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Techniques Rédactionnelles en M1

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Diallo Mahamadou
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SYLLABUS DE COURS DE TECHNIQUES REDACTIONNELLES

MODULE : TECHNIQUES REDACTIONNELLES


DESTINATAIRES : M1
Environnement/Droit/Gestion/Nutrition/Humanitaire/Marketing/Santé Publique
OBJECTIFS
Le contenu de cet enseignement a pour but de fournir à l’étudiant des outils linguistiques
nécessaires pour l’usage de la langue.
L’objectif étant de former l’étudiant à :
- gérer la dynamique des mots ;
- recueillir des idées, leur hiérarchisation après les avoir listées ainsi que leur reformulation ;
- l’argumentation (savoir présenter et organiser les arguments entre eux) ;
- l’organisation et la structuration du contenu ;
- la maitrise de l’analyse et l’acquisition des réflexes de synthèse, etc., aussi bien à l’oral (exposé
oral) qu’à l’écrit.
Il est important dans cet enseignement d’aider l’étudiant à libérer son écriture et à améliorer son
style en l’enrichissant, d’où l’importance de cerner les objectifs et les enjeux de l’écrit à réaliser
(Mémoire de master).
Quelques informations sur le contenu Techniques rédactionnelles
Description du cours
Les cours de technique d’expression comprennent essentiellement trois rubriques : le français, les
écrits professionnels, la culture générale.
- Accroitre son autonomie et sa performance en rédaction.
- Acquérir une démarche structurée de rédaction.
- Développer un style clair, précis et concis permettant de produire avec rapidité et
efficacité tout document informatif, argumentatif ...
- Permettre aux auditeurs de maitriser la technique de rédaction des écrits scientifiques et
de les différencier.

GENERALITES SUR LES TECHNIQUES D’EXPRESSION


Objectif spécifique
- Connaître les objectifs et les orientations des cours de Techniques rédactionnelles
(technique d’expression)
Prérequis :
Pour suivre ce cours, une connaissance approfondie des notions suivantes est requise :
• Grammaire (accords, correspondance des temps, emploi des relatifs, anglicismes, etc.);
• Syntaxe (ponctuation, place des mots, verbes transitifs et intransitifs, etc.);
• Orthographe d'usage et orthographe grammaticale (redoublement de consonnes,
homonymes, genre des noms, « tout », « quelque », mots composés, conjugaisons,
etc.).CONTENU M1 –
Chapitre1 L’argumentation
1-Les caractéristiques du texte argumentatif
2-La typologie argumentative
a- Le texte argumentatif à plusieurs thèses
b- Le texte argumentatif à une seule thèse
3-Éléments de rédaction argumentative
a- Les procédés argumentatifs
b- Les connecteurs logiques
c- Les connecteurs linguistiques
Applications
d- Plan du texte argumentatif
Application
Chapitre2 L’enrichissement du vocabulaire
1-Trouver les bons synonymes et éviter la répétition
Applications
2-Utilisation des figures de style
Applications
3-Pièges récurrents du vocabulaire
a- Les paronymes
b- Les redondances et les pléonasmes
c- Les hyperonymes
Applications
Chapitre3 L’amélioration du style
1-Expressions et tournures incorrectes
a- Emploi de « soi-disant »
b- Emploi du verbe après « c’est moi/toi qui, … » à la bonne personne…
c- Emploi de la préposition « à »
d- Éliminer l’emploi de « malgré que »

Applications
2-L’utilisation des modes : Conditionnel, Indicatif et Subjonctif
a- Emploi du conditionnel
b- Emploi de l’indicatif après « si »
c- Emploi de l’indicatif après « après que » et du subjonctif après « avant que »
d- Emploi du subjonctif après les verbes de crainte
Applications
3-L’interrogation directe, indirecte et le style indirect libre
Applications
4-Faire une synthèse
a- Synthétiser un texte ou un discours
b- S’exprimer en peu de mots
Application
5-Conseils pour la rédaction
Références bibliographiques

CHAPITRE I L’argumentation
1. Les caractéristiques du texte argumentatif
Les caractéristiques du texte argumentatif sont :
-l’utilisation du présent de l’indicatif ayant l’une des valeurs suivantes : vérité générale, d’actualité,
présent atemporel (ou intemporel).
-L’expression se fait en utilisant des verbes d’opinion ou de sentiments avec la première personne
en disant « je » : Dans un texte argumentatif, les éléments de sens (idées principales, arguments,
exemples) sont organisés en fonction de la conclusion visée. Les principales articulations de sens
établies par le raisonnement peuvent être signalées explicitement par des outils grammaticaux
(connecteurs de type logique) ou lexicaux, ou bien implicites. Etc.
- Arguments, exemples, liens logiques entre les thèses manifestés dans les termes d’articulation
(mots de liaison et connecteurs logiques) : mais, car, donc, parce que, puisque, etc.
- L’utilisation d’un vocabulaire abstrait.
- L’utilisation d’une stratégie argumentative. Les procédés de persuasion (conviction) sont : le
lexique appréciatif, les marques de l’énonciation, etc.
- Présence d’un ton catégorique et/ou d’un avis personnel.
a. Le texte argumentatif à plusieurs thèses
Il convient de convaincre de la justesse d’une idée, d’une pensée, d’un avis en s’appuyant sur des
exemples qui ont une valeur de preuves.

➢ « L’Argumentateur » est celui qui argumente.


➢ « L’Argumenté » est le destinataire de l’argumentation.
➢ « La thèse » est l’idée défendue.
b. Le texte argumentatif à une seule thèse
Ce type de texte a les mêmes objectifs que le précédent, sauf que celui-ci admet une seule thèse
(avis, idée, opinion) que le locuteur essaie de justifier à travers une série d’arguments illustrés par
des exemples.

Les stratégies argumentatives


La stratégie argumentative (du grec « strategia », art de mener un combat) est la démarche que l’on
adopte pour convaincre ou persuader. On peut en effet défendre ou réfuter une thèse selon divers
types de progression, et en usant de diverses armes.
L’organisation énonciative
Texte :
Je déteste la guerre. Je refuse de faire la guerre, pour la seule raison que la guerre est inutile.
Oui, ce simple petit mot. Je n’ai pas d’imagination. Pas d’horrible ; non inutile simplement.
Ce qui me frappe dans la guerre, ce n’est pas son horreur : c’est son inutilité. Vous me direz
que cette inutilité précisément est horrible. Oui, mais par surcroît. Il est impossible
d’expliquer l’horreur de quarante-deux jours d’attaque devant Verdun à des hommes qui,
nés après la bataille, sont maintenant dans la faiblesse et dans la force de la jeunesse.
Jean Giono, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, 1938, Grasset
*S’impliquer ou ne pas s’impliquer ?
-Le locuteur peut soutenir ou attaquer personnellement une opinion en se manifestant, comme
le fait Giono dans le texte ci-dessus, par des indices d’énonciation (je : l.1 ; me : l.3 ; maintenant :
l.6), des modalisations (ce qui me frappe : l.2-3 ; il est impossible, l.4), un lexique chargé
d’appréciations subjectives (détester, inutile, l.1 ; horreur : l.3).
-Il peut au contraire se masquer (derrière l’opinion dominante, des lieux communs, des arguments
d’autorité, etc.) et argumenter de manière de manière apparemment impersonnelle et objective.
C’est souvent le cas dans les proverbes, les œuvres de moralistes etc.
*S’adapter au destinataire
Une argumentation efficace est adaptée à son destinataire : elle adopte son registre de langue
(familier, soutenu, courant…) elle prend en compte ses valeurs, avec des arguments et des
exemples qui lui conviennent. Elle peut l’impliquer, comme dans la lettre de Giono (Vos me
direz que…, l.3).
*Tenir compte de l’opinion adverse
Le discours argumentatif est toujours un lieu confrontation d’opinions.
-Il peut être un véritable débat sous forme de dialoguée (conversation, discussion, dialogue de
théâtre, dialogue philosophique à la manière de Platon ou de Diderot) où chacun parle pour
soutenir « sa » vérité.
-Même lorsque l’argumentation est prise en charge par un seul locuteur, qui défend sa position, la
« voix » de l’adversaire est repérable :
.dans ses propos que l’on cite, ou ceux qu’on lui prête, souvent pour mieux le discréditer ;
.dans ses opinions que l’on feint d’accepter pour mieux les rejeter ensuite (concession1).
-Dans les monologues de théâtre, de type délibératif2 (dans le Cid, dans Cinna…), le personnage
exprime son débat intérieur avant d’agir.
-Dans sa profession de foi pacifiste, ci-dessus, Giono répond manifestement à ceux qui en 1938
préparent un conflit armé qu’ils jugent inévitable, mais aussi à ceux qui condamnent la guerre
seulement parce qu’elle est horrible. Le discours argumentatif est donc par nature polyphonique,
où plusieurs voix se font entendre.

2. Typologie argumentative

Les différents types d’arguments sont : Les arguments logiques, l’argument par analogie,
l’argument d’autorité, l’argument ad hominem.
Texte :
Toutes les lectures ne se valent pas, mais n’importe laquelle vaut mieux que pas de lecture
du tout. Lire un journal, c’est mieux que se laisser imbiber passivement par le ronronnement
audiovisuel ; lire un mauvais livre, c’est mieux que pas de livre du tout, pourquoi ? parce que la
lecture appelle la lecture, et que la « mauvaise » finira toujours par entraîner à la bonne. En
musique, on commence par Les yeux noirs et Le beau Danube bleu et l’on arrive à Mozart et à Berg.
François Nourissier, Le Figaro Magazine, 1992.

1-quelle est la thèse défendue dans cet extrait ?


2-quelle est la thèse rejetée ?
3-Relève les connecteurs logiques ?
4-quelle est la conclusion visée ?

-Les arguments logiques :


§ On raisonne couramment sur la base de documents, de faits concrets, de témoignages
d’où l’on tire une conséquence logique. Ces arguments sont des arguments d’expérience :
Il a voté dimanche (argument) : c’est (donc) un bon citoyen (conclusion)
D’autres sont fondés sur des jugements personnels présentés comme des vérités d’expérience.
Dans l’extrait ci-dessus, F. Nourissier veut convaincre le destinataire de l’intérêt de la lecture

1 Stratégie d’argumentation consistant à accorder à adversaire un point de discussion (mouvement concessif)


pour mieux attaquer sa thèse (reversement argumentatif)
2 Au théâtre, monologue ou dialogue qui expose les différents arguments avant une prise de décision.
quelle qu’elle soit (thèse générale exprimées dans la première phrase et précisée dans la suivante) :
son argument (I. 3-4 : parce que la lecture appelle la lecture…) justifie logiquement cette thèse.
§ Ces arguments sont dits logiques parce qu’ils s’apparentent à la démarche scientifique.
On distingue deux types de raisonnement :
*Le raisonnement par induction : on part des faits particuliers pour conclure sur une vérité
générale. C’est ce que font les sciences d’observations qui induisent des vérités abstraites sur la
base d’expériences ;
*Le raisonnement par déduction : on part d’idées générales pour justifier une conclusion
particulière. C’est la démarche du mathématicien qui s’appuie sur des postulats, proposition qu’il
n’a pas à démontrer et en déduit des conséquences. C’est aussi celle de raisonnements très
courants, en forme de syllogismes qui fondent une conclusion sur deux propositions posées
comme vraies :
Les hommes sont mortels (vérité générale : argument : 1)
(or) Socrate est un homme (évidence admise par tout le monde : argument 2)
(donc) Socrate est mortel (conclusion particulière).
Hors des textes scientifiques, le raisonnement peut être logique dans sa forme (déduction ou
induction), mais utiliser des arguments subjectifs et donc discutables.
-L’argument par analogie :

Il est fondé sur un rapprochement qui permet de mieux faire admettre une vérité abstraite : dans
la dernière phrase du texte, l’analogie avec la musique renforce la thèse selon laquelle
L’accoutumance à la lecture finit par entraîner de bonnes lectures.
-L’argument d’autorité :
La citation d’une personnalité (écrivain, penseur, figure historique…) qui fait autorité, ou le seul
fait de se réclamer d’elle (Aristote dit cela : « … » donc cela est vrai ; comme dit Aristote…),
l’utilisation d’un proverbe, d’un lieu commun de la sagesse populaire (on dit que…) peut renforcer
un argument ou en tenir lieu.
Ce genre d’argument ne peut convaincre que si le destinataire partage les références et les valeurs
de l’autorité invoquée. Par ailleurs si la citation contient une contre-vérité, elle risque de justifier un
raisonnement qui aboutit à une conclusion erronée :
La nature des choses pensantes, dit Aristote, est de tendre au centre du monde. Or l’expérience
nous fait voir que les choses pesantes tendent au centre de la terre. Donc le centre de la terre est le
centre du monde.

L'argument d'autorité se schématise simplement sous la forme suivante (voir Hamblin 1970, p. 224
sqq.) : L : — A est une autorité, A dit que P ; donc P est vrai / donc je fais comme ça.15 avr.
2021

-L’argument ad hominem
Dans la une polémique, il vise la personne même de l’adversaire (son physique, son caractère, ses
origines) pour réfuter ou condamner son opinion : ainsi lorsqu’on attaque les thèses de J. J.
Rousseau en invoquant le fait qu’il a abandonné ses enfants.
L’efficacité de l’argumentation dépend de la pertinence des arguments choisis (par rapport à la
thèse, et en fonction du destinataire), de leur nombre et de leur organisation selon la stratégie
argumentative adoptée.

L'argumentation abductive.
C’est quoi le raisonnement abductif ?
L'abduction désigne une forme de raisonnement qui permet d'expliquer un phénomène ou
une observation à partir de certains faits. C'est la recherche des causes, ou d'une hypothèse
explicative. Nous pratiquons l'abduction dans la vie courante, lorsque nous recherchons les causes
d'un phénomène ou d'un fait surprenant.
a- Les connecteurs logiques
Les relations logiques sont parfois implicites où il faut les déceler à travers certains indices : la
ponctuation, la juxtaposition de plusieurs arguments qui se suivent, la composition textuelle en
paragraphes, etc. Les relations logiques sont aussi explicites à travers des connecteurs logiques ou
mots de liaison :

Tableau d’équivalence des connecteurs logiques


selon le type de relation

Relation Connecteurs logiques


Et Puis
Addition Non seulement... mais encore
De plus En outre

Ou Tantôt… tantôt Seulement… mais encore


Alternative Soit… soit Ou… ou L’un… l’autre
Soit… ou Ou bien D’un côté… de l’autre

Afin que De peur que


But De façon à ce que
Pour que En vue de

Car Puisque
Eu égard à
En effet Attendu que
En raison de
Effectivement Vu que
Cause Du fait que
Comme Etant donné que
Dans la mesure où
Par Grâce à
Sous prétexte que
Parce que Par suite de

Comme Si… que Moins que


De même que De la même façon que Non moins que
Comparaison Ainsi que Semblablement Selon que
Autant que Pareillement Suivant que
Aussi… que Plus que Comme si

Malgré Quel que soit


Évidemment
En dépit de Même si
Il est vrai que
Quel que soit Quoique Ce n’est pas que
Toutefois
Bien que Certes
Alors que Bien sûr

En conclusion
Ainsi
Pour conclure Finalement
Donc
En guise de Enfin
Conclusion En résumé
conclusion En définitive
En un mot
En somme
Par conséquent
Bref
Si En admettant que
Dans le cas où
Au cas où Pour peu que
Condition, Probablement
A condition que A supposer que
supposition Sans doute
Pourvu que En supposant que
Apparemment
A moins que Dans l’hypothèse où

Donc si bien que De sorte que


Aussi D’où En sorte que
Partant En conséquence De façon que
Conséquence
Alors Conséquemment De manière que
Ainsi Par suite Si bien que
Par conséquent C’est pourquoi Tant et

En deuxième lieu
En troisième lieu
D’abord Deuxièmement
Puis
Classification, Tout d’abord Après
En dernier lieu
énumération En premier lieu Ensuite
Pour conclure
Premièrement De plus
Enfin
Quant à

Savoir C’est-à-dire
Explication
A savoir Soit

Par exemple C’est ainsi que


Entre autre
Illustration Comme C’est le cas de
En particulier
Ainsi Notamment

Car Puisque
Non seulement… mais encore
C’est-à-dire En sorte que
Justification Du fait de
En effet Ainsi
Parce que C’est ainsi que

Alors En fait
Également
Ainsi En effet
Liaison Puis
Aussi De surcroît
Ensuite
D’ailleurs De même

Mais Pourtant Pour sa part


Cependant Par contre D’un autre côté
Opposition Or Tandis que En dépit de
En revanche Néanmoins Malgré
Alors que Au contraire Au lieu de

Cependant Ne… que


Sauf
Toutefois En dehors de
Uniquement
Restriction Néanmoins Hormis
Simplement
Pourtant A défaut de
Mis à part Excepté
Quand Après que Depuis que
Lorsque Alors que En même temps que
Temps
Comme Dès lors que Pendant que
Avant que Tandis que Au moment où

Sources utilisées :
- Les relations logiques
- Les connecteurs ou les mots de liaison en français

Version adaptée par les Bibliothèques de l'Académie Louvain


© 2006 Service des bibliothèques de l'UQAM
Mise à jour le 18-11-2009

b- Les connecteurs linguistiques

1. L’origine du problème : Depuis un certain temps… ; On parle en ce moment de … ; Il est


question de… ; etc.
2. Pour commencer : La première remarque portera sur… ; Il faut commencer par… ; On
commencera par … ; etc.
3. Pour insister : Il ne faut pas oublier que… ; On notera que… ; Rappelons que … ; Non
seulement…mais … aussi ; D’autant plus que… ; etc.
4. Pour annoncer une nouvelle étape : Passons à présent à la question de … ; Après avoir
souligné l’importance de… ; etc.
5. Pour marquer une suite d’idées exprimant une conséquence : Par conséquent… ; Ainsi…
; C’est pourquoi… ; Alors … ; Aussi (inversion du sujet)… ; En conséquence… ; Dès lors… ;
etc.
6. Pour marquer une suite d’idées exprimant une cause : Car… ; En effet… ; Parce que… ;
Du fait que… ; Puisque… Étant donné… ; etc.
7. Pour démentir : Il n’a jamais été question de … ; En aucun cas de… ; Sous prétexte que… ;
etc.
8. Pour énumérer des arguments : D’abord, … Ensuite, … De plus, … En outre, … Par
ailleurs,… Enfin, … En premier lieu, … En deuxième lieu, … En dernier lieu, … Si l’on ajoute
enfin… ; Non seulement…mais aussi ; etc.
9. Pour faire des concessions : Il est exact que… mais… ; Il est en effet possible
que…cependant ; Il se peut que…mais… ; Il n’est pas toujours possible que…mais ; Bien
entendu…mais… ; etc.
10. Pour donner un exemple : Considérons par exemple le cas de… ; Si l’on prend le cas de… ;
à titre d’exemple le cas de … ; etc.
11. Pour exprimer une opposition ou une réfutation : Cependant, …Mais, … Toutefois, …
Néanmoins, … Pourtant,… Par contre, … etc.
12. Pour conclure : Finalement,… En résumé, on peut considérer que… ; En somme …, etc.
13. Pour exprimer un point de vue personnel : Selon moi, … ; À mon avis… ; En ce qui me
concerne,… ; D’après moi, … ; Je pense que, … ; Il me semble que,… ; Je déclare que,… ; etc.
14. Pour exprimer ce qui est certain : Il est certain que… ; Il est indéniable que… ; Il est
évident que… ; Il est sûr que… ; Sans aucun doute… ; etc.
15. Pour exprimer ce qui n’est pas sûr : Il est probable que… ; Il se peut que… ; Il est possible
que… ; etc.
16. Pour indiquer ce qui se ressemble : Il va de même… ; On retrouve le/la/les mêmes… ;
De même… ; etc.
17. Pour mettre en relief : C’est…qui/que ; Ce qui/ce que…c’est…
18. Pour attirer l’attention du lecteur : Notons que… ; Précisons que… ; Il faut mentionner
que… ; etc.
19. Pour expliquer un détail : C’est-à-dire… ; Ce qui veut dire… ; Ce qui signifie ; etc.
20. Pour éviter un malentendu : Non pas pour…mais… ; Bien loin de… ; etc.
21. Pour montrer son désaccord : Je condamne… ; Je reproche… ; Je proteste… ; Je critique…
; J’accuse… ; Je suis contre… ; etc.
22. Pour montrer son accord : J’admets que… ; J’approuve… ; Je reconnais… ; Je suis
d’accord… ; etc.
Exercices
d. Plan du texte argumentatif

Le plan d’un texte argumentatif rend compte de l’organisation en paragraphes des éléments d’une
démarche argumentative.

Le schéma ici

- L’introduction peut contenir le sujet amené (attire l’attention du destinataire), le sujet posé
(montre clairement le sujet et présente la problématique), la formulation de la thèse (claire et
précise) et le sujet divisé (annonce les grandes parties du sujet qui va être traité en attirant la
curiosité du destinataire).
Exemple d’introduction :
« Rappelons que la justice a déjà condamné un bon nombre de personnes à la peine de mort,
exécutant ainsi plusieurs individus sous prétexte que la mort était la meilleure façon de maîtriser la
criminalité. De nos jours, avec les actes criminels de plus en plus violents et atroces, la question
que l’on peut se poser est la suivante : Devrait-on abolir ou non la peine de mort ? »
- Le développement est convaincant si l’organisation des paragraphes est claire. La présence
d’organisateurs textuels permet de suivre les étapes de la démarche argumentative. L’ordre des
arguments persuade le destinataire qui peut reconstituer le raisonnement et en tirer des
conclusions partielles.
L’ordre dans lequel on présente les arguments n’est pas fait au hasard.
Un argument est solide s’il se fonde sur des faits vérifiables ou admis comme vrais, ou sur une
vérité universelle qu’on peut difficilement contester. Il est de l’ordre d’une preuve.
Exemple de développement :
Selon moi, il est évident que le fait de répondre à la violence par la violence n’est en aucun cas la
solution à ce problème.
En premier lieu, je crois que le système judiciaire est défaillant et qu’il peut s’y glisser quelques
erreurs. Dans le passé, il y eut beaucoup trop d’erreurs condamnant des accusés à une mort qu’ils
ne méritaient point. En effet, il est arrivé quelquefois qu’après l’exécution du prétendu coupable,
le réel meurtrier venait se livrer et avouer son ignoble geste sur l’ordre de sa mauvaise conscience.
Comme les enquêtes ne sont pas toujours menées avec le sérieux requis, il faudrait peut-être
s’interroger sur la capacité du système judiciaire à juger adéquatement un individu coupable ou
non.
En deuxième lieu, j’ai la conviction qu’ici-bas sur terre, il n’y a pas d’humain assez parfait pour
juger du comportement d’un autre et encore moins de décider de sa mort. Autrement dit, le droit
de vie et de mort n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu. Or, les juges ne sont pas infaillibles et
dans le cas de la peine de mort, l'erreur judiciaire est irréparable.
En troisième lieu, il est certain que la peine de mort ne fait pas peur aux assassins et autres tueurs
en série. Selon des psychologues, lorsque l’homme en arrive à vouloir commettre un crime, dans la
plupart des cas, sa lucidité est absente de sa pensée. Ce qui signifie que la passion l’emporte alors
sur la raison : la seule chose qui l’obsède est de parvenir à ses fins. Pendant que le crime s’effectue,
rien ne peut dissuader le meurtrier ou le criminel de s’arrêter.
- La conclusion met fin à l’argumentation. On peut construire une conclusion efficace en
réaffirmant la thèse de façon convaincante dans un résumé des arguments invoqués dans le texte.
Elle permet au destinataire de prolonger sa réflexion sur le sujet.
Exemple de conclusion :
En conclusion, la peine de mort ne peut empêcher un criminel de perpétrer un crime. Par
conséquent, on peut punir sévèrement et avec justice sans tuer car il est moralement grave de tuer
un homme avant qu’il ait pu régler ses problèmes avec lui-même et avec la société, avant de lui
laisser le temps du repentir.
Texte argumentatif reconstitué :
Contre la peine de mort
Rappelons que la justice a déjà condamné un bon nombre de personnes à la peine de mort,
exécutant ainsi plusieurs individus sous prétexte que la mort était la meilleure façon de maîtriser
la criminalité. De nos jours, avec les actes criminels de plus en plus violents et atroces, la question
que l’on peut se poser est la suivante : Devrait-on abolir ou non la peine de mort ?
Selon moi, il est évident que le fait de répondre à la violence par la violence n’est en aucun cas la
solution à ce problème.
En premier lieu, je crois que le système judiciaire est défaillant et qu’il peut s’y glisser quelques
erreurs. Dans le passé, il y eut beaucoup trop d’erreurs condamnant des accusés à une mort qu’ils
ne méritaient point. En effet, il est arrivé quelquefois qu’après l’exécution du prétendu coupable,
le réel meurtrier venait se livrer et avouer son ignoble geste sur l’ordre de sa mauvaise conscience.
Comme les enquêtes ne sont pas toujours menées avec le sérieux requis, il faudrait peut-être
s’interroger sur la capacité du système judiciaire à juger adéquatement un individu coupable ou
non.
En deuxième lieu, j’ai la conviction qu’ici-bas sur terre, il n’y a pas d’humain assez parfait pour juger
du comportement d’un autre et encore moins de décider de sa mort. Autrement dit, le droit de vie
et de mort n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu. Or, les juges ne sont pas infaillibles et dans le
cas de la peine de mort, l'erreur judiciaire est irréparable.
En troisième lieu, il est certain que la peine de mort ne fait pas peur aux assassins et autres tueurs
en série. Selon des psychologues, lorsque l’homme en arrive à vouloir commettre un crime, dans
la plupart des cas, sa lucidité est absente de sa pensée. Ce qui signifie que la passion l’emporte
alors sur la raison : la seule chose qui l’obsède est de parvenir à ses fins. Pendant que le crime
s’effectue, rien ne peut dissuader le meurtrier ou le criminel de s’arrêter.
En conclusion, la peine de mort ne peut empêcher un criminel de perpétrer un crime. Par
conséquent, on peut punir sévèrement et avec justice sans tuer car il est moralement grave de tuer
un homme avant qu’il ait pu régler ses problèmes avec lui-même et avec la société, avant de lui
laisser le temps du repentir.

Le schéma ici

Application
On continue dans certains pays à appliquer la peine de mort. À votre avis, a-t-on raison de
condamner à mort le père (ou la mère) d’un enfant ? Justifiez votre réflexion à l’aide d’arguments
variés.

Chapitre2 L’enrichissement du vocabulaire


1-Trouver les bons synonymes et éviter la répétition
La langue française supporte mal la répétition, et c’est un des traits qui la distingue des autres
langues comme l’anglais. Il est donc nécessaire de trouver un mot ou une expression qui évite de
reprendre un terme déjà employé. Pour trouver les meilleurs synonymes, voici quelques
techniques :
Utiliser un pronom quand c’est possible : (pronoms personnels par exemple à la place de la
fille, on utilise Elle.
Dégager le sens précisément le sens exact de l’expression soulignée du texte initial
Texte :
Ne jamais séparer une expression de son contexte : En effet, c’est le contexte qui donne
une partie du sens.
Exemple : Après avoir terminé sa journée, il est entrain de terminer ses devoirs. On peut remplacer ce qui est
souligné par un mot choisi parmi de parachever, de peaufiner, de mettre fin à, de mettre un point final à,
d’achever. C’est la présence de « ses devoirs » ici qui permet d’éliminer les termes qui ne
correspondent pas au sens. Et donc, la bonne réponse est « de mettre fin ».

Être sensible au registre : style élégant, familier, courant, soutenu ? Comique, ironique,
académique ?
Exemple : Il s’est demandé où trouver sa voiture mais les voitures sont rangées sur le trottoir. Il faudrait
choisir parmi : calèches, 4 roues, automobiles, bagnoles, caisses.
Le registre de la phrase est courant, alors que bagnoles est familier, caisses est quasi vulgaire, 4 roues
est trop technique. La bonne réponse est donc, automobiles.
Choisir les formulations les plus claires et les plus efficaces : Certaines formulations
peuvent paraitre du point de vue sens, correctes mais d’une lourdeur pénible.
Exemple : Il faut savoir faire face.
Plusieurs choix se présentent :
- Il ne faut jamais baisser les bras. (1)
- Il faut aller de l’avant, même face à l’adversité pénible qui fait obstacle. (2)
- Il faut aller de l’arrière. (3)
- Il ne faut jamais se faire avoir. (4)
- Il faut toujours et toujours se battre. (5)

Les phrases 1 et 2 sont toutes les deux parfaites quant au sens. Cependant la deuxième est lourde
et redondante. La bonne réponse est donc la phrase (1).
Texte :

2-Utilisation des figures de style


Les figures de style sont des tours de langage qui produisent des effets de sens particuliers. Elles
rendent l’énoncé plus expressif tout en attirant l’attention du destinataire.
Les figures de substitution
Dans une figure de substitution, on remplace un mot par un autre ou une expression
inattendue.
a- La métonymie : elle consiste à désigner une chose par un terme proche de la chose désignée
parce qu’il entretient avec elle une relation logique facilement identifiable.
Ex : boire un verre = boire verre de…
Le bordeaux = vin français produit à Bordeaux.
b- La synecdoque : elle consiste à employer, pour parler d’un être ou d’un objet, un mot
désignant une partie de cet être ou de cet objet, ou la matière dont il est fait.
Ex : avoir un toit = avoir une maison.
c- La périphrase : elle consiste à remplacer un mot par une expression équivalente et exprimer
les qualités de la réalité désignée sans la nommer.
Ex : le numéro un de Koulouba. = Le président de la république du Mali.
L’auteur de « Sous l’orage » = Seydou Badian.
d- L’antiphrase : elle consiste à dire le contraire de ce que l’on veut faire entendre tout en ne
laissant aucun doute sur le sens réel qu’on lui
donne.
Ex : C’est bien ça ! = C’est mauvais.
Les figures d’opposition
Elles rapprochent dans un même énoncé, deux termes opposés et met en évidence ce qu’il y a
d’opposé ou de contradictoire entre deux notions, entre deux situations ou entre deux
personnages.
a- L’antithèse : elle consiste à créer à l’intérieur d’un même groupe syntaxique (phrase,
paragraphe, strophe) un effet de contraste entre deux termes, parfois mis en valeur par la
structure syntaxique.
Ex : Il est capable du meilleur et du pire.
Paris est tout petit
C’est là sa vraie grandeur. (Prévert)
b- L’oxymore : Elle consiste à relier étroitement dans une même expression deux termes
évoquant des réalités contradictoires.
Ex : Une foule étrangement bavarde et muette. (Césaire)
c- Le chiasme : il consiste à inverser deux groupes de mots.
Ex : Blanc bonnet et bonnet blanc.
Les figures d’insistance
Elles permettent de mettre en évidence, une idée obsessionnelle dont elles renforcent l’intensité.
a- Le parallélisme : il consiste à utiliser une construction semblable pour deux
énoncés. Ex : Il n’avait
pas de fange dans l’eau de son moulin / Il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge. (V. Hugo)
b- l’anaphore : Elle consiste à répéter le même mot ou la même expression en tête de vers, de
phrase ou de paragraphe. L’anaphore à pour effet de mettre l’accent sur une idée, pour exprimer
une obsession.
Sur mes cahiers
d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom ( Paul Éluard)
c- La gradation : Elle consiste à faire se succéder des termes d’intensité croissante ou
décroissante. Elle a pour effet de grossir, d’aggraver les faits.
Ex : Je meurs, je suis mort, je suis enterré. (Molière)
Les figures d’amplification ou d’atténuation
Elles permettent d’amplifier i ou au contraire d’atténuer la force d’une idée ou d’une notion.
L’amplification exprime l’exagération, la grandeur. L’atténuation au contraire minimise ou
masque la réalité.
a- L’hyperbole : Elle consiste à employer des termes trop forts, exagérés. Elle est fréquemment
utilisée dans le registre épique.
Ex : Ex : Il a versé un torrent de larmes. = Il a beaucoup pleuré.
Cela fait une éternité qu’on ne s’est pas vu = Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vu.
b- La litote : Elle consiste à dire le moins pour suggérer le
plus. Ex : Va,
je ne te hais point. = Je t’aime.
c- L’euphémisme : Il consiste à atténuer le sens d’un mot en employant à sa place un autre mot
ou une autre expression. Il a pour effet d’atténuer le choc d’une idée
brutale.
Ex : Il s’est éteint = Il est mort.
Les malvoyants = les aveugles.
Les figures fondées sur l’analogie
Ces figures de style créent des images mentales en rapprochant deux univers différents.
a- La comparaison : Lorsque la comparaison met sur le même plan deux éléments d’un même
domaine, on parle de comparaison simple.
Ex : Elle est belle comme sa mère.
Mais lorsque la comparaison fait intervenir deux éléments appartenant à des domaines différents,
elle crée une image et devient une figure de
style.
Ex : La musique souvent me prend comme une mer ! (Baudelaire)
b- La métaphore : Elle unit un comparant et un comparé, mais sans outil de comparaison. Elle
peut passer sous silence le comparé , qui, tout comme l’outil de comparaison, reste alors
implicite.
Ex: Je me suis baigné dans le poème de la mer. (Rimbaud)
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe (V. Hugo)
c- La personnification : elle consiste à prêter des comportements ou des sentiments humains à
un objet ou à un animal.
Ex : La cathédrale explique tout, a tout enfanté et conserve tout. Elle est la mère, la reine, énorme
au milieu du petit tas des maisons basses, pareilles à une couvée abritée frileusement sous ses ailes
de pierre. (Zola)
d- L’allégorie : Elle rend concrète une idée abstraite. Elle est proche de la personnification mais
lui ajoute une dimension symbolique.
Ex : Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant. (V. Hugo) = allégorie de la mort.
e- La prosopopée : Elle consiste à s’adresser à une personne absente, un défunt ou un animal,
ou à le faire parler. Par exemple, Victor Hugo use de la prosopopée dans son poème « Demain
dès l’aube », lorsqu’il s’adresse à sa défunte fille en ces termes :
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai Vois-tu, je sais que tu m’attends.

Applications Exercices

3-Pièges récurrents du vocabulaire


a- Les paronymes
Les paronymes sont des mots qui se ressemblent énormément et se prononcent presque de la
même façon mais qui n'ont pas du tout le même sens. Ils sont à l'origine de beaucoup
d'erreurs !Ils ont parfois la même étymologie. Il ne faut pas employer les paronymes l’un pour
l’autre. Cependant, ils pourraient être à l’origine de certains jeux de mots, quiproquos et
calembours. « vieux motard que j’aimais pour mieux vaut tard que jamais »

Certains paronymes sont également des antonymes, c'est-à-dire des mots de sens contraire.

b- Les redondances et les pléonasmes

Le barbarisme est une faute grossière de langage. Il consiste à employer des mots forgés ou
déformés. Ex : Solutionner une question pour résoudre une question
Le pléonasme est une figure de construction dans laquelle il y a un terme ou une expression qui
ne fait qu’ajouter une répétition à ce qui vient d’être énoncé : Allumer la lumière, durer
longtemps, enfin pour conclure etc.
La tautologie est une négligence de style consistant à répéter une idée déjà exprimée. Ex : au jour
d’aujourd’hui, monter en haut, etc.
On appelle archaïsme un mot tombé en désuétude (vieux, ancien) ou une construction hors
d’usage. Occire : tuer ; idoine : propre à ; moult : beaucoup, très, veult pour veut, etc.
suite
c- Les hyperonymes
Ce sont des termes généraux moins précis que le sens dont on a réellement besoin.
Exemple : « animal » rassemble les chats, les lions, les souris, les chevaux, les ours, les loups, etc.
Lorsque nous énonçons « l’animal est passé par là », ce n’est pas clair ; alors que nous pouvons
affirmer « Les loups sont passés par là ». Ainsi, parler d’animaux de façon générale en sciences ou
en biologie est justifié ; alors que lorsque le contexte appelle une dénomination plus précise, cela
doit être précis.
Applications

Chapitre3 L’amélioration du style

1. Expressions et tournures incorrectes

Plusieurs expressions incorrectes sont employées fréquemment dans un texte écrit.


a. Emploi de « soi-disant »

Cette expression répétée constamment tend à perdre son vrai sens et son emploi correct. Elle
signifie : qui se dit, qui prétend être. « Soi » est un pronom personnel, à ne pas confondre avec le
verbe « soit ». « Soi-disant » ne s’applique qu’à un être humain susceptible de parler pour « se dire
», « se prétendre ». Cette expression est invariable.
Exemple : On dit Je doute de l’amitié qu’il prétend me témoigner (Je doute de sa soi-disante amitié est
une phrase incorrecte) / le malade a été mal soigné par un soi-disant guérisseur (Car l’homme se dit
guérisseur).
b. Emploi du verbe après « c’est moi / toi qui, ... » à la bonne personne

En commençant la phrase par « c’est moi qui », le verbe qui suit doit être conjugué à la même
personne que le pronom personnel exprimé (ici la première personne du singulier et non la
troisième).
Exemple : C’est moi qui te l’ai conseillé et non la phrase C’est moi qui te l’a conseillé.
C’est vous qui me l’avez conseillé et non la phrase C’est vous qui me l’ont conseillé.
c. Emploi de la préposition « à »

Pour indiquer l’appartenance, il faut employer « de ».


Exemple : C’est le livre de Pierre et non C’est le livre à Pierre.
Lorsqu’on se rend chez un commerçant, il convient d’employer « chez » pour désigner la
personne exerçant un métier ; la préposition « à » étant réservée au lieu d’exercice de la
profession.
Exemple : Je vais chez le coiffeur (Je vais au coiffeur est une phrase incorrecte) ; par contre, on dit Je
vais au salon de coiffure.
d. Éliminer l’emploi de « malgré que »

Pour exprimer la concession, c’est la conjonction « bien que » suivie du subjonctif ou « quoique
». « Malgré que » est un emploi incorrect, « Malgré » par contre, s’emploie comme préposition
suivie d’un nom ou d’un pronom.
Exemple : Bien qu’il pleuve, je sors me promener / Malgré la pluie, je sors me promener.
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2. L’utilisation des modes : Conditionnel, Indicatif et Subjonctif


a. Emploi du conditionnel
Le conditionnel a plusieurs valeurs.
Alors que le futur présente un fait envisagé comme certain dans un avenir proche, le conditionnel
exprime un souhait : J’aimerai exercer un métier intéressant.
Le conditionnel présente une action qui ne se réalise sans certaines conditions ou qui reste du
domaine de l’imagination. Lorsque la condition introduite par « si » dans la proposition
subordonnée conjonctive, est formulée à l’imparfait de l’indicatif, le verbe de la proposition
principale se met au conditionnel.
Exemple : Si j’avais du temps et de l’argent, je ferais le tout du monde.
Le conditionnel sert à formuler un conseil moins direct qu’un ordre.
Exemple : Tu devrais te mettre au sport pour remédier au stress.
Le conditionnel permet de rapporter une information qui n’est pas forcément fiable mais
relève de l’ordre de la rumeur. Inutile alors de le faire précéder de « on dit que » ou « on prétend
que » qui sont redondants et lourds.
Exemple : Cet hypnotiseur aurait le don de guérir des malades. (Il est inutile ici d’ajouter On dit que cet
hypnotiseur aurait le don de guérir des malades.)
Le conditionnel passé peut exprimer le regret de n’avoir pas pu réaliser un projet.
Exemple : J’aurais aimé assister à ce spectacle.
Le conditionnel est recommandé comme forme de politesse.
Exemple : Pourriez-vous m’accorder un peu de temps.
b. Emploi de l’indicatif après « si »

Bien que la conjonction de subordination « si » indique une hypothèse, elle est suivie de
l’indicatif et non du conditionnel qui est employé dans la proposition principale.
Exemple : Si les randonneurs avaient prévu un temps orageux, ils ne seraient pas partis en montagne. (La
tournure « si les randonneurs auraient prévu », est incorrecte).

c. Emploi de l’indicatif après « après que » et du subjonctif après « avant que »


Il est recommandé d’employer l’indicatif après la conjonction de subordination « après que »
qui présente un fait réellement effectué. Le subjonctif par contre, s’emploi après la conjonction «
avant que », car l’action ne s’est pas encore produite. On peut ou non ajouter l’adverbe « ne »
explétif avant le verbe. L’emploi de « ne » n’a pas de valeur négative dans ce cas, car il ajoute de
l’élégance à la tournure de la phrase.
Exemples : Après que tu lui as rendu visite, le malade s’est senti mieux.
Avant que tu lui rendes visite, le malade se sentait mal.
Avant que tu ne lui rendes visite, le malade se sentait mal.
La proposition subordonnée introduite par « avant que » ou « après que », peut être remplacée
par les prépositions « avant ou « après » suivies de substantifs.
Exemple : Avant ta visite, le malade était anxieux / Après ta visite, le malade est devenu plus serein.
Le subjonctif peut être employé dans une proposition relative dont l’antécédent contient une
idée de supériorité ou d’excellence. Il sera donc employé pour rendre compte du caractère unique
et exceptionnel de la chose.
Exemple : Voici le meilleur restaurant que l’on puisse trouver dans toute la région.
L’utilisation de l’indicatif reste toutefois correcte quand l’idée est celle d’une sélection du
meilleur élément parmi d’autres qui existent réellement. Le caractère exceptionnel est moins
marqué.
Exemple : Voici le meilleur restaurant que l’on peut trouver dans la région.
d. Emploi du subjonctif après les verbes de crainte
L’emploi du subjonctif est obligatoire dans les propositions subordonnées introduites par un
verbe de crainte comme craindre, redouter, trembler, avoir peur, etc. L’emploi du « ne » explétif y est
conseillé.
Exemple : Je crains qu’il n’ait oublié ses clés.
Les conjonctions de subordination « à moins que » et « sans que » sont suivies du subjonctif et
l’emploi du « ne » explétif y est conseillé sans être obligatoire.
Exemple : Nous irons à la plage demain à moins qu’il ne pleuve.

3. L’interrogation directe, indirecte et le style indirect libre


L’interrogation directe lance une question à l’interlocuteur ou incite celui qui écrit à réfléchir
sur un sujet. Elle est ponctuée d’un point d’interrogation.
Exemple : Les pompiers ont-ils pu éteindre rapidement l’incendie ?
L’interrogation indirecte contient un verbe qui introduit la question. Le point d’interrogation
est remplacé par un simple point qui termine la phrase.
Exemple : Je voudrais savoir si les pompiers ont pu éteindre rapidement l’incendie.
L’interrogation indirecte étant parfois lourde dans la narration d’un roman, elle est remplacée
par le style direct libre. Ponctuée par un point d’interrogation, cette phrase interrogative
représente le discours intérieur que se tient le personnage.
Exemple : Il se demandait s’il serait capable un jour de lui déclarer sa flamme.
Cette phrase peut être remplacée par Serait-il capable un jour de lui déclarer sa flamme ?
Important :
L’interrogation directe implique souvent l’inversion du sujet, alors que c’est rarement le cas dans
l’interrogation indirecte.
Interrogation directe : Est-il raisonnable d’entreprendre un tel voyage ?
Interrogation indirecte : Je me demande s’il est raisonnable d’entreprendre un tel voyage ?
Applications

4. Faire une synthèse


Les études, la vie professionnelle ou juste le contexte exige de s’exprimer efficacement à l’écrit ou
à l’oral. L’idéal serait de réduire le nombre de mots utilisés pour exprimer une même idée. Allez à
l’essentiel, extraire d’un texte « la substantifique moelle » (Rabelais), nécessite d’appliquer une
méthode qui se doit d’être simple et qui requiert un entrainement pour une assimilation efficace.
a. Synthétiser un texte ou un discours

Réduire un texte ou un rapport pour en faire une présentation synthétique.


Tout texte bien écrit s’articule autour d’une ou de deux idées-maitresses autour desquelles se
greffent introduction, conclusion, illustrations et arguments. C’est dans ce cas que l’auteur
rédige avec méthode et acquiert des facilités à repérer l’idée principale.
Repérer l’idée principale, mais comment ? Il faut suivre trois (3) étapes :
Commencez par regarder le titre et les sous-titres, ou bien les éléments en gras et en
italique. Les légendes peuvent aussi être utiles. Cela vous prendra peu de temps et

vous vous demanderez alors : Quelle pourrait être l’idée principale du texte, au regard de ces seuls éléments ?
Lisez ensuite l’ensemble du texte une fois en diagonale, c’est-à-dire ce qui contient le
plus d’informations. Il faut donc se concentrer sur : - les premières et dernières lignes des
paragraphes ; - les conclusions s’il y en a ;
En effet, chaque paragraphe correspond à une unité de sens et souvent, sa première ligne en dit
l’essentiel, tout comme sa dernière.
Après, il faut reprendre la première formulation de l’idée principale en se demandant : Maintenant,
on aboutit à quelle formulation de manière à ce qu’elle soit plus précise ?
Lisez enfin le texte plusieurs fois en entier afin de gagner en rigueur.
Quel est votre critère ? C’est simple, une idée principale est une idée à laquelle on peut
rattacher tout le reste du texte.
Conseils pratiques pour une lecture complète : Soulignez, entourez, surlignez, résumez en
quelques mots chaque paragraphe tout le long du document.
Il est primordial de gagner en précision : La première lecture n’étant pas assez complète,
comme chaque fois qu’on découvre un document. Pour que l’ensemble soit maitrisé, il faut
insister sur les parties qui « résistent » encore.
Ces premières lectures doivent être renforcées par une lecture plus sourcilleuse. Il faut s’y
prendre à plusieurs reprises. L’idée principale, dégagée en premier lieu, est souvent trop large, et il
faudrait la restreindre. Pour la préciser en la réduisant, éliminez le superflu des aspects du texte.
Le résultat visé est de répondre à la question : Suis-je parvenu au maximum de précision possible pour
définir l’idée principale ?
Les textes longs et de plusieurs pages, font que deux idées principales cohabitent. Il faut les
préciser, et rappelez-vous que l’une l’emporte souvent sur l’autre par son importance.
b. S’exprimer en peu de mots

Il arrive qu’on doit respecter un format particulier : un nombre de mots limités, un nombre
précis de pages, et cela à partir d’un texte qui peut être relativement trop long.
Deux principes sont à respecter :
Supprimer les informations les moins importantes.
Trouver le bon synonyme, pour échapper à la répétition et trouver un style efficace.
Exercice p 50

Conseils pour la rédaction


-La Rédaction
Pour faire ressortir la qualité du travail de recherche, le style doit être clair et simple. Les phrases
doivent être courtes, en essayant d’éviter les phrases complexes et difficiles à comprendre. Il
convient également d’éviter les parenthèses, trop nombreuses, les citations trop longues et tout ce
qui nuit à la fluidité de la lecture.
Le paragraphe est à changer à chaque changement d’idée, de façon à faciliter la lecture. Dans le
cas où de nouveaux développements sont abordés, on peut sauter une ligne pour bien montrer la
rupture entre les lignes.
Dans un mémoire en français, évitez les répétitions de mots sauf en cas de nécessité, par exemple
pour les concepts centraux du mémoire en question. Il faudrait trouver des synonymes ou
d’autres formulations. L’expression « en exergue », par exemple, même utilisée à bon escient, ne
peut figurer plusieurs fois dans la même page ou des dizaines de fois dans le même mémoire.
Il faut faire preuve de logique et de rigueur : il est quelquefois possible de supprimer des phrases
entières sans dommage pour le sens du texte, bien au contraire, c’est même requis par soucis de
précision.
- Le paragraphe : Laissez un alinéa avant chaque titre ou sous-titre et entre chaque paragraphe.
Chaque fois que l’on va à la ligne, on isole un paragraphe. Un paragraphe peut se composer d’une
ou de plusieurs phrases. On signale ainsi que l’on veut développer une autre idée, sans que la
rupture ne soit assez importante pour indiquer un autre titre ou sous-titre. Faire plusieurs
paragraphes profitera au texte d’une meilleure lisibilité, d’une meilleure compréhension de
l’enchainement des idées par leur délimitation visuelle.
- La phrase : C’est un groupe de mots comportant au moins un verbe. Elle peut se terminer par
un point, un point d’exclamation, d’interrogation, trois points de suspension indiqués également
par « etc. » et placés après la virgule. On peut avoir une phrase simple avec un seul verbe ou une
phrase complexe avec plusieurs verbes et qu’on peut décomposer en plusieurs phrases simples.
Les phrases complexes rendent la lecture ardue.
- Le temps des verbes : Il est conseillé d’utiliser le temps présent dans la rédaction. Les phrases
sont ainsi plus simples à écrire et à lire.
50
Dans l’annonce de plan d’une introduction, il est préférable d’utiliser le présent à la place du
futur. Toutefois, dans la partie méthodologie du mémoire, il n’est pas rare d’utiliser le passé
composé pour expliciter les choix qui ont été faits.
- Le style du narrateur : Dans un travail de rédaction du mémoire, il est conseillé d’utiliser le «
nous » impersonnel, même s’il n’y a qu’un auteur, plutôt que le « je », réservé au cas où l’auteur
veut fortement marquer son choix. L’usage du jeu ne peut être effectué sans l’accord du directeur
de recherche. Les verbes composés avec « nous », doivent impérativement être conjugués à la
première personne du pluriel pour l’auxiliaire et à la première personne pour l’accord du participe
passé.
- La trilogie Introduction / Conclusion / Transition : Pour l’ensemble du mémoire, comme
chacune des parties et des chapitres, les développements sont précédés par une introduction et
suivis par une conclusion. On trouve donc une introduction et une conclusion par chapitre et par
partie. Le passage d’une partie à l’autre ou d’un chapitre à l’autre, est assuré par quelques phrases
de transition qui permettent une lecture fluide du document.
Schéma

La soutenance
La soutenance orale du mémoire est à préparer avec soin. C’est un moment très important sur tous
les plans personnel, académique et professionnel. L’objectif de la soutenance est de vérifier :

Votre capacité à exposer oralement et clairement votre travail.


Votre capacité à répondre aux questions des membres du jury.
La préparation de la soutenance comporte trois phases :
La relecture du mémoire et la préparation éventuelle d’un errata ;
La préparation du support de présentation orale ;
La préparation des réponses aux questions qui peuvent être posées par le jury.
- L’errata est facultatif : Si vous avez repéré lors de la préparation de la soutenance des coquilles
orthographiques ayant échappé aux lectures précédentes, il est nécessaire de produire un errata
qui sera distribué aux membres du jury au début de la soutenance (Vous pouvez le faire sous
forme de tableau à trois colonnes en spécifiant « localisation de l’erreur » (pages, paragraphes et
lignes), « erreur » (mention de l’erreur), et une troisième colonne « Correction de l’erreur » (mettre
le mot corrigé).
- Les supports visuels : Utilisation des diapositives (PowerPoint, Pages ou Prezi). Pour une durée
de 10 à 15 minutes de présentation, il faut compter environ une dizaine de diapositives). Vous
pouvez simuler la présentation orale pour plus d’efficacité et pour vérifier la durée.
- La présentation orale comprend également :
Le rappel de l’objectif du mémoire.
La synthèse.
La méthodologie ou le déroulement du travail.
Les principaux résultats.
Les limites du travail.
Ses prolongements possibles.

L’étudiant doit orienter sa présentation vers les points les plus importants de son travail, ceux qui
ont une véritable valeur ajoutée, et ainsi suggérer les questions ou les thèmes qui seront abordés
par les membres du jury. Il ne faut pas chercher à tout dire durant la soutenance.
La soutenance permet d’exprimer oralement des difficultés rencontrées qui ne peuvent pas faire
l’objet d’une traduction écrite. Elle doit permettre d’insister sur l’apport personnel de l’étudiant.
Lorsque la présentation orale est effectuée par deux étudiants co-auteurs du mémoire, il est
important qu’ils se coordonnent précisément au préalable.
Les diapositives doivent être :

Lisibles : utilisation de gros caractères et un modèle unique pour toute la présentation.


Faciles à comprendre : évitez les tableaux trop chargés et utilisez des phrases courtes que vous
commentez.
Sobres : évitez les animations sonores déplacés et l’excès d’effets spéciaux. Il est hors de
question cependant de copier des pages ou des tableaux Word sur les diapositives.
En outre, il est possible de présenter une vidéo courte dans la mesure où celle-ci possède une valeur
démonstrative liée au sujet ; mais également d’illustrer la présentation par images à valeur
pédagogique ajoutée.
Références bibliographiques

1. CAQUINEAU-GÜNDÜZ, M.-P., DELATOUR, Y., JENNEPIN, D., LESAGE-LANGOT,


F., 2019. Les 500 exercices de grammaire. Niveau B1, Hachette.

2. DUBOST, M. & TURQUE, C., 2014. Améliorer son expression écrite et orale. Ellipses Edition
Marketing S.A.
3. KALIKA, M., MOURICOU, P., GARREAU, L., 2018. Le mémoire de master. Méthod’o, 5e
édition, Dunot.

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