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Techniques d'expression française en licence

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UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA

UFR Sciences Juridiques, Administratives et de Gestion / LICENCE1

Cours de :
TECHNIQUES D’EXPRESSION
FRANÇAISE
Objectifs du cours

Objectif général : Renforcer les acquis techniques et linguistiques des étudiants en leur
faisant prendre conscience des exigences de l’expression française écrite et orale, de sorte
à s’exprimer correctement.

Objectifs spécifiques :
- Rappeler aux étudiants la nécessité de contrôler, de façon pratique et permanente,
l’orthographe ;
- Amener les étudiants à faire correctement les accords grammaticaux, plus
particulièrement à maitriser l’accord des participes passés ;
- Les aider à faire de bonnes constructions phrastiques, en les amenant à observer
les règles de ponctuation pour une meilleure lisibilité de leur discours ;
- Les aider à éviter un certain nombre de fautes liées aux pléonasmes, aux sens
abusifs, aux expressions erronées et aux constructions abusives, etc.

Chargé de cours :

M. EHORA Effoh Clément


Professeur Titulaire
Département de Lettres Modernes
Université Alassane Ouattara
0707207707 / 0103323052
[email protected]

Année académique : 2024-2025


1

INTRODUCTION

Il est surprenant, voire choquant, qu’un étudiant diplômé, à son entrée dans la vie
professionnelle et civique, éprouve encore des difficultés à s’exprimer clairement et
correctement. Or, un individu se révèle par le contenu et la forme de sa pensée.
Evidemment, on ne « parle » jamais bien quand on a une « pensée pauvre ». L’art de
l’expression ne découle pas seulement des talents oratoires ou épistolaires, malgré leur
grande utilité dans la communication. Cet art dépend avant tout de la qualité de la
pensée et de tout le travail intellectuel qui y préside.

De plus, on n’écrit pas comme on parle, et vice versa. Le discours écrit exige une
densité plus grande. La présentation de tout texte suppose le respect de quelques
principes rudimentaires, ce qui sous-entend que l’expression écrite et orale a des
exigences. L’objectif général de ce cours est donc d’aider les étudiants à mieux
s’exprimer, que ce soit à l’oral comme à l’écrit. En objectifs spécifiques, il s’agira de leur
rappeler la nécessité de contrôler l’orthographe, de maîtriser l’accord du participe passé,
d’observer les règles de ponctuation et d’éviter un certain nombre de fautes liées aux
pléonasmes, aux sens abusifs, aux expressions erronées et aux constructions abusives.

Chapitre 1 : LE CONTRÔLE PRATIQUE DE L’ORTHOGRAPHE

L’orthographe d’usage ou orthographe lexicale, en langue française, est une dame


capricieuse ; sinon qu’est-ce qui justifie l’orthographe des mots suivants : siffler (avec 2
f) et persifler (avec un seul f), honneur (avec 2 n) et honorable (avec un seul n), chatte
(avec 2 tt) et chaton (un seul t), etc. ? Il y a des règles pour l’orthographe d’usage comme
pour l’orthographe grammaticale. Ces règles sont nombreuses et variées. Faut-il les
étudier sérieusement, faire des exercices sur exercices ou des dictées sur dictées pour les
connaître et acquérir une bonne orthographe usuelle ou, au contraire, faut-il l’acquérir,
de façon « naturelle », au fil des lectures et des pages que l’on a l’occasion de lire ou
d’écrire ?
Cette deuxième solution est celle à envisager. Il est certes bon de connaître les
grandes règles de l’orthographe lexicale, telles « les mots commençant par af, ef, of
prennent 2 f sauf afin, Afrique, africain » et grammaticale, mais il est préférable, au stade
où se trouve l’étudiant diplômé, de ne pas s’encombrer l’esprit à les retenir : ce genre de
règles orthographiques est supposé relever des pré-requis. Cela ne veut pas dire que « la
méthode naturelle » de l’acquisition de l’orthographe lexicale soit une solution de facilité ;
2

non, elle demande aussi du travail. Nous n’avons pas de recette magique à proposer,
mais des conseils pratiques qui doivent, s’ils sont suivis, aider à écrire avec le moins de
fautes orthographiques possibles. Ces conseils sont les suivants :
1 – Ne pas écrire un mot dont on n’est pas sûr de l’orthographe. Il faut consulter le
dictionnaire dès le moindre doute.
2 – Il faut aimer à lire et ne pas rester passif : au cours de ses lectures, l’on
rencontre pour la première fois des mots dont l’orthographe est parfois difficile ; ces mots
nouveaux, il faut les noter sur un petit carnet et chercher leurs sens dans le dictionnaire
afin d’enrichir son répertoire lexical.
3 – Prendre l’habitude de se corriger : il y a des mots sur lesquels l’on bute en
faisant toujours la même faute ; il y en a aussi pour lesquels on a toujours les mêmes
hésitations. Ces mots-là, il faut également les noter sur le même carnet.
4 – Rédiger un brouillon. Objecter que c’est une perte de temps est une erreur ; au
contraire, c’est un moyen d’en gagner. Un brouillon bien tenu qui permet des corrections
et des retouches évite le gaspillage de temps et de matériel puis assure la netteté du texte
définitif.
5 – Se fabriquer un « pense-bête » personnel, c’est-à-dire constituer, pour soi-
même, une liste des difficultés orthographiques qui embarrassent et sur lesquels on
bronche.
6 – Avoir, en permanence, sous la main un dictionnaire et une « grammaire ». Le
dictionnaire est un usuel, il faut donc l’avoir à sa portée afin de vérifier l’orthographe
d’un mot comme pour en éclairer le sens. Quant à la grammaire, elle s’impose lorsqu’il
s’agit des règles d’accord et autres difficultés grammaticales, même orthographiques.
Choisir les livres que l’on a utilisés pendant ses études antérieures ou, si on ne les a pas
conservés, acquérir d’autres sur le marché ou en librairie.
7 – Savoir se relire. Le contrôle de la correction orthographique dépend non
seulement de l’état de ses connaissances, mais également de son état d’esprit (fatigue,
nervosité, émotion, etc.) qui dérèglent les mécanismes. Il faut lire son texte au moins
deux fois. La première lecture qu’on pourrait qualifier de lecture de « nettoyage » donnera
l’assurance qu’on n’a pas omis ou répété à l’excès certains mots, qu’on a placé les
accents et les signes de ponctuation qui conviennent. La deuxième sera consacrée aux
différents accords (noms-adjectifs, sujets-verbes, participes passés, etc.) ; cette lecture
tiendra compte des hésitations et des difficultés personnelles de chacun.

En travaillant ainsi et en suivant les différentes recommandations sus-indiquées,


vous serez surpris de vos progrès et n’aurez bientôt plus de problème pour l’orthographe
d’usage et même de grammaire.
3

Chapitre 2 : SAVOIR ACCORDER LE PARTICIPE PASSÉ

L’accord des participes passés a toujours été une des croix de notre orthographe ;
nombre de gens, même cultivés ne le font pas ou le font avec difficulté. Personne ne peut
se targuer, si instruit soit-il de la grammaire, de ne jamais buter contre tel cas particulier
ou contre telle exception aux règles générales des participes. Le participe passé
s'accorde, en effet, selon des règles précises : la nature de l'auxiliaire (être ou avoir), la
nature du complément d'objet, sa place dans la phrase, etc.
Il faut également faire attention aux particularités du participe passé des verbes
pronominaux, de certains verbes (coûter, valoir..) ou expressions (laisser + infinitif, faire
+ infinitif...) et bien d’autres cas particuliers qui sont également expliqués dans ce
chapitre

I - LE PARTICIPÉ PASSÉ EMPLOYÉ SANS AUXILIAIRE

Le participe passé employé seul, sans auxiliaire, fonctionne comme un adjectif


qualificatif : il s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se
rapporte.

Ex : L’année passée
Fatiguée, elle s’est endormie.
Ces filles, je les trouve fatiguées.

Cas particuliers

1- Excepté, attendu, vu, étant donné, supposé, etc.


Lorsqu’ils sont placés avant le nom qu’ils accompagnent, ces participes passés
fonctionnent comme des mots-outils ; ils sont dès lors invariables.
Ex : Excepté les nouveau-nés, toute la population a péri dans l’incendie.
Par contre, lorsqu’ils sont placés après le nom qu’ils accompagnent, ils sont sentis
comme de véritables participes passés ; ils varient donc selon le genre et le nombre de ce
nom.
Ex : Les nouveau-nés exceptés, toute la population a péri dans l’incendie.

2 – Ci-joint, ci-inclus, ci-annexé

Placés avant un nom sans article ou en tête de phrase, ces participes passés
deviennent des mots-outils : ils sont alors invariables, vu qu’ils ont une valeur
adverbiale (ils se rapprochent alors de l'emploi de "ci-contre, ci-dessous", etc.).
Ex : Vous trouverez ci-inclus copie de la lettre.
Ci-joint la quittance du loyer.
4

Lorsqu’ils sont placés après le nom qu’ils accompagnent, ils sont de véritables
participes passés ; ils varient donc en fonction du genre et du nombre de ce nom.
Ex : Vous voudrez bien acquitter la facture ci-annexée.

Toutefois, l’accord est facultatif quand ils précèdent un nom avec article.
Ex : Vous trouverez ci-joint / ci-jointe la facture de votre commande.

II – LE PARTICIPEPASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE AVOIR

Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde jamais avec le sujet
du verbe ; il s’accorde plutôt en genre et en nombre avec le complément d’objet direct
(C.O.D.), seulement si celui-ci est placé avant lui.

Ex : Elle a cueilli.
Elle a cueilli des cerises.
Les cerises qu’elle a cueillies sont mûres.

Cas particuliers
1 – Le pronom neutre "le" / "l’ "
Le participe passé reste invariable lorsque le pronom "le" ou "l’"est neutre et qu’il
remplace toute une proposition.
Ex : Cette baleine est moins grosse que je l’avais cru.
Par contre : Cette baleine, je l’avais crue plus grosse.

2 – Le participe passé précédé de " en "


Le participe passé précédé de " en " est généralement invariable lorsque " en " est
COD, car ce pronom est un pronom adverbial qui a un sens partitif.
Ex : Elles sont belles, ces mangues. Tu en veux ? J’en ai déjà mangé.
Cette règle est valable même si "en" est associé à un adverbe de quantité.
Ex : Des films, j'en ai beaucoup vu.
Mais lorsque "en" est C.O.I., il peut alors être supprimé sans affecter le sens de la
phrase. Le participe passé s'accorde donc avec son C.O.D.
Ex : Ce manteau a eu un grand succès commercial : les copies qu'on en a faites sont
nombreuses.

3 – Le participe passé des verbes impersonnels


Un verbe est dit impersonnel lorsque le sujet ne fait pas l’action exprimée par le
verbe. Le participe passé de ces verbes est toujours invariable

Ex : Les gelées qu’il a fait.


Les accidents qu’il y a eu. (Mais : Les accidents qu’il a eus).
L’énorme pluie qu’il est tombé hier a fait d’énormes dégâts.
5

4 – Le participe passé suivi d’un infinitif


L’accord est, on pourrait le dire, commandé par le sens :
- Lorsque le COD complète l’infinitif et qu’il fait l’action exprimée par cet infinitif (le
sens est actif et la phrase est au sens propre), le participe passé s’accorde avec ce
COD.
Ex : Les acteurs que j’ai vus jouer.
Les filles que j’ai vues courir.
- Mais lorsque le COD complète le participe et qu’il subit l’action exprimée par l’infinitif
(le sens est passif et la phrase est au sens figuré), le participe passé reste invariable.
Ex : Les films que j’ai vu jouer.
Les bruits que j’ai entendu courir.

5 - Le participe passé des verbes coûter, valoir, courir, vivre, peser, marcher, etc.

Ces verbes ont la particularité d'être intransitifs au sens propre, donc avec un
participe passé invariable. Ils sont alors accompagnés de compléments circonstanciels, à
ne pas confondre avec des C.O.D.
Ex : Les quatre mille euros que cette réparation m'a coûté. (Combien m'a coûté la
réparation?)
La fortune que ces achats ont valu. (Combien ont valu ces achats ?)
Les kilos que ce paquet a pesé. (Combien de kilos a pesé ce paquet ?)
Les heures que j'ai couru. (Combien d'heures as-tu couru?)
Les quarante années que j'ai vécu. (Combien d'années as-tu vécu ?)

Mais ces verbes peuvent aussi être transitifs au sens figuré. Dans ce cas, il y a
bien accord du participe passé, si le C.O.D. est placé avant le verbe.

Ex : Les sacrifices que cet achat a coûtés.


Les risques que j'ai courus.
Les vacances exceptionnelles que j'ai vécues.

6 - Accord du participe passé avec un adverbe de quantité


Lorsqu'un adverbe de quantité accompagné de son complément (Combien de
difficultés. Trop de marins. Que de patience, etc.) est en rapport avec un participe passé,
celui-ci s'accorde la plupart du temps avec le complément.
Ex : Trop de marins sont partis.
Combien de lettres as-tu écrites?

En fait, l’adverbe se comporte comme un déterminant, et le nom est le noyau du


groupe ; c'est avec lui que se fait l'accord.

Mais lorsque c'est l'adverbe de quantité qui exprime l'idée dominante, il arrive que
l'accord se fasse avec celui-ci.

Ex : Le trop de coups qu'il a reçu a usé son cerveau.


6

III – LE PARTICIPE PASSÉ EMPLOYÉ AVEC L’AUXILIAIRE ÊTRE

Le participe passé employé avec l’auxiliaire être s’accorde en genre et en nombre avec le
sujet du verbe.
Ex : La voiture a été lavée.
Ces fables seront lues à haute voix.

IV – LE PARTICIPE PASSÉ DES VERBES PRONOMINAUX

L’accord dépend de la nature du verbe pronominal, selon qu’il est essentiel ou non
(réfléchi ou réciproque), de sens passif, non réfléchi, etc.
- Les verbes essentiellement pronominaux
Il s’agit de verbes qui ne peuvent s’employer sans le pronom personnel. Le participe
passé de ces verbes s’accorde avec le sujet du verbe.

Ex : Les filles se sont endormies après s’être souvenues de moi.


Elles se sont évanouies en voyant le monstre.
Ils se sont enfuis.
- Les verbes pronominaux réfléchis, réciproques, non réfléchis, non réciproques
Pouvant être considérés comme les cas particuliers du participe passé employé
avec l’auxiliaire être, les participes passés de ces verbes pronominaux de circonstance
s’emploient certes avec l’auxiliaire être mais fonctionnent comme le participe passé
employé avec l’auxiliaire avoir : ils s’accordent en genre et en nombre avec le COD placé
avant.

Ex : Elle s’est regardée dans le miroir.


Les filles se sont lavées. / Elles se sont lavé les cheveux.
Elles se sont rencontrées, se sont parlé, se sont haïes puis se sont nui.
Elles se sont aperçues de leur oubli.
Elles se sont interrogées.
Elles se sont demandé d'où venait ce bruit.
Les années se sont ainsi succédé.

- Les participes passés des verbes "se laisser" et "se faire" suivis d'un infinitif sont
invariables.

Ex : Elle s'est fait faire une piqure.


Elle s'est laissé faire.
Ils se sont laissé emporter par la colère.
7

Chapitre 3 : LA PONCTUATION

La ponctuation est un système de signes ou de codes qui servent à indiquer les


divisions d’un texte. Ces signes servent aussi à noter certains rapports syntaxiques ou
certaines nuances affectives. Ils avertissent le lecteur puis l’informent sur la structure du
texte écrit. Pour une lecture orale, ils indiquent les pauses et les inflexions de la voix.
Selon Maurice Grevisse, les signes de ponctuation peuvent se ranger en quatre grands
groupes :
- les signes pausaux (le point, la virgule, le point-virgule) ;
- les signes mélodiques (le point d’interrogation, le point d’exclamation, les deux points,
les points de suspension) ;
- les signes d’insertion (les parenthèses, les tirets, les guillemets, les crochets) ;
- les signes d’appel (le paragraphe, l’alinéa, l’appel de notes, l’astérisque, le tiret, le
point abréviatif).
Il convient d’étudier en détail ces différents signes.

I - Les signes pausaux

Ce sont des signes qui indiquent des pauses dans le discours (oral ou écrit).
1 – Le point
Il marque une pause de durée relativement longue. Il est destiné à découper un
texte en parties qui, dans une certaine mesure, se suffisent à elles-mêmes et forment des
éléments qu’on appelle phrases. Ce découpage est fonction des idées développées. Le
point indique alors la fin d’une phrase déclarative, donc d’une idée plus ou moins
complète.
Ex1 : Les spectateurs avaient tous regagné leurs places. Le rideau se leva.
Ex 2 : A priori, il a raison. Toutefois, je réexaminerai le problème demain. Je prendrai
alors une décision.

N.B : On ne met pas de point après un titre ou un sous-titre, ni après un nom propre
encore moins sur un en-tête de lettre.

2 - La virgule
Elle marque une pause de plus faible durée à l’intérieur d’une phrase. Elle est
avant tout un signe qui marque la juxtaposition : elle sert à établir une séparation
relativement ténue entre différents termes d’un discours. Elle sert aussi à détacher
certains membres de la phrase ou à séparer des parties semblables d’une énumération,
des groupes de mots apposés ou juxtaposés ainsi que des mots de même fonction. On ne
met pas de virgule, sauf cas particulier, devant des conjonctions de coordination comme
8

et, ou, ni. La virgule intervient peu dans les phrases qui respectent l’ordre logique des
mots d’une phrase (S+V+C). En revanche, si cet ordre est rompu, la virgule intervient
pour apporter clarté au discours.
Ex : Des coqs, des poules, des canards et des oies s’agitaient dans la cour.
La virgule encadre, dans un discours, un élément qu’on peut détacher (date,
circonstance, etc.).
Ex : Il est à peu près certain, en tous cas, que dans un mois, les rebelles vont désarmer.
La virgule isole, dans une phrase, une proposition intercalée.
Ex : Votre enfant, avança le médecin, est très malade.
La virgule se met après un complément circonstanciel situé au début d’une phrase. En
général, elle sépare les éléments de la phrase que l’on veut mettre en relief.
Ex : Du haut de la montagne, la vue est magnifique.
Autrement dit, la virgule se met après une proposition circonstancielle qui commence
une phrase.
Ex : Lorsque le soleil sera couché, je rentrerai à la maison.
La présence ou non de la virgule peut changer complètement le sens de la phrase.
Ex 1 : Les platanes, qui étaient une gène pour la circulation, furent abattus.
(La phrase signifie : tous les platanes furent abattus)
Ex 2 : Les platanes qui étaient une gène pour la circulation furent abattus.
(Ici, la phrase signifie : seuls les platanes qui étaient une gène furent abattus).

3 - Le point-virgule
Il sert à séparer deux idées ou deux propositions d’une certaine longueur, mais
sans mettre entre elles la pause que marquerait un point. Il indique une pause moyenne
entre deux unités distinctes d’un même énoncé. Il est utilisé pour aérer logiquement une
phrase un peu longue.
Ex : Il n’y aura plus de vainqueurs ; il ne restera que des victimes de guerre.
N.B : Après un point-virgule, le mot qui suit ne commence pas par une lettre majuscule.

II – Les signes mélodiques

Ce sont des signes qui ont un rapport avec la mélodie et qui marquent une
variation de la voix dans le discours.

1 – Le point d’interrogation
Il termine une proposition ou une phrase interrogative. Lorsque celle-ci est suivie
d’indications telles que «demanda-t-il, fit-elle », le point d’interrogation se met juste après
la proposition interrogative.
Ex : Que fais-tu ici à cette heure ? lui demanda-t-il.
9

N.B : Après un point d’interrogation, le mot qui suit commence par une lettre majuscule,
sauf s’il s’agit d’une série de question qui se complètent, comme dans l’exemple suivant :
Qu’as-tu dans ce sac ? des documents ? des vêtements ? des produits de beauté ?

2 – Le point d’exclamation
Il termine une phrase ou une expression vive traduisant un sentiment comme la
colère, la surprise, l’étonnement, l’indignation. Il s’emploie après une interjection
Ex : Au voleur ! Au voleur !
Quelle beauté ! Hélas.

3 – Les points de suspension ou points suspensifs


Ils indiquent que la phrase est inachevée, qu’elle est laissée en suspens ou que la
pensée n’est pas complètement exprimée.
Ex : L’Etat a décidé de dédommager les victimes de guerre ? C’est possible… (sous-
entendu : mais n’y comptez pas trop).
N.B : Les points suspensifs sont quelquefois remplacés par l’expression latine «et cetera »
dont l’abréviation usuelle est « etc. ». Il faut donc éviter d’ajouter des points suspensifs à
ce mot.

4 - Les deux points


Selon le cas, ils annoncent ou servent à introduire :
- Un dialogue ou un changement d’interlocuteur
Ex : Elle arriva chez moi et me demanda : « Veux-tu qu’on sorte ce soir ? »
- Une énumération
Ex : Etaient présents à la Table Ronde : Chirac, Bush, De Villepin, Wade, Laurent,
Henri et Guillaume.
- Une citation. Dans ce cas, il est suivi de guillemets.
Ex : Le sage ivoirien disait : «La paix, ce n’est pas un vain mot mais c’est un
comportement ».
- Une explication à l’idée qui précède
Ex : La littérature négro-africaine est une littérature jeune : elle n’a vu le jour qu’au
début du XIXème siècle, pendant la colonisation.
Ici, les deux points remplacent des conjonctions comme car, parce que, puisque,
étant donné que, etc.
10

III – Les signes d’insertion

1 – Les parenthèses
Ce sont des signes graphiques qui s’emploient par paire et qui se présentent sous
deux formes : une forme ouvrante «(» et une forme fermante «) ». Ces signes isolent, sur
un plan différent, une expression servant à commenter ou à expliquer incidemment le
reste de la phrase ou l’un des mots de la phrase. Le mot ou l’information contenu entre
ces deux signes s’appelle la parenthèse. Celle-ci consiste en un détail, un complément
d’informations qui n’est pas absolument indispensable à l’intelligence du message, mais
qui est de nature à aider à le situer dans un contexte particulier.
Ex : On se suicide rarement (l’hypothèse n’est cependant pas exclue) par réflexion.

2 – Les guillemets
Ils indiquent que les mots placés dans l’intervalle qu’ils délimitent sont :
- des paroles citées directement
Ex : Lors de la visite du président de la République aux populations de l’Ouest, la foule
s’écriait : «On veut Houphouët ! On veut Houphouët ! »
- Un emprunt fait à autrui (une citation) ;
Ex : L’Afrique doit apporter à l’humanité ce « supplément d’âme » dont elle a besoin pour
faire sa mue.
- Une expression peu convenable par sa familiarité ou sa technicité
Ex : A l’image des « spots publicitaires », le titre d’une œuvre littéraire doit être
accrocheur.

3 – Les tirets
Ils s’emploient un peu comme les parenthèses et jouent sensiblement le même rôle
qu’eux ; à la seule différence qu’ils isolent un supplément d’information qui n’est pas
indispensable à la phrase et que l’on propose à part, comme si on pouvait l’omettre.
Ex : L’Homme – je veux dire l’être humain – n’est naturellement ni bon ni méchant.

Lorsque l’expression mise à part termine la phrase, le deuxième tiret est supprimé
devant une ponctuation forte comme le point.
En début d’alinéa, un seul tiret indique le changement d’interlocuteur lorsqu’on
rapporte une conversation ou un dialogue. Ce type de tiret est un signe d’appel.

IV- Les signes d’appel


1 – Le paragraphe
Il est l’unité ou la cellule de base dans le langage écrit. Le paragraphe est admis
comme signe de ponctuation parce qu’il donne des informations sur la structure du texte
écrit : il exprime complètement une idée qui peut être elle-même complexe. Constitué
11

d’une ou de plusieurs phrases, le paragraphe marque une étape dans un raisonnement,


développe un aspect dans une description, expose un point dans une argumentation. Sa
longueur varie généralement de cinq à vingt-cinq lignes.
La règle générale de rédaction ou de composition du paragraphe est la suivante : un
paragraphe pour une idée et une idée dans un paragraphe. La caractéristique
fondamentale du paragraphe est le retour à la ligne (l’alinéa) et la présence d’un
interligne plus important que celui qui sépare deux lignes du texte.

2 - L’alinéa
Au sens premier, l’alinéa est le retour à la ligne ou le renforcement de la première ligne
du texte ou d’un paragraphe. Par extension, il désigne la portion de texte comprise entre
deux retours à la ligne. En principe donc, l’alinéa coïncide avec le paragraphe.

3 – L’appel de notes
L’appel de notes est un chiffre arabe en position supérieure ou placé entre
parenthèses qui renvoie à une note de bas de page (ou note infrapaginale), en fin de
chapitre ou en fin de volume. Il informe le lecteur d’un détail dont la place ne se trouve
pas nécessairement dans le texte mais plutôt en dehors, aux lieux sus-indiqués.
12

EXERCICES D’APPLICATION

I - Mettez les verbes entre parenthèses au passé composé ou plus-que-parfait.


1- Les résultats obtenus ne sont pas ceux qu’on (escompter).
2- Combien de projets nous (former) que nous ne (pouvoir) mener à bien !
3- Quels trésors de diplomatie nous (ne pas déployer) pour le convaincre !
4- On a annoncé la réapparition de réseaux de terroristes qu’on (démanteler) il y a dix
ou douze ans
5- Une curieuse statuette (présenter) par l’archéologue qui la (découvrir).
6- Que de discussions il (falloir) avant de reconstruire le pont des Ars !
7- Nous (cueillir) des poires que nous (faire) cuire au four.
8- La coupe que je (laisser) tomber s’est brisée en mille morceaux.
9- Il (arriver) trois péniches de minerai au port de Bercy.
10- Elle se montra bien plus accueillante qu’on ne le (penser).
11 - Il s’agit de documents que personne ne (savoir) dater avec certitude.
12 - La canicule qu’il (faire) cet été (nuire) considérablement aux récoltes.
13 - Elle errait à travers les ruines de la ville qu’elle (voir) bombarder.
14 - Elle portait une carpe de velours qu’elle (faire) faire chez un grand couturier.
15 - On regrette aujourd’hui les démolitions qu’on (laisser) faire il y a vingt ans.
16 - La symphonie que nous (entendre) était de Berlioz.
17 - Les musiciens que nous (entendre) interpréter la symphonie de César Franck étaient
amateurs.
18 - Combien les Impressionnistes (peindre) de marines !
19 - Les années que Van Gogh (passez) en Provence nous (valoir) de nombreux chefs
œuvre.
II - Mettez les verbes entre parenthèses au passé composé
1 - Ils (s’adresser) au guichet n°4.
2 - Les paroles qu’ils (s’adresser) étaient blessantes.
3 - Ils (s’adresser) des paroles blessantes.
4 - Ils (se lancer) dans une aventure périlleuse.
5 - Ils (se lancer) des injures au visage.
6 - Elle (se piquer) en cousant.
7 - Elle (se piquer) le doigt en taillant ses rosiers.
8 - Elle (se piquer) au doigt.
9 - Les braconniers (se dissimuler) dans les buissons.
10 - Elle (se dissimuler) longtemps la vérité.
11 - Elle (se servir) la première.
12 - Elle (se servir) deux doigts de porto.
13 - La fillette (se servir) du rouge à lèvres de sa mère.
14 - La chatte (se frotter) contre les jambes de son maître.
15 - Ils (se frotter) les mains de contentement.
16 - Ils (se prêter) des outils.
17 - Ils (se prêter) aux expériences proposées.
18 - La question (se poser) de savoir si le festival serait maintenu.
19 - Le programme serait-il modifié : nous (se poser) la question.
20 - Elle (se poser) en arbitre du conflit.

III - Faites accorder comme il convient les participes passés entre parenthèses
Une histoire (vécu), une feuille (mort), des enfants (perdu), une fleur (fané), les taxes
(compris), la porte (ouvert), les personnes (assis), des paroles(entendu), des pommes
(cuit), les visiteuses (attendu).
IV - Faites accorder correctement le participe passé :
Les enfants sont (sorti) / La porte est (entrebâillé) / La journée fut bien (rempli) / Les
herbes seront (fauché) / Les travaux sont (fini) / Les allées sont (ratissé) / Les blés
sont (coupé), (rentré), (battu) / Des visiteurs sont (venu) et (reparti).
13

V - Faites accorder correctement le participe


Nous avons (visité) la maison. Les pièces que nous avons (traversé) sont grandes et
claires. On les a (repeint) récemment, et l’odeur de la peinture nous a (poursuivi) du
sous-sol au grenier. Le rez-de-chaussée nous a (séduit) ; sa disposition nous a (plu), la
cuisine modernisée a (enchanté) ma femme, qui l’a (trouvé) bien pratique. Nous avons
tout de suite (payé) la location, pour une somme que nous avons (trouvé) raisonnable.

V - Ecrivez correctement le participe fait


Les dépenses que j’ai ……… / Les peintres que j’ai ………venir.
La porte que j’ai ………repeindre. / Les oiseaux que j’ai ……..partir. / La robe que vous
avez……vous-mêmes. / Les exercices que j’ai ………..ce matin. / La déclaration que vous
avez …… / Les papiers qu’on vous a ………..signer. / Les arbres que nous avons
……….abattre. / La clôture que j’ai ………consolider.

VI - Ecrivez correctement les formules entre parenthèses


(Ci-joint) les papiers demandés. / La lettre (ci-joint) ne m’était pas destinée. / Deux
incidents (excepté), tout alla bien. / (Excepté) quelques observations, le projet fut ben
accueilli. / (Étant donné) l’heure du rendez-vous, je pars. / La date (étant donné), nous
pourrons nous rencontrer. / (Passé) la première émotion, chacun se ressaisit. / La
première émotion (passé), chacun se mit à rire.

VII - Rétablissez la ponctuation complète et les majuscules des textes suivants.


Texte 1
Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres la liberté
est un présent du ciel et chaque individu de la même espèce a le droit d’en
jouir aussitôt qu’il jouit de la raison si la nature a établi quelque autorité c’est
bien la puissance paternelle mais la puissance paternelle a ses bornes et dans
l’état de nature elle finira aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire
toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature qu’on examine bien
et on la fera remonter à l’une de ces deux sources ou la force et la violence de
celui qui s’en est emparé ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un
contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils ont déféré l’autorité.

Texte 2
Un journal était ouvert à la page des faits divers on devait plutôt dire des méfaits
évoquant les cambriolages récents de plusieurs banques avec assurance didier s’écria
une chambre forte moderne est inviolable mais qui était donc cet homme au ton
si péremptoire l’un de ces miraculeux techniciens qui savent ouvrir les serrures
les plus compliquées sans les détériorer cela ne veut pas dire que toutes ces
portes protègent des fortunes ajouta didier le préposé à la salle des coffres d’une
banque avait remarqué un sexagénaire qui chaque jour visitait son coffre repartait l’air
satisfait le rencontrant au café que gardez-vous à la banque lui demanda
l’employé avec curiosité le médecin m’a interdit l’alcool comme ma famille me
surveille je cache mon whisky dans mon coffre.
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Chapitre 4 : LES FAUTES À ÉVITER

I- LE PLÉONASME

Le pléonasme est un terme ou une expression qui ne fait qu’ajouter une répétition à ce
qui vient d’être énoncé.
Voici quelques pléonasmes qu’il faut absolument éviter : cherchez pourquoi ? (Le mot en
trop est en italique).
1. Il achève complètement. 27. C’est une première initiative.
2. Au grand maximum. 28. Puis ensuite ; et puis après.
3. Il ajouta en plus. 29. Il répétait de nouveau.
4. Au jour d’aujourd’hui. 30. Il en redemande encore.
5. C’est assez satisfaisant. 31. Ils se réunissent ensemble.
6. Il avance en avant. 32. C’est le seul représentant exclusif.
7. Il progressait en avant. 33. Il suffit simplement.
8. Il recula en arrière. 34. Il suivait derrière.
9. Car en effet. 35. La prière tomba d’en haut.
10. Collaborer ensemble. 36. Il est unique et seul en son genre.
11. Comparer ensemble. 37. Il est si tellement beau.
12. Dépêcher-vous vite. 38. Dépenses somptuaires
(somptuaire = relatif à la dépense).
13. Il descend en bas. 39. Pour terminer enfin.
14. Il entre dedans. 40. On gèle de froid.
15. Il sortait dehors. 41. Entendre de ses oreilles.
16. Ils s’entraident mutuellement. 42. Voir de ses yeux.
18. C’est une jeune fillette. 43. Trois heures de temps.
19. Il avait un monopole exclusif. 44. Préparer d’avance
20. Il montait en haut.
21. C’est une panacée universelle 45. Prévoir avant
(panacée = remède universel).
22. Il faut prévoir d’avance. 46. Réciproque de part et d’autre
23. Cette affaire passe en première 47. Tous à l’unanimité (ou unanimement)
priorité.
24. Il était placé entre deux alternatives 48. Marcher à pied
(alternative = choix à faire entre deux 49. La topographie des lieux
choses). (topographie = description d’un lieu)
25. Il préférait plutôt. 50. Voire même (voire = « vraiment » au
sens ancien, « même » au sens moderne).
26. Il est premier en tête de la classe.

II - LES SENS ABUSIFS

IL NE FAUT PAS CONFONDRE


- ablation : extraction coupe - oblation : offrande
- acceptation : le fait d’accepter - acception : le sens d’un mot
- accident : évènement souvent malheureux - incident : évènement sans importance
- achalandé : qui a beaucoup de clients - approvisionné : qui a des marchandises
- acquit : preuve écrite d’un paiement (notez - acquis : savoir, expérience
que l’on écrit : par acquit de conscience)
- adhésion : approbation - adhérence : liaison entre deux choses
- adjurer : supplier - abjurer : renier
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- aéro (plane) = préfixe indiquant l’idée d’air. - aréopage = tribunal criminel d’Athènes qui
siégeait sur la colline d’Arès
- affilé : aiguisé - effilé : défait fil à fil
- affleurer : apparaître, être au niveau de - effleurer : toucher légèrement
- ajustage : action d’adapter - ajustement : action de rendre juste
- aléa : hasard - aria : embarras ; mélodie
- alternative : choix entre deux possibilités - alternance : succession répétée de plusieurs
choses
- amande : fruit - amende : sanction
- amnistie : annulation de peine - armistice : suspension d’hostilités
- ancre : pour retenir un bateau - encre : pour écrire
- anoblir : donner un titre - ennoblir : rendre plus moral, plus noble
- apogée : sommet - hypogée : monument funéraire
- appât : piège - appas : agréments extérieurs désirables
- apporter : porter à - amener : au sens propre = faire venir à soi,
ou avec soi ; au sens figuré = introduire,
occasionner
- apurer : arrêter un compte - épurer : rendre pur
- asepsie : lutte contre l’entrée des microbes - antisepsie : destruction des microbes
- assurer : affirmer avec force - promettre : prendre un engagement
- ataxie : difficulté de marche - ataraxie : tranquillité d’âme
- attention : vigilance - intention : volonté
- avatar : transformation, métamorphose - mésaventure : ennui, accident
- avènement : venue - événement : fait important, chose quelconque
qui arrive
- avérer : reconnaître comme vrai - révéler : faire apparaître
- cahot : secousse, saut sur une mauvaise - chaos : grand désordre
chaussée
- capable de : sens actif, apte à - susceptible de : sens passif, qui peut recevoir
- censé : supposé - sensé : qui a du bon sens
- une réussite certaine = assurée - une certaine réussite = incomplète, partielle
- cession : action de donner - session : temps de réunion d’une assemblée
- champ : pré - chant : son de la voix
- chemineau : vagabond - cheminot : employé de la S.N.C.F.
- coasser : pour la grenouille - croasser : pour le corbeau
- cœur : principal organe de la circulation du - chœur : ensemble de voix
sang
- collision : rencontre de deux corps - collusion : entente secrète
- colorer : donner de la couleur - colorier : mettre des couleurs
- compréhensible : clair, intelligent - compréhensif : bienveillant
- concert (de) : d’un commun accord - conserve (de) : ensemble, de compagnie
- conjecture : supposition - conjoncture : concours de circonstances
- conséquent : logique, raisonnable - important : considérable
- consommer : achever ; manger - consumer : détruire par le feu
- continuation : action de poursuivre - continuité : liaison sans faille entre les
parties d’un tout
- cour : d’école, de justice ou de Versailles - cours : d’un fleuve, de la bourse ou de la vie
- davantage : « adv. », plus - … d’’avantage : « nom », gain
- décade : dix jours - décennie : dix ans
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- déceler : trouver, découvrir - desseller : enlever la selle


- démystifier : détromper quelqu’un qui a été - démythifier : enlever la valeur de mythe à
mystifié, c'est-à-dire auquel on a fait croire une idée, à une chose, à un homme, c'est-à-
des choses fausses. Ex : il croit à l’existence dire, lui faire perdre son caractère de
des Martiens, nous avons du mal à le merveilleux, de fabuleux (Ex : démythifier le
démystifier. personnage de Tarzan).
- désaffectation : action de désaffecter - désaffection : perte de l’affection
- dessein : intention - dessin : peinture
- détoner : produire une explosion - détonner : chanter faux, sortir du ton
- différend : « nom », discussion - différent : « adj. », autre
- dilatoire : qui procure un délai - dilatatoire : qui dilate
- dilemme : choix entre deux positions qui ont - alternative : choix entre deux possibilités qui
une même conclusion ont des conclusions différentes
- écho : répétition d’un son - écot : quote-part
- effraction : entrée par force - infraction : violation d’une loi ou d’un
règlement
- effusion : épanchement - affusion : aspersion
- éhonté : cynique - effronté : hardi, impudent
- éluder : esquiver - élucider : rendre clair
- émerger : sortir de l’eau - immerger : s’enfoncer dans l’eau
- émigration : sortie d’un pays - immigration : entrée dans un pays
- éminent : au-dessus du commun - imminent : qui va arriver bientôt
- emménagement : introduction des meubles - aménagement : action de disposer avec ordre
dans un nouveau logement ou action de transformer
- enduire : couvrir d’un enduit - induire : amener à, pousser à
- épigraphe : citation - épitaphe : inscription sur un tombeau
- errements : manière de faire (souvent - erreur : faute
blâmable)
- éruption : sortie violente - irruption : entrée brusque
- éventaire : étalage extérieur - inventaire : compte des marchandises
- évoquer : rappeler à la mémoire, décrire - invoquer : avoir recours à
- exaucer : satisfaire - exhausser : mettre plus haut
- excessivement : trop, à l’excès - extrêmement : très, à la perfection
- exprès : volontairement ou remis - express : qui va rapidement à destination
immédiatement au destinataire (lettre exprès)
- il faut me faire : ordre donné à un autre de - il me fait dire : c’est à moi de faire
faire
- ne faire que : ne pas arrêter de … - ne faire que de : venir de …
- ne pas faire long feu : ne pas durer - faire long feu : ne pas réussir, durer
longtemps longtemps, rater
- fond : la partie la plus basse - fonds : réserve de biens
- for intérieur : conscience - fort : forteresse
- un galant homme : un homme bien élevé - un homme galant : un homme qui a des
sentiments tendres
- gourmand : qui mange beaucoup - gourmet : qui apprécie les plats
- gradation : progression - graduation : division en degrés
- habileté : adresse - habilité : droit de faire
- hâler : bronzer - haler : tirer
- hiverner : passer l’hiver en pays chaud - hiberner : être en sommeil pendant l’hiver
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- inclinaison : caractère de ce qui est penché - inclination : acquiescement, affection


- inconstant : versatile - inconsistant : sans fermeté, sans suite
- industrieux : très habile - industriel : directeur d’entreprise

- infecter : salir, contaminer - infester : envahir ou ravager


- ingambe : habile, alerte - infirme : impotent
- injection : introduction d’un liquide dans un - injonction : ordre formel
corps ou dans une machine
- insertion : inscription dans un journal - assertion : ordre formel
- intégralité : qualité de ce qui est complet - intégrité : sans altération, probité
- lac : étendue d’eau - lacs : piège, « tomber dans le lacs »
- luxation : déboîtement - luxure : péché de la chair
- mandant : celui qui donne pouvoir de … - mandataire : celui qui a reçu pouvoir
- mari : époux - marri : attristé
- martyr : personne qui souffre ou a souffert - martyre : supplice
- médire : dire du mal qui est vrai - calomnier : accuser à tort
- notable : important (adj.) ou « personnalité » - notaire : manifeste, évident
(nom)
- observance : règle religieuse - observation : respect du règlement,
surveillance, remarque
- obstruer : mettre un obstacle - obturer : boucher
- occurrence : occasion - concurrence : rivalité
- officiel : qui vient du gouvernement - officieux : privé, à titre non officiel
- oisif : qui momentanément ne fait rien - paresseux : qui a la volonté de ne rien faire
- ombrageux : susceptible - ombreux : qui donne de l’ombre
- opprimer : tyranniser - oppresser : empêcher de
respirer
- pacifique : qui aime la paix - pacifiste : partisan de la paix à tout prix
entre les nations
- panser : soigner - penser : songer, avoir une idée
- partie : élément d’un tout - parti : choix, formation politique
- passante (rue) : fréquentée - passagère (rue) : mot à éviter dans ce sens
- pécher : faire une faute - pêcher : attraper du poisson
- pécuniaire : relatif à l’argent - pécunier : (mot qui n’existe pas)
- percepteur : agent di fisc - précepteur : éducateur
- perpétrer : commettre un crime - perpétuer : continuer longtemps
- personnaliser : rendre personnel - personnifier : représenter une chose sous les
traits d’une personne
- pétrolier : relatif au pétrole - pétrolifère : qui contient, fournit du pétrole
- phare : lumière pour guider navires ou - fard : maquillage
avions
- philtre : boisson magique - filtre : appareil pour passer un liquide
- picoter : faire des piqûres - picorer : grappiller
- plainte : réclamation - plinthe : planche au bas du mur
- pomponner : garnir de pompons - pouponner : bercer un bébé
- populaire : venant du peuple - populeux : qui a de nombreux habitants
- pose : mise en place - pause : repos
- postiche : faux - potiche : vase ou personne niaise
- prééminence : prépondérance - proéminence : monticule, bosse
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- prescription : ordre - proscription : éloignement, condamnation


- prétexter : donner une raison apparente - protester : élever la voix contre quelqu’un ou
quelque chose
- primauté : le tout premier rang - priorité : droit d’être le premier
- primordial : original - essentiel : très important
- prolongation : temps accordé en plus - prolongement : ce qui prolonge une chose
- rabaisser : diminuer - rebaisser : descendre de nouveau
- raffinage : action de purifier le sucre, le - raffinement : subtilité, délicatesse
pétrole, etc.
- raisonner : porter un jugement, discourir - résonner : être sonore, retentir
- rapport : récit, exposé - report : action de reporter
- rassembler : mettre ensemble réunir -ressembler : avoir quelque chose de commun
avec
- ravisement : changement d’avis (mot vieilli) - ravissement : rapt ou enthousiasme, extase
- récoler : vérifier - recoller : coller de nouveau
- recouvrer : retrouver - recouvrir : couvrir de nouveau
- repaire : lieu de retraite - repère : marque pour reconnaître
- respectable : digne de respect - respectueux : marquant le respect
- rétractation : retrait de ce qu’on a dit - rétraction : action de raccourcir
- révolution : changement brusque - évolution : changement progressif
- risque : hasard - rixe : bataille
- rôder : errer - roder (une voiture)
- rosir : devenir rose - roser : colorer en rose
- satire : critique, pamphlet - satyre : compagnon de Bacchus, débauché
et cynique
- septique : qui peut infecter - sceptique : qui doute
- simuler : faire semblant - stimuler : exciter, aiguillonner
- statu (quo) : état identique à l’ancien - statut : règlement
- stupéfait : surpris (adjectif). « il demeura tout - Stupéfié : Mis Dans Un Etat De Stupeur
stupéfait » (Acad.) (Participe Passé). « Cette nouvelle l’a
stupéfie » (Acad.)
- suggestion : avis - sujétion : asservissement
- de suite : à la suite l’un de l’autre, et à la file - tout de suite : immédiatement, sans délai
- sûreté : assurance, moyen de précaution - sécurité : garantie, absence d’accident
- suscription : adresse sur l’enveloppe d’une - souscription : signature, engagement
lettre d’acheter
- temporaire : momentané - temporel : qui a lieu dans le temps
- tribu : groupe de familles - tribut : impôt
- usagé : qui n’est pas nouveau - usé : abîmé et rendu inutilisable par l’usage
- valable : admissible, acceptable - intéressant : de valeur, de poids, de qualité
- vénéneux : dangereux, en parlant des plantes - venimeux : qui a du poison, en parlant des
animaux
- vigie : matelot en faction - vigile : garde de nuit
- voie : route, chemin - voix : parole, ensemble de sons
- Xénophilie : amitié pour les étrangers - xénophobie : haine pour les étrangers
- vénéneux : dangereux, en parlant des - intéressant : de valeur, de poids, de qualité
plantes
- vigie : matelot en faction - vigile : garde de nuit
- voie : route, chemin - voix : parole, ensemble de sons
- Xénophilie : amitié pour les étrangers - xénophobie : haine pour les étrangers
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III- LES EXPRESSIONS ERRONNÉES ET LES CONSTRUCTIONS ABUSIVES


ON NE DIT PAS : ON DIT :
Agoniser d’injures Agonir d’injures
C’est un vin qui aime à être servi chambré C’est un vin qu’il faut servir chambré
Ma tante est très argentée Ma tante est très riche
Elle est autant pauvre que moi Elle est aussi pauvre que moi
Jusqu’aujourd’hui Jusqu’à aujourd’hui
Au plan littéraire, politique, etc. Sur le plan littéraire, politique, etc.
Je demande après lui Je le demande
Je suis fâché après lui Je suis fâché contre lui
Il avait cinq à six enfants Il avait cinq ou six enfants
Cela s’avère faux Cela se révèle faux (un fait avéré est un fait
reconnu vrai)
Mon frère, lui aussi, n’est pas marié Mon frère, lui non plus, n’est pas marié
Mettre au banc de la société Mettre au ban de la société
Il est en but à des difficultés Il est en butte à des difficultés
Il a une voix de centaure Il a une voix de stentor
Pour clôturer la réunion Pour clore la réunion
Indiquez-moi combien vous gagner Indiquez-moi ce que vous gagner
Commémorer un anniversaire, un souvenir Célébrer un anniversaire / commémorer une
victoire
Je l’ai contacté pour cette affaire Je me suis mis en rapport avec lui pour cette
affaire
Je n’y connais rien à cette affaire Je ne connais rien à cette affaire

Il a débuté la réunion par un exposé Il a ouvert la réunion par un exposé

En définitif, il arriva à bon port En définitive, il arriva à bon port


Tu es un espèce de paresseux Tu es une espèce de paresseux
Cette chose est plus essentielle Cette chose est essentielle (ou plus urgente)
C’est ce qui faut C’est ce qu’il faut
C’est de la faute de l’autre conducteur / C’est la faute de l’autre conducteur /
c’est de ma faute c’est ma faute

Elle m’a donné un faux prétexte Elle m’a donné un prétexte

Il me fixait dans les yeux Il me regardait dans les yeux


Grâce à cette erreur A cause de cette erreur
Elle lave ses pieds / ses mains Elle se lave les pieds / les mains
Je vous serais gré de m’avertir Je vous saurais gré de m’avertir
Elle a duré là-bas Elle a mis du temps là-bas /
elle est restée longtemps là-bas
Elle n’a pas été longue à faire le travail Elle n’a pas mis longtemps à faire le travail
Malgré que vous soyez Bien que vous soyez
Pour ne pas que tu arrives en retard Pour que tu n’arrives pas en retard
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Pallier à un défaut Pallier un défaut


Pareil que moi, pareil que le mien Pareil à moi, pareil au mien
Il va de mal en pire Il va de mal en pis
Je préfère attendre que risquer Je préfère attendre plutôt que risquer
Je m’en rappelle Je me le rappelle / Je m’en souviens
Il a recouvert la parole Il a recouvré la parole
Le problème ressort de sa compétence Le problème ressortit à sa compétence

Il risque de réussir Il risque d’échouer


On risque de trouver une station d’essence On a des chances de trouver une station
d’essence
Vous n’êtes pas sans ignorer Vous n’êtes pas sans savoir

Suite à votre demande du 10 courant Comme suite à votre demande du 10 courant

J’ai lu sur le journal J’ai lu dans le journal

Je m’en vais vous dire Je vais vous dire


J’oppose mon veto à ton mariage Je mets mon veto à ton mariage
Il a été sévère vis-à-vis de lui / Il a été sévère envers lui /
vis-à-vis la maison vis-à-vis de la maison

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