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Introduction À L'analyse Économique: Çons de Théorie Microéconomique

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Louise Solelhac
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Introduction à l’analyse économique

Chapitre 1 : Introduction à l’économie.

1- Qu’est-ce que l’économie ?


« La science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des
besoins des hommes vivants en société ; elle s’intéresse d’une part aux opérations
essentielles que sont la production, la distribution, la consommation des biens, d’autres part
aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations ». => Malinvaud,
Leçons de théorie microéconomique, Dunod, 1969.
Les principales questions posées à l’économie sont :
 La production et la consommation.
 Le problème de rareté des ressources : à un instant donné, seule une quantité
limitée de biens et services peut-être produite dans le monde, en fonction des
ressources (facteurs de production) disponibles tels que les ressources
humaines (le travail) naturelles (la terre et les matières premières) ou encore les
ressources manufacturées (le capital).
 La rencontre entre l’offre et la demande : il est important de réconcilier
l’offre et la demandes. On fait une distinction entre l’offre et la demande
actuelles et potentielles.
2- Microéconomie et macroéconomie :
L’économie est composée de deux branches : la macroéconomie, qui correspond à l’offre et
demande globale, et la microéconomie qui correspond à l’offre et demande de ressources
spécifiques.
La microéconomie rencontre plusieurs problèmes, tels que la question du choix, quoi,
comment, et pour quel usage. Le concept de coût d’opportunité et les choix rationnels. Les
objectifs de la microéconomie sont l’efficience et l’équité.
Les principaux problèmes de ma macroéconomie sont représentés par le carré magique de
Kaldor :

Remarque : il est
nécessaire de
prendre en compte le
poids de la dette et
des déficits publics.

Le taux de croissance économique correspond au taux d’accroissement du produit national


sut une période de 12 mois. Si la croissance est négative, l’État est en récession. Le taux
d’inflation mesure l’accroissement annuel des prix. Le coût de l’inflation corresponds aux
coûts de « menu », il y a une certaine incertitude et il a un impact sur la balance des
paiements. Le taux de chômage correspond au nombre de personnes au chômage rapporté à
la population active. Une personne est considérée comme étant au chômage si elle est sans
emploi, en âge de travailler et disponible immédiatement au taux de salaire courant. La
population active est l’ensemble de la population en âge de travailler. Population active =
nombre de personnes employées + nombre de chômeurs.
La balance des paiements est l’ensemble des transactions entre un pays et le reste du monde.
Les échanges internationaux se traduisent par des mouvements de devises :
 Exportation : entrées de devises étrangères.
 Importation : sorties de devises nationales.
 Manque de devises étrangères => déficit extérieur
3- La nature du raisonnement économique :
On peut utiliser l’économie de différentes façons. En tant que science, avec la construction,
l’utilisation et l’évaluation de modèles. Mais elle est aussi utilisée comme une science sociale
avec les difficultés à conduire des expériences et avec les problèmes de prédiction du
comportement humain. Les problèmes de la macroéconomie conduisent les économistes à
effectuer des choix en se fondant sur différentes théories. La politique macroéconomique
des États comporte un choix parmi différentes théories, et comporte un choix de
priorités. Ces différentes théories ont été développées par différents auteurs au cours de
l’histoire. Pour étudier l’économie, il faut aussi connaître l’histoire des faits économiques et
l’histoire des théories. Cela permet de comprendre les phénomènes histories et les politiques
économiques.

Les faits conduisent les penseurs à se poser


Histoire des des questions et à échafauder des théories
pour y répondre. Théories
faits
Les théories influencent les politiques mises économiques
économiques en place.

On distingue l’économie positive, aussi dite factuelle à l’économie normative dite de


jugement. Les économistes jouent un rôle dans la mise en place des politiques économiques.
Il y a des usages à abus de certains économistes.

Chapitre 2 : la comptabilité nationale.

La comptabilité nationale est la représentation globale, détaillée et chiffrée de l’économie


nationale dans un cadre comptable. Il s’agit d’un outil descriptif permettant la synthèse de la
situation économique d’un pays ainsi que de l’élaboration d’agrégats et d’indicateurs de la
conjoncture économique.
1- Circuit économique et comptable :
La macroéconomie et la comptabilité nationale cherchent à comprendre le fonctionnement du
circuit économique ; prenons l’exemple du circuit des biens et des revenus :
Deux types d’agents, entreprises et ménages. Deux types de flux, réels et monétaires.

Biens et services

Dépenses de consommation
(€)

Entreprises Ménages
Salaires, loyers, dividendes,
etc. (€)

Facteurs de production (travail,


etc.)
Marché de
ressources

État Entreprises Reste du


Ménages
monde

Marché des
B&S

Travail, capital Dépenses de consommation

Salaire, intérêts Biens et services

Impôts – transferts Impôts - subventions


(ex : allocations)
Biens et services
publics

En comptabilité nationale, on ne représente que les flux monétaires :

Consommations de biens
et services
Entreprises Ménages
Rémunération des
facteurs de production
La comptabilité nationale et la macroéconomie considèrent que l’économie peut-être vue à
partir d’un équilibre mettant en cause trois pôles d’un circuit : la production, le revenu et la
dépense. A partir de ces trois pôles, on peut proposer 2 approches différentes du circuit
économique :
 L’approche par les produits : les opérations sur produits décrivent
l’origine et l’utilisation des biens et services. La synthèse de cette approche
est présentée dans le tableau entrées-sorties (TES).
 L’approche par les revenus : Les opérations de répartition décrivent la
formation du revenu des agents (secteurs institutionnels (SI)). La synthèse
de cette approche est présentée à travers des agrégats et dans les comptes
économiques intégrés.
On peut cependant introduire d’autres agents tels les banques, l’État ou le reste du monde,
ainsi que d’autres opérations tels que les investissements et épargnes, les impôts ou encore les
importations et exportations.
RESSOURCES

Entreprises
Exportation (X)
Investissements (I) Dépenses de l’État

Reste du
Consommation de Banques… État
Rémunération des
biens et services monde
facteurs de
domestiques
production Taxes et impôts
(T) Importation (M)
Épargne (S)

Ménages
EMPLOIS

Un circuit économique est toujours équilibré entre emplois et ressources. Les opérations sont
représentées dans des comptes (compte en T). A tout agent est associé un compte. On porte
en ressource (R sur la partie droite), les opérations correspondant à des flux monétaires
reçues. On porte en emplois (E sur la partie gauche), les opérations donnant lieu à des flux
monétaires versés. Le solde assure l’équilibre de présentation du compte.
Chaque flux donne lieu à une double écriture :
 En emplois pour une catégorie d’agents (flux monétaires versés).
 En ressources pour une autre catégorie d’agents (flux monétaire reçus).
 Cela permet d’atteindre l’équilibre globale du circuit.
2- Cadre comptable, agents et opérations :
Le cadre spatial de la comptabilité nationale est l’économie nationale, soit l’ensemble des
unités résidentes. La comptabilité nationale représente des flux qui ont lieu sur une période
d’un an (du 1er janvier au 31 décembre). En général les flux sur une année t, sont connus avec
un décalage d’un an minimum (t+1). Les données de la comptabilité nationale sont exprimées
en monnaie nationale. Les prix bien sont évalués aux prix courant (ou prix du marché).
Rappel : il existe deux approches du circuit économique :
 L’approche par les produits.
 L’approche par les revenus, où l’unité de base est l’agent économique, que l’on
appelle unité institutionnelle (UI).
Ces unités résidentes sont regroupées en secteurs institutionnels selon la fonction économique
principale de l’unité institutionnelle et la nature et l’origine de ses ressources principales. Il
existe six secteurs institutionnels :
 Les sociétés non financières (SNF) => entreprises. Leur fonction principale est
la production de biens et services non financiers marchand, dont le prix est
économiquement significatif. Leur ressource principale est le montant de la
vente. Les sous-secteurs sont les sociétés non financières publiques, les sociétés
non financières privées nationales et les sociétés non financières sous contrôle
étranger.
 Les sociétés financières (SF) => banques et assurances. Leur fonction
principale est de réaliser l’intermédiation financière et/ou les activités
financières auxiliaire. Leurs ressources principales sont les fonds provenant des
engagements financiers contractés. Les sous-secteurs sont les institutions
financières, les auxiliaires financiers et les sociétés d’assurance.
 Les administrations publiques (APU) => État et collectivités. Leurs fonctions
principales sont la production d’autres biens et services non marchands destinés
à la consommation individuelle et collective et la réalisation d’opération de
redistribution du revenu et de la richesse nationale. Leurs ressources principales
sont les versements obligatoires effectués par des unités institutionnelles
appartenant à d’autres secteurs. Les sous-secteurs sont les administrations
publiques centrales (APUC), les administrations publiques locales (APUL) et
les administrations de sécurité sociale (ASSO).
 Les ménages (MEN) => Leurs fonctions principales sont la consommation et la
production de biens et services marchands et/ou pour un usage final propre.
Leurs ressources principales sont la rémunération des facteurs de production,
les transferts effectués par d’autres secteurs et les produits de la vente. Les deux
types de ménages sont les ménages purs, ceux qui occupent une même
habitation. Et les entrepreneurs individuels.
 Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) =>
associations. Leurs fonctions principales sont la production et fourniture
d’autres biens et services non marchands destinés à la consommation
individuelle. Leurs ressources principales sont les contributions volontaires, en
espèce ou en nature, des ménages. Le versement des APU (supérieur à 50% des
recettes). Les produits de ventes occasionnelles et les revenus de la propriété.
 Le reste du monde (RM) => ensemble des unités institutionnelles non-
résidentes.
Dans la comptabilité nationale, les activités économiques sont représentées à travers des flux.
En comptabilité nationale, les différents types de flux économiques sont représentés à travers
des opérations comptables. Le Système Européen de Comptabilité classe les opérations en
trois grandes catégories :
 Les opérations sur produits (biens et services) => l’ensemble des opérations
qui retracent les origines/ressources des produits : la production (P) et les
importations (M). Et aussi les différentes utilisations/emplois des produits : les
consommations intermédiaires (CI), les consommations finales (CF), la
formation brute finales (CF), la formation brute de capitale (FBC) et les
exportations (EX).
 La production est l’activité exercée sous le contrôle et la responsabilité
d’une unité institutionnelle qui combine des ressources pour fabriquer des
biens ou fournir des services. Il existe trois types de production. La
production marchande, la production pour usage final propre et d’autre
production non marchande. La production est évaluée au prix de base (et
non au prix d’acquisition).
 Les importations correspondent au flux de biens et services en provenance
du reste du monde. Les prix des biens importés est évalué CAF (coût,
assurance, fret).
 Les consommations intermédiaires correspondent aux biens et services
ayant servis à réaliser la production durant la période et ayant disparus dans
le processus de production, soit par destruction, soit par incorporation dans
un produit plus élaboré.
 Les consommations finales correspondent aux dépenses consacrées par les
unités institutionnelles à l’acquisition de biens et services utilisés pour la
satisfaction directe de besoins, individuels ou collectifs.
 La formation brute de capital correspond à la formation brute de capital
fixe (FCBF) ainsi que variation des stocks plus ou moins
l’acquisition/cessions d’objets de valeurs.
 La formation brute de capital fixe est une valeur d’acquis par les unités de
production pour être utilisé pendant au moins un an dans le processus de
production.
 Les exportations correspondent au flux de biens et services en direction du
reste du monde.
 Les prix des biens exportés sont évalués FAB (franco à bord).
 L’équilibre emploi-ressource des produits. Rappel : il faut que
emplois=ressources pour les produits CI+CF+FBC+C=P+M Mais, il faut
tenir compte des différences dans les évaluations monétaires et introduire
les impôts (IP) et les subventions (SUBV)=> P+M+IP-
SUBV=CI+CF+FBCF+VS+X.
 Les opérations de répartition décrivent la formation du revenu des agents,
c’est à dire la manière dont les richesses créées au cours du processus de
production sont distribuées entre la répartition primaire des revenus, secondaire
des revenus et de la redistribution des revenus en nature.
 La répartition primaire des revenus correspond aux opérations de
répartitions des revenus issus directement du processus de production
comme la rémunération des salariés, les revenus actifs de productions, les
revenus de la propriété et les revenus des administrations publiques (impôts
sur la production et les importations)
 La répartition secondaire des revenus correspond au flux de revenus non
directement liés à la production ,comme les impôts courant sur le revenu,
sur le patrimoine et autres impôts courants. Mais aussi les cotisations
sociales et prestations sociales, d’autres transfert courant ou encore les
transferts de capital.
 La redistribution du revenu en nature correspond à la redistribution du
revenu au travers des transferts sociaux en nature (TNS) comme les
prestations sociales en nature ou le transfert de biens et services non
marchands individuels.
 Les opérations financières.
On distingue sept opérations financières en fonction du degré de liquidité des actifs et de leurs
caractéristiques juridiques :
• L’or monétaire et DTS (droits de tirage spéciaux)
• Numéraires et dépôts
• Titres autres qu’actions
• Crédits
• Actions et autres participations
• Provisions techniques d’assurances
• Autres comptes à recevoir ou à payer
3- Les comptes économiques intégrés
Les comptes économiques intégrés font la synthèse des opérations réalisées par les différents
secteurs institutionnels :
 Approche par les produits :
 Unité de base = branche.
 Synthèse : tableau entrées/sorties (TES).
 Approche par les revenus :
 Unité de base : les UI (regroupées en SI).
 Synthèse : tableau économique d’ensemble (TEE).
Le tableau entrées-sorties est la synthèse de l’ensemble des opérations réalisées autour de
chaque produit en les décomposant en branches. Une branche correspond à l’ensembles des
unités qui produisent le même produit. Pour définir les branches, on utilise les classifications
de produits :
 En 5 postes (ou 5 catégories de produits).
 En 17 postes => utilisée dans le TES de l’INSEE.
 En 38, 118 voir 472 postes (TES détaillé).

Le tableau entrées-sorties :
T5- Tableau des ressources T1- Tableau des entrées T2- tableau des emplois
en produits intermédiaires finals
T3- Comptes de
production par branche
T4- Comptes T6- Calcul du PIB
d’exploitation par branche

T1 : le tableau des entrées intermédiaires : il représente les consommations


intermédiaires. Chaque case (Cij) représente la consommation intermédiaire du produit i (en
ligne) utilisé par la branche j (en colonne). Le cœur du TES est ce tableau car il permet de
mettre en évidence les liens entre les différentes branches de l’économie. Il est utilisé pour la
prévision et la planification de l’évolution d’une économie.
T2 : le tableau des emplois finals : il complète en ligne le TES, en intégrant les
emplois finals des différents produits. Pour chaque produit, on a des données sur la
consommation finale, la formation brute de capital et les exportations.
T3 : le tableau des comptes de production par branche. Il décrit les comptes de
production de chaque branche. Il fait le lien entre production et CI. Le solde du compte de
production est la valeur ajoutée brute.
T4 : le tableau du compte d’exploitation par branche décrit les comptes d’exploitation
de chaque branche. L’excédent brut d’exploitation (EBE) et le revenu mixte.
T5 : le tableau des ressources en produit permet de calculer l’ensemble des ressources
nécessaires à la production de chaque produit (en ligne). Il intègre la production (issue de T3)
et les importations.
Le tableau économique d’ensemble (TEE) fait la synthèse des flux entre SI. En colonne, on
représente les différents SI => chaque colonne peut-être lue comme le compte d’un secteur
institutionnel. En ligne, on représente les différentes opérations => chaque ligne peut-être lue
comme le compte d’une opération.
Le TEE regroupe de manière ordonnée toutes les opérations effectuées par un SI, pendant une
année dans 3 types de comptes :
 Les comptes courants
 Les comptes d’accumulation
 Les comptes de patrimoine
Ces comptes sont ensuite articulés par l’intermédiaire des soldes comptables.

Le TEE :
Opérations Séquences des comptes
Comptes courants
Production Compte de production P
Répartition Compte d’exploitation E
Compte d’affectation des A
revenus primaires
Comptes de distribution R
secondaire du revenu
Dépenses Compte d’utilisation du U
revenu

Parmi les comptes courants il existe :


 Le compte de production décrit les opérations relatives au processus de
production. Son solde est la valeur ajoutée brute.
 Le compte d’exploitation représente l’origine des revenus primaires. Son solde
est l’excédent brut d’exploitation (EBE).
 Le compte d’affectation des revenus primaires représente la distribution des
revenus primaires entre bénéficiaires. Son solde est le solde des revenus
primaires (SRP).
 Le compte de distribution secondaire du revenu tient compte des opérations
de redistribution des revenus entre SI. Son solde est le revenu disponible brut
(RDB).
 Le compte d’utilisation du revenu disponible est réparti entre la
consommation et l’épargne. Il fait le lien entre les comptes et les comptes
d’accumulation
Les comptes d’accumulation enregistrent les causes des variations d’actifs et de passifs des
différents SI ainsi que la valeur nette de leurs patrimoines. Les opérations d’accumulation
sont inscrites en variation d’actifs à gauche et en variation de passifs à droite. Ils regroupent :
 Le compte de capital (C) qui enregistre les acquisitions moins les cessions
d’actifs non financiers. Son solde représente soit une capacité (CFt>0), soit un
besoin (BFt<0) de financement.
 Le compte financier (f) décrit, par type d’instruments financiers, les variations
d’actifs et passifs financiers.
 Les comptes de patrimoines représentent les comptes de stocks. Le patrimoine
d’un agent est l’ensemble de ses avoirs et de ses dettes à un moment donné. On
y retrouve des actifs non financiers, des actifs financiers et des passifs
financiers.
4- Le PIB et les principaux agrégats :
Le Produit Intérieur Brut (PIB) mesure la production globale d’un pays. Il peut se mesurer
de trois manières différentes mais équivalentes : la méthode des produits, des revenus, des
dépenses.
Mesurer le PIB par la méthode des produits consiste à faire la somme de tous les biens et
services produits par l’économie domestique pendant 1 an. PIB = somme des VAB de toutes
les branches + montant des impôts sur les produits – montant des subventions sur les produits.
Mesurer le PIB par la méthode des revenus consiste à prendre en compte l’ensemble des
revenus générés par la production de biens et services sur le territoire national. PIB =
rémunérations des salariés + EBE + impôts produits – subventions sur produits.
Mesurer le PIB par la méthode des dépenses consiste à additionner les dépenses nécessaires
pour acheter la production nationale. PIB = dépense de consommation finale + formation
brute de capital (investissement) + exportations – importations.
Les autres agrégats de revenus sont :
 PNB (Produit National Brut) correspond à l’ensemble des biens et services
produits par les résidents du pays.
PNB = PIB + revenus reçus par les Français en activités à l’étranger – revenus
perçue par des étrangers sur le territoire français.
 RNB (Revenu National Brut) = PNB + prestations et cotisations en
provenance du RDM – prestations et cotisations versées au RDM.
 Produit Intérieur Net (PIN) = PIB – dépréciation du capital fixe. Cet
indicateur serait plus pertinent que le PIB. Mais, la dépréciation du capital est
difficile à évaluer, on utilise donc le PIB.
 Pour prendre en compte l’inflation, on va distinguer :
• Le PIB nominal (à prix courants) ; ne prend pas en compte
l’inflation.
• Le PIB réel (à prix constants) : tient compte de l’inflation.
Le PIB est calculé pour la population entière. Pour comparer des pays de tailles différentes, il
est donc nécessaire d’utiliser le PIB/hab. Bon comparer le PIB de différents pays, on utilise le
PIB PPA/hab.
 PPA : taux de conversion monétaire qui permet d’exprimer dans une unité
commune les pouvoirs d’achats de différentes monnaies.
 PPA ≠ taux de change
5- Les limites du PIB :
Publication le 14 septembre 2009 du Rapport de la Commission sur la mesure des
performances économiques et du progrès social. Il s’agit d’une étude réalisée à la demande du
président de la République et coordonnée par 3 économistes : Joseph E. STIGLITZ
(Columbia University), Amartya SEN (Harvard University) et Jean-Paul FITOUSSI (IEP). Il
contient une série de recommandations pour améliorer le PIB et mieux mesurer le bien-être
(la qualité de vie) et la soutenabilité (développement durable et environnement) :
- Dans le cadre de l’évaluation du bien-être matériel, se référer aux revenus et à la
consommation plutôt qu’à la production.
- Mettre l’accent sur la perspective des ménages.
- Prendre en compte le patrimoine en même temps que les revenus et la consommation.
- Accorder davantage d’importance à la répartition des revenus, de la consommation et
des richesses.
- Élargir les indicateurs de revenus aux activités non marchandes.
- La qualité de la vie dépend des conditions objectives dans lesquelles se trouvent les
personnes et de leur « capabilités » (capacités dynamiques). Il conviendrait
d’améliorer les mesures chiffrées de la santé, de l’éducation, des activités
personnelles et des conditions environnementales. En outre, un effort particulier devra
porter sur la conception et l’application d’outils solides et fiables de mesure des
relations sociales, de la participation à la vie politique et de l’insécurité, ensemble
d’éléments dont on peut montrer qu’il constitue un bon prédicteur de la satisfaction
que les gens tirent de leur vie.
- Les indicateurs de la qualité de la vie devraient, dans toutes les dimensions qu’ils
recouvrent, fournir une évaluation exhaustive et globale des inégalités.
- Des enquêtes devront être conçues pour évaluer les liens entre les différents aspects de
la qualité de la vie de chacun, et les informations obtenues devront être utilisées lors
de la définition de politiques dans différents domaines.
- Les instituts de statistiques devraient fournir les informations nécessaires pour
agréger les différentes dimensions de la qualité de la vie, et permettre ainsi la
construction de différents indices.
- Les mesures du bien-être, tant objectif que subjectif, fournissent des informations
essentielles sur la qualité de la vie. Les instituts de statistiques devraient intégrer à
leurs enquêtes des questions visant à connaître l’évaluation que chacun fait de sa vie,
de ses expériences et priorités.
- L’évaluation de la soutenabilité nécessite un ensemble d’indicateurs bien défini. Les
composantes de ce tableau de bord devront avoir pour trait distinctif de pouvoir être
interprétées comme des variations de certains « stocks » sous-jacents. Un indice
monétaire de soutenabilité a sa place dans un tel tableau de bord ; toutefois, en l’état
actuel des connaissances, il devrait demeurer principalement axé sur les aspects
économiques de la soutenabilité.
- Les aspects environnementaux de la soutenabilité méritent un suivi séparé reposant
sur une batterie d’indicateurs physiques sélectionnés avec soin. Il est nécessaire, en
particulier, que l’un d’eux indique clairement dans quelle mesure nous approchons de
niveaux dangereux d’atteinte à l’environnement (du fait, par exemple, du changement
climatique ou de l’épuisement des ressources halieutiques).

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