SOMMAIRE
INTRODUTION
I- DEFINITION
II- ÉTYMOLOGIE ET ÉVOLUTION SÉMANTIQUE
III- LES CAUSES DE L’HOMOSEXUALITÉ
IV- IMPACTS L’HOMOPHOBIE
CONCLUSION
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INTRODUTION
L'homosexualité (terme forgé au XIXe siècle) désigne l'attirance
sexuelle ou amoureuse envers une personne du même sexe ou genre.
L'homosexualité est l'une des trois principales catégories d'orientation sexuelle dans
la sexualité humaine, aux côtés de l'hétérosexualité et la bisexualité. Bien que minoritaire,
elle se retrouve dans tous les groupes ethniques et à toutes les époques de l'histoire connue.
On observe également des comportements homosexuels entre femelles ou entre mâles dans
le règne animal.
Dans l'Occident contemporain, s'est établie une nomenclature d'usage pour définir les
orientations sexuelles associées à l'homosexualité :
le terme « gay » est généralement utilisé pour définir les hommes homosexuels ;
le terme « lesbienne » est exclusivement utilisé pour désigner des femmes
homosexuelles;
le terme « bisexuel » est utilisé pour designer les individus ayant un comportement à
la fois homosexuel et hétérosexuel ;
le sigle LGBT (pour « lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ») et ses variantes
(comme LGBTQIA+) sont utilisés pour élargir inclusivement le champ des désignations
à toutes les personnes non hétérosexuelles cisgenre;
les personnes non binaires peuvent également se reconnaître dans l'orientation gay ou
lesbienne.
De nombreux individus homosexuels se désignent comme exclusivement attirés par des
personnes de même sexe. Certaines études suggèrent toutefois de considérer l'orientation
sexuelle comme un spectre continu, dont l'homosexualité et l'hétérosexualité seraient les
deux extrémités.
Selon les époques et les cultures, l'homosexualité sous ses différentes formes est plus ou
moins acceptée ou réprimée. Au début du XXIe siècle, la tendance, dans les sociétés
occidentales, est à l'acceptation et, dans certains pays, à l'établissement d'un statut légal
(union civile ou mariage entre personnes de même sexe). Toutefois, en 2020, 69
pays (principalement en Afrique et au Moyen-Orient) condamnent les auteurs « d'actes
homosexuels » à des peines plus ou moins sévères, allant jusqu'à l'emprisonnement à
perpétuité ou la peine de mort.
I- DEFINITION
L'homosexualité fait généralement référence à l'attirance sexuelle ou à la pratique d'actes
sexuels entre personnes de même sexe. Il n'existe cependant pas de définition universelle de
l'homosexualité : d'après Marina Castañeda, « un grand nombre de personnes pratiquent des
actes homosexuels sans pour autant se considérer comme homosexuelles ; d'autres se croient
homosexuelles sans avoir jamais eu de relations avec quelqu'un de leur
sexe. » L'homosexualité ne se résume donc pas au seul aspect de la sexualité, voire
au coït entre personnes de même sexe. Elle est aussi, et parfois pour certaines personnes
exclusivement, un sentiment amoureux et un comportement social.
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Le psychiatre américain Judd Marmor, qui milita pour la suppression de la mention de
l'homosexualité dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, propose en
1974 la définition suivante : « Peut être considérée comme homosexuelle une personne qui,
durant sa vie adulte, manifeste une préférence pour des personnes de son propre sexe, est
sexuellement attirée par ces personnes et a habituellement, mais pas nécessairement, des
relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes ».
L'homosexualité masculine était autrefois appelée en français sodomie, bougrerie, amour
des garçons, amour grec, amitiés particulières, antiphysique, inversion sexuelle ou
encore uranisme. L'emploi de ces termes perdure jusqu'au début du XXe siècle. Le
mot pédérastie, qui désigne, à l'origine, l'attirance d'hommes adultes pour les
garçons adolescents, a fini par désigner aussi l'attirance entre des hommes d'âges
semblables, ou encore, par métonymie, l'acte de sodomie. Cet amalgame linguistique s'est
poursuivi en ce qui concerne les relations avec des enfants, si bien que les homosexuels
masculins sont parfois assimilés à des pédophiles. Or, la sexologie moderne ne retrouve,
chez des homosexuels masculins, aucune tendance particulière à la pédophilie, par
comparaison avec des hommes ayant des pratiques hétérosexuelles.
Chez les femmes, l'homosexualité est appelée lesbianisme (ou plus
anciennement saphisme). Ces termes font référence à Sappho, une poétesse grecque de l'île
de Lesbos qui tenait une sorte de collège de jeunes filles, et à laquelle les poèmes passionnés
qu'elle adressait à ses amies, ainsi que sa vie entourée d'autres femmes, ont valu la
réputation d'homosexuelle. On disait aussi fricarelle ou tribadisme, mots qui désignent, de
nos jours, une pratique sexuelle spécifique.
II- ÉTYMOLOGIE ET ÉVOLUTION SÉMANTIQUE
Le terme « homosexualité » et la notion moderne qu'il définit sont apparus en français tout à
la fin du XIXe siècle. En 1868 et 1869 l'écrivain hongrois Karl-Maria Kertbeny, forge les
mots allemands homosexuell et Homosexualität en associant la racine grecque
(homo « semblable », parfois confondue avec le substantif latin homo « homme ») et la
racine latine (sexualis « sexuel »). Les mots
français homosexualité, homosexuel et homosexuelle apparaissent peu après, rapidement
rejoints par l'antonyme hétérosexuel.
Avant cette date, la distinction des différentes pratiques sexuelles considérait déjà comme
pertinente la distinction entre homosexuels et hétérosexuels, mais se focalisait plus sur les
pratiques que sur une dimension psychologique (on parlait de « sodomites », mais cela
pouvait éventuellement désigner un hétérosexuel) ; il existait nombre de qualificatifs pour
désigner des pratiques très diverses. Certains faisaient par exemple une distinction
importante entre comportements actif et passif, ce qui a été le cas dès l'Antiquité grecque ou
latine (où la passivité était particulièrement dévalorisée, quel que soit le sexe du partenaire).
On qualifiait par exemple aux XVIIe et XVIIIe siècles de bougre, ou de culiste un homosexuel,
alors qu'on utilisait le terme coniste pour un hétérosexuel. Charles Fourier (suivi par Pierre-
Joseph Proudhon) qualifie les homosexuels d'« unisexuels ». Proudhon parle lui
de « monosexie » et d'« unisexualité ».
Les relations entre personnes du même sexe ont été qualifiées au fil du temps des mots
suivants (certains de ces termes étaient et restent injurieux) :
pour les femmes, lesbienne, saphiste, tribade, gouine, goudou, invertie,
anandryne, etc.
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pour les hommes, cinaède, bardache, ganymède, mignon, giton, bougre, sodomite,
pédéraste, sodomiste, uraniste, unisexuel, enculé, inverti, antiphysique, pédé, pédale, tapett
e, tante, folle, etc. Au Canada francophone, on relève les mots fif et fifi.
Du fait d'une perception populaire assez souvent négative de l'homosexualité, de nombreux
termes moqueurs, dégradants ou injurieux ont été créés pour désigner les homosexuels,
notamment dans l'argot.
Dans le vocabulaire courant, la locution anglaise gay a pris le pas sur d'autres qualificatifs à
partir des années 1960 pour évoquer l'homosexualité masculine, le
mot « lesbienne » qualifiant lui l'homosexualité féminine, perdant peu à peu la connotation
péjorative voire insultante qu'il véhiculait. Si de nos jours en France le mot
générique homosexualité a perdu toute connotation médico-légale, ce n'est pas le cas
au Canada francophone où on lui préférera de loin le terme gai (l'usage du
mot hétérosexualité y a également une connotation médico-légale). L'apocope homo, très
courante en Europe, est largement perçue comme une insulte (l'équivalent du mot
européen pédé).
L'utilisation rétroactive du terme homosexualité pour parler de relations sexuelles entre
hommes avant le XIXe siècle fait l'objet d'un débat : certains historiens soutiennent que c'est
un abus de langage, qu'il n'a de pertinence que dans son usage et contexte strictement
contemporains, le sens actuel du mot ne pouvant désigner des pratiques qui à l'époque
étaient socialement différentes, d'où des contresens, des anachronismes et des projections.
D'autres répliquent que, bien que chaque culture approche l'homosexualité d'une façon
différente, le phénomène de base, la distinction entre amour du même sexe et amour du sexe
opposé, et la notion des catégories sociologiques qui en résultent ont toujours existé ; il leur
paraît donc pertinent de discuter l'histoire de l'orientation et des pratiques sexuelles en
utilisant les termes homosexuel, hétérosexuel, bien que les personnes concernées ne se
seraient pas forcément reconnues comme sous ces qualifiants sexo-identitaires.
III- LES CAUSES DE L’HOMOSEXUALITÉ
Pour l’instant, aucune explication n’existe pour l’homosexualité. Comme nous en avons
déjà fait mention, principalement depuis le début du 20e siècle, un grand nombre de
spécialistes s’intéressent à la question. À ce jour, aucune conclusion définitive permettant
d’expliquer l’homosexualité n’en est ressortie.
La plupart des théories explorant cette thématique ont tendance à être peu fiables à cause
d’importants biais méthodologiques. Aussi, peu de ces théories explorent ou expliquent la
bisexualité.
Nous pouvons nous poser la question : n’est-il pas un peu étrange de se demander ce qui
peut causer l’homosexualité, mais pas ce qui peut causer l’hétérosexualité? Pratiquement
aucune recherche scientifique ne s’intéresse réellement aux causes de l’hétérosexualité.
Pourquoi devrait-il en être autrement avec l’homosexualité?
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IV- IMPACTS L’HOMOPHOBIE
Plusieurs impacts ressortent des différentes recherches. Voici une liste des principaux
phénomènes ayant un lien avec l’homophobie intériorisée ou extériorisée vécue par un
individu :
• Souffrance psychologique pouvant conduire à des tentatives de suicide;
• Faible estime de soi et de la confiance en soi;
• Repli sur soi, isolement;
• Consommation de drogues et d’alcool;
• Pratiques sexuelles à risque;
• Troubles de l’humeur (dépression, troubles anxieux, état de stress post-
traumatique relié au stress des minorités (minority stress).
Et si votre fils est encore au secondaire, il y a des enjeux spécifiques dont vous devriez
prendre compte. Tout d’abord, malgré le fait que de plus en plus d’écoles sont sensibilisées
à ce sujet, l’homophobie est encore très présente en milieu scolaire. Les manifestations et
les impacts peuvent être semblables à ceux nommés précédemment, mais certains sont plus
spécifiques au milieu scolaire.
En ce qui concerne les manifestations, ce qui différencie l’homophobie en milieu scolaire
est sa récurrence. Ainsi, votre jeune passe énormément de temps à l’école, entouré des
mêmes personnes. S’il est victime régulièrement de comportements homophobes, il peut
être difficile pour lui de s’y sentir en sécurité. Il est d’autant plus essentiel, dans ces
conditions, qu’il retrouve un milieu ouvert et aimant lorsqu’il rentre à la maison.
Les impacts sont différents en ce sens qu’ils peuvent affecter son cheminement scolaire.
Ainsi, votre fils peut connaître des baisses importantes de ses résultats scolaires, de sa
persévérance et de sa concentration. Aussi, à cause de l’absence d’un sentiment de
sécurité, il pourrait vouloir manquer des cours ou des jours d’école, abandonner ou
vouloir abandonner l’école ou chercher à changer d’école. À vous de rester à l’affut de
ces signes qu’il pourrait être victime d’intimidation répétée.
Malheureusement, encore aujourd’hui, des comportements de discrimination peuvent exister
envers les personnes homosexuelles. Heureusement, au Québec, au plan légal, des
résolutions ont été prises pour prévenir le plus possible les actes d’homophobie. Ainsi, une
personne ayant été victime de discrimination en lien avec son orientation sexuelle possède
des recours légaux.
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CONCLUSION
L’histoire des pratiques sexuelles et notamment de l’homosexualité doit tenter de mettre en
parallèle discours et pratiques. Les discours peuvent avoir une implication directe sur les
pratiques. On ne doit pas les dissocier pour une compréhension globale. C’est ce que nous
avons tenté de réaliser par l’étude de cette période que nous avons qualifiée de
protohistorique pour l’histoire de l’homosexualité masculine. Auparavant il s’agissait d’un
temps où dominait une perception théologique basée sur un acte, la sodomie. Nous allons
voir émerger des perceptions laïques qui vont aller en s’unifiant pour cerner un type
d’hommes. Les principaux acquis de cette thèse est de démontrer que l’homosexualité reste
en devenir. Au XVIIIe siècle les pratiques homosexuelles furent présentes dans certaines
parties de la littérature. Les différents thèmes que ces auteurs abordaient leurs permettaient
de traiter du plaisir sodomite et de le replacer d’une certaine manière dans le contexte des
plaisirs sexuels plus globaux. Nous sommes dans une exploration globale du désir dont la
sodomie fait partie intégrante.
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