Introduction à l'économie et ses enjeux
Introduction à l'économie et ses enjeux
I-Définition
Def.N°1
Etymologie : du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et "nomos",
gérer, administrer.
Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une
personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui
étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d'une société. Le
principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les ressources limitées ou rares, est celui
de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum
de profits.
La définition de l'économie n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction des
auteurs et des courants de pensée.
Def. N°2
L’économie est une science qui étudie la production, la consommation et des biens et des services.
Le mot « économie » vient du grec ancien oïkonomia qui signifie « gestion de la maison » (oïkos =
maison et nomos = gérer, administrer).
À l’origine, l’économie désigne donc la gestion privée ; au-delà de ce niveau domestique, cette
discipline s’intéresse également aux comportements collectifs des individus et des groupes (tels que
les entreprises et les Etats). L’économie analyse ainsi la façon de fabriquer un produit, de l’acheter
mais également de dépenser de l’argent ou au contraire de l’économiser : ces actions sont en effet des
comportements économiques.
II-L’économie au quotidien
Nous faisons tous de l’économie dans nos comportements quotidiens, même les plus simples.
Lorsque nous achetons un produit, par exemple, cela n’est pas possible que parce que nous disposons
d’un revenu qui nous permet de faire cet achat. Ce revenu est lui-même le résultat de notre travail, qui
est « récompensé » par une rémunération (ou un salaire). Ce produit que nous venons d’acquérir a été
fabriqué par une entreprise qui, grâce à notre achat, en tire profit. Une partie de ces profits sert à
rémunérer les salariés qui ont participé à la fabrication du produit. Et cette rémunération est utilisée
pour consommer de nouveau.
En économie, tout est donc lié et constitue un cycle : du consommateur au produit, du produit à
l’entreprise, de l’entreprise au salarié, du salarié au consommateur, du consommateur au produit, et
ainsi de suite.
III-L’objet de l’économie
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scientifiques (fondées sur des modèles mathématique), mais elle fait aussi appel à d’autres disciplines
comme la sociologie et la psychologie.
La question économique par excellence est la suivante : comment faire coïncider au mieux la demande
(ce dont nous avons besoin) et l’offre (ce qui nous est proposé) ? Pour répondre, les économistes
tentent de décrire et d’expliquer les comportements des agents économiques (les personnes ou les
entreprises) au niveau individuel (c’est la microéconomie), mais aussi les conséquences de ces mêmes
comportements au niveau d’une nation (c’est la macroéconomie).
Par d’exemple, si le fait d’épargner (c’est-à-dire de conserver de l’argent sans le dépenser) peut être
bénéfique à titre personnel, cela peut être néfaste à un niveau global : l’argent n’est en effet pas
consacré à la consommation directe ; les entreprises ne peuvent donc pas vendre leur production ; en
conséquence, leurs commandes se réduisent ; cela peut les inciter à employer moins de personnel, ce
qui contribue à faire augmenter le chômage. Chaque comportement économique en entraîne un autre,
qui lui-même en provoque un troisième : on retrouve là encore la notion de cycle économique.
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I-INTRODUCTION
Tout ce que la nature offre à l’homme ne correspond pas toujours à ce qu’il désire recevoir. La
nature nous offre l’air, le soleil, la terre, les arbres, l’eau et bien d’autres choses.
Mais tous ces biens ne sont pas directement utilisables par l’homme. Certains exigent des
transformations avant d’être utilisés. Les activités humaines nécessaires à ces transformations sont
appelées activités économiques.
Les biens que la nature nous offre n’existent pas en quantité illimitée. Si l’air, le soleil existent en
quantité abondante tel n’est pas les cas pour certains biens. Les terres, l’eau, les arbres et les biens que
l’homme crée sont en quantité limité alors que l’homme a des besoins multiples et illimités.
Face aux moyens limités avec des besoins illimités l’homme est obligé de faire des choix entre ses
besoins à satisfaire d’où « les coûts d’opportunité ». La science économique peut l’aider à effectuer
ce choix afin d’obtenir le maximum de satisfaction.
II-DÉFINITION
Def.N°1
Etymologie : du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et "nomos",
gérer, administrer.
Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une
personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui
étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d'une société. Le
principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les ressources limitées ou rares, est celui
de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum
de profits.
La définition de l'économie n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction des
auteurs et des courants de pensée.
Def. N°2
Le mot « économie » vient du grec oïkonomia, qui signifie « les lois de la maison » (oïkos = maison
et nomos = gérer, administrer).
L’économie peut donc être définie comme la science qui s’intéresse à la façon dont les hommes
s’organisent pour produire, consommer et échanger les biens et services en vue de satisfaire leurs
besoins dans un monde de ressources rares.
C’est cette rareté qui est à la base de la naissance de la science économique. Si nous vivions dans
une société d’abondance, il n’y aurait pas d’économie.
III-OBJET DE L’ÉCONOMIE
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L’économique étant une science sociale, elle a pour objet l’étude et la recherche de « lois »
permettant d’expliquer les mécanismes qui gouvernent la production, la consommation et
l’échange des biens et services.
CHAPITRE II : LA FAMILLE
Au sens large du terme, la famille renvoie à la notion de parenté constituée sur la base de la
consanguinité ou d’alliance. Au sens étroit du terme, la famille comprend les géniteurs (père et mère)
et leurs enfants.
Les relations entre les membres d’une famille diffèrent d’une société à l’autre.
La notion de parenté établie par les liens mère-enfant ; frère-sœur et l’association homme-femme est
biologique.
La parenté désigne à la fois les personnes qui sont parentes c’est-à-dire père-mère mais aussi frère-
sœur ; oncle-tante ; cousin-cousine qu’il s’agisse de parents par le sang ou par l’alliance.
A-Le mariage
Généralement la famille trouve son origine dans le mariage. Le mariage constitue l’union de deux
personnes de sexes différents et de deux familles. Le mariage doit permettre la perpétuation
(continuité) de l’espèce humaine. Mais de nos jours le mariage lie deux personnes de même sexe
(mariage homosexuel) dans certaines sociétés telle que l’Europe.
Dans les traditions, le choix du conjoint peut s’effectuer de différentes manières. Au Mali ce choix
incombait généralement aux familles sans l’accord des intéressés qui n’est pas nécessaire.
Chez les Bozos, les Kassonkés, souvent chez les Bambara, les Malinkés, les Peulhs, le mariage
peut être réglé par le versement de la dot ou par la technique de l’échange.
Dans d’autres traditions c’est le jeune homme qui choisit sa future épouse généralement avec
l’accord des parents (tel est le cas chez les Maures, les Sarakolés). Mais il existe aussi la possibilité de
choisir librement son conjoint pour les jeunes gens chez les Touaregs et parfois chez les Bobos, les
Dogons et les Peulhs.
Le choix des conjoints peut se faire ou non dans le même milieu social ou dans le même clan :
-le mariage endogamique : C’est lorsque les conjoints vivent dans le même milieu social ou dans le
même clan ;
-le mariage exogamique : C’est lorsque le mari et la femme proviennent de milieux différents.
Un certain nombre d’interdiction peut empêcher certains mariages comme les mariages suivants :
entre proches parents, entre personnes de groupes sociaux différents, entre certaines familles ou
ethnies.
-la monogamie : Elle consiste en l’union entre un homme et une seule femme. Ce système est le plus
répandu dans le monde ;
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-la polygamie : Elle peut se présenter sous la forme de la polyandrie (union d’une femme avec
plusieurs hommes) et surtout de la polygynie (union d’un homme avec plusieurs femmes). Ce dernier
système est le plus répandu dans la société Malienne.
De nos jours les nouveaux époux doivent opter soit pour la polygamie (dans ce cas le mari peut
épouser jusqu’à 4 épouses, la 1ère incluse) soit pour la monogamie (dans ce cas le mari ne peut épouser
qu’une seule épouse).
Le code Malien du mariage exige le consentement des 2 époux lors de la cérémonie du mariage
alors que celui des parents ne sera requis que si le jeune garçon a entre 18 et 21 ans et la jeune fille
entre 15 et 18 ans (sous réserves qu’il ne s’agisse pas d’un remariage).
En pratique les dispositions (lois) légales sur le mariage ne sont pas toujours toutes respectées
notamment en ce qui concerne la dot dont le montant dépasse toujours ce qui est prévu par la loi.
Le mariage est dissout soit par le décès de l’un des époux soit par le divorce légalement prononcé.
Cette évolution s’est effectuée dans le sens du passage de la famille traditionnelle (nombreuse) à la
famille moderne (nucléaire). Les principaux changements concernent les traits (points) suivants :
-la réduction de la taille de la famille : La famille se présentait sous la forme d’une famille élargie
ou étendue ou encore indivise ou communauté familiale regroupant des ménages monogames ou
polygames de plusieurs générations issus des mêmes ancêtres ou appartenant à un même clan et même
des personnes non parentes (domestiques, apprentis, griots, etc.). Cependant la famille moderne est le
plus souvent une famille nucléaire ou conjugale et ne regroupe que le couple conjugal et leurs enfants
mineurs ;
-une structure plus égalitaire : Alors que la famille traditionnelle était fortement hiérarchisée, la
famille nucléaire est plus ‘’démocratique’’ : l’exercice du pouvoir sera partagé entre le mari et sa
femme (relation de coopération), la division du travail sera plus égalitaire, l’autorité des parents sur les
enfants sera beaucoup plus limitée ;
-par ailleurs il faut aussi noter le caractère plus instable de la famille moderne. Cela se traduit tout
d’abord par une désaffection pour l’institution du mariage : de plus en plus de jeunes préfèrent vivre
en situation de concubinage. Mais aussi on constate une augmentation du nombre de divorces plus
faciles (par consentement mutuel). On constate également la multiplication des familles
monoparentales.
Généralement le mariage entraine la cohabitation des conjoints. Trois situations sont possibles :
-le système patrilocal où la femme vient vivre dans la famille de son mari ;
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Dans la famille les relations des enfants avec leur père ne sont pas les mêmes que celles qu’ils ont
avec leur mère, leur oncle, leur grand-mère. Il y a tantôt le respect, tantôt la crainte, tantôt l’autorité,
tantôt l’affection, tantôt la protection, tantôt la relation de plaisanterie, etc.
Il s’agit des règles de transmission du nom et des biens. Il existe 3 situations possibles :
-le système patrilinéaire : C’est le père qui transmet son nom (patronyme) et ses biens (patrimoines)
à ses enfants ;
-le système matrilinéaire : Dans ce cas la transmission se fera par la mère et l’homme ne pourra
transmettre qu’aux enfants de ses sœurs ;
-le système bilatéral ou multilatéral : Ici la transmission des biens et même du nom pourra
s’effectuer par les deux parents.
a-La reproduction
C’est une nécessité pour la famille d’avoir des enfants pour assurer sa continuité. La famille
traditionnelle va donc avoir beaucoup d’enfants car l’enfant est un prestige pour les parents ; par
contre dans la famille moderne les naissances sont faibles car l’enfant constitue un problème.
b-L’alimentation
C’est dans le cadre familial que sont pris les repas. Dans la famille ancienne, l’alimentation sera
très peu variée alors que dans la famille moderne on offre parfois une nourriture très riche. De plus les
repas sont pris le plus souvent à l’extérieur de la famille.
Pour cela la famille traditionnelle a recours à l’automédication alors que la famille moderne fait très
souvent appel à l’extérieur.
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La famille va assurer la sécurité affective de ses membres. Elle va également assurer la formation
de la personnalité de ses membres. La fonction socioculturelle concerne la transmission de l’héritage
culturel : la langue, la tradition, les mœurs, les comportements.
En ce qui concerne les loisirs, la famille ancienne est assez nombreuse pour occuper ses membres
alors que dans la famille moderne les distractions sont souvent procurées en dehors de la famille.
La famille ancienne va assurer presque totalement la formation et l’éducation de ses enfants. Cela
consiste à la transmission des techniques de production et du système moral et religieux. Ces fonctions
sont beaucoup plus limitées pour la famille moderne car elles seront largement concurrencées par
l’école et les médias.
Une des fonctions de la famille est la gestion et la transmission du patrimoine. Celui-ci constitue
pour la famille une protection économique.
b-La production
c-La consommation
La famille a été et reste le lieu privilégié pour la consommation. Si c’est l’autoconsommation dans
la famille ancienne, ce sera une consommation basée sur l’achat des biens aux entreprises dans la
famille moderne.
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I-DÉFINITION
Les besoins constituent l’ensemble des désirs de l’homme qui le pousse à agir en vue de les
satisfaire. Ils se manifestent tous comme des forces qui nous poussent à acquérir des biens en vue
d’apaiser nos aspirations. La satisfaction des besoins constitue le but de l’activité économique.
Mais le milieu naturel et le milieu social influenceront la décision et le choix de l’individu. Par
exemple l’homme chauve n’a pas besoin de peigne « afro », l’eskimo n’a rien à faire d’un climatiseur,
l’homme du désert n’a pas besoin de bateau.
1-La multiplicité
L’homme ressent en même temps plusieurs besoins. On dit que les besoins de l’homme sont
illimités.
2-La satiabilité
« Tout besoin est satiable ». Quand on consomme, le besoin diminue et finit par disparaître.
Exemple : Au fur et à mesure que l’on mange, la faim s’apaise et finit par disparaître lorsqu’on est
rassasié.
« Tout individu est capable de classer ses besoins de façon hiérarchique selon leur intensité. »
Les besoins peuvent être classés en fonction de leur nature ou du sujet (personne) qui les ressent.
1-Classification des besoins selon leur nature : Besoins primaires, besoins secondaires et besoins
tertiaires
Ce sont les besoins qui sont indispensables à la vie tels que le besoin de se nourrir, de se vêtir, de se
loger, de sécurité, etc. Ces besoins sont ressentis par tout être humain.
Ils relèvent de la vie en société. Ils sont nécessaires mais pas indispensables.
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Exemple : Le besoin de justice, le besoin d’affirmer son rang social, le besoin de voiture
particulière, le besoin de réfrigérateur, etc.
Ce sont les besoins liés aux loisirs : besoin de lire, de danser, de jouer, etc. Ils sont considérés
comme superflus, futiles. Ce sont en général le luxe.
2-Classification des besoins en fonction du sujet qui les ressent : besoins individuels – besoins
collectifs
Ces besoins sont ressentis par chaque être humain pris individuellement. Les besoins individuels
sont ceux qui peuvent être solvables au plan individuel et/ou dont la non-satisfaction ne porte pas
préjudice aux autres membres de la collectivité.
Exemple : Le besoin de porter une chemise ou un tee-shirt, le besoin de se coiffer de telle ou telle
façon, le besoin de voyager à pied ou à vélo, etc.
Ils sont ressentis en même temps par un ensemble de personnes. Ces besoins portent sur des biens
indivisibles et nécessaires à la conservation et au progrès de la société. Les besoins collectifs sont
encore appelés « besoins sociaux », « besoins politiques », « besoins publics ».
Exemple : Les besoins d’école, d’hôpital, de routes, d’éclairage public, de terrain de sport, de
centre de loisirs, de défense nationale, etc.
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De façon générale on appelle bien tout ce qui permet la satisfaction d’un besoin. Cependant tous les
biens ne sont pas des biens économiques. Par exemple l’air que nous respirons, la lumière du soleil ne
sont pas des biens économiques. Mais l’air devient un bien économique lorsqu’il est fourni par des
appareils comme le climatiseur.
I-DÉFINITION
-procure de l’utilité ;
Exemple : Le coiffeur ne peut couper les cheveux d’un client que si celui-ci est présent et se fait
couper les cheveux.
Comme exemple de biens immatériels on peut citer le transport, l’assurance, le savoir, la beauté,
etc.
1-Classification des biens selon leur nature : biens primaires, secondaires et tertiaires
Ce sont les biens obtenus à la toute première transformation d’une ressource naturelle.
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Ce sont les prestations de services ou biens immatériels fournies par l’administration, le commerce,
le transport.
2-Classification des biens selon leur destination : biens de production, biens de consommation
intermédiaire et biens de consommation finale
Ce sont des biens qui servent à produire d’autres biens. Exemple la machine à coudre, le
réfrigérateur, la charrue.
Ce sont des biens qui entrent dans la production d’autres biens. Exemple La farine, le sucre, le
caoutchouc, le coton, le bois, l’énergie, etc.
Ces biens sont destinés à l’usage direct et procurent une satisfaction immédiate. On les classe en
trois catégories :
Les biens durables : Ce sont les biens dont la consommation s’étend sur une durée
relativement longue.
Exemple :Une voiture, une machine à laver, un téléviseur, un climatiseur, etc.
Les biens semi-durables : Ce sont les biens qui se détériorent par un usage régulier.
Exemple : Les vêtements, les chaussures, les cahiers, le bic (stylo).
Les biens non durables :Ce sont les biens qui disparaissent dès la première utilisation.
Exemple : Un plat de riz, un sachet d’eau, une cigarette, un biscuit.
N.B. : Si une voiture sert au transport de marchandises, elle est alors un bien de production mais si elle
sert de moyen de transport pour les loisirs, la famille, c’est alors un bien de consommation finale.
3-Classification des biens selon la propriété : biens collectifs – biens publics – biens privés
Ils sont des biens dont l’utilisation par une personne ne diminue en rien la part des autres
utilisateurs.
Exemple : Une radio libre, la télévision nationale, la route, l’enseignement, la défense nationale,
éclairage publique, etc.
Ce sont des biens fournis par la collectivité publique (administration, mairie, police, etc.).
Certains biens font l’objet d’un coût tandis que d’autres sont gratuits.
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Entreprises Productions de
Biens Services
SONATAM
BDM-SA
ORANGE MALI
MALITEL
TRANSRAIL
GGB
LYCEE CHEICK ANTA DIOP
BIM-SA
BARON COIFFURE
LUXE BEAUTÉ
SOTELMA
BITTAR TRANS
BANI TRANSPORT
NBB
BRAMALI
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I-SECTEURSD’ACTIVITÉ
1-Définition
Un secteur d’activité est le regroupement d’entreprises qui ont la même activité principale (au
regard de la nomenclature d’activité économique).
II-BRANCHES D’ACTIVITÉ
1-Définition
Une branche d’activité est un ensemble d’unités de production qui a la même activité de production
(on parle d’unité de production homogène). Dans ce cadre, les unités de production sont classées en
fonction du bien ou service qu’elles produisent.
Une branche d’activité regroupe les unités d’activité économique au niveau local exerçant une
activité économique identique ou similaire.
Exemple : Le secteur primaire est composé de branches : branche agricole, branche pêche, branche
élevage, etc.
Le secteur secondaire est composé de branches : branche industrie alimentaire, branche du tabac,
branche du textile, etc.
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1-Définition
Pour effectuer les activités économiques telles que produire, consommer, épargner, investir…, il
faut l’intervention des acteurs économiques. Un acteur économique est toute personne ou un groupe de
personnes qui intervient dans l’activité économique. Ces acteurs économiques sont aussi appelés
agents économiques.
-les ménages ;
-l’extérieur.
1-Les ménages : La fonction principale des ménages est de consommer et d’épargner. Pour effectuer
cette fonction, ils ont besoin de ressources qui proviennent de leurs salaires.
2- Les entreprises sociétaires : Ici la fonction principale est de produire les biens et services
marchands. Leurs ressources proviennent de leurs bénéfices procurés par la vente des biens et services.
3-Les entreprises financières : Leur fonction principale est de collecter l’épargne et de faire des
crédits. Les ressources proviennent des bénéfices appelés intérêts.
4-Les entreprises d’assurance : Leur fonction principale est d’assurer les risques. Les ressources
proviennent des primes d’assurances versées par les clients.
5-Les administrations publiques : Leur fonction principale est de produire les biens et services non
marchands. Leurs ressources proviennent des impôts et taxes ainsi que les versements volontaires faits
par d’autres acteurs.
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I-DEFINITIONS
1-Définition de l’INSEE
Selon l’INSEE la population active comprend les personnes qui ont un emploi ou qui sont en
chômage. Elle inclut également, conventionnellement, les militaires du contingent.
Sont exclus les étudiants, les élèves, les retraités, les personnes ne pouvant plus travailler, les
personnes retirées des affaires de même que les ménagères si elles ne contribuent pas à l’exercice de la
profession d’un membre de la famille.
Sont inclus depuis peu les bénéficiaires de stages en entreprises et des contrats emploi-formation
2-Définition du BIT
Pour le BIT, sont considérés comme actives les personnes ayant travaillé dans un emploi rémunéré
ou à leur propre compte ne fusse qu’une heure au cours de la semaine de référence. Il y a également
les personnes qui n’ont pas travaillé pour des raisons temporaires. En plus il y a les domestiques ayant
travaillé 15 heures ou plus pendant la semaine de référence.
II-TAUX D’ACTIVITE
1-Définition
Le taux d’activité est la proportion d’actifs dans la population totale. Il peut être calculé pour un
âge donné en distinguant ou non les hommes et les femmes pour un même groupe d’âges.
Population active
-Taux d’activité = ∗100
Population totale
-Le rapport actifs-inactifs mesure la charge des inactifs qui pèse sur les personnes actives.
III-LES CHÔMEURS
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-Un chômeur est un actif inoccupé c’est-à-dire une personne qui n’a pas d’emploi mais qui est à la
recherche d’un emploi rémunéré.
Nombre de chômeurs
Taux de chômage = ∗100
Population active
Suivant les époques et les pays, le chômage peut prendre diverses formes :
-le chômage déguisé est un emploi dont la productivité ou le salaire est faible voire nul ;
-le chômage frictionnel est lié au délai d’ajustement de la main d’œuvre d’un emploi à un autre ;
-le chômage saisonnier est lorsque l’activité du salarié fluctue selon les époques de l’année
(agriculture, tourisme, etc.) ;
-le chômage structurel est lié au changement de longue période intervenu dans les structures
démographiques, économiques, sociales et institutionnelles (variation du taux d’activité de la
population, des qualifications requises, de la localisation des emplois, des branches ou régions en
déclin, effet de la législation) ;
-le chômage technique est dû à l’interruption du processus technique de production (panne, pénurie) ;
-le chômage technologique intervient à la suite d’innovation qui économise le travail notamment la
substitution du capital au travail (robotisation, informatisation).
Depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, le chômage est devenu un problème récurrent
dans la société capitaliste. Mais ce sont les jeunes, les femmes, les ouvriers, les manœuvres, les non
diplômés et les immigrés qui sont le plus frappés par le chômage. Pour remédier au problème de
chômage plusieurs solutions sont possibles :
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La quantité, la qualité et la structure de la population active sont affectées par l’importance des
entrées et des sorties.
-Les entrées dans la population active sont tout d’abord fonction du nombre de naissances. Cependant
il faudra accorder 15 ans ou plus à ces nouveaux nés pour qu’ils soient prêts à intégrer la population
active ;
-les sorties seront occasionnées par le décès mais la mortalité aura des effets différents suivant l’âge
auquel elle se produit : s’il s’agit de la mortalité infantile, l’effet ne serait ressenti que dans le futur ;
par contre s’il s’agit d’un adulte, l’effet est direct et immédiat sur la population active mais quand il
s’agit de personnes âgées, l’effet est nul.
Les entrées sont causées par l’immigration et les sorties favorisées par l’émigration.
3-La scolarisation
4-La retraite
La cessation de travail diminue la population active surtout si l’âge d’aller à la retraite s’abaisse.
En dehors de son rôle de ménagère, la femme peut être également commerçante, fonctionnaire ou
femme d’affaire. Par conséquent elle va augmenter la population active.
Cependant l’état matrimonial a une influence sur l’activité des femmes. Généralement les femmes
mariées travaillent moins que les autres catégories. En plus si les femmes font beaucoup d’enfants,
leur taux d’activité baisse.
Il regroupe les activités liées à la transformation directe du milieu naturel : agriculture, élevage,
pêche, chasse, forêt, etc. Ce secteur regroupe de moins en moins d’actifs aussi bien dans les pays
développés que dans les pays en voie de développement.
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Il comprend les mines, les constructions, l’industrie, la production d’énergie électrique. Ce secteur
regroupait dans les années 1950 un grand nombre d’actifs mais à partir des années 1970 -1980 ce
chiffre tend à diminuer.
Après avoir classés les actifs par secteur, on peut aussi les regrouper en fonction des
caractéristiques sociologiques et économiques afin de constituer des groupes sociaux relativement
homogènes appelés catégories socioprofessionnelles (CSP).
Les catégories socioprofessionnelles (CSP) ont pour but de décrire la structure sociale en
regroupant dans une même catégorie les personnes qui se ressemblent le plus dans leurs
comportements sociaux et professionnels (fécondité, mode de vie, épargne, métier, salaire, etc.)
a-L’ancienne nomenclature
0-Agriculteurs exploitants
1-Salariés agricoles
4-Cadres moyens
5-Employés
6-Ouvriers
7-Personnels de service
8-Autres catégories
Dans cette ancienne nomenclature 3 groupes avaient une taille très réduite (salariés agricoles,
patrons de l’industrie et du commerce et cadres moyens). En plus le terme « cadre » était rarement
employé dans la vie pratique.
Pour remédier à ces problèmes, l’INSEE a mis au point une nouvelle nomenclature appelée PCS
(Professions et Catégories Socioprofessionnelles). Cette nouvelle nomenclature va être utilisée pour
l’exploitation du recensement de 1982 en France.
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1-Agriculteurs exploitants
4-Professions intermédiaires
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1-Calculer l’effectif des hommes dans ces différentes CSP ainsi que leurs pourcentages.
2-Calculer le pourcentage relatif à chaque CSP par rapport au total des actifs et expliquer leur
évolution.
3-Calculer le pourcentage relatif aux femmes de chaque CSP par rapport au total des actifs.
Correction
1340 741∗70
1-L’effectif des hommes : = 938 518,7Pourcentage des hommes : 100% - 30% = 70%
100
1340 741∗30
2-L’effectif des femmes agriculteurs exploitants : = 402 222,3
100
402 222 , 3
1-Agriculteur exploitants : ∗100 = 1,5% 2- Artisans commerçants: 1,87%
26 653 397
3-Dans quelle mesure un gouvernement peut-il agir sur la natalité d’un pays ?
5-Pourquoi dit-on que c’est la croissance économique qui doit entrainer la croissance
démographique ?
20
ème
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9-Quelle est la forme de mariage pratiquée au Mali et quelle forme de famille domine dans ce
pays ?
Les facteurs de production désignent l’ensemble des éléments dont la combinaison permet de
réaliser la production.
Les principaux facteurs utilisés par les entreprises sont le capital fixe, le capital circulant, les
facteurs naturels, le travail, le progrès technique et l’information.
C’est l’ensemble des bâtiments, des locaux, des machines et les outillages qui sont utilisés
durablement pour la production. Le capital fixe est encore appelé investissement.
Contrairement au capital fixe, le capital circulant a une durée de vie relativement courte et disparaît
dans le processus de production.
4-Le travail
Il désigne l’effort physique et intellectuel qu’on emploie dans la production des biens et services.
Pour faciliter les calculs, les facteurs retenus par l’économie sont le capital et le travail.
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6-L’information
1-Définition
La productivité est le rapport entre la production et les facteurs utilisés pour la réaliser. On peut la
calculer au niveau d’un salarié, d’une entreprise, d’une nation... Elle permet de mesurer l’efficacité des
combinaisons productives. On peut calculer différentes productivité.
Quantité produite
-Productivité en volume =
Quantité de travail
Valeur produite
-Productivité en valeur =
Quantité de travail
Exemple
L’entreprise BREX a réalisé courant 2002 la production de 8 tonnes de coton. BREX emploie 263
travailleurs. Sachant qu’une tonne coûte 830 000Frs sur le marché, calculer la productivité de BREX
en volume et en valeur.
Correction
La valeur des ventes est encore appelée chiffre d’affaires (CA). Elle est obtenue en multipliant la
quantité produite par le prix de vente. La valeur ajoutée entre dans le calcul du PIB d’un pays.
Le rendement est la capacité d’une entreprise à produire une certaine quantité de biens et de
services avec une certaine quantité de biens de production dans un système donné.
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ème
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PPT
-pour le travail, on a PPM (L) =
QL
PPT
-pour le capital, on a PPM (K) =
QK
PPT désigne la production physique totale ou le produit physique total (ici 1 500).
Exemple
Considérons une boulangerie qui fait 10heures de travail par jour. Si la production journalière de
1500
cette boulangerie est de 1 500 pains, alors son rendement horaire sera = 150pains/heure.
10
Cela suppose que la boulangerie est capable de produire 150 pains /heure. Ce rendement
correspond à la productivité physique moyenne (PPM) de la boulangerie.
Si par exemple notre boulangerie désire augmenter son facteur travail de 10heures à 12heures et si
parallèlement la production passe de 1 500 pains à 2 100 pains, alors le rendement de la dernière heure
2100−1500 600
est = = 300 pains/heure. 300 pains est donc le rendement de l’heure
12 h−10 h 2
supplémentaire. C’est également la productivité physique marginale.
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CORRECTION
Définition
Le revenu est l’ensemble des ressources dont on bénéficie régulièrement pendant une période. Ces
ressources peuvent être en monnaie (argent) ou en nature (biens).
On distingue traditionnellement deux grandes catégories de revenus : les revenus primaires et les
revenus secondaires.
Ce sont des revenus perçus par les agents économiques en raison de leur participation à l’activité
économique. Il existe plusieurs sortes de revenus primaires.
Les individus fournissent un travail intellectuel ou manuel dans l’économie, en échange ils
reçoivent des rémunérations qui portent des noms variés :
-les honoraires pour les professions libérales (avocats, médecin, architecte, experts comptables) ;
-les loyers pour les maisons, les terres, les véhicules et d’autres biens ;
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Ce sont des revenus perçus par des individus indépendamment de toute participation à l’activité
économique. Ils sont encore appelés revenus sociaux ou revenus de transferts. Il s’agit :
Quelques formules
Exercice 1
La famille KONE est une famille traditionnelle composée de 6 couples. La répartition de leur
revenu annuel est la suivante :
-le 1er couple est fonctionnaire et ouvrier. Il perçoit un traitement de 1 200 000Frs et un salaire de
400 000Frs ;
-le 2ème couple est actionnaire et avocat. Il perçoit un dividende de 450 000Frs et des honoraires de
1 500 000Frs ;
-le 3ème couple est paysan et entrepreneur individuel. Il perçoit un revenu de 375 000Frs ;
-le 4ème couple possède une villa en location et de l’argent liquide qu’il prête aux emprunteurs. Ce
couple gagne 520 000Frs de loyer et 240 000Frs d’intérêts ;
-le 5ème couple est chômeur. Il perçoit 150 000Frs d’allocation familiale et 210 000Frs d’allocation de
chômage ;
-le 6ème couple est gens de maison. Il perçoit un gage de 180 000Frs et 98 000Frs d’allocation maladie.
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T.A.F :
5-Sachant que 11% du revenu brut est versé à l’Etat sous forme d’impôts, calculer le revenu
disponible de la famille KONE.
Exercice2
12-Une aide-ménagèrel-salaire
Dans une entreprise, le personnel fournit un travail manuel ou intellectuel, en contre partie
(échange) on lui verse une rémunération qui porte des noms variés selon la fonction exercée. Ainsi les
ouvriers perçoivent le salaire, les fonctionnaires ont des traitements, les gens de maison reçoivent le
gage et ceux des professions libérales (médecins, architectes, avocats, experts comptables) perçoivent
des honoraires.
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Ce sont des revenus qui sont versés aux propriétaires des facteurs de production autre que le travail.
On peut citer entre autre :
a-Les loyers : Le loyer est le prix que le propriétaire d’un terrain ou d’un bâtiment reçoit lorsqu’il
autorise autrui à utiliser son bien.
Ainsi l’agriculteur qui loue la terre qu’il exploite paie au propriétaire un loyer appelé fermage ou
métayage. Le loyer est donc versé à un propriétaire qui cède l’usage de son bien (tout en conservant la
propriété) à d’autres personnes qui s’en servent.
b-Les intérêts
Les personnes ou les entreprises qui empruntent de l’argent doivent le rembourser et en plus payer
un intérêt.
Exemple : Lorsqu’on prend un crédit de 1 000 000Frs à la banque pour une échéance d’un an à un
taux de 10% ; cela signifie qu’on doit payer 1 000 000Frs plus 100 000Frs d’intérêt (donc
1 100 000Frs) à la banque. L’intérêt est donc le prix de l’argent prêté.
c-Les dividendes
Certains revenus rémunèrent à la fois le travail et la propriété. C’est pourquoi on parle de revenus
mixtes.
Exemple : Un chauffeur de taxi qui conduit son propre taxi ; un enseignant qui enseigne dans sa
propre école ; un agriculteur qui exploite son champ.
Les revenus sociaux ne sont pas versés aux ménages en échange de leur participation directe à
l’effort de production. Ils sont attribués à leur bénéficiaire afin de couvrir des besoins dont la
collectivité estime nécessaire d’apporter une aide.
Ces revenus sont versés à des personnes qui se trouvent dans des situations définies par les lois.
Parmi ces revenus, on distingue les prestations sociales (les allocations familiales, les allocations
maladies, les allocations chômage, les pensions de retraite).
Par la fourniture des services gratuits, l’Etat procure aux ménages un équivalent de gain monétaire,
un revenu en nature supplémentaire. C’est ce que l’INSEE appelle les consommations
individualisables des services non marchands.
Celles-ci concernent les services de sécurités sociales, de santé… En associant la valeur de ces
consommations au revenu disponible du ménage, on obtient le revenu élargi.
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Le pouvoir d’achat d’un revenu est la quantité de biens et de services que ce revenu peut procurer.
Il est calculé en fonction du prix des biens et des services sur le marché.
Exemple
Un salarié percevait un salaire net de 5 400Frs en janvier 1980 et 13 500Frs en janvier 1992.
L’indice des prix à la consommation calculé par l’INSEE est passé de 100 en 1980 à 192,6 en 1992.
Correction
5 400
en 1980 : PA = ∗100 = 5 400
100
13500
en 1992 : PA = ∗100 = 7 009,3
192, 6
2-Il ne garde pas le même pouvoir d’achat car son pouvoir d’achat est passé de 5 400 à 7 009,3.
Exercice 1
Un ménage perçoit un revenu brut mensuel de 200 000Frs. Ses revenus secondaires et ses
prélèvements sont respectivement égaux à 30% et 25% du revenu brut.
T.A.F
1-Déterminer le RDB.
3-Calculer la valeur de la consommation individualisable des services non marchands sachant que
le revenu élargi est égal à 195 000Frs.
Correction
200 000∗25
*Prélèvements = = 50 000Frs
100
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200 000∗30
*Revenu secondaire = = 60 000Frs
100
140 000
% Revenus primaires = ∗100 = 93,33%
150 000
Consommation individualisable des services non marchands = 195 000 – 150 000 = 45 000Frs
Exercice 2
Soit un ménage dont le chef est salarié. Au cours d’une année ce ménage a enregistré les éléments
ci-après :
T.A.F
Correction
Rém. Facteur = Salaire brut + Cotisation à la charge de l’employeur = 4 300 + 18 000 = 22 300Frs
Salaire net encaissé = Salaire brut – Impôts – Cotisation sécurité = 18 000 - 1 000 - 800 = 16 200Frs
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CHAPITRE V : LA CONSOMMATION
Définition
La consommation est la destruction des biens et services par l’usage destiné à satisfaire des besoins
humains.
La destruction matérielle d’un bien par la consommation peut être immédiate (la consommation
alimentaire) ou lente (la consommation d’une moto).
Ces deux notions de la durée nous permettent de distinguer les biens de consommation durable (la
voiture, les meubles) et les biens de consommation non durable (la nourriture, les boissons).
Un besoin est une sensation de manque qui porte à désirer (envier). La satisfaction de ces besoins
implique l’existence des biens et services susceptibles de répondre aux désirs.
Ces besoins sont classés en 2 grandes catégories : les besoins naturels et les besoins secondaires.
-Les besoins naturels : Ce sont ceux dont l’assouvissement permet la survie de l’homme (aliments,
logements, habillements). Leur satisfaction correspond au minimum vital ;
-les besoins secondaires : Ce sont ceux qui permettent à l’homme de vivre sans correspondre à une
nécessité vitale. Ces besoins diffèrent d’une société à une autre, d’une époque à une autre. Mais on
peut retenir la cigarette, le thé, les loisirs, etc.
La consommation individuelle ou privée est celle que les ménages effectuent en payant le prix
grâce à leur revenu (aliments, logements, habillements).
Le progrès technique multiplie les biens et services destinés à satisfaire les besoins. Grâce à lui la
structure de la consommation change perpétuellement dans le temps. Ainsi la consommation de nos
ancêtres diffère de celle de nos jours. Au cours des siècles passés, nos ancêtres se nourrissaient
essentiellement de céréales. Mais de nos jours on constate que la consommation de lait, de viande, de
légumes, de produits industriels s’est généralisée dans toutes les couches de la population.
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Pour de nombreuses raisons, les besoins et les consommations ne sont pas uniformes à une époque
donnée dans toutes les régions du globe. Ceci s’explique par les différences de goût et d’habitude.
C’est ainsi que les Togolais, les Camerounais et les Béninois consomment beaucoup de maïs que
les Burkinabés et le Maliens qui préfèrent le mil.
Ces habitudes proviennent souvent d’aptitudes naturelles différentes : le blé est une céréale qui
pousse bien en France alors que le riz est adapté au climat asiatique. Il y a aussi les différences
climatiques entre certaines régions du globe d’où certaines populations aiment les vêtements chauds et
d’autres non.
Mais ces différences de consommation s’expliquent aussi par l’inégal degré de développement
économique des pays. C’est ainsi qu’on consomme plus aux USA qu’en France.
Les besoins de l’homme et de la femme seront différents selon l’âge de ceux-ci. Les besoins de
nourriture et de santé d’un vieillard seront différents de ceux d’un jeune. La demande va varier suivant
l’importance relative des enfants, des adultes et des vieillards.
Que ce soit en matière d’alimentation, d’habillement, les besoins seront influencés par les climats
géographiques. Ainsi un Nigérien aura besoin de moins de vêtements chauds un Sibérien.
Les individus ont des goûts différents selon leur nationalité, leur milieu social et familial et selon
leur propre personnalité. Le goût peut provenir également de l’imitation c’est-à-dire influencé par la
société, la famille, l’école et les médias. Il peut être aussi influencé par le monde.
Il existe finalement une consommation ostentatoire qui consiste pour certains privilégiés à faire des
dépenses de prestige (voiture de luxe, mariage somptueux, etc.). Le snobisme fait un peu partie de
cette catégorie.
a-Le revenu
Les statisticiens ont l’habitude d’évaluer les tendances de la consommation des ménages à moyen
et long terme. Ces tendances permettent de prévoir les évolutions de la demande des biens de
consommation. On les appelle les propensions.
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C
-la propension moyenne à consommer : PMC = ;
R
E
-la propension moyenne à épargner : PME =
R
C E C+ E R
+ = = =1
R R R R
Exemple
Soit un revenu disponible brut de 240 000Frs enregistré au cours de l’année 2007 par un ménage.
On constate que la consommation totale réalisée par ce ménage s’élève à 195 000Frs. Calculer PMC et
PME.
Correction
C 195 000
-PMC = = = 0,81
R 240 000
E 45 000
-PME = = = 0,19
R 240 000
ΔC
-la propension marginale à consommer : PmC = ;
ΔR
ΔE
-la propension marginale à épargner : PmE =
ΔR
Δ C Δ E Δ C+ Δ E Δ R
-PmC + PmE = 1 ⟺ + = = =1
ΔR ΔR ΔR ΔR
Exemple
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ème
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Correction
Δ C 20 000
PmC = = = 0,25
Δ R 80 000
Δ E 60 000
PmE = = = 0,75
Δ R 80 000
0,25 veut dire que 25% de l’augmentation du revenu est affecté à la consommation et le reste 75% est
alloué à l’épargne.
ΔC
C C Variationrelative de la consommation
e = =
R ΔR Variationrelative du revenu
R
ΔE
E E
e =
R ΔR
R
Conclusion
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ΔC
C C ΔC R R ΔC R
e = = * = * = * PmC
R ΔR C ΔR C ΔR C
R
C R
e = * PmC
R C
E R
e = * PmE
R E
Exemple
ΔC 20 000
C C 195 000 0 ,10
e = = = = 0,30
R ΔR 80 000 0 ,33
R 240 000
C R 240 000
e = * PmC = * 0,25 = 0,30
R C 195 000
0,30 signifie que la consommation diminue de 30% par rapport à la variation du revenu autrement dit
la variation de la consommation est 30% inférieure à celle du revenu.
-si eC >¿ 1 alors la consommation croit relativement plus vite que le revenu ;
-eC <¿ alors la consommation croit relativement moins vite que la consommation ;
C’est la part du revenu consacrée à chaque type de consommation. Autrement dit c’est le
pourcentage d’un poste budgétaire dans la consommation.
Elément de la consommation
CB = ∗100
Budget de consommation
Exemple
Une famille gagnant 75 000Frs par mois effectue les consommations suivantes : alimentation
30 000 ; habillement 5 000 ; logement 15 000 ; transport 10 000 ; loisirs 15 000. Calculer les CB.
Correction
Elément de la consommation
Consommation totale = 75 000 ; CB = ∗100
Budget de consommation
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30 000
CB alimentation = ∗100 = 40%
75 000
5 000
CB habillement = ∗100 = 6,6%
75 000
15 000
CB logement = ∗100 = 20%
75 000
10 000
CB transport = ∗100 = 13,33%
75 000
15 000
CB = ∗100 = 20%
75 000
Il existe une relation en sens inverse entre le prix et la consommation des biens et services.
Généralement quand le prix d’un bien augmente, sa demande aura tendance à baisser et inversement.
On peut mesurer la sensibilité de la demande par rapport aux variations des prix en calculant le
coefficient d’élasticité de la demande par rapport au prix.
ΔQ
Q Q Q ΔQ P
e = ou e = *
P ΔP P Q ΔP
P
Exemple
Un étudiant consommait 40 litres d’essence par trimestre en raison de 500Frs le litre en 2004. En
2008, le prix du litre d’essence ayant atteint les 600Frs, l’étudiant a diminué sa consommation
d’essence en ne consommant que 30 litres.
Correction
En 2004En 2008
1L = 500Frs 1L = 600Frs
ΔQ
Q Q
e = ⟹ Δ Q = 30-40 = -10 ; Δ P = 600-500 = 100
P ΔP
P
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−10
Q 40 −0 , 25
e = = = -1,25
P 100 0,2
500
Q
e = -1,25
P
Exemple 1
Reprenons l’exemple précédent en supposant que la quantité d’essence consommée ne varie pas
malgré la variation du prix.
ΔQ 40−40
Q Q 40
L’élasticité correspondante est : e = = =0
P Δ P 600−500
P 500
Une élasticité nulle correspond à une inélasticité parfaite dont la représentation graphique est la
suivante :
A insérer
Exemple 2
Avec la variation du prix si l’étudiant passe de 40L à 50L ou de 40L à 24L alors on a les élasticités
suivantes :
ΔQ 56−40 ΔQ 24−40
Q Q 40 Q Q 40
e = = = 2 ou e = = = -2 (probable)
P Δ P 600−500 P Δ P 600−500
P 500 P 500
Graphique à insérer
Q
e = -2 est une forte élasticité
P
Exemple
Lorsque la quantité d’essence consommée passe de 40L à 32L avec la variation du prix, on a :
ΔQ 32−40
Q Q 40
e = = = -1
P Δ P 600−500
P 500
Graphique à insérer
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Q
Une e = -1 est une élasticité unitaire.
P
Exemple
Lorsque la consommation passe de 40L à 36L avec la même variation des prix, on a :
ΔQ 36−40
Q Q 40
e = = = -0,5
P Δ P 600−500
P 500
Graphique à insérer
Q
e = -0,5 est une faible élasticité.
P
Conclusion
Q
*Si -1 ¿ e <¿ 0 : On dit que la demande est faiblement élastique (ou inélastique) c’est-à-dire que la
P
demande est insensible aux variations des prix. Il s’agit des biens de premières nécessités (aliments,
santé…)
Q
*Si -∞ <e <¿ -1 : Alors la demande est élastique. Il s’agit des biens non essentiels ou facilement
P
remplaçables.
-le paradoxe de Giffen (au 19ème siècle en Irlande) où une hausse (augmentation) du prix du pain a
entrainé une augmentation de la demande de pain ;
-l’effet de snobisme ;
D-Les indices
Définition
Un indice permet de mesurer l’évolution d’une grandeur. On distingue plusieurs types d’indices. Il
y a les indices simples ou élémentaires, les indices synthétiques simples et les indices synthétiques
pondérés.
Un indice est dit simple s’il ne porte que sur une seule grandeur.
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Soit P0 le prix d’un produit déterminé à l’époque de base ou l’époque initiale (base, départ, 0) et P1
le prix de ce même produit à l’époque actuelle ou époque 1 ou époque d’arrivée, l’indice du prix de ce
produit à l’époque 1 par rapport à l’époque 0 s’exprime par le rapport
1 P1
I = ∗100
0 P0
0 1 3 4 5
Calculer les indices simples suivants : I ; I ; I ; I et I .
0 0 0 0 0
Correction
4 240 5 250
I = ∗100 = 160 ; I = ∗100 = 166,66
0 150 0 150
REMARQUE
On constate qu’en 2000 l’indice est égal à 100 car 2000 est la période de base ou de référence.
Ainsi l’indice de base est toujours égal à 100. En plus on voit que de 2000 à 2005 l’indice passe de
100 à 166,66 : il y a donc une augmentation du prix mais l’indice ne permet pas de savoir que la valeur
du prix est égal à 250 en 2005.
Un indice synthétique mesure l’évolution des prix d’un ensemble de biens. Il est obtenu en faisant
la moyenne arithmétique des indices simples des prix des produits.
Par conséquent on attribue la même importance ou le même poids à chacun des produits retenus.
Soit I1, I2, I3……Ik la valeur de chacun des indices simples. L’indice synthétique simple
correspondant est :
k
1 I 1+ I 2+ I 3+ … …+ Ik ∑ Ii
I = = i=1
0 k
k
k
Exemple
Soit l’évolution des prix des biens de consommation de 2006 à 2008 d’un ménage.
38
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1-Calculer les différents indices de 2008 par rapport à 2006 pour tous les biens.
Correction
1
I = 101,116
0
Il est obtenu à partir de la moyenne arithmétique pondéré des indices simples. Ainsi chaque indice
simple est affecté par un poids ou coefficient de pondération dont la valeur est fonction de
l’importance relative du bien (produit acheté).
k
1 I 1∗n1+ I 2∗n 2+ I 3∗n 3+ … …+ Iknk ∑ Ii∗¿
I = = i=1
0 k
k
k
1 ∑ Ii∗¿
I = i=1
0
k
Exemple
Soit l’évolution des indices simples des prix des biens de consommation d’un ménage de 2004 à
2005.
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40
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1
= 119,92
0
La plupart des indices synthétiques des prix sont pondérés en fonction de la structure économique
de l’ensemble étudié à l’époque de base. La pondération utilisée demeure donc fixe, on dit qu’il est de
type Laspeyeres. L’indice Laspeyeres prix est donné par la formule :
n
∑ Pti Qi0
i=1
L (P) = n
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0
t
Pi est le prix actuel du bien i.
0
Qi désigne la quantité initiale du bien i.
0
Pi est le prix initial du bien i.
∑ Pti Qti
i=1
P (P) = n
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
t
Exemple 1
Soit 4 biens de consommation dont on dispose des quantités et des prix de 2007 à 2008 dans le
tableau suivant :
40
ème
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consommation P Q P Q
Riz 12 6 15 7
Sucre 5 13 8 11
Lait 15 9 13 18
Huile 8 10 10 10
Correction
i
411
= = 116,76
352
L (P) = 116,76
527
∗100 = 107,55
490
P (P) = 107,55
Exemple 2
Soit le tableau suivant donnant les prix et les quantités de 5 biens de consommation sur la période
2000-2001 :
41
ème
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42
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Pain 40 15 46 11
2-Calculer P (P).
Correction
n
∑ Pti Qi0
i=1
1-x sachant que L (P) = 117,42 : L (P) = n =
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0
100 x ² +187 400 = 1 409 , 04 x +189 750 ,72 ⟹ 100 x ²−1 404 , 04 x +187 400−189 750 ,72
Δ = 2 925 681,72¿ 0
x 1 = -1,5
x 2 = 15,59
n
P (P) = 118,36
Au lieu de s’intéresser à l’évolution des prix, on peut s’intéresser à l’évolution des quantités et
calculer les indices de volume.
42
ème
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Si l’on choisit de pondérer les quantités par les prix de l’année de base, on calcule alors un indice
Laspeyeres volume dont la formule est :
n
∑ Pi0 Qti
i=1
L (V) = n
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0
En pondérant les quantités par les prix de l’année actuelle, on a un indice Paasches volume dont la
formule est :
n
∑ Pti Qti
i=1
P (V) = n
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
t 0
i
i
Pour généraliser l’évolution globale des prix et des quantités, on calcule l’indice de volume global
(IVG) :
L ( P )∗P(V ) P ( P )∗L(V )
IVG = =
100 100
Le PIB désigne l’ensemble des richesses créées dans un pays au cours d’une année.
L’indice de valeur du PIB s’obtient en multipliant l’indice Paasches prix du PIB par l’indice
Laspeyeres quantité du PIB.
P ( P ) du PIB∗L ( V ) du PIB
IVPIB =
100
Exemple
Soit un salaire de 60 000 au temps t0, 96 000 au temps t1 et 122 000 au temps t2.
Correction
43
ème
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44
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122000−60 000
TV au temps t2 : TV = ∗100 = 103,33%
60 000
Une mesure est en francs courants lorsqu’elle est faite sur la base des prix de la période
d’observation avec les francs de cette période c’est-à-dire l’unité monétaire dont on considère la valeur
nominale, la valeur inscrite sur les billets et les pièces de la période actuelle.
La mesure est en francs constants lorsque l’évaluation est faite sur la base des prix d’une période de
référence ou avec des francs de cette période.
Ainsi il est difficile d’établir une comparaison entre les francs de deux époques différentes. Par
exemple 100Frs de 1998 ne donne pas le même pouvoir d’achat que 100Frs en 2006.
Tout comme les francs courants, les mesures en nominal ou en valeur sont gonflées par la hausse
des prix. Elles ne peuvent être utilisées directement pour effectuer des comparaisons. Seules les
mesures en francs constants réels ou en volume permettent ces comparaisons.
Pour en arriver là, on effectue un calcul qui permet d’éliminer l’effet de la hausse des prix : c’est ce
qu’on appelle déflater.
Pour passer des francs courants en francs constants, on utilise la formule suivante :
Exemple
Le salaire d’un ménage a augmenté de 130 000Frs en 1995 à 190 000Frs en 2004. Parallèlement
l’indice des prix est passé de 100 en 1995 à 174 en 2004.
Correction
190 000
Le salaire en francs constants de 2004 = ∗100 = 109 195,407
174
On aura alors
44
ème
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Cela signifie qu’il faut 190 000Frs en 2004 pour acheter un bien qui coûtait 109 195,407Frs en
1995.
On procède de la même manière pour les mesures de nominal en réel puis de valeur en volume.
La consommation collective désigne la consommation que les ménages effectuent sans payer ou ne
payant qu’une partie du prix.
On peut citer un cours d’économie au lycée, la construction de routes, les transports en commun, la
justice, la police, les terrains de sport, les hôpitaux, etc.
Les biens et services collectifs sont financés par l’Etat à travers son budget. Le budget de l’Etat
concerne l’ensemble de ses dépenses et de ses recettes qui proviennent essentiellement des impôts et
taxes.
45
ème
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CHAPITRE I : LA DEMOGRAPHIE
Définition
La démographie est la science qui a pour objet l’étude des populations humaines. Elle s’intéresse à
leurs structures fondamentales (âges, sexes, catégories socioprofessionnelles, etc.) et à leurs
évolutions (naissance, décès, mariage, migration, etc.).
En général cet enregistrement est possible grâce à l’état civil. En effet toutes les naissances, les
décès et les mariages doivent faire l’objet d’une déclaration auprès de l’officier d’état civil. Mais
malheureusement certains évènements ne sont pas déclarés ce qui diminue la fiabilité de ce mode
d’évaluation.
Celui-ci n’est possible que grâce aux statistiques de la police des frontières. Mais en pratique, il
serait très difficile de contrôler tous les passages et il serait difficile de distinguer les migrations
temporaires des migrations définitives.
On utilise des taux démographiques pour effectuer ces analyses. Ces taux sont généralement
utilisés sur une durée d’un an.
1-La natalité
46
ème
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Elle désigne le rapport entre le nombre des naissances et celui des habitants d’une région pendant
un temps donné.
C’est le nombre de naissances vivantes pour 1000 habitants. Les enfants morts nés ne sont pas
NombredeNaissances
comptés. TBN‰= ∗1000
EffectifMoyendelaPopulation
C’est le nombre de naissance pour 1000 femmes en âge de procréer c’est-à-dire les femmes de 15 à
49 ans.
NombredeNaissances
TFG‰= ∗1000
EffectifdesFemmesde 15 à 49 ans
Ce taux mesure le nombre de naissances issues des femmes d’un certain âge pour 1000 femmes
ayant le même âge.
TFx‰=
Nombred ’ enfantsissusdesfemmesd ’ 1 â≥ ¿ ¿
Effectifdesfemmesayantlem ê me â≥¿∗1000 ¿
C’est le nombre de naissances de garçon pour 100 naissances de fille, ce rapport est généralement
de l’ordre de 105.
Naissancesdegar ç ons
RMN= ∗100
Naissancesdefilles
2-La mortalité
Nombreded é c è s
TBM‰= ∗1000
EffectifMoyendelaPopulation
C’est le nombre de décès de personnes d’un groupe donné pour 1000 habitants de ce groupe.
Nombreded é c è sdepersonnesx
TMx‰= ∗1000
EffectifMoyendespersonnesx
47
ème
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C’est le nombre de décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 naissances vivantes (on ne compte
pas les enfants morts nés). Ce taux permet d’évaluer le niveau de santé et le niveau des conditions de
vie d’un pays.
D é c è sd ’ enfantsdemoinsd ’ unan
TMI‰= ∗1000
Nombreden aissancesvivantes
La table de mortalité permet de calculer les probabilités de survie entre deux âges dans les
conditions de mortalité observées au cours d’une année donnée. Ce qui permet de déterminer
l’espérance de vie à chaque âge.
L’espérance de vie est le nombre moyen d’année restant à vivre pour un individu d’une génération.
On calcule plus généralement l’espérance de vie à la naissance qui est le nombre moyen d’années
qu’aurait à vivre les nouveaux nés d’une même génération si la mortalité était la même que celle de
l’année considérée.
Exercice d’application
Au cours de l’année 2005, on a enregistré 210 000 décès ; 200 000 naissances de garçon et 180 000
naissances de fille. 90 000 de ces naissances sont dues par des mères de 30 à 44 ans.
T.A.F
48
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Correction
90 000
TF35 à 44 ans= ∗1000= 50‰
1800 000
Nombre de Naissances
-Le TFG‰= ∗1000
Effectif des Femmes de 15 à 49 ans
Nombre de Naissances
-TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
380 000
TBN= ∗1000= 19,26‰
19720 000
Nombre de d é c è s
- TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
210 000
TBM‰= ∗1000= 10,64‰
19720 000
200000
RMN= ∗100= 111,11
180000
Exercice
Au 1er janvier 1998, l’effectif de la population du Nigeria est donné dans le tableau suivant
49
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50
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T.A.F
Correction
Nombre de Naissances
1-Le TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
98 640+99146
EMP= = 98 893
2
2 340
TBN‰= ∗1000= 23,66‰
98 893
Nombre de d é c è s
-Le TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
1 890
TBM‰= ∗1000= 18,20‰
98 893
D é c è s d ’ enfants de moins d ’ un an
2-Le TMI‰= ∗1000
nombre de naissances vivantes
460
TMI‰= ∗1000= 196,58‰
2340
1210
RMN= ∗100= 107,07
1130
50
ème
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780
TF 15 à 24 ans‰= ¿∗1000= 78‰
10 000 ¿
Nombre de Naissances
- Le TFG‰= ∗1000
Effectif des Femmes de 15 à 49 ans
2340
Le TFG‰= ∗1000= 81,44‰
28730
3-L’accroissement de la population
Il mesure le rapport entre l’excédent annuel des naissances sur les décès (solde naturel) et l’effectif
total moyen de la population.
Naissances−D é c è s Soldenaturel
TAN‰= ∗1000; TAN‰= ∗1000
EMP EMP
( Naissances – D é c è s ) +(Immigration−Emigration)
TAT‰= ∗1000ou
EMP
Soldenaturel +Soldemigratoire
TAT‰= ∗1000
EMP
C’est le nombre de filles destinées à remplacer leurs mamans. Pour que le remplacement soit
assuré, il faut que 100 femmes donnent naissances à 100 filles sachant que la fécondité et la mortalité
féminine restent fixes.
100
TR=∑ TFx *48,78 ; 48,78= ∗100
205
Ce taux détermine le nombre de filles mises au monde par des femmes âgées de 15 à 49 ans
Nombredenaissancesdefilles
TNR‰= ∗1000
Effectifdesfemmesde15 à 49 ans
51
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Nombredemariage
∪‰ ou %= ∗100 ou1000
EMP
NombredemariagedepersonnesX
x= ∗100 ou 1000
Effectiftotalmoyendelapopulation
REMARQUE
SousEnsemble
P= ∗100
Ensembme
Exemple : En 10ème TE il y a 21 élèves dont 12 garçons et 9 filles. Calculons les pourcentages des filles
et des garçons.
Correction
9
Le pourcentage des filles : Pf = ∗100 = 42,85%
21
12
Le pourcentage des garçons : Pg = ∗100 = 57,15%
21
Exercice : Soit un pays X dont la population dispose d’un excédent des naissances sur les décès de
46000 à une époque donnée T0. Au cours de la période suivante X a enregistré 8000 étrangers dont les
1
n’ont pas plus de deux mois dans le pays.
5
52
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53
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En outre X a enregistré 3500 départs définitifs pour l’étranger. SI la population est comptabilisée à
l’époque T1 et qu’à T0 elle était de 9000000 d’habitants, calculer :
3
2-Rechercher les naissances qui représentent de l’excédent naturel.
2
Correction
T1 = fin d’année = 31 Décembre ; T0 = début d’année = 1er Janvier : 9 000 000 habitants
1
Solde migratoire = Immigration-Emigration = (8 000-8 000¿ ) - 3 500 = 6 400 - 3 500 = 2 900
5
3
2-Les naissances : 46 000¿ = 69 000
2
Nombre de Naissances
-TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
69 000
TBN = ∗100 = 7,64‰
9 024 450
Nombre de d é c è s
-TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
23 000
TBM = ∗1000 = 2,54‰
9 024 450
53
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46 000
TAN = ∗1000 = 5,09‰
9 024 450
48 900
TAT = ∗1000 = 5,41‰
9 024 450
A-L’évolution
Pendant de longs siècles, le nombre de la population mondiale évoluait peu. Mais à partir du XVIIe
siècle, elle commence à augmenter fortement et continue à augmenter jusqu’à nos jours.
En 1970, la population mondiale comptait seulement 3 800 000 000 d’habitants. En 2000, elle a
atteint 6 000 000 000 d’habitants et elle compte atteindre 9 000 000 000 d’habitants d’ici 2050. Selon
les démographes plus de 85 personnes naissent chaque seconde dans le monde.
Parmi les continents, l’Asie est celui qui est le plus peuplé. Sa population représente 60% de la
population mondiale. Mais le poids de la population africaine sera de plus en plus important car son
rythme de croissance est très fort. Quant aux pays développés leur population est de plus en plus faible
et commence même à vieillir.
Les démographes utilisent des taux de population pour apprécier l’évolution d’une population.
1-La natalité
Un taux brut de natalité est considéré comme faible s’il est inférieur à 20‰ et élevé s’il est
supérieur à 30‰. Les pays développés ont des TBN faibles (inférieur à 15‰) alors que ceux des pays
pauvres comme le Mali sont très élevés (supérieur à 40‰).
Ce nombre est de 2 dans les pays développés alors qu’il dépasse 6 en moyenne dans les pays en
voie de développement (PVD).
3-La mortalité
Un taux de mortalité qui dépasse 20‰ est considéré comme élevé. Celui des pays riches est faibles
(inférieur à 15‰) alors que celui des pays sous développés est fort.
La plus part des pays développés ont des taux de mortalité infantile faible (TMI<50‰) alors ceux
des pays pauvres sont très élevés (TMI>50‰). Pour le Mali, ce taux est voisin de 70‰.
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On vit plus longtemps dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. Les
habitants meurent en moyenne à l’âge de 75 ans dans les pays riches contre 35 dans les pays pauvres.
-La mortalité infantile : Plus elle est forte, plus les parents sont obligés de faire beaucoup d’enfants
pour en garder quelques uns ;
-les migrations : Dans un pays l’émigration freine la natalité alors que l’immigration l’augmente.
Dans les pays en voie de développement, les naissances sont élevées car le rôle de l’enfant est très
important. En effet un grand nombre d’enfants constitue des bras valides pour les travaux champêtres
et ruraux. En plus les parents comptent sur leurs enfants pour assurer leurs vieux jours. Ainsi avoir
beaucoup d’enfants constitue une garantie.
Enfin dans les familles traditionnelles, le coût de l’enfant est très réduit (pas de frais de scolarité,
pas de soins de santé, pas de loisirs, pas de voyages, etc.), ce qui ne décourage pas les parents à avoir
beaucoup d’enfants.
Par ailleurs, il faut noter que le niveau du revenu a un lien étroit avec le nombre d’enfants. Plus le
revenu des parents augmente, plus ils font moins d’enfants. Ainsi les ouvriers, avec de bas salaires,
font plus d’enfants que les cadres ayant des revenus élevés.
Certaines politiques menées par les autorités publiques ont pour but d’augmenter les naissances.
Ces politiques sont appelées politiques natalistes.
Ainsi les autorités encouragent les parents en accordant des allocations familiales, des avantages
fiscaux pour les familles nombreuses, des avantages divers, etc.
En revanche d’autres politiques ont pour but de réduire la natalité, on les appelle politiques anti
natalistes. Il s’agit de la diffusion des moyens de contraception (préservatifs, stérilisations, pilules,
etc.), de la légalisation de l’avortement, de la suppression des avantages familiaux, du recul de l’âge
légal du mariage.
Selon la religion musulmane, avoir beaucoup d’enfants est une bénédiction divine.
55
ème
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-L’âge et le sexe : La mortalité est plus forte chez les petits enfants et les vieilles personnes. Par
ailleurs les hommes sont plus frappés par la mort que les femmes. Cela est dû à leurs professions
(ouvriers, maçons, mineurs, etc.) et leurs comportements (alcoolisme, tabagisme, etc.) ;
-l’état matrimonial : Généralement les adultes mariés vivent plus longtemps que les célibataires.
Pour les personnes âgées, le décès du conjoint précipite celui de l’autre.
A cause des progrès de l’hygiène et de la médecine (lutte contre les épidémies, les fièvres, la
meilleure alimentation), la mortalité infantile et adulte diminue beaucoup.
Le niveau du revenu et la profession ont une influence considérable sur la mort. Ainsi le riche vit
plus longtemps que le pauvre. Et l’espérance de vie du mineur (travailleur de la mine) est moins
longue que celle de l’instituteur (enseignant).
La migration est le déplacement d’une population d’un pays à un autre pour s’établir durablement.
Ce qui pousse les individus à la migration est l’insatisfaction dans leur pays d’origine et l’espoir d’une
vie meilleure dans le pays d’accueil. Il y a des causes politiques et religieuses.
Exercice
En fouillant des données statistiques, un élève de la 10ème TE tombe sur des données
démographiques de son pays où il pouvait lire :
3
-le nombre de décès enregistré au de l’année vaut 35% des naissances, soit les du nombre de ceux
4
qui sont venus s’installer définitivement dans le pays ;
-dans la même période 480 000 personnes ont aussi quitté définitivement le pays ;
Calculer :
2-Le nombre des immigrés dans ce pays et la population moyenne du pays pendant la période
d’étude.
Correction
1-Les naissances
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3 D é c è s∗4
2-Le nombre des immigrés : Décès = Immigrés ⟹ Immigrés =
4 3
Nombre de Naissances
La population moyenne : TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population
Nombre de naissances∗1000
TBN*EMP = Nombre de naissances*1000 ⟹ EMP =
TBN
2531 250∗1000
EMP = = 18 750 000
135
IV-STRUCTURE DE LA POPULATION
A-L’effectif de la population
Le chiffre total de la population est obtenu grâce aux recensements et aux sondages de population.
Ce chiffre total est utile pour le calcul d’un certain nombre d’indices.
a-La densité moyenne est égale au rapport entre l’effectif total de la population et la superficie totale
du pays.
Effectiftotaldelapopulation
Dm =
Superficietotaledupays
57
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b-La densité réelle correspond à l’effectif total de la population sur la surface totale cultivable du
pays.
Effectiftotaldelapopulation
Dr =
Surfacetotalecultivabledupays
a-Le revenu moyen par habitant est égal au revenu national sur l’effectif total de la population.
Revenunational
Rmh =
Effectiftotaldelapopulation
b-Le produit national brut par habitant (PNB par habitant) mesure le rapport entre le PNB et
l’effectif total de la population.
PNB
PNB par habitant ou par tête =
Effectiftotaldelapopulation
PIB
PIB par habitant ou par tête =
Effectiftotaldelapopulation
Productionglobale
Pt =
Effectifpopulationactiveoccu p é e
Problème
Dans un pays X le nombre des naissances a étéde 750 000 en 2001 pour une population estimée en
1
milieu d’année à 15 500 000 d’habitants. Les décès correspondent au des naissances. Les
3
1
ressortissants de X qui sont allés définitivementà l’étranger sont au nombre de 100 000 soit les de
6
ceux qui se sont définitivement établis dans X. Parmi les naissances 40% sont des filles.
Les femmes représentent 55% de la population en milieu d’année et 30% d’entre elles sont les
1
mères de ces filles. Les décès de moins d’un an constituent le des décès totaux.
4
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Correction
1 750 000
Naissances = 750 000 ; Décès = Naissances = = 250 000
3 3
Le solde naturel = 750 000 – 250 000 = 500 000, les naissances sont > aux décès de 500 000.
1
Emigration = 100 000 ; Emigration = Immigration ⟹ Immigration = 6*Emigration
6
Généralement les démographes divisent la population totale d’un pays en classe d’âge. Ces classes
d’âge correspondent au regroupement de plusieurs générations successives. Une génération rassemble
les personnes qui sont nées dans une même année.
Dans la pyramide des âges (représentation graphique d’une population à une date donnée) on utilise
le plus souvent des classes d’âges de 5 ans (par exemple de 0 à 4 ans ; 5 à 9 ans ; 10 à 14 ans ; etc.).
Il est intéressant de connaître par âge la structure de la population pour au moins deux raisons :
-d’une part cette structure permet de prévoir l’évolution future de l’effectif de la population ;
-d’autre part la structure par âge permet de déterminer quel est le nombre de travailleurs.
Dans le cas où un pays ne dispose pas d’une main d’œuvre suffisante, il devra faire appel à la main
d’œuvre immigrée (MOI).
59
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-1ère catégorie : Les pays à tendance jeune dont les moins de 20 ans représentent plus de 50% de la
population totale. Exemple : Le Kenya
-2ème catégorie : Les pays à tendanceadulte dont les 20 à 59 ans représentent plus de 50% de la
population totale. Exemple : Les USA
-3ème catégorie : Les pays à tendance âgée dont les 60 ans et plus représentent plus de 20% de la
population totale. Exemple : La France, l’Angleterre et la plus part des pays développés
Les pays en voie de développement sont les pays à tendance jeune en majorité alors que les pays
développés ont le plus souvent des populations vieillissantes.
Il semble que plus les pays se développent rapidement plus la population vieillie. Il y aurait donc
un lien entre le développement économique et la structure par âge de la population.
Soit une population dont la structure par âge et par sexe est la suivante :
Pour représenter la pyramide des âges, on trace 2 repères juxtaposés. Le 1 er porte l’effectif des
hommes et le 2nd celui des femmes. Les groupes d’âges sont placés en ordonnées.
Représentation de la pyramide
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ème
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Représentation de la pyramide
Exercice
La superficie d’un pays X est 1 500 000 km², sa densité démographique au début de l’année est 20
habitants au km². Le nombre des naissances enregistré au cours de l’année est 187 000, les décès sont
134 500 dont 45% ont moins d’un an. Le nombre des immigrés s’élève à 270 000 et celui des émigrés
à 317 500. Calculer :
1-Le TBN
2-Le TBM
3-Le TMI
4-Le TAT
5-Sachant que les femmes de 25 ans, qui représentent 10% de la population en milieu d’année, sont
2
les mères de la moitié des enfants nés au cours de l’année et que de ces enfants sont des filles.
3
Correction
Nombre de Naissances
1-Le TBN = ∗1000
Effectif Moyen de la Population
La variation totale = (187 000 – 134 500) + (270 000 – 317 500) = 52 500 + (-47 500) = 5 000
61
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187 000
TBN = ∗1000 = 6,23
30 002500
D é c è s d ’ enfants de moins d ’ un an
3-Le TMI = ∗1000
Nombre de naissances vivantes
134 500∗45
Le décès des enfants de moins d’un an : = 60 525
100
60 525
TMI = ∗1000 = 323,66‰
187 000
30 002500∗40
Effectif des femmes de 25 ans = 10%EMP = = 12 001 000
100
93500
TF 25 ans = ∗1000 = 7,79‰
12001 000
V-LA STATISTIQUE
La statistique est l’ensemble des méthodes permettant l’étude d’informations sur des ensembles
quelconques par la réunion, la représentation et l’analyse d’une documentation chiffrée.
En démographie le terme caractère est employé pour désigner l’âge, le sexe, l’état matrimonial, etc.
d’une population donnée.
Exemple
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{
Mari é s
C é libataires >¿
Caractère état matrimonial 4 modalités
Divorc é s
Veufs
{
0 à 4 ans
Caractère âge 5 à 9 ans
10 à 14 ans
{
40 à 45 kg
Caractère poids 45 à50 kg
50 à 55 kg
Les caractères qualitatifs ont des modalités qui ne sont pas mesurables.
Les caractères quantitatifs sont les caractères pour lesquels les modalités sont mesurables.
Quand le caractère est quantitatif, les modalités sont appelées variables. Et on distingue 2 types de
variables : la variable discrète et la variable continue.
On a une variable discrète lorsque les valeurs de la variable sont isolées (en nombre entier).
Exemple : Le nombre de femmes dans un pays ; le nombre d’élève dans une classe ; le nombre
d’enfants dans une famille.
Une variable est continue lorsque les valeurs sont décrites dans des classes de valeurs.
a-Le caractère qualitatif : On peut représenter les caractères qualitatifs sous formes de rectangle et
de cercle.
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¿ 25
•Fréquence relative : fi =
n = 50 = 0,5
a0 a0
• Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi; Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai ai
-Les pourcentages :
25 15
Célibataires = ∗100 = 50% ; Mariés = ∗100 = 30%
50 50
7 3
Divorcés = ∗100 = 14% ; Veufs = ∗100 = 6%
50 50
100%
90%
80%
70%
60%
50% Série 3
Série 2
40%
Série 1
30%
20%
10%
0%
Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie 4
-La représentation circulaire : On choisit les angles au centre proportionnellement aux effectifs.
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Exercice : Soit la répartition des habitants d’une commune de Segou suivant l’ethnie
-Variables discrètes
Les diagrammes en bâtons : Dans un repère orthogonal on représente chaque valeur du caractère par
un trait vertical dont la hauteur est proportionnelle à l’effectif de la variable.
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Représentation ?
On appelle polygone des effectifs la ligne brisée qui joint les sommets des bâtons.
-Variables continues :
L’histogramme : Dans un repère orthogonal on fait correspondre à chaque classe un rectangle dont la
surface est proportionnelle à l’effectif de la classe. Pour cela on choisit une classe d’amplitude a0
(lorsque les amplitudes sont différentes) et on calcule pour toutes les autres classes les fréquences
rectifiées ou les effectifs rectifiés.
a0 a0
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi; Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai ai
quence∗Amplitudecourant 34∗2
Fréquence rectifiée = Fr é =0 , = 0,34
Amplituder é elle 2
a0
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi
ai
a0
Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai
Représentation ?
Le polygone des fréquences est la ligne brisée qui joint les sommets des milieux des rectangles.
Ici les amplitudes ne sont pas différentes donc on n’avait pas à calculer les fréquences rectifiées.
Autre exemple : Représenter graphiquement la distribution des filles selon leur taille.
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ème
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Sousensemble ¿ 30
Fréquence = = : fi = =
Ensembme n 301 = 0,09
quence∗Amplitudecourant 09∗10
Fréquence rectifiée = Fr é = 0, = 0,34 ; avec a0 = 10
Amplituder é elle 20
a0 09∗10
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi = 0 , = 0,34 ; avec a0 = 10
ai 20
a0
Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai
Représentation ?
-Le coefficient multiplicateur est le rapport entre la valeur d’arrivée (VA) et la valeur de départ (VD)
VA
permettant de retracer l’évolution d’une grande grandeur dans le temps.m =
VD
Exemple : Soit l’évolution du prix d’un article entre 2005 et 2009. On a enregistré un prix de 22 000frs
en 2005 et 29 000frs en 2009.
VA 29 000
Alors m = = = 1,31. Alors de 2005 à 2009 le prix a été multiplié par 1,31.
VD 22 000
NB
-Si m > 1, cela veut dire que la grandeur a augmenté pendant la période ;
-Si m < 1, cela veut dire que la grandeur a diminué pendant la période ;
-Si m = 1, cela veut dire que la grandeur n’a pas varié sur la période.
-le taux de variation globale est la variation relative d’une grandeur dans le temps.
VA−VD
T= ∗100
VD
29 000−22 000
On considère l’exemple précédentT = ∗100 = 31,81%
22 000
-Les indices simples ou élémentaires représentent le rapport entre les valeurs d’une même variable et
permettent d’interpréter son évolution sur une période.
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ème
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¿1
It1/t2 = ∗100
¿2
L’indice est multiplié par 100 mais il n’est pas exprimé en pourcentage.
Exemple
Soit l’évolution des tailleurs d’une commune de Bamako entre 2005 et 2009.
1188
•en 2006 : I06/05 = ∗100 = 107,9
1101
1250
•en 2007 : I07/05 = ∗100 = 112,81
1101
1 400
•en 2008 : I08/05 = ∗100 = 127,15
1 101
1 467
•en 2009 :I09/05 = ∗100 = 133,24
1 101
1188
•I06/05 = ∗100 = 107,9
1101
1250
•I07/06 = ∗100 = 105,21
1188
1 400
•I08/07 = ∗100 = 112
1250
1 467
•I09/08 = ∗100 = 104,78
1 400
1101
•I05/06 = ∗100 = 92,67
1188
1188
•I06/07 = ∗100 = 95,04
1250
1250
•I07/08 = ∗100 = 89,28
1 400
1 400
•I08/09 = ∗100 = 95,43
1 467
68
ème
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-La moyenne arithmétique représente la valeur qui tient le milieu entre les extrêmes. La moyenne
arithmétique est le quotient de la somme des valeurs par leur nombre. On la note :
Lors d’un concours des élèves ont obtenu les notes suivantes : éco 16 ; maths 15 coeff. : 5 et 4
Exercice
Le tableau ci-dessous donne la répartition de 50 élèves d’un lycée de la place suivant leur taille en
cm.
Taille en cm Effectifs x° i ni x ° i
150-155 1 152,5 152,5
155-160 2 157,5 315
160-165 7 162,5 1137,5
165-170 15 167,5 2512,5
170-175 12 172,5 2070
175-180 5 177,5 887,5
180-190 6 185 1110
190-205 2 197,5 395
Total 50 X 8580
4-On veut constituer une équipe de basketball dans ce lycée.Pour cela on choisit dans cet
échantillon les élèves qui ont une taille supérieure ou égale à 1,70m.
Correction
69
ème
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1-L’ensemble statistique est 50 élèves d’un lycée et l’unité statistique est chaque élève de cet
échantillon.
2-Le caractère étudié est la taille, sa nature est quantitative continue (variable continue).
ai+ai+1
La classe centre =
2
8580
x= =171,6 cm
50
Sous ensemble
4-La part des élèves choisit dans l’équipe est : Part =
Ensemble
Ensemble = 50
25
Part = ∗100 = 50% ; Représentation ?
50
L’évolution de l’espèce humaine semble toujours poser des problèmes. Cependant ces problèmes
sont encore plus importants de nos jours pour les raisons suivantes :
Auparavant il fallait deux siècles pour que la population double mais de nos jours 35 ans suffisent
pour qu’elle connaisse à nouveau un doublement.
En 1970, la population mondiale se chiffrait à 3 800 000 000. Ce chiffre a atteint 6 000 000 000 en
2000 et atteindra 10 000 000 000 d’ici 2040.
Le problème qui résulte de cette augmentation rapide est celui de la nourriture et du chômage. En
2004 selon les nations unies, une personne meurt toutes les 4 secondes, 15 meurent toutes les minutes,
24 000 meurent chaque jour et 30 000 000 meurent chaque année à cause de la faim.
Si dans les pays développés on a un problème de fortes densité, en Afrique on a plutôt un problème
d’alimentation et de manque de travail. En effet d’ici 2030 la population Africaine devrait atteindre
2 000 000 000. Si ce rythme se maintenait, la population doublerait tous les 22 ans et l’Afrique ne
pourrait nourrir tous ses enfants et les faire travailler.
C’est la raison pour laquelle la banque mondiale souligne qu’il est urgent de mettre un frein à
l’explosion démographique en Afrique. Pour elle on ne peut jamais se développer avec un pareil
accroissement naturel. Le planning familial apparaît comme la solution idéale pour contrôler, espacer
et limiter les naissances. Cependant les barrières financières et religieuses viennent souvent entraver
ces politiques antis natalistes ;
70
ème
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-la vision de Malthus : Thomas Robert Malthus (1766-1834) fut un grand pasteur et économiste
Anglais. Selon lui, il y a un déséquilibre entre la nature de la croissance de la population et celle des
ressources. En effet la population varie selon une progression géométrique alors que les ressources
alimentaires varient en progression arithmétique.
Pour lui si la population n’est arrêtée par aucun obstacle, elle doublerait tous les 25 ans. Cette
augmentation de la population engendrera des millions et des milliards de pauvres, de malheureux, de
miséreux.
Pour remédier ce problème il propose à l’Etat de ne plus aider les pauvres c’est-à-dire supprimer
les allocations familiales, les avantages fiscaux, etc.
En plus Malthus suggère la contrainte morale qui consiste à retarder l’âge du mariage et pousser les
pauvres à s’abstenir des rapports sexuels jusqu’au mariage car on ne doit pas avoir d’enfants que
quand on peut subvenir à ses besoins.
71
ème
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I-L’ÉPARGNE
A-Définition
Les ménages ne dépensent pas la totalité de leur revenu. Lorsqu’ils renoncent pendant un certain
temps à en consommer une partie (fraction), on dit qu’ils ont épargné. Ainsi l’épargne désigne la partie
des revenus qui n’est pas utilisée pour des dépenses de consommation.
Entre deux dates, l’épargne correspond à la différence entre les ressources et les dépenses de
consommation.
Mais pour la plupart des épargnants, l’épargne ne constitue pas un simple reste. On désire épargner
aussi bien que l’on désire consommer. L’épargne résulte de choix volontaires et ne constitue
nullement un ‘’résidu’’ involontaire ; ce qui resterait une fois satisfaits les besoins de consommation.
Le taux d’épargne des ménages est obtenu en rapportant l’épargne constitué à leur revenu
disponible brut.
Epargne
TE% = ∗100
Revenu disponible brut
Elle est la différence entre l’épargne et l’investissement. Si cette différence est négative, on parlera
de besoin de financement.
L’investissement des ménages comporte l’achat et les grandes réparations de logement. La capacité
de financement représente l’épargne d’un agent économique disponible pour financer l’investissement
des autres. Pour les ménages, la capacité de financement est souvent appelée épargne financière.
Exemple
Dans une économie nationale, dans les comptes des ménages salariés, on connaît les éléments
suivants :
72
ème
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T.A.F : Déterminer
3-L’épargne financière.
Correction
700 000
TE = ∗100 = 25,92%
2700 000
3-L’épargne financière
-la consommation différée : L’épargne est constituée pour satisfaire ultérieurement les dépenses de
consommation relativement importantes par rapport au revenu ;
-la précaution : L’épargne permet de faire face à des dépenses imprévues (maladies, accidents) ;
-l’épargne longue : Elle répond en général à un objectif primordial. Elle s’oriente soit vers les
emplois financiers (actions, obligations, assurances-vie), soit vers les investissements (maisons).
73
ème
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Les liquidités désignent l’ensemble des moyens de paiement disponibles (numéraires, billets, etc.).
Quant aux placements, ils sont réservés à l’achat de logements, d’actions, d’obligation.
II-LE PATRIMOINE
A-Définition
En général le patrimoine peut être défini comme l’ensemble des biens transmis par un individu au
moment de son décès. Ce patrimoine est appelé patrimoine brut. Pour obtenir le patrimoine net ; il faut
tenir compte des dettes de l’individu, de son passif.
Ainsi en retranchant la part des dettes dans le patrimoine brut, on obtient le patrimoine net.
On peut repartir les divers éléments du patrimoine, selon l’usage qu’en fait le ménage propriétaire,
en 3 catégories principales : les biens à usage domestique, les biens de rapport et les biens à usage
professionnel des entrepreneurs individuels.
Il représente 38% du patrimoine des ménages Français. Ces biens comprennent la résidence
principale, la résidence secondaire et les liquidités personnelles du ménage. Mais sont exclus les
équipements du foyer.
Il représente 51%. Il rassemble les biens divers de placements des ménages : épargnes bancaires,
placements d’assurances, valeurs mobilières (actions, obligations), terres louées.
Il occupe 11%.l s’agit du patrimoine possédé (et non pris en location) par les professions
indépendantes qui l’utilisent pour exercer leur activité. Il représente plus de la moitié du patrimoine
des agriculteurs et environ 20 à 30% du patrimoine des autres travailleurs indépendants.
III-L’ENDETTEMENT
1-Vivre à crédit
Au début du XXe siècle, l’épargne ne concernait que les classes aisées. En ce temps là, pour
devenir propriétaire d’un bien, il fallait accumuler assez d’épargne pour le payer au comptant. Ainsi
s’endetter était mal vu.
Cependant, certains ménages sont victimes du crédit. En effet, à travers le crédit, certains dépensent
plus qu’ils ne gagnent. Ils trouvent que le crédit est indispensable pour consommer ce qu’on n’a pas.
74
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Ils continuent ainsi à s’endetter jusqu’à ce que leurs dettes deviennent importantes et jusqu’à ce qu’on
refuse de leur accorder du crédit. Ils ne savent plus comment financer leurs dépenses.
2-Le surendettement
En s’endettant davantage, certains ménages à revenus faibles, qui vivent à crédit se sont retrouvés
fortement surendettés.
Le niveau de vie ne dépend pas seulement du revenu. Il dépend aussi du patrimoine que l’on
possède. Or celui-ci est inégalement réparti selon l’âge, le niveau du revenu, la catégorie
socioprofessionnelle. En effet, le patrimoine des jeunes est inférieur à celui des vieux.
Si le patrimoine est en parti constitué des avoirs accumulés pendant toute une vie, il se transmet de
génération en génération. L’héritage devient aussi un facteur d’inégalité. Le niveau de vie ne dépend
seulement du revenu. Il dépend aussi du patrimoine que l’on possède.
Problème
-192 857 familles indivises comptant chacune 28 personnes dont 16 femmes et 17 personnes
inactives ;
-666 667 familles modernes regroupant chacune 6 personnes dont 2 hommes et 2 personnes actives.
1-
c-Calculez la population totale au 31-12-1986 et préciser le pourcentage total des femmes dans
cette population.
2-Calculez le taux d’activité de cette population et le taux de chômage s’il y avait 1 250 000 actifs
inoccupés.
3-Au 31-12-1987, la composition des revenus (estimés par mois) de chacune des deux types de
famille est la suivante :
Famille Sal.Brut Divide. Locat. Intér. Alloc.Famil. Alloc. Cotis. Impôts RDB
reçus reçues reçus Mal. Soc. sur R.
Indivise 85 000 5 000 0 0 24 000 21 000 25 300 3 585
Moderne 22 500 13 500 5 600 4 000 4 500 77 000 24 552 188548
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La consommation mensuelle d’une famille moderne est décrite par le tableau suivant :
5-En 1998, au sommet de Toronto (Canada), le FMI et la banque mondiale ont imposé la politique
de l’ajustement structurel à ce pays en vue de réduire son endettement extérieur et de lutter contre
l’inflation.
Q
Comparez votre résultat obtenu à e = -1,09.
P
Exercice
Le revenu d’un ménage a augmenté de 112 000Frs à 145 000Frs de 1998 à 2000. Sur la même
période la consommation a augmenté de 80 000Frs à 110 000Frs.
Correction
76
ème
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Exercice
Calculez la propension marginale à consommer d’un ménage sachant que sa propension moyenne à
consommer est de 0,62 et son coefficient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu est de
0,68.
Correction
Q R Q C
e = *PmC ⟹ PmC = e *
P C P R
Q
PmC = e *PMC = 0,68*0,62 = 0,42
P
77
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Définition
L’entreprise est une unité économique (un regroupement d’hommes et de femmes) qui combine des
facteurs de production pour fabriquer des biens et services destinés à être vendu sur un marché.
1-L’entreprise familiale
Sa dimension est petite et elle évolue principalement dans un secteur agricole et artisanal.
Elle remplace de plus en plus l’entreprise familiale. Les effectifs sont inférieurs à 500.
Ici, les effectifs dépassent 500 travailleurs. Exemple : HUICOMA, SOTELMA, CMDT
a-La fusion
Elle désigne le regroupement de deux sociétés différentes pour n’en former juridiquement qu’une
seule avec une direction générale unique.
b-L’absorption
Une société avale une autre qui disparaît juridiquement. Exemple : BDM et BMCD = BDM
78
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-la concentration verticale : Ici c’est la recherche de la complémentarité des entreprises entre elles.
-la concentration par conglomérat : C’est un groupe d’entreprises constitué par des opérations
d’achat ou de fusion d’entreprises ayant des activités diversifiées sans rapport les uns avec les autres.
Elles désignent des entreprises diversifiées géographiquement c’est-à-dire une grande entreprise
qui crée un branche dans un autre pays. L’objectif est de produire au moindre coût, se rapprocher du
consommateur, de contourner les barrières douanières.
Elles évoluent dans la transformation directe du milieu naturel. Exemple : L’office du Niger
Elles regroupent des usines qui font appel aux machines. Exemple : HUICOMA, SYATEL,
SONATAM
79
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L’activité économique se manifeste par un certain nombre d’opérations que l’on peut classer en 3
grandes catégories :
Cette catégorie regroupe l’ensemble des opérations concernant la création et l’utilisation des biens
et services : il s’agit des opérations de production, de consommation, de formation de capital et des
opérations avec l’extérieur (importation et exportation).
La production est l’activité socialement organisée par des unités résidentes et consiste à partir des
facteurs de production (capital et travail) et des ressources naturelles, à créer des biens et services
s’échangeant sur le marché et destiné à satisfaire des besoins.
2-La consommation
Elle désigne la valeur des biens utilisés pour produire d’autres biens et services. Les biens utilisés
disparaissent complètement soit par incorporation (matières premières) soit par destruction (carburant,
électricité).
Elle se définit comme la valeur des biens et services utilisés pour satisfaire directement les besoins
des agents économiques (aliments, chaussures, etc.).
80
ème
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Elle correspond à l’investissement. C’est l’acquisition des outils de production (machines, biens
immobiliers). Chaque année ces biens perdent une partie de leur valeur soit par l’usure, soit par le
temps, soit par le dépassement technologique. Cette perte de valeur s’appelle amortissement.
Ces opérations regroupent les importations et les exportations des biens et services. Il y a
importation lorsque le pays achète à l’étranger et quand il vend à l’étranger, on parle d’exportation.
-les autres transferts courants sans contre partie (cotisations sociales, prestations sociales...)
Ils désignent l’ensemble des moyens de paiement utilisés sur tout le territoire (pièces, billet et tout
dépôt à vue susceptible d’être transféré par chèque ou par virement).
Ils sont représentés par les dépôts monétaires (dépôt à terme ou compte bloqué), les valeurs
mobilières (actions et obligations), les bons de trésor et les bons négociables.
Ce sont des droits financiers traduisant une relation entre un prêteur et un emprunteur.
Ce sont les engagements qui résultent, pour les organisations qui gèrent les contrats d’assurance, du
fait même de leur activité.
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Définition
Une économie comprend des millions d’acteurs (ménages, entreprises, administrations, banques).
Ces différents agents effectuent entre eux des échanges qui peuvent être représentés sous forme de
circuit simplifié.
a-Les échanges entres ménages et entreprises s’opèrent autour des activités de production.
Les ménages apportent aux entreprises leurs forces de travail et les capitaux déjà accumulés
(épargne). Les entreprises utilisent cette force de travail et ces capitaux pour produire.
b-Lors de la répartition des revenus, les entreprises rémunèrent la force de travail (salaire) et
l’apport de capital des ménages (intérêts, dividendes).
Les ménages consomment la plus grande partie de leur revenu en achetant des biens et services
fabriqués par les entreprises. Et ils épargnent le reste.
Les ménages utilisent une partie de cette épargne pour le financement de leurs investissements en
logement, une autre va aux entreprises sous forme d’achat d’actions ou de prêts (obligations).
Les entreprises achètent des biens et services de production à d’autres entreprises (investissements).
Les entreprises utilisent l’épargne des ménages pour compléter leurs investissements.
Afin de faciliter la représentation du circuit nous allons représenter les flux monétaires en traits
pleins et les flux réels en pointillés.
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Un flux monétaire désigne la circulation des signes (argent) et les flux réels correspondent à la
circulation des biens et services.
Exercice d’application
Dans une économie, il existe seulement 2 agents : les ménages et les entreprises. Les échanges
entre ces deux agents sont les suivants (chiffres en millions) :
-les ménages travaillent pour les entreprises et reçoivent 260 000Frs sous forme de salaire. Ils prêtent
leurs immeubles aux entreprises qui leur versent 140 000Frs d loyer.
Les ménages effectuent des dépenses de biens et de services de consommation de 210 000Frs aux
2
entreprises. Ils consacrent leurs épargnes à l’achat d’actions représentant le des épargnes
3
(rémunérées à 50 000Frs) et de logement.
Les entreprises versent des salaires, des loyers et des dividendes aux ménages. Elles vendent des
biens et services aux ménages et elles achètent des biens et services de production à d’autres
5
entreprises correspondant au de la valeur des actions.
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Correction Entreprises
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Calcul de l’épargne :
2 2∗190 000
Actions = E= = 126 666Frs
3 3
5 5∗126 666
Logements = Actions = = 105 555Frs
6 6
II-L’INTRODUCTION DE L’ETAT
L’Etat intervient aussi dans la vie économique, il met à la disposition des ménages et des
entreprises des services publics. Il redistribue des revenus aux ménages, il fait des aides aux
entreprises.
En cotre partie, l’Etat reçoit des ménages et des entreprises les impôts et les cotisations sociales.
Exemple
Considérons 3 agents (les ménages, les entreprises et l’Etat) dont les relations sont les suivantes :
-les ménages travaillent pour les entreprises et l’Etat et reçoivent en contre partie 860 000Frs sous
3
forme de salaire dont les en provenance des entreprises.
4
Les ménages louent leurs immeubles aux entreprises qui leur versent 410 000Frs de loyer. Ils
2
effectuent des dépenses de consommation de 580 000Frs dont les proviennent de l’Etat. En outre ils
3
versent des impôts pour 90 000Frs et des cotisations sociales pour 130 000Frs ;
-les entreprises rémunèrent les ménages et paient des impôts à l’Etat pour 180 000Frs. Elles
bénéficient des subventions de 200 000Frs de la part de l’Etat et vendent des biens aux ménages et à
l’Etat ;
-l’Etat rémunère les ménages, reçoit des impôts, accorde des subventions et achète des biens de
240 000Frs aux entreprises.
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Le reste du monde intervient dans le circuit pour ses achats et ventes des biens et services dans le
pays.
Exemple
Dans un pays, il y a 4 agents. Les échanges entre les 4 agents sont les suivants :
-les ménages prêtent leurs épargnes aux entreprises et reçoivent des intérêts pour 160 000Frs.
Ils achètent des biens d’équipements pour 200 000Frs au reste du monde. En outre ils paient des
impôts pour 75 000Frs et reçoivent des prestations sociales pour 45 000Frs ;
-Les entreprises versent des intérêts aux ménages, vendent leurs productions au reste du monde pour
270 000Frs, paient des impôts pour 90 000Frs et reçoivent des subventions pour 80 000Frs ;
-l’Etat reçoit des impôts, versent des prestations sociales et des subventions ;
Correction
Ménages
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Entreprises
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