CM L2 Introduction Prof Egnankou
CM L2 Introduction Prof Egnankou
1 – LE DOMAINE DE LA BOTANIQUE
La Biologie (du grec bios = discours), est la science de la vie. Elle s’étend à tous les êtres
vivants, animaux comme végétaux, et comprend donc la Zoologie et la Botanique. Cette
dernière c’est-à-dire la Botanique (du grec botanê = plante), a pour objet, l’étude des plantes ;
étude qui peut être envisagée à différents points de vue, d’où la diversité des disciplines
consacrées à la connaissance du règne végétal. Parmi ces disciplines, nous citerons la
Morphologie, la Géographie botanique ou la phytogéographie, la Sociologie botanique ou la
phytosociologie, la Floristique, la Taxonomie ou la Systématique etc.
(Phy vient du grec phuton = plante)
2 – LA SYSTEMATIQUE
A – Définition
B – Le Travail du Systématicien
B- Végétaux n’ayant pas inventé un noyau véritable délimité par une membrane
nucléaire---------------------------------PROTOCARYOTES ou PROCARYOTES :
Exemples :
C – LA NOMENCLATURE
(Vient du latin nomen, nominis qui signifie nom)
Devant la diversité du monde végétal, les botanistes ont, depuis plusieurs siècles, donné des
noms aux plantes après les avoir décrites ; mais il était nécessaire que les règles d’une
nomenclature et d’une taxonomie végétale fussent élaborées afin d’éviter, dans la mesure du
possible, des ambiguïtés et des malentendus. En effet, pour que chaque botaniste rapporte,
avec précision, les résultats de ses observations et compare, avec profit, à ceux obtenus par
d’autres, il est obligatoire que chacun utilise les mêmes principes pour nommer les plantes
faisant l’objet de ses travaux. La nomenclature adoptée par tous est celle du Suédois Linné. La
nomenclature linnéenne est dite binomiale c’est-à-dire que chaque plante est désignée par
deux mots latins.
Parmi ces deux mots latins, le premier mot (Pistia), est un substantif, il indique le nom du
genre ; le deuxième (stratiotes) étant l’épithète spécifique (c’est-à-dire le nom de l’espèce).
On écrit toujours le nom générique avec une majuscule et le nom spécifique avec une
minuscule. Chaque nom étant souligné séparément.
Pour être précis, on fait suivre le binôme, le nom de l’auteur qui, le premier, a donné la
diagnose de l’espèce c’est-à-dire l’énumération des caractéristiques qui la distingue des autres
espèces ; et entre parenthèse, le nom de famille.
Exemple :
Eichhornia crassipes (Mart) Solm-Laub (Pontédériacées) ou (Pontederiaceae).
Le 1er savant qui a décrit l’espèce est le Professeur Aké Assi Laurent qui l’a dédiée au
Professeur Lorougnon [Link]édé
-1-
1.
LES
GYMNOSPERMES
2018 - 2019
LES GYMNOSPERMES
I – GENERALITES
Le sous – embranchement des Gymnospermes réunit tous les végétaux qui ont pour
caractère commun d’avoir les ovules nus et donc les graines nues. C’est que, chez
ces plantes, la feuille carpellaire ne s’est jamais repliée autour des ovules pour les
enfermer dans une cavité complètement close équivalente à l’ovaire des
Angiospermes. Très important au cours de l’ère secondaire, le groupe des
Gymnospermes n’est plus représenté, dans la nature actuelle que par un nombre
relativement réduit de plantes. Ce sont surtout des végétaux des régions tempérées,
mais dans les zones montagneuses des pays tropicaux, on rencontre quelques
spécimens.
Les Gymnospermes se divisent en trois classes qui sont les Cycadophytes, les
Coniférophytes et les Gnétophytes :
L’ovule reste attaché à la plante – mère à l’intérieur du nucelle qui est l’équivalent du
macrosporange ou sporange femelle d’un prothalle multicellulaire chargé de réserve.
Ce prothalle porte le nom d’endosperme.
L’ovule des Préspermaphytes ne doit donc pas être confondu avec une graine car
cette dernière est un organe qui naît seulement à partir d’un ovule fécondé.
III – CONCLUSIONS
2.
LES
ANGIOSPERMES
2018 - 2019
LE ANGIOSPERMES
I – GENERALITES
- les ovules enclos dans une formation spéciale, le pistil ou gynécée, dont la
présence modifie sensiblement les modalités de la pollinisation et les
conditions de la germination du pollen. Après la fécondation, une partie du
pistil : l’ovaire persiste autour des ovules qui évoluent en graines ; cet
ovaire va poursuivre sa croissance pour devenir un fruit.
II – CLASSIFICATION
Ensemble très évolué, les Angiospermes sont, de ce fait, les Phanérogames les plus
diversifiées. La classification adoptée pour ce groupe est la suivante :
- les dialypétales c’est – à – dire des végétaux ayant des fleurs munies d’un
périanthe formé de deux (2) verticilles avec une corolle à pétales libres ;
- les gamopétales qui sont les plantes à périanthe formé de deux (2)
verticilles avec une corolle à pétales soudés.
3-
LA
RACINE
2018 - 2019
-2-
LA RACINE
La racine peut-être définie comme étant un organe généralement souterrain dont le rôle
essentiel est de fixer la plante au sol et d’absorber l’eau et les sels minéraux.
I - Morphologie externe
1 –La coiffe
C’est une sorte de doigt de gant uni à la racine dans sa parie apicale, mais séparée latéralement de
cette dernière par un mince espace. La coiffe protège la région du méristème primaire apical.
C’est à son niveau que se fait la croissance en longueur de la racine. Elle s’étend sur 1 à 2 mm
seulement.
La zone pilifère qui vient après la coiffe et la zone sub-terminale ou zone de croissance, porte
de très nombreux poils absorbants pour l’absorption de l’eau et des sels minéraux du sol. Ces poils
absorbants naissent à partir de l’assise pilifère et ont donc une origine exogène.
Dépourvu de poils absorbants, la zone subéreuse ou zone des ramifications est généralement
brune, par suite de la subérisation des cellules périphériques, c’est-à-dire de leur transformation en
suber ou liège protecteur. De cette zone, partent des racines secondaires constituées comme la racine
principale et pouvant se ramifier à leur tour. Les racines secondaires, tertiaires, etc…qui prennent
naissance à partir de l’endoderme ou à partir du péricycle, ont une origine endogène.
L’embryon de la graine du Maïs (Zea mays (Poaceae)) par exemple, présente une racine
embryonnaire ou radicule, entourée d’une gaine.
Pendant la germination, la radicule s’allonge et forme une racine principale qui ramifie mais
dont les ramifications demeurent assez réduites. Puis, à la base des entre-nœ uds de la jeune tige, qui
s’est aussi allongée, apparaissent de nombreuses racines adventives dont la croissance est très rapide.
La racine principale cesse de croître, dégénère et disparaît. L’appareil radiculaire du pied de Maïs n’est
plus alors formé que par une touffe de racines adventives.
-3-
Chez le Maïs, et chez la plupart des Monocotylédones, l’appareil radiculaire est essentiellement
constitué par des racines adventives. Les racines formées par la radicule de l’embryon n’ont qu’une vie
très brève, elles dégénèrent très tôt après la germination de la graine
Outre les racines pivotantes et les racines fasciculées, le système racinaire des Spermaphytes, qu’il soit
adventif ou non, est assez varié, en particulier chez les Angiospermes. Nous allons présenter quelques
exemples de cette variété caulinaire, celle - ci intéressant toutes les racines d’un individu ou seulement
certaines d’entre elles.
Elles sont toujours aplaties, le ruban que chacune constitue étant perpendiculaire au sol, et s’étend
souvent à plus de dix mètres autour de l’arbre. En augmentant le polygone de sustentation du sujet et
en remontant à la base du tronc, ces racines consolident l’individu. On connaît des racines-contreforts
chez le fromage : Ceiba pentandra (Bombacaceae), chez le limba : Terminalia superba
(Combretaceae), diverses espèces du genre Ficus (Moraceae),etc…
Ce sont des racines adventives jouant un rôle de support, en étayant le tronc de l’arbre. Elles sont soit
en arceaux soit en cordage :
- les racines-échasses en arceaux se rencontrent généralement chez les individus de taille réduite.
Elles naissent sur le tronc ou les branches basses. D’abord horizontaux ou obliquement
ascendants, ces organes se courbent ensuite en arc pendant leur croissance. Lorsque l’extrémité
touche le sol, elle s’y ancre et émet des organes souterrains.
- Dans le cas des racines-échasses en cordage, le tronc de l’arbre et les branches émettent, sur,
toute leur longueur, des ramifications immédiatement verticales et rectilignes à géotropisme positif.
Quel que soit leur mode de développement, ces deux types de racines-échasses ont la même
fonction : celle de permettre une bonne fixation dans le substrat vaseux et fluide et d’assurer la
fonction respiratoire dans les mangroves et autres marécages d’eau douces ou saumâtres, pauvres
en oxygène.
Les racines-échasses sont bien développées chez Rhizophora (Rhizophoraceae) ; elles se
rencontrent chez Pandanus (Pandanaceae), Uapaca (Euphorbiaceae), etc…
-4-
On les rencontre surtout dans la famille des Moraceae et dans le genre Ficus. Ces racines
adventives peuvent présenter deux cas :
- d’abord, elles sont non fonctionnelles ; dans ce cas, elles n’atteignent pas le sol et pendent
verticalement sur les branches.
- dans un deuxième cas, les racines atteignent le sol ; elles sont donc fonctionnelles et peuvent avoir
des diamètres assez importants.
Chez les espèces épiphytes du genre Ficus, les racines-lianes, au lieu de pendre, enserrent le tronc de
l’arbre support qui finit par mourir étranglé.
Schémas :
D –Les pneumatophores
Ce sont des appendices qui, provenant des ramifications de racines horizontales, émergent de la vase
par suite d’un géotropisme négatif. Grâce à de nombreux pores, les parties émergées absorbent
l’oxygène de l’air et le transmettent par l’intermédiaire de tissus spéciaux (aérenchyme) aux zones les
plus profondes du système racinaire.
Parmi les arbres pourvus de ces organes, nous pouvons citer les genres Avicennia (Avicenniaceae),
Mitragyna (Rubiaceea), Ludwigia (Onagraceae).
-5-
Ce sont des racines possédant un diamètre proportionnellement élevé. On peut les ranger en deux
groupes : les racines tubéreuses adventives et les racines tubéreuses pivotantes ou carottes.
C’est ce qu’on observe chez la patate douce : Ipomoea batatas (Convolvulaceae) : et le manioc :
Manihot esculenta (Euphorbiaceae).
Ce sont des racines principales tubérisées, elles sont donc spéciales aux Angiospermes
Dicotylédones. Dans ce type de racines tubéreuses, l’épaississement est en général maximale dans la
région proximale et va en diminuant en direction du sommet.
Une expérience très simple permet de mettre en évidence la zone d’élongation de la racine :
sur une jeune racine, on marque à l’encre de chine et à partir de sa pointe, des traits distants, par
exemple, d’un millimètre ; au bout de quelques jours, on constate que ce sont les 2 ème et 3ème
millimètres à partir de la coiffe qui ont subit le maximum d’allongement. La croissance en longueur de
la racine est donc sub-terminale ; elle est due au fonctionnement d’une zone méristématique
située immédiatement au-dessus de la coiffe.
IV –STRUCTURE ANATOMIQUE
La racine peut présenter, au cours de son évolution, deux structures anatomiques successives :
une structure primaire et une structure secondaire.
Elle est réalisée, dans le jeune âge à partir de la zone méristematique sub-terminale.
L’étude ne concernera que le cylindre central (ou stèle) ; c’est dans cette partie de la racine que
sont localisés les tissus conducteurs. Ces derniers sont séparés de l’endoderme assise la plus interne
de l’écorce, par le péricycle qui est l’assise la plus externe du cylindre central.
La structure primaire de la racine est caractérisée par ses faisceaux de bois alternant avec ceux
du liber ; de plus, les faisceaux de bois primaires sont à différenciation centripète.
Schéma
-6-
l’assise génératrice libéro-ligneuse ou cambium, élabore vers l’extérieur du liber secondaire et vers
l’intérieur du bois secondaire. Le bois primaire tend à disparaître et est poussé vers le centre de la
racine.
L’assise génératrice subéro-phellodermique ou phellogène produit, vers l’extérieur du suber et vers
l’intérieur du phelloderme. Suber et phelloderme constituent le périderme.
Schémas :
Schémas :
4–
LA
TIGE
2018 – 2019
1
LA TIGE
I - Généralités
La tige ou caule est la partie généralement aérienne de la plante qui porte les feuilles
et, au moment de la reproduction, les organes reproducteurs (fleurs, fruits, graines). L’appareil
caulinaire comprend l’ensemble des tiges d’une plante. Tout ce qui a trait à la tige est qualifié
de caulinaire (de Caulos = tige). Typiquement, la tige est un organe dressé (donc à
géotropisme négatif) qui croît à l’opposé de la racine. Elle se trouve dans le prolongement de
la racine principale et la région de raccordement des deux organes constitue le collet.
La tige porte les feuilles et les bourgeons ; ces derniers pouvant évoluer en rameux ou
en fleurs. La tige ramifiée ou non, est toujours le support des feuilles et des fleurs. En terme
morphologique, la tige est également appelée axe.
Un bourgeon axillaire est situé dans l’aisselle d’une feuille c’est – à – dire à l’insertion
de la feuille sur la tige, du côté supérieur (vers le rameau).
L’ensemble (entre – nœud + feuille + bourgeon axillaire) (en grisé), est l’élément modulaire
de base, seul responsable, par superposition et modification, de l’édification de l’appareil
aérien des plantes.
La présence des feuilles est le caractère le plus important de la tige. Les feuilles
constituent donc l’élément essentiel de référence et tout organe aérien ou souterrain, vert ou
incolore, dressé, rampant ou grimpant, qui porte des feuilles, soit vertes, soit réduites à l’état
d’écailles, est une tige. Le long de la tige, les feuilles sont insérées sur des renflements
appelés nœuds ; l’espace compris entre 2 nœuds consécutifs est un entre-nœud.
Pour un même port, deux espèces ou un individu peuvent, suivant les cas, posséder des
rameaux de taille et de forme très différentes en fonction de l’importance relative de leur
croissance en longueur et en épaisseur.
Nous signalons ici les types caulinaires spécialisés les plus répandus concernant la tige
principale, comme ses rameaux latéraux, en empruntant plus particulièrement nos exemples
aux Spermaphytes, chez lesquels le polymorphisme caulinaire est le plus riche.
2
D’une manière générale, les plantes dites en rosette, aux feuilles plus ou moins
plaquées sur le sol, comportent une tige très réduite qui peut échapper à l’observation, au
moins au cours de la phase végétative et même, pour certaines espèces, pendant toute la vie de
l’individu. Ce sont des plantes acaules( a privatif).
Ce sont les plantes pourvues de tige. Deux grands groupes de tiges sont connus : les
tiges aériennes et les tiges souterraines.
Ce sont le plus souvent, des axes dressés ou lianescents, terminés par un méristème
apical dont le fonctionnement aboutit à la mise en place des organes qui composent la tige. A
l’aisselle de chaque feuille insérée au milieu d’un nœud, se trouve un bourgeon axillaire dont
certains donneront des tiges secondaires ou rameaux terminés également par un bourgeon.
Les tiges ont diverses sections. Le plus souvent elles sont circulaires. Cette section
peut être triangulaire, quadrangulaire, pentagonale, etc..
La plupart des tiges sont pleines. Certaines sont creuses par résorption de la région
médullaire (Poaceae).
Les plantes adaptées à la sécheresse ont parfois une tige charnue ;on dit qu’elles sont
grasses ; leurs tiges sont épaissies, renflées et souvent leur feuilles sont réduites à des épines,
appartiennent à ce groupe, les Cactacées (Opuntia…), Crassulacées.
a - Les stolons
Les stolons sont des tiges plagiotropes à entre-nœuds souvent très longs, à feuilles
généralement réduites à des écailles. L’enracinement se fait au niveau du bourgeon, terminal,
ce qui donne une architecture sympodiale à l’ensemble du stolon. Le stolon est un organe
efficace de multiplication végétative.
Le stolon est généralement annuel. Il porte très rarement des racines adventives.
Schéma : Stolon
3
Stolon de Cyperus rotundus (Cyperaceae)
b - Les rhizomes
Les rhizomes sont des tiges souterraines plagiotropes le plus souvent, vivaces, plus ou
moins épaissies sur toute leur longueur, de consistance plutôt rigide parce que riches en
éléments conducteurs et en fibres auxquels s’ajoutent diverses substances de réserves. Les
entre-nœuds sont réduits.
Les rhizomes portent des bourgeons, émettent des racines adventives et peuvent être
ramifiés.
Exemples :
Schéma :
c - Les tubercules
Les tubercules, généralement souterrains, sont formés par l’hypertrophie, soit d’une
partie de tige, soit d’une portion de racine, soit d’une racine. Ils sont pauvres en éléments
conducteurs et en fibres, mais riches en substances de réserves, surtout amylacées. Ici, nous
ne parlerons que des tubercules caulinaires.
Les tubercules caulinaires ou tiges tubérisées peuvent être définis comme étant des
portions de rhizomes ou des rhizomes renflés par l’accumulation de substance de réserve.
Exemple :
Dioscorea alata (Dioscoreaceae)
D. cayenensis (Dioscoreaceae)
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Schéma : Tubercule d’igname
d – Les bulbes
Organes le plus souvent orthotropes, larges et de taille plus réduite que les rhizomes,
les bulbes portent des feuilles en général bien développées et dont les parties souterraines ne
sont pas chlorophylliennes.
Les bulbes sont constitués par une tige réduite portant des feuilles hypertrophiées et
contenant des substances de réserve. Cette tige, parfois aplatie, porte le nom de plateau. On
distingue des bulbes solides et des bulbes feuillés ou écailleux.
Ce sont, en fait, des tubercules caulinaires. Les entre-nœuds sont très réduits et chaque
nœud porte généralement un bourgeon végétatif qui peut être à l’origine soit d’un axe feuillé,
soit d’un stolon, soit d’un rhizome … Dans la plupart des cas, les bulbes solides ou cormus
sont superficiellement enterrés.
Exemples :
Ici, l’essentiel du bulbe est constitué par les bases foliaires ou les feuilles souvent
charnues. L’exemple le plus typique est représenté par l’oignon (Allium cepa, Liliaceae). Le
plateau présente la forme d’un disque ou d’un cône aplati.
5
Les bourgeons axillaires en se développant, formeront des tiges ou rameaux de second ordre,
de troisième ordre, etc… Les plantes sont alors dites polycaules.
Chez ces plantes non ramifiées, la partie végétative comprend un seul axe édifié par un
seul méristème apical généralement volumineux. C’est le cas du palmier à huile : Elaeis
guineensis (Arecaceae), du cocotier : Cocos nucifera (Arecaceae)…
Schéma :
Chez ces plantes ; l’appareil végétatif est composé de plusieurs axes édifiés par
plusieurs méristèmes apicaux. La plupart des plantes supérieures appartiennent à cette
catégorie de végétaux. La ramification peut être dichotomique ou latérale.
Schéma :
2 – La ramification latérale
6
La ramification peut être sympodiale ou sympodique. Dans ce cas, le bourgeon apical
des pousses meurt et le ou les bourgeons latéraux les plus proches (voisins) se substituent à
lui.
Monopodiale Sympodiale
La ramification sympodiale est découverte sur la tige de Alstonia boonei, sur les
rhizomes de diverses Cyperacées (Kyllinga erecta, Mariscus socialis, Cyperus alternifolius
… ) et Poacées (Panicum repens … )
IV - ANATOMIE DE LA TIGE
En général, le phloème primaire est mis en place avant le xylème primaire. L’écorce et
le cylindre central sont généralement nets.
Chez les Monocotylédones, les faisceaux libéro - ligneux sont nombreux et disposés
sur plusieurs cercles ou dans un désordre apparent. Le bois est en V et le liber est
généralement logé dans ce V. Ici, on ne distingue plus nettement une écorce et un cylindre
central. Le sclérenchyme (tissu de soutien), est souvent important et la cuticule épaisse.
Parfois, dans la partie centrale, la moelle est résorbée et remplacée par une lacune dite
médullaire.
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B - Structure secondaire de la tige
Le cambium forme une assise continue ; il est fasciculaire en regard des vaisseaux de
liber et de bois ; on dit qu’il est interfasciculaire entre le faisceaux libéro – ligneux
- L’épiderme et les couches de l’écorce sous lesquels le phellogène s’est formé sont
isolés et meurent. Sous l’effet de la croissance en épaisseur, ils se brisent et s’exfolient.
- Les parties profondes de l’écorce et le phloème primaire sont rapidement écrasés par
les formations secondaires et disparaissent.
Chez la plupart des Monocotylédones, les tiges ne forment pas de tissus secondaires et
conservent dans toute leur vie, une structure primaire. Quelques Monocotylédones présentent
des formations secondaires :
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- certaines Dioscoréacées ont un cambium fasciculaire entre le xylème et le phloème,
ce cambium ne produit que quelques éléments conducteurs.
- certains Dracaena, Agave et Aloes ont une zone génératrice annulaire et continu dans
leur parenchyme. Cette zone produit, vers l’extérieur comme vers l’intérieur un parenchyme
secondaire au sein duquel se différencient des faisceaux libéro - ligneux secondaires.
L’élargissement des tiges obtenu par ce processus peut être considérable.
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5–
LA
FEUILLE
2018 – 2019
LA FEUILLE
I – Généralités
Les feuilles sont des organes végétatifs, portés latéralement par les tiges. La
feuille est l’organe de la photosynthèse, ou assimilation chlorophyllienne ; à son
niveau se produisent également la respiration et la transpiration c’est-à-dire des
échanges gazeux avec le milieu extérieur.
II – Morphologie externe
A – Structure de la feuille
Les premières feuilles formées sur une tige sont toujours les cotylédons. Il y a 1
cotylédon chez les monocotylédones et 2 chez les dicotylédones. Chez les
gymnospermes, il existe de 6 à 12 cotylédons.
La feuille complète comprend 3 principales parties qui sont :
- la base foliaire parfois dilatée en une gaine ; elle peut porter des stipules et
des ligules
- le pétiole
- le limbe
1 – la base foliaire
- la gaine est un élargissement de la base du pétiole, elle embrasse plus ou
moins complètement la tige (complètement chez les Cyperacées et les
Poacées).
- Les stipules sont de petites lames vertes disposées par paires à la base du
pétiole ; elles n’existent pas chez toutes les feuilles et constituent par
conséquent, un caractère systématique important.
- Les ligules sont des lames membraneuses ou des poils insérés à la limite
de la gaine et du limbe. Chez les polygonacées, il existe un ochréa qui est
une sorte d’étui membraneuse qui enveloppe la tige.
2 – le pétiole
Le pétiole est un cordon souvent rigide entre le limbe et la gaine. Il relie donc le limbe
à l’axe. Les feuilles dépourvues de pétiole, dont le limbe s’attache directement à la
tige sont dites sessilles.
3 – Le limbe
C’est la partie fonctionnelle essentielle de la feuille. Il est, dans l’immense
majorité des cas, coloré en vert par la chlorophylle. Les sèves brutes et élaborée
sont conduites par les tissus conducteurs des nervures. Le parenchyme interposé
entre les nervures est le siège essentiel de l’assimilation chlorophyllienne.
Les feuilles sont généralement parallélinerves chez presque toutes les
monocotylédones, penninerves ou palmatinerves chez les dicotylédones.
Exemples :
- Panicum maximum (Poaceae) Monocotylédone = f parallelinerves
- Mangifera indica (Anacardiaceae) Dicotylédone = f penninerves
- Carica papaya (Caricaceae) Dicotylédone = f palmatinerves
2 – Préfeuille ou bractéoles
Elles sont généralement réduites, souvent absentes. En général, il n’existe
qu’une seule préfeuille chez les monocotylédones et deux chez les dicotylédones.
Soit un axe A1 portant une feuille (F) à l’aisselle de laquelle est développé un
axe secondaire A2 ; on appelle Préfeuille la première feuille de l’axe A2 ; la feuille (F)
est la bractée de l’axe A2.
D – préfoliaison ou préfoliation
La préfoliaison ou préfoliation est la disposition des feuilles dans le bourgeon.
Dans cette structure apicale, les feuilles peuvent être pliées ou enroulées ; elles
peuvent se recouvrir diversement ou alors être valvaires. Le cas des Fougères est
caractéristique et la préfoliaison est circinée ; le limbe s’enroulant en crosse à partir
du sommet, chez les jeunes feuilles.
E – Polymorphisme foliaire
Il y a polymorphisme ou hétérophyllie, lorsqu’un individu possède des feuilles
de différents types.
Le polymorphisme est dit vrai lorsqu’il concerne les feuilles d’un individu
adulte. Le cas est différent, lorsqu’on considère, sur le même individu, les feuilles
apparues à divers moments de son développement : ce sont d’abord les cotylédones
puis les feuilles basales sur la tige et enfin les feuilles caulinaires adultes.
Le milieu peut induire un polymorphisme ; c’est le cas chez la Sagittaire qui
comporte trois types de feuilles : des feuilles immergées rubanées, des feuilles
nageantes à limbe cordiforme, des feuilles aériennes qui sont hastées.
III – LA PHYLLOTAXIE
La phyllotaxie étudie la manière, les règles selon lesquelles les feuilles sont
insérées sur les tiges ou les rameaux.
1 – La disposition verticillée
Les feuilles caulinaires sont dites verticillées lorsqu’elles sont insérées par
deux, trois ou davantage au niveau d’un même nœud. Le cas le plus simple est celui
de deux feuilles ; on parle alors de feuilles opposées. Lorsque les verticilles
successifs de feuilles opposées sont orientés dans deux plans différents,
perpendiculaires l’un de l’autre, ou parle de feuilles opposées décussées.
L’expression de verticillée s’applique plus volontiers aux feuilles insérées au même
nœud, en nombre de 3, 4 ou davantage.
2 – La disposition alterne
Dans cette disposition, une seule feuille est insérée sur chaque nœud. Les
feuilles peuvent alors être insérées sur deux génératrices opposées ou éparses à la
surface de la tige.
B – Spirale génératrice
Si du bas vers le haut d’une tige, on numérote les feuilles successives, on
constate qu’elles sont disposées le long d’une ligne spirale d’enroulement dextre ou
sénestre suivant les rameaux. Cette ligne est appelée spirale génératrice.
On appelle orthostiques, les lignes imaginaires plus ou moins verticales le
long desquelles naissent les feuilles. Il y a généralement 2 orthostiques chez les
poacées et la phyllotaxie est dite distique, 3 chez les cypéracées et la phyllotaxie est
dite tristique. Les orthostiques peuvent être nombreuses dans le cas d’une
phyllotaxie spiralée.
IV – ANATOMIE DE LA FEUILLE
Les tissus de la feuille (épiderme, parenchyme cortical, faisceaux libéro-
ligneux … etc) sont en continuité directe avec les tissus correspondants de la tige.
Mais, alors que la symétrie de la tige est généralement axiale, celle de la feuille est
bilatérale. Nous examinerons le pétiole, puis le limbe.
A – Pétiole
L’anatomie du pétiole est très proche de celle de la tige. Mais ici ; on
remarque déjà une symétrie bilatérale dans la disposition des faisceaux libéro-
ligneux. Ces derniers peuvent constituer un anneau unique complet des faisceaux
fragmentés placés presque en rond ; parfois, le système conducteur est formé par un
arc plus ou moins ouvert. Dans le pétiole, le cambium ne fonctionne pas, sinon très
peu de temps, de sorte que le liber et le bois secondaires sont souvent peu
importants.
B – Limbe
Le limbe apparaît comme une toile tendue sur une armature formée par les
nervures, il s’agit d’un parenchyme limité entre deux épidermes (inférieur et
supérieur). Les stomates sont exclusivement localisés ou sont plus nombreux sur la
face inférieure. Ils sont également repartis sur les faces de la plupart des
monocotylédones, les feuilles étant généralement dressées. Les stomates manquent
chez les feuilles immergées. Dans le limbe, on reconnaît généralement deux types
de parenchymes :
1 – Parenchyme palissadique
Il est formé de cellules allongées perpendiculairement à l’épiderme supérieur,
et qui sont riches en chloroplastes.
2 – Parenchyme lacuneux
Ici, les cellules sont généralement arrondies et laissent entre elles de larges
méats. Ces larges méats ou lacunes permettent une circulation facile des gaz et de
la vapeur d’eau ; ils sont en relation avec les espaces sous-stomatiques, donc
communiquent avec l’atmosphère. Ce parenchyme renferme aussi des chloroplastes
mais ils sont moins nombreux que dans le cas précédent.
3 - Nervures
Ce sont des cordons vasculaires continuant les condons conducteurs du
pétiole. Les faisceaux conducteurs des nervures assurent l’approvisionnement de la
feuille en eau et substances dissoutes (sène brute) et évacuent vers la tige puis le
racines, les matériaux synthétisés (sène élaborée).
4 – Stomates
Ce sont des ouvertures ménagères dans l’assise épidermique par lesquelles
s’effectuent les échanges de gaz et de vapeur d’eau avec l’atmosphère (stomates
aérifères) ou au niveau desquelles exsudent des gouttelettes d’eau (stomates
aquifères). Un stomate comprend un ostiole, deux cellules stomatiques, une chambre
sous-stomatique et des cellules compagnes.
6–
LA
FLEUR
2018 – 2019
LA FLEUR
I – Définition et Structure de la fleur
A – Définition
B – Structure
a – Les sépales
b – Les pétales
c – La Préfloraison
a – Les étamines
b – Les carpelles
L’ovaire est dit supère s’il est placé au-dessus du niveau d’insertion des
pièces du périanthe, il est dit infère s’il est placé en-dessous de ce niveau d’insertion.
Dans le premier cas, le reste de la fleur est dit hypogyne ; dans le second cas, il est
dit épigyne.
b1 – Concrescence des carpelles
Les ovules, toujours nombreux, apparaissent sur une sphère ou une colonne
centrale qui prolonge l’axe floral dans la cavité ovarienne.
- Placentation marginale
Les ovules sont insérés sur les bords de la feuille carpellaire
- Placentation pariétale
Dans ce cas, l’ovaire est uniloculaire et les ovules occupent les sutures des
carpelles.
- Placentation axile
C’est le type de placentation le plus répandu et il correspond aux ovaires
pluriloculaires. Les placentas occupent l’angle interne de chaque loge e leur
ensemble constitue, au centre de l’ovaire, une colonne, un axe, d’ou le nom de
placentation axile.
b3 – l’ovule
C2 – La double fécondation
Une fleur est dite unisexuée lorsqu’elle ne contient que des éléments mâles
(étamines) ou que des éléments femelles (carpelles) ; la fleur est dite
hermaphrodite lorsqu’elle contient à la fois des étamines et des carpelles.
Lorsque les diverses fleurs d’une espèce sont unisexuées, les fleurs
mâles et femelles peuvent être portées par le même individu et la plante est
dite monoïque ; ces fleurs mâles et femelles peuvent être portées par des
individus différents, et la plante est dite dioïque.
IV – Inflorescence
Une inflorescence est la disposition générale que les fleurs affectent sur
une tige. Cette disposition est caractéristique d’une espèce, d’un genre ou
d’une famille. Fondamentalement, on distingue une inflorescence indéfinie ou
botrytique et une inflorescence définie ou cymeuse.
Dans une grappe, l’axe principal porte des fleurs dont les pédoncules
sont de longueur de décroissante de la base vers le sommet l’inflorescence a
alors une forme pyramidale. Lorsque la grappe est ramifiée, on lui donne le
nom de panicule.
2 – L’Epi
L’épi est une grappe dont les fleurs sont sessiles, il peut être composé
comme chez les Palmiers (Elaeis guisséeusis) ou simple. Le spadice est un
épi enveloppé dans une spathe (Exple : Cyrtosperma senegalense (Araceae)).
L’épi des Poacées est constitué d’ « épillets-fleurs »
3 – Le Corymbe
4 – L’ombelle
5 – Le Capitule
1 – Cymes multipares
2 – Cymes bipares
3 – Cymes unipares
Ici, les bractées semblent ne pas être en place. En fait, chaque bractée
appartient à la fleur située immédiatement au-dessus.
LA
GRAINE
ET LE
FRUIT
DES
ANGIOSPERMES
2018 – 2019
LA GRAINE ET LE FRUIT DES ANGIOSOPERMES
LA GRAINE
I – DEFINITION
Schémas :
LE FRUIT
a – l’akène
Dans ce fruit, le péricarpe est de consistance membraneuse, plus ou moins
sclérifié. Exple : Akène des Cyperacées.
b – la samare
La samare est un akène dont le péricarpe s’est prolongé en aile ou paroi
membraneuse.
Exple : samare de Combretodendron, Combretum, Acridocarpus…
Schéma :
c – le caryopse
Ce sont les fruits qui s’ouvrent à maturité. Alors que les fruits indéhiscents
étaient monospermes, les fruits déhiscents sont généralement polyspermes. Trois
principaux types sont distingués :
a – les follicules
b – la gousse ou légume
Schéma :
c – les capsules
On appelle pyxide, une capsule particulière s’ouvrant par une fente circulaire
délimitant un opercule.
Schéma
Les baies sont des fruits entièrement charnus, l’endocarpe est membraneux.
On reconnaît des baies monospermes : Persea americana = avocatier (Lauraceae)
et des baies polyspermes : Solanum lycopersicum = tomate (Solanaceae) ; Citrus
spp = orange, citron (Rutaceae)
Schéma :
C – Fruits complexes
Ces fruits sont dits complexes parce que la partie charnue ne provient pas de
l’ovaire citons deux exemples :