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Pertes et connexions en fibres optiques

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CHAPITRE 4 : PERTES AUX INTERCONNEXIONS

Le déploiement des réseaux de téléphonie haut débit (4G-LTE) imposent des infrastructures
compatibles avec la demande générée. Le nombre d'entrées/sorties corrélé au débit d'informations
est aujourd'hui le goulot d'étranglement et la limitation de ces infrastructures. Les liaisons
électriques ne sont plus capables aujourd'hui de transmettre les débits d'informations demandés
(de l'ordre de 100 Gbit/s), le transport optique devient donc le seul recours possible.

I. CONNEXION DES FIBRES OPTIQUES

Les différents supports physiques de connexion des réseaux sont :

 les fils de cuivre en paire torsadée utilisés pour la transmission locale en bande de
base ou pour de faibles fréquences et sur de courtes distances ;
 les paires torsadées blindées utilisées en réseau urbain pour des transmissions
numériques ;
 les câbles coaxiaux utilisés dans les réseaux locaux en bande de base ou pour la
transmission urbaine et interurbaine à moyen et haut débit ;
 Les fibres optiques utilisées dans les réseaux locaux à haut débit, sur les liaisons
interurbaines et sur les liaisons d'abonnés des réseaux publics numériques ;
 les faisceaux hertziens (ondes radioélectriques) pour les applications urbaines et
interurbaines de télécommunication ou de télévision et les liaisons satellitaires de
télécommunication et de télédiffusion
Le choix du support physique est fonction de critères interdépendants parmi lesquels :

 la distance maximum entre stations ;


 les débits minimum et maximum ;
 le type de transmission (numérique ou analogique) ;
 la nature des informations échangées (données, voix, vidéos… (VDI) ;
 la connectique ;
 la fiabilité, le coût…
Le tableau ci-dessous, résume les caractéristiques principales des supports usuels pour des
transmissions en bande de base.

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Pour des distances de transmission supérieures à celles indiquées, l' 'utilisation de répéteurs est
nécessaire. Les distances moyennes de répétition sont de 3 km pour le câble coaxial, ce qui
autorise des débits de 10 Mbit/s, et de 50 km pour la fibre optique avec des débits supérieurs
à 100 Mbit/s.
Pour les transmissions longues distances en bande de base ou par modem, l'utilisateur doit
employer les ressources des télécommunications, Ces lignes électriques ou optiques proposent
des débits de quelques dizaines de kbits /s à quelques Gbits/s.
Le principe d'une connexion de fibre optique est de faire coïncider les axes optiques, elle est
plus difficile à réaliser en monomode qu'en multi mode. Tout défaut d'alignement se traduit par
une atténuation et une réflexion, en règle générale l'atténuation engendrée localement par une
connexion est de l'ordre de 0,1dB. La puissance réfléchie par une mauvaise connexion par
exemple interruption du faisceau lumineux par un espace d'un milieu différent est donnée par le
𝟐
cœfficient
de réflexion : 𝑹 = ( )
𝒏𝟏−𝒏𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖

𝒏𝟐−𝒏𝒎𝒊𝒍𝒊𝒆𝒖

Si ce milieu est l'air n=1. Elle se manifeste par un écho de l'onde lumineux qui se propage en sens
inverse de l'onde émise à l'entrée de la fibre. On utilise cette propriété pour détecter les défauts
sur les fibres optiques enterrées, cette technique s'appelle l'écho mètre. Des appareils
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plus

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perfectionnés permettent de déterminer la nature du défaut (exemple le réflectomètre optique
OTDR).
Il existe deux types de connexion :
 Les plissures fixes (collage, soudure, blocages mécaniques) réalisées au chantier avec
outillage spécial.
 Le connecteur démontable qui s'inspire en ma miniaturisant de la technologie des
connecteurs en micro-onde (nombreux connecteurs plus ou moins centralisés tels que ST ;
SMA ; FC ; DIN/IEC ; VFO etc.
II. CAUSE DES PERTES DANS LES FIBRES OPTIQUES

Une perte, ou atténuation se traduit en fibre optique par la perte d'énergie lumineuse dans la fibre.
Elle est mesurée en dB/Km.
Les longues portées utilisées avec les fibres optiques influent directement sur le signal lumineux,
mais ce n'est pas la seule cause d'atténuation qui existe.
Trois phénomènes, explicités ci-dessous et dont les effets se cumulent, participent à l'atténuation
de la lumière dans une fibre optique :
 L’absorption
 Les pertes (Diffusion, couplage des modes, imperfections de la fibre)
 Les pertes d’insertion
1.1. L’absorption
Sous l'influence d'un photon d'énergie suffisante, un électron peut être porté à un niveau
d'énergie supérieur à celui où il se trouvait. Une partie de l'énergie du rayonnement incident est
ainsi absorbée par le matériau.
Cette interaction rayonnement-matière s'applique au matériau constituant la fibre (absorption
intrinsèque), mais aussi aux impuretés qu'elle contient et qui sont la conséquence du mode de
fabrication (ion Fe3+, OH-, etc.) (Absorption extrinsèque). A titre d'exemple, un taux d'impuretés
de quelques ppm d'ions Fe3+ entraîne, à 850 nm, une atténuation de 130 dB/km ; on comprend
donc la nécessité d’utiliser des matériaux qui soient les plus purs possible pour la fabrication de
fibre optique.
1.2. Pertes
Dans la fibre optique, les pertes peuvent se faire par :
 Diffusion de RAYLEIGH : Elle provient des variations de l'indice de
réfraction du matériau sur des longueurs inférieures à la longueur d'onde de la lumière ; elle se
traduit par une perte de puissance lumineuse inversement proportionnelle à λ (loi de Rayleigh).
 Défaut de la fibre : Les variations locales du diamètre du cœur, micro-
courbures, vont faire qu'un certain nombre de rayons vont subir une réfraction dans la gaine,
entraînant une perte d'énergie. Cette perte d'énergie est d'autant plus grande que les rayons sont
plus inclinés par rapport à l'axe ; on définit "l'atténuation différentielle" comme la différence
d'atténuation entre un rayon axial et un rayon incliné de θ par rapport à l'axe.

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 Couplage de modes : Il s'agit de l'ensemble des phénomènes qui entraînent
des échanges d'énergie entre les différentes directions de propagation des rayons. Prenons par
exemple un rayon qui arrive avec l'inclinaison θ dans une zone où existent des micro-courbures ;
il peut alors se réfléchir suivant un angle θ' différent de θ. En pratique, tous les rayons échangent
de l’énergie entre eux, en particulier les rayons guidés et non guidés, d'où un facteur
d'atténuation supplémentaire.
1.3. Pertes d’insertion/de connections
Une liaison à fibre optique nécessite toujours un couplage source-fibre ou fibre-détecteur ; celui-
ci est réalisé par des connecteurs. Une liaison peut également nécessiter le raccordement de fibres
entre elles. Cette connexion peut être démontable (connecteurs fibre à fibre) ou permanente
(soudure). Toute interconnexion doit causer le minimum de pertes.

II. LES DIFFÉRENTS TYPES DE PERTES

Type de
Explications
perte
Absorption Perturbation du photon de lumière par un électron d'un atome
d'impureté
Variation locale de l'indice de réfraction du cœur de la fibre
Diffusion
Changements de densité ou de composition dans la matière
Torsion dans la fibre
Courbures
Non-respect du principe de réflexion totale interne
Dispersion
Variation de la vitesse des signaux lumineux de longueurs d'onde
chromatiqu
différentes
e
Phénomène applicable uniquement aux fibres multimodes.
Dispersion
Variation en temps de la propagation des signaux lumineux empruntant
intermodale
des modes différents.
Séparation longitudinale
Désalignement radial/angulaire
Excentricité/ellipticité des cœurs
Pertes de
connectique

Pertes par effet de courbure


Lorsqu’on courbe la fibre, une partie de l’énergie lumineuse du mode peut échapper au guidage,
et se perdre dans la gaine. Ce phénomène s’appelle « pertes par courbure ». Il est le plus sensible
aux grandes longueurs d’onde.
La mesure de sensibilité à la courbure se fait en mesurant le supplément d’atténuation d’une fibre
bobinée sur petit diamètre (75 mm 100 tours, méthode normalisée ITU).
Pertes par micro courbures
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Les pertes par micro courbure apparaissent lors de la fabrication des câbles lorsque des
contraintes mécaniques provoquent des microdéformations de la fibre, entraînant des pertes de
lumière. Elles sont à peu près indépendantes de la longueur d’onde.
Ces pertes dépendent aussi bien de la fibre elle-même que du revêtement. Elles augmentent très
vite lorsque le diamètre de la fibre diminue.
Raccordements :
Il y a deux manières de mettre bout à bout deux fibres :
 par épissure (fusion) c’est un raccord définitif
 ou par connecteur pour les raccords démontables.
Dans les deux cas (surtout le deuxième), cela entraîne, d’après la figure ci-dessus, des pertes à
cause de :
 une séparation longitudinale,
 un désalignement radial,
 un désalignement angulaire,
 une excentricité des cœurs,
 une ellipticité des cœurs.
IV- CONCLUSION : Bilan des pertes

Pour résumer toutes ces pertes et atténuations qui existent au sein d'une fibre optique, voici un
schéma récapitulatif : Les pertes introduites par couplage sont en général d'environ 0,2 dB.

Exercices
1. Qu’es ce que : l’OTDR ; le coefficient de réflexion ; l’Echométre ;
2. Citer les types de connexions
3. 3.1. Quels sont les causes des pertes dans les fibres optiques ?
3.2. Comment se caractérise les pertes par courbures dans les fibres optiques

4. Quel est le débit nécessaire pour transmettre des images d’une définition 800 × 600 ×
3.3. Qu’es ce qu’un raccordement ? comment peut-il se faire ?

16𝑏𝑖𝑡𝑠 avec une fréquence image de 70hz pour un taux de compression de 20 ? Quels sont les
supports compatibles avec de tels débits ?
5. Calculer le debit necessaire pour transmettre un son numérisé sur 16bits à 40 khz. Quels sont
les supports physiques compatibles avec ce débit ?
6. Quels sont les différents supports de transmission possibles pour l’installation d’un
réseau local avec les contraintes suivantes :

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 Débits jusqu’à 10Mbit/s
 Distance maximum entre station : 4km.

CHAPITRE 5 : AMPLIFICATION OPTIQUE

INTRODUCTION

Un des souhaits d’un concepteur de systèmes de transmission est de pouvoir allonger au


maximum la distance séparant un émetteur optique du récepteur optique. La technologie a évolué
dans cette direction en passant de la fibre multimode à la fibre monomode, supprimant ainsi la
dispersion intermodale et en passant de la longueur d’onde de 1330 nm à 1550 nm, minimisant
ainsi l’atténuation. Celle-ci demeure pourtant la première limitation des liaisons à longue
distance. Dès lors que la distance sur laquelle on doit transmettre devient supérieure à la portée
du système, on est obligé d’utiliser des répéteurs régénérateurs optoélectroniques qui
convertissent le signal optique en signal électrique, le régénérant et le convertissant à nouveau en
signal optique en vue de le transmettre vers un autre répéteur ou terminal de ligne.
En optique, on appelle amplificateur optique un dispositif qui amplifie un signal lumineux
sans avoir besoin de le convertir d'abord en signal électrique avant de l'amplifier avec les
techniques classiques de l'électronique.

A. INTÉRÊT DE L’AMPLIFICATEUR OPTIQUE

Dans les systèmes optiques, il est nécessaire d’amplifier le signal typiquement tous les 100 Km.
L’amplificateur optique est un dispositif qui assure l’amplification du signal tout en restant dans
le domaine optique. Deux types d’amplificateurs optiques ont aujourd’hui des applications
clairement identifiées :
 L’amplificateur optique à semi-conducteurs
 et l’amplificateur optique à fibre dopée à l’erbium.
Ces deux types d’amplificateurs optiques fonctionnement sous le même principe physique : un
faisceau lumineux incident est amplifié grâce à un apport extérieur d’énergie appelé pompage.
L’amplificateur optique présente de nombreux intérêts qualitatifs par rapport au répéteur
régénérateur qui doit être conçu pour un débit bien spécifique. En effet, dans un amplificateur
optique, la bande passante n’est plus limitée par l’électronique et peut atteindre plusieurs
centaines de gigahertz. L’amplificateur optique offre l’avantage d’amplifier les signaux dont la
longueur d’onde correspond à leur plage de sensibilité sans tenir compte du débit de transmission
et du format de modulation utilisé. Cependant, l’amplificateur optique ne régénère pas le signal et
n’effectue pas non plus la mise en forme du signal à amplifier ; il amplifie le signal au même titre
que son bruit associé.

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L’amplification optique peut avoir lieu en trois points d’une liaison qui correspondent aux trois
applications principales d’un amplificateur optique comme indiqué à la figure 1.

B. LES TYPES D’AMPLIFICATEURS OPTIQUES


1. Amplificateurs à fibre
1.1. Amplificateur optique à fibre dopée
*

Les amplificateurs à fibre dopée à l'erbium (EDFA) sont les plus communs.
Les longueurs d'onde de travail sont réparties en deux fenêtres. La bande Conventionnelle (d'où
C-Band) entre 1 525 nm et 1 565 nm et la bande Longue (appelée L-Band) entre 1 570 nm et
1 610 nm. Ces deux bandes peuvent être indifféremment amplifiées par ce type d'amplificateur,
mais on préfère souvent utiliser des amplificateurs optimisés pour chaque application.
Il existe deux longueurs d'onde pour le pompage optique de ce type d'amplificateur : 980 nm et
1 480 nm. La longueur d'onde de 980 nm est habituellement utilisée pour des équipements à
faible bruit. Par contre, comme la fenêtre d'absorption est relativement étroite, on doit utiliser des
sources lasers stabilisées. La fenêtre d'absorption de la longueur d'onde de 1 480 nm est plus
large et est habituellement utilisé pour des amplifications de plus forte puissance. Le pompage
optique à ces deux longueurs d'onde est habituellement utilisé en conjonction dans les systèmes.
Les amplificateurs à fibre dopée à l'erbium ont été inventés par une équipe comprenant David
Payne de l'University of Southampton ainsi qu'un groupe des Laboratoires AT&T Bell
Labs incluant un chercheur français Emmanuel Desurvire.

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L'EDFA est un amplificateur optique à fibre dopée aux ions erbium composé d'une petite
longueur de fibre dopée aux ions Er3+. Le signal optique à amplifier ainsi que le laser pompe
(apportant l'énergie) sont couplés dans la fibre dopée et émettent dans la même direction.

Le multiplexeur optique permet de coupler, d'injecter simultanément dans la fibre dopée, le


signal à amplifier et la pompe respectivement aux longueurs d'onde λs et λp. Ce dispositif doit
présenter une perte d'insertion faible aux deux longueurs d'onde afin d'optimiser le rendement
optique du système.
La pompe est en général fournie par une diode laser. La fibre a une longueur qui peut varier de
quelques mètres à quelques dizaines de mètre.
Un isolateur est placé en sortie de la fibre afin de découpler les résidus de pompe et le signal
amplifié mais aussi pour empêcher l'amplification d'un signal qui arriverait en sens inverse dans
la fibre et donc l'apparition d'une oscillation par amplification d'onde réfléchie.
a. Amplificateurs pour d'autres longueurs d'onde
Le thulium est utilisé comme dopant pour amplifier les signaux entre 1450 et 1 490 nm et
le praséodyme pour les longueurs d'onde d'environ 1 300 nm. Toutefois, ces longueurs d'onde
n'ont pas connu un usage commercial significatif et n'ont pas permis un développement de ces
amplificateurs comme les amplificateurs dopés à l'erbium.
1.2. Amplificateurs à effet Raman
Les amplificateurs Raman n'utilisent pas les transitions atomiques d'ions dopés terres-rares dans
les fibres mais se basent sur un échange d'énergie par diffusion Raman. Tous les matériaux ont
un spectre Raman caractéristique. Un faisceau laser de pompage injecté dans la fibre (dans le

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sens de propagation du signal ou préférentiellement en sens inverse) va amplifier la lumière
décalée vers les basses fréquences d'environ 13,2 THz, valeur caractéristique du décalage Raman
dans la silice. Pour les télécommunications optiques usuelles à 1550 nm, il faut donc utiliser un
laser de pompage autour de 1450 nm.
L'amplification Raman présente divers avantages. Elle ne nécessite pas de fibres spéciales. Elle
peut donc être utilisée directement dans les fibres de communication et elle se répartit
naturellement le long de la fibre. On parle alors d'amplification Raman distribuée. Une
amplification distribuée dégrade moins le rapport signal à bruit qu'une amplification localisée.
L'amplification Raman présente également des atouts non négligeables dans les communications
multiplexées en longueurs d'onde car sa bande passante de gain est supérieure à celles offertes
par les autres techniques d'amplification. En revanche, elle requiert une forte puissance optique
de pompage.
2. Amplificateurs optiques à semi-conducteur
Les amplificateurs à semi-conducteurs ont la même structure qu'une diode laser de type Fabry-
Perot mais sans les dispositifs de réflexion aux extrémités pour éviter l'effet laser dans ce type
d'application.
Ce dispositif d'amplification est de petite taille et a l'avantage que le pompage est électrique (plus
besoin de produire une lumière laser pour faire le pompage optique). La fabrication de ce type
d'amplificateur est meilleur marché, mais a l'inconvénient d'introduire plus de bruit. Il a un gain
plus modeste que les amplificateurs à fibre dopée à l'erbium. Pour une puissance de sortie élevée,
des amplificateurs optiques à structure conique sont utilisés. La gamme de longueur d'onde est de
633 nm à 1 480 nm
2.1. Caractéristiques des amplificateurs optiques à semi-
conducteurs.
En principe, tout laser à semi-conducteurs peut servir d’amplificateur optique. Il suffit d’enlever
les miroirs et d’y injecter de la lumière d’une source externe comme dans l’amplificateur à fibre.
Ils permettent d’obtenir un gain élevé jusqu’ à 30 dB selon le semi-conducteur, la longueur
d’onde du signal amplifié et le courant de polarisation et ce, sur une large bande passante (30 -50
nm).

Page 10 sur
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Tout comme les amplificateurs optiques à fibre dopée, les amplificateurs à semi-conducteurs
peuvent amplifier les signaux dans une bande de fréquence assez large. Ils permettent d’obtenir
un meilleur gain aux deux fenêtres de télécommunications optiques, à savoir 1300 et 1550 nm.

C. ÉTUDE COMPARATIVE

Les amplificateurs optiques à fibre dopée à l’erbium fonctionnent mieux que leurs homologues à
semi-conducteurs et présentent plusieurs caractéristiques qui les rendent plus attrayants quant à
leur utilisation dans les systèmes de transmission optique à grandes distances et à débits élevés.
Ils introduisent de faibles pertes d’insertion et ils ont une très faible distorsion du signal. En effet,
le signal à l’entrée est presque similaire à celui qui en sort. La diaphonie et le bruit sont faibles et
de plus, ils sont insensibles à la polarisation de la lumière incidente.
La supériorité du gain et de la puissance de saturation, les faibles pertes d’insertion et la
réduction du facteur de bruit conduisent à préférer les EDFAs aux amplificateurs optiques à
Semi- conducteurs pour les applications de post-amplification, d’amplification en ligne et de pré-
amplification. Cependant, les EDFAs sont limités à l’amplification du signal autour de 1550 nm,
ce qui constitue leur principale limitation intrinsèque. Les amplificateurs à semi-conducteurs
présentent quant à eux l’avantage d’amplifier des signaux sur une plus grande gamme de
fréquences. De plus, les amplificateurs à semi-conducteurs se prêtent à l’intégration
monolithique, ce qui est difficilement réalisable avec les EDFAs.

D. UTILISATION DES AMPLIFICATEURS OPTIQUES

Le choix d'un amplificateur optique doit cependant se faire en fonction de son rôle.
Il peut servir :
 D’amplificateur de puissance en émission (booster),

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 de préamplificateur en réception.

 Amplificateur en ligne.

Selon l'utilisation qui en est faite, les paramètres diffèrent. On demandera par exemple à un
amplificateur de puissance d'être capable de délivrer une puissance de sortie élevée et ses
caractéristiques de bruit seront assez peu critiques, tandis qu'un préamplificateur doit être le
moins bruyant possible.
L'amplificateur en ligne sera un compromis à tout cela afin à la fois de ne pas dégrader la qualité
du signal transmis et allonger la distance de transmission.

CONCLUSION

En plus des avantages qualitatifs des amplificateurs optiques (OAs), par rapport aux répéteurs
régénérateurs constitués d’un grand nombre de composants électroniques, ceux-ci permettent de
réduire le coût global des installations, car le coût de maintenance est réduit par la diminution du
nombre d’éléments. L’augmentation de la puissance d’émission grâce à l’emploi du post-
amplificateur renforcée par l’utilisation du préamplificateur engendre un accroissement de la
portée possible des systèmes non régénérés. L’utilisation de la fibre à dispersion décalée
(recommandation G.653 de l’UIT-T) présente l’avantage de repousser la limitation due à la
dispersion chromatique. Les amplificateurs optiques s’adaptent à l’évolution du réseau vers les
hauts débits jusqu’ à quelques dizaines de Gbits/s.
Les terres rares
Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium 21Sc,
l'yttrium 39Y et les quinze lanthanides.

Ces métaux sont, contrairement à ce que suggère leur appellation, assez répandus dans la croûte
terrestre, à l'égal de certains métaux usuels. L'abondance du cérium est ainsi d'environ 48 ppm,
alors que celle du thulium et du lutécium n'est que de 0,5 ppm. Sous forme élémentaire, les terres
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rares ont un aspect métallique et sont assez tendres, malléables et ductiles. Ces éléments sont
chimiquement assez réactifs, surtout à des températures élevées ou lorsqu'ils sont finement divisés.
Leurs propriétés électromagnétiques proviennent de leur configuration électronique avec
remplissage progressif de la sous-couche 4f, à l'origine du phénomène appelé contraction des
lanthanides.
Composants pour pots catalytiques
La constitution d'un pot catalytique nécessite l'emploi d'un oxyde de cérium, ainsi que les métaux
rares du groupe des platinoïdes : outre le platine lui-même, le palladium et le rhodium.
Diodes électroluminescentes (LED)
Dans le projet de limiter la consommation d'énergie électrique pour s'éclairer, le marché de
la lampe à diode électroluminescente ne cesse de s'accroître, et ces lampes utilisent des terres
rares.
Alliages métalliques
L'oxyde d'yttrium Y2O3 est utilisé dans les alliages métalliques pour renforcer leur résistance à
la corrosion à haute température.
Colorants
Les oxydes et sulfures de terres rares sont également utilisés comme pigments, en particulier pour
le rouge (pour remplacer le sulfure de cadmium) et pour leurs propriétés fluorescentes,
notamment dans les lampes à décharge (néons, ampoules fluocompactes), les « filets » des
lampes à gaz de camping, comme photophores des écrans cathodiques ainsi que, récemment,
comme dopant dans différents types de lasers.
Toutefois, une part importante de la production de terres rares est utilisée en mélange.
Le mélange des métaux de terres rares appelé mischmétal est généralement riche en terres
cériques. Du fait de cette importante proportion de cérium, il est incorporé dans les alliages pour
pierre à briquet. On l'utilise également comme catalyseur, pour le piégeage de l'hydrogène
(réservoir).

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