Chapitre 10 Les villes dans la mondialisation
La logique du chapitre
Ce chapitre sur « les villes dans la mondialisation » clôture le thème 1 sur l’urbanisation du monde. Les dix doubles pages illustrent
l’inégale intégration des grandes métropoles à la mondialisation. Ce chapitre permet l’acquisition progressive de compétences à partir
de pratiques pédagogiques conformes aux nouveaux programmes (de l’étude de cas à la tâche complexe), tout en permettant aux
enseignants de faire des choix et respecter ainsi leur autonomie.
Plusieurs questionnements structurent ce chapitre.
Dans quelle mesure certaines villes sont-elles parfaitement intégrées à la mondialisation ? Avec les cas de Shanghai (p. 218) et Londres
(pp. 220 à 223), une généralisation à l’échelle de la planète (pp. 226-227) permet de replacer ces cas dans le contexte de l’archipel
métropolitain. Les pages 228-229 permettent de travailler la compétence « Pratiquer différents langages » en exerçant l’élève à réaliser
un croquis des métropoles dans la mondialisation.
Pourquoi certaines villes sont à l’écart du processus de mondialisation ? Nous nous pencherons dans le cadre d’une tâche complexe sur
le cas de Detroit (pp. 219 et 224-225). Un dossier consacré aux villes en marge (pp. 230-231) permet de varier les exemples et de mieux
cerner la diversité des situations.
Les pages 232-233 proposent une leçon synthétique correspondant au deuxième chapitre du premier thème de Géographie. Enfin, les
pages 234 à 237 permettent des exercices par compétences. On y retrouve la compétence « J’analyse un document » ou encore « Je me
repère dans l’espace et dans le temps » avec un exercice de « Géo-Histoire ». L’élève prépare également le brevet en s’appuyant sur des
exemples de sujets conformes aux « sujets-zéro ».
Pour aller plus loin
Bibliographie
Pour les enseignants
• M. Bailoni, D. Papin, L’Atlas des villes, Le Monde/La Vie, Rue des écoles, 2014.
• A. Bretagnolle, R. Le Goix, C. Vacchiani-Marcuzzo, « Métropoles et mondialisation », La documentation photographique, La
documentation française, 2011.
• « Les villes dans la globalisation », Problèmes économiques n° 3 090, La documentation française, 2014.
Sitographie
• « Des villes en métropoles » : http://geoconfluences.ens-lyon.fr : un dossier sur les grandes métropoles accessible sur le site de l’ENS
Lyon.
P . 2 1 8 -2 1 9 O U V E R T U R E
Cette double page permet d’emblée d’opposer une ville au cœur de la mondialisation : Shangai et une « shrinking-city » : Detroit. La
photographie des gratte-ciel modernes du quartier de Pudong contraste avec celle de la Une de Time présentant une rue et des
bâtiments à l’abandon dans une ville qui fut le fleuron de l’industrie automobile américaine avant la crise automobile et économique.
Le contraste est également saisissant entre les hommes qui apparaissent sur ces photos : les touristes facilement identifiables de
Shanghai et les « ombres » qui semblent errer dans Detroit.
Le bloc de compétences, en haut à droite permet à l’enseignant de construire sa progression et à l’élève de comprendre ce que l’on
attend de lui.
P . 2 2 0 -2 2 3 É T U D E D E C A S U N E M É T R O P O L E M O N D I A L E : L O N D R E S
A. Quelles sont les fonctions de cette ville mondiale ?
Cette première double page a pour objectif d’identifier les fonctions qui font de Londres une ville mondiale. Ces fonctions sont
visibles sur une carte (doc. 1) et classées par thèmes (politiques, économiques…) mais aussi sur une photo (doc. 4) qui met en
valeur les lieux de commandement avec des sites remarquables comme la City, la cathédrale Saint-Paul ou la London Bridge Tower.
Le plan de Londres a été retenu pour travailler particulièrement la compétence « J’analyse un document ». Le tableau (doc. 3)
permet de situer Londres parmi les autres villes de rayonnement mondial et d’engager la réflexion sur la construction de ce type de
classement, les différents critères utilisés, voire sur la pertinence d’un tel classement. La photographie (doc. 2) a été choisie pour
illustrer la fonction culturelle de Londres avec cette vue du deuxième musée le plus visité du monde : le British Museum. Le texte
(doc. 5), extrait de l’Atlas des villes, illustre la fonction économique et financière de la capitale britannique.
1
ACTIVITÉS
1. a. Londres est la capitale du Royaume Uni, elle est située au Sud du pays sur la Tamise : c’est une des plus grandes villes d’Europe
et une des plus importantes villes du monde.
b. Le premier quartier d’affaires s’appelle la City : il date du XIXe siècle, le deuxième quartier d’affaires est celui des Docklands et date
des années 1990, enfin, le London Bridge Quarter date des années 2010.
c.
Bâtiments à fonction politique Bâtiments à fonction culturelle
Palais de Buckingham British Museum
Parlement Tate Modern
Cathédrale Saint-Paul
2. Les bâtiments des quartiers d’affaires sont faits de verre et d’acier. Certains buildings ont des formes originales (cornichon). Ce sont
de grands gratte-ciel modernes qui donnent l’image d’une métropole du futur.
3. La City est un centre économique et financier majeur car elle abrite la bourse de Londres, la banque d’Angleterre et le siège de
nombreuses multinationales.
4. Londres se classe parmi les villes les plus importantes du monde. Certains classements la situent derrière New York mais devant
Paris et Tokyo. Cette place est due à l’importance de la City mais aussi à la présence de la première plate-forme aéroportuaire, et
d’entreprises de classe mondiale dans les domaines culturels ou médiatiques.
B. Comment Londres est-elle connectée à la mondialisation ?
L’objectif de cette seconde double page est de proposer un changement d’échelle en replaçant Londres à l’échelle du monde, en
montrant comment la ville est connectée à la mondialisation. Un planisphère (doc. 1) rappelle l’importance du hub d’Heathrow avec
des voies aériennes entre Londres et le reste du monde. On change d’échelle avec la carte du grand Londres (doc. 4) qui montre
comme la ville organise sa propre région et le Sud de l’Angleterre tout en se connectant à l’Europe continentale (Eurostar avec la
gare de Saint Pancras, doc. 5), et au monde (par les aéroports et la zone industrialo-portuaire). Ce document est à l’origine d’un
travail spécifique pour valider la compétence « Je pratique différents langages » en aidant l’élève à construire la légende d’un croquis
du grand Londres.
Une photographie du site des JO de 2012 (doc. 2) permet de rappeler que Londres dispose des infrastructures pour organiser un
événement aux dimensions planétaires et qu’elle est la seule ville au monde à avoir organisé trois fois les jeux Olympiques.
Le texte du document 3, extrait de « Londres mondiale et communautariste » illustre la dimension multiculturelle et les inégalités
sociales inhérentes aux villes mondiales.
ACTIVITÉS
1. Londres est reliée au monde grâce à ses aéroports (Heathrow, Gatwick…), ses gares (Saint Pancras…) ou la zone industrialo-
portuaire de la Tamise d’où partent et arrivent les voies maritimes.
2. Heathrow relie Londres au monde entier mais plus particulièrement à l’Amérique du Nord, à l’Asie et à l’Afrique.
3. Les différents aménagements de transport se situent dans Londres (Saint Pancras) ou en périphérie (Heathrow). Leur importance et
leur capacité de connexion au reste du monde font de Londres une ville mondiale. Les infrastructures mises en place à Stratford pour
les JO ont permis d’accueillir 10 500 athlètes venus de 204 pays.
4. Londres est un pôle majeur de la mondialisation mais les habitants les plus pauvres (de l’East End) ne profitent pas de cette
richesse.
5. Légende du croquis
Titre : Londres, une ville connectée à la mondialisation
a : Grand Londres
b : CBD ou quartier d’affaires
c : aéroports
d : Eurostar
e : zone industrialo-portuaire
f : interfaces ou flux d’échanges avec le reste du monde
P . 2 2 4 -2 2 5 L A G É O G R A P H I E A U T R E M E N T D E T R O I T , U N E V I L L E Q U I R É T R É C I T !
L’idée de cette double page est de permettre à l’élève de s’exercer à la réalisation d’une tâche complexe. Chaque élève peut travailler
la compétence « Raisonner ». Le scénario est simple : celui d’une émission de télévision au cours de laquelle le maire de Detroit doit
présenter la situation de sa ville dans le but d’obtenir de l’aide afin de la sortir de la crise économique. Ce scénario est réaliste et
correspond au descriptif des contenus d’enseignement du programme qui évoque les différences existant entre les villes connectées
et bien intégrées à une mondialisation qu’elles entraînent et des villes plus à l’écart, voire confrontées à des phénomènes de
« rétrécissement » (shrinking cities, comme Detroit).
2
L’élève doit préparer une note de synthèse à partir des documents proposés dans la double page mais aussi dans une « Boîte à
outils » qui renvoie à d’autres documents du manuel ou consultables en ligne.
Un texte de Télérama (doc. 1) rappelle la définition d’une ville qui rétrécit et en donne les principales raisons. Ce texte est corroboré
par quelques chiffres sur la situation de la ville (doc. 4) et par la carte (doc. 2) qui montre le pourcentage d’habitations non
occupées. Cette carte peut également servir d’entrée pour construire des pistes pour un nouveau départ de la ville puisqu’elle
montre les permis de démolitions qui peuvent être suivis par la mise en place des jardins partagés photographiés au doc. 5. Ces
jardins, que l’on voit sur la vue générale de la ville (doc. 3) sont le point de départ d’une reconquête que veut impulser le maire de
Detroit avec l’établissement de start-up dans le CBD (doc. 3).
ACTIVITÉ
La note de synthèse du maire
Première partie : la crise de Detroit et ses origines
Detroit a perdu plus de la moitié de ses habitants (de 2 millions à 800 000), le quart du territoire de la ville est inoccupé, des maisons
sont abandonnées, des magasins sont fermés, des rues sont désertes.
La population est pauvre, le taux de chômage est élevé et les services ne sont plus garantis (la police met en moyenne une heure à
intervenir contre dix minutes ailleurs dans le pays) : ainsi la ville est endettée.
Cela s’explique par deux phénomènes :
− le départ des classes favorisées (souvent blanches) vers les banlieues à la suite de tensions raciales ;
− la crise de l’industrie automobile et des trois « majors » : Ford, Chrysler et Général Motors.
Deuxième partie : des solutions existent
À la suite de la mobilisation de certains élus, Detroit peut envisager un avenir meilleur : des permis de démolitions permettent de
récupérer des terrains abandonnés. Ces espaces peuvent être mis à profit pour y installer des jardins partagés. Enfin des start-up
(entreprises spécialisées dans l’économie numérique) s’y installent en bénéficiant des faibles coûts du terrain et de mesures
d’incitations. Aujourd’hui, Detroit peut devenir l’endroit à la mode, « the place to be » pour toute une génération de nouveaux pionniers,
d’artistes ou de visionnaires.
P . 2 2 6 -2 2 7 À L ’ É C H E L L E D U M O N D E L E S V I L L E S O R G A N I S E N T L E M O N D E
Conformément au programme de Géographie, les études de cas (Londres et Detroit) sont mises en perspective à l’échelle du monde.
Il s’agit donc ici, à l’aide d’un planisphère de l’archipel métropolitain et des principales autres métropoles, de mettre en relation les
lieux étudiés avec d’autres lieux du monde. C’est donc la compétence « Se repérer dans l’espace » qui est particulièrement travaillée.
La projection polaire permet, par ailleurs, d’insister et de mettre en évidence le rôle majeur des métropoles des pays du Nord dans
les échanges et les flux.
RÉPONSE AUX QUESTIONS
1. Les quatre villes globales sont New York, Londres, Paris et Tokyo.
2. Trois grandes mégalopoles dominent et organisent le monde. La première est située sur la côte Est des États-Unis (on l’appelle
aussi la Bost-Wash), la deuxième se situe en Asie (à cheval sur les littoraux japonais, coréens et chinois). La troisième est située en
Europe (autour de la dorsale européenne).
3. Detroit n’est pas bien intégrée à la mondialisation puisqu’à la différence d’autres métropoles elle perd des habitants. Elle est
cependant, par l’intermédiaire des entreprises numériques qui s’y installent en train de se reconnecter à la mondialisation.
4. Les principales villes mondiales se situent en Asie de l’Est, en Europe et aux États-Unis.
5. Les différents flux qui relient les trois mégalopoles sont des flux d’informations, de capitaux et de marchandises.
6. Les villes mondiales se situent en Amérique du Sud (Rio de Janeiro, São Paulo), en Russie (Moscou), en Inde (Mumbai) et en
Afrique du Sud (Johannesburg).
P . 2 2 8 -2 2 9 C R O Q U I S L E S V I L L E S D A N S L A M O N D I A L I S A T I O N
Cette double page a pour vocation de travailler la compétence « Pratiquer différents langages » en amenant l’élève à construire le
croquis des métropoles dans la mondialisation. La page de gauche prépare la réalisation de ce croquis en trois étapes : du
prélèvement d’informations au croquis complété en passant par l’organisation de la légende. Ce croquis permet également de mieux
se repérer en fixant dans la mémoire de l’élève les lieux majeurs de commandement de la mondialisation.
RÉPONSE AUX QUESTIONS
Étape 1
a. Les ronds représentent des métropoles, la taille des ronds indique leur importance.
3
b. Les mégalopoles américaines et européennes disposent d’une façade ou d’un accès à l’océan Atlantique. La mégalopole japonaise
se situe sur l’océan Pacifique.
c. Les flux sont représentés par des flèches rouges à double sens. Ces flux correspondent à des échanges de marchandises, de
capitaux et d’informations.
Étape 2
a. Première colonne de la légende
Figuré 1 : villes globales
Figuré 2 : autres métropoles mondiales
b. Les figurés manquants de la deuxième colonne sont les ovales bleus et les doubles flèches rouges.
c. Titres des différentes parties de la légende
Première colonne : la hiérarchie des métropoles
Deuxième colonne : des métropoles connectées entre elles
P . 2 3 0 -2 3 1 D OS S I E R D E S V I L L E S E N M A R G E D E L A M O N D I A L I S A T I O N
Il s’agit ici de répondre aux attentes du programme en montrant la diversité des villes « plus à l’écart de la mondialisation ». Cette
double page permet un cheminement sur différents continents : européen avec la photo de Leipzig au doc. 1, américain (avec le texte
issu de site de l’ENS Lyon et la carte de la Rust Belt au doc. 3), mais aussi asiatique avec les photos de Pyongyang (doc. 2) et de
Phnom Penh (doc. 4). On observe que ces villes peuvent se situer dans des pays riches et dans des pays pauvres. Les photographies
« au ras du sol » mettent en évidence les conditions de vie des gens dans ces espaces en marge de la mondialisation.
Le document 4 est une typologie des villes à l’écart de la mondialisation en fonction de l’origine de cette « mise à l’écart » : des crises
économiques récentes, politiques ou structurelles. La photo reprise des trois villes permet à l’élève de mieux faire le lien entre une
ville (un cas) et un ensemble de villes (un type de cas).
Ce dossier est l’occasion d’un travail de groupe autour de la compétence « Mutualiser » puisque chaque groupe sera amené, à partir
d’un travail préliminaire de prélèvement d’informations, à présenter, à l’oral, son travail à la classe.
La réalisation d’une carte mentale permet enfin à l’élève de mieux comprendre le phénomène étudié et de travailler la compétence
« Pratiquer différents langages ».
ACTIVITÉS
1. Groupe 1
a. Une shrinking city est une ville qui « rétrécit », d’un point de vue de sa population, de son activité économique et du niveau de vie
des habitants. Aux États-Unis, ces villes se situent dans la Rust Belt (la ceinture de la rouille) au Nord-Est du pays.
b. Les shrinking cities ne parviennent pas à se connecter à la mondialisation afin de conserver les emplois des habitants. Ceux-ci sont
touchés par la pauvreté lorsque le chômage se développe puis par l’insécurité lorsque les services publics ne sont plus assurés.
Groupe 2
a. Pyongyang se situe en Corée du Nord. Le chef de ce pays, un dictateur, a décidé de maintenir volontairement la ville à l’écart des
échanges mondiaux pour conserver le pouvoir.
b. Les villes en guerre subissent l’isolement : des marchandises et les informations n’y arrivent plus.
Groupe 3
a. Ce quartier se situe à Phnom Penh au Cambodge. Dans ce quartier de bidonvilles, la pauvreté apparaît à travers des populations
qui vivent sur la voie ferrée, sans toit, dans la boue avec très peu de confort.
b. Les villes des pays pauvres sont en marge de la mondialisation car ces pays ne disposent pas des infrastructures qui permettent
les échanges comme les ports. Les populations ou les entreprises de ces pays ne possèdent pas l’argent nécessaire pour acheter ou
produire.
3. Carte mentale
4
Des causes multiples
La guerre La dictature La crise économique La pauvreté
Des villes en marge de la mondialisation
Des conséquences diverses
Des villes qui Des populations qui vivent Des services qui ne sont Des problèmes de
rétrécissent dans la pauvreté plus assurés violence
P . 2 3 2 -2 3 3 C OU R S L E S V I L L E S D A N S L A M O N D I A L I S A T I O N
La leçon reprend la problématique de la page d’ouverture : pourquoi les villes sont-elles inégalement intégrées à la mondialisation.
Elle rappelle que ce sont les villes qui organisant la mondialisation et notamment les villes mondiales telles que les définissent
Annette Ciattoni et Yvette Veyret au doc. 1 au travers de leurs différentes fonctions politiques, économiques et culturelles,
synthétisées au doc. 2 et illustrées au doc. 5 par la photo de Times Square. Ces villes mondiales paraissent à la fois en concurrence
(cf. tableau au doc. 4 des sièges sociaux des 500 premières FTN du classement Fortune de 2015) et en réseau (planisphère du doc. 3
des flux financiers et des principales bourses du monde).
RÉPONSE AUX QUESTIONS
Doc. 1 Qu’est-ce qu’une ville globale ?
1. Les principales villes de commandement du monde sont New York, Londres, Tokyo et Paris
2. Les principales villes émergentes sont en Asie et en Amérique Latine.
Doc. 3 Les places boursières dans le monde
1. Les principales bourses mondiales sont situées à New York, Tokyo, Hong Kong, Paris, Londres et Francfort.
2. Elles sont reliées entre elles par des flux permanents de capitaux.
Doc. 4 Nombre de sièges sociaux de FTN dans les métropoles
1. C’est Pékin qui accueille le plus de sièges sociaux, en effet 51 des 50 plus grandes FTN ont leur siège social à Pékin.
2. Londres abrite 19 sièges sociaux, Paris 18 et New York 17. Il faut préciser que le classement tient compte de sièges sociaux
présents ailleurs dans l’agglomération (Courbevoie, Issy-les-Moulineaux pour Paris).
P . 2 3 4 -2 3 5 J E M’ EXERCE PAR COM PÉTENCE
P. 234 • 1) Analyser une carte de flux aériens
1. Les flux aériens sont représentés par des lignes de deux couleurs en fonction du nombre de passagers.
2. Les principaux aéroports sont situés à Los Angeles, Chicago, New York, Paris, Londres, Amsterdam, Francfort, Dubaï, Pékin,
Shanghai, Tokyo.
3. Les principaux flux aériens internationaux ont lieu entre la côte Est des États-Unis, l’Europe et l’Asie de l’Est. Les multiples traits
représentés sur la carte indiquent en effet que ce sont ces régions, qui reçoivent les flux les plus nombreux.
4. L’Afrique paraît la moins intégrée à la mondialisation des flux aériens puisqu’aucun trait ne la rattache au reste du monde.
e
P. 234 • 2) Étudier une ville mondiale au XVII siècle
5
Ce texte permet d’établir une passerelle entre la Géographie et l’Histoire : il souligne l’émergence d’un courant de pensée dans le
domaine de la Géo-Histoire, développé par J.-R. Pitte ou E. Leroy Ladurie. Il permet de montrer le lien entre nos deux disciplines et
aux élèves de comprendre que la géographie actuelle est le produit du jeu des acteurs d’aujourd’hui mais aussi du passé.
1. Amsterdam se situe aujourd’hui aux Pays Bas, au XVIIe siècle, elle appartenait aux Provinces-Unies.
2. Amsterdam fait du commerce avec l’Afrique occidentale et l’Amérique dès le XVIIe siècle.
3. Aujourd’hui, grâce à son aéroport international, la ville est toujours reliée au reste du monde et notamment à l’Asie et à l’Amérique.
4. La bourse, les institutions financières mais aussi les fortes inégalités sociales faisaient d’Amsterdam une ville mondiale comparable
à celles d’aujourd’hui, dès le XVIIe siècle.
5. Voltaire et Rousseau sont publiés à Amsterdam, la ville est un lieu de tolérance à l’égard des idées des Lumières et de la
contestation de la monarchie absolue de droit divin.
P. 235 • 3) Rédiger un texte sur une ville mondiale : Tokyo
L’objectif ici est d’amener l’élève à construire la compétence « Pratiquer différents langages » en rédigeant un texte argumenté et
construit sur Tokyo après un temps préalable de prélèvement d’informations. Cela permet aussi de varier les objets d’étude puisque
Londres a déjà été présentée, Shangai et New York déjà évoquées.
1. Tokyo se situe au Japon, au bord de l’océan Pacifique.
2. Le principal quartier d’affaires se situe dans le centre, à proximité du palais impérial et de la bourse de Kabuto-Chô. Il existe
également une ceinture de quartiers d’affaires plus récents à quelques kilomètres du CBD principal, ils se nomment Shinjuku,
Okawabata city river, Ueno ou Osaki.
3. Tokyo est reliée au reste du monde par des aménagements comme l’aéroport international et la zone industrialo-portuaire
(1er ensemble portuaire du monde).
4. Les CBD, la bourse de Kabuto-Chô et les sièges des grandes FTN font de Tokyo un centre majeur de l’économie mondiale.
5. Tokyo accueille des activités tertiaires haut de gamme dans des quartiers d’affaires comme les sièges sociaux des banques, des
firmes japonaises ou étrangères ou la bourse. Tokyo accueille aussi des activités universitaires, de loisirs (Disneyland), ou
d’information et de télécommunication. Enfin, Tokyo est un nœud de communication portuaire et aéroportuaire. Tous ces critères
permettent de classer Tokyo parmi les villes mondiales, c’est-à-dire parmi les villes qui ont la plus grande influence dans le monde.
P. 236 JE PRÉPARE LE BREVET
Il s’agit ici de commencer à préparer un examen qui aura lieu à la fin de l’année suivante, l’élève doit donc être guidé. Les deux
exercices proposés sont conformes aux sujets zéro proposé sur le site Eduscol. Le premier travaille l’analyse de document autour
d’un nouveau cas d’étude : Paris ; le deuxième permet de se confronter à la rédaction d’un développement construit.
Exercice 1 Analyser et comprendre un document
1. Ce document est extrait du site Internet de l’hebdomadaire Le Point paru le 21 octobre 2015.
2. Une métropole est une ville qui attire, qui rayonne, qui organise (du grec « ville-mère »).
3. Paris est une métropole mondiale par la qualité de sa desserte aérienne et par la richesse de son patrimoine qui permettent l’arrivée
de très nombreux touristes.
4. Cependant Paris doit encore améliorer sa capacité à attirer les entreprises tout en respectant davantage son environnement.
Exercice 2 Maîtriser différents langages pour raisonner
Développement construit
Toutes les villes ne sont pas également intégrées à la mondialisation. Nous allons voir dans une première partie celles qui sont le
mieux connectées et pourquoi le sont-elles ; puis dans une seconde partie celles qui restent à l’écart et les causes qui justifient cette
situation.
L’ensemble des métropoles qui contribuent à la direction du monde forment l’archipel métropolitain. Ces villes entretiennent entre elles
des relations privilégiées d’échanges de marchandises, d’informations et de capitaux. Ce sont des flux visibles ou invisibles qui
distinguent des villes qui disposent des infrastructures d’échanges comme les aéroports, les ports ou les bourses. Chacune de ces
villes disposent de quartiers des affaires dans lesquels on retrouve les sièges sociaux des principales banques, des plus grandes
firmes transnationales, des entreprises de la nouvelle économie.
Certaines villes forment des mégalopoles comme les villes de la côte Est des États-Unis (Boston, New York, Washington), ou les
métropoles européennes (Londres, Francfort, Düsseldorf, Genève, Zurich, Bâle, Milan) ou enfin celles de la mégalopole asiatique
(Tokyo, Osaka-Kobe, Séoul, Pékin, Shanghai, Hong Kong, Singapour).
Des métropoles émergentes comme Buenos Aires, São Paulo et Rio de Janeiro en Amérique latine, Johannesburg en Afrique du Sud
ou Mumbai en Inde cherchent à renforcer leur connexion aux grands flux d’échanges qui composent l’archipel métropolitain mondial.
6
Cependant, toutes les villes du monde ne parviennent pas à s’intégrer à ce réseau d’échanges.
Les villes en guerre comme Damas en Syrie, Donetsk en Ukraine s’excluent de la mondialisation même si le trafic mondial des armes
les concerne particulièrement.
Les villes soumises à la tyrannie d’un dictateur comme Pyongyang en Corée du Nord ne sont pas non plus intégrées : elles
n’accueillent pas les sièges des entreprises, des banques ou des agences de presse. Elles n’ont que peu d’échanges avec les autres
pays dont elles se sont coupées.
C’est également le cas des villes de pays pauvres comme Bangui en Centrafrique ou Phnom Penh au Cambodge : le manque
d’infrastructures de communication et la pauvreté des populations les privent d’un accès à la mondialisation.
Dans une moindre mesure, les villes qui rétrécissent (dans les pays riches), les « shrinking cities » comme Detroit et Cleveland aux
États-Unis ou Leipzig en Allemagne paraissent en marge des réseaux d’échanges, elles sont touchées de plein fouet par la crise
économique et le chômage et se vident de leurs habitants. Cependant, leur situation, dans des pays riches capables de réagir et
d’impulser de nouvelles dynamiques rend peut-être leur présence dans le groupe des villes en marge, provisoire.
Pour conclure, nous pouvons constater que si les grandes métropoles sont des acteurs et des places incontournables de la
mondialisation, celle-ci ne profite pas à toutes les villes qui cherchent donc à s’y intégrer au plus vite.
P. 237 JE CONSTRUI S MON BILAN
1 Je localise et je situe les villes mondiales et les mégalopoles
1. et 2.
1 : Los Angeles ;
2 : New York : États-Unis ;
3 : Buenos Aires ;
4 : Londres : Royaume-Uni ;
5 : Paris : France ;
6 : Pékin ;
7 : Tokyo : Japon.
Les villes de New York, Londres, Paris et Tokyo sont considérées comme des villes globales.
3. Une mégalopole est grande région urbaine qui regroupe une concentration exceptionnelle de pouvoirs.
4. A : mégalopole américaine ;
B : mégalopole européenne ;
C : mégalopole asiatique.
1 Je complète une carte mentale sur les villes mondiales
À gauche, de haut en bas :
e. Population nombreuse ;
g. Population multiculturelle ;
h. Connexion avec les autres villes mondiales ;
k. Carrefour de communication ;
f. Quartiers d’affaires ;
i. Gratte-ciel ;
À droite, de haut en bas :
a. Sièges des firmes transnationales ;
d. Bourse ;
c. Congrès internationaux ;
l. Universités ;
b. Lieux de décision politique ;
j. Siège d’institutions internationales.