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Chapitre 4

Théorème de Gauss

Contents
4.1 Flux et angle solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
4.2 Flux du champ électrostatique créé par une charge ponctuelle . . . . . . . 25
4.3 Énoncé du théorème de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.4 Expressions locales du théorème de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

1
Le théorème de Gauss 1 , qui est une propriété fondamentale des champs en r2
, établit une relation
entre le flux du champ électrique sortant à travers une surface fermée et la charge à l’intérieur de cette
surface. Cette relation permet de déterminer simplement et de manière élégante l’expression du champ
électrostatique créé par les distributions de charges qui présentent un haut degré de symétrie (sphère,
cylindre infini, fil infini, . . .).

4.1 Flux et angle solide

4.1.1 Flux d’un champ vectoriel à travers une surface

Le flux d’un champ vectoriel à travers une surface renseigne sur le nombre de lignes de champ traversant
cette surface. Considérons une surface S et un élément infinitésimal dS de cette surface, dont le point
Ý
Ñ
médian est P . À chaque élément dS, on associe un vecteur dS, perpendiculaire à la surface élémentaire
dS, orienté vers l’extérieur et de norme égale à dS.
Le flux élémentaire dΦ du champ vectoriel Ñ Ýa sortant 2 à travers la surface élémentaire dS est défini
par :
dΦÝ Ý Ý
Ñ Ñ Ñ Ý Ñ Ý
a {dS “ a ¨ dS “ a ¨ n dS
Ñ (4.1)
1. GAUSS Karl Friedrich : mathématicien et physicien allemand p1777 ´ 1855q. Ce grand savant sera surnommé
par ses pairs Prince des mathématiciens. Le gauss est l’unité d’induction magnétique.
2. On parle du flux sortant car par convention, Ý
Ñ
n , le vecteur normal à la surface élémentaire dS, est orienté vers
l’extérieur.
Pr. Mustapha EL METOUI 24

Figure 4.1 – Flux élémentaire

Le flux total sortant à travers la surface S est égal à la somme des flux élémentaires :
ij ij
Ñ
Ý Ý
Ñ
ΦÝ
a {S “
Ñ dΦÝ
a {dS “
Ñ a ¨ dS (4.2)
S S

Si la surface S est fermée 3 , l’équation (4.2) s’écrit :


£ £
Ñ
Ý Ý
Ñ
ΦÝ
a {S “
Ñ dΦÝ
a {dS “
Ñ a ¨ dS (4.3)
S S
£
Le symbole indique que la surface S, à travers laquelle on calcule le flux, est fermée.
S
On dit qu’un champ de vecteur est à flux conservatif si son flux est nul à travers une surface fermée
quelconque.

Propriétés du flux :
ij ij ij
ΦÝ
Ñ
a1 `Ñ
Ý a3 `...{S “
a2 `Ñ
Ý dΦÝ
a1 {dS `
Ñ dΦÝ
a2 {dS `
Ñ dΦÝ
a3 {dS ` . . .
Ñ (4.4)
S S S
ij ij ij
ΦÝ
a {pS1 `S2 `S3 `...q “
Ñ dΦÝ
a {dS1 `
Ñ dΦÝ
a {dS2 `
Ñ dΦÝ
a {dS3 ` . . .
Ñ (4.5)
S1 S2 S3

4.1.2 Angle solide

La notion d’angle solide est l’extension naturelle dans l’espace de l’angle défini dans un plan. Un angle
solide est donc associé à une portion d’espace définie à l’intérieur d’un cône. Considérons une surface
S et une partie élémentaire dS de la surface centrée sur P :

dS

n
α
dΩ P
ur
r dS
O

3. Une surface S est dite fermée si elle délimite un volume, et elle est ouverte, si elle s’appuie sur un contour fermé.

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Pr. Mustapha EL METOUI 25

L’élément de surface dS peut être représenté par un vecteur perpendiculaire à dS au point P .

Ý
Ñ
dS “ dS ¨ Ñ
Ý
n (4.6)

Ñ
Ý
n étant le vecteur unitaire normale à la surface dS. Par convention, on oriente toujours ce vecteur
vers l’extérieur.
On définit l’angle solide élémentaire sous lequel est vu, à partir d’un point O, la surface élémentaire
dS par :
Ý
Ñ Ý
dS ¨ Ñur dS Ñ
Ý
n ¨ÑÝ
ur
dΩ “ 2
“ 2
(4.7)
r r
dS cos α

r2

avec Ñ
Ý
ur est le vecteur unitaire porté par la droite pOP q et α “ pÑ
Ý
n,Ñ
Ý
ur q.

L’angle solide Ω sous lequel, de O, est vue toute la surface S est :


ij Ý
Ñ Ý
dS ¨ Ñ
ij
ur
Ω“ dΩ “ 2
(4.8)
r
S S

L’angle solide est compté positivement si l’on voit de O la face intérieure de la surface S pα ă π{2q,
sinon, il est compté négativement pα ą π{2q.

4.2 Flux du champ électrostatique créé par une charge ponc-


tuelle

4.2.1 Flux élémentaire du champ électrostatique

Considérons une charge ponctuelle q placée en un point O. Cette charge crée, en un point M , médiane
Ñ
Ý
d’un élément de surface dS, un champ électrostatique E pM q :

Ñ
Ý 1 qÑ Ñ
Ý
r
E pM q “ Ý
ur avec r “ OM et Ñ
Ý
ur “
4πϵ0 r2 r

dS = dS.n
dS n
q r M
E(M)
O
ur

Ñ
Ý
Le flux élémentaire du champ E pM q sortant à travers dS est défini par :

Ñ
Ý Ý Ý
Ñ Ñ Ñ Ý q dS Ñ
dΦp E {dSq “ E ¨ dS “ E ¨ dS Ñ
Ý
n “ Ý
ur ¨Ñ
Ý
n
4πϵ0 r2
q dS cos α dS cos α
“ avec “ dΩ
4πϵ0 r2 r2

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Ñ
Ý q
dΦp E {dSq “ dΩ
4πϵ0
Le flux total du champ électrostatique à travers une surface S quelconque est donné par l’intégrale du
flux élémentaire sur toute la surface S :
ij ij
Ñ
Ý Ñ
Ý q q
Φp E {Sq “ dΦp E {dSq “ dΩ “ Ω
4πϵ0 4πϵ0
S S

où Ω est l’angle solide sous lequel, depuis le point O, on observe la surface S.

4.2.2 Flux du champ électrostatique à travers une surface fermée

[Link] Charge ponctuelle à l’intérieur de la surface fermée

Prenons le cas d’une charge q située à l’intérieur d’une surface fermée S. En chaque point de S, le
vecteur Ñ
Ý
n est dirigé vers l’extérieur.

dS3
dS1 dS 2
xxxx
xxx
xxxxx
xxx
xxxxx
xxx
xxx
xxx xxxx
xxx xxxxx
xxx 2
xx
xxx
xxx
xxxx
xxx
xxxxx
xxx
xxxxx
O xx
xxx xxx xxxxx E

S
xxxxxx
x
xxxxxx
x
x
dS E
1

Pour la direction p1q, le flux élémentaire sortant à travers la surface est :

Ñ
Ý q
dΦ1 p E {dSq “ dΩ
4πϵ0
Pour la direction p2q, le flux à travers les différentes surfaces découpées est également :

Ñ
Ý q q
dΦ2 p E {dSq “ pdΩ ´ dΩ ` dΩq “ dΩ
4πϵ0 4πϵ0
Le flux total traversant la surface S est donc :
£
Ñ
Ý Ñ
Ý q
Φp E {Sq “ dΦp E {dSq “
ϵ0
S

[Link] Charge ponctuelle à l’extérieur de la surface fermée

On montre facilement que le flux dû à une charge située à l’extérieur de la surface fermée S est nul.
En effet, pour une charge à l’extérieur, un rayon issu de cette charge traversera S un nombre pair de
fois, annulant ainsi le flux total.

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4.3 Énoncé du théorème de Gauss

Théorème de Gauss
Dans le vide, le flux du champ électrostatique à travers une surface fermée orientée, appelée
surface de Gauss, est égal au produit de 1{ϵ0 par la somme algébrique des charges contenues à
l’intérieur de cette surface :
£
Ñ
Ý Ñ
Ý Qint
Φp E {Sq “ E ¨ dS Ñ
Ý
n “
ϵ0
S

Pour une distribution discrète de charges ponctuelles qi situées à l’intérieur de la surface S, cette
équation devient :
£
Ñ
Ý Ñ
Ý 1 ÿ
Φp E {Sq “ E ¨ dS Ñ
Ý
n “ qi
ϵ0 i
S

Pour une distribution volumique de charges de densité ρ, elle s’écrit :


£ ¡
Ñ
Ý Ñ
Ý 1
Φp E {Sq “ E ¨ dS Ñ
Ý
n “ ρ dτ
ϵ0
S τ

où τ est le volume chargé à l’intérieur de la surface fermée S.

4.4 Expressions locales du théorème de Gauss

4.4.1 Théorème de Green-Ostrogradski

Le théorème de Green-Ostrogradski 4 permet de relier une intégrale de surface à une intégrale de


volume. Il s’énonce ainsi : Le flux d’un champ vectoriel ÑÝa à travers une surface fermée S, délimitant
un volume τ , est égal à l’intégrale de volume de la divergence de Ñ
Ý
a sur τ :
£ ¡
Ñ
Ý Ý
Ñ
a ¨ dS “ divÑ
Ý
a ¨ dτ (4.9)
S τ

Ce théorème est valide tant que le champ vectoriel Ñ


Ý
a n’a pas de singularité (point où la valeur de Ñ
Ý
a
devient infinie) à l’intérieur de la surface S. Par exemple, une charge ponctuelle peut constituer une
singularité dans le champ électrostatique.

4.4.2 Équation de Poisson

L’équation du théorème de Gauss, sous sa forme intégrale, peut être reformulée grâce au théorème de
Green-Ostrogradski. En réécrivant le premier membre de cette équation, nous obtenons :
4. Ostrogradski Mikhaïl, russe (1801-1862), spécialiste de mécanique et de physique mathématique. George Green,
anglais (1793-1841), physicien autodidacte qui a contribué à la compréhension de l’électricité, du magnétisme et de
l’électrostatique.

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£ ¡
Ý Ý
Ñ Ñ Ñ
Ý
E ¨ dS “ div E ¨ dτ (4.10)
S τ

Dans le cas d’une distribution volumique de charges de densité ρ, on a :


¡ £ ¡
Ý Ý
Ñ Ñ 1
Qint “ ρ dτ soit E ¨ dS “ ρ dτ (4.11)
ϵ0
τ S τ

En comparant les deux équations (4.10) et (4.11), on déduit l’équation de Poisson 5 :

Ñ
Ý ρ
div E pM q ´ “0 (4.12)
ϵ0
Ñ
Ý Ñ
Ý
Sachant que E “ ´ ∇V , l’équation (4.12) peut également s’écrire sous la forme :

ρ
∆V pM q ` “0 (4.13)
ϵ0

4.4.3 Équation de Laplace

Dans un milieu sans charges électriques pρ “ 0q, l’équation de Poisson se réduit à l’équation de
Laplace 6 :

Ñ
Ý
div E pM q “ 0 ou ∆V pM q “ 0 (4.14)

Cette équation décrit le comportement du champ électrostatique dans des régions où il n’y a pas de
charges.

5. Siméon Denis Poisson (1781-1840), mathématicien et physicien français, auteur de nombreux travaux en élec-
trostatique et mécanique céleste.
6. Pierre Simon Laplace (1749-1827), mathématicien, astronome et physicien français, célèbre pour ses travaux en
mécanique céleste et pour avoir démontré la stabilité du système solaire.

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