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Correction Exos Nombres Réels MIP

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Année universitaire : 2024-2025

Université Mohammed Premier


Filière : MIP
Faculté des sciences
Module : Analyse 1
Département de Mathématiques Oujda
Semestre : 1 Travaux dirigés : 1

Correction de la série des exercices sur les nombres réels

Exercice 1
Montrons que l'assertion suivante est vraie :

(L) : ∀(a, b) ∈ R2 , (∀ε > 0 , b ⩽ a + ε) =⇒ b ⩽ a .

Par contraposée ( c.-à-d. (P ⇒ Q) ⇐⇒ (non(Q) ⇒ non(P )), il sut de montrer que

∀(a, b) ∈ R2 , b > a =⇒ (∃ε > 0 , b > a + ε) .

Soient a et b deux réels, supposons que b > a. Essayons de trouver un réel strictement positif ε
qui vérie : a + ε < b.
b−a
En eet, on pose ε = , donc ε > 0 (car b > a). On a
2
b−a
a+ε = a+
2
b a b b
= + < + =b (car a < b).
2 2 2 2

Ainsi, on a montré qu'il existe ε > 0 tel que b > a + ε. Donc, l'assertion (L) est vraie.
2- En changeant l'emplacement des parenthèses dans l'assertion (L) , on obtient l'assertion
suivante :
(P) : ∀(a, b) ∈ R2 , ∀ε > 0 , (b ⩽ a + ε =⇒ b ⩽ a) .
La négation de l'assertion (P) est la suivante :

non(P) : ∃(a, b) ∈ R2 , ∃ε > 0 , (b ⩽ a + ε) et (b > a) .

Si on prend : b = 10, a = 8 et ε = 3 , alors (b ⩽ a + ε) et (b > a). Ainsi, non(P) est vraie, et


par conséquent (P) est fausse.

Exercice 2
1- Montrons que : ∀n ∈ N , n2 est pair =⇒ n est pair .


Par contraposée, il sut de montrer que : ∀n ∈ N , n est impair =⇒ n2 est impair .




En eet, soit n un entier pair, donc il existe k ∈ N tel que n = 2k + 1, donc

n2 = (2k + 1)2 = 4k 2 + 4k + 1 = 2(2k 2 + 2k) + 1.

Ainsi, si on pose k′ = (2k2 + 2k) alors k′ ∈ N et n2 = 2k′ + 1. Ce qui implique que n2 est impair.

2- Montrons que / Q.
2∈
1

Procédons par l'absurde. On suppose que 2 ∈ Q, donc il existe p ∈ N et q ∈ N∗ tel que
√ p p
2 = . On peut supposer que la fraction est irréductible (c.-à-d. le plus grand commun
q q
 √  2 p2
diviseur de p et q est égale à 1), donc 2 = 2 , d'où
q
p2 = 2q 2 . (1)

Donc p2 est un entier pair, d'où, d'après la question (1), p est pair, donc il existe k ∈ N tel
que p = 2k. En remplaçant dans l'égalité (1), on obtient 4k2 = 2q 2 , d'où q 2 = 2k2 , et par
conséquent q 2 est pair, ce qui implique que q est pair.
On a montré que les deux entiers p et q sont pairs et cela contredit le plus grand commun

diviseur de p et q est égale à 1. Ainsi, 2 ∈/ Q.

Exercice 3
 
nm + 1
1- L'ensemble A est donné par : A = | n∈N , m∈N .
∗ ∗
nm
Soient n ∈ N∗ et m ∈ N∗ , on a
nm + 1 2mn − nm − 1 mn − 1
2− = = , (car mn ⩾ 1)
nm nm nm
nm + 1
donc, pour tous n ∈ N∗ et m ∈ N∗ , on a : ⩽ 2, cela implique que 2 est un majorant
nm
de A.
nm + 1 1+1
De plus, pour n = m = 1 on aura : = = 2 ∈ A, ce qui traduit que 2 est le
nm 1
maximum de l'ensemble A.
2- Soient n ∈ N∗ et m ∈ N∗ , on a
nm + 1 1 1
= 1+ > 1, (car > 0) (2)
nm nm nm
donc 1 est minorant de A. Pour montrer que : inf(A) = 1 , il sut de vérier que 1 est le plus
grand des minorants de l'ensemble A (c'est exactement la dénition de la borne inférieure). En
eet, soit α un minorant de l'ensemble A, on doit monter que : α ≤ 1.
Par absurde, on suppose que α > 1. Comme α est minorant de l'ensemble A alors
nm + 1
∀n, m ∈ N∗ , α≤ ,
nm
cette assertion est vraie pour tout m ∈ N∗ , en particulier pour m = 1 on obtient
n+1
∀n ∈ N∗ , α≤ ,
n
donc
∀n ∈ N∗ , n(α − 1) ≤ 1,

2
or, par hypothèse, α − 1 > 0 alors
1
∀n ∈ N∗ , n≤ ,
α−1

1
cela signie que N∗ est majoré par , ce qu'est absurde car l'ensemble N∗ est non majoré.
α−1
Ainsi α ≤ 1, ce qui implique que 1 est le grand des minorants de l'ensemble A, c. à d. inf(A) = 1.
nm + 1
3- D'après (6), on a : ∀n, m ∈ N∗ , > 1 , vu cette inégalité stricte on déduit que 1 ∈
/ A,
nm
or inf(A) = 1 alors l'ensemble A n'admet pas un minimum.

Exercice 4
 
[x]
 Soit A= | x ∈ R+ .

x
[x]
Soit x ∈ R∗+ , on a 0 ⩽ [x] ⩽ x, et comme x > 0 alors on aura 0 ⩽ ⩽ 1.
x
Ainsi, l'ensemble A est minorée par 0 et majorée par 1.
[x] [0.5]
Pour x = 0.5 on a = = 0, donc 0 ∈ A, et puisque 0 est un minorant de A alors 0 est le
x 0.5
plus petit élément de A, d'où min(A) = 0, et par conséquent la borne inférieure de A est aussi
égale à 0, c.-à-d. inf(A) = 0.
[x] x
Pour x ∈ Z∗ on a = = 1, donc 1 ∈ A, et puisque 1 est un majorant de A alors 1 est le
x x
plus grand élément de A d'où max(A) = 1 et par conséquent la borne supérieure de A est aussi
égale à 1, c.-à-d. sup(A) = 1.
(−1)n
 
 Soit B = 1 + | n∈N .∗
n
Soit n ∈ N∗ :
(−1)n 1
Si n est pair alors 1 + = 1 + , or n ⩾ 2 alors
n n
1 1 3
∀n ∈ 2N∗ , 1 ⩽ 1 + ⩽ 1 + = . (3)
n 2 2
(−1)n 1
Si n est impair alors 1 + = 1 − , donc on a
n n
1
∀n ∈ (2N + 1), 0 ⩽ 1 − ⩽ 1. (4)
n
De (3) et (4), on déduit que
(−1)n 3
∀n ∈ N∗ , 0 ⩽ 1 + ⩽ . (5)
n 2
3
Ainsi, l'ensemble B est minorée par 0 et majorée par .
2
(−1)n 3 3 3
Pour n = 2 on a 1 + = , donc ∈ A, et puisque est un majorant de B alors
n 2 2 2
3
max(B) = sup(B) = .
2
(−1)n
Pour n = 1 on a 1 + = 0, donc 0 ∈ A, et puisque 0 est un minorant de B alors
n
min(B) = inf(B) = 0.

3
Exercice 5
Soient A et B deux parties non vides et bornées de R. On note :
−A = {−x | x ∈ A}, A+B = {a+b | a ∈ A et b ∈ B} et A−B = {a−b | a ∈ A et b ∈ B}
1- Les ensembles A et B sont non vides bornés dans R, donc ils admettent des bornes
supérieures et inférieures.
Soit y ∈ (−A) donc il existe x ∈ A tel que y = −x, or x ⩽ inf(A) alors y ⩾ − inf(A) et par
conséquent − inf(A) est un majorant de (−A).
La caractérisation de la borne inférieure de A implique que :
∀ε > 0, ∃a ∈ A, inf(A) ⩽ a < inf(A) + ε,
donc
∀ε > 0, ∃a ∈ A, − inf(A) − ε < −a ⩽ − inf(A).
D'où, si on pose y = −a et (
β = − inf(A) alors on résume ce qu'on a montré en :
β est un majorant de (−A)
∀ε > 0, ∃y ∈ (−A), β − ε < y ⩽ β.

Ainsi, β est la borne supérieure de (−A), d'où sup(−A) = − inf(A).


2- Soit y ∈ (A + B), donc il existe a ∈ A et b ∈ B tel que x = a + b, or a ⩽ sup(A) et
b ⩽ sup(B) alors x ⩽ sup(A) + sup(B), ce implique que sup(A) + sup(B) est un majorant de
(A + B).
La caractérisation des borne supérieures de A et B implique que pour tout ε > 0 il existe
a ∈ A et b ∈ B tels que :
ε ε
sup(A) − < a ⩽ sup(A) et sup(B) − < b ⩽ sup(B),
2 2
en additionnant ces deux inégalités terme à terme on obtient :
sup(A) + sup(B) − ε < a + b ⩽ sup(A) + sup(B).
D'où, si on pose y = a + b et α = sup(A) + sup(B) alors on résume ce qu'on a montré en :
α est un majorant de (A + B)
(

∀ε > 0, ∃y ∈ (A + B), α − ε < y ⩽ α.

Ainsi, α est la borne supérieure de A + B , d'où sup(A + B) = sup(A) + sup(B).


On a
A−B = {a − b | a ∈ A et b ∈ B}
= {a + (−b) | a ∈ A et b ∈ B}
= {a + x | a ∈ A et x ∈ (−B)}
= A + (−B)
Ainsi
sup(A − B) = sup (A + (−B))
= sup(A) + sup(−B)
= sup(A) − inf (B) (car sup(−B) = −inf (B))
3- On a
4
x ∈ A ∪ B =⇒ (x ∈ A) ou (x ∈ B)
=⇒ (x ⩽ sup(A)) ou (x ⩽ sup(B))
=⇒ x ⩽ max{sup(A), sup(B)}.
Ainsi, max{sup(A), sup(B)} est majorant de A ∪ B .

Soit α un majorant de A ∪ B :
Si a ∈ A alors a ∈ A ∪ B , et par conséquent a ⩽ α, donc α est un majorant de A, d'où
sup(A) ⩽ α. (6)

De même, si b ∈ B alors b ∈ A ∪ B , et par conséquent b ⩽ α, donc α est un majorant de B ,


d'où
sup(B) ⩽ α. (7)
De (6) et (7) on déduit que max{sup(A), sup(B)} ⩽ α et par conséquent max{sup(A), sup(B)}
est le plus petits des majorant de A ∪ B , donc sup(A ∪ B) = max{sup(A), sup(B)}.
4- On a
−(A ∪ B) = {−x | x ∈ A ou x ∈ B}
= {y | y ∈ (−A) ou y ∈ (−B)}
= (−A) ∪ (−B).
Ainsi
inf(A ∪ B) = − sup (−(A ∪ B)) ( d'après la question 1 )
= − sup ((−A) ∪ (−B))
= − max{sup(−A), sup(−B)} ( d'après la question 3 )
= − max{− inf(A), − inf(B)} ( d'après la question 1 )
Remarquons que max{− inf(A), − inf(B)} = − min{inf(A), inf(B)}, donc
inf(A ∪ B) = min{inf(A), inf(B)}.

Exercice 6
Soit A une partie non vide et bornée de R. On note B = |x − y| | (x, y) ∈ A2 .


1- A est une partie non vide bornée de R, donc elle admet une borne supérieure et une borne
inférieure.
L'ensemble A est non vide, donc il existe a ∈ A, ainsi |a − a| = 0 ∈ B , et par conséquent B est
non vide.
Soit (x, y) ∈ A2 , On a (
inf(A) ⩽ x ⩽ sup(A)
inf(A) ⩽ y ⩽ sup(A)
donc (
inf(A) ⩽ x ⩽ sup(A)
− sup(A) ⩽ −y ⩽ − inf(A)
en additionnant ces deux inégalités terme à terme on obtient :
inf(A) − sup(A) ⩽ x − y ⩽ sup(A) − inf(A),
5
d'où |x − y| ⩽ sup(A) − inf(A), et par conséquent sup(A) − inf(A) est un majorant de B .
En résumé, on a montré que B est une partie non vide majorée de R, donc elle admet une borne
supérieure que l'on notera δ .
2- On a δ = sup(B), montrons que δ = sup(A) − inf(A). En eet, dans la question 1, on a déjà
montrer que sup(A) − inf(A) est un majorant de B , donc sup(A) − inf(A) est plus grand que
la borne supérieure de B , c.-à-d.
sup(A) − inf(A) ⩾ δ. (8)
Soient x et y deux éléments de A, on a |x − y| ∈ B donc |x − y| ⩽ δ , ce qui implique que
x − y ⩽ δ.
Ainsi, pour un certain y ∈ A on a : ∀x ∈ A, x ⩽ y + δ, donc y + δ est un majorant de A, et
par conséquent sup(A) ⩽ y + δ , ce qui implique que sup(A) − δ ⩽ y .
Cette dernière inégalité est vraie pour tout y ∈ A, ce qui signie que sup(A) − δ est un minorant
de A, ainsi on a sup(A) − δ ⩽ inf(A), d'où
sup(A) − inf(A) ⩽ δ. (9)
Enn, grâce à (8) et (9), on déduit que δ = sup(A) − inf(A).

Exercice 7
1- Pour tout (x, y) ∈ R2 on a
 
 x + y − 1 < [x + y] ⩽ x + y
  x + y − 1 < [x + y] ⩽ x + y

x−1 < [x] ⩽ x d'où −x ⩽ −[x] < −x + 1
 
y−1 < [y] ⩽ y −y ⩽ −[y] < −y + 1
 

En additionnant ces inégalités terme à terme on obtient

−1 < [x + y] − [x] − [y] < 2,

et puisque [x + y] − [x] − [y] ∈ Z alors [x + y] − [x] − [y] ∈ {0, 1}.


2- soient x ∈ R et n ∈ N∗ , on a
 
[nx] [nx]
= [x] ⇐⇒ [x] ⩽ < [x] + 1
n n
⇐⇒ n[x] ⩽ [nx] < n[x] + n.
 
[nx]
Donc pour montrer que = [x], il sut de montrer que n[x] ⩽ [nx] < n[x] + n.
n
En eet, on a [x] ⩽ x, donc n[x] ⩽ nx. De plus on a nx < [nx] + 1 donc

n[x] < [nx] + 1,

et comme n[x] ∈ Z et [nx] ∈ Z alors


n[x] ⩽ [nx]. (10)
On a x < [x] + 1, donc nx < n[x] + n, de plus [nx] ⩽ nx, d'où

[nx] < n[x] + n. (11)

6
Ainsi, grâce à (10) et (11) on déduit que n[x] ⩽ [nx] < n[x] + n.

Exercice 8
Montrons que l'ensemble ID est dense dans R.
En eet soient x et y deux réels tels que x < y . Montrons qu'il existe un nombre décimal
a
compris entre x et y , c.-à-d. : ∃(a, n) ∈ Z × N , x < n < y .
10
Autrement écrit, il sut de montrer que : ∃(a, n) ∈ Z × N , 10n x < a < 10n y .
L'existence d'un entier relatif a entre les deux réels 10n x et 10n y est possible si :
(10n y − 10n x) > 1 , c.-à-d. si 10n (y − x) > 1 .
Ainsi, pour montrer l'existence d'un nombre décimal compris entre x et y il sut de trouver un
couple (a, n) ∈ Z × N qui vérie :
10n x < a < 10n y et 10n (y − x) > 1.

Grâce au principe d'Archimède, il existe n ∈ N tel que n(y − x) > 1. Or 10n > n alors
10n (y − x) > 1
Posons a = [10n x] + 1, donc 10n x < a . De plus on a 10n (y − x) > 1 donc 10n y > 10n x + 1 et
comme 10n x + 1 ⩾ [10n x] + 1 alors 10n y > a . On conclut donc que 10n x < a < 10n y . Ce qu'il
fallait montrer.

Exercice 9
Soit f une application croissante de [0, 1] dans [0, 1], on considère l'ensemble A déni par :
A = {x ∈ [0, 1] | f (x) ⩾ x} .
1- f est une application croissante de [0, 1] dans [0, 1], donc f (0) ∈ [0, 1], ainsi f (0) ⩾ 0, d'où
0 ∈ A. Donc A est non vide.
Par dénition A ⊂ [0, 1], donc A est majorée par 1. Ainsi, A est une partie non vide majorée
dans R, et par conséquent elle admet une borne supérieure que l'on note m.
2- On a A ⊂ [0, 1] et sup(A) = m, donc 0 ⩽ m ⩽ 1, ainsi on peut appliquer f à m.
On a sup(A) = m, donc pour tout ε > 0 il existe un élément a de A tel que

m − ε < a ⩽ m, (12)

comme l'application f est croissante alors f (a) ⩽ f (m), de plus a ⩽ f (a) (car a ∈ A). Donc
(12) implique que
∀ε > 0, m < f (m) + ε,

ainsi, d'après l'exercice 1, on déduit que m ⩽ f (m).


Deuxième méthode :
Pour tout a ∈ A, on a a ⩽ m, or f est croissante alors f (a) ⩽ f (m), et comme a ⩽ f (a) (car
a ∈ A) alors on a
∀a ∈ A, a ⩽ f (m).
Ce qui implique que f (m) est majorant de A, or sup(A) = m alors m ⩽ f (m).
3- D'après la question 2, on a m ⩽ f (m), or f est croissante alors
7
f (m) ⩽ f (f (m)) ,

et par conséquent f (m) ∈ A, ce qui implique que f (m) ⩽ sup(A) = m.


Ainsi, f (m) ⩽ m et d'après la question 2 on a m ⩽ f (m), donc f (m) = m. On dit que f admet
un point xe.
Interprétation géométrique :
Si f est une application croissante de [0, 1] dans [0, 1] alors le graphe de f coupe nécessairement
la droite (∆) d'équation : y = x.

Exercice 10
On considère la partie A de Q dénit par : A = {x ∈ Q+ | x2 < 2}.
1- On a 0 ∈ Q+ et 02 = 0 < 2, donc 0 ∈ A, ainsi A est non vide.
Soit x ∈ A, donc x2 < 2 < 9, ce qui implique que x < 3. Ainsi 3 est un majorant de A, or 3 ∈ Q
alors A est majorée dans Q.
2 − a2 2 − a2
2.1- Soit a ∈ A. On pose b = a + , donc b − a = , or a2 < 2 alors b > a.
2+a 2+a
2 − a2 2a + 2 2a + 2
On a : b = a + = , or a ∈ Q+ alors ∈ Q+ , et par conséquent b ∈ Q+ . De
2 + a  2 + a 2+a
2
2a + 2 2(2 − a2 )
plus on a 2 − b = 2 −
2
= 2
, or a2 < 2 alors b2 < 2. Ainsi b ∈ A.
2+a (2 + a)
2.2- Supposons que A admet un plus grand élément que l'on note m.
m = max(A) implique que m ∈ A et m est un majorant de A.
2 − m2
Si pose b = m + alors, d'après la question 2.1, on a
2+m
b ∈ A et b > m,

ce qui contredit m est un maximum de A.


3- Par absurde, on suppose que A admet une borne supérieure qui appartient à Q, c.-à-d. il
existe s ∈ Q, tel que sup(A) = s.
Remarquons que s ∈ Q+ , car 0 ∈ A et sup(A) = s.
Selon la valeur de s, on a trois cas possibles :
 Premier cas s2 < 2 :
On sait que s ∈ Q+ , donc s ∈ A. Or s = sup(A) alors s = max(A). Ce qu'est absurde, car,
d'après la question précédente, A n'admet pas un maximum.
 Deuxième cas s2 = 2 :
√ √
On sait que s ∈ Q+ , donc 2 = s, d'où 2 ∈ Q+ ce qu'est absurde.
 Troisième cas s2 > 2 :
2 − s2 2 − s2
On pose b = s + , donc b − s = , or s2 > 2 alors b < s.
2+s 2+s
2 − s2 2s + 2 2s + 2
On a : b = s + = , or s ∈ Q+ alors ∈ Q+ , et par conséquent b ∈ Q+ .
2+s 2+s 2+s
2
2(2 − s2 )

2s + 2
De plus on a 2 − b = 2 −
2
= , or s2 > 2 alors 2 < b2 .
2+s (2 + s)2
8
Ainsi, pour tout x ∈ A on a : x2 < 2 < b2 , d'où x < b, il en résulte que b est majorant A.
En résumé, on a montré que b est majorant de A qui vérie : b < s, ce qui contredit s = sup(A).
4- Considérons l'assertion suivante :
(P) : Toute partie non vide majorée de Q admet une borne supérieure dans Q.
L'assertion (P) est fausse. En eet, A est une partie non vide majorée de Q qui n'admet pas
une borne supérieure dans Q.

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