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UE 71

Les assurances collectives

TD 3 sur Les régimes sociaux / les


régimes collectifs

Licence professionnelle Conseiller, Souscripteur, Gestionnaire en Assurances


Travail 1

Consultant indépendant en protection sociale et assurances collectives,


vous décrochez une étude auprès de la société « Pro-T-Bat ».

Informations communiquées par l’entreprise dirigée par Monsieur Béton


qui dont il souhaite vous confier la gestion sociale. Pour ce faire, il vous
demande de lui calculer le montant des cotisations Sécurité sociale (hors
CSG et CRDS, chômage et abstraction faite de toute réduction de
cotisation) qu’il va devoir verser à l’URSSAF au titre du mois en cours.

Les données sociales de l’entreprise concernent que du personnel à


plein temps :

Fonction Nombre Salaire Brut Remarques


Mensuel
ingénieur des travaux 2 3 250 € Les ingénieurs perçoivent une
prime d’objectif systématique
de 10% par mois
ouvriers hautement 2 1 900 € Les ouvriers perçoivent tous
qualifié les mois une prime de
ouvriers qualifiés 9 1 600 € pénibilité de 300 € et une
prime de salissure de 50 €.

jeunes manœuvre 2 900 € Aucune prime

Informations complémentaires
 le taux de cotisation « risques professionnels, entreprise du
bâtiment » est de 11.40 % pour 2018 pour une entreprise de
moins de 20 salariés, le taux est commun (TC)

2
 il sera également retenu le taux dérogatoire d’allocations familiales
en vigueur depuis le 01 janvier 2015 pour les entreprises
bénéficiaires de la réduction Fillon, soit 3.45 % au lieu de 5.25 %.
 le SMIC brut en 2018 s’établit à 9,88€ de l’heure, correspondant à
un SMIC net de 7,83€.

Méthodologie

1) Actualiser les taux de cotisations du tableau 2016 fourni par Mr


BETON.

2) Déterminer l’assiette MENSUELLE des cotisations pour les :


 Ouvriers
 Ouvriers qualifiés
 Ouvriers hautement qualifiés
 Manœuvres
 Ingénieurs

3) Calculer les cotisations SALARIALES et PATRONALES


 Ouvriers
 Ingénieurs

Pour vous aider :

CSS Article L 242-1


Pour le calcul des cotisations de sécurité sociale, sont considérées comme
rémunérations toutes les sommes versées aux travailleurs en contrepartie ou à
l'occasion du travail, notamment les salaires ou gains, les indemnités de congés
payés, le montant des retenues pour cotisations ouvrières, les indemnités, primes,
gratifications et tous autres avantages en argent, les avantages en nature, ainsi que
les sommes perçues directement ou par l'entremise d'un tiers à titre de pourboire. La
compensation salariale d'une perte de rémunération induite par une mesure de
réduction du temps de travail est également considérée comme une rémunération,

3
qu'elle prenne la forme, notamment, d'un complément différentiel de salaire ou d'une
hausse du taux de salaire horaire.

Assiette minimale 2016, à actualiser

151 heures avec un taux Smic horaire SMIC 9,61€ pour 2016

Cotisations Cotisations
patronales salariales

Assurances sociales 12.80 % 0.75 %

Assurance vieillesse 0.30 %


déplafonnée
Assurance vieillesse 8.50 % 6.85 % dans la limite
plafonnée du PMSS

Solidarité autonomie 0.30 %

Assurance vieillesse 1.80 % 0.35%


déplafonnée
Allocations familiales 3.45 %

aide au logement 0.10 % dans la limite


entreprise de moins de 20 du PMSS
salariés
risques professionnels, 12,10%
entreprise du bâtiment

4
Travail 2

Chargé de Clientèle au cabinet Val’Assurance, vous recevez votre


cliente Madame MARTINET.

Informations relatives à votre CLIENTE :


 Mme MARTINET était sans emploi depuis deux ans
 Elle vient de signer un contrat de travail dans une entreprise de
machine-outil.
 Son contrat démarrera le 2 novembre 2018.
 Lors de la signature du contrat de travail, le service RH a indiqué à
Mme MARTINET l’existence d’une assurance de groupe dont
bénéficie l’ensemble des salariés de l’entreprise, et ce en vertu
d’une convention collective.
 Elle vous questionne sur les conditions d’adhésion à ce contrat,
tout en demandant une comparaison avec l’assurance
complémentaire santé FORTICIA qu’elle dispose à l’heure actuelle,
souscrit à titre individuel en 2010, avec votre cabinet.

Questions sur le contrat d’assurance groupe :


1. Indiquez-lui lequel des contrats, FORTICIA ou l’assurance de
groupe, elle va devoir choisir et les raisons qui sont liées à cette
obligation.
2. Souffrant d’une maladie chronique (diabète), Mme MARTINET
redoute d’être supprimée si ce changement de contrat devait
survenir. Décrivez-lui les conditions de souscription d’une
assurance de groupe.
3. Décrivez les obligations en matière d’informations relatives à
une assurance de groupe à la charge de l’entreprise.
4. Rappelez en quoi le contrat groupe doit respecter le « panier
ANI » et le contrat responsable.

5
Questions portant sur les garanties « complémentaire santé »
5. Décrivez à Mme MARTINET les différentes composantes
entrant dans le remboursement d’une consultation médicale,
effectuée dans le parcours de soins coordonnés et auprès d’un
médecin généraliste en secteur 1, d’un montant de 23 euros.
6. Indiquez-lui, pour cette même consultation médicale, le montant
de la prise en charge de son contrat complémentaire santé
FORTICIA.
7. En prévision des soins et de la pose d’une prothèse dentaire
(couronne) dont le coût global est de 600 euros, calculez le
remboursement de l’Assurance maladie et la différence entre la
prise en charge du contrat FORTICIA et l’indemnité prévue par
l’assurance de groupe de son entreprise (formule confort).

6
ANNEXES TRAVAIL 1

Les charges sociales au 1er janvier 2018


Les charges sociales représentent un coût pour l'employeur.
Un tableau reprend les taux de l'ensemble des contributions, cotisations et taxes
sur salaire pour l'année 2018 et indique, pour chacune d'elle, l'organisme de
recouvrement.

Base de calcul
Nature des contributions Taux Recouvrement
mensuelle

Part Part
employeur salarié

98,25 % salaire brut


2,40 % (abattement de 1,75 %
(non sur la fraction inférieure à
CSG déductible) 4 fois le Plafond Annuel URSSAF
6,80 % de Sécurité Sociale) et de
(déductible) la part patronale de
cotisation prévoyance

98,25 % salaire brut


(abattement de 1,75 %
sur la fraction inférieure à
CRDS 0,50 % 4 fois le Plafond Annuel URSSAF
de Sécurité Sociale) et de
la part patronale de
cotisation prévoyance

Sécurité sociale (1)

contribution solidarité
0,30 % - Total brut URSSAF
autonomie

assurance maladie 13 % - Total brut URSSAF

assurance vieillesse
8,55 % 6,90 % de 0 à 3.311 € URSSAF
plafonnée

assurance vieillesse
1,90 % 0,40 % Total brut URSSAF
déplafonnée

3,45 % Rémunération inférieure


allocations familiales à 3,5 SMIC URSSAF
5,25 %
Rémunération supérieure

7
à 3,5 SMIC

accidents du travail Variable - Total brut URSSAF

aide au logement
entreprise de moins de 0,10 % - de 0 à 3.311 € URSSAF
20 salariés

supplément entreprise de -
20 salariés et plus 0,50 % Total brut URSSAF
(FNAL)

Assurance chômage

Cotisation chômage 4,05 % 0,95 % de 0 à 13.244 € URSSAF

Fonds de garantie des


0,20 % - de 0 à 13.244 € URSSAF
salaires

Retraite complémentaire

AGFF non cadres

tranche 1 1,20 % 0,80 % de 0 à 3.311 €


AGIRC/ARR
tranche B 1.30 % 0,90 % de 3.311 € à 9.933 €

AGFF cadres

tranche 1 1,20 % 0,80 % de 0 à 3.311 € AGIRC

tranche B 1,30 % 0,90 % de 3.311 à 13.244 €

tranche C 1,30 % 0,90 % de 13.244 € à 26.488 €

APEC (cadres seulement) 0,036 % 0,024 % de 0 à 13.244 € AGIRC

Non-cadres tranche 1 4,65 % 3,10 % de 0 à 3.311 € ARRCO

Non-cadres tranche B 12,15 % 8,10 % de 3.311 à 9.933 € ARRCO

Cadres

tranche 1 4,65 % 3,10 % de 0 à 3.311 € ARRCO

tranche B 12,75 % 7,80 % de 3.311 € à 13.244 € AGIRC

tranche C (20,55 %) répartition libre de 13.244 € à 26.488 € AGIRC

CET 0,22 % 0,13 % de 0 à 26.488 € AGIRC

8
assurance décès 1,50 % - de 0 à 3.311 € AGIRC

Formation professionnelle

Entreprise de moins de OPCA ou trésor


0,55 % - Total brut
11 salariés public

OPCA et sous
conditions
Entreprise de 11 salariés limitatives :
1% - Total brut
ou plus formations des
salariés de
l'entreprise

Entreprise avec CDD (dit OPCA ou trésor


1% Total brut CDD
CIF-CDD) public

Autres taxes et participations

Organisme
Taxe d'apprentissage 0,68 % Total brut
collecteur

Contribution
supplémentaire à
l'apprentissage Organisme
Variable Total brut
(entreprises de 250 collecteur
salariés et plus, sous
conditions)

4,25 % de 0 à 7.798 €
Service des
Taxe sur les salaires 8,50 % de 7.798 à 15.571 € impôts des
entreprises
13,60 % Supérieur à 15.571 €

Versement transport
(entreprises de 11 variable - Total brut URSSAF
salariés et plus)

Organisme
collecteur ou,
Participation à l'effort de
sous
construction (entreprises 0,45 % Total brut
conditions,
de 20 salariés et plus)
investissements
directs

Contribution au Dialogue
0,016 % Total brut URSSAF
social

9
Réduisez vos charges salariales avec la
réduction "Fillon"
La réduction dite « Fillon » consiste en une réduction des cotisations patronales de
Sécurité sociale variable selon l’effectif de l’entreprise et assise sur les salaires.
Connaître les modalités d'application de cette disposition :

 les bénéficiaires ;
 les modalités d'octroi ;
 le calcul du coefficient de la réduction ;
 les formalités ;
 le cumul possible avec d'autres aides.

Réduisez vos charges salariales avec la


réduction générale des cotisations sur les
bas salaires
Cette réduction générale est ne s'applique qu'au titre des gains et rémunérations
n'excédant pas 1,6 SMIC par an.

Les bénéficiaires

L'employeur
Sont concernées toutes les entreprises relevant du régime général et affiliées au
régime d'assurance-chômage de l'Unédic.
Sont, en revanche, notamment exclus les particuliers employeurs.

Le salarié
Entre dans le champ d'application tout salarié, qui relève à titre obligatoire du régime
d'assurance chômage. Cependant, pour les salariés qui ne travaillent pas à temps
plein (35 heures hebdomadaires ou 1 607 heures annuelles), le calcul du coefficient
fait l'objet d'un ajustement.
Attention : les dirigeants d'entreprise, y compris le gérant minoritaire de SARL, ne
sont pas concernés par cette mesure même s'ils relèvent du régime général de
Sécurité sociale au titre de leur mandat. Toutefois, certains dirigeants (ex : gérant
minoritaire de SARL) peuvent cumuler leur mandat avec un contrat de travail. Dans
ce cas, la réduction s'appliquera à la rémunération perçue au titre du contrat de
travail.

10
Les modalités d'octroi
Cette réduction est calculée chaque année civile pour chaque salarié, et correspond
au produit de la rémunération annuelle brute (incluant, le cas échéant, la
rémunération pour heures supplémentaires ou complémentaires, les temps de
pause, d'habillage et de déshabillage rémunérés) par un coefficient.
Réduction Fillon = rémunération annuelle brute (y compris heures supplémentaires
ou complémentaires) X coefficient.
Le coefficient est, quant à lui, déterminé par application d'une formule de calcul
distincte selon que l'entreprise comprend un effectif de un à moins de vingt salariés
ou plus.

Calcul du coefficient de la réduction


L'effectif de l'entreprise est apprécié au 31 décembre, tous établissements
confondus, en fonction de la moyenne, au cours de l'année civile, des effectifs
déterminés chaque mois conformément aux dispositions des articles L. 1111-2,
L.1111-3 et L.1251-54 du Code du travail.
article D. 241-26 du Code de la Sécurité sociale.
Pour la détermination des effectifs du mois, il est tenu compte des salariés sous
contrat le dernier jour de chaque mois, décomptés dans les conditions fixées aux
articles ci-dessus cités, y compris les salariés absents.
En cas de cessation du contrat de travail en cours d'année, la régularisation s'opère
sur les cotisations dues au titre du dernier trimestre d'emploi.
art. D. 241-9 al.1 du code de la sécurité sociale.

Calcul de la réduction pour les entreprises de un à moins de vingt salariés


La réduction se calcule par année et pour chaque contrat de travail.
Le montant total de la réduction est égal au produit de la rémunération annuelle brute
par un coefficient.
Ce dernier se détermine selon la formule suivante : C = (T/0,6) x [(1,6 x Smic calculé
sur un an /rémunération annuelle brute) - 1]
Pour les entreprises de moins de vingt salariés appliquant une cotisation finale de
0,10%, T est égal à 0,2814.
Remarque : pour le calcul du coefficient, la rémunération annuelle brute comprend
les majorations applicables aux heures supplémentaires effectuées et, désormais, la
rémunération des temps de pause, d'habillage et de déshabillage versée en
application d'une convention ou d'un accord collectif étendu en vigueur au 11 octobre
2007 ainsi qu'aux rémunérations afférentes aux temps de coupure et d'amplitude.
Le résultat obtenu est arrondi à 4 décimales, au dix-millième le plus proche.
Il convient ensuite de déduire le montant de la réduction de charges obtenue de celui
des charges patronales à payer normalement.
Pour définir ce dernier, on se réfèrera à la fiche pratique : " les charges salariales au
1er janvier 2018".
Remarque : la réduction ne peut pas dépasser le montant des cotisations sociales
effectivement dues.

11
Calcul de la réduction pour les entreprises dont l'effectif est de vingt salariés et
plus
La formule pour déterminer le coefficient reste la même, mais le taux est de 0,2854.
Remarque : pour le calcul du coefficient, la rémunération annuelle brute comprend
les majorations applicables aux heures supplémentaires effectuées et, désormais,
la rémunération des temps de pause, d'habillage et de déshabillage versée en
application d'une convention ou d'un accord collectif étendu en vigueur au 11 octobre
2007 ainsi qu'aux rémunérations afférentes aux temps de coupure et d'amplitude.

Formalités
La procédure d'application de la réduction est déclarative ; l'employeur doit donc
calculer lui-même. Il doit être en mesure en cas de contrôle de mettre à la disposition
des inspecteurs du recouvrement toutes les informations utiles à cette vérification.
Par ailleurs, le nombre de salariés concernés et le montant des réductions ou
restitutions de cotisations doivent être mentionnés sur les lignes spécifiques du
bordereau récapitulatif des cotisations.

Cumul avec d'autres aides


La réduction ne peut être cumulée, pour un même salarié, avec aucune autre
exonération totale ou partielle de cotisations sociales à l'exception de :

 la déduction forfaitaire des cotisations patronales au titre des heures supplémentaires ;


 sous certaines conditions, l'exonération prévue au titre de l'aide à domicile pour
les employés des structures concernées.

Calcul de l'effectif dans l'entreprise


L'effectif d'une entreprise fait l'objet d'un mode de calcul particulier défini aux
articles L. 1111-2 et L. 1111-3 du code du travail : comment calculer les
effectifs d'une entreprise ?
Quelles sont les règles de calcul applicables ?

Champ d'application du mode de calcul


Le mode de calcul de l'effectif de l'entreprise s'applique "tant aux relations
individuelles et collectives de travail, qu'à l'organisation même du travail dans
l'entreprise" .
Réponse ministérielle à la question n° 00021, J.O. Sénat du 20 mars 2008, p. 584.
Il concerne donc :

 la rupture du contrat de travail (ses procédures et ses sanctions, les déclarations


obligatoires ...) ;
 l'édiction d'un règlement intérieur ;
 la négociation annuelle obligatoire ;
 les obligations en matière d'élection ou de désignation des représentants du
personnel ainsi que la conclusion d'un accord sur le droit à l'expression des salariés ;
 l'établissement de mesures de participation des salariés aux résultats de l'entreprise ;

12
 la santé et la sécurité des travailleurs (établissement d'un comité d'hygiène, sécurité
et condition de travail, l'information des représentants du personnel, affichage ...) ;
 les mesures en matière d'emploi (établissement d'un plan de gestion prévisionnel
d'emploi et des carrières ...).

Mode de calcul de l'effectif

Salariés pris en compte dans le calcul de l'effectif


Sont intégralement pris en compte dans l'effectif les salariés titulaires d'un contrat de
travail à durée indéterminée à temps plein et les travailleurs à domicile.
Art. L. 1111-2, 1° du Code du Travail.
Sont pris en compte à due proportion de leur temps de présence dans l'entreprise au
cours des douze mois précédents les salariés titulaires d'un contrat de travail à durée
déterminée, ceux titulaires d'un contrat de travail intermittent et ceux mis à
disposition par une entreprise extérieure (présents dans l'entreprise utilisatrice
depuis au moins un an), y compris les salariés temporaires.
Art. L. 1111-2, 2°du Code du Travail.
Attention : ces salariés sont cependant exclus du décompte des effectifs lorsqu'ils
remplacent un salarié absent ou dont le contrat de travail est suspendu (congé de
maternité ...).
Sont pris en compte en divisant la somme totale des horaires inscrits dans leur
contrat par la durée légale ou conventionnelle de travail, les salariés à temps partiel,
quelle que soit la nature de leur contrat de travail.
Art. L. 1111-2, 3°du Code du Travail.

Salariés exclus du décompte


Ne sont pas pris en compte pour le calcul de l'effectif :

 les apprentis ;
 les titulaires d'un contrat CUI ;
 les titulaires d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi pendant la durée de la
convention prévue à l'article L.5134-19-1 ;
 les titulaires d'un contrat de professionnalisation jusqu'au terme prévu par le contrat
lorsque celui-ci est à durée déterminée ou jusqu'à la fin de l'action de
professionnalisation lorsque le contrat est à durée indéterminée ;
 les stagiaires.

Cette règle générale et unique de décompte des effectifs est définie aux articles
L. 1111-1, L. 1111-2 et L. 1111-3 du Code du travail.

13
Abattement pour frais professionnels : salariés éligibles
Vos salariés ayant la qualité d’ouvrier du Bâtiment peuvent prétendre au bénéfice de
l’abattement de 10 % sous réserve qu’ils soient amenés dans l’exercice de leur
fonction à effectuer des déplacements quotidiens sur les chantiers.

A contrario, les ouvriers qui travaillent en usine ou en atelier ne peuvent y prétendre.


En effet, ces derniers n’ont pas à supporter de frais professionnels supplémentaires
résultant des déplacements quotidiens sur chantier.

Il en va de même pour le personnel ETAM occupant des postes administratifs dits


non-sédentaires.

Néanmoins, les URSSAF admettent qu’une entreprise puisse pratiquer l’abattement


de 10 % pour ses salariés ETAM et cadres qui travaillent de façon constante sur les
chantiers et qui supportent à ce titre des frais professionnels comparables à ceux des
ouvriers de chantier.

En revanche, les salariés qui se rendent de façon occasionnelle sur les chantiers et
qui perçoivent à ce titre des indemnités de déplacements, ne peuvent bénéficier de
l’abattement de 10 %.

Notez-le
Les fonctions exercées par le dirigeant d’entreprise au titre de son mandat social
n’ouvrent pas droit à l’abattement de 10 %. Cependant si le dirigeant, en plus de son
mandat social exerce une activité salariale exclusivement sur chantier, alors celui-ci
peut bénéficier de l’abattement de 10 % au titre de la rémunération perçue inhérente
à la prestation effectuée sur chantier.
Abattement pour frais professionnels : consulter et recueillir l’accord des salariés ou
des représentants du personnel

La pratique de l’abattement pour frais professionnels nécessite au préalable une


consultation individuelle de vos salariés ou bien une consultation collective par la
voie de vos représentants du personnel s’ils existent dans votre entreprise.

S’agissant de la consultation individuelle de vos salariés concernés par l’abattement,


il vous faudra recueillir leur accord écrit.

Pour ce faire, vous devrez remettre à chacun de vos salariés une lettre d’information
(remise en mains propres contre décharge ou LRAR) relative à la pratique de
l’abattement et y joindre un coupon-réponse afin de connaître leur choix. Si le salarié
émet un refus vous ne pourrez appliquer l’abattement de 10 %.

Nous vous proposons un modèle de courrier, extrait de la documentation « Social


Bâtiment » à utiliser en cas de 1re application de l’abattement forfaitaire :

14
Application de la déduction forfaitaire spécifique dans le BTP : information

En revanche, si vous disposez de représentants du personnel, la consultation


individuelle des salariés n’est pas nécessaire.

Il vous suffira, lors d’une réunion avec vos représentants du personnel, de leur fournir
l’ensemble des éléments relatifs à la pratique de l’abattement de 10 % afin que ces
derniers se prononcent en sa faveur ou en sa défaveur.
Peu importe la position adoptée par vos représentants du personnel, celle-ci
s’imposera à l’ensemble de vos salariés.

Aussi, vous devrez impérativement conserver la preuve de la consultation qu’elle soit


individuelle ou collective mais également l’accord relatif à cette pratique qu’elle
émane de vos salariés ou de vos représentants du personnel.

En effet, en cas de contrôle URSSAF, il vous sera demandé de fournir tous


justificatifs vous permettant d’appliquer l’abattement de 10 % pour vos salariés
concernés.

En l’absence de justificatifs ou bien si vous ne respectez pas les conditions relatives


à la pratique de l’abattement, l’abattement de 10 % appliqué à tort sera réintégré
dans l’assiette des cotisations sociales pour l’ensemble des salariés concernés.

15
Abattement de 10 % pour frais professionnels :
proposition à un ouvrier
Modèle de courrier à utiliser par les entreprises souhaitant
appliquer la déduction forfaitaire pour la 1re fois

(sur papier à en-tête de l’entreprise)

Nom du salarié
Adresse

À …… (lieu), le …… (date)

Lettre recommandée avec AR


Objet : Proposition d’opter pour l’abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels

M. ……,
Vous avez pu constater sur vos bulletins de paie que les cotisations sociales assises
sur votre salaire sont calculées en fonction de votre rémunération brute.
Nous attirons votre attention sur le fait qu’il existe une autre manière de procéder.
Certaines professions, dont la nôtre, peuvent en effet procéder au calcul desdites
cotisations en appliquant sur leur base un abattement pour frais professionnels.
Cette méthode consiste alors à calculer les charges sociales sur l’ensemble des
sommes brutes composant votre rémunération (salaire, primes, indemnités, etc.),
après application d’une déduction forfaitaire de 10 %.
L’arrêté du 25 juillet 2005 qui prévoit le principe de cet abattement nous impose
d’informer chaque bénéficiaire potentiel sur les modalités d’application de ce
dispositif et les effets qu’il peut avoir sur la validation de certains droits.
Cette méthode préserve bien entendu l’exactitude des sommes qui vous sont dues.
Elle ne s’applique qu’à la seule base de calcul des cotisations sociales, qui se trouve
de ce fait réduite par la pratique d’une déduction forfaitaire spécifique de 10 %. En
cas d’option pour ce dispositif, votre choix se traduira concrètement pour vous :
- par des cotisations de retraite et de chômage moins élevées et donc, en toute
logique, l’acquisition de droits un peu moins importants auprès des régimes
concernés ;
- et par un salaire net plus élevé, du fait de la réduction de la base de calcul des
cotisations sociales.
Nous vous proposons donc d’opter à l’avenir pour cette méthode de calcul des
cotisations sociales. Notre entreprise ne peut toutefois calculer vos cotisations sur la
base d’une assiette réduite par la déduction forfaitaire de 10 % sans avoir au
préalable obtenu votre accord sur cette pratique.
C’est pourquoi nous vous remercions de bien vouloir nous adresser ou de nous
remettre en mains propres le coupon-réponse ci-dessous, daté et signé de votre
main, dans les 15 jours de la réception de cette lettre.

16
Si vous décidez d’opter pour ce dispositif, sachez que vous garderez toujours la
possibilité d’y renoncer ultérieurement, à la condition bien entendu de nous faire
connaître par écrit votre décision. Dans ce cas, vos cotisations sociales seront alors
calculées sans pratique de l’abattement de 10 %, dès l’année suivant celle où vous
aurez renoncé à cette option.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de bien vouloir agréer, M. ……,
l'expression de nos salutations distinguées.

Signature de l’employeur

................................................................................................................................................................

Merci de bien vouloir nous retourner ce coupon daté et signé (1)

Entreprise :

Nom - prénom du salarié :

 Donne mon accord pour que mes cotisations sociales soient dorénavant calculées selon la
méthode dite de l’abattement supplémentaire de 10 % pour frais professionnels dont le
principe est posé par l’arrêté du 25 juillet 2005.
 Refuse expressément la méthode dite de l’abattement de 10 % pour frais professionnels pour
le calcul de mes cotisations sociales.

À …… (lieu), le …… (date)

Signature du salarié

(1)
Cochez la case appropriée

17
ANNEXES TRAVAIL 2
TABLEAU DES GARANTIES : CONTRAT FORTICIA
CONTRAT SOLIDAIRE ET RESPONSABLE
HOSPITALISATION

Honoraires et actes techniques réalisés lors d’un Chirurgie, anesthésie, 150 % BR


séjour à l’hôpital (y compris la participation forfaitaire pour actes obstétrique
coûteux)
Autres : radiologie, analyses… 120 % BR

Frais de séjour 100 % BR

Forfait journalier (dans la limite de 30 jours par an en psychiatrie) frais réels

60 €/jour à partir du 6e jour


Chambre particulière (dans la limite de 200 jours par an dont 30 jours en psychiatrie) d’hospitalisation (non rétroactif)

Prise en charge des soins réalisés en hospitalisation à domicile


120 % BR
(soins infirmiers, kinésithérapie…)

100 unités : aide-ménagère,


Assistance suite à hospitalisation en médecine/chirurgie/obstétrique de plus de 10 garde des enfants au
jours domicile, livraison
courses/repas…

ACCES AUX SOINS COURANTS

130 % BR
Consultations de médecins généralistes ou spécialistes dans le parcours
Dans la limite de 3
de soins coordonnés (1)
consultations par an, au choix
de l’assuré

Soins dentaires (hors prothèses) 100 % BR

CONTRIBUTIONS AUX DEPENSES COUTEUSES

100 % BR
Médicaments à Service Médical Rendu important (65 %)
Si dépense annuelle > à 80 €

100 % BR
Analyses
Si dépense annuelle > à 100 €

100 % BR
Radiologie dans le parcours de soins coordonnés (1)
Si dépense annuelle > à 130 €

Forfait global annuel pour participer aux dépenses suivantes :


50 €
• prothèse dentaire ou implantologie
• lunettes (monture + verres simples ou complexes)

• audioprothèse

Délai de carence du forfait global annuel 6 mois

18
• 2e année : forfait + 30 €
Le Plus Fidélité : le Forfait global annuel augmente
• 3e année : forfait + 50 €

• 4e année et suivantes :
forfait + 70 €

19
TABLEAU DES GARANTIES : ASSURANCE DE GROUPE (EXTRAITS)
CONTRAT SOLIDAIRE ET RESPONSABLE
RESPECTANT LE MINIMUM prévu par l’ANI 11/01/2013
[Link]
[Link]
interprofessionnel-ani/

PRESTATIONS COMPLÉMENTAIRES INCLUANT LE REMBOURSEMENT DE LA


SÉCURITÉ SOCIALE (DANS LA LIMITE DES FRAIS RÉELS)

DENTAIRES

SOINS DENTAIRES PRIS EN CHARGE 100% BR


PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE
(Y COMPRIS INLAY SIMPLE, ONLAY)

PROTHÈSES DENTAIRES PRISES EN 300% BR


CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE
(Y COMPRIS INLAY CORE, CLAVETTE)
ORTHODONTIE PRISE EN CHARGE PAR 300% BR
LA SÉCURITÉ SOCIALE

ORTHODONTIE, PARODONTOLOGIE OU CRÉDIT ANNUEL DE 300 € PAR AN PAR


PROTHÈSES DENTAIRES NON PRISES BÉNÉFICIAIRES
EN CHARGES PAR LA SÉCURITÉ
SOCIALE

TAUX DE REMBOURSEMENT ET TARIFS DE CONSULTATION

PARCOURS DE SOINS TAUX DE TICKET MODÉRATEUR


COORDONNÉS (PSC) REMBOURSEMENT

CONSULTATION DANS LE 70% DU TARIF 30%


PSC CONVENTIONNEL

CONSULTATION HORS LE 30% DU TARIF 70%


PSC CONVENTIONNEL

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TARIFS DES CONSULTATIONS DU MÉDECIN TRAITANT

MÉDECIN CONSULTÉ TARIF BASE DE MONTANT


REMBOURSEMENT REMBOURSÉ
(APRÈS
DÉDUCTION DU
FORFAIT DE 1 €)

GÉNÉRALISTE SECTEUR 1 25 € 25 € 16,50 €

ADHÉRANT HONORAIRES 25 € 16,50 €


AU AVEC
CONTRAT DÉPASSEMENT
D’ACCÈS MAITRISÉ
AUX SOINS

SECTEUR 2 HONORAIRES 25 € 16,50 €


LIBRES

TARIFS ET REMBOURSEMENTS DES PROTHÈSES DENTAIRES (EXEMPLES)

PROTHÈSES TARIF BASE DE TAUX DE MONTANT


DENTAIRES REMBOURSEMENT REMBOURSEMENT REMBOURSÉ

COURONNE HONORAIRES 107,50 € 70% 75,25 €


LIBRES

INLAY-CORE HONORAIRES 122,55 € 70% 85,78 €


LIBRES

INLAY-CORE HONORAIRES 144,05 € 70% 100,83 €


À CLAVETTE
LIBRES

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LOI N°89-1009 DU 31 DÉCEMBRE 1989 RENFORCANT
LES GARANTIES OFFERTES AUX PERSONNES ASSURÉES CONTRE
CERTAINS RISQUES (LOI EVIN)

ARTICLE 2

Lorsque des salariés sont garantis collectivement, soit sur la base d'une convention ou d'un
accord collectif, soit à la suite de la ratification par la majorité des intéressés d'un projet
d'accord proposé par le chef d'entreprise, soit par décision unilatérale de l'employeur, contre
le risque décès, les risques portant atteinte à l'intégrité physique de la personne ou liés à la
maternité ou les risques d'incapacité de travail ou d'invalidité, l'organisme qui délivre sa
garantie prend en charge les suites des états pathologiques survenus antérieurement à la
souscription du contrat ou de la convention ou à l'adhésion à ceux-ci, sous réserve des
sanctions prévues en cas de fausse déclaration.

Aucune pathologie ou affection qui ouvre droit au service des prestations en nature de
l'assurance maladie du régime général de sécurité sociale ne peut être exclue du champ
d'application des contrats ou conventions visés au premier alinéa dans leurs dispositions
relatives au remboursement ou à l'indemnisation des frais occasionnés par une maladie, une
maternité ou un accident.

Le présent article est également applicable au titre des anciens salariés garantis en
application de l'article L. 911-8 du code de la sécurité sociale.

ARTICLE 3
Pour les opérations collectives autres que celles mentionnées à l'article 2 de la présente loi
et pour les opérations individuelles, l'organisme qui a accepté une souscription ou une
adhésion doit, sous réserve des sanctions prévues en cas de fausse déclaration, prendre en
charge les suites d'états pathologiques survenus antérieurement à l'adhésion de l'intéressé
ou à la souscription du contrat ou de la convention.
Toutefois, il peut refuser de prendre en charge les suites d'une maladie contractée
antérieurement à l'adhésion de l'intéressé ou à la souscription du contrat ou de la convention
à condition :
a) Que la ou les maladies antérieures dont les suites ne sont pas prises en charge soient
clairement mentionnées dans le contrat individuel ou dans le certificat d'adhésion au contrat
collectif ;
b) Que l'organisme apporte la preuve que la maladie était antérieure à la souscription du
contrat ou à l'adhésion de l'intéressé au contrat collectif.
Dans les cas prévus à l'alinéa précédent, l'administration de la preuve s'effectue dans le
respect des dispositions des articles 226-13 et 226-14 du code pénal relatives au secret
professionnel.

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