Dans La Cadre Des Consultations Publiques Sur L'Agriculture Urbaine
Dans La Cadre Des Consultations Publiques Sur L'Agriculture Urbaine
Par ces différentes initiatives, Miel Montréal rappelle l’importance de protéger notre
biodiversité et signale un état d’alerte sur la situation actuelle des abeilles, qui
ironiquement trouvent un logis plus clément en ville qu’à la campagne. En effet, la
métropole présente effectivement plusieurs avantages pour cet insecte butineur dont :
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• une diversité florale supérieure et condensée;
• une règlementation des pesticides plus stricte;
• ainsi qu’une température légèrement supérieure aux milieux ruraux.
L’abeille, bénéficiant d’une grande visibilité à l’international ces dernières années, est
devenue bien plus qu’un insecte pollinisateur indispensable... Elle trône comme un
icône de la sauvegarde pour la biodiversité, le signal d’alarme face à une situation
critique liée à la dégradation de notre environnement.
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L’apiculture et l’agriculture urbaine
Tout d’abord nous tenons à saluer l’initiative que représente cette consultation
publique et le lancement du premier premier Plan de développement d'un système
alimentaire durable et équitable de la collectivité montréalaise (SAM). Bien que ce
mémoire aborde spécifiquement la situation de l’apiculture urbaine, nous tenons à
mentionner que nous appuyer dans son ensemble le développement de l’agriculture
urbaine sous toutes ses facettes.
http://www.dailymotion.com/video/x4rmcv_le-silence-des-abeilles_news
On y apprend, entre autre que si les États-Unis perdaient l’aide de ces insectes, il en
coûterait 90 000 000 000$ annuellement pour remplacer leur travail gratuit par de la
main-d’œuvre humaine!
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relation qui caractérise celle de l’abeille vis-à-vis des plantes. Autrement dit, l’impact
positif de la pollinisation est en fait une conséquence fortuite de la visite de l’abeille qui
ne recherche en fait qu’à se nourrir. Cette conséquence est désormais un phénomène
fondamental à la survie de la végétation naturelle. Or, l’abeille contribue à la fois à
obtenir de meilleur rendement agricole tout en ayant un impact considérable sur les
écosystèmes naturels ou anthropiques.
État de l’apiculture
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Miel Montréal est également en pourparlers avec les Éco-quartiers afin
d’encourager le choix de fleurs mellifères lors de leur distribution annuelle aux résidents
et résidentes de leur quartier. Des ateliers de sensibilisation seront monter sur mesure
afin de sensibiliser les usagers par rapport aux caractéristiques bénéfiques de l’habitat
de l’abeille.
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• En intégrant des espèces végétales qui appuient les populations d’abeilles dans les
jardins actuels et éventuels.
•
Toujours dans une approche subsidiaire, mais surtout pour la viabilité des projets, une
aide financière devrait être octroyée aux divers groupes s’impliquant dans cette direction
ainsi qu’à Miel Montréal afin de consolider et de pérenniser les pratiques et la bonne
gestion d’un projet de pareille envergure.
Une deuxième chose est le respect des capacités de support du milieu. À l’heure
actuelle, aucune information n’existe quant aux limites maximales de ruches pouvant se
trouver sur un même territoire urbain. Or, il est important de coupler les efforts de
consolidation des pratiques avec un volet de suivi et de recherche permettant d’évaluer
les changements de comportements des ruches ou de l’offre mellifère des divers sites
afin de prévenir tout comportement de pillage ou d’agressivité chez les colonies.
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De manière générale, nos préoccupations actuelles tournent autour d’un
développement sain de l’apiculture en intégrant le mieux possible les appréhensions de
la communauté urbaine. Il est donc essentiel de reconnaître, le plus rapidement possible
un organe central étant en mesure d’offrir un espace d’échange entre les divers parties.
Les sites
Pour l’instant, la majorité des sites exploités pour l’apiculture urbaine sont des
toits, pour la plupart, d’établissements institutionnels. Leur accès n’est pas sans difficulté
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étant donné les contraintes mêmes du lieu ou encore, celles de l’horaire du personnel.
De plus, l’environnement du toit peut contenir certains désagréments pour le rucher,
comme une forte exposition au vent ou au soleil.
Il serait intéressant, à l’instar de la Ville de Paris, de permettre l’apiculture
urbaine, pour une période prédéterminée, sur des terrains sous-utilisés (vacants, en
friche) ou encore, dans des parcs publics. Cela permettrait de se libérer des contraintes
souvent rattachées aux toits.
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Les suggestions et les commentaires pour améliorer le projet
Voici de manière non exhaustive les principales recommandations que nous
aimerions voir intégrer à un développement de l’agriculture urbaine pour la Ville de
Montréal.
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Annexe A : Carte présentant l’emplacement de certains projets apicoles de Montréal à
l’été 2011
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Annexe B : Fonctions de Miel Montréal (ou un regroupement ou agence comparable)
Éducation
• Offrir des formations et des ateliers éducatifs ;
• Organiser des événements, colloques, conférences, marchés, etc.
Coopération et concertation
• Évaluer les densités maximales de ruches à ne pas dépasser afin d’éviter tout
comportement agressif ou de pillage des abeilles ;
• Réseauter les divers acteurs ;
• Faciliter la communication entre ces acteurs ;
• Créer une table d’échange des pratiques ;
• Centraliser l’information (Campagne de nettoyage, suivi de la présence de
varroas, etc.) ;
• Mettre en lumière les manques à combler au niveau du support matériel, des
services en ville ou encore en recherche ;
• Permettre une approche apicole harmonisée, qui soit écologique, sur l’ensemble
de l’île de Montréal ;
• Centraliser l’information (Campagne de nettoyage, suivi de la présence de
varroas, etc.) ;
• Jouer un rôle de facilitateur entre les acteurs minicipaux et régionaux ;
• Parler d’une seule voix de la situation de l’apiculture de Montréal lors des
rencontres de la Fédération des Apiculteurs du Québec (FAQ) et informer les
apiculteurs urbains des nouveautés provinciales;
• Consolider les actions pour promouvoir l’apiculture urbaine en travaillant
conjointement avec les Éco-quartiers ;
• Développer des communications avec la Ville de Montréal, le bureau
d’urbanisme, le Département de la Santé Publique de Montréal ;
• Développer les volets de recherche en partenariat avec les Universités ;
• Participer à la sélection d’une génétique d’abeille correspondant à la fois aux
contraintes urbaines (relation Homme- Abeille) et au climat montréalais ;
• Achat collectif d’équipement, avoir une salle de déshumidification à la disposition
des apiculteurs urbains et faire l’extraction selon les normes du MAPAQ ;
• Élaborer de nouveaux projets ;
• Élaborer d’un cahier de charges et octroyer une certification d’origine ;
• Être fiduciaire représentant l’ensemble des projets montréalais.
• Proposer des normes contractuelles.
• Faciliter la mise en marché des produits locaux de la ruche.
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Annexe C : Montréal comparé à d’autres cas internationaux
Les lois en Ontario sont similaire à celles du Québec concernant la législation sur
les abeilles (Quebec Beekeeping Act).
Selon la Coopérative des apiculteurs du Grand Toronto, « […] nous n’avons pas
été aussi physiquement touchés par le plus important défi actuel de la planète chez les
populations d’abeilles mellifères qu’avec le syndrome de l’effondrement des colonies
d’abeilles. Les abeilles urbaines, qui ne font toujours pas partie de la crise mondiale,
offrent une source stable d’abeilles pour demain. Conserver les connaissances apicoles
bien vivantes est une démarche très importante pour l’avenir de l’espèce humaine, car
sans abeilles vigoureuses pour interpolliniser les plantes, nous n’aurions pas d’aliments
». L’apiculture urbaine aide à compenser les menaces à l’endroit du système alimentaire
local engendrées par le syndrôme d’effondrement des colonies des abeilles.
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Annexe D : Autres documents pertinents à consulter
Films à voir:
L’étrange silence des abeilles, Vincent Tardieux
Le mystère de la disparition des abeilles, Mark Daniel
La reine malade, Pascal Sanchez
Vanishing of the Bees, Ellen Page
Le titanic apicole,Dominique et Ananda Guillet
Queen of the Sun, Taggart Siegel
Photos d’abeilles
http://www.thehoneygatherers.com/index.html
DELANEY, Joan (2010). Apiculture urbaine : bonne action et bon miel. La Grande Époque.
[En ligne] <http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Ecologie‐/‐Environnement/Apiculture‐
urbaine‐bonne‐action‐et‐bon‐miel.html>
LITZIER, Jean‐Bernard (2009). Les abeilles font leur miel de la ville. Figaro [En ligne]
<http://www.dorffer‐patrick.com/article‐31684137.html>
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POULIN, Ginette (2009). Jean Soulard présente le miel du Château. Hôtels, restaurants et
institutions. [En ligne] <http://www.hrimag.com/spip.php?article4294>
Pour information :
http://www.urbainculteurs.org/Miel_urbain.html http://mielleriedechamplain.com/
http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-pnue-declin-abeille-12127.php4
Rapport du PNUE :
http://www.unep.org/dewa/Portals/67/pdf/Global_Bee_Colony_Disorder_and_Threats_in
sect_pollinators.pdf
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Annexe E : Exemple de feuille de suivi de l’état des ruches lors des visites
Observation et suivi du rucher
À l’intérieur de la ruche
Hausse à couvain 1: observation générale:
__________________________________________________________
Nombre de cadres couverts à 75% d'abeilles ____ Nombre de cadres avec nectar/miel
____
Nombre (ou %) de cadres avec oeufs ____ Nombre de cadres avec pollen
____
Nombre de cadres avec larves ____ Nombre de cadres avec couvain operculé
____
Santé de la ruche
Vous avez vu la reine ou des oeufs frais?____ Il y a des abeilles aux ailes atrophiées, corps
déformés? ____
Le couvain est régulier?(en mosaïque) ____ Opercules trouées ou concaves? Larves mortes
dans alvéoles? ____
L’odeur de la ruche est normale? ____ Décompte de varoa: ____ / jr.
Description: _______________________ Méthode de calcul: ________________
Présence de papillons gris ou autres insectes? ____ Autres maladies?________________
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Considérant toutes les observations ci‐haut, quels sont les besoins de la ruche? :
_____
1. Plus de couvain 2. Plus d’abeilles 3. Plus de pollen 4. Plus de nectar 5. Plus de cadres
Si 1 ou 2 songez à remplacer reine, si 3 ou 4 il est peut‐être nécessaire de nourrir, si 5 ajoutez des cadres.
Prévention et traitement
Technique: Substance: fréquence/dose: dates:
Interventions et suivis pour la prochaine visite. À Quelle date? ____ / ____ / ____
_________________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________________________
_____________________________________________________
Personnes présentent:___________________________________________________________________________
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Annexe F : Document faisant état des vérifications à faire avant l’implantation d’un
nouveau projet
Installation de base
Voici un extrait d'un feuillet produit par le MAPAQ. sur l'emplacement idéal pour la mise en
place des colonies:
1. Garder les ruches dans un lieu ensoleillé et sec, à l’abri des grands vents.
L’emplacement choisi doit s’insérer dans un environnement calme où il y a peu de
circulation.
2. Situer la ruche de manière que la trajectoire de vol des abeilles ne traverse pas des
lieux où circulent fréquemment des gens.
3. Installer des écrans (ex. : clôtures ou arbustes) assez hauts pour diriger la trajectoire
de vol des abeilles à plus de 2,5 mètres du sol et rendre les ruches discrètes au regard du
voisinage.
4. Laisser assez d’espace autour des colonies pour faciliter la récolte du miel de même
que les travaux d’entretien.
5. Donner aux abeilles un accès permanent à une source d’eau propre dans le lieu
qu’elles occupent (ex. : jardin d’eau, bassin, etc.). Installer les colonies près d’une source
d’eau naturelle, si c’est possible. Il faut éviter que les abeilles occasionnent des
désagréments en étant attirées par les piscines ou d’autres sources d’eau du voisinage.
6. Au moyen d’une affiche, signaler aux voisins comme aux passants la présence de la
ruche si celle‐ci se trouve ailleurs que sur votre propriété.
7. Éviter de surpeupler l’espace utilisé : le nombre de ruches doit être déterminé en
fonction de la réserve florale à disposition. Prendre en considération, s’il y a lieu, les autres
ruches installées à proximité.
Pour bien répondre au besoins des abeilles, voici
les spécifications que nous utilisons pour
l'installation des ruches.
‐ Les ruches doivent être surélevées du sol pour
fournir une meilleure aération et diminuer
l'humidité lors de pluies. Le plus simple est
d'utiliser une palette qui est abordable, pratique
mais peu esthétique.
‐ Il est important de considérer le trajet du
www.geofffitzgerald.ca
corridor de vol des abeilles et l'orientation de la
ruche. Une exposition aux premiers rayons de
soleil est recommendable (orientation est, sud‐
est). Il faut par contre éviter que ce trajet du
corridor de vol des abeilles croise des allées passante.
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‐ Une distance de 1m. autour de chaque ruches est une norme confortable pour travailler et
manoeuvrer autour d’elles.
‐ Pour l'accès à l'eau, un simple bac avec un éponge pour éviter les noyades est suffisant.
‐ Il est très difficile d'évaluer le potentiel mellifère d'un milieu urbain pour le moment. Les
ruches n'étant pas transporté d'un milieu mellifère à un autre (transhumance), elle doivent
s'adapter à l'offre locale. Par contre, elles couvrent un large territoire et peu d'abeilles
résident à Montréal.
Charges portantes
Les ruches peuvent peser jusqu'à 25 kilos par
hausses (boite). Nous superposons un maximum de
4 boites et le corps de la ruche(généralement la
boite du bas) atteindra rarement ce poids.
Les palettes de support peuvent peser de 9 à 13
kilos si elles sont en plastique et de 15 à 20 kilos si
elles sont en bois. Les Dimensions générales
couvrent une superficie de 1m x 1,2m(1,2m²).
La superficie des palettes nous permet d'avoir une
meilleure distribution du poids. Ce qui donnent un
maximum de 120 kilos / m². Il est toujours
possible de faire une extraction de miel durant la
saison pour alléger les ruches.
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Règlements
Au Québec, il existe une réglementation provinciale minimale à respecter en ce qui a trait à
la localisation des ruches abritant une colonie d’abeilles. Ainsi, les ruches ne peuvent être
placées en deçà de 15 mètres d’un chemin public ou d’une habitation, à moins que le terrain
ne soit enclos, du côté de l’habitation ou du chemin public, d’une clôture pleine d’au
minimum 2,5 mètres de hauteur et se prolongeant, à une distance de pas moins de 4,5
mètres des limites du rucher (Loi sur la protection sanitaire des animaux, chapitre P‐42,
article 11.13).
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Annexe G : Liste de fleurs à haut potentiel mellifère
Nom Cycle de Période de Image Couleur du miel
Français développement floraison &
Informations
supplémentaires
Légèrement ambré
Véronique Vivace ou Mai / Juin
Annuelle
(selon la
variété)
Présence de nectar
Blanc
Primevère Vivace Mai à Juillet
Présence de nectar
Présence de nectar
et de pollen
Présence de nectar
et de pollen
Blanc
Mélilot Bisannuelle Juin à
jaune Septembre
*
Présence de nectar
et de pollen
Blanc
Mauve Vivace Mai à
Sylvestre Septembre
*
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Présence de nectar
À valider
Marguerite Vivace ou Mai à Août
Annuelle
(selon la
variété)
Les feuilles sont
comestibles en
salade
À valider
Lotier Vivace Mai à août
cornicule
**
Corbeille À valider
d’argent Vivace Mai à Octobre Idéale comme couvre
(Iberis) sol
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