Gestion et Contrôle des Risques Financiers
1 Introduction à la Gestion des Risques Financiers
• Ce cours traite des divers risques financiers auxquels les entreprises sont exposées :
taux, change, solvabilité, etc.
• Objectif : introduire les concepts de gestion de risque et les outils d’évaluation pour
une gestion efficace, incluant le calcul de la VaR (Value at Risk).
• Importance : comprendre les menaces potentielles pour atteindre les objectifs et
prévenir ou anticiper le traitement des risques.
2 Historique et Évolution des Modèles Financiers
• 1900 : Thèse de Bachelier, introduisant la théorie de la spéculation et les processus
stochastiques à temps continu pour la couverture de risque.
• 1952 : Markowitz publie "Portfolio Selection", posant les bases de la théorie mod-
erne du portefeuille et la diversification des risques.
• 1964 : William Sharpe introduit le modèle CAPM (MEDAF), avec Fama synthéti-
sant l’hypothèse d’efficience des marchés (HEM) en 1970.
• 1973 : Black, Scholes et Merton introduisent la célèbre formule de valorisation des
options, et création du CBOE avec les mécanismes de clearing.
• Années 1980-1990 : Expansion des modèles de pricing et de couverture des pro-
duits dérivés, Basel I introduit le ratio Cooke pour un cadre de solvabilité.
3 Principaux Types de Risques Financiers
• Risque de marché : fluctuations de prix d’actifs.
• Risque de crédit : défaut potentiel de contrepartie.
1
• Risque de liquidité : difficulté à honorer ses engagements.
• Risque opérationnel : pertes dues aux défaillances internes.
• Risque de réputation, risque politique et risque pays.
4 Structure et Évaluation du Bilan d’une Entreprise
• Actif : tout ce que possède l’entreprise, y compris immobilisations, crédits, place-
ments et trésorerie.
• Passif : sources de financement, incluant fonds propres, dettes à long terme, dépôts
et épargne.
• Gestion Actif-Passif (ALM) : stratégie de gestion des risques financiers (taux
et liquidité) pour équilibrer le bilan.
5 Rôle des Fonds Propres dans la Gestion des Risques
• Définition : capitaux permettant à la banque de supporter des pertes inattendues
et de couvrir les risques.
• Return on Equity (ROE) : ratio de rendement, essentiel pour évaluer la rentabil-
ité des capitaux propres :
Résultat net
ROE =
Capitaux propres
6 Concept de Solvabilité et Ratios de Solvabilité
• Définition : capacité à rembourser les engagements ; dépend de la qualité des
actifs et du montant des dettes.
• Ratio de Cooke (1988) : premier ratio international de solvabilité :
Fonds propres
Solvabilité =
Encours pondérés de crédit (EPC)
• Ratio de McDonough (Bâle II, 2004) : prend en compte les risques de marché
et opérationnels en plus du risque de crédit :
F P ≥ 8%(RC + RO + RM )
2
7 Réglementation Prudentielle et Anticipation des Crises
Systémiques
• Rôle de la réglementation prudentielle : réduire le risque systémique et renforcer la
solidité des institutions financières.
• Influence du Comité de Bâle : renforcement des exigences de capital, normes mini-
males de contrôle prudentiel, coopération internationale.
• Réformes : Bâle I (1988), Bâle II (2004), et Bâle III (révision des ratios de solvabilité
en 2008-2014).
8 Évaluation Interne des Risques par les Banques
• Responsabilités des banques : évaluer et structurer leurs bilans pour respecter des
ratios prudentiels (ratio de McDonough).
• Transition des ratios Cooke à McDonough sous Bâle II pour une meilleure calibra-
tion des risques.
9 Conclusion
• La gestion des risques financiers est essentielle pour la stabilité et la performance
des institutions financières.
• L’évolution des accords de Bâle a renforcé les exigences de capital et de gestion du
risque, contribuant ainsi à une meilleure anticipation des crises financières.
10 Introduction
Certains agents économiques prennent conscience des risques financiers et cherchent à
s’en prémunir en les transférant, en tout ou en partie, à d’autres agents. L’évaluation des
risques est un processus continu qui doit être poursuivi tout au long du projet. La gestion
des risques ne signifie pas les éliminer, mais d’abord les définir, les identifier, les mesurer,
et enfin décider de les assumer, les réduire, les couvrir partiellement ou les diversifier.
11 Processus de Gestion des Risques
Le processus de gestion des risques correspond à un système d’analyse et de traitement
qui peut être décomposé en cinq étapes :
3
11.1 Identification du Risque
• Objectif : Identifier les incertitudes qui affectent l’actif considéré (maison, en-
treprise, etc.).
• Méthodes : Analyse de documents, entretiens, inspections, questionnaires, scénarios
et ateliers.
• Résultat : Recensement des risques dans un catalogue, présenté sous forme de
tableau.
11.2 Évaluation du Risque
Chaque risque identifié est évalué selon deux critères :
1. Conséquences financières : Importance des dommages potentiels.
2. Probabilité d’occurrence : Probabilité que le risque se réalise.
Les résultats de l’évaluation permettent de classer les risques par ordre d’importance :
• Risques acceptables : Peu critiques.
• Risques moyennement acceptables : Critiques.
• Risques inacceptables : Majeurs.
11.2.1 Matrice d’Évaluation des Risques
L’évaluation du risque (R) est obtenue en combinant la probabilité d’occurrence et la
sévérité des conséquences, comme illustré ci-dessous :
Conséquences / Probabilité Négligeable Marginal Critique Catastrophique
Impossible Faible Faible Faible Modéré
Faible Faible Modéré Modéré Sérieux
Possible Faible Modéré Sérieux Élevé
Fréquent Modéré Sérieux Élevé Élevé
11.3 Sélection des Techniques de Gestion du Risque
Quatre techniques permettent de réduire les risques :
1. Éviter le risque : Ne pas prendre un risque spécifique.
2. Prévenir le risque : Rendre le risque moins probable.
3. Absorber le risque : Assumer les pertes par ses propres ressources.
4
4. Transférer le risque : Transférer le risque à un autre agent.
Trois principales formes de transfert de risque :
• Couverture : Renoncer à un gain.
• Assurance : Payer une prime.
• Diversification : Réduire les variations extrêmes.
11.4 Mise en Œuvre des Plans d’Action
Après sélection des actions de gestion de risques :
• Minimiser les coûts de la solution adoptée.
• Les coûts comprennent :
– Coûts de prévention et de limitation des dommages.
– Coûts des dommages pris en charge.
– Primes d’assurance et coûts liés au transfert de risques.
– Coûts administratifs.
• Mesures à prendre pour réduire la probabilité d’occurrence et/ou les conséquences
financières et non financières des risques.
11.5 Contrôle et Suivi de la Gestion des Risques
Le processus de gestion des risques s’achève par un contrôle continu qui inclut :
• Surveillance continue et réévaluation des risques.
• Documents et rapports de suivi :
– Catalogue des risques.
– Profil des risques.
– Statistiques de dommages.
– Plans d’action.
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Différents Types de Risques en Finance
1. Risque de Marché
Le risque de marché correspond à une perte potentielle liée à une variation défavorable
des paramètres de marché. Les principaux types de risques de marché sont :
[label=–]Risque de taux : concerne les produits à taux fixe (exemple : obligations)
et à taux variable. Risque de change : résulte des fluctuations des taux de change
(exemple : EUR/MAD). Risque actions : perte en capital entre l’achat et la
revente d’un titre. Risque matières premières : lié à la volatilité des prix et aux
fluctuations des cours.
2. Risque de Crédit
Le risque de crédit est l’incapacité d’une contrepartie (particulier, entreprise ou institution
financière) à honorer ses obligations financières vis-à-vis de la banque. Ce risque dépend
de la solvabilité et de la fiabilité de la contrepartie.
3. Risque Opérationnel
Le risque opérationnel est défini comme une perte résultant :
[label=–]D’échecs ou d’inadéquations des processus internes. D’erreurs humaines,
de pannes systèmes, de fraudes ou de litiges. D’événements externes, tels que des
catastrophes naturelles ou des incendies.
4. Risque Pays
Le risque pays désigne l’incapacité ou la défaillance d’une contrepartie située dans un
pays émergent à respecter ses obligations financières en raison de :
[label=–]Facteurs politiques (exemple : instabilité politique). Facteurs économiques
(exemple : récession ou crise économique).
5. Risque de Modèle
Ce risque correspond à une perte liée à l’utilisation d’un modèle :
[label=–]Inapproprié ou erroné pour la valorisation des positions. Mal calibré pour
le calcul des indicateurs de risque.
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6. Risque de Liquidité
Le risque de liquidité est lié à l’incapacité de vendre un actif rapidement sans affecter son
prix de manière significative.
Mesure des Risques
Objectifs Principaux
La mesure des risques en finance a pour objectifs :
[label=–]Quantifier et contrôler l’exposition au risque. Fixer les exigences en fonds
propres nécessaires pour couvrir les risques. Donner un coût au risque et déterminer
un prix pour des produits financiers comme les options. Évaluer la rentabilité d’une
activité grâce au ratio rendement/risque. Aider à la prise de décision en comparant
des portefeuilles ou stratégies d’investissement.
Méthodes de Mesure
[label=–]Volatilité : mesure historique de la variation des rendements d’un porte-
feuille. Cette mesure est utilisée dans le modèle de Markowitz, où l’agent maximise
l’espérance du gain pour un niveau de risque donné (l’écart-type des rendements).
VaR (Valeur en Risque) : mesure de la perte potentielle maximale pour un
portefeuille sur un horizon donné, avec un certain niveau de confiance.
Différentes Approches du Calcul des Fonds Propres
Contexte
Le premier pilier de Bâle II exige l’amélioration des calculs des risques et l’adéquation de
leur couverture par des fonds propres. Les approches recommandées incluent :
1. Approches pour le Risque de Marché
[label=–]Méthode standard : utilise des pondérations fixées pour les différents
actifs. Méthode des modèles internes : repose sur des modèles développés par
l’institution financière pour évaluer ses expositions.
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2. Approches pour le Risque de Crédit
[label=–]Méthode standard : repose sur les évaluations externes des agences de
notation. Méthode de base des notations internes : les banques évaluent
elles-mêmes la probabilité de défaut des emprunteurs, mais les autres paramètres
sont fixés par le Comité de Bâle. Méthode avancée des notations internes :
les banques estiment tous les paramètres d’exposition au risque de crédit.
3. Approches pour le Risque Opérationnel
[label=–]Méthode de l’indicateur de base : calcul basé sur un pourcentage des
revenus bruts. Méthode standard : les activités de la banque sont segmentées en
différentes lignes de métier, chacune ayant des pondérations spécifiques. Méthodes
avancées : modèles internes développés par la banque pour évaluer les pertes
potentielles liées au risque opérationnel.
Activités des marchés
Un marché financier est représenté par l’évolution d’un certain nombre d’actifs. Ces actifs
sont parfois appelés des titres, ou des actions.
Types de marchés
Marché de gré à gré
Un marché de gré à gré, appelé over-the-counter (OTC) en anglais (hors Bourse), est un
marché sur lequel la transaction est conclue directement entre le vendeur et l’acheteur.
Marchés organisés
Un marché organisé (ou en Bourse) est un marché où la transaction se fait avec la Bourse.
Mécanismes des marchés organisés
• Propriétaires :
1. Les intervenants : individus ou institutions.
2. Les courtiers.
• Règlement :
1. Cotation en temps réel.
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2. Diffusion d’informations sur toutes les transactions.
3. Protection contre les dysfonctionnements (délit d’initié, manipulation de co-
tation, etc.).
• Indices : Les indices sont le baromètre d’un marché. Ils permettent de capturer
l’évolution d’un marché ou d’un secteur, et non d’un titre individuel.
Nature du risque de marché
Définition
Le risque de marché est le risque de perte résultant de la volatilité et de la fluctuation
de valeur d’une position, suite à une variation de la valeur de l’actif sous-jacent ou de
l’instrument dérivé.
Par actif sous-jacent :
• Variation des cours des actions.
• Variation des taux d’intérêt.
• Variation des taux de change.
• Variation des cours des matières premières.
Par instrument dérivé :
• Variation de la valeur des dérivés fermes.
• Variation de la valeur des options (vanille/exotiques).
L’approche standard relative aux risques de marché
Cette méthode est utilisée par les petites et moyennes banques. Chaque catégorie d’instrument
nécessite une méthode de calcul différente.
Catégories de risques et périmètres de calcul
Portefeuille de négociation
Les banques peuvent détenir un portefeuille de négociation comportant des instruments
financiers et marchandises à des fins de négoce ou pour couvrir d’autres positions.
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Catégorie de risque Périmètre de calcul
Risque de taux Portefeuille de négociation
Risque des actions Portefeuille de négociation
Risque de change Totalité des opérations
Risque de matière première Totalité des opérations
Table 1: Catégories de risques et périmètres de calcul
Conditions pour les positions dans le portefeuille de négociation :
• Les positions doivent être négociables.
• Les positions doivent être évaluées fréquemment et gérées activement.
• Il y a intention de profiter des fluctuations de marché à court terme.
Approches des modèles relatifs aux risques de marché
Exigences pour l’utilisation des modèles internes :
• Améliorer le système d’information pour la qualité des données.
• Obéir à certains standards (validation des modèles).
• Effectuer des simulations de crise régulièrement.
Critères pour une bonne gestion du risque
Qualitatifs :
• Contrôle des risques.
• Rapports quotidiens sur les résultats des modèles.
• Transparence des modèles.
Quantitatifs :
• Perte potentielle calculée quotidiennement sur 10 jours.
• Seuil de confiance de 99%.
Backtesting et validation des modèles
Le backtesting permet de vérifier si les modèles prédisent correctement le risque.
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Méthode :
• Comparaison des pertes réelles et prévues.
• Définition des zones (verte, orange, rouge) selon le nombre d’exceptions.
Stress Testing
Le stress testing évalue les impacts des événements exceptionnels sur les portefeuilles en
simulant des scénarios de crise (e.g., faillite Lehman Brothers).
La valeur en risque
L’outil mathématique recommandé par la commission bancaire est la Valeur en Risque
ou Value at Risk (VaR). La VaR respecte les points 1-3-4 sans problème et le point 2
sous certaines conditions. Elle permet de répondre à la question suivante :
Combien l’établissement financier peut-il perdre avec une probabilité α s’il
détenait certains actifs pendant une certaine période T fixée ?
Définition
La Value at Risk est la perte potentielle maximale, à l’intérieur d’un intervalle de confiance
donné, sur un portefeuille, sur un horizon déterminé.
Exemple
VaR à 99% à 1 mois = 250 000 MAD : je prédis avec une fiabilité de 99%
que je perdrais au maximum 250 000 MAD le mois prochain.
Deux paramètres importants dans le calcul de la VaR :
1. La période de détention des titres T : Elle est généralement mesurée en jours
de marché et se réfère à la période durant laquelle l’institution est exposée au risque
de la position. Elle dépend de la nature des actifs qui composent le portefeuille (en
particulier de leur liquidité).
2. L’intervalle de confiance : Mesure le "degré" de risque que l’institution est
prête à supporter (les pertes acceptables). Cet intervalle de confiance varie selon
les objectifs que se fixe l’institution (notation, réglementation, optimisation de la
rentabilité, etc). Plus il est important (ex. 99%), plus la probabilité que la perte
dépasse la VaR est faible.
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Méthodes de calcul de la VaR
Il existe trois méthodes pour le calcul de la VaR :
1. VaR analytique ou paramétrique avec hypothèse de normalité ;
2. VaR historique ou non paramétrique avec hypothèse : l’avenir reproduit le
passé ;
3. VaR de Monte-Carlo : le calcul se base sur un échantillon aléatoire des scénarios
de cours.
Les trois méthodes utilisent des données du passé pour estimer les variations de la
valeur du portefeuille dans le futur proche. Cela suppose que la variation du portefeuille
est stationnaire (le futur se comporte comme le passé). Cela rend l’approche VaR per-
tinente uniquement dans des conditions normales de marché (sauf si les données ont été
collectées durant des périodes anormales).
Rappels statistiques
Définition : Pour tout α ∈ [0, 1], le quantile α de la distribution d’une variable aléatoire
continue X est un nombre réel xα tel que
F (xα ) = P (X < xα ) = α
Si nous connaissons la fonction de distribution F (x) de X, nous avons xα = F −1 (α).
Exemple : Dans le cas où X ∼ N (µ, σ 2 ),
X −µ xα − µ
P (X < xα ) = P < = P (Z < zα ) = α
σ σ
X−µ xα −µ
avec Z = σ
∼ N (0, 1) et zα = σ
.
Méthode analytique de calcul de la VaR
La méthode analytique repose sur trois hypothèses :
1. La variation de la valeur du portefeuille est indépendante du temps (stationnarité)
;
2. Les rendements suivent une distribution normale ;
3. Le portefeuille est linéaire.
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Calcul de la VaR paramétrique : Soit un portefeuille composé de k titres dont
la composition est θ = (θ1 , . . . , θk ). Nous notons Si (t) et ri (t), le prix et le rendement
journalier du titre i à la date t, et la valeur du portefeuille est donnée par
k
X
V (t) = θi Si (t)
i=1
On suppose que les facteurs de risque sont les rendements des actifs. La variation de la
valeur du portefeuille entre les dates t et t + 1, appelée le PnL (Profit and Loss), est
k
X
P nL = V (t + 1) − V (t) = θi Si (t)ri (t + 1) = θt R(t + 1)
i=1
Supposons que les rendements sont gaussiens : R(t + 1) ∼ N (µ, σ 2 ), alors
P nL ∼ N (θt µ, θt σ 2 θ)
La valeur en risque est alors définie par :
VaR(α) = − inf{x | P (P nL ≤ x) > α}
On a
P (P nL ≤ −V ar(α)) > α
De plus, ϕ est continue en −V ar(α) donc
P (P nL ≤ −V ar(α)) = α
d’où !
P nL − θ∗t µ −V ar(α) − θ∗t µ
P p ≤ p =α
θ∗t σ 2 θ∗ θ∗t σ 2 θ∗
et donc
p
V ar(α) = −ϕ−1 (α) θ∗t σ 2 θ∗ − θ∗t µ
Une autre écriture de cette VaR est :
v
u k k k
−1
uX X X
V ar(α) = −ϕ (α) t ρi,j σi σj θi θj Si (t)Sj (t) − θi Si (t)µi
i=1 j=1 i=1
où ρi,j sont les corrélations.
Les rendements étant gaussiens, pour toute période de temps T donnée, on peut
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généraliser ainsi :
R(T ) ∼ N (T µ, T σ 2 )
Les autorités de supervision autorisent les banques à convertir la VaR 1 jour en une VaR
10 jours :
√
VaR10j = 10 VaR1j
Remarque
La VaR est une fonction croissante de l’intervalle de confiance : plus celui-ci augmente,
plus la valeur de la VaR est importante. En général, pour des horizons courts, il est
souvent admis de supposer que µ = 0, ce qui implique une relation linéaire entre le risque
(volatilité) et la valeur en risque.
Méthodes de calcul de la VaR historique et Monte-Carlo
VaR historique : Cette méthode consiste à observer le comportement historique de la
position et de construire une distribution empirique des PnL historiques. On trie ces PnL
par ordre croissant et on détermine le quantile α comme valeur de la VaR.
VaR Monte-Carlo : La VaR Monte-Carlo est basée sur la simulation des facteurs de
marché (rendements) en supposant une loi de distribution, et en valorisant le portefeuille
avec les facteurs simulés. On obtient un quantile α pour estimer la VaR.
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