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Sciences Phs7EB 1

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Thèmes abordés

  • problématique de l'eau,
  • cycle de l'eau,
  • sécurité électrique,
  • force,
  • disjoncteurs,
  • pollution de l'air,
  • isolants,
  • circuit électrique,
  • mélanges,
  • travail
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  • cycle de l'eau,
  • sécurité électrique,
  • force,
  • disjoncteurs,
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  • isolants,
  • circuit électrique,
  • mélanges,
  • travail

SCIENCES PHYSIQUES

Enseignement de base
7e EB

LUMONGE Zabagunda Désiré MASUDI Kalongama Jean


PONDO Mwetaminwa Laurent KABUNGULU Mukamba Charles
NGABO Bahizire Antoine BYAOMBE Daniel Raymond

République Démocratique du Congo Éditeur


SCIENCES PHYSIQUES

ENSEIGNEMENT DE BASE
7e EB

Manuel rédigé par l’équipe du Laboratoire de


Didactique des Sciences
(LADISCI/UERDP/ISP-BUKAVU)

Rédacteurs :

LUMONGE Zabagunda Désiré MASUDI Kalongama Jean


PONDO Mwetaminwa Laurent KABUNGULU Mukamba Charles
NGABO Bahizire Antoine BYAOMBE Daniel Raymond

Superviseurs :
Prof. LUMONGE Zabagunda Désiré
Prof. MASUDI Kalongama Jean
UERDP/ISP-BUKAVU
Bureaux 112, 113 et 115 (Bloc Paroisse)
Tél : +243 813 187 246 ; +243 998 905 530
[email protected] ; [email protected]
Notes sur les auteurs

1. Professeur Désiré LUMONGE ZABAGUNDA est né en 1976 à MELA, Territoire de Mwenga.
Docteur en Sciences Psychologiques et de l’Éducation de l’Université de Mons (Belgique) en
2010.
Licencié en physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2000).
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu.
Département de Physique-Technologie.
Directeur – Adjoint de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique
(UERDP-ISP/Bukavu).
Directeur-Adjoint du Centre de Recherches Universitaires du Kivu (CERUKI).
Son domaine de recherche est la Didactique des Sciences.
2. Professeur Jean MASUDI KALONGAMA est né en 1957 à Mukombe, Territoire de Pangi.
Docteur en sciences physiques, Université de Kinshasa (2008), orientation physique-mathématique.
Professeur à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu, ISP/Bukavu. Département de Physique-
Technologie.
Directeur de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (UERDP-
ISP/Bukavu).
3. Laurent PONDO MWETAMINWA est né en 1960 à Kabuzu, Territoire de Mwenga.
Licencié agrégé en Sciences chimiques de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu en
2001.
Assistant de 2e mandat à l’Institut Supérieur d’Études Agronomiques et Vétérinaires de Wa-
lungu, ISEAV/WALUNGU.
Assistant de 2e mandat à l’Université Simon Kimbangu de Bukavu, USK/BUKAVU.
Directeur des Études à l’Institut Bwindi à Bukavu pendant 13 ans.
Enseignant de Chimie au Secondaire depuis 25 ans.
Coordinateur Communautaire des Écoles Conventionnées Protestantes de la 5e CELPA (Com-
munauté des Églises Libres de Pentecôte en Afrique).
4. Charles KABUNGULU Mukamba est né le 09 avril 1974 à Kilumba, Territoire de Mwenga.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP / Bukavu). Profes-
seur de Physique et de Technologie au Lycée CIREZI à Bukavu pendant 15 ans.
Chef de Travaux au Département de Physique-Technologie de l’ISP / Bukavu.
Secrétaire Scientifique de l’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Phy-
sique (UERDP / ISP-Bukavu).
5. Antoine NGABO BAHIZIRE est né en 1993 à MBIZA, Territoire de Kabare.
Licencié en Physique de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur
scientifique au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP
ISP/Bukavu).
6. Daniel BYAOMBE RAYMOND est né en 1996 à Bukavu. Licencié en Physique de l’Institut
Supérieur Pédagogique de Bukavu (2019), collaborateur scientifique au LABORATOIRE DE
DIDACTIQUE DES SCIENCES (LADISCI-UERDP ISP/Bukavu).
Remerciements
L’Unité d’Enseignement et de Recherche en Didactique de la Physique (U.E.R.D.P) remercie vi-
vement les collègues enseignants qui ont accepté, volontiers, à collaborer aux travaux de rédaction
des manuels scolaires conformes au Programme Éducatif du Domaine d’Apprentissage des Sciences.

Une équipe interdisciplinaire a travaillé au LABORATOIRE DE DIDACTIQUE DES SCIENCES


(LADISCI-UERDP ISP/Bukavu) en parfaite collaboration.

Le soutien moral et matériel de notre partenaire LIVRES POUR LE GRANDS LACS a permis de
booster les travaux de rédaction des manuels scolaires.

Le laboratoire LADISCI entend relever le défi d’une des missions importantes des Instituts Supérieurs
Pédagogiques à savoir  Vulgariser les résultats de recherche par la rédaction et la diffusion des ma-
nuels scolaires adaptés à l’enseignement primaire et secondaire .
Avant-propos
Ce manuel de Sciences physiques est destiné aux élèves et enseignants de classe de 7e en Éducation
de Base en République Démocratique du Congo. Il est conforme au programme éducatif du domaine
d’apprentissage des sciences.

L’apprentissage didactique développé au début de chaque chapitre est décliné en sept points es-
sentiels à l’enseignant pour conduire sa leçon dans une démarche d’Approche par Compétences :
Exemples de Situations-Problèmes, Analyse de la situation (idées clés), Matériels didactiques, Compétences
attendues chez l’élève, Mots clés, Contenu de la matière et Évaluation des compétences.

Les questions d’évaluation des compétences poussent l’élève à réfléchir et à répondre aux situations-
problèmes de départ.

Le contenu est présenté de manière concise pour permettre les élèves de 11 à 13 ans en contact
avec les premiers concepts scientifiques de base de comprendre et de résoudre quelques problèmes de
vie courante.
Table des matières

1 Notions de matière 1
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Notions de matières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Composition de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Composition de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 États physiques de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Transformation de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3

2 Notions de substances : corps purs et mélanges 5


Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Notions de substances : corps purs et mélanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1 Corps purs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.2 Sortes de corps purs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Mélanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.2 Sortes de mélanges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Évaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Problématique de l’eau 9
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Problématique de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.1 Composition de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 Propriétés de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

i
TABLE DES MATIÈRES ii

3.2 Propriétés de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10


3.3 Pollution de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.3 Pollution de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.4 Traitement de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.4 Traitement de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.5 Cycle de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.5 Cycle de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.6 Utilité de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.6 Utilité de l’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.6.3 Maladie d’origine hydrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

4 La problématique de l’air 13
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Problématique de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.1 Composition de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2 Propriétés de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.1 Propriétés physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.2 Propriétés chimiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2.3 Pollution de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.2.4 Traitement de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.2.5 L’utilité de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

5 Grandeurs physiques 17
Situations-Problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
Grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.1 Un peu d’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.2 Étalon et mesure des grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
5.3 Grandeurs physiques fondamentales et dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.3.1 Unités et Système International d’unité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
5.3.2 Quelques exemples de grandeurs dérivées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
5.4 Grandeurs scalaires et vectorielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.4.1 Éléments caractéristiques d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.5 Multiples et sous-multiples des grandeurs physiques . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
5.5.1 Le bon sens et l’estimation rapide : ordre de grandeur . . . . . . . . . . . . 27
5.5.2 La mesure : entre la classe et la maison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
5.6 Quelques instruments de mesure d’usage courant au Sud-Kivu . . . . . . . . . . . . 28
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
TABLE DES MATIÈRES iii

6 Force et travail 34
Exemple de situation-problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
Matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
FORCE ET TRAVAIL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.1 Un peu d’histoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2 Notion de force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2.1 Caractéristiques d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
6.2.2 Unités et mesure de la force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3 Étude de quelques forces particulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3.1 La pesanteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.3.2 La gravitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
6.4 Travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6.4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
6.4.2 Unités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
Évaluation des compétences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38

7 Électricité 40
Exemples de situations-problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Analyse de la situation : idées clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Matériels didactiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Compétences attendues chez l’élève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Mots clés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Contenu de la matière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.1 Charge électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2 Phénomènes d’électrisation des corps . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.1 Électrisation par frottement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
7.2.2 Électrisation par contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
7.2.3 Électrisation par influence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
7.2.4 Loi d’interaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.2.5 Électricité atmosphérique : Danger et sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.3 Conducteurs et isolants électriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
7.4 Courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
7.4.1 Source du courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
7.5 Circuit électrique simple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
7.6 Électricité à la maison . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
7.7 Effets du courant électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
7.8 Sécurité électrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.8.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
7.8.2 Fusibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7.8.3 Disjoncteurs (coupe-circuit automatique) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
7.8.4 Paratonnerres et parafoudres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
7.8.5 Les isolants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
Chapitre 1

Notions de matière

Exemple de situation-problème
Demander aux élèves d’identifier et de nommer les différents objets qui les entourent dans la classe
et d’en donner un nom générique. Leur demander par la suite de casser une craie continuellement
jusqu’au plus petit grain. En suite, organiser les élèves en petits groupes leur demandant de noter sur
une fiche le contenu en eau du récipient et de le chauffer à 100˚C. A la fin de l’opération, la quantité
d’eau baisse dans le récipient. L’enseignant leur demande alors d’exprimer les phénomènes observés
et de comparer les résultats obtenus.

Analyse de la situation : idées clés


Demander aux élèves de restituer la notion de matière, de donner le nom générique des différents
objets qui les entourent dans la classe, de le catégoriser, de nommer les particules ultimes constitutives
de chacun d’eux et d’expliquer la baisse de la quantité d’eau dans le récipient après chauffage à 100˚C.

Matériels didactiques
1. La craie
2. Eau liquide
3. Morceau de glace
4. Un réchaud
5. Un thermomètre
6. Un récipient métallique

Compétences attendues chez l’élève


Après avoir réalisé l’ensemble des activité proposées, l’élèves sera capable de traiter avec succès et
de manière acceptable, des situations faisant appel à des savoirs essentiels de la catégorie  Matière .

Mots clés
— Matière
— Composition

1
CHAPITRE 1. NOTIONS DE MATIÈRE 2

— États physiques
— Transformation

Matière
Sujet 1 : Notions de matières
1.1 Définition
On appelle  matière  tout ce qui nous entoure, ayant une masse donnée, occupant un volume
déterminé et pouvant être perçu par nos organes de sens.

Exemple 1.1.1 L’eau, l’air et la craie

1.2 Composition de la matière


Selon le savant anglais JOHN DALTON, toute matière est composée des particules infiniment
petites, ultimes et indivisible appelées :  atomes (du grec a-tomos= particules indivisibles). On
représente les atomes par leurs symboles.

Exemple 1.2.1 .
X H : atome d’hydrogène
X O : atome d’oxygène
X C : atome de carbone
X N a : atome de sodium (Natrium)
X Cl : atome de Chlore

Les symboles des atomes sont repris dans un tableau connu sous le nom du  Tableau périodique
des éléments  ou simplement  Tableau de Mendeleiev .

F IGURE 1.1 – Tableau périodique ou de Mendeleı̈ev


CHAPITRE 1. NOTIONS DE MATIÈRE 3

Les atomes peuvent s’associer entre eux pour former d’autres particules, également petites, de
la matière nommées  molécules . Celles-ci conservent toutes les propriétés de la matière et sont
représentées à l’aide des formules chimiques :

Exemple 1.2.2 .
H2 O : molécule d’eau
CO2 = molécule de gaz carbonique (ou dioxyde de carbone)
N aCl= molécule de sel de cuisine (ou chlorure de sodium)

1.3 États physiques de la matière


Selon les conditions de température et de pression dans lesquelles elle se trouve, la matière peut
se présenter sous nos yeux à l’état :
— soit solide Ex : la craie
— soit liquide Ex : l’eau
— soit gazeux Ex : l’air

1.4 Transformation de la matière


En modifiant la température et la pression, la matière peut facilement passer d’un état physique à
l’autre. Ce qui conduit au schéma de changements d’états physiques de la matière ci-après :

F IGURE 1.2 – Transformation de la matière

Évaluation des compétences


a) Demander aux élèves d’expliquer la transformation d’un morceau de glace dans un récipient
exposé aux rayons solaires en eau liquide.
CHAPITRE 1. NOTIONS DE MATIÈRE 4

b) Je m’exerce : poser quelques questions de fixation de l’essentiel par les élèves sur la définition
de la matière, les particules ultimes constitutives de la matière, les facteurs à la base du change-
ment d’états physiques d’un corps et les différents changement d’états physiques de la matière.
c) Et pourquoi faire dans la vie quotidienne .
Montrer que le corps humain est une matière constituée de plusieurs milliers d’atomes as-
sociées à des innombrables molécules qui interagissent pour maintenir et perpétuer la vie ;
parler du rôle de la température et de la pression dans le cycle de l’eau en particulier et dans
les transformations de la matière en général ; et dans la conservation des aliments
d) Je réfléchis : Qu’est-ce qui n’est pas matière dans le monde qui nous entoure ?
Chapitre 2

Notions de substances : corps purs et


mélanges

Exemple de situation-problème
L’enseignant organise ses élèves en 4 groupes et leur demande d’apporter respectivement une cer-
taine quantité de substances suivantes : eau et alcool, eau et pétrole, sucre et sel, eau et sel. A l’heure
de la leçon, il demande à chaque groupe d’observer ces différentes substances séparément. Par la
suite, il leur demande de prendre de petites quantités et de les mélanger intimement. De manière rota-
tive, chaque groupe répète l’expérience de l’autre. Enfin, les élèves doivent noter, décrire et expliquer
les différents phénomènes observés.

Analyse de la situation : idées clés


Demander aux élèves de restituer la définition d’un corps pur et celle d’un mélange, de citer les
types de corps purs et de les différencier, de citer les types de mélanges et de les différentier.

Matériels didactiques
1. L’eau
2. L’alcool
3. Le sel
4. Le pétrole
5. le sucre et
6. Les récipients

Compétences attendues chez l’élève


Après avoir réalisé l’ensemble des activités proposées, l’élève sera capable de traiter avec succès
et de manière acceptable, les situations faisant appel à des savoirs essentiels de la catégorie  sub-
stance .

5
CHAPITRE 2. NOTIONS DE SUBSTANCES : CORPS PURS ET MÉLANGES 6

Mots clés
— Corps purs : définition et sortes
— Mélanges : définition et sortes

Matière
Sujet 2 : Notions de substances : corps purs et mélanges
2.1 Corps purs
2.1.1 Définition
Un corps pur est un corps formé par les molécules semblables.

Exemple 2.1.1 .
— L’eau : H2 O,. . .
— Un flacon contenant l’oxygène : O2 , O2 , O2 ,. . .

2.1.2 Sortes de corps purs


On distingue deux types de corps purs, notamment : corps purs simples et corps purs composés.

a) Corps purs simples


Un corps pur simple est un corps constitué d’un seul type d’atomes

Exemple 2.1.2

L’oxygène :

b) Corps purs composés


Un corps pur composé est un corps formé par les atomes d’espèces différentes.

Exemple 2.1.3

L’eau : Le sel de cuisine :

2.2 Mélanges
2.2.1 Définition
Un mélange est une juxtaposition de deux ou plusieurs corps purs formés de molécules différentes.

Exemple 2.2.1
CHAPITRE 2. NOTIONS DE SUBSTANCES : CORPS PURS ET MÉLANGES 7

F IGURE 2.1 – Mélange du sel et de l’eau = eau salée

2.2.2 Sortes de mélanges


De par l’aspect physique, on distingue deux types de mélanges, à savoir :
— Mélanges homogènes
— Mélanges hétérogènes

a) Mélanges homogènes
Un mélanges homogène est un mélange dans lequel il est très difficile de distinguer les constituants
à l’œil nu.

Exemple 2.2.2 Eau salée (Eau+sel) :

F IGURE 2.2 – Mélange homogène : eau salée

b) Mélanges hétérogènes
Un mélange hétérogène, par contre, est un mélange dans lequel on peut facilement distinguer les
constituants à l’œil nu.

Exemple 2.2.3 Émulsion d’Huile dans l’eau (Eau+Huile) :

F IGURE 2.3 – Mélange hétérogène : l’huile et l’eau


CHAPITRE 2. NOTIONS DE SUBSTANCES : CORPS PURS ET MÉLANGES 8

Évaluation
a) Décrivez les différents mélanges effectués dans le traitement de la situation et de réaliser les
mélanges : eau-huile d’arachide, riz-haricot, glycérine-alcool et indiquer le type de mélange
pou chaque cas.
b) Définissez le corps pur et le mélange.
Citez différentes sortes de corps purs et de mélanges.
c) Quel est rôle de corps purs et des mélanges dans la vie quotidienne ?
d) Quelle est l’importance de la notion des mélanges de corps purs (sel-eau) dans la préparation
du sérum oral pour la réhydration des malades.
Chapitre 3

Problématique de l’eau

Exemple de situation-problème
La population de la ville de Bukavu connait un problème très sérieux de pénurie en eau po-
table. Soucieux d’apporter une solution à ce problème, les élèves de la 7e EB de l’institut BWINDI,
sous l’encadrement de leur enseignant des sciences physiques, décident de répertorier les différentes
sources d’eau du milieu, d’en connaitre les origines et de proposer des techniques de traitement pour
rendre l’eau propre à la consommation. A la fin, ils vont élaborer une cartographie et formuler des
recommandations sur Word à soumettre à la municipalité pour une sensibilisation auprès de la popu-
lation sur le traitement de l’eau.

Analyse de la situation : idées clés


Après organisation de la classe et consignes, les élèves descendent sur terrain pour la récolte
des données. Ils vont identifier les sources d’eau du milieu et leurs origines ; prélever les échantillon
d’eaux des différentes sources ; déterminer les propriétés et constantes physiques de l’eau : déterminer
la quantité des eaux prélevées ; traiter les échantillons d’eau au laboratoire et expliquer le cycle de
l’eau.

Matériels didactiques
1. Eau liquide
2. Glace
3. Récipients
4. Thermomètre
5. Réchaud

Compétences attendues chez l’élève


Après avoir réalisé l’ensemble des activités proposées, l’élève sera capable de traiter avec succès
et de manière acceptable des situations faisant appel à des savoirs essentiels de la catégorie  Eau .

Mots clés
— Composition de l’eau

9
CHAPITRE 3. PROBLÉMATIQUE DE L’EAU 10

— Propriétés de l’eau
— Pollution de l’eau
— Traitement de l’eau
— Cycle de l’eau
— Utilité de l’eau
— Maladies d’origine hydrique

Matière
Sujet 3 : Problématique de l’eau
3.1 Composition de l’eau
L’analyse chimique précise que la molécule d’eau est formée par la combinaison de deux atomes
d’Hydrogène et d’un atome d’Oxygène.

Les différentes sortes d’eau que nous pouvons rencontrer dans la nature peuvent contenir :
— des matière en suspension : sable, particules terreuses, particules végétales, d’insectes, des
vers de terre, . . .
— des matière en solution : sels minéraux en calcium, Magnésium, Chlore, Sulfate, Carbonate,. . .
— des microorganismes : amibes, microbe de la fièvre typhoı̈de, de la dysenterie, du choléra,. . .

3.2 Propriétés de l’eau


Du point de vue physique, l’eau pure possède les propriétés suivantes :
— Elle est incolore et inodore
— Elle fond à 0˚C et bout à 100 ˚C sous une pression d’une atmosphère
— Sa masse volumique est de 1g/cm3
— C’est un solvant universel : elle permet de dissoudre un grand nombre des corps solide, li-
quides et gazeux.

3.3 Pollution de l’eau


Les eaux naturelles (eau de pluie, de source, de rivière, de fleuve, de lac, de mer,. . . ) sont des
mélanges contenant des corps solides en suspension (particules terreuses, matières organiques,. . . ),
des corps gazeux et solides en solution et sont d’origine diverse :
— les unes proviennent de nos maisons : détergents de vaisselles, de lessive, de nettoyage, ordures
ou déchets, eau de javel, ammoniaque, objets en plastiques,. . .
— les autres sont d’origine industrielle : produits chimiques et pétroliers, insecticides, détergents,
métaux, colorants, résidus radioactifs,. . .
— d’autres enfin proviennent de l’agriculture : engrais chimiques, insecticides, pesticides, fongi-
cides, herbicides,. . .
CHAPITRE 3. PROBLÉMATIQUE DE L’EAU 11

La pollution de l’eau présente un danger permanent à la vie humaine, animale, végétale et aqua-
tique.

3.4 Traitement de l’eau


Le traitement (ou purification) de l’eau consiste à débarrasser l’eau de toutes substances polluantes
qui la souillent, afin d’obtenir une eau pure, potable et propre à la consommation.
Les procédés les plus couramment utilisées pour traiter ou purifier l’eau de consommation à la
maison et à l’industrie sont :
— la sédimentation : pour éliminer les particules boueuses (ou terreuses) de l’eau
— La floculation ou coagulation : pour débarrasser l’eau des particules organiques
— la filtration : pour séparer des bactéries ainsi que d’autres particules fines.
— la désinfection au Chlore, à l’iode, au permanganate de potassium, à l’ozone, par ébullition
et aux rayons ultra-violets : pour détruire les bactéries et autres microbes pathogènes, éliminer
les substances organiques, les pesticides,. . .
— la désodorisation : pour éliminer le gout et l’odeur désagréable que donnent les désinfectant
utilisé dans l’eau.

3.5 Cycle de l’eau


L’eau joue un rôle très important dans la nature. La vapeur d’eau provenant de l’évaporation des
eaux de mer, de lac, de fleuve, de rivière ainsi que de la respiration et la transpiration des animaux
et des végétaux se répand dans l’atmosphère et condense sous forme des brouillards ou des nuages.
Formé des fines gouttelettes d’eau liquide, le nuage se résout en pluie. L’eau de pluie ruisselle en partie
à la surface du sol, s’infiltre en partie dans le sol. L’eau de ruissellement corrode les montagnes et
creuse les vallées ; l’eau d’infiltration favorise le développement de la végétation et forme les nappes
souterraines qui alimentent les sources, les puits,. . .

F IGURE 3.1 – Cycle de l’eau


CHAPITRE 3. PROBLÉMATIQUE DE L’EAU 12

3.6 Utilité de l’eau


3.6.1 L’eau et les êtres vivants
L’eau c’est la vie dit-on. Elle constitue environ 76% du poids d’un homme adulte, 75% du poids
de l’enfant, 98% du poids de l’embryon et 75% du poids d’un végétal. De plus, l’eau joue un rôle
capital dans les multiples fonctions vitales des êtres vivants :
— C’est un système de transport chargé de la distribution des nutriments et autres éléments es-
sentiels à l’ensemble des organes du corps et d’élimination des déchets et toxines à travers
l’urine et les fèces.
— Un lubrifiant et amortisseur des organes plus sensibles : cerveau, œil, moelle épinière,. . .
— Un solvant et réactif qui participe aux multiples réactions biochimiques du corps.
— Un régulateur de température du corps.
— Participe au maintien de la structure de tissus biologiques.
L’eau potable est donc le besoin primordial de l’humanité. Un homme adulte doit consommer de
1.5 à 2.5l d’eau potable par jour.

Enfin, l’eau intervient également dans l’hygiène du corps humain (lavage du corps et des habits),
les nettoyages des ustensiles de cuisine, de nos maisons et de nos toilettes, la préparation de nos
aliments,. . .

3.6.2 L’eau et les activités humaines


Aucune activité humaine ne peut se concevoir sans eau. Ainsi par exemple :
— Au niveau de l’agriculture, il faut en moyenne une consommation de 1,5 tonne d’eau par
tonne de produits agricoles.
— Au niveau de l’industrie alimentaire, on retient nombreux usages de l’eau

3.6.3 Maladie d’origine hydrique


On entend par maladie d’origine hydrique, toute maladie liée à la consommation de l’eau non-
potable. Parmi ces maladies, nous pouvons citer :
— l’amibiase ou dysenterie amibienne
— la dysenterie bacillaire
— le choléra
— la diarrhée
— la fièvre typhoı̈de,. . .
Nous pouvons éviter ces maladies en observant scrupuleusement les règles d’hygiène et en ne consom-
mant que de l’eau potable.

Évaluation des compétences


a) Effectuez le traitement de l’eau de pluie destinée aux usages domestiques
b) Quelles sont les qualités et constituants de l’eau ?
Quelles sont les sources d’eau et leurs origines ?
Quelles sont les propriétés de l’eau que vous connaissez ?
Quels sont les éléments qui contribuent à la pollution de l’eau et au traitement de l’eau ?
Expliquez le cycle de l’eau
Quelles sont les maladies d’origine hydrique ?
c) Quelle l’importance de l’eau dans la vie quotidienne de l’homme, des animaux et des végétaux ?
d) L’eau est-elle une grande richesse pour la RDC ?
Chapitre 4

La problématique de l’air

Exemple de situation-problème
Dans la commune de BAGIRA, les élèves de la 7e EB de l’institut de BAGIRA constatent la
pollution de l’air, le réchauffement climatique et la diminution de la pluviosité dans leur milieu.
En effectuant des recherches sur l’internet, ils trouvent que cette situation serait due notamment à
l’abattage abusif des arbres pour la production du charbon (braise) et de la planche ; feu de brousse ;
pratique régulière dans ce coin de la ville de Bukavu et ses environs. C’est ainsi qu’avec l’encadrement
de leur enseignant des sciences physiques, ils étudient le problème et envisagent des solutions.

Analyse de la situation : idées clés


Demander aux élèves d’analyser le problème climatique que connait la commune , de rechercher
les causes de la pollution d’air et du réchauffement climatique, de déterminer la composition de l’air,
d’énumérer les propriétés physiques de l’air, d’expliquer la combustion et d’interpréter l’effet de serre.

Matériels didactiques
1. Ballon à air
2. Pompe
3. Balance de précision
4. Eau
5. Réchaud
6. Ballon à fond plat
7. Bouchon
8. Une feuille de papier
9. Une boite d’allumettes
10. Un clou rouillé
11. Une bougie
12. Un bocal

Compétences attendues chez l’élève


Après avoir réaliser l’ensemble des activités proposées, l’élève sera capable de traiter avec succès
et de manière acceptable, des situations faisant appel à des savoirs essentiels de la catégories  Air .

13
CHAPITRE 4. LA PROBLÉMATIQUE DE L’AIR 14

Mots clés
— Composition de l’air
— Propriétés de l’air
— Pollution de l’air
— Traitement de l’air
— Utilité de l’air comprimé

Matière
Sujet 4 : Problématique de l’air
4.1 Composition de l’air
L’analyse chimique montre que l’air sec est un mélange composé de :
— Oxygène : 21% en volume
— Azote : 78% en volume
— gaz carbonique : 0, 03% en volume
— Gaz nobles :
1. Argon (0, 93%),
2. Hélium (0, 0005%),
3. Néon (0, 0016%),
4. Krypton (0, 0001%)
5. Xénon (0, 000008%).
— Vapeur d’eau : en proportion variable
— Poussières d’origine animale (microbes), végétales (spores, grains de pollen,. . . ) et minérales
(particules du charbon, de la craie,. . . ).

4.2 Propriétés de l’air


4.2.1 Propriétés physiques
Les propriétés physiques de l’air sont :
— L’air est matériel : quoique incolore et inodore, l’air tombe cependant sous nos sens.
— l’air est pesant : 1l d’air pèse 1, 293g dans les conditions normales de température et de pres-
sion (t = 0 ˚C et pression p = 1atm)
— l’air est liquéfiable à très basse température (−190˚C) et à très forte pression
— l’air est soluble dans l’eau

4.2.2 Propriétés chimiques


Les propriétés chimiques de l’air sont dues à la présence de l’oxygène dans l’air. Ces propriétés
sont :
— La combustion : combinaison d’un corps avec l’oxygène
• Combustion vive, se fait avec l’élévation de la température et produit la lumière
Exemple 4.2.1 Combustion du pétrole (à 35˚C)
• Combustion lente, se fait sans élévation de la température ni production de la lumière
CHAPITRE 4. LA PROBLÉMATIQUE DE L’AIR 15

Exemple 4.2.2 Transformation du fer en rouille en contact avec de l’air humide


NB :
1. Combustible : substance dont la combustion produit de la chaleur ou de l’énergie.
Exemple 4.2.3 Le pétrole
2. Comburant : substance qui provoque la combustion d’une autre substance
Exemple 4.2.4 L’oxygène (O2 )
— La respiration : l’oxygène de l’air que nous respirons passe par les vésicules pulmonaires et
se fixe sur les globules rouges du sang qui le distribuent à toutes les parties du corps où il
brule les matières organiques constituant nos tissus. Le dioxyde de carbone et la vapeur d’eau
libérés par cette combustion lente sont en suite ramenés aux poumons par le sang pour être
rejetés au dehors

4.2.3 Pollution de l’air


Le rejet important de substances polluantes, toxiques ou non, provoque un bouleversement irréversible
des constituants de la nature. Citons quelques exemples parmi les mieux connues :
— la pollution par des substances radioactives provenant des centrales atomiques et des explo-
sions nucléaires
— la pollution par les gaz très toxiques comme le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre
produit par la combustion des hydrocarbures dans les moteurs à explosion et dans les foyers
domestiques
— la pollution par les poussières, les gaz solubles ou non émis par les industries diverses
— le réchauffement de la terre, élévation du niveau de la mer et la désertification
Les services publics de l’État doivent s’attacher à l’étude de cet épineux problème, en vue d’un
contrôle efficace de pureté de l’atmosphère, indispensable à la survie de l’humanité.

4.2.4 Traitement de l’air


L’atmosphère terrestre est agressée par plusieurs gaz provenant de l’activité humaine : indus-
trielle, agricole et transports. Parmi ces gaz figurent les gaz à effet de serre qui sont responsables
de réchauffement climatique avec ses multiples conséquences sur notre planète. Voilà pourquoi des
efforts doivent être fournis, en vue de purifier l’air pour qu’il soit respirable et que la vie humaine,
animale, et végétale ne soit pas mise en péril. Comme pistes de solution, il faut :
— privilégier les énergies renouvelables (cas de l’énergie solaire, éolienne,. . . )
— diminuer la déforestation au profit du reboisement
— la réduction des émissions de dioxyde de carbone par les plus grands pays pollueurs (USA,
Chine, Inde, Union Européenne)
— utiliser les moyens de transport (véhicules à faible consommation du carburant par exemple)
— développer les mécanismes de réduction de gaz à effet de serre
— protéger l’environnement et la biodiversité
— éviter les feux de brousse

4.2.5 L’utilité de l’air


L’air est utilisé quotidiennement pour amener l’oxygène nécessaire aux feux ( à la cuisine, dans
les industries,. . . ) et à la vie : une plante, un animal succombent rapidement par manque d’air.
CHAPITRE 4. LA PROBLÉMATIQUE DE L’AIR 16

L’oxygène de l’air provoque la réaction de combustion lente dans les cellules vivantes qui dégage
de l’énergie nécessaire au maintien de la vie. Les besoins d’un homme adulte varient selon les condi-
tions dans les quelles il se trouve :
— Un homme couché : 11l d’oxygène par heure
— Un homme assis : 15l d’oxygène par heure
— Un homme debout : 45l d’oxygène par heure
— Un homme marchant : 90l d’oxygène par heure
— Un homme travaillant : 120l d’oxygène par heure
Ensuite prévoir des bonnes dimensions de salles de classe, des salles de spectacles, des locaux de
travail,. . . , il est nécessaire de pouvoir calculer tantôt la quantité d’air nécessaire, tantôt la quantité
d’oxygène possible.
En médecine, on utilise l’air dans la réanimation des malades qui éprouvent de sérieuses difficultés
respiratoires.
Enfin, l’air est aussi utilisé pour gonfler les pneus des véhicules et autres engins roulants, les
ballons, etc.

Évaluation des compétences


a) Expliquer le phénomène de la respiration chez l’homme.
b) Quels sont les éléments qui contribuent à la composition de l’air
Quelles sont les propriétés de l’air ?
Quels sont éléments qu contribuent à la pollution de l’air ?
Quels sont éléments qu contribuent au traitement de l’air ?
c) Quelle est l’utilité de l’air dans la vie quotidienne ?
d) L’enseignant doit expliquer aux élèves l’intérêt qu’i y a dans luttes menée contre la pollution
de l’air et le réchauffement climatique pour notre vie quotidienne.
Chapitre 5

Grandeurs physiques

Exemple de situation-problème
CLAUDINE, la mère de MANGAZA doit se rendre au marché de Nyawera pour faire des achats,
retourner à la maison et préparer à manger à ses enfants avant leur retour de classe.
Avant de quitter la maison, elle se pose des questions sur la distance qui la sépare du marché, combien
de temps elle doit mettre pour retourner à temps et quelle quantité de viande faudra-t-il acheté pour
le besoin de toute la famille.

Analyse de la situation : idées clés


— Où se situe le marché par rapport au domicile ?
— Par quel moyen atteindre le marché et en combien de temps ?
— Quelle est la quantité convenable de viande faudra-t-il acheté ?

Matériels didactiques
1. La montre
2. Horloge
3. Mètre-canne
4. Mètre-ruban
5. pied à coulis
6. Palmer
7. Balance

Compétences attendues chez l’élève


— Reconnaitre les grandeurs physiques présentes dans la situation présentée
— Effectuer les mesures de grandeurs identifiées dans la situation/problème
— Faire une estimation des mesures

Mots clés
— Mesure

17
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 18

— étalon
— unité

Matière
Sujet 5 : Grandeurs physiques
5.1 Un peu d’histoire
Les notions fondamentales des grandeurs et leurs masses remontent de l’antiquité. Plus près de
nous, il y a 4000 ans, en Égypte et en Mésopotamie, on utilisait le Cubit.
Le cubit était considéré comme la distance entre le coude et l’extrémité des doigts. La grande pyra-
mide a été construite en utilisant le cubit. Il y a 3000 ans, les Égyptiens, ont divisé le jour et la nuit
en 12 heures égales. Les Babyloniens avaient 60 pour nombre de base et prirent l’habitude de diviser
les quantités en 60 parties. Au 14eme siècle, l’heure fut divisé en 60 minutes (mn), puis la minute fut
divisée en 60 secondes (s) .

En Europe, des unités liées au corps humains ont été utilisés : le pouce(inch) et le pied(foot). Mais
ils adoptèrent par la suite le système métrique au 18e S en divisant les unités par 10, 100, 1000, . . .
En 1889, le kilogramme a été défini comme unité de la masse. Le kilogramme-étalon est conservé au
Bureau International des Poids et Mesures (B.I.P.M), à Sèvres en France. Actuellement, les scienti-
fiques utilisent le système International d’unité (SI).

En R.D.C. et dans la plus part des pays africains subsahariens, la pratique des mesures dans la
société (marché, boutiques, . . . ) diffère des pratiques scientifiques. Les instruments de mesure varient
d’une région à une autre et portent une empreinte culturelle. C’est ainsi qu’au Kivu par exemple, les
mesures effectuées par le  MUKAMBA  (corde), le  Nnamaha , le  Bumba  n’apparaissent
pas explicitement dans les contenus des apprentissages scolaires.

5.2 Étalon et mesure des grandeurs physiques


Pour comprendre le monde qui nous entoure, les scientifiques cherchent à établir des rapports
entre les quantités physiques. Les quantités physiques mesurables sont appelées des grandeurs : la
longueur, la masse, le temps.
Exemple 5.2.1 La longueur : c’est une distance (d) qui sépare les deux extrémité de la table d’un
enseignant ou la hauteur (h) de la cathédrale de Bukavu ou encore l’épaisseur d’un livre de physique.

Mesurer une grandeur physique G revient à la comparer à une autre grandeur, de même nature,
Go , prise arbitrairement comme unité, en effectuant leur rapport :
G
mG = (5.1)
Go
Le résultat de la mesure est un nombre : la valeur de G, accompagné de son unité. Une telle unité est
dite de base si elle est indépendante de toutes les autres, ce qui exige qu’on le rattache à un étalon,
choisi par convention pour sa simplicité et l’universalité de son mode de réalisation.
Les unités dérivées, découlent des précédentes à partir des relations de définition.
La physique est basée sur l’expérimentation et tributaire de la nature par des observations qui
mènent aux mesures des grandeurs physiques.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 19

(a) Un élève de l’EP Bulenga de Bagira prélève (b) Cathédrale de Bukavu (h = 83, 3m)
la longueur de la table de l’enseignant

(c) L’épaisseur d’un livre de physique est une longueur (e =


48cm)

F IGURE 5.1 – Mesure de la longueur des objets

5.3 Grandeurs physiques fondamentales et dérivées


5.3.1 Unités et Système International d’unité
En physique, on distingue deux catégories des grandeurs : les grandeurs fondamentales et les
grandeurs dérivées auxquelles correspondent des unités fondamentales et des unités dérivées.
Les trois premières grandeurs fondamentales sont la longueur, la masse, le temps.
• L’unité de la longueur : le mètre
Symbole : m
• L’unité de la masse : le kilogramme
Symbole : kg
• L’unité du temps : la seconde
Symbole : s
Le Système International M.K.S (mètre-kilogramme-seconde), abrégé SI, est constitué des unités
des grandeurs fondamentales. Ces trois grandeurs suffisent dans l’étude d’une branche de la physique
appelée mécanique. Pour aborder les autres branches de la physique, on complète les trois premières
grandeurs par quatre autres qui sont reprises dans le tableau 5.1 :

Remarques 5.3.1
1. Le système M.K.S.A (mètre-kilogramme-seconde-Ampère) est constitué des unités de la lon-
gueur, masse, temps et intensité du courant électrique
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 20

N0 Grandeur Symbole Unité


1 Intensité du courant électrique I Ampère (A)
2 La température T Kelvin (K)
3 L’intensité lumineuse Il Candela (Cd)
4 La quantité de matière N mole (mol)

TABLE 5.1 – Autres grandeurs fondamentales

2. Le système C.G.S (Centimètre-gramme-seconde) et constitué du centimètre comme unité de


la longueur, du gramme comme unité de la masse et la seconde comme unité du temps.

Les grandeurs dérivées sont définit à partir des grandeurs fondamentales.

Exemple 5.3.1 la vitesse, la surface, le volume

5.3.2 Quelques exemples de grandeurs dérivées


1) Notion de vitesse
a) Définition : la vitesse est la distance parcourue par un objet en mouvement divisée par le
temps mis à la parcourir. Notons par d la distance parcourue, t le temps mis pour parcourir
cette distance et v, la vitesse, on écrit :
d
v= (5.2)
t
b) Unité : Dans le Système International d’unité en physique, la distance s’exprime en mètre (m)
et le temps en seconde (s).
D’où l’unité de la vitesse est le mètre par seconde. On note ms : c’est une unité dérivée.

c) Exemple 5.3.2 Mademoiselle Patricia quitte chez elle à Muhumba pour se rendre à son école,
le lycée CIREZI. Avec son vélo, elle parcourt une distance de 800m en 5minutes pour at-
teindre son école. Sa sœur, Merveille doit se rendre à l’école d’Application pédagogique située
à 2km de son domicile. Elle arrive à son école, après 20minutes de course à vélo.
1. Quelles sont les vitesses des vélos de ces deux sœurs ?
2. Expliquer pourquoi la vitesse de l’une est plus grande que celle de l’autre
3. Indiquer la nature de la proportion entre d, t, et v
Solution :

1o .
• La distance parcourue par Patricia est d = 800m
Le temps de course : t = 5min
t = 5 × 60s = 300s
La vitesse est : v = dt = 800m
300s
⇒ v = 2, 7m/s

• La distance parcourue par Merveille : d = 2km = 2 × 1000m = 2000m


Le temps de parcourt : t = 20min = 20 × 60s = 1200s
La vitesse est : v = dt = 2000m
1200s
⇒ v = 1.7m/s
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 21

2o La vitesse de Patricia est plus grande que celle de sa sœur Merveille car elle a mis peu de
temps à parcourir la distance proposée.
3 Dans la relation v = dt , la vitesse est directement proportionnelle à la distance d, mais
o

inversement proportionnelle au temps t.


d) Ordre de grandeur des vitesses
— Un piéton adulte : v ' 1, 1m/s
— Un homme qui court : v ' 4, 16m/s
— Un abeille en vol : v ' 5, 6m/s
— Une voiture qui roule à 220km/h (maximum) : v ' 61, 1m/s
— Le son dans l’air : v ' 333, 3m/s
— La lune autour du soleil :v = 100m/s
— La terre autour du soleil :v = 29611, 1m/s

2) Surface d’un corps


a) Définition : la surface est une portion de l’espace contenue entre deux mesures de distances,
ou une distance bouclée : la longueur ou la largeur c’est une grandeur qui dérive de la distance.

b) Unité : l’unité de la surface est le mètre-carré (m2 ). La mesure de la surface s’appelle : aire
qui est obtenue par multiplication des deux distances :
Exemple 5.3.3 • Surface de la table de l’enseignant :
Longueur L = 2m
Largeur l = 1m
S =L×l (5.3)
S = L × l = 2m × 1m = 2m2 (aire de la table)
• Surface du tableau de la classe :
Longueur L = 4m
Largeur l = 1, 5m
S = L × l = 4m × 1, 5m = 6m2
• Surface du terrain de football du collège Alfajiri de Bukavu :
Longueur L = 120m
Largeur l = 105mm
S = L × l = 120m × 105m = 12600m2
• Quelle est la surface du stade de Martyr de Kinshasa ?
• Quelle est la surface d’un stade Olympique ?
c) Multiples et sous-multiples du mètre carré :

N0 Multiples et sous-multiples Notation Valeur


1 kilomètre-carré km2 106 m2
2 Hectomètre-carré ou Hectare hm2 ou ha 104 m2
3 Décamètre-carré ou are dam2 102 m2
Unité : mètre-carré m2 1
−2 2
4 Décimètre-carré dm2 10 m
5 Centimètre-carré cm2 10−4 m2
6 millimètre-carré mm2 10−6 m2

TABLE 5.2 – Multiples et sous-multiples du mètre-carré

d) Quelques valeurs pratiques de la surface


1. Pour mesurer la surface des grandes étendues, on utilise le Hectare et le kilomètre-carré.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 22

• Un champ de forme rectangulaire de dimension 1hectare a pour longueur L = 100m


et pou largeur l = 100m.
La surface S = L × l = 100m × 100m = 10.000m2
Donc, 1ha = 104 m2 (dix mille mètre-carré)
• La superficie de la République Démocratique du Congo est de 2.345.000km2 .
2. Pour mesurer la surface des corps de forme régulière, on utilise les formules de la géométrie :
• Un rectangle : S = L × l (Longueur× largeur)
• Un cercle : S = πR2 (R : rayon du cercle)
3. Pour mesurer la surface des corps de formes irrégulières, on utilise des procédés spécifiques.

3) Volume d’un corps


a) Définition : le volume d’un corps est la portion de l’espace contenue entre trois mesures de
distance : la longueur, la largeur et la hauteur. On note V = L × l × h. C’est une grandeur
dérivée de la longueur.
b) Unité : l’unité du volume est le mètre-cube (m3 ).
c) Multiples et sous-multiples du mètre-cube :

N0 Multiples et sous-multiples Notation Valeur


1 kilomètre-cube km3 109 m3
2 Hectomètre-cube hm3 106 m3
3 Décamètre-cube dam3 103 m3
Unité : mètre-cube m3 1
−3 3
4 litre ou Décimètre-cube l ou dm3 10 m
5 Centimètre-cube (cc) cm3 10−6 m3
6 millimètre-cube mm3 10−9 m3
7 Décilitre dl 10−1 l = 10−4 m3
8 centilitre cl 10−3 l = 10−5 m3
9 millilitre ou centimètre-cube ml 10−2 l = 10−6 m3

TABLE 5.3 – Multiples et sous-multiples du mètre-cube

d) Remarques 5.3.2 Quelques valeurs pratiques du volume


1. Le volume des eaux d’un lac ou d’un océan se mesure en km3 .
2. Le volume d’une stère de grume ou de pierres vaut 1m3

F IGURE 5.2 – Une stère de bois de 1m de longueur, 1m de largeur, et 1m de hauteur


CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 23

3. Le volume de 1m3 d’eau fourni par la REGIDESO est de 1000litres, cela correspond à
5f uts de 200litres chacun ou encore 50bidons de 20litres.
4. Une injection de 10cc (centimètre-cube) correspond à un volume de 10millilitres. Donc,
1ml = 1cm3
5. La mesure de volume d’un corps régulier se détermine par les formules de la géométrie :
• Volume d’un cylindre de rayon R et de hauteur h : V = πR2 h
• Volume d’une sphère de rayon R : V = 43 πR3

(a) Cylindre de rayon R et de hauteur h (b) Une sphère de rayon R

F IGURE 5.3 – Volume de quelques formes géométriques

6. Pour mesurer le volume d’un corps de forme irrégulière, on utilise d’autres procédés telle
que la technique de l’éprouvette graduée.

On prend une éprouvette graduée dans laquelle on verse de l’eau, par exemple, jusqu’à
une hauteur h. On plonge le corps dont on souhaite déterminer le volume. L’eau monte
jusqu’à une hauteur h0 . Le volume du corps est donc V = h0 − h.

F IGURE 5.4 – Mesure du volume d’un corps à l’aide d’une éprouvette graduée
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 24

4) La masse volumique et la densité


4.1 La masse volumique
a) Définition : la masse volumique d’un corps est définie comme sa masse par unité de volume.
On note ρ (rhô).

Si m est la masse du corps et V , son volume, on écrit :


m
ρ= (5.4)
V
La notion de masse volumique nous permet de comprendre pourquoi un morceau de métal
pèse davantage que celui de bois. Par abus de langage, on dit souvent que le fer est plus lourds
que le bois. Il faut dire plutôt que le fer à une masse volumique supérieure à celle du bois.
b) Unité : la masse volumique d’un corps s’exprime en kg/m3 . C’est une grandeur dérivée de la
masse et de la distance. Elle e s’exprime parfois en grammes par centimètre-cube : g/cm3

c) Quelques valeurs indicatives de masse volumiques de certains corps

État physique Corps Valeur de la masse volumique (kg/m3 )


Aluminium 2, 7.103
Fer et acier 7, 8.103
Cuivre 8, 9.103
Plomb 11, 3.103
Or 19, 3.103
Ciment 2, 3.103
Bois 0, 3 − 0, 9.103
Ver (ordinaire) 2, 4 − 2, 8.103
Glace 0, 917.103
Os 1, 7 − 2.103
Argent 10, 5.103
Caoutchouc 0, 95.103
Solide Diamant 3, 5.103
Étain 7, 29.103
Porcelaine 2, 4.103
Sodium 0, 97.103
Graphite 2, 2.103
Ivoire 1, 83.103
Magnésium 1, 74.103
Nickel 8, 9.103
Phosphate blanc 1, 8.103
Phosphate rouge 2, 34.103
Platine 21, 3.103
Uranium 19, 1.103
Zinc 7, 14.103
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 25

Eau (40 C) .103


Plasma sanguin 1, 03.103
Sang 1, 05.103
Liquide Eau de mer 1, 025.103
Mercure 13, 6.103
Essence 0, 68.103
Alcool éthylique 0, 79.103
Acide sulfurique 1, 84.103
Chloroforme 1, 49.103
Éther 0, 74.103
Glycérine 1, 26.103
Huile de palme 0, 9.103
Pétrole 10, 8.103
Air 1, 29.103
Hélium 0, 179
Dioxyde de carbone 1, 98
Eau (vapeur) à 1000 C 0, 598
Gaz
Acétylène 1, 18
Ammoniac 0, 77
Azote 1, 25
Chlore 3, 18

TABLE 5.4 – Masse volumique de certains corps (Giancoli, P 349)

d) Applications :
• Détermination de la masse et du volume d’un corps
• Contrôle de pureté d’u corps
• Mélanges miscibles et non miscibles

4.2 Densité
a) Définition : la densité d’un corps est le rapport de la masse volumique d’un corps ρ à la masse
volumique ρ0 d’un corps de référence. On la note par d.
ρ
d= (5.5)
ρ0

Pour les corps solides et liquides, le corps de références c’est l’eau : ρeau = 1000kg/m3 .

Pour le gaz, le corps de référence c’est l’air : ρair = 1, 29kg/m3 .

La notion de densité nous renseigne si le corps considéré est plus ou moins compact que l’eau
ou l’air.

b) Unité : Étant donne que la densité d’un corps est le rapport de deux masses volumiques, il est
donc un nombre abstrait, c’est-à-dire sans unité.

c) Densité et flottabilité : lorsqu’un corps est plongé dans un fluide, il peut couler ou flotter.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 26

5.4 Grandeurs scalaires et vectorielles


On classe généralement les grandeurs physiques en deux catégories : les grandeurs scalaires et les
grandeurs vectorielles.

Une grandeur scalaire est défini par la connaissance d’un nombre réel accompagné de l’unité,
indépendamment de tout système d’axe particulier.
Par exemple, la longueur, la masse, le temps sont des grandeurs scalaires. On le représente par des
lettres l, m, t, . . .
Exemple 5.4.1 .
1) La longueur d’un champ de manioc est l = 100m
2) La masse d’un sac de riz produit à Kitutu est m = 50kg
3) Une minute vaut 60secondes
t = 60s
D’autres grandeurs, comme la vitesse et la force, nécessitent, pour leur caractérisation à la fois un
point d’application, une direction, un module : ce sont des grandeurs vectorielles.
~ k~v k, . . .
Notation : ~v , F~ , d,
Lecture : vecteur vitesse, vecteur force, vecteur déplacement, module du vecteur vitesse, . . .
Représentation :

F IGURE 5.5 – Éléments caractéristiques d’un vecteur

5.4.1 Éléments caractéristiques d’un vecteur


X A : point d’application du vecteur d~
X B : extrémité du vecteur d~
X D : direction
~
X Sens du vecteur : de A (origine) vers B (extrémité), c’est l’orientation du vecteur d.
Les quatre éléments qui définissent une grandeur vectorielle sont : un point d’application,la direction
, le sens, le module ou l’intensité.
Remarques 5.4.1
1) La direction d’un vecteur peut être horizontale, verticale ou oblique.
2) Le sens d’un vecteur peut être celui de gauche vers la droite et vice-versa, du bas vers le haut
et vice-versa
3) La direction et le sens d’un vecteur ne sont pas à confondre.
4) On peut additionner ou soustraire les grandeurs vectorielles.

5.5 Multiples et sous-multiples des grandeurs physiques


On utilise des multiples et sous-multiples, pour exprimer un nombre trop grand ou au contraire
une fraction décimale trop petite d’une grandeur. Pour raison de commodité, les facteurs sont exprimé
sous forme de puissance de 10.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 27

Préfixe Symbole Facteur


Tera T 1012
Giga G 109
Méga M 106
Kilo k 103
Hecto h 102
Déca da 101
Unité Unité Unité
Déci d 10−1
Centi c 10−2
Milli m 10−3
Micro µ 10−6
Nano n 10−9
Pico p 10−12

TABLE 5.5 – Multiples et sous-multiples de grandeurs physiques

Exemple 5.5.1
• 1kg = 1O3 g
• 1gigabyte(GB) = 1O9 bytes
• M egaW att(M W ) = 1O6 Watt
• 1 millimètre (mm) = 1O−3 mètre

5.5.1 Le bon sens et l’estimation rapide : ordre de grandeur


En physique, il arrive qu’on cherche seulement la valeur approximative d’une quantité. On procède
à une estimation rapide en arrondissant tous les nombres à un seul chiffre significatif et à sa puissance
de 10. On parle alors d’estimation de l’ordre de grandeur, qui peut être considéré comme précise à un
facteur de 10 près.

Exemple 5.5.2
1) On veut exprimer la quantité d’eau contenue dans un lac de diamètre de près de 1km et d’une
profondeur moyenne d’environ 10m. Trouver le volume d’eau de ce lac. (cfr GIANCOLI, D.,
1993, P 11).
Pour trouver le volume de ce lac, on multiplie sa profondeur moyenne par l’aire de sa surface.
On suppose que la surface est un cercle :
∗ S = πr2 = 3.(5.1O2 m)2 = 3.(25.104 m2 )
S = 75.104 m2 ou S = 7, 5.105 m2 ' 8.105 m2 La surface est de l’ordre de 106 m2 .
∗ V = S.h = (8.105 m)2 .10m
V = 8.106 m3
Le volume est donc de l’ordre de 107 m3 .
2) Estimation du nombre de cheveux sur la tête d’un adulte
3) Estimation de la consommation journalière de l’énergie par un adulte : 107 J

5.5.2 La mesure : entre la classe et la maison


La mesure effectuée en classe des sciences semble être une notion déconnecté des mesures que
l’élève rencontre dans la vie quotidienne. Les enseignants font peu allusion à la pratique de mesure
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 28

telle que vécu au marché des produits vivriers en République Démocratique du Congo. A Bukavu, par
exemple, la notion de mesure part de la société et exprime en elle la valeur culturelle de la solidarité.
Les instruments utilisés dans les milieux extra-scolaires sont quasi absents dans les programme
d’enseignement. Des multiples et les sous-multiples des grandeurs physiques exprimés sous forme de
puissance de 10 ne correspondent à rien dans la pratique quotidienne des élèves.
Le tableau 5.7 reprend une liste non exhaustive de certains instruments utilisés dans les échanges
commerciaux des produits agricoles. Elle est encré dans les instruments de mesure.

Exemple 5.5.3 Instruments de mesures des produits agricoles au Sud-Kivu

No Instrument Produit Grandeur Milieu culturel


01 Namaha haricot, farine, Masse, volume Bukavu,Bushi
mais, soja
02 Kidwere boisson Masse, volume Uvira, Walungu
03 BUMBA braise, pomme de Bukavu
terre
04 Kiasi Uvira, Walungu
05 Guigoz riz, haricot, sel Masse, volume Toute la province du Sud-Kivu
06 Ngelingeli Riz, haricot, ca- Masse, volume Mwenga (Kitutu, Kamituga)
cahouète, huile
07 Saani (As- Farine de manioc Masse Mwenga (Kamituga)
siette)
08 Kaluba (Pa- Cossette de ma- Masse, volume Mwenga
nier) nioc
09 Mukamba Champs d’Ara- Surface Mwenga, Shabunda
(corde en chide ou de
raphia de manioc
longueur 7m)
10 Kabehe (Bois- Volume Masse, volume Walungu, Kabare, Bukavu
son :musululu,
kasiksi)
11 Murhongo Haricot Masse Goma
(Panier)
11 Murhongo Haricot Masse Goma
(Panier)

TABLE 5.6 – Instruments de mesure culturelle au Kivu

5.6 Quelques instruments de mesure d’usage courant au Sud-


Kivu
Les instruments indiqués dans le tableau 5.7 sont identifiables par les images de la figure 5.6. Ils
servent d’indicateurs pouvant susciter le débat. Les lecteurs pourront faire l’exercice similaire dans
leurs milieux de vie quotidienne.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 29

(a) Guigoz (b) kaluba (c) Kabehe

(d) kiasi (e) Kidwere

(f) lukamba (g) Nnamaha

(h) saani

F IGURE 5.6 – Exemples d’instruments de mesure au Kivu


CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 30

Référence Instrument Descriptif de l’instrument Mesures indicatives


a Guigoz est une boı̂te cylindrique de
diamètre et hauteur variables Capacité moyenne : 1 litre
selon les étales des vendeurs, Masse à vide : 80,5 grammes
celui-ci est un étalon de mesure
de masse pour le riz, le sucre, Mesure de Farine de manioc : 436,857 1
le haricot, le soja, le sel de cui- grammes (0,450 kg)
sine,. . . Le guigoz est le princi- Mesure de farine de mais : 640,142 8
pal instrument de mesure utilisé gramme (0,640 kg)
dans les marchés de la ville de
Bukavu et d’Uvira Mesure de haricot : 748 grammes (0,748
kg)
Mesure de cacahouète : 603,857 1
grammes (0,604 kg)
Mesure de riz : 740 grammes (0,740 kg)
b Kaluba Est un petit panier tissé à base mesure de manioc : Un ”kaluba” rempli de
de liane et qui sert pour mesu- manioc ≈ 25 kg
rer une quantité de causettes de
manioc
c Kabehe Un instrument en bois pour la Capacité moyenne de 1,650 l
mesure de capacité
d Kiasi Instrument de mesure utilisé Une mesure de haricot : 0,422 kg
à Walungu-Nord et principale-
ment pour la mesure de Haricot
e Kidwere Un petit vase en plastique uti-
lisé en lieu et place de Kid- Capacité : 5 litres
were original. Nous venions de Mesure de haricot : 5 164,571 4 grammes
dire tantôt que le véritable Kid- (5 kg)
were est en voie de disparition,
pour pérenniser l’idée pensée
mesure Kidwere la population
de Walungu Nord on trouvé un
presque équivalent en capacité
qu’on à nommé Kidwere plas-
tique. Ce dernier est principale-
ment utilisé pour la mesure de
Haricot
f Lukamba Un cordon tissé à base de fil Longueur moyenne : 7 m
de raphia. Ce cordon est uti-
lisé pour la mesure de lon-
gueur et des aires. Un mukamba
représente un carré de longueur
de 1 mukamba de côté. Pen-
dant la récolte, le propriétaire du
champ peut vouloir vendre une
partie de son champ, la mesure
se fait pour cette opération en
Mukamba
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 31

g Nnamaha Étalon type des territoires de


Walungu, Kabare et de la ville Capacité moyenne : 1 litre
de Bukavu. C’est un bol uti-
lisé pour la mesure de farines, Masse à vide : 110 grammes
de haricots et de sorgos princi- Mesure de farine de manioc : 832,850
palement. Au Bushi Nnamaha grammes(0,832 kg)
veut dire mesure : Une quan-
tité minimale qu’on puisse ser- Mesure de farine de mais : 1 479,857 1
vir pour offrir un repas à une fa- grammes(1,500 kg)
mille moyenne Mesure de farine de soja : 899,571 4
grammes(0,899 kg)
Mesure de arachide : 1 508,285 7
grammes(1,500 kg)
Mesure de haricot : 1 561,214 2 grammes
(1,560 kg)
h Saani Assiettes No 16 et No 18 :
Comme indiquent leurs noms, Capacité moyenne No 18 : 0, 7 litres
ce sont effectivement des Masse à vide No 18 : 395 grammes
assiettes ouvertes marquées
par l’usine No 16 et No 18. Mesure de farine de manioc en assiette
Ces deux assiettes sont très No 18 : 595, 4285 grammes(0,597 kg)
rependues dans le territoire de Mesure de farine de mais en assiette No 18 :
Mwenga et surtout utilisées par 855,428 5 grammes(0,855 kg)
des ambulants dans les carrés
miniers

TABLE 5.7 – Répertoire d’instruments de mesure culturelle au Kivu

Évaluation des compétences


a) Questions pour réfléchir
1. Quelle est la distinction entre science et technologie
2. Réfléchir sur les points forts et faibles de la science.
3. Quels sont les avantages et les inconvénients de l’emploi du pied d’une personne comme
étalon.
4. Suggérez une méthode pour mesurer :
a) l’épaisseur d’une feuille de papier
b) la distance de la terre au soleil
5. Faites une estimation rapide du volume de votre corps (en cm3 )
6. Faites une estimation rapide du nombre de battements du cœur d’un être humain durant toute
une vie. (T = 1s pour le battement)
7. Quels sont les autres systèmes d’unité utilisés en physique ?
8. Complétez la liste des unités fondamentales du système international SI
9. Complétez la liste des préfixes des multiples et sous-multiples des unités en physique
10. Quels sont les instruments de mesure les plus utilisés dans votre famille. Faites le rapproche-
ment avec les mesures étudiées en classe.
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 32

b) Suggestions
L’enseignant doit attacher une grande importance à la question 10 car la déconnexion entre mesure
en classe et celle de la société est une grande faiblesse de notre système d’enseignement des sciences.
La métrologie n’est pas présente dans nos programmes d’enseignement. Ces exercices d’équivalence
sont recommandés.

c) Exercices
1. Exprimer les longueurs suivantes en m :
a) 104 cm
b) 106 µm
c) 103 mm
d) 10−2 mm
2. ∗ Exprimer la surface d’un terrain de football de 90m sur 60m en m2 et en ha
∗ Exprimer l’air du terrain de volley-ball de 9m sur 16m en m2 et en dm2
∗ Exprimer l’air d’un papier format A4 en mm2 et en dm2
3. Quelle est l’aire d’une porte rectangulaire de 2m de hauteur et de 0, 93m de large ?
4. Quelle est l’aire d’une table de la classe de 70cm de largeur et 110cm de longueur ?
5. Une pelouse de 25m de coté est traversé, en son milieu par deux allées pavées perpendiculaires
de 1, 2m de large.

Calculez l’aire de la pelouse à tondre puis l’air des allées.


6. Étant donné les masses suivantes : 10mg, 100µg, 10−2 kg et 102 kg, rangez-les en ordre décroissant
de leurs valeurs.
7. Exprimer le jour et l’année en secondes.
8. Calculer le volume d’un cube de coté 1000cm3 . ( Hecht, 2013)
9. Une année-lumière est la distance parcourue par la lumière en un an, à une vitesse de 3.108 m/s.
Combien y a-t-il de mètres dans une année lumière ?
10. Le cerveau humain a environ 100millards de cellules nerveuses, plus étroitement serrées que
dans tout autre tissus. Écrire ce nombre en forme décimale, puis en notation scientifique. (cfr
Hecht, E.(2012), Physique, Bruxelles, de Boeck, P.23)
11. On a estimé que le cerveau humain peut stoker environ cent milliards de bits d’information.
Écrire ce nombre en forme décimale puis en notation scientifique. Exprimer ce nombre en
ajoutant un préfixe approprié au mot bit. (Hecht, E.(2012), P.23).
CHAPITRE 5. GRANDEURS PHYSIQUES 33

12. Un bloc parallélépipède en ciment a pour longueur 20cm, largeur 15cm et pour hauteur 8cm.
a) Quel est son volume ?
b) Sa masse est de 18, 96kg. Quelle est sa masse volumique ?
13. Dans un atelier, on veut fabriquer du laiton. Pour y arriver, l’Ingénieur demande aux ouvriers
de chauffer 100cm3 de cuivre jusqu’à ce qu’il devienne liquide.
On demande de calculer la masse du cuivre fondu si sa masse volumique a pour valeur
8, 8g/ml
14. Complétez cette phrase :
∗ La masse volumique est une grandeur caractérisant la ...... d’un matériau par unité de.......
Elle se note ρ = mV
.........est la masse du corps occupant un volume V
∗ Dans le SI, la masse volumique est le kilogramme par mètre cube, noté :.......
15. La masse volumique de l’eau est de :

1000kg/m3 = .......kg/l = ......g/cm3 = ......g/ml


16. Un corps en fer a une masse de 9kg. Calculer son volume
17. Un corps a un volume de 10cm3 et une masse de 85g.
a) Calculer la masse volumique de ce corps (en kg/m3 et en g/cm3 )
b) De quel matériau le corps est-il formé
18. La capacité d’un congélateur dont les dimensions extérieures sont de 8, 5dm, 15dm et de
11dm et les dimensions intérieures de 7dm, 12dm et 9dm.
19. La base d’un podium de mortier (ciment+sable) de notre enseignant est un triangle rectangle
dont les cotés de l’angle droit sont de 4m et de 8m. La hauteur est de 0, 5m.
Combien ce podium contient-il de mètres cubes de mortier ?
20. Voici trois blocs de ciment de formes différentes, utilisés dans la construction du complexe
scolaire la Fontaine :
Chapitre 6

Force et travail

Exemple de situation-problème
Situation 1 :
Mademoiselle FURAHA décide de faire la lessive des chemises et blouses d’uniforme pour elle
et pour ses frères et sœurs !
Elle se propose d’aller puiser de l’eau dans un bidon au robinet du quartier et le ramener chez elle.
Après avoir rempli deux bidons, l’eau cesse de couler au robinet. Elle recours alors au puits de la par-
celle pour son approvisionnement en eau. Que devra-t-elle mettre en œuvre pour réaliser son projet ?

Situation 2 :
DUNIA, propriétaire d’un palmeraie grimpe sur un palmier à huile pour cueillir un régime de
palme. Il le coupe et observe que le régime tombe, écrase les feuilles et s’enfonce légèrement dans la
terre.

Analyse de la situation : idées clés


Q1 Que doit faire Mademoiselle Furaha pour déplacer le bidon du robinet jusqu’au lieu de les-
sive ?
Q2 Après exercice,FURAHA se sent fatigué ! D’où vient cette fatigue ?
Q3 Pourquoi le régime de palme de DUNIA écrase-t-il les feuilles et le sol ?

Matériels didactiques
— Bidon : pour recueillir de l’eau avec possibilité de soulèvement
— Échelle : pour grimper et se trouver à une certaine hauteur par rapport au niveau du sol

Compétences attendues chez l’élève


∗ Résoudre le problème d’approvisionnement en eau en mettent en contribution tous les outils à
sa disposition
∗ Identifier les paramètres (grandeurs) physiques mises en jeu dans la situation présentée et
établir des relations possibles entre ces grandeurs.

34
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 35

Mots clés
— Force
— Travail
— Pesanteur
— Gravitation

Matière
Sujet 6 : FORCE ET TRAVAIL
6.1 Un peu d’histoire
La construction de la physique classique à la Renaissance, marquée par la révolution scientifique
de l’œuvre de Galilée (1564 − 1642) et complétée par Newton (1642 − 1727), commence d’abord par
la mécanique, Science de mouvement des corps pesants.

Les progrès de la métallurgie permirent la construction des machines à vapeurs qui fut à la base
de la révolution industrielle du 18e siècle, et la première machine à vapeur fut mise au point en 1703
par Thomas New Comen (1663 − 1729) et perfectionné par James Watt (1736 − 1819).

L’émergence du Principe de conservation de l’énergie repose sur le passage du concept de force à


celui de travail, l’étape entre le travail et l’énergie est due à Lord Kelvin (1824 − 1907) qui accorde
une attention à l’effet mécanique.

6.2 Notion de force


Monsieur NKINGI Georges dispose d’un marteau de 5kg attaché à une marche de 50cm. Pour
casser une grosse pierre il doit soulever son marteau et frapper la pierre. Il lui faut une force pour
produire ce travail. Force et travail sont donc deux concepts liés.
Un corps possède de la force lorsqu’il est capable de produire du travail.
On parle d’effets statiques d’une force lorsqu’elle provoque des déformations et dynamiques,
lorsqu’elle provoque des déplacements.
Exemple 6.2.1
Comprimer un ressort à boudin est un effet statique de la force.
Pousser une charrette chargée sur une pente est bien un effet dynamique de la force
Lorsqu’une force modifie l’état de repos et de mouvement d’un corps, on parle d’effets dyna-
miques de cette force.

6.2.1 Caractéristiques d’une force


La force est une grandeur vectorielle caractérisée par :
a) Son point d’application : le point du corps où la force agit directement. C’est l’origine du
vecteur.
b) Sa direction : déterminée par la droite suivant laquelle agit la force
c) Son sens : orientation prise par la force sur une direction et indiqué par le sens de l’extrémité
du vecteur
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 36

d) Son module ou intensité : c’est la grandeur du vecteur. Suivant que l’on tire pus ou moins sur
le ressort, par exemple, on exerce une force plus ou moins intense.

6.2.2 Unités et mesure de la force


Dans le système international, la force s’exprime en Newton (N ). Le nom donné à l’unité de la
force est un hommage au physicien Anglais Isaac Newton (1642 − 1727).
On mesure quantitativement la grandeur ou l’intensité d’une force à l’aide d’un dynamomètre. Cet
instrument sert à déterminer le poids des objets, c’est-à-dire la force de gravitation qui agit sur eux.
On appelle dynamomètre un appareil dont les déformations élastiques permettent de mesurer des
forces. On rencontre dans la vie quotidienne différentes sortes de dynamomètres :
a) dynamomètre de Poucelet
b) dynamomètre à ressort ou peson
c) dynamomètre à lame d’acier
Le dynamomètre est gradué en newton ou en kilogramme-force (kgf ), ce dernier étant considéré
comme unité technique de la force, d’où : 1 kgf = 9, 81N
Remarques 6.2.1 Le dynamomètre sert à mesurer la force et la balance sert à mesurer la masse d’un
corps.

6.3 Étude de quelques forces particulières


6.3.1 La pesanteur
• La masse
La masse d’un corps est la quantité de matière qu’il renferme. Cette quantité de matière résiste à
la modification de son état de repos ou de mouvement.

• La pesanteur
La pesanteur est la force d’attraction que la Terre exerce sur les objets qui se trouvent dans son
voisinage. On l’appelle encore poids de l’objet.

Un corps de masse m est attiré par la Terre avec une force de pesanteur P~ = m~g .

~g est une grandeur physique appelée accélération de la pesanteur. Son intensité au voisinage de
la Terre vaut : g = 9,81 m/s2 .

6.3.2 La gravitation
La gravitation est la force avec laquelle deux corps de masse m et m0 s’attirent mutuellement.

Si r est la distance séparant les deux corps, la force de gravitation est :


mm0
F =G (6.1)
r2
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 37

F IGURE 6.1 – Un objet de masse m à la surface de la terre

où G est la constante de gravitation universelle et sa valeur dans le système SI est :

N · m2
G = 6, 67 · 10−11
kg 2
La pesanteur est la force de gravitation exercée par la Terre. Les planètes de notre galaxie décrivent
des trajectoires elliptiques suite à la force de gravitation intense exercée par le soleil sur elles. La
période de révolution de la Terre autour du soleil est de 365 jours (une année civile).

F IGURE 6.2 – Schéma simplifié du système solaire


CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 38

6.4 Travail
6.4.1 Définition
Le concept travail est polysémique c’est-à-dire, il possède diverses significations.
Exemple 6.4.1
Papa est parti au travail.
Les élèves travaillent leur examen dans une salle de classe.
En Physique, le concept travail décrit le résultat de l’application d’une force qui déplace un objet sur
une certaine distance. Le travail est donc le produit de la grandeur de la force par la distance. Et on
écrit :
W =F ·d (6.2)

6.4.2 Unités
Dans le système international, la force s’exprime en Newton (N ) et la distance en mètres (m).
L’unité du travail est donc le Newton-mètre (N.m), on l’appelle le joule.

1J = 1N.m (6.3)

Le nom donné à l’unité du travail est un hommage au Physicien Anglais James Joule.
Autres unité du travail :
1. Dans le système centimètre-gramme-seconde (CGS), l’unité du travail est l’erg. 1erg =
1dyne.cm, la dyne étant l’unité de la force et le cm étant unité de la distance.
2. Dans le système Britannique, le travail s’exprime en livres − pieds (lb.pi) : 1J = 1012 erg =
0, 737lb.pi

Remarques 6.4.1
1. Le travail défini par la relation 6.2 est un cas particulier dans lequel on a considéré que la
force s’exerce dans le sens du mouvement.
2. Lorsqu’une force s’exerce perpendiculairement à un mouvement, elle n’accomplit aucun tra-
vail.
3. Une force qui ne déplace pas son point d’application n’accompli aucun travail. C’est pour-
quoi, lorsqu’on pousse un mur rigide sans le déplacé, on se sent fatigué mais sans accomplir
du travail. On parle du travail physiologique.

Évaluation des compétences


Exercice 6.1 Être capable de soulever une pierre est un exercice physique qui mobilise la force, le
travail et l’énergie, selon vous ?

Exercice 6.2 Comment expliquez-vous la sueur d’une personne qui pousse un mur sans le déplacer.

Exercice 6.3 Faites un rapprochement entre le travail physique, le travail intellectuel et le travail
administratif.

Exercice 6.4 L’accélération de gravitation sur la lune est approximativement le 61 de celle de la Terre.
Quel est le poids d’un objet de masse 90 kg sur la lune ?
CHAPITRE 6. FORCE ET TRAVAIL 39

Exercice 6.5 A la surface de la Terre l’accélération de la pesanteur vaut g = 9, 81m/s2 . Calculer


les poids des corps dont les masses sont :
a) m = 10 kg
b) m = 102 kg
c) m = 1 000 g

Exercice 6.6 Calculer la masse d’un corps dont le poids P = 981 N.

Exercice 6.7 Poids d’un corps sur une planète.


Les masses interagissent gravitationnellement et cela est à l’origine du poids. Le tableau ci-dessous
donne les valeurs pour huit planètes de notre système solaire.

Planète Accélération gravitationnelle (m/s2 )


Mercure 3, 7
Vénus 8, 9
Terre 9, 81
Mars 3, 7
Jupiter 26
Saturne 12
Uranus 11
Neptune 12

Calculer le poids d’un corps de masse 10 kg successivement à la surface de ces planètes.

Exercice 6.8 Deux boules de plomb sphériques de 8kg sont placées de telle manière que leurs centres
se trouvent à 50cm de distance. Quelle est la grandeur de la force gravitationnelle que chaque boule
exerce sur l’autre ?
Chapitre 7

Électricité

Exemples de situation-problème
1. Dans l’obscurité, quand on ôte des vêtements en matière synthétique, on aperçoit des petites
étincelles. De même, parfois en se brossant les cheveux, on entend de petits crépitements et
on observe que les cheveux sont attirés par la brosse et s’écartent les uns des autres.
A quoi sont dus ces phénomènes ?
2. X Frotter deux baguettes de verre avec un tissus de laine et approcher les deux extrémités
touchées l’une de l’autre, puis les deux non frottées.
Que constatez-vous dans les deux cas ?
X Frotter une latte en plastique avec une étoffe en laine ou avec de la soie. Approcher la
partie touchée aux morceaux de papier. Que constatez-vous ? Expliquer le phénomène.
3. Monsieur Antoine aime vivre dans des conditions confortables. Il construit sa maison et veut
l’équiper en électricité. Pour ce faire, il invite son ami Daniel pour lui faire l’installation
électrique.
4. La demoiselle Ariane lue sur la batterie les valeurs suivantes : 5A, 32 Ah, 220V et veut savoir
ce qu’elles représentent.

Analyse de la situation : idées clés


1. Ces phénomènes sont dus à l’électrisation de la matière par frottement.
2. X Les deux extrémités des baguettes frottées se repoussent, par contre lorsqu’elles ne sont
pas frottées leur interaction électrique est très faible.
X La latte en plastique frotter attire les objets légers.
3. Quels sont les matériels nécessaires dont a besoin Monsieur Daniel pour réaliser le circuit
électrique de cette maison ? Peut-on réaliser le circuit électrique d’une maison ?
4. Que représente chacune des valeurs ?

Matériels didactiques
— Une étoffe en laine ou de la soie
— Un stylo ou une latte en plastique
— Deux baguettes en verre
— Des morceaux de papier
— Un pendule électrique

40
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 41

— Un électroscope, un ampèremètre, un voltmètre, une lampe électrique, des fils conducteurs et


de connexion, un multimètre, · · ·
— Un circuit électrique sur un Triplex
— Fusibles, disjoncteurs

Compétences attendues chez l’élève


— Expliquer le phénomène d’électrisation par frottement, par contact et par influence.
— Distinguer les matériaux conducteurs de matériaux isolants
— Expliquer l’interaction des charges électriques
— Être capable de réaliser un circuit électrique simple et distinguer ses composants.

Mots clés
— Charge électrique
— Courant électrique
— Conducteurs et isolants électriques
— Générateurs et récepteurs de courant
— Circuit électrique

Contenu de la matière
7.1 Charge électrique
Comme nous l’avons vu au premier chapitre, un corps pur est constitué de molécules. Une molécule
est constituée d’atomes. L’atomes n’est pas atome comme voulait nous le faire croire John DALTON.
Il est constitué des électrons qui gravitent autour de son noyau. Le noyau renferme des protons et
des neutrons. Le proton est une particule élémentaire chargée positivement tandis que les électrons
sont porteurs des charges négatives. Le neutron est une particule élémentaire électriquement neutre
c’est-à-dire sans charges.
En principe (à l’état normal), dans un atome, on trouve autant des protons que d’électrons : l’atome
est donc électriquement neutre.

F IGURE 7.1 – Constitution de l’atome

Un atome peut perdre ou gagner des électrons. L’atome ayant perdu un ou plusieurs électrons se
charge positivement et est appelé cation ou ion positif et celui qui a gagné un ou plusieurs électrons
se charge négativement et est appelé anion ou ion négatif. Un ion est donc un atome ou groupes
d’atomes chargé positivement ou négativement.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 42

La valeur absolue de la charge d’un électron est égale à celle du proton. Cette charge appelée
charge élémentaire. On note : qp = |qe | = 1, 602 · 10−19 C.
Par définition, la charge électrique est une quantité finie d’électricité. Elle se note par la lettre q
ou Q et s’exprime en coulombs C.
Schématiquement, la matière se présente comme suit :

F IGURE 7.2 – Structure de la matière

7.2 Phénomènes d’électrisation des corps


Électriser un corps, c’est le charger d’électricité.

7.2.1 Électrisation par frottement


Les corps frottés acquièrent la propriété d’attirer ou de repousser les corps légers ou d’entre eux.
Des tels corps sont dits électrisés ou chargés. La cause qui attribue cette caractéristique est appelé
 électricité . La quantité d’électricité portée par un corps est la charge électrique.

Soit un pendule électrique permettant de déterminer l’état électrique d’un corps schématisé suivant
la figure 7.3 ci-dessous. Il est composé d’une boule légère 1 B suspendue par un fil (en soie) F à un
support isolant S. Lorsqu’on lui approche un corps électrisé, la boule est soit attirée, soit repoussée.

Expérience
Frottons un corps A (une latte en plastique) électriquement neutre à un corps B chargé (de la
soie ou un étoffe en laine). Après frottement, le corps B cède une quantité de charge au corps
A qui devient capable d’attirer les corps légers tels que la boule du pendule, les morceaux de
papier, etc.. On dit que le corps A a été électrisé par frottement.

1. Cette boule est généralement en polystyrène : matière blanche très légère qui protège les appareils dans les embal-
lages
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 43

F IGURE 7.3 – Pendule électrostatique

F IGURE 7.4 – Action d’un corps électrisé sur un pendule électrique

Interprétation
Par frottement, un des corps cède ses électrons et se charge positivement (ex : le verre frotté)
tandis que le corps qui reçoit les électrons par frottement, se charge négativement (ex : l’ébonite 2
frottée).

F IGURE 7.5 – Signes de certains corps chargés par frottement

Avant frottement, la latte en plastique et le tissu de laine sont électriquement neutres. Par frot-
tement, on agit sur les atomes situés à la surface de ceux-ci. Le tissu de laine arrache des électrons
aux atomes constituant la latte et viennent donc s’ajouter à ceux du tissu de laine. Le tissu possède
2. Ébonite : caoutchouc durci
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 44

alors un excès d’électrons : il est chargé négativement et la latte présente un défaut : elle est chargée
positivement. Il y a donc transfert d’électrons de la latte vers le tissu.

7.2.2 Électrisation par contact


Expérience

F IGURE 7.6 – Électrisation par contact

(1) Contact de la boule légère avec une latte électrisée.


(2) Boule chargée positivement repoussée par une latte chargée d’électricité de même espèce.
(3) Boule chargée positivement attirée par l’ébonite chargée d’électricité de signe contraire.

Explication
(1) Au contact d’un corps neutre avec un corps électrisé, le corps neutre se charge d’électricité de
même espèce, puis repoussé (2). En effet, les corps chargés d’électricité de même signe se repoussent
tandis que ceux chargés d’électricité de signes contraires s’attirent (3).

F IGURE 7.7 – Interaction des corps chargés

Sur le schéma de la figure 7.8 ci-dessous, on peut lire qu’après contact, les corps A et B se chargent
d’électricité de même signe et de même valeur. D’où, ils se repoussent.

7.2.3 Électrisation par influence


L’électrisation par influence est un mode d’électrisation par rapprochement.
Considérons un électroscope représenté par la figure 7.9. Un électroscope est un appareil constitué
par une boule métallique B, d’une tige métallique fixe T, d’une aiguille métallique A et d’un boitier
BT .

Illustrations
Considérons les schémas représentés ci-dessous :
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 45

F IGURE 7.8 – Interprétation de l’électrisation par contact

F IGURE 7.9 – Schéma d’un électroscope

F IGURE 7.10 – Électroscope chargé


CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 46

Interprétation
(1) L’électroscope neutre comporte le même nombre des charges positives que des charges négatives.
(2) Électroscope influencé :
Le corps qui influence est l’inducteur (cas de la latte frottée) et le corps influencé est l’induit
(l’électroscope). Par influence, les charges de l’induit de même signe que l’inducteur s’en
éloignent tandis que celles de signes contraires s’en rapprochent par attraction. La tige fixe et
l’aiguille mobile sont chargées d’électricité de même signe. D’où la répulsion entre elles.
(3) Par mise à la terre, les électrons de l’induit s’écoulent vers la terre.
(4) Par suppression de la mise à la terre et l’éloignement de l’inducteur, l’électroscope reste
chargé.

7.2.4 Loi d’interaction


Les corps électrisés peuvent être classés en deux catégories, selon qu’ils attirent ou repoussent un
corps frotté préalablement choisi.
Deux corps de même catégories se repoussent et ceux de catégories différentes s’attirent. Il existe
donc deux catégories d’électricité.
Par convention une baguette de verre électrisée par frottement, ainsi que tous les corps de cette
catégorie, sont réputés porter des charges positives ; ceux de l’autre catégorie des charges négatives.
Deux charges de même signe se repoussent et ceux de signes contraires s’attirent.

7.2.5 Électricité atmosphérique : Danger et sécurité


La foudre et les éclairs sont des phénomènes d’électrisation atmosphériques (naturels). Un orage
se déclenche souvent pendant la saison pluvieuse, l’air étant chaud et humide. Il prend sa source dans
des gros nuages, au sommet très élevé.
A cette altitude, les gouttelettes d’eau se transforment en cristaux de glace qui tombent vers la
base du nuage. Les particules descendantes s’électrisent sous l’effet de frottement de l’air chaud et des
gouttelettes ascendantes. Les nuages ont ainsi des zones chargées positivement et des zones chargées
négativement.
Si la concentration des charges électriques est suffisamment élevée, l’attraction est telle entre ces
charges qu’il peut se produire une décharge électrique. Des charges passent d’un corps sur l’autre à
travers l’air qui les sépare. Il y a émission de la lumière.
Ce phénomène se produit lors d’un orage. On observe des décharges entre deux nuages : ce sont
les éclairs, et parfois des décharges entre le sol et les nuages : c’est le phénomène de la foudre.
La foudre atteint de préférence les objets les plus hauts et les plus pointus : cime des arbres, po-
teaux, antennes de télévision et de télécommunication, etc. Lors d’un orage, on évitera de se réfugier
sous un arbre ou à côté des tels objets. La foudre n’a que très peu de chance de frapper en terrain plat.
Pour protéger les bâtiments ou des installations, on utilise cette attirance vers les objets pointus en
installant un paratonnerre.
Le paratonnerre, inventé par Benjamin Franklin en 1752, est une tige métallique dressée au sommet
d’un toit et reliée à la terre. Son rôle est d’acheminer les charges électriques vers la terre.
Lors d’un orage, on entend un grondement caractéristique : le tonnerre. C’est le bruit produit par
l’onde de choc de l’éclair.

7.3 Conducteurs et isolants électriques


Lorsqu’on frotte une règle en plastique avec une étoffe en laine, seule la partie touchée par l’étoffe
manifeste des propriétés d’électrisation. L’électrisation ne s’étend pas spontanément dans toute la
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 47

règle.
Des matériaux qui peuvent s’électriser localement sont dits isolants ou mauvais conducteurs
d’électricité ou encore diélectriques .

Exemple 7.3.1 Le plastique, le verre, la porcelaine, le caoutchouc, le bois sec, l’air, etc. sont des
isolants électriques.

Cependant, d’autres matériaux peuvent être électrisés localement et l’électricité va s’y répartir presque
instantanément : ce sont les conducteurs(des bons conducteurs d’électricité).

Exemple 7.3.2 Les métaux (Al, Cu, Ag,. . . ), l’eau, le gaz sont des conducteurs

Bref, dans les isolants l’électricité (les charges) se localise à l’endroit où elle est produite sans se
déplacer. Par contre l’électricité se répand sur tout le matériau pour un conducteur. Les conducteurs
facilitent donc le déplacement des charges.

7.4 Courant électrique


Le courant électrique est le déplacement ordonné des charges électriques dans un conducteur.
On parle de l’intensité (I) du courant électrique pour désigner la quantité des charges qui traverse la
section d’un conducteur pendant une seconde. On écrit :

F IGURE 7.11 – Courant électrique à travers un conducteur électrique

q
I= Avec q = n.e (7.1)
t
Où
• t : le temps en seconde (s)
• q : la charge électrique en coulomb C
• I : l’intensité du courant électrique exprimée en ampère (A = Cs )
• n : nombre d’électrons traversant la section
• e : charge élémentaire e = 1, 6.10−19 C
L’appareil utilisé pour mesurer l’intensité du courant électrique est l’ampèremètre. Cet appareil
est toujours branché en série dans un circuit électrique.
Son symbole est :

F IGURE 7.12 – Symbole de l’ampèremètre


CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 48

7.4.1 Source du courant électrique


On désigne par source ou générateur du courant électrique tout dispositif qui transforme une
énergie quelconque en énergie électrique.
On distingue, deux types de générateurs électriques : le générateur de courant continu et le générateur
de courant alternatif.
Le générateur à courant continu possède deux bornes : la borne positive ⊕ et la borne négative .
A l’intérieur du générateur les charges électriques se déplacent de la borne négative à la positive, on
parle du sens réel du courant électrique (sens de déplacement des électrons) et à l’extérieur elles se
déplacent de la borne positive à la borne négative, on parle dans ce cas du sens conventionnel du
courant électrique . Notons que le sens conventionnel du courant électrique a été fixé arbitrairement
par les physiciens au début du XIXe S alors qu’on ne connaissait pas encore les électrons.

Une pile, une batterie d’accumulateur, le panneau solaire, etc. sont des générateurs à courant
continu.
Symbole :

F IGURE 7.13 – Symboles normalisés de générateurs à courant continu

Dans un générateur à courant alternatif, le courant peut circuler de la phase (P ) au neutre (N )


une fois dans ce sens puis dans l’autre sens en des intervalles de temps réguliers appelés cycles. Cette
alternance de sens de circulation fait de ce courant un courant alternatif.
Les alternateurs des véhicules et des centrales électriques, les groupes électrogènes, . . . sont des
générateurs à courant alternatif.
Symbole :

F IGURE 7.14 – Symbole d’un générateur à courant alternatif

Rôle du générateur dans un circuit électrique


Le générateur met en mouvement les charges électriques en leur fournissant de l’énergie. Il ne
crée pas des charges électriques mais provoque la circulation des charges libres d’un conducteur. Il se
comporte comme une pompe qui aspire les charges et les refoule.

7.5 Circuit électrique simple


a) Définition
Un circuit électrique désigne un ensemble constitué des composantes électriques interconnectées
et pouvant être parcourues par un courant électrique.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 49

b) Composants d’un circuit électrique


Le circuit électrique comprend :
— Les éléments qui fournissent de l’énergie électrique au circuit : ce sont des générateurs ou
sources de courant.
— Les éléments qui consomment de l’énergie électrique : Récepteurs (charges). Un récepteur
transforme l’énergie électrique en une énergie quelconque utile.
Exemple 7.5.1 .
• la lampe : transforme l’énergie électrique en une énergie lumineuse
• la radio : transforme l’énergie électrique en une énergie sonore
• Le fer à repasser : transforme l’énergie électrique en une énergie thermique
• etc
— Les éléments de lien entre générateur-récepteur : permettent la connexion entre différents
éléments du circuit. Ce sont par exemple : les fils conducteurs, les sucres de connexions,les
prises de courant,. . .
— Les éléments de commande : qui permettent l’interruption et/ou le rétablissement du courant
électrique dans un circuit électrique (exemple les interrupteurs, les contacteurs,. . . )
— Les éléments de protection : qui permettent la protection du circuit contre les surtensions et
les surintensités. C’est le cas des fusibles, des disjoncteurs, des isolants, des paratonnerres,. . .
Exemple 7.5.2 Exemple d’un circuit simple

F IGURE 7.15 – Circuit électrique simple. Lorsqu’on ferme l’interrupteur, la lampe s’allume.

c) Autres éléments du circuit électrique


En plus des éléments du circuit électrique simple, dans un circuit électrique on peut trouver :
— Les boites de connexions : dans lesquelles sont effectuées les connexions entre les fils qui
connectent les différents éléments du circuit.
— Les boites de fixations : qui permettent la fixation des différents matériels du circuit électrique
aux murs et à d’autres supports.

d) Tension électrique
Rappelons qu’il est possible déplacer les électrons libres d’un conducteurs en un mouvement or-
donné grâce à un générateur : C’est le courant électrique. Lorsqu’un électron, attiré par un générateur,
quitte un atome, il laisse derrière lui un  trou  qui sera à son tour comblé par un électron.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 50

La tension électrique correspond à une différence de potentiel entre deux points différents d’un
circuit électrique. Elle symbolisée par la lettre U et a comme unité SI le volt (V ).
Pour mesurer la tension électrique dans un circuit, on utilise un voltmètre qui est toujours branché en
parallèle dans un circuit électrique.
La tension électrique est encore appelée force électromotrice car c’est grâce à son action que le courant
électrique peut exister.
Pour qu’un courant circule dans un circuit, il faut un générateur aux bornes duquel il existe une
tension, un récepteur relié aux bornes de ce dernier par un circuit fermé.
Un circuit électrique fermé est celui dans lequel circule du courant électrique. Dans le cas contraire,
il est dit ouvert.

e) Dipôle électrique
On appelle dipôle tout élément du circuit possédant deux bornes ou deux pôles qui permettent de
l’insérer dans un circuit.
Si on mesure la tension aux bornes d’un dipôle qui n’est pas insérer dans un circuit, deux cas
peuvent se présenter :
— La tension est nulle, le dipôle est dit passif ; c’est le cas d’une ampoule par exemple.
— la tension n’est pas nulle, il existe une tension aux bornes du dipôle alors que ceci n’est pas
traversé par un courant ; il est dit actif : c’est un générateur. C’est la cas d’une batterie d’ac-
cumulateur ou d’une pile.

f) Appareils de mesure électrique et d’enregistrement


Le tableau ci-dessous reprend quelques appareils électriques :
Appareil Symbole Grandeur physique me- Unité SI
surée
Voltmètre Tension électrique (U) volt (V)

Ampèremètre Intensité du courant électrique (I) ampère (A)

Wattmètre Puissance électrique (P) (P = U·I) watt (W)

Ohmmètre Résistance électrique (R) ohm (Ω)

Compteur Énergie électrique consommée (E) kilowattheure


électrique (kWh)

• Le multimètre : est un appareil qui permet de mesurer plusieurs grandeurs physiques. Il


permet la mesure de la tension, de l’intensité du courant, de la résistance électrique,. . . .
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 51

F IGURE 7.16 – Photo d’un multimètre

• Le compteur électrique : Il enregistre l’énergie électrique consommée pendant une période


donnée. Les sociétés de vente facture leurs clients sur base des mesures lues sur celui-ci.
Notez bien : L’unité SI de l’énergie électrique est le Joule (J). Le kilowattheure (kwh) est l’unité
technique de l’énergie électrique consommée : 1kW h = 3, 6 · 106 J .
En effet,

1kW h = 103 · 36.102 s


= 36 · 105 W.s
= 3, 6 · 106 W.s
= 3, 6 · 106 J

Exemple 7.5.3 Montage de certains appareils de mesures dans un circuit électrique

F IGURE 7.17 – Connexion d’un ampèremètre et d’un voltmètre dans un circuit électrique
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 52

7.6 Électricité à la maison


a) Symboles et schématisation normalisés
No Symbole Nom

1 Interrupteur

2 Prise

3 Lampe d’éclairage

4 Résistance électrique

5 Fusible

6 Moteur

7 Sonnerie électrique

8 Croisement de deux conducteurs électriques avec


connexion et dérivation

9 Croisement de deux conducteurs électriques sans


connexion

10 Disjoncteur

b) Réalisation d’une installation d’éclairage simple


La réalisation d’une installation domestique nécessite les outils et les matériels appropriés. Parmi
eux citons :
∗ Les matériels : entrent directement dans l’installations.
— les fils conducteurs
— les prises
— les interrupteurs
— les lampes
— les douilles ou sockets (pour la fixation et la connexion des lampes)
— les attaches
— les boites de fixation et de dérivation
— générateur de tension
— les fusibles
— les isolants (la toile isolante)
— le disjoncteur
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 53

∗ Les outils : ce sont les nécessaires que dispose l’électricien pour réaliser une installation
propre et soignée.
— les pinces : pince universelle, pince coupante, pince à dénuder,. . .
— le marteau
— le perceur ou la foreuse
— les tourne vis : cruciforme et à bec plat
— le testeur
— la scie à métaux
— le couteau d’électricien
— etc

Exemples types

F IGURE 7.18 – Installation comportant une lampe commandé par un interrupteur simple

F IGURE 7.19 – Installation comportant une prise et une lampe commandé par un interrupteur simple
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 54

F IGURE 7.20 – Installation comportant une prise et trois lampes montées en parallèle et commandées
par un interrupteur simple

F IGURE 7.21 – Installation comportant une prise et trois lampes montées en série et commandées par
un interrupteur simple

7.7 Effets du courant électrique


Le courant électrique n’est pas matériel, nous reconnaissons sa présence par ses effets dans les
conducteurs électriques. A travers un conducteur, le courant électrique peut produire de la chaleur,
de la lumière, actionner des moteurs, décomposer les substances chimiques, faire dévier une aiguille
aimantée, causer la mort d’hommes ou des êtres vivants en général, etc.

Suivant le cas, on perlera de :


1. Effet calorifique : c’est lorsqu’un conducteur est parcouru par un courant électrique dégage de
la chaleur. On parle encore de l’effet Joule ou effet thermique .
Exemple 7.7.1 Cet effet constitue la base du principe de fonctionnement des lampes à incan-
descence, des plaque des réchauds, des fers à repasser,. . .
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 55

2. Effet lumineux : lorsqu’un conducteur est parcouru par le courant électrique, il émet de la
lumière
Exemple 7.7.2 Cet effet constitue la base du principe de fonctionnement des lampes à incan-
descence, lampes fluorescentes et luminescentes,. . .

F IGURE 7.22 – Effet lumineux du courant électrique

NB : Dans certain conducteurs les deux effets peuvent se manifester. Par exemple, dans une
lampe à incandescence, le filament s’échauffe (effet Joule) et devient lumineux.
3. Effet chimique : c’est le passage du courant électrique dans les substances chimiques. Dans
ce cas, la substance chimique peut se décomposer en ions, il y a dépôt d’une couche mince de
cette substance sur l’électrode ou même dégagement de la substance : c’est l’électrolyse.
Exemple 7.7.3 : Le passage du courant électrique dans une solution de NaCl.

F IGURE 7.23 – Électrolyse de NaCl

Le sel est dissocié en ions sodium et chlorure : NaCl −→ Na+ + Cl−


4. Effet magnétique : lorsqu’un conducteur électrique est parcouru par un courant électrique, il
se comporte comme un aimant. Cet effet, appliqué en technique, est la source de la production
des effets mécaniques que présentent certains appareils électriques.
Exemple 7.7.4 les montes charges électrique, les électroaimants,. . .
Parmi les appareils qui utilisent cet effet comme base du principe de fonctionnement. Citons :
les moteurs électriques, les alternateurs, les dynamos, la sonnerie électrique, . . .
Considérons un générateur G, un électroaimant, une bobine B avec noyau de fer ou d’acier),
un interrupteur K et de la limaille de fer.
Réalisons le circuit suivant le schéma de la figure 7.24 ci-dessous :
On constate que lorsque l’interrupteur est fermé, le courant traverse la bobine, il aimante le
noyau de fer. Ce dernier aimanté attire la limaille de fer. Lorsqu’on ouvre l’interrupteur le
courant ne traverse plus la bobine, le noyau de fer se désaimante et relâche la limaille de fer.
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 56

F IGURE 7.24 – Effet magnétique du courant électrique

5. Effet physiologique : consiste au passage du courant électrique dans le corps d’un être vivant.
Deux fils électriques branchés aux bornes d’une pile de 1, 5 et posés sur la langue provoquent
des picotements : le corps humain est un bon conducteur d’électricité.

Le passage du courant dans l’organisme humain provoque la contraction des muscles, la coa-
gulation du sang et la mort peut s’en suivre s’il n’y a pas secours : c’est l’électrocution.
Notez bien : il ne faut pas confondre le court-circuit et l’électrocution.

Le court-circuit est un contact accidentel entre deux conducteurs électriques soumis à une différence
de potentiel. Très souvent, c’est dû à un défaut d’isolement.
Lorsqu’il y a un court-circuit, il y a surintensité (l’intensité du courant dépasse sa valeur nominale).
L’augmentation brusque de l’intensité du courant entraine un échauffement pouvant conduire à la
fusion du conducteur.

7.8 Sécurité électrique


7.8.1 Généralités
L’électricité est indispensable car présente dans toutes les activités de la vie quotidienne : éclairage,
chauffage, cuisson et conservation des aliments, transport, santé, informatique, etc. Sa consommation
améliore la qualité de vie des hommes.
Néanmoins, le courant électrique est aussi une source des dangers pour les personnes et leurs
biens tels que les appareils, les habitations, . . . Le courant électrique ne tolère ni l’ignorance ni l’im-
prudence. Il faut le connaı̂tre, connaı̂tre ses dangers éventuels et assurer sa sécurité. Dans un circuit
électrique normal, dès que l’appareil récepteur demande une puissance plus importante que sa puis-
sance nominale : il y a surcharge. Les courts-circuits, l’électrocution, les surcharges, les surtensions
sont des dangers électriques.

A savoir
Notre organisme est composé essentiellement d’eau (60 à 70%), il constitue un excellent conduc-
teur. Traversé par le courant électrique, on dit que le corps humain a été électrisé. C’est l’électrisation
du corps humain avec ses multiples conséquences. Ces conséquences sont variables et dépendent à
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 57

la fois de l’intensité du courant qui traverse le corps et la durée totale de l’exposition. Le passage
peut entraı̂ner la contraction des muscles, la coagulation du sang, les brûlures et même des accidents
cardiaques. Dans des cas très graves, la mort peut s’en suivre : c’est l’électrocution. L’électrocution
est une électrisation mortelle.

Quand est-ce qu’on est exposé aux risques d’électrisations ou d’électrocution ?


C’est lorsqu’on se trouve dans un milieu conducteur.
Exemples :

1) Toucher les équipements électriques, les prises, les ampoules, etc. avec des mains ou des pieds
mouillés est un risque d’électrisation.
2) La vétusté de l’installation électrique (fils dénudés, prises abı̂mées, . . . ) est aussi un risque de
court-circuit.
3) Les orages constituent de même un risque d’électrisation (cas des éclairs et de la foudre) si
l’on se trouve à l’extérieur, sous un arbre ou à proximité d’une structure en métal (cabine
téléphonique, parapluie, . . . .)

Que faire pour se mettre à l’abri de ces risques ?


— Protéger l’installation électrique contre la surintensité ou la surtension ainsi que nos bâtiments
en utilisant des organes de protection tels que les fusibles, les disjoncteurs, les parafoudres,
les paratonnerres et des isolants.
— Isoler les fils dénudés et remplacer systématiquement les prises détériorées dans les circuits
électriques de nos maisons.
— Ne jamais se réfugier sous un arbre ou à côté de tout objet plus haut et pointu lors d’un orage.

7.8.2 Fusibles
Les fusibles (ou coupe-circuit à fusible) sont des fils calibrés et choisis en fonction du circuit que
l’on veut protéger.
Protéger un circuit contre la surintensité (due soit par un court-circuit) par un élément fusible
consiste à placer en série dans ce circuit un conducteur de faible diamètre par rapport à celui utilisé
dans l’installation qui lorsque le courant devient trop intense, chauffe suffisamment pour fondre, ce
qui ouvre le circuit et coupe le courant.
Il en existe de plusieurs types mais parmi les matériaux utilisés comme fusibles on a : l’argent, le
cuivre, le tungstène, l’alliage plomb-étain.
Symbole normalisé :

7.8.3 Disjoncteurs (coupe-circuit automatique)


Un disjoncteur est un appareil électromécanique de connexion qui permet d’établir, de supporter
et d’interrompre le contact dans les conditions normales du circuit ; ainsi que d’établir, de supporter
pendant une durée spécifiée et d’interrompre le courant d’un ou plusieurs circuits dans les conditions
anormales telles que la surintensité ou surcharge, le court-circuit, . . .
Il a pour but de protéger les installations électriques qu’il alimente de courants d’intensités trop
élevées susceptibles de les endommager et protéger les hommes de l’électrocution.

Son symbole normalisé se présente comme suit :


CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 58

On différencie les disjoncteurs selon leur mode de détection. L’action de déclenchement peut être :
— Instantanée : lorsqu’on utilise un dispositif magnétique
— Différée : lorsqu’on utilise un dispositif thermique
On distingue :
1) Les disjoncteurs magnétiques : assure la protection contre le court-circuit.
2) Les disjoncteurs thermiques : protection contre les surcharges.
3) les disjoncteurs magnéto-thermiques ou thermomagnétiques : le constructeur fusionne les
deux avantages pour obtenir une protection efficace.
4) les disjoncteurs électroniques : réalisent les fonctions de déclencheurs thermiques et/ou
magnétiques, tout en disposant d’une large plage de réglage (du niveau et du délai de déclenchement).
5) les interrupteurs et disjoncteurs magnéto-thermiques différentiels qui assurent la protec-
tion contre le court-circuit, les surcharges et la protection des personnes contre les contacts
indirects ou des fuites des courants à la terre.
Selon leurs usages, on distingue :
1) les disjoncteurs domestiques : ce sont des disjoncteurs qui servent presque comme des fu-
sibles de protections des circuits de distribution grâce à leur efficacité et surtout leur petitesse.
2) les disjoncteurs industriels : servent pour la protection des circuits des moteurs de distribu-
tion.
3) les disjoncteurs des moyennes et des hautes tensions (MT ou HT) sont destinés en protec-
tion des réseaux de distribution et des postes de transformation.

F IGURE 7.25 – Image de quelques disjoncteurs

7.8.4 Paratonnerres et parafoudres


a) Théorie sur les surtensions d’origine atmosphérique
• La foudre frappe la pointe la plus élevée. C’est pourquoi il est déconseillé de s’abriter sous
un arbre pendant la pluie et aussi c’est la raison pour laquelle on installe le paratonnerre au
sommet d’une maison.
• La foudre est une décharge atmosphérique contre les nuages chargés positivement et la terre
chargée négativement.
• Lors de la décharge atmosphérique, l’observateur terrestre voit l’éclair et quelques secondes
plus tard il entend le tonnerre parce que la lumière a une grande vitesse (3 × 108 m/s dans le vide)
que le son (340 m/s dans l0 air) .
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 59

• Pendant la saison pluvieuse les décharges sont multiples et s’abattent sur les lignes de transport
du courant électrique avec comme conséquence la surtension dans le réseau et la destruction
des équipements. C’est pourquoi les lignes de transport sont protégées par un fil de garde.

F IGURE 7.26 – Montage du parafoudre

• L’intensité de la foudre environne 250·000 ampères . C’est pourquoi elle est toujours canalisée
vers la terre qui a une grande masse capable de la neutraliser.
• Pour faciliter le contact du paratonnerre à la terre, il est important d’améliorer la qualité du sol
à terminaison en ajoutant à ce dernier des ingrédients tels que : la chaux (KOH), le sel (NaCl),
le charbon (d’origine végétale : braise), des particules métalliques, de l’eau (H2 O).

F IGURE 7.27 – Construction d’une prise de terre


CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 60

b) Définitions et rôles
— Un paratonnerre est un dispositif externe souvent situé sur un bâtiment pour le protéger des
éventuels incendies qui pourraient être occasionnés par les coups directs de la foudre. Son rôle
est d’extraire, canaliser et disperser les charges électriques apportées par la foudre dans le sol.

F IGURE 7.28 – Illustration d’un paratonnerre

Il existe différents types de paratonnerres, les plus utilisés sont ceux à tige (paratonnerre de
Franklin), ceux à cage maillée appelée  cage de Faraday  et ceux à fils tendus.
— Le parafoudre ou parasurtenseur est un dispositif placé dans un circuit électrique sur chaque
conducteur protégeant les installations électriques et de communications contre les effets indi-
rects des coups de foudre, en les dirigeants vers la terre. Il fonctionne comme un interrupteur.
Il coupe le circuit quand une surtension apparaı̂t sur le réseau et dirige le courant excédentaire
vers la terre.

7.8.5 Les isolants


On appelle isolant ou diélectrique ou encore mauvais conducteur tout matériau qui ne permet pas
le passage du courant électrique. Pour cela, ils sont utilisés dans les circuits électriques pour éviter le
contact entre les conducteurs.
Exemples : les isolateurs placés sur les lignes de tension pour éviter le contact avec le sol, une toile
isolante pour isoler les fils dénudés, le caoutchouc, etc.
Un défaut d’isolement dans une installation ayant une tension élevée, une décharge atmosphérique,. . . cau
des surtensions dans les lignes électriques pouvant entrainer le claquage des isolateurs et la détérioration
des appareils.

Évaluation des compétences


Exercice 7.1 Expliquer les modes d’électrisation des corps.

Exercice 7.2 Pour décharger un pendule électrostatique, on le touche avec le doigt. Pourquoi ?

Exercice 7.3 Un tube de cuivre est tenu à la main. On veut l’électriser en le frottant avec un chiffon
de laine. Est-ce possible ? Pourquoi ?
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 61

Exercice 7.4 Décrire quelques phénomènes d’électrisation observables dans la vie courante. Essayer
d’en expliquer l’origine.

Exercice 7.5 On doit aux Grecs l’origine du mot  atome . Il signifie : insécable, qu’on peut pas
couper, indivisible. Que penser maintenant de cette signification en se basant sur la structure de la
matière ?

Exercice 7.6 Une règle en matière plastique électrisée attire les morceaux de papier. Réaliser cette
expérience, essayer de l’interpréter et expliquer le mode d’électrisation y afférent.

Exercice 7.7 Construire un pendule électrique : recouvrir d’un papier d’aluminium une petite boule
de polystyrène et fixer le avec un papier collant à un fil de coton (ou de la soie ou de nylon) d’une ving-
taine de centimètre. Approcher de la boule une règle en plastique frottée avec un chiffon. Qu’observe-
t-on ? Que se passe-t-il quand la règle touche la boule ? Pourquoi ?

Exercice 7.8 Utiliser les lois d’interactions entre charges électriques et expliquer la formation d’un
éclair.

Exercice 7.9 Expliquer l’apparition des charges électriques dans les nuages.

Exercice 7.10 Quelle différence existe-t-il entre l’éclair et la foudre ?

Exercice 7.11 Où la foudre tombe-t-elle de préférence ? Pourquoi ?

Exercice 7.12 Qu’est ce que le tonnerre ?

Exercice 7.13 A qui devons-nous le paratonnerre ? Pensez-vous que le nom de cet appareil a été bien
choisi ? En proposer un autre ?

Exercice 7.14 Quel est le rôle joué par le générateur dans un circuit électrique fermé ?

Exercice 7.15 On dit d’un générateur qu’il est une  pompe à électrons .Justifier cette affirmation
en faisant une analogie avec un circuit hydraulique.

Exercice 7.16  L’air est un isolant . Cette affirmation est-elle vraie en toutes circonstances ? Jus-
tifiez votre réponse.

Exercice 7.17 Répondre par  Vraie  ou  Fausse  aux affirmations suivantes :


a) Tous les électrons d’un métal sont libres.
b) Le sens conventionnel du courant est le même que la circulation des électrons.
c) Les électrons sortent par la borne négative du générateur.
d) Un atome porte une charge positive.
d) Un corps chargé positivement présente un défaut d’électrons.

Exercice 7.18 Dessiner le circuit électrique de votre habitation et réaliser-le sur une plaque Triplex.

Exercice 7.19 Expliquer les effets du courant électriques et réaliser certains d’entre eux.

Exercice 7.20 On entend par intensité, tension ou puissance nominale d’un appareil, sa valeur nor-
male d’utilisation.
Un fer à repasser a une puissance nominale P = 1000W . Par quelle intensité est-il traversé lorsqu’il
est branché sous une tension U = 220V qui sa valeur de tension nominale ?
CHAPITRE 7. ÉLECTRICITÉ 62

Exercice 7.21 Rechercher les puissances nominales des appareils électriques que vous possédez et
précisez quelle est leur tension d’alimentation.
a) Pour chacun d’eux, calculer l’intensité du courant qui le traverse lorsqu’il fonctionne norma-
lement.
b) Rechercher sur votre disjoncteur l’intensité maximale qu’il peut supporter sans déclencher.

Exercice 7.22 Une ampoule branchée sur un générateur de 12V a une puissance de 40W.Quelle est
l’intensité du courant qui la traverse ?

Exercice 7.23 Un radiateur électrique dont la puissance P = 2kW est traversé par un courant de
9A. Quelle est alors la tension à ses bornes ?

Exercice 7.24 Calculer la puissance nominale des ampoules portant les indications suivantes :
a) (3, 5 V − 200 mA)
b) (1, 5 V − 120 mA)
c) (6 V − 350 mA)
Bibliographie

[1] PEREZ, J-P (2008) (sous la direction de), Physique une introduction, Bruxelles, De Boeck.
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nologie de l’Information et de la Communication, Kinshasa, Dipromad.
[19] M INIST ÈRE DE L’ ENSEIGNEMENT PRIMAIRE , SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL (2018),
Guide en Appui au Programme Éducatif du Domaine d’Apprentissage des Sciences. Classe de
7e année de l’Éducation de Base. Sous domaine d’Apprentissage : Sciences physiques, Techno-
logie, Technologie de l’Information et de la Communication, 1e Édition, Kinshasa, Dipromad.

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Common questions

Alimenté par l’IA

Les maladies d'origine hydrique mentionnées incluent l'amibiase, la dysenterie bacillaire, le choléra, la diarrhée, et la fièvre typhoïde. Pour les éviter, il est recommandé de respecter les règles d'hygiène, notamment en évitant de consommer de l'eau non potable, et en veillant à traiter l'eau pour la rendre potable par des procédés tels que l'ébullition ou la filtration.

Le cycle de l'eau est fortement influencé par la température et la pression, car ces facteurs déterminent les taux d'évaporation et de condensation dans le cycle. Par exemple, une augmentation de la température accélère l'évaporation des surfaces d'eau, tandis que la pression atmosphérique influence le point de condensation de la vapeur d'eau en précipitation. Dans la vie quotidienne, ce cycle est crucial pour la régulation des écosystèmes, l'approvisionnement en eau potable, et l'agriculture.

Les concepts de conducteurs et d'isolants électriques sont expliqués à travers des expériences simples en frottant une règle en plastique (un isolant) avec une étoffe pour illustrer l'électrisation localisée. En revanche, des conducteurs comme les métaux permettent aux charges électriques de se répartir instantanément, illustrant que l'électricité peut se déplacer à travers eux. Ces expérimentations démontrent que les conducteurs facilitent le déplacement des charges, contrairement aux isolants.

Les processus couramment utilisés pour traiter l'eau domestique et industrielle sont la sédimentation, pour éliminer les particules terreuses de l'eau, et la floculation ou coagulation, pour débarrasser l'eau des particules fines. Ces traitements améliorent la qualité de l'eau en la dépolluant, rendant ainsi l'eau potable et apte à la consommation.

Les différents changements d'états physiques de la matière incluent la fusion, la vaporisation, la condensation, la solidification, la sublimation, et la déposition. Ces transformations sont influencées principalement par deux facteurs : la température et la pression. En ajustant l'une ou l'autre, ou les deux, une matière peut passer facilement d'un état à un autre, par exemple, la glace fondant en eau sous l'effet de la chaleur.

L'eau est considérée comme un solvant universel car elle peut dissoudre un grand nombre de substances solides, liquides ou gazeuses. Ses propriétés physiques distinctives sont : elle est incolore et inodore, elle fond à 0°C et bout à 100°C sous une pression d'une atmosphère, et sa masse volumique est de 1g/cm3.

Un corps pur est composé de molécules semblables, comme l'eau (H2O) ou l'oxygène (O2), tandis qu'un mélange est constitué de plusieurs types de molécules ou substances non liées chimiquement, comme une solution d'eau et de sel. Lors d'expériences simples, on peut distinguer un corps pur par ses propriétés constantes, comme le point d'ébullition, alors qu'un mélange présentera des propriétés variables en fonction des constituants.

Les élèves sont encouragés à comprendre la pollution de l'air par des activités éducatives qui impliquent l'examen des causes du réchauffement climatique et de la pollution de l'air, telles que l'abattage d'arbres et les feux de brousse. Ils analysent ces problèmes avec l'aide de leur enseignant, discutent des conséquences environnementales, et proposent des solutions, tout en utilisant des matériaux didactiques pour visualiser ces concepts.

Les principaux dangers de l'électricité pour les humains sont les électrisations et électrocutions, causées par le passage du courant électrique à travers le corps humain, pouvant entraîner des brûlures, des contractions musculaires, et même la mort. On peut se protéger en utilisant des dispositifs de sécurité tels que des disjoncteurs, des fusibles, et des parafoudres, ainsi que par une manipulation prudente des appareils électriques, comme éviter de toucher des prises électriques avec les mains mouillées.

L'air est crucial pour la vie sur Terre car il fournit l'oxygène nécessaire pour la respiration des êtres vivants, ce qui soutient le métabolisme et l'énergie biologique. Sa composition chimique, principalement constituée de 21% d'oxygène et 78% d'azote, avec une fraction de gaz carbonique et autres gaz traces, soutient les processus biologiques et les cycles nécessaires à la vie.

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