une autre et portent une empreinte culturelle. C’est ainsi qu’au Kivu par exemple, les
mesures effectuées par le MUKAMBA (corde), le Nnamaha , le Bumba n’apparaissent
pas explicitement dans les contenus des apprentissages scolaires.
Mesurer une grandeur physique G revient à la comparer à une autre grandeur, de même nature,
Go , prise arbitrairement comme unité, en effectuant leur rapport :
G
mG = (5.1)
Go
Le résultat de la mesure est un nombre : la valeur de G, accompagné de son unité. Une telle unité est
dite de base si elle est indépendante de toutes les autres, ce qui exige qu’on le rattache à un étalon,
choisi par convention pour sa simplicité et l’universalité de son mode de réalisation.
Les unités dérivées, découlent des précédentes à partir des relations de définition.
La physique est basée sur l’expérimentation et tributaire de la nature par des observations qui
mènent aux mesures des grandeurs physiques.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 19
(a) Un élève de l’EP Bulenga de Bagira prélève (b) Cathédrale de Bukavu (h = 83, 3m)
la longueur de la table de l’enseignant
Remarques 5.3.1
1. Le système M.K.S.A (mètre-kilogramme-seconde-Ampère) est constitué des unités de la lon-
gueur, masse, temps et intensité du courant électrique
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 20
c) Exemple 5.3.2 Mademoiselle Patricia quitte chez elle à Muhumba pour se rendre à son école,
le lycée CIREZI. Avec son vélo, elle parcourt une distance de 800m en 5minutes pour at-
teindre son école. Sa sœur, Merveille doit se rendre à l’école d’Application pédagogique située
à 2km de son domicile. Elle arrive à son école, après 20minutes de course à vélo.
1. Quelles sont les vitesses des vélos de ces deux sœurs ?
2. Expliquer pourquoi la vitesse de l’une est plus grande que celle de l’autre
3. Indiquer la nature de la proportion entre d, t, et v
Solution :
1o .
• La distance parcourue par Patricia est d = 800m
Le temps de course : t = 5min
t = 5 × 60s = 300s
La vitesse est : v = dt = 800m
300s
⇒ v = 2, 7m/s
2o La vitesse de Patricia est plus grande que celle de sa sœur Merveille car elle a mis peu de
temps à parcourir la distance proposée.
3 Dans la relation v = dt , la vitesse est directement proportionnelle à la distance d, mais
o
b) Unité : l’unité de la surface est le mètre-carré (m2 ). La mesure de la surface s’appelle : aire
qui est obtenue par multiplication des deux distances :
Exemple 5.3.3 • Surface de la table de l’enseignant :
Longueur L = 2m
Largeur l = 1m
S =L×l (5.3)
S = L × l = 2m × 1m = 2m2 (aire de la table)
• Surface du tableau de la classe :
Longueur L = 4m
Largeur l = 1, 5m
S = L × l = 4m × 1, 5m = 6m2
• Surface du terrain de football du collège Alfajiri de Bukavu :
Longueur L = 120m
Largeur l = 105mm
S = L × l = 120m × 105m = 12600m2
• Quelle est la surface du stade de Martyr de Kinshasa ?
• Quelle est la surface d’un stade Olympique ?
c) Multiples et sous-multiples du mètre carré :
3. Le volume de 1m3 d’eau fourni par la REGIDESO est de 1000litres, cela correspond à
5f uts de 200litres chacun ou encore 50bidons de 20litres.
4. Une injection de 10cc (centimètre-cube) correspond à un volume de 10millilitres. Donc,
1ml = 1cm3
5. La mesure de volume d’un corps régulier se détermine par les formules de la géométrie :
• Volume d’un cylindre de rayon R et de hauteur h : V = πR2 h
• Volume d’une sphère de rayon R : V = 43 πR3
6. Pour mesurer le volume d’un corps de forme irrégulière, on utilise d’autres procédés telle
que la technique de l’éprouvette graduée.
On prend une éprouvette graduée dans laquelle on verse de l’eau, par exemple, jusqu’à
une hauteur h. On plonge le corps dont on souhaite déterminer le volume. L’eau monte
jusqu’à une hauteur h0 . Le volume du corps est donc V = h0 − h.
F IGURE 5.4 – Mesure du volume d’un corps à l’aide d’une éprouvette graduée
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 24
d) Applications :
• Détermination de la masse et du volume d’un corps
• Contrôle de pureté d’u corps
• Mélanges miscibles et non miscibles
4.2 Densité
a) Définition : la densité d’un corps est le rapport de la masse volumique d’un corps ρ à la masse
volumique ρ0 d’un corps de référence. On la note par d.
ρ
d= (5.5)
ρ0
Pour les corps solides et liquides, le corps de références c’est l’eau : ρeau = 1000kg/m3 .
La notion de densité nous renseigne si le corps considéré est plus ou moins compact que l’eau
ou l’air.
b) Unité : Étant donne que la densité d’un corps est le rapport de deux masses volumiques, il est
donc un nombre abstrait, c’est-à-dire sans unité.
c) Densité et flottabilité : lorsqu’un corps est plongé dans un fluide, il peut couler ou flotter.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 26
Une grandeur scalaire est défini par la connaissance d’un nombre réel accompagné de l’unité,
indépendamment de tout système d’axe particulier.
Par exemple, la longueur, la masse, le temps sont des grandeurs scalaires. On le représente par des
lettres l, m, t, . . .
Exemple 5.4.1 .
1) La longueur d’un champ de manioc est l = 100m
2) La masse d’un sac de riz produit à Kitutu est m = 50kg
3) Une minute vaut 60secondes
t = 60s
D’autres grandeurs, comme la vitesse et la force, nécessitent, pour leur caractérisation à la fois un
point d’application, une direction, un module : ce sont des grandeurs vectorielles.
~ k~v k, . . .
Notation : ~v , F~ , d,
Lecture : vecteur vitesse, vecteur force, vecteur déplacement, module du vecteur vitesse, . . .
Représentation :
Exemple 5.5.1
• 1kg = 1O3 g
• 1gigabyte(GB) = 1O9 bytes
• M egaW att(M W ) = 1O6 Watt
• 1 millimètre (mm) = 1O−3 mètre
Exemple 5.5.2
1) On veut exprimer la quantité d’eau contenue dans un lac de diamètre de près de 1km et d’une
profondeur moyenne d’environ 10m. Trouver le volume d’eau de ce lac. (cfr GIANCOLI, D.,
1993, P 11).
Pour trouver le volume de ce lac, on multiplie sa profondeur moyenne par l’aire de sa surface.
On suppose que la surface est un cercle :
∗ S = πr2 = 3.(5.1O2 m)2 = 3.(25.104 m2 )
S = 75.104 m2 ou S = 7, 5.105 m2 ' 8.105 m2 La surface est de l’ordre de 106 m2 .
∗ V = S.h = (8.105 m)2 .10m
V = 8.106 m3
Le volume est donc de l’ordre de 107 m3 .
2) Estimation du nombre de cheveux sur la tête d’un adulte
3) Estimation de la consommation journalière de l’énergie par un adulte : 107 J
telle que vécu au marché des produits vivriers en République Démocratique du Congo. A Bukavu, par
exemple, la notion de mesure part de la société et exprime en elle la valeur culturelle de la solidarité.
Les instruments utilisés dans les milieux extra-scolaires sont quasi absents dans les programme
d’enseignement. Des multiples et les sous-multiples des grandeurs physiques exprimés sous forme de
puissance de 10 ne correspondent à rien dans la pratique quotidienne des élèves.
Le tableau 5.7 reprend une liste non exhaustive de certains instruments utilisés dans les échanges
commerciaux des produits agricoles. Elle est encré dans les instruments de mesure.
(h) saani
b) Suggestions
L’enseignant doit attacher une grande importance à la question 10 car la déconnexion entre mesure
en classe et celle de la société est une grande faiblesse de notre système d’enseignement des sciences.
La métrologie n’est pas présente dans nos programmes d’enseignement. Ces exercices d’équivalence
sont recommandés.
c) Exercices
1. Exprimer les longueurs suivantes en m :
a) 104 cm
b) 106 µm
c) 103 mm
d) 10−2 mm
2. ∗ Exprimer la surface d’un terrain de football de 90m sur 60m en m2 et en ha
∗ Exprimer l’air du terrain de volley-ball de 9m sur 16m en m2 et en dm2
∗ Exprimer l’air d’un papier format A4 en mm2 et en dm2
3. Quelle est l’aire d’une porte rectangulaire de 2m de hauteur et de 0, 93m de large ?
4. Quelle est l’aire d’une table de la classe de 70cm de largeur et 110cm de longueur ?
5. Une pelouse de 25m de coté est traversé, en son milieu par deux allées pavées perpendiculaires
de 1, 2m de large.
12. Un bloc parallélépipède en ciment a pour longueur 20cm, largeur 15cm et pour hauteur 8cm.
a) Quel est son volume ?
b) Sa masse est de 18, 96kg. Quelle est sa masse volumique ?
13. Dans un atelier, on veut fabriquer du laiton. Pour y arriver, l’Ingénieur demande aux ouvriers
de chauffer 100cm3 de cuivre jusqu’à ce qu’il devienne liquide.
On demande de calculer la masse du cuivre fondu si sa masse volumique a pour valeur
8, 8g/ml
14. Complétez cette phrase :
∗ La masse volumique est une grandeur caractérisant la ...... d’un matériau par unité de.......
Elle se note ρ = mV
.........est la masse du corps occupant un volume V
∗ Dans le SI, la masse volumique est le kilogramme par mètre cube, noté :.......
15. La masse volumique de l’eau est de :
Force et travail
Exemple de situation-problème
Situation 1 :
Mademoiselle FURAHA décide de faire la lessive des chemises et blouses d’uniforme pour elle
et pour ses frères et sœurs !
Elle se propose d’aller puiser de l’eau dans un bidon au robinet du quartier et le ramener chez elle.
Après avoir rempli deux bidons, l’eau cesse de couler au robinet. Elle recours alors au puits de la par-
celle pour son approvisionnement en eau. Que devra-t-elle mettre en œuvre pour réaliser son projet ?
Situation 2 :
DUNIA, propriétaire d’un palmeraie grimpe sur un palmier à huile pour cueillir un régime de
palme. Il le coupe et observe que le régime tombe, écrase les feuilles et s’enfonce légèrement dans la
terre.
Matériels didactiques
— Bidon : pour recueillir de l’eau avec possibilité de soulèvement
— Échelle : pour grimper et se trouver à une certaine hauteur par rapport au niveau du sol
34
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 35
Mots clés
— Force
— Travail
— Pesanteur
— Gravitation
Matière
Sujet 6 : FORCE ET TRAVAIL
6.1 Un peu d’histoire
La construction de la physique classique à la Renaissance, marquée par la révolution scientifique
de l’œuvre de Galilée (1564 − 1642) et complétée par Newton (1642 − 1727), commence d’abord par
la mécanique, Science de mouvement des corps pesants.
Les progrès de la métallurgie permirent la construction des machines à vapeurs qui fut à la base
de la révolution industrielle du 18e siècle, et la première machine à vapeur fut mise au point en 1703
par Thomas New Comen (1663 − 1729) et perfectionné par James Watt (1736 − 1819).
d) Son module ou intensité : c’est la grandeur du vecteur. Suivant que l’on tire pus ou moins sur
le ressort, par exemple, on exerce une force plus ou moins intense.
• La pesanteur
La pesanteur est la force d’attraction que la Terre exerce sur les objets qui se trouvent dans son
voisinage. On l’appelle encore poids de l’objet.
Un corps de masse m est attiré par la Terre avec une force de pesanteur P~ = m~g .
~g est une grandeur physique appelée accélération de la pesanteur. Son intensité au voisinage de
la Terre vaut : g = 9,81 m/s2 .
6.3.2 La gravitation
La gravitation est la force avec laquelle deux corps de masse m et m0 s’attirent mutuellement.
N · m2
G = 6, 67 · 10−11
kg 2
La pesanteur est la force de gravitation exercée par la Terre. Les planètes de notre galaxie décrivent
des trajectoires elliptiques suite à la force de gravitation intense exercée par le soleil sur elles. La
période de révolution de la Terre autour du soleil est de 365 jours (une année civile).
6.4 Travail
6.4.1 Définition
Le concept travail est polysémique c’est-à-dire, il possède diverses significations.
Exemple 6.4.1
Papa est parti au travail.
Les élèves travaillent leur examen dans une salle de classe.
En Physique, le concept travail décrit le résultat de l’application d’une force qui déplace un objet sur
une certaine distance. Le travail est donc le produit de la grandeur de la force par la distance. Et on
écrit :
W =F ·d (6.2)
6.4.2 Unités
Dans le système international, la force s’exprime en Newton (N ) et la distance en mètres (m).
L’unité du travail est donc le Newton-mètre (N.m), on l’appelle le joule.
1J = 1N.m (6.3)
Le nom donné à l’unité du travail est un hommage au Physicien Anglais James Joule.
Autres unité du travail :
1. Dans le système centimètre-gramme-seconde (CGS), l’unité du travail est l’erg. 1erg =
1dyne.cm, la dyne étant l’unité de la force et le cm étant unité de la distance.
2. Dans le système Britannique, le travail s’exprime en livres − pieds (lb.pi) : 1J = 1012 erg =
0, 737lb.pi
Remarques 6.4.1
1. Le travail défini par la relation 6.2 est un cas particulier dans lequel on a considéré que la
force s’exerce dans le sens du mouvement.
2. Lorsqu’une force s’exerce perpendiculairement à un mouvement, elle n’accomplit aucun tra-
vail.
3. Une force qui ne déplace pas son point d’application n’accompli aucun travail. C’est pour-
quoi, lorsqu’on pousse un mur rigide sans le déplacé, on se sent fatigué mais sans accomplir
du travail. On parle du travail physiologique.
Exercice 6.2 Comment expliquez-vous la sueur d’une personne qui pousse un mur sans le déplacer.
Exercice 6.3 Faites un rapprochement entre le travail physique, le travail intellectuel et le travail
administratif.
Exercice 6.4 L’accélération de gravitation sur la lune est approximativement le 61 de celle de la Terre.
Quel est le poids d’un objet de masse 90 kg sur la lune ?
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 39
Exercice 6.8 Deux boules de plomb sphériques de 8kg sont placées de telle manière que leurs centres
se trouvent à 50cm de distance. Quelle est la grandeur de la force gravitationnelle que chaque boule
exerce sur l’autre ?
Chapitre 7
Électricité
Exemples de situation-problème
1. Dans l’obscurité, quand on ôte des vêtements en matière synthétique, on aperçoit des petites
étincelles. De même, parfois en se brossant les cheveux, on entend de petits crépitements et
on observe que les cheveux sont attirés par la brosse et s’écartent les uns des autres.
A quoi sont dus ces phénomènes ?
2. X Frotter deux baguettes de verre avec un tissus de laine et approcher les deux extrémités
touchées l’une de l’autre, puis les deux non frottées.
Que constatez-vous dans les deux cas ?
X Frotter une latte en plastique avec une étoffe en laine ou avec de la soie. Approcher la
partie touchée aux morceaux de papier. Que constatez-vous ? Expliquer le phénomène.
3. Monsieur Antoine aime vivre dans des conditions confortables. Il construit sa maison et veut
l’équiper en électricité. Pour ce faire, il invite son ami Daniel pour lui faire l’installation
électrique.
4. La demoiselle Ariane lue sur la batterie les valeurs suivantes : 5A, 32 Ah, 220V et veut savoir
ce qu’elles représentent.
Matériels didactiques
— Une étoffe en laine ou de la soie
— Un stylo ou une latte en plastique
— Deux baguettes en verre
— Des morceaux de papier
— Un pendule électrique
40
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 41
Mots clés
— Charge électrique
— Courant électrique
— Conducteurs et isolants électriques
— Générateurs et récepteurs de courant
— Circuit électrique
Contenu de la matière
7.1 Charge électrique
Comme nous l’avons vu au premier chapitre, un corps pur est constitué de molécules. Une molécule
est constituée d’atomes. L’atomes n’est pas atome comme voulait nous le faire croire John DALTON.
Il est constitué des électrons qui gravitent autour de son noyau. Le noyau renferme des protons et
des neutrons. Le proton est une particule élémentaire chargée positivement tandis que les électrons
sont porteurs des charges négatives. Le neutron est une particule élémentaire électriquement neutre
c’est-à-dire sans charges.
En principe (à l’état normal), dans un atome, on trouve autant des protons que d’électrons : l’atome
est donc électriquement neutre.
Un atome peut perdre ou gagner des électrons. L’atome ayant perdu un ou plusieurs électrons se
charge positivement et est appelé cation ou ion positif et celui qui a gagné un ou plusieurs électrons
se charge négativement et est appelé anion ou ion négatif. Un ion est donc un atome ou groupes
d’atomes chargé positivement ou négativement.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 42
La valeur absolue de la charge d’un électron est égale à celle du proton. Cette charge appelée
charge élémentaire. On note : qp = |qe | = 1, 602 · 10−19 C.
Par définition, la charge électrique est une quantité finie d’électricité. Elle se note par la lettre q
ou Q et s’exprime en coulombs C.
Schématiquement, la matière se présente comme suit :
Soit un pendule électrique permettant de déterminer l’état électrique d’un corps schématisé suivant
la figure 7.3 ci-dessous. Il est composé d’une boule légère 1 B suspendue par un fil (en soie) F à un
support isolant S. Lorsqu’on lui approche un corps électrisé, la boule est soit attirée, soit repoussée.
Expérience
Frottons un corps A (une latte en plastique) électriquement neutre à un corps B chargé (de la
soie ou un étoffe en laine). Après frottement, le corps B cède une quantité de charge au corps
A qui devient capable d’attirer les corps légers tels que la boule du pendule, les morceaux de
papier, etc.. On dit que le corps A a été électrisé par frottement.
1. Cette boule est généralement en polystyrène : matière blanche très légère qui protège les appareils dans les embal-
lages
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 43
Interprétation
Par frottement, un des corps cède ses électrons et se charge positivement (ex : le verre frotté)
tandis que le corps qui reçoit les électrons par frottement, se charge négativement (ex : l’ébonite 2
frottée).
Avant frottement, la latte en plastique et le tissu de laine sont électriquement neutres. Par frot-
tement, on agit sur les atomes situés à la surface de ceux-ci. Le tissu de laine arrache des électrons
aux atomes constituant la latte et viennent donc s’ajouter à ceux du tissu de laine. Le tissu possède
2. Ébonite : caoutchouc durci
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 44
alors un excès d’électrons : il est chargé négativement et la latte présente un défaut : elle est chargée
positivement. Il y a donc transfert d’électrons de la latte vers le tissu.
Explication
(1) Au contact d’un corps neutre avec un corps électrisé, le corps neutre se charge d’électricité de
même espèce, puis repoussé (2). En effet, les corps chargés d’électricité de même signe se repoussent
tandis que ceux chargés d’électricité de signes contraires s’attirent (3).
Sur le schéma de la figure 7.8 ci-dessous, on peut lire qu’après contact, les corps A et B se chargent
d’électricité de même signe et de même valeur. D’où, ils se repoussent.
Illustrations
Considérons les schémas représentés ci-dessous :
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 45
Interprétation
(1) L’électroscope neutre comporte le même nombre des charges positives que des charges négatives.
(2) Électroscope influencé :
Le corps qui influence est l’inducteur (cas de la latte frottée) et le corps influencé est l’induit
(l’électroscope). Par influence, les charges de l’induit de même signe que l’inducteur s’en
éloignent tandis que celles de signes contraires s’en rapprochent par attraction. La tige fixe et
l’aiguille mobile sont chargées d’électricité de même signe. D’où la répulsion entre elles.
(3) Par mise à la terre, les électrons de l’induit s’écoulent vers la terre.
(4) Par suppression de la mise à la terre et l’éloignement de l’inducteur, l’électroscope reste
chargé.
règle.
Des matériaux qui peuvent s’électriser localement sont dits isolants ou mauvais conducteurs
d’électricité ou encore diélectriques .
Exemple 7.3.1 Le plastique, le verre, la porcelaine, le caoutchouc, le bois sec, l’air, etc. sont des
isolants électriques.
Cependant, d’autres matériaux peuvent être électrisés localement et l’électricité va s’y répartir presque
instantanément : ce sont les conducteurs(des bons conducteurs d’électricité).
Exemple 7.3.2 Les métaux (Al, Cu, Ag,. . . ), l’eau, le gaz sont des conducteurs
Bref, dans les isolants l’électricité (les charges) se localise à l’endroit où elle est produite sans se
déplacer. Par contre l’électricité se répand sur tout le matériau pour un conducteur. Les conducteurs
facilitent donc le déplacement des charges.
q
I= Avec q = n.e (7.1)
t
Où
• t : le temps en seconde (s)
• q : la charge électrique en coulomb C
• I : l’intensité du courant électrique exprimée en ampère (A = Cs )
• n : nombre d’électrons traversant la section
• e : charge élémentaire e = 1, 6.10−19 C
L’appareil utilisé pour mesurer l’intensité du courant électrique est l’ampèremètre. Cet appareil
est toujours branché en série dans un circuit électrique.
Son symbole est :
Une pile, une batterie d’accumulateur, le panneau solaire, etc. sont des générateurs à courant
continu.
Symbole :
F IGURE 7.15 – Circuit électrique simple. Lorsqu’on ferme l’interrupteur, la lampe s’allume.
d) Tension électrique
Rappelons qu’il est possible déplacer les électrons libres d’un conducteurs en un mouvement or-
donné grâce à un générateur : C’est le courant électrique. Lorsqu’un électron, attiré par un générateur,
quitte un atome, il laisse derrière lui un trou qui sera à son tour comblé par un électron.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 50
La tension électrique correspond à une différence de potentiel entre deux points différents d’un
circuit électrique. Elle symbolisée par la lettre U et a comme unité SI le volt (V ).
Pour mesurer la tension électrique dans un circuit, on utilise un voltmètre qui est toujours branché en
parallèle dans un circuit électrique.
La tension électrique est encore appelée force électromotrice car c’est grâce à son action que le courant
électrique peut exister.
Pour qu’un courant circule dans un circuit, il faut un générateur aux bornes duquel il existe une
tension, un récepteur relié aux bornes de ce dernier par un circuit fermé.
Un circuit électrique fermé est celui dans lequel circule du courant électrique. Dans le cas contraire,
il est dit ouvert.
e) Dipôle électrique
On appelle dipôle tout élément du circuit possédant deux bornes ou deux pôles qui permettent de
l’insérer dans un circuit.
Si on mesure la tension aux bornes d’un dipôle qui n’est pas insérer dans un circuit, deux cas
peuvent se présenter :
— La tension est nulle, le dipôle est dit passif ; c’est le cas d’une ampoule par exemple.
— la tension n’est pas nulle, il existe une tension aux bornes du dipôle alors que ceci n’est pas
traversé par un courant ; il est dit actif : c’est un générateur. C’est la cas d’une batterie d’ac-
cumulateur ou d’une pile.
F IGURE 7.17 – Connexion d’un ampèremètre et d’un voltmètre dans un circuit électrique
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 52
1 Interrupteur
2 Prise
3 Lampe d’éclairage
4 Résistance électrique
5 Fusible
6 Moteur
7 Sonnerie électrique
10 Disjoncteur
∗ Les outils : ce sont les nécessaires que dispose l’électricien pour réaliser une installation
propre et soignée.
— les pinces : pince universelle, pince coupante, pince à dénuder,. . .
— le marteau
— le perceur ou la foreuse
— les tourne vis : cruciforme et à bec plat
— le testeur
— la scie à métaux
— le couteau d’électricien
— etc
Exemples types
F IGURE 7.18 – Installation comportant une lampe commandé par un interrupteur simple
F IGURE 7.19 – Installation comportant une prise et une lampe commandé par un interrupteur simple
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 54
F IGURE 7.20 – Installation comportant une prise et trois lampes montées en parallèle et commandées
par un interrupteur simple
F IGURE 7.21 – Installation comportant une prise et trois lampes montées en série et commandées par
un interrupteur simple
2. Effet lumineux : lorsqu’un conducteur est parcouru par le courant électrique, il émet de la
lumière
Exemple 7.7.2 Cet effet constitue la base du principe de fonctionnement des lampes à incan-
descence, lampes fluorescentes et luminescentes,. . .
NB : Dans certain conducteurs les deux effets peuvent se manifester. Par exemple, dans une
lampe à incandescence, le filament s’échauffe (effet Joule) et devient lumineux.
3. Effet chimique : c’est le passage du courant électrique dans les substances chimiques. Dans
ce cas, la substance chimique peut se décomposer en ions, il y a dépôt d’une couche mince de
cette substance sur l’électrode ou même dégagement de la substance : c’est l’électrolyse.
Exemple 7.7.3 : Le passage du courant électrique dans une solution de NaCl.
5. Effet physiologique : consiste au passage du courant électrique dans le corps d’un être vivant.
Deux fils électriques branchés aux bornes d’une pile de 1, 5 et posés sur la langue provoquent
des picotements : le corps humain est un bon conducteur d’électricité.
Le passage du courant dans l’organisme humain provoque la contraction des muscles, la coa-
gulation du sang et la mort peut s’en suivre s’il n’y a pas secours : c’est l’électrocution.
Notez bien : il ne faut pas confondre le court-circuit et l’électrocution.
Le court-circuit est un contact accidentel entre deux conducteurs électriques soumis à une différence
de potentiel. Très souvent, c’est dû à un défaut d’isolement.
Lorsqu’il y a un court-circuit, il y a surintensité (l’intensité du courant dépasse sa valeur nominale).
L’augmentation brusque de l’intensité du courant entraine un échauffement pouvant conduire à la
fusion du conducteur.
A savoir
Notre organisme est composé essentiellement d’eau (60 à 70%), il constitue un excellent conduc-
teur. Traversé par le courant électrique, on dit que le corps humain a été électrisé. C’est l’électrisation
du corps humain avec ses multiples conséquences. Ces conséquences sont variables et dépendent à
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 57
la fois de l’intensité du courant qui traverse le corps et la durée totale de l’exposition. Le passage
peut entraı̂ner la contraction des muscles, la coagulation du sang, les brûlures et même des accidents
cardiaques. Dans des cas très graves, la mort peut s’en suivre : c’est l’électrocution. L’électrocution
est une électrisation mortelle.
1) Toucher les équipements électriques, les prises, les ampoules, etc. avec des mains ou des pieds
mouillés est un risque d’électrisation.
2) La vétusté de l’installation électrique (fils dénudés, prises abı̂mées, . . . ) est aussi un risque de
court-circuit.
3) Les orages constituent de même un risque d’électrisation (cas des éclairs et de la foudre) si
l’on se trouve à l’extérieur, sous un arbre ou à proximité d’une structure en métal (cabine
téléphonique, parapluie, . . . .)
7.8.2 Fusibles
Les fusibles (ou coupe-circuit à fusible) sont des fils calibrés et choisis en fonction du circuit que
l’on veut protéger.
Protéger un circuit contre la surintensité (due soit par un court-circuit) par un élément fusible
consiste à placer en série dans ce circuit un conducteur de faible diamètre par rapport à celui utilisé
dans l’installation qui lorsque le courant devient trop intense, chauffe suffisamment pour fondre, ce
qui ouvre le circuit et coupe le courant.
Il en existe de plusieurs types mais parmi les matériaux utilisés comme fusibles on a : l’argent, le
cuivre, le tungstène, l’alliage plomb-étain.
Symbole normalisé :
On différencie les disjoncteurs selon leur mode de détection. L’action de déclenchement peut être :
— Instantanée : lorsqu’on utilise un dispositif magnétique
— Différée : lorsqu’on utilise un dispositif thermique
On distingue :
1) Les disjoncteurs magnétiques : assure la protection contre le court-circuit.
2) Les disjoncteurs thermiques : protection contre les surcharges.
3) les disjoncteurs magnéto-thermiques ou thermomagnétiques : le constructeur fusionne les
deux avantages pour obtenir une protection efficace.
4) les disjoncteurs électroniques : réalisent les fonctions de déclencheurs thermiques et/ou
magnétiques, tout en disposant d’une large plage de réglage (du niveau et du délai de déclenchement).
5) les interrupteurs et disjoncteurs magnéto-thermiques différentiels qui assurent la protec-
tion contre le court-circuit, les surcharges et la protection des personnes contre les contacts
indirects ou des fuites des courants à la terre.
Selon leurs usages, on distingue :
1) les disjoncteurs domestiques : ce sont des disjoncteurs qui servent presque comme des fu-
sibles de protections des circuits de distribution grâce à leur efficacité et surtout leur petitesse.
2) les disjoncteurs industriels : servent pour la protection des circuits des moteurs de distribu-
tion.
3) les disjoncteurs des moyennes et des hautes tensions (MT ou HT) sont destinés en protec-
tion des réseaux de distribution et des postes de transformation.
• Pendant la saison pluvieuse les décharges sont multiples et s’abattent sur les lignes de transport
du courant électrique avec comme conséquence la surtension dans le réseau et la destruction
des équipements. C’est pourquoi les lignes de transport sont protégées par un fil de garde.
• L’intensité de la foudre environne 250·000 ampères . C’est pourquoi elle est toujours canalisée
vers la terre qui a une grande masse capable de la neutraliser.
• Pour faciliter le contact du paratonnerre à la terre, il est important d’améliorer la qualité du sol
à terminaison en ajoutant à ce dernier des ingrédients tels que : la chaux (KOH), le sel (NaCl),
le charbon (d’origine végétale : braise), des particules métalliques, de l’eau (H2 O).
b) Définitions et rôles
— Un paratonnerre est un dispositif externe souvent situé sur un bâtiment pour le protéger des
éventuels incendies qui pourraient être occasionnés par les coups directs de la foudre. Son rôle
est d’extraire, canaliser et disperser les charges électriques apportées par la foudre dans le sol.
Il existe différents types de paratonnerres, les plus utilisés sont ceux à tige (paratonnerre de
Franklin), ceux à cage maillée appelée cage de Faraday et ceux à fils tendus.
— Le parafoudre ou parasurtenseur est un dispositif placé dans un circuit électrique sur chaque
conducteur protégeant les installations électriques et de communications contre les effets indi-
rects des coups de foudre, en les dirigeants vers la terre. Il fonctionne comme un interrupteur.
Il coupe le circuit quand une surtension apparaı̂t sur le réseau et dirige le courant excédentaire
vers la terre.
Exercice 7.2 Pour décharger un pendule électrostatique, on le touche avec le doigt. Pourquoi ?
Exercice 7.3 Un tube de cuivre est tenu à la main. On veut l’électriser en le frottant avec un chiffon
de laine. Est-ce possible ? Pourquoi ?
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 61
Exercice 7.4 Décrire quelques phénomènes d’électrisation observables dans la vie courante. Essayer
d’en expliquer l’origine.
Exercice 7.5 On doit aux Grecs l’origine du mot atome . Il signifie : insécable, qu’on peut pas
couper, indivisible. Que penser maintenant de cette signification en se basant sur la structure de la
matière ?
Exercice 7.6 Une règle en matière plastique électrisée attire les morceaux de papier. Réaliser cette
expérience, essayer de l’interpréter et expliquer le mode d’électrisation y afférent.
Exercice 7.7 Construire un pendule électrique : recouvrir d’un papier d’aluminium une petite boule
de polystyrène et fixer le avec un papier collant à un fil de coton (ou de la soie ou de nylon) d’une ving-
taine de centimètre. Approcher de la boule une règle en plastique frottée avec un chiffon. Qu’observe-
t-on ? Que se passe-t-il quand la règle touche la boule ? Pourquoi ?
Exercice 7.8 Utiliser les lois d’interactions entre charges électriques et expliquer la formation d’un
éclair.
Exercice 7.9 Expliquer l’apparition des charges électriques dans les nuages.
Exercice 7.13 A qui devons-nous le paratonnerre ? Pensez-vous que le nom de cet appareil a été bien
choisi ? En proposer un autre ?
Exercice 7.14 Quel est le rôle joué par le générateur dans un circuit électrique fermé ?
Exercice 7.15 On dit d’un générateur qu’il est une pompe à électrons .Justifier cette affirmation
en faisant une analogie avec un circuit hydraulique.
Exercice 7.16 L’air est un isolant . Cette affirmation est-elle vraie en toutes circonstances ? Jus-
tifiez votre réponse.
Exercice 7.18 Dessiner le circuit électrique de votre habitation et réaliser-le sur une plaque Triplex.
Exercice 7.19 Expliquer les effets du courant électriques et réaliser certains d’entre eux.
Exercice 7.20 On entend par intensité, tension ou puissance nominale d’un appareil, sa valeur nor-
male d’utilisation.
Un fer à repasser a une puissance nominale P = 1000W . Par quelle intensité est-il traversé lorsqu’il
est branché sous une tension U = 220V qui sa valeur de tension nominale ?
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 62
Exercice 7.21 Rechercher les puissances nominales des appareils électriques que vous possédez et
précisez quelle est leur tension d’alimentation.
a) Pour chacun d’eux, calculer l’intensité du courant qui le traverse lorsqu’il fonctionne norma-
lement.
b) Rechercher sur votre disjoncteur l’intensité maximale qu’il peut supporter sans déclencher.
Exercice 7.22 Une ampoule branchée sur un générateur de 12V a une puissance de 40W.Quelle est
l’intensité du courant qui la traverse ?
Exercice 7.23 Un radiateur électrique dont la puissance P = 2kW est traversé par un courant de
9A. Quelle est alors la tension à ses bornes ?
Exercice 7.24 Calculer la puissance nominale des ampoules portant les indications suivantes :
a) (3, 5 V − 200 mA)
b) (1, 5 V − 120 mA)
c) (6 V − 350 mA)
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7e année de l’Éducation de Base. Sous domaine d’Apprentissage : Sciences physiques, Techno-
logie, Technologie de l’Information et de la Communication, 1e Édition, Kinshasa, Dipromad.
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Les maladies d'origine hydrique mentionnées incluent l'amibiase, la dysenterie bacillaire, le choléra, la diarrhée, et la fièvre typhoïde. Pour les éviter, il est recommandé de respecter les règles d'hygiène, notamment en évitant de consommer de l'eau non potable, et en veillant à traiter l'eau pour la rendre potable par des procédés tels que l'ébullition ou la filtration.
Le cycle de l'eau est fortement influencé par la température et la pression, car ces facteurs déterminent les taux d'évaporation et de condensation dans le cycle. Par exemple, une augmentation de la température accélère l'évaporation des surfaces d'eau, tandis que la pression atmosphérique influence le point de condensation de la vapeur d'eau en précipitation. Dans la vie quotidienne, ce cycle est crucial pour la régulation des écosystèmes, l'approvisionnement en eau potable, et l'agriculture.
Les concepts de conducteurs et d'isolants électriques sont expliqués à travers des expériences simples en frottant une règle en plastique (un isolant) avec une étoffe pour illustrer l'électrisation localisée. En revanche, des conducteurs comme les métaux permettent aux charges électriques de se répartir instantanément, illustrant que l'électricité peut se déplacer à travers eux. Ces expérimentations démontrent que les conducteurs facilitent le déplacement des charges, contrairement aux isolants.
Les processus couramment utilisés pour traiter l'eau domestique et industrielle sont la sédimentation, pour éliminer les particules terreuses de l'eau, et la floculation ou coagulation, pour débarrasser l'eau des particules fines. Ces traitements améliorent la qualité de l'eau en la dépolluant, rendant ainsi l'eau potable et apte à la consommation.
Les différents changements d'états physiques de la matière incluent la fusion, la vaporisation, la condensation, la solidification, la sublimation, et la déposition. Ces transformations sont influencées principalement par deux facteurs : la température et la pression. En ajustant l'une ou l'autre, ou les deux, une matière peut passer facilement d'un état à un autre, par exemple, la glace fondant en eau sous l'effet de la chaleur.
L'eau est considérée comme un solvant universel car elle peut dissoudre un grand nombre de substances solides, liquides ou gazeuses. Ses propriétés physiques distinctives sont : elle est incolore et inodore, elle fond à 0°C et bout à 100°C sous une pression d'une atmosphère, et sa masse volumique est de 1g/cm3.
Un corps pur est composé de molécules semblables, comme l'eau (H2O) ou l'oxygène (O2), tandis qu'un mélange est constitué de plusieurs types de molécules ou substances non liées chimiquement, comme une solution d'eau et de sel. Lors d'expériences simples, on peut distinguer un corps pur par ses propriétés constantes, comme le point d'ébullition, alors qu'un mélange présentera des propriétés variables en fonction des constituants.
Les élèves sont encouragés à comprendre la pollution de l'air par des activités éducatives qui impliquent l'examen des causes du réchauffement climatique et de la pollution de l'air, telles que l'abattage d'arbres et les feux de brousse. Ils analysent ces problèmes avec l'aide de leur enseignant, discutent des conséquences environnementales, et proposent des solutions, tout en utilisant des matériaux didactiques pour visualiser ces concepts.
Les principaux dangers de l'électricité pour les humains sont les électrisations et électrocutions, causées par le passage du courant électrique à travers le corps humain, pouvant entraîner des brûlures, des contractions musculaires, et même la mort. On peut se protéger en utilisant des dispositifs de sécurité tels que des disjoncteurs, des fusibles, et des parafoudres, ainsi que par une manipulation prudente des appareils électriques, comme éviter de toucher des prises électriques avec les mains mouillées.
L'air est crucial pour la vie sur Terre car il fournit l'oxygène nécessaire pour la respiration des êtres vivants, ce qui soutient le métabolisme et l'énergie biologique. Sa composition chimique, principalement constituée de 21% d'oxygène et 78% d'azote, avec une fraction de gaz carbonique et autres gaz traces, soutient les processus biologiques et les cycles nécessaires à la vie.