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CM L2 Introduction Prof Egnankou

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COURS INTRODUCTIF

1 – LE DOMAINE DE LA BOTANIQUE

La Biologie (du grec bios = discours), est la science de la vie. Elle s’étend à tous les êtres
vivants, animaux comme végétaux, et comprend donc la Zoologie et la Botanique. Cette
dernière c’est-à-dire la Botanique (du grec botanê = plante), a pour objet, l’étude des plantes ;
étude qui peut être envisagée à différents points de vue, d’où la diversité des disciplines
consacrées à la connaissance du règne végétal. Parmi ces disciplines, nous citerons la
Morphologie, la Géographie botanique ou la phytogéographie, la Sociologie botanique ou la
phytosociologie, la Floristique, la Taxonomie ou la Systématique etc.
(Phy vient du grec phuton = plante)

2 – LA SYSTEMATIQUE

A – Définition

La Systématique ou la Taxonomie ou encore la Taxinomie, est la science des classifications


biologiques. Elle s’occupe de déterminer, de nommer et de classer les différentes espèces
suivant leurs affinités. C’est elle qui permet de situer les plantes par exemple dans le règne
végétal et dans leur groupe d’appartenance (taxon) à partir d’un certain nombre de critères
bien définis.

B – Le Travail du Systématicien

De nos jours, le botaniste systématicien recourt à un tableau appelé « clés de détermination »


ou « clés dichotomiques » pour classer les plantes (dichotomie vient du grec dikka qui signifie
2). Ce système permet, en opposant les critères 2 à 2, de séparer un grand ensemble de
plantes ; d’abord en 2 sous-ensembles de plantes homogènes, puis chacun de ces 2 sous-
ensembles en sous-ensembles beaucoup plus petits et ainsi de suite, pour arriver à l’unité
systématique de base (ou élémentaire) qui est l’espèce. Les sous-ensembles sont appelés
Groupes naturels. Ils sont tels que les espèces d’un groupe donné se ressemblent davantage
qu’elles ne ressemblent aux espèces d’un autre groupe.
Nous allons nous exercer en faisant un tableau dichotomique pour situer les grands groupes
du règne végétal.

A- Végétaux n’ayant pas inventé d’organisation cellulaire----------------1 - VIRUS

A- Végétaux ayant inventé une organisation cellulaire :

B- Végétaux n’ayant pas inventé un noyau véritable délimité par une membrane
nucléaire---------------------------------PROTOCARYOTES ou PROCARYOTES :

C- Protocaryotes non chlorophylliens---------------------2 – BACTERIES

C- Protocaryotes chlorophylliens----------------------3 – CYANOPHYCEES

B- Végétaux ayant inventé un noyau véritable-EUCARYOTES :

D- Eucaryotes à thalle ou thallophytes :

E- Thallophytes non symbiotiques :

F- Organismes non chlorophylliens---- 4- CHAMPIGNONS

F- Organismes chlorophylliens-----------5- ALGUES

E- Thallophytes symbiotiques--------------------6- LICHENS

D- Eucaryotes a cormus = cormophytes = archégoniates = trachéophytes :

G- Cormophytes n’ayant pas invente de racines------------7- BRYOPHYTES ou MOUSSES

G- Cormophytes ayant inventé la racine---------------------RHIZOPHYTES :

H- Rhizophytes n’ayant pas inventé l’ovule----8- PTERIDOPHYTES ou CRYPTOGAMES


VASCULAIRES

H- Rhizophytes ayant inventé l’ovule------------SPHERMOPSIDES :

I- Spermopsides n’ayant pas inventé la graine-------------------9- PRESPERMAPHYTES

I- Spermopsides ayant inventé la graine----------------------------10- SPERMAPHYTES

J- Spermaphytes n’ayant pas inventé le fruit----------------------11- GYMNOSPERMES

J- Spermaphytes ayant inventé le fruit---------------------------ANGIOSPERMES :

K- Plantules à 1 cotylédon-----------------------------------12- MONOCOTYLEDONES

K- Plantules à 2 cotylédons-----------------------------------13- DICOTYLEDONES


Tous ces grands groupes sont des embranchements. Rappelons que l’espèce est l’unité
systématique élémentaire.
- Plusieurs espèces qui se ressemblent sont groupées en genres.
- Les genres présentant des affinités sont groupés en familles.
- les familles qui manifestent une homogénéité sont regroupées en ordres.
- les classes regroupent les ordres rapprochés et sont regroupées en embranchements.

Chacune de ces unités peut se subdiviser en sous-unités.


Les ordres et les familles sont terminés respectivement en ales et acées (aceae en latin) ce qui
permet de faire la différence entre les deux niveaux de subdivision.

Exemples :

La Famille des Fagacées


L’Ordre des fagales

C – LA NOMENCLATURE
(Vient du latin nomen, nominis qui signifie nom)

Devant la diversité du monde végétal, les botanistes ont, depuis plusieurs siècles, donné des
noms aux plantes après les avoir décrites ; mais il était nécessaire que les règles d’une
nomenclature et d’une taxonomie végétale fussent élaborées afin d’éviter, dans la mesure du
possible, des ambiguïtés et des malentendus. En effet, pour que chaque botaniste rapporte,
avec précision, les résultats de ses observations et compare, avec profit, à ceux obtenus par
d’autres, il est obligatoire que chacun utilise les mêmes principes pour nommer les plantes
faisant l’objet de ses travaux. La nomenclature adoptée par tous est celle du Suédois Linné. La
nomenclature linnéenne est dite binomiale c’est-à-dire que chaque plante est désignée par
deux mots latins.

Exemple : Pistia stratiotes (la Salade d’eau douce)

Parmi ces deux mots latins, le premier mot (Pistia), est un substantif, il indique le nom du
genre ; le deuxième (stratiotes) étant l’épithète spécifique (c’est-à-dire le nom de l’espèce).
On écrit toujours le nom générique avec une majuscule et le nom spécifique avec une
minuscule. Chaque nom étant souligné séparément.
Pour être précis, on fait suivre le binôme, le nom de l’auteur qui, le premier, a donné la
diagnose de l’espèce c’est-à-dire l’énumération des caractéristiques qui la distingue des autres
espèces ; et entre parenthèse, le nom de famille.

Exemple :
Eichhornia crassipes (Mart) Solm-Laub (Pontédériacées) ou (Pontederiaceae).

Cola lorougnonis Aké Assi (Sterculiacées)

Le 1er savant qui a décrit l’espèce est le Professeur Aké Assi Laurent qui l’a dédiée au
Professeur Lorougnon [Link]édé
-1-

1.

LES
GYMNOSPERMES

2018 - 2019

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. -1-


-2-

LES GYMNOSPERMES

I – GENERALITES

L’embranchement des Phanérogames ou Spermaphytes se divise en deux sous –


embranchements qui sont les Angiospermes et les Gymnospermes.

Le sous – embranchement des Gymnospermes réunit tous les végétaux qui ont pour
caractère commun d’avoir les ovules nus et donc les graines nues. C’est que, chez
ces plantes, la feuille carpellaire ne s’est jamais repliée autour des ovules pour les
enfermer dans une cavité complètement close équivalente à l’ovaire des
Angiospermes. Très important au cours de l’ère secondaire, le groupe des
Gymnospermes n’est plus représenté, dans la nature actuelle que par un nombre
relativement réduit de plantes. Ce sont surtout des végétaux des régions tempérées,
mais dans les zones montagneuses des pays tropicaux, on rencontre quelques
spécimens.

Les Gymnospermes se divisent en trois classes qui sont les Cycadophytes, les
Coniférophytes et les Gnétophytes :

- la classe des Cycadophytes ; les Cycadophytes encore appelées


Mégaphyllinées, sont des plantes à feuilles pennées, généralement de
grande taille par rapport à la tige. Cette classe comprend l’ordre des
Cycadales, l’ordre des Bennettitales et l’ordre des Ptéridospermales ou
Cycadofilicales ;
- la classe des Coniférophytes ; Les Coniférophytes encore appelées
Microphyllinées, sont des plantes de grande taille, à tronc ramifié, à feuilles
simples souvent en forme d’aiguilles, petites par rapport à la tige. Dans
cette classe, nous avons l’ordre des Cordaïtales, l’ordre des Ginkgoales et
l’ordre des Coniférales. Parmi les arbres que renferme l’ordre des
Ginkgoales, connus depuis le Primaire, une espèce : Ginkgo biloba, a
persisté jusque dans la nature actuelle ;

- la classe des Gnétophytes ; la classe des Gnétophytes encore appelée


Chlamydospermes, renferme des plantes ligneuses sans canaux
résinifères. Les vaisseaux se rapprochent de ceux des Angiospermes. Ce
groupe très évolué avec beaucoup de caractères d’Angiospermes,
comprend l’ordre des Ephédrales, l’ordre des Weiwitschiales et l’ordre des
Gnétales.

II – A PROPOS DES PREPHANEROGAMES OU PRESPERMAPHYTES

Les Préspermaphytes ou Préphanérogames sont des Gymnospermes qui n’auraient


pas de graines véritables car la graine est un organe qui s’ébauche et se développe

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. -2-


-3-

à partir d’un ovule fécondé et consécutivement à cette fécondation. Les


anthérozoïdes sont ciliés et mobiles comme chez les Ptéridophytes et la fécondation
se fait dans l’eau. Il n’y a donc pas de tube pollinique ; ce dernier n’apparaîtra que
chez les Coniférales.

L’ovule reste attaché à la plante – mère à l’intérieur du nucelle qui est l’équivalent du
macrosporange ou sporange femelle d’un prothalle multicellulaire chargé de réserve.
Ce prothalle porte le nom d’endosperme.

La fécondation n’interviendra qu’après l’accumulation de réserve et après la


formation d’un tégument protecteur de l’ovule.

L’ovule des Préspermaphytes ne doit donc pas être confondu avec une graine car
cette dernière est un organe qui naît seulement à partir d’un ovule fécondé.

III – CONCLUSIONS

Les Gymnospermes constituent un groupe en voie de disparition. Leur apogée a été


atteint au Jurassique, il y a environ 157 millions d’années. Actuellement, on
dénombre seulement 500 espèces environ de Gymnospermes contre 200 000 à 250
000 espèces d’Angiospermes regroupées en 300 à 400 familles.

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. -3-


-1-

2.

LES
ANGIOSPERMES

2018 - 2019

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. - 1 -


-2-

LE ANGIOSPERMES

I – GENERALITES

Les Angiospermes constituent, avec les Gymnospermes, les deux sous –


embranchements des Spermaphytes c’est – à – dire des plantes à graines. Dans ces
groupes, le gamétophyte est très réduit.

Les principaux caractères qui différencient les Angiospermes des Gymnospermes


sont :

- les organes reproducteurs, étamines et ovules condensés en une fleur


typique, fréquemment hermaphrodite;

- les ovules enclos dans une formation spéciale, le pistil ou gynécée, dont la
présence modifie sensiblement les modalités de la pollinisation et les
conditions de la germination du pollen. Après la fécondation, une partie du
pistil : l’ovaire persiste autour des ovules qui évoluent en graines ; cet
ovaire va poursuivre sa croissance pour devenir un fruit.

- La double - fécondation découverte simultanément par GUIGNARD en


France et NAWASCHINE en Russie, en 1898, est propre aux
Angiospermes. Comme nous le verrons plus loin, chacun des deux
gamètes apportés par le tube pollinique qui représente le gamétophyte
mâle des Angiospermes, va féconder une cellule différente du sac
embryonnaire qui représente le gamétophyte femelle. Les deux zygotes
ainsi formés, auront ensuite, une destinée différente.

Les caractères fondamentaux des Angiospermes sont donc les organes


reproducteurs groupés en fleurs, les carpelles clos, le fruit et la double fécondation.

II – CLASSIFICATION

Ensemble très évolué, les Angiospermes sont, de ce fait, les Phanérogames les plus
diversifiées. La classification adoptée pour ce groupe est la suivante :

1 – Monocotylédones qui sont des plantes à un (i) seul cotylédon ;

2 – Dicotylédones c’est – à – dire les végétaux dont l’embryon a deux (2)


cotylédons. Chez les Dicotylédones, nous avons :
- les apétales qui sont les végétaux chez lesquels la fleur est nue ou
pourvue d’un seul verticille au périanthe ;

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. - 2 -


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- les dialypétales c’est – à – dire des végétaux ayant des fleurs munies d’un
périanthe formé de deux (2) verticilles avec une corolle à pétales libres ;
- les gamopétales qui sont les plantes à périanthe formé de deux (2)
verticilles avec une corolle à pétales soudés.

L II COURS DE BIOLOGIE VEGETALE Dr EGNANKOU W. M. - 3 -


-1-

3-

LA
RACINE

2018 - 2019
-2-

LA RACINE
La racine peut-être définie comme étant un organe généralement souterrain dont le rôle
essentiel est de fixer la plante au sol et d’absorber l’eau et les sels minéraux.

I - Morphologie externe

A –La racine des Angiospermes Dicotylédones et des Gymnospermes

La racine qui provient du développement de la radicule de l’embryon de la graine, comprend,


depuis son extrémité distale, une coiffe, une zone sub-terminale lisse ou encore zone de croissance,
une zone pilifère et une zone des ramifications ou zone subéreuse.

1 –La coiffe

C’est une sorte de doigt de gant uni à la racine dans sa parie apicale, mais séparée latéralement de
cette dernière par un mince espace. La coiffe protège la région du méristème primaire apical.

2 –La zone sub-terminale

C’est à son niveau que se fait la croissance en longueur de la racine. Elle s’étend sur 1 à 2 mm
seulement.

3 –La zone pilifère

La zone pilifère qui vient après la coiffe et la zone sub-terminale ou zone de croissance, porte
de très nombreux poils absorbants pour l’absorption de l’eau et des sels minéraux du sol. Ces poils
absorbants naissent à partir de l’assise pilifère et ont donc une origine exogène.

4 –La zone subéreuse

Dépourvu de poils absorbants, la zone subéreuse ou zone des ramifications est généralement
brune, par suite de la subérisation des cellules périphériques, c’est-à-dire de leur transformation en
suber ou liège protecteur. De cette zone, partent des racines secondaires constituées comme la racine
principale et pouvant se ramifier à leur tour. Les racines secondaires, tertiaires, etc…qui prennent
naissance à partir de l’endoderme ou à partir du péricycle, ont une origine endogène.

Lorsque dans l’appareil radiculaire, la racine principale ou pivot conserve la prédominance, on


dit que la racine est pivotante, si cette prédominance disparaît on a, alors un faisceau de racines de
même importance et l’ensemble constitue une racine fasciculée.

B - L’appareil radiculaire des Angiospermes Monocotylédones

L’embryon de la graine du Maïs (Zea mays (Poaceae)) par exemple, présente une racine
embryonnaire ou radicule, entourée d’une gaine.
Pendant la germination, la radicule s’allonge et forme une racine principale qui ramifie mais
dont les ramifications demeurent assez réduites. Puis, à la base des entre-nœ uds de la jeune tige, qui
s’est aussi allongée, apparaissent de nombreuses racines adventives dont la croissance est très rapide.
La racine principale cesse de croître, dégénère et disparaît. L’appareil radiculaire du pied de Maïs n’est
plus alors formé que par une touffe de racines adventives.
-3-

Chez le Maïs, et chez la plupart des Monocotylédones, l’appareil radiculaire est essentiellement
constitué par des racines adventives. Les racines formées par la radicule de l’embryon n’ont qu’une vie
très brève, elles dégénèrent très tôt après la germination de la graine

II - DIFFERENTS TYPES DE RACINES

Outre les racines pivotantes et les racines fasciculées, le système racinaire des Spermaphytes, qu’il soit
adventif ou non, est assez varié, en particulier chez les Angiospermes. Nous allons présenter quelques
exemples de cette variété caulinaire, celle - ci intéressant toutes les racines d’un individu ou seulement
certaines d’entre elles.

A –Les racines –contreforts

Elles sont toujours aplaties, le ruban que chacune constitue étant perpendiculaire au sol, et s’étend
souvent à plus de dix mètres autour de l’arbre. En augmentant le polygone de sustentation du sujet et
en remontant à la base du tronc, ces racines consolident l’individu. On connaît des racines-contreforts
chez le fromage : Ceiba pentandra (Bombacaceae), chez le limba : Terminalia superba
(Combretaceae), diverses espèces du genre Ficus (Moraceae),etc…

B - Les racines –échasses

Ce sont des racines adventives jouant un rôle de support, en étayant le tronc de l’arbre. Elles sont soit
en arceaux soit en cordage :

- les racines-échasses en arceaux se rencontrent généralement chez les individus de taille réduite.
Elles naissent sur le tronc ou les branches basses. D’abord horizontaux ou obliquement
ascendants, ces organes se courbent ensuite en arc pendant leur croissance. Lorsque l’extrémité
touche le sol, elle s’y ancre et émet des organes souterrains.

- Dans le cas des racines-échasses en cordage, le tronc de l’arbre et les branches émettent, sur,
toute leur longueur, des ramifications immédiatement verticales et rectilignes à géotropisme positif.
Quel que soit leur mode de développement, ces deux types de racines-échasses ont la même
fonction : celle de permettre une bonne fixation dans le substrat vaseux et fluide et d’assurer la
fonction respiratoire dans les mangroves et autres marécages d’eau douces ou saumâtres, pauvres
en oxygène.
Les racines-échasses sont bien développées chez Rhizophora (Rhizophoraceae) ; elles se
rencontrent chez Pandanus (Pandanaceae), Uapaca (Euphorbiaceae), etc…
-4-

C - Les racines–lianes ou racines étrangleuses

On les rencontre surtout dans la famille des Moraceae et dans le genre Ficus. Ces racines
adventives peuvent présenter deux cas :

- d’abord, elles sont non fonctionnelles ; dans ce cas, elles n’atteignent pas le sol et pendent
verticalement sur les branches.

Exemple : Ficus elastica (Moraceae)

- dans un deuxième cas, les racines atteignent le sol ; elles sont donc fonctionnelles et peuvent avoir
des diamètres assez importants.

Exemple : Ficus congensis (Moraceae)


Ficus benghalensis (Moraceae)

Chez les espèces épiphytes du genre Ficus, les racines-lianes, au lieu de pendre, enserrent le tronc de
l’arbre support qui finit par mourir étranglé.
Schémas :

D –Les pneumatophores

Ce sont des appendices qui, provenant des ramifications de racines horizontales, émergent de la vase
par suite d’un géotropisme négatif. Grâce à de nombreux pores, les parties émergées absorbent
l’oxygène de l’air et le transmettent par l’intermédiaire de tissus spéciaux (aérenchyme) aux zones les
plus profondes du système racinaire.
Parmi les arbres pourvus de ces organes, nous pouvons citer les genres Avicennia (Avicenniaceae),
Mitragyna (Rubiaceea), Ludwigia (Onagraceae).
-5-

E –Les tubercules racinaires (racines tubéreuses)

Ce sont des racines possédant un diamètre proportionnellement élevé. On peut les ranger en deux
groupes : les racines tubéreuses adventives et les racines tubéreuses pivotantes ou carottes.

1 –Les racines tubéreuses adventives

La tubérisation peut concerner 3 niveaux : la partie proximale, la partie distale ou encore la


racine sur toute sa longueur.

C’est ce qu’on observe chez la patate douce : Ipomoea batatas (Convolvulaceae) : et le manioc :
Manihot esculenta (Euphorbiaceae).

2 –Les racines tubéreuses pivotante ou carottes

Ce sont des racines principales tubérisées, elles sont donc spéciales aux Angiospermes
Dicotylédones. Dans ce type de racines tubéreuses, l’épaississement est en général maximale dans la
région proximale et va en diminuant en direction du sommet.

Exemples : Daucus carota (Ombellifères = Apiaceae)

III –CROISSANCE EN LONGUEUR DE LA RACINE

Une expérience très simple permet de mettre en évidence la zone d’élongation de la racine :
sur une jeune racine, on marque à l’encre de chine et à partir de sa pointe, des traits distants, par
exemple, d’un millimètre ; au bout de quelques jours, on constate que ce sont les 2 ème et 3ème
millimètres à partir de la coiffe qui ont subit le maximum d’allongement. La croissance en longueur de
la racine est donc sub-terminale ; elle est due au fonctionnement d’une zone méristématique
située immédiatement au-dessus de la coiffe.

IV –STRUCTURE ANATOMIQUE

La racine peut présenter, au cours de son évolution, deux structures anatomiques successives :
une structure primaire et une structure secondaire.

A –La structure primaire

Elle est réalisée, dans le jeune âge à partir de la zone méristematique sub-terminale.

L’étude ne concernera que le cylindre central (ou stèle) ; c’est dans cette partie de la racine que
sont localisés les tissus conducteurs. Ces derniers sont séparés de l’endoderme assise la plus interne
de l’écorce, par le péricycle qui est l’assise la plus externe du cylindre central.

La structure primaire de la racine est caractérisée par ses faisceaux de bois alternant avec ceux
du liber ; de plus, les faisceaux de bois primaires sont à différenciation centripète.

Schéma
-6-

Structure primaire du cylindre central d’une racine.

B –La structure secondaire

L’accroissement des racines en épaisseur est dû au fonctionnement de deux assises


génératrices ou méristèmes secondaires :

 l’assise génératrice libéro-ligneuse ou cambium, élabore vers l’extérieur du liber secondaire et vers
l’intérieur du bois secondaire. Le bois primaire tend à disparaître et est poussé vers le centre de la
racine.
 L’assise génératrice subéro-phellodermique ou phellogène produit, vers l’extérieur du suber et vers
l’intérieur du phelloderme. Suber et phelloderme constituent le périderme.

Le fonctionnement de ces assises génératrices qui entraîne la formation de nouveaux tissus,


provoque l’éclatement des tissus, externes ; le suber ou liège remplacera, dans son rôle de tissu de
protection, l’assise subéreuse, le phelloderme remplacera, dans son rôle de tissu de réserve, le
parenchyme cortical.
Les tissus situés à l’extérieur du suber sont destiné à dégénérer (et à s’exfolier). Le cambium
apparaît d’abord comme une ligne sinueuse qui prendra une forme circulaire au cours de son
fonctionnement. L’ensemble du phloème ou liber et du xylème ou bois secondaires, constitue le
pachyte. Celui-ci peut continu ou discontinu selon que le cambium fonctionne sur toute sa longueur
ou de façon sectorielle.

Schémas :

Dans le pachyte discontinu, le cambium fonctionne en face du liber primaire.

Schémas :
4–

LA
TIGE

2018 – 2019

1
LA TIGE

I - Généralités

La tige ou caule est la partie généralement aérienne de la plante qui porte les feuilles
et, au moment de la reproduction, les organes reproducteurs (fleurs, fruits, graines). L’appareil
caulinaire comprend l’ensemble des tiges d’une plante. Tout ce qui a trait à la tige est qualifié
de caulinaire (de Caulos = tige). Typiquement, la tige est un organe dressé (donc à
géotropisme négatif) qui croît à l’opposé de la racine. Elle se trouve dans le prolongement de
la racine principale et la région de raccordement des deux organes constitue le collet.

Schéma : figure 1 : Orientation de la croissance de la tige et de la racine.

La tige porte les feuilles et les bourgeons ; ces derniers pouvant évoluer en rameux ou
en fleurs. La tige ramifiée ou non, est toujours le support des feuilles et des fleurs. En terme
morphologique, la tige est également appelée axe.

Un bourgeon axillaire est situé dans l’aisselle d’une feuille c’est – à – dire à l’insertion
de la feuille sur la tige, du côté supérieur (vers le rameau).

Schéma – figure 2 : Organisation fondamentale d’une tige.

L’ensemble (entre – nœud + feuille + bourgeon axillaire) (en grisé), est l’élément modulaire
de base, seul responsable, par superposition et modification, de l’édification de l’appareil
aérien des plantes.

La présence des feuilles est le caractère le plus important de la tige. Les feuilles
constituent donc l’élément essentiel de référence et tout organe aérien ou souterrain, vert ou
incolore, dressé, rampant ou grimpant, qui porte des feuilles, soit vertes, soit réduites à l’état
d’écailles, est une tige. Le long de la tige, les feuilles sont insérées sur des renflements
appelés nœuds ; l’espace compris entre 2 nœuds consécutifs est un entre-nœud.

II – DIVERSITE DES TIGES

Pour un même port, deux espèces ou un individu peuvent, suivant les cas, posséder des
rameaux de taille et de forme très différentes en fonction de l’importance relative de leur
croissance en longueur et en épaisseur.

Nous signalons ici les types caulinaires spécialisés les plus répandus concernant la tige
principale, comme ses rameaux latéraux, en empruntant plus particulièrement nos exemples
aux Spermaphytes, chez lesquels le polymorphisme caulinaire est le plus riche.

A Les plantes acaules


Ce sont des plantes sans tiges. Une coupe longitudinale sur certaines plantes qui, à
première vue, ne possèdent pas de tige, met en évidence la présence d’une tige qui s’allonge
lors de la floraison.

2
D’une manière générale, les plantes dites en rosette, aux feuilles plus ou moins
plaquées sur le sol, comportent une tige très réduite qui peut échapper à l’observation, au
moins au cours de la phase végétative et même, pour certaines espèces, pendant toute la vie de
l’individu. Ce sont des plantes acaules( a privatif).

B - Les plantes à caules (avec tige)

Ce sont les plantes pourvues de tige. Deux grands groupes de tiges sont connus : les
tiges aériennes et les tiges souterraines.

1 - Les tiges aériennes

Ce sont le plus souvent, des axes dressés ou lianescents, terminés par un méristème
apical dont le fonctionnement aboutit à la mise en place des organes qui composent la tige. A
l’aisselle de chaque feuille insérée au milieu d’un nœud, se trouve un bourgeon axillaire dont
certains donneront des tiges secondaires ou rameaux terminés également par un bourgeon.

Les tiges ont diverses sections. Le plus souvent elles sont circulaires. Cette section
peut être triangulaire, quadrangulaire, pentagonale, etc..

La plupart des tiges sont pleines. Certaines sont creuses par résorption de la région
médullaire (Poaceae).

Les plantes adaptées à la sécheresse ont parfois une tige charnue ;on dit qu’elles sont
grasses ; leurs tiges sont épaissies, renflées et souvent leur feuilles sont réduites à des épines,
appartiennent à ce groupe, les Cactacées (Opuntia…), Crassulacées.

2 - Les tiges souterraines

Les tiges souterraines ne portent pas de feuilles chlorophylliennes mais très


généralement des écailles foliaires. Dans ce groupe nous citerons les rhizomes, les stolons,
les tubercules et les bulbes.

a - Les stolons

Les stolons sont des tiges plagiotropes à entre-nœuds souvent très longs, à feuilles
généralement réduites à des écailles. L’enracinement se fait au niveau du bourgeon, terminal,
ce qui donne une architecture sympodiale à l’ensemble du stolon. Le stolon est un organe
efficace de multiplication végétative.

Le stolon est généralement annuel. Il porte très rarement des racines adventives.

Exemple : Cyperus esculentus (Cyperaceae)


Cyperus rotundus (Cyperaceae)
Kyllinga bulbosa (Cyperaceae)

Schéma : Stolon

3
Stolon de Cyperus rotundus (Cyperaceae)

b - Les rhizomes

Les rhizomes sont des tiges souterraines plagiotropes le plus souvent, vivaces, plus ou
moins épaissies sur toute leur longueur, de consistance plutôt rigide parce que riches en
éléments conducteurs et en fibres auxquels s’ajoutent diverses substances de réserves. Les
entre-nœuds sont réduits.

Les rhizomes portent des bourgeons, émettent des racines adventives et peuvent être
ramifiés.

Exemples :

Les variétés de Kyllinga erecta (Cyperaceae)


Zingiber officinalis (Zingiberaceae) = gingembre
Musa paradisiaca (Musaceae) = bananier plantain
Musa sapientum (Musaceae) = bananier (banane douce)

Schéma :

c - Les tubercules

Les tubercules, généralement souterrains, sont formés par l’hypertrophie, soit d’une
partie de tige, soit d’une portion de racine, soit d’une racine. Ils sont pauvres en éléments
conducteurs et en fibres, mais riches en substances de réserves, surtout amylacées. Ici, nous
ne parlerons que des tubercules caulinaires.

Les tubercules caulinaires ou tiges tubérisées peuvent être définis comme étant des
portions de rhizomes ou des rhizomes renflés par l’accumulation de substance de réserve.

Les tubercules de pomme de terre Solanum tuberosum (Solanaceae) sont des


fragments terminaux renflés des tiges souterraines. En divers points de la surface de ce
tubercule, on trouve des « yeux » ; ceux-ci sont des bourgeons placés à l’aisselle de très
petites écailles qui sont des feuilles rudimentaires ; ces bourgeons donneront naissance,
l’année suivantes, à de nouvelles tiges aériennes.

L’igname (Dioscorea sp – Dioscoreaceae), a un tubercule souterrain formé à partir de


la base de la tige et couvert de nombreux « yeux » ; diverses Dioscoreacées ont des tubercules
aériens auxquels on donne le nom de bulbilles.

Exemple :
Dioscorea alata (Dioscoreaceae)
D. cayenensis (Dioscoreaceae)

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Schéma : Tubercule d’igname

Les tubercules de Cyperus esculentus (Cyperaceae), sont, comme ceux de Solanum


tuberosum (Solanaceae), formés sur les parties distales des stolons.

Schéma : Tubercule de Cyperus esculentus (Cyperaceae)

Certains tubercules peuvent provenir de rhizomes ; c’est le cas du taro : Colocasia


esculentus (Araceae)

d – Les bulbes

Organes le plus souvent orthotropes, larges et de taille plus réduite que les rhizomes,
les bulbes portent des feuilles en général bien développées et dont les parties souterraines ne
sont pas chlorophylliennes.

Les bulbes sont constitués par une tige réduite portant des feuilles hypertrophiées et
contenant des substances de réserve. Cette tige, parfois aplatie, porte le nom de plateau. On
distingue des bulbes solides et des bulbes feuillés ou écailleux.

d1 – Les bulbes solides

Ce sont, en fait, des tubercules caulinaires. Les entre-nœuds sont très réduits et chaque
nœud porte généralement un bourgeon végétatif qui peut être à l’origine soit d’un axe feuillé,
soit d’un stolon, soit d’un rhizome … Dans la plupart des cas, les bulbes solides ou cormus
sont superficiellement enterrés.

Exemples :

Cyperus tuberosus (Cyperaceae)


C. rotundus (Cyperaceae)

Schéma : Bulbe solide de Cyperus tuberosus (Cyperaceae)

d2 – Les bulbes feuillés

Ici, l’essentiel du bulbe est constitué par les bases foliaires ou les feuilles souvent
charnues. L’exemple le plus typique est représenté par l’oignon (Allium cepa, Liliaceae). Le
plateau présente la forme d’un disque ou d’un cône aplati.

Schéma : Bulbe d’Allium cepa (Liliaceae)

III – RAMIFICATION DE LA TIGE

La ramification d’une tige est le fait du développement de ses bourgeons axillaires.


Ceux-ci peuvent ne pas se développer et rester dormants. La plante est alors dite monocaule.

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Les bourgeons axillaires en se développant, formeront des tiges ou rameaux de second ordre,
de troisième ordre, etc… Les plantes sont alors dites polycaules.

A Les plantes monocaules :

Chez ces plantes non ramifiées, la partie végétative comprend un seul axe édifié par un
seul méristème apical généralement volumineux. C’est le cas du palmier à huile : Elaeis
guineensis (Arecaceae), du cocotier : Cocos nucifera (Arecaceae)…

Certaines plantes monocaules comme l’Agave (g Agave = Agavaceae) ne fleurissent qu’une


seule fois dans leur vie. On dit que ces plantes sont monocarpiques ou hapaxathes (hapax =
une fois). La fleur ou l’inflorescence est terminale. D’autres végétaux monocaules : le papayer
= Carica papaya, (quand il n’est pas traumatisé), le cocotier : Cocos nucifera, le palmier à
huile = Elaeis guineensis, fleurissent plusieurs fois dans leur existence. On dit qu’ils sont
polycarpiques ou pollacanthes (pollakis = souvent). La fleur ou l’inflorescence est latérale.

Schéma :

B - Les plantes polycaules

Chez ces plantes ; l’appareil végétatif est composé de plusieurs axes édifiés par
plusieurs méristèmes apicaux. La plupart des plantes supérieures appartiennent à cette
catégorie de végétaux. La ramification peut être dichotomique ou latérale.

1 - La ramification dichotomique ou apicale

Elle résulte d’une bipartition du point végétatif et est fondamentalement apicale. Le


méristème apical se divise en 2 îlots identiques qui vont, chacun, donner naissance à un axe –
fils et ainsi de suite. La ramification dichotomique est répandue chez les plantes inférieures :
Algues (Fucus vesiculosus), Ptéridophytes (Lycopodium gernuum) ….. Elle est très rare chez
les Angiospermes ; le Palmier doum du Sahel : Hyphaenae thebaica est l’un des très rares cas
habituellement cités.

Schéma :

2 – La ramification latérale

Dans ce type de ramification, le méristème apical reste, du moins en théorie,


indéfiniment fonctionnel et les axes secondaires ne remplacent jamais l’axe primaire. Les
rameaux latéraux restent eux – mêmes latéraux sur l’axe qui les porte. Une ramification de ce
type est dite monopodiale ou monopodique ou encore en grappe. C’est par exemple le cas du
manguier : Mangifera indica (Anacardiaceae), de gmelina : Gmelina arborea (Verbenaceae)
et du fromager : Ceiba pentandra (Bombacaceae). Cette ramification est répandue chez les
Angiospermes.

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La ramification peut être sympodiale ou sympodique. Dans ce cas, le bourgeon apical
des pousses meurt et le ou les bourgeons latéraux les plus proches (voisins) se substituent à
lui.

Schéma : Exemples de ramifications

Monopodiale Sympodiale

La ramification sympodiale est découverte sur la tige de Alstonia boonei, sur les
rhizomes de diverses Cyperacées (Kyllinga erecta, Mariscus socialis, Cyperus alternifolius
… ) et Poacées (Panicum repens … )

IV - ANATOMIE DE LA TIGE

A - Structure primaire de la tige

1 - Cas des Dicotylédones et des Gymnospermes

Dans la stèle primaire des Dicotylédones et des Gymnospermes, on trouve des


faisceaux libéro - ligneux généralement disposés sur un seul cercle. Le phloème primaire et le
xylème primaire sont superposés. Entre les deux, il y a le cambium. Le xylème primaire a
une différenciation centrifuge et le pôle du bois est endarche.

Schéma : Jeune tige de Dicotylédone

En général, le phloème primaire est mis en place avant le xylème primaire. L’écorce et
le cylindre central sont généralement nets.

2 – Cas des Monocotylédones

Chez les Monocotylédones, les faisceaux libéro - ligneux sont nombreux et disposés
sur plusieurs cercles ou dans un désordre apparent. Le bois est en V et le liber est
généralement logé dans ce V. Ici, on ne distingue plus nettement une écorce et un cylindre
central. Le sclérenchyme (tissu de soutien), est souvent important et la cuticule épaisse.
Parfois, dans la partie centrale, la moelle est résorbée et remplacée par une lacune dite
médullaire.

Schéma : Tige de Monocotylédone

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B - Structure secondaire de la tige

1 - Cas des Dicotylédones et des Gymnospermes

Chez les Dicotylédones et les Gymnospermes, le fonctionnement du cambium ou


assise génératrice libero – ligneuse situé entre le phloème et le xylème primaires, et du
phellogène ou assise génératrice subéro – phellodermique qui se trouve dans l’écorce, près de
l’épiderme ; conduit, dans le premier cas, à la formation de phloème et xylème secondaires,
dans le deuxième cas, à celle du suber et du pelloderme.

Schéma : Jeune tige de Dicotylédone et de Gymnospermes

Le cambium forme une assise continue ; il est fasciculaire en regard des vaisseaux de
liber et de bois ; on dit qu’il est interfasciculaire entre le faisceaux libéro – ligneux

Le cambium produit du phloème secondaire vers l’extérieur et du xylème secondaire


vers l’intérieur. La formation du xylème est toujours et de loin beaucoup plus importante que
celle du liber.

Le phellogène, lorsqu’il existe, produit du liège ou suber vers l’extérieur et du


phelloderme vers l’intérieur.

La zone subéro-phellodermique et les tissus qu’elle produit, forment un ensemble


protecteur auquel on a donné le nom de périderme. Les tissus périphériques qui se détachent
et tombent constituent le rhytidome. Comme dans la racine, on parle également ici de
pachyte continu ou discontinu.

Schéma : Tige âgée de Dicotylédone et de Gymnosperme

Remarques sur le devenir de quelques tissus primaires

- L’épiderme et les couches de l’écorce sous lesquels le phellogène s’est formé sont
isolés et meurent. Sous l’effet de la croissance en épaisseur, ils se brisent et s’exfolient.

- Les parties profondes de l’écorce et le phloème primaire sont rapidement écrasés par
les formations secondaires et disparaissent.

Le xylème primaire est poussé vers le centre et ne tarde pas à mourir

2 - Cas des Monocotylédones

Chez la plupart des Monocotylédones, les tiges ne forment pas de tissus secondaires et
conservent dans toute leur vie, une structure primaire. Quelques Monocotylédones présentent
des formations secondaires :

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- certaines Dioscoréacées ont un cambium fasciculaire entre le xylème et le phloème,
ce cambium ne produit que quelques éléments conducteurs.

- certains Dracaena, Agave et Aloes ont une zone génératrice annulaire et continu dans
leur parenchyme. Cette zone produit, vers l’extérieur comme vers l’intérieur un parenchyme
secondaire au sein duquel se différencient des faisceaux libéro - ligneux secondaires.
L’élargissement des tiges obtenu par ce processus peut être considérable.

Les formations subéro - phellodermiques sont fréquentes chez Dracaena,


Sanseviera…

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5–

LA
FEUILLE

2018 – 2019
LA FEUILLE

I – Généralités
Les feuilles sont des organes végétatifs, portés latéralement par les tiges. La
feuille est l’organe de la photosynthèse, ou assimilation chlorophyllienne ; à son
niveau se produisent également la respiration et la transpiration c’est-à-dire des
échanges gazeux avec le milieu extérieur.

La feuille est essentiellement caractérisée par sa symétrie bilatérale, par la


présence d’un bourgeon à son aisselle et par sa croissance en général finie.
Cependant, chez les ptéridophytes, il existe des cas où la croissance de la feuille est
continue ; c’est par exemple le cas chez gleichenia linearis (gleichemniaceae) et
chez lygoduim sp (schizaeaceae)

II – Morphologie externe
A – Structure de la feuille
Les premières feuilles formées sur une tige sont toujours les cotylédons. Il y a 1
cotylédon chez les monocotylédones et 2 chez les dicotylédones. Chez les
gymnospermes, il existe de 6 à 12 cotylédons.
La feuille complète comprend 3 principales parties qui sont :
- la base foliaire parfois dilatée en une gaine ; elle peut porter des stipules et
des ligules
- le pétiole
- le limbe

1 – la base foliaire
- la gaine est un élargissement de la base du pétiole, elle embrasse plus ou
moins complètement la tige (complètement chez les Cyperacées et les
Poacées).
- Les stipules sont de petites lames vertes disposées par paires à la base du
pétiole ; elles n’existent pas chez toutes les feuilles et constituent par
conséquent, un caractère systématique important.
- Les ligules sont des lames membraneuses ou des poils insérés à la limite
de la gaine et du limbe. Chez les polygonacées, il existe un ochréa qui est
une sorte d’étui membraneuse qui enveloppe la tige.

2 – le pétiole
Le pétiole est un cordon souvent rigide entre le limbe et la gaine. Il relie donc le limbe
à l’axe. Les feuilles dépourvues de pétiole, dont le limbe s’attache directement à la
tige sont dites sessilles.

3 – Le limbe
C’est la partie fonctionnelle essentielle de la feuille. Il est, dans l’immense
majorité des cas, coloré en vert par la chlorophylle. Les sèves brutes et élaborée
sont conduites par les tissus conducteurs des nervures. Le parenchyme interposé
entre les nervures est le siège essentiel de l’assimilation chlorophyllienne.
Les feuilles sont généralement parallélinerves chez presque toutes les
monocotylédones, penninerves ou palmatinerves chez les dicotylédones.
Exemples :
- Panicum maximum (Poaceae) Monocotylédone = f parallelinerves
- Mangifera indica (Anacardiaceae) Dicotylédone = f penninerves
- Carica papaya (Caricaceae) Dicotylédone = f palmatinerves

B – Différents types de feuilles


Il y a 2 grands types de feuilles qui sont les feuilles simples et les feuilles
composées.
1 – Les feuilles simples
La feuille est dite simple, lorsqu’elle ne comporte pas de division secondaire
appelée foliole. La feuille simple peut être ovale, triangulaire, cordiformes,
oblancéolée, … etc… Les bords du limbe peuvent être rectilignes, dentés ou lobés.

2 – Les feuilles composées


La feuille est dite composée lorsqu’elle possède un limbe entièrement
découpé c’est-à-dire divisé en plusieurs limbes élémentaires ou folioles.
La feuille composée peut être pennée ou palmée = digitée selon que les
folioles sont disposées sur l’axe de la feuille ou rachis à la manière des palmes d’une
plume ou alors à partir de l’extrémité apicale du rachis à la manière des doigts de la
main.
- si le rachis se termine par une foliole, la feuille est dite imparipennée.
- Si le rachis se termine par une parie de folioles, la feuille est dite
paripennée
- Lorsque les feuilles sont simples, la feuille est dite composée pennée.
Lorsque les folioles sont à leur tour composées, la feuille est dite
composée bipennée.
- Les feuilles sont dites trifoliolées lorsqu’elles ne comprennent que trois
folioles.

C – Notions de bractée et de préfeuille


1 – Les bractées
Ce sont des feuilles plus ou moins modifiées, plus réduites que les feuilles
végétatives.

2 – Préfeuille ou bractéoles
Elles sont généralement réduites, souvent absentes. En général, il n’existe
qu’une seule préfeuille chez les monocotylédones et deux chez les dicotylédones.
Soit un axe A1 portant une feuille (F) à l’aisselle de laquelle est développé un
axe secondaire A2 ; on appelle Préfeuille la première feuille de l’axe A2 ; la feuille (F)
est la bractée de l’axe A2.

D – préfoliaison ou préfoliation
La préfoliaison ou préfoliation est la disposition des feuilles dans le bourgeon.
Dans cette structure apicale, les feuilles peuvent être pliées ou enroulées ; elles
peuvent se recouvrir diversement ou alors être valvaires. Le cas des Fougères est
caractéristique et la préfoliaison est circinée ; le limbe s’enroulant en crosse à partir
du sommet, chez les jeunes feuilles.

E – Polymorphisme foliaire
Il y a polymorphisme ou hétérophyllie, lorsqu’un individu possède des feuilles
de différents types.
Le polymorphisme est dit vrai lorsqu’il concerne les feuilles d’un individu
adulte. Le cas est différent, lorsqu’on considère, sur le même individu, les feuilles
apparues à divers moments de son développement : ce sont d’abord les cotylédones
puis les feuilles basales sur la tige et enfin les feuilles caulinaires adultes.
Le milieu peut induire un polymorphisme ; c’est le cas chez la Sagittaire qui
comporte trois types de feuilles : des feuilles immergées rubanées, des feuilles
nageantes à limbe cordiforme, des feuilles aériennes qui sont hastées.

III – LA PHYLLOTAXIE
La phyllotaxie étudie la manière, les règles selon lesquelles les feuilles sont
insérées sur les tiges ou les rameaux.

A – Les principales dispositions phyllotaxiques


Les divers arrangements foliaires se répartissent dans deux grands types de
dispositions phyllotaxiques qui sont la disposition verticillée et la disposition alterne.

1 – La disposition verticillée
Les feuilles caulinaires sont dites verticillées lorsqu’elles sont insérées par
deux, trois ou davantage au niveau d’un même nœud. Le cas le plus simple est celui
de deux feuilles ; on parle alors de feuilles opposées. Lorsque les verticilles
successifs de feuilles opposées sont orientés dans deux plans différents,
perpendiculaires l’un de l’autre, ou parle de feuilles opposées décussées.
L’expression de verticillée s’applique plus volontiers aux feuilles insérées au même
nœud, en nombre de 3, 4 ou davantage.

2 – La disposition alterne
Dans cette disposition, une seule feuille est insérée sur chaque nœud. Les
feuilles peuvent alors être insérées sur deux génératrices opposées ou éparses à la
surface de la tige.

B – Spirale génératrice
Si du bas vers le haut d’une tige, on numérote les feuilles successives, on
constate qu’elles sont disposées le long d’une ligne spirale d’enroulement dextre ou
sénestre suivant les rameaux. Cette ligne est appelée spirale génératrice.
On appelle orthostiques, les lignes imaginaires plus ou moins verticales le
long desquelles naissent les feuilles. Il y a généralement 2 orthostiques chez les
poacées et la phyllotaxie est dite distique, 3 chez les cypéracées et la phyllotaxie est
dite tristique. Les orthostiques peuvent être nombreuses dans le cas d’une
phyllotaxie spiralée.

C – Indice phyllotaxiques et angle de divergence


Le calcul de l’indice phyllotaxique est basé sur la recherche de deux feuilles
exactement superposées :
Sur une tige, on repère une feuille donnée (F1). En remontant sur cette tige et
en suivant la spirale génératrice, on retient la feuille (Fn) superposée à la feuille (F1).
Pendant le trajet, on a par exemple, effectué deux fois le tour de la tige. En partant
de la feuille (F1) et en la comptant, on a par exemple trouvé 5 feuilles avant la feuille
(Fn). L’indice phyllotaxique est 2/5 et l’angle de divergence (&) est 2/5 de
circonférence. L’angle de divergence est l’écart angulaire entre deux feuilles
successives.
L’indice phyllotaxique est ½ et l’angle de divergence est 180 ° dans le cas
d’une phyllotaxie distique. Il est 1/3 et l’angle de divergence est 120° dans le cas
d’une phyllotaxie tristique.

IV – ANATOMIE DE LA FEUILLE
Les tissus de la feuille (épiderme, parenchyme cortical, faisceaux libéro-
ligneux … etc) sont en continuité directe avec les tissus correspondants de la tige.
Mais, alors que la symétrie de la tige est généralement axiale, celle de la feuille est
bilatérale. Nous examinerons le pétiole, puis le limbe.

A – Pétiole
L’anatomie du pétiole est très proche de celle de la tige. Mais ici ; on
remarque déjà une symétrie bilatérale dans la disposition des faisceaux libéro-
ligneux. Ces derniers peuvent constituer un anneau unique complet des faisceaux
fragmentés placés presque en rond ; parfois, le système conducteur est formé par un
arc plus ou moins ouvert. Dans le pétiole, le cambium ne fonctionne pas, sinon très
peu de temps, de sorte que le liber et le bois secondaires sont souvent peu
importants.
B – Limbe
Le limbe apparaît comme une toile tendue sur une armature formée par les
nervures, il s’agit d’un parenchyme limité entre deux épidermes (inférieur et
supérieur). Les stomates sont exclusivement localisés ou sont plus nombreux sur la
face inférieure. Ils sont également repartis sur les faces de la plupart des
monocotylédones, les feuilles étant généralement dressées. Les stomates manquent
chez les feuilles immergées. Dans le limbe, on reconnaît généralement deux types
de parenchymes :

1 – Parenchyme palissadique
Il est formé de cellules allongées perpendiculairement à l’épiderme supérieur,
et qui sont riches en chloroplastes.

2 – Parenchyme lacuneux
Ici, les cellules sont généralement arrondies et laissent entre elles de larges
méats. Ces larges méats ou lacunes permettent une circulation facile des gaz et de
la vapeur d’eau ; ils sont en relation avec les espaces sous-stomatiques, donc
communiquent avec l’atmosphère. Ce parenchyme renferme aussi des chloroplastes
mais ils sont moins nombreux que dans le cas précédent.

3 - Nervures
Ce sont des cordons vasculaires continuant les condons conducteurs du
pétiole. Les faisceaux conducteurs des nervures assurent l’approvisionnement de la
feuille en eau et substances dissoutes (sène brute) et évacuent vers la tige puis le
racines, les matériaux synthétisés (sène élaborée).

4 – Stomates
Ce sont des ouvertures ménagères dans l’assise épidermique par lesquelles
s’effectuent les échanges de gaz et de vapeur d’eau avec l’atmosphère (stomates
aérifères) ou au niveau desquelles exsudent des gouttelettes d’eau (stomates
aquifères). Un stomate comprend un ostiole, deux cellules stomatiques, une chambre
sous-stomatique et des cellules compagnes.
6–

LA
FLEUR

2018 – 2019
LA FLEUR
I – Définition et Structure de la fleur

A – Définition

Nous pouvons définir la fleur comme étant un axe généralement à croissance


limitée portant des feuilles dont certaines sont spécialisées dans la reproduction.

B – Structure

La fleur se compose de 2 types d’organes :

- des organes reproducteurs


- des organes protecteurs

1 – Les organes protecteurs

Les organes protecteurs de la fleur dont l’ensemble porte le nom de périanthe


sont de 2 types (sépales et pétales).

a – Les sépales

Les sépales dont l’ensemble constitue le calice sont généralement de couleur


verte. Lorsque les sépales sont libres, le calice est dit dialysépale, lorsque les
sépales sont soudés, le calice est dit gamosépale.

b – Les pétales

Les pétales dont l’ensemble constitue la corolle, sont généralement vivement


colorés. Lorsque, dans une corolle, les pétales sont libres, on parle de corolle
dialypétale, dans le cas contraire, la corolle est dite gamopétale.

c – La Préfloraison

On appelle préfloraison le mode de disposition des pièces florales dans le


bouton. Son étude ne concerne généralement que les pièces du périanthe.
La préfloraison nous renseigne sur l’ordre d’apparition des pièces d’un même
verticille. Ces diverses pièces se recouvrent mutuellement d’après l’ordre de leur
apparition, les premières formées recouvrant les plus récentes.
Au niveau de certaines préfloraisons, les pièces apparaissent simultanément. Dans
ce groupe, on range les préfloraisons valvaires et tordues
- Dans la préfloraison valvaire, aucune pièce ne recouvre sa voisine
- Dans la préfloraison tordue, chaque pièce est recouverte par un bond et
recouvrante par l’autre.

Pour les autres préfloraisons où les pièces n’apparaissent pas en même


temps, les premières formées recouvrent les plus récentes. Dans ce groupe,
on citera les préfloraisons imbriquées et quinconciale.
- dans la préfloraison imbriquée, il existe une pièce entièrement recouvrante
et une autre entièrement recouvrante. Les autres pièces sont recouvertes
par un bord et recouvrantes par l’autre bord.
- Dans la préfloraison quinconciale, on découvre 2 pièces entièrement
recouvertes et 2 pièces entièrement recouvrantes. La cinquième pièce est
recouverte par un bord et recouvrante par l’autre bord.

2 – Les organes reproducteurs

Il existe deux ensembles de pièces fertiles directement impliquées dans les


phénomènes de reproduction. Ce sont les étamines et les carpelles.

a – Les étamines

Les étamines dont l’ensemble est l’androcée, constituent le verticille mâle.


Chaque étamine comprend un filet et une anthère d’où s’échappe le pollen, à
maturité. Les étamines stériles ou avortées portent le nom de staminodes.

b – Les carpelles

Ce sont les organes reproducteurs femelles. Leur ensemble constitue le


gynécée ou pistil. Le gynécée est constitué par un ou plusieurs carpelles. Le carpelle
est une feuille fertile repliée sur elle-même et portant les ovules. Après la
fécondation, les carpelles se transforment en fruit et les ovules en graines.
Contrairement aux Gymnospermes qui possèdent des ovules nus, ici, les ovules sont
protégés par les carpelles. En plus de l’ovaire, le gynécée ou pistil comprend un style
qui se termine par un stigmate.

L’ovaire est dit supère s’il est placé au-dessus du niveau d’insertion des
pièces du périanthe, il est dit infère s’il est placé en-dessous de ce niveau d’insertion.
Dans le premier cas, le reste de la fleur est dit hypogyne ; dans le second cas, il est
dit épigyne.
b1 – Concrescence des carpelles

Les ovules, toujours nombreux, apparaissent sur une sphère ou une colonne
centrale qui prolonge l’axe floral dans la cavité ovarienne.

- Placentation marginale
Les ovules sont insérés sur les bords de la feuille carpellaire

- Placentation pariétale
Dans ce cas, l’ovaire est uniloculaire et les ovules occupent les sutures des
carpelles.
- Placentation axile
C’est le type de placentation le plus répandu et il correspond aux ovaires
pluriloculaires. Les placentas occupent l’angle interne de chaque loge e leur
ensemble constitue, au centre de l’ovaire, une colonne, un axe, d’ou le nom de
placentation axile.

b3 – l’ovule

L’ovule peut être droit (orthotrope), renversé (anatrope) ou courbé


(campylotrope). Ce sont les trois types fondamentaux :

trois parties principales composent un ovule : le sac embryonnaire, le nucelle


et les téguments.
Chez les Phanérogames, le nucelle est formé d’un tissu purement
parenchymateux, à 2N chromosome.

C – Le gamétophyte femelle et la double fécondation

On donne le nom de sac embryonnaire au gamétophyte femelle des


Angiosperme.

C1 – Structure du sac embryonnaire

Le sac embryonnaire possède en général une forme héliptique ovoïde.


Il est composé de 2 triades cellulaires et de 2 noyaux libres dans le
cytoplasme. Au pôle micropylaire se trouve la première triade cellulaire formée
par l’oosphère ou gamète femelle flanqué de 2 synergides. Au pôle chalazien
se trouve une seconde triade cellulaire formée par les antipodes. Au centre de
la structure se trouvent 2 noyaux libres dans le cytoplasme appelés noyaux
centraux.

Chez les Angiospermes, le gamétophyte a subit une évolution au


niveau de la branche mâle.
Le gamétophyte mâle était au plus formé de 3 cellules dans le cas où le noyau
spermaphyte se divisent de manière prématurée. Au niveau de la branche
femelle, le gamétophyte est formé de 8 cellules : 2 triades + 2 noyaux.

C2 – La double fécondation

En général chez les Angiospermes le tube pollinique représente le


gamétophyte mâle. Lorsque ce tube pollinique parvient au niveau du sac
embryonnaire, il est porteur de 2 gamètes mâles. L’un de ces gamètes mâles
s’unit à l’oosphère pour donner naissance à un embryon diploïde. L’autre
gamète mâle s’unit aux noyaux centraux pour donner naissance à une
structure triploïde l’albumen qui est spécifique aux Angiospermes.

II – Sexualité des fleurs

Une fleur est dite unisexuée lorsqu’elle ne contient que des éléments mâles
(étamines) ou que des éléments femelles (carpelles) ; la fleur est dite
hermaphrodite lorsqu’elle contient à la fois des étamines et des carpelles.

III – Sexualité des plantes

Lorsque les diverses fleurs d’une espèce sont unisexuées, les fleurs
mâles et femelles peuvent être portées par le même individu et la plante est
dite monoïque ; ces fleurs mâles et femelles peuvent être portées par des
individus différents, et la plante est dite dioïque.

IV – Inflorescence

Une inflorescence est la disposition générale que les fleurs affectent sur
une tige. Cette disposition est caractéristique d’une espèce, d’un genre ou
d’une famille. Fondamentalement, on distingue une inflorescence indéfinie ou
botrytique et une inflorescence définie ou cymeuse.

A – Inflorescences indéfinies ou botrytiques

Dans ces inflorescences, l’axe principal ne se termine pas par une


fleur ; sa croissance est en principe indéfinies. L’ordre d’apparition des fleurs
se fait de la base vers le sommet et l’inflorescence est dite acropète ou de
l’extérieur vers l’intérieur et elle est dite centripète. Au niveau des
inflorescences indéfinies, l’inflorescence de base est la grappe. Puis on trouve
l’épi, le corymbe, l’ombelle, le capitule.
1 – La grappe

Dans une grappe, l’axe principal porte des fleurs dont les pédoncules
sont de longueur de décroissante de la base vers le sommet l’inflorescence a
alors une forme pyramidale. Lorsque la grappe est ramifiée, on lui donne le
nom de panicule.

2 – L’Epi

L’épi est une grappe dont les fleurs sont sessiles, il peut être composé
comme chez les Palmiers (Elaeis guisséeusis) ou simple. Le spadice est un
épi enveloppé dans une spathe (Exple : Cyrtosperma senegalense (Araceae)).
L’épi des Poacées est constitué d’ « épillets-fleurs »

3 – Le Corymbe

Dans cette inflorescence, le développement relatif des pédoncules


floraux a amené toutes les fleurs sensiblement dans un même plan. Ce cas
est vécu chez Delonix regia = Flamboyant (Caesalpiniaceae).

4 – L’ombelle

L’ombelle dérive du corymbe. Ici, non seulement les fleurs sont


sensiblement dans un même plan, mais les pédoncules floraux partent
sensiblement du même point de l’axe principal. Les bracelets se trouvent
rassemblées à la base de l’ombelle et constituent l’involucre. L’ombelle peut
être simple ou composé.
Lorsqu’elle est composée, on parle d’une ombelle d’ombellules. Dans une
ombelle comme dans un corymbe, le sens de développement des fleurs est
acropète (de la base vers le sommet) et centripète.

5 – Le Capitule

Le sens de développement des fleurs est centripète et l’ensemble des


bractées forme un involucre. Le capitule caractérise la famille des composées
ou Asteracées. On peut encore considérer le capitule comme un épi dont les
entre-nœuds ont été annulés (forme en massue). Exples de composées ou
Astéracées : Aspilia africana, Tithonia diversifolia Eupatorium ordoratum :

B – Inflorescence définies ou cymeuses

Ces inflorescences sont dites définies parce que l’axe principale se


termine par une fleur. Sous cette fleur terminale, se développent, à l’aisselle
des bractées, des axes secondaires en nombre variable, à leur tour terminés
par des fleurs. Pour les inflorescences définies, le sens de développement des
fleurs est centrifuge. Suivant le nombre des axes secondaires, on distingue
trois types d’inflorescences cymeuses : multipares, bipares, unipares.

1 – Cymes multipares

L’axe du premier degré porte au dessous de la fleur terminale trois,


quatre ou un plus grand nombre d’axes secondaires à leur tour terminés par
une fleur. Cette architecture est fréquente dans le genre Euphorbia.

2 – Cymes bipares

L’axe primaire porte, au-dessous de la fleur terminale, deux axes


secondaires terminés à leur tour par une fleur. Si les axes secondaires ne sont
pas ramifiés, la cyme est réduite à 3 fleurs et porte le nom de dichasium. Le
plus souvent, les axes secondaires se ramifient et les plans successifs qui
contiennent les fleurs sont perpendiculaires les uns aux autres.

3 – Cymes unipares

On connaît seulement deux types de cymes unipares : hélicoïde et


scorpioïde. Le relais est à chaque fois assuré par un seul axe secondaire.

a – Cymes unipares hélicoïdes

Dans la cyme hélicoïde, la ramification change de sens à chaque


degré. Elle se fait alternativement à droite et à gauche. On rencontre cette
architecture chez Allamanda cathartica. L’ensemble de la fleur prend la forme
d’une hélice et se comporte comme un sympode. Cette inflorescence peut
connaître un redressement dû à la croissance.

Ici, les bractées semblent ne pas être en place. En fait, chaque bractée
appartient à la fleur située immédiatement au-dessus.

b – Cymes unipares scorpioïdes

Dans l’inflorescence unipare scorpioïde les axes secondaires


successifs naissent toujours du même côté. L’inflorescence s’incurvera de ce
côté en forme de crosse ou de queue de scorpion, d’où son nom. En cas de
redressement due à la croissance, l’inflorescence reste courbe et les bractées
sont situées toutes du même côté. On découvre ces cymes chez Solanum
torvum (Solanaeae), Heliotropium indicum (Borraginaceae).
7–

LA
GRAINE
ET LE
FRUIT
DES
ANGIOSPERMES

2018 – 2019
LA GRAINE ET LE FRUIT DES ANGIOSOPERMES

LA GRAINE

I – DEFINITION

La graine des Angiospermes peut être définie comme étant le produit de la


transformation de l’ovule après la fécondation qui est la caryogamie.

II – PRINCIPAUX TYPES DE GRAINES

Nous avons vu qu’à la suite de la caryogamie, se forme, dans le sac


embryonnaire des organismes nouveaux, l’embryon (2N diploïde) et l’albumen (3N
triploïde). Entre ces 2 (embryon et albumen) s’engage une compétition au plan
trophique dont l’issue diffère suivant les taxa et surtout suivant les familles.
On peut distinguer deux catégories de graines entre lesquelles existent de nombreux
cas intermédiaires :

- les graines albuminées ; le développement de l’albumen l’emporte sur celui de


l’embryon.
- Les graines exalbuminées dans lesquelles le développement de l’embryon
l’emporte sur le développement de l’albumen.

La noix de coco est un type de graines albuminées, le lait de coco (Cocos


nucifera – Arecaceae) est l’albumen liquide qui se solidifie au four et à mesure
qu’il vieillit.

Schémas :
LE FRUIT

I - DEFINITION ET ORGANISATION DU FRUIT

Après la fécondation, l’ovule conduit à la graine et l’ovaire se transforme en


fruit. La transformation de l’ovaire en fruit peut parfois se faire en l’absence de
fécondation ; on parle alors d’un fruit parthénocarpique (c’est le cas du bananier
plantain Musa paradisiaca - Musaceae).
Chez les plantes dialycarpellées (carpelles séparés), chaque carpelle donne
un fruit distinct ; on parle alors d’un fruit polycarpique ou fruit composé ; c’est le
cas chez le colatier : Cola nitida (Sterculiaceae).

La paroi du fruit constitue le péricarpe. Ce péricarpe se subdivise en trois


parties :
- l’épicarpe : c’est l’épiderme externe de l’ovaire ;
- le mésocarpe : il est constitué par le parenchyme de la feuille carpellaire.
- l’endocarpe : correspond à la zone interne du mésocarpe et que l’on peut
assimiler à l’épiderme interne du carpelle.

II – PRINCIPAUX TYPES DE FRUITS

Trois principaux types de fruits sont à peu près unanimement acceptés ; ce


sont les fruits à péricarpe sec, les fruits à péricarpe charnu et les fruits
complexes. Les deux premiers types sont généralement formés par une seule fleur
et on dit qu’ils sont simples. Les fruits complexes sont formés, par plusieurs fleurs.

A – Fruits à péricarpe sec


Dans ce groupe, on distingue des fruits secs indéhiscents (akénoïdes) et des
fruits secs déhiscents (capsuloïdes).

1 – Fruits secs indéhiscents


Ici le fruit contient généralement une seule graine. Ce sont ceux qui ne
s’ouvrent pas à maturité.

a – l’akène
Dans ce fruit, le péricarpe est de consistance membraneuse, plus ou moins
sclérifié. Exple : Akène des Cyperacées.

b – la samare
La samare est un akène dont le péricarpe s’est prolongé en aile ou paroi
membraneuse.
Exple : samare de Combretodendron, Combretum, Acridocarpus…

Schéma :

c – le caryopse

Ce type de fruit caractérise les Poacées. Ici, les téguments propres de la


graine ont été digérés par l’albumen qui devient plus ou moins accolé au péricarpe, à
la paroi du fruit.

Exemple : caryopse de Zea mays (Poaceae).

2 – Fruits secs déhiscents

Ce sont les fruits qui s’ouvrent à maturité. Alors que les fruits indéhiscents
étaient monospermes, les fruits déhiscents sont généralement polyspermes. Trois
principaux types sont distingués :

a – les follicules

Ils s’ouvrent par seulement une fente, généralement le long de la ligne de


suture. Citons le cas de Cola nitida (Sterculiaceae), Strophanthus gratus et
Pleioceras barteri (Apocynciceae).

b – la gousse ou légume

C’est le fruit caractéristique des légumineuses qui comprennent les familles


des Césalpiniacées, Mimosacées et papilionacées. La gousse s’ouvre par 2 fentes et
présente deux valves, qui portent, chacune, des graines sur leur bord placentaire
(Exemple : Delonix regia = (flamboyant) = Caesalpinia pulcherrima (Orgueil de
chine).

Schéma :

c – les capsules

Elles s’ouvrent par plus de 2 fentes


Exemple : Ceiba pentandra (Bombacaceae)
Gossypium hirsutum (Malvaceae)

On appelle pyxide, une capsule particulière s’ouvrant par une fente circulaire
délimitant un opercule.

Exemple : Portulaca spp

Schéma

B – Fruits à péricarpe charnu

Parmi ces fruits, on reconnaît des baies et des drupes.

1 – Fruits charnus (baies)

Les baies sont des fruits entièrement charnus, l’endocarpe est membraneux.
On reconnaît des baies monospermes : Persea americana = avocatier (Lauraceae)
et des baies polyspermes : Solanum lycopersicum = tomate (Solanaceae) ; Citrus
spp = orange, citron (Rutaceae)

Schéma :

2 - Fruits charnus drupacés (drupes)

Ici, l’endocarpe devient scléreux ou cartilagineux. Dans la nature, on reconnaît


des drupes monospermes chez le cocotier (cocos nucifera) le palmier à huile (elaeis
guinenses) chez le manguier (mangifera indica et des drupes polyspermes chez le
caféier (coffea spp).

Remarque : la pomme, fruit du pommier est une drupe polysperme à endocarpe


cartilagineux.
Exemples

2 – Cas de Anacardium occidentale (Anacardiaceae)


Chez l’anacardier ou pomme cajou, le faux-fruit succulent et comestible (la
pomme-cajou), est formé par le pédoncule floral qui devient renflé et charnu. Le vrai
fruit est suspendu en-dessous du faux-fruit et il renferme une amande comestible qui
est la noix de cajou.
Schéma

C – Fruits complexes

Ces fruits sont dits complexes parce que la partie charnue ne provient pas de
l’ovaire citons deux exemples :

1 – Cas de Ananas comosus (Bromeliaceae)

Chez Ananas comosus, ce que l’on appelle vulgairement le fruit est


l’ensemble de l’inflorescence qui devient succulent. Cet ensemble est composé par
un épi comprenant un axe inflorescentiel et de nombreux pédoncules floraux qui
deviennent tous charnus. Chaque fruit individuel est une baie.

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