0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
180 vues86 pages

Introduction à l'économie et ses enjeux

Transféré par

peulisaac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
180 vues86 pages

Introduction à l'économie et ses enjeux

Transféré par

peulisaac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1

Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE I : DÉFINITION ET OBJET DE L’ÉCONOMIE

I-Définition

Def.N°1

Etymologie : du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et "nomos",
gérer, administrer.

Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une
personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui
étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d'une société. Le
principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les ressources limitées ou rares, est celui
de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum
de profits.
La définition de l'économie n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction des
auteurs et des courants de pensée.

Def. N°2

L’économie est une science qui étudie la production, la consommation et des biens et des services.

Le mot « économie » vient du grec ancien oïkonomia qui signifie « gestion de la maison » (oïkos =
maison et nomos = gérer, administrer).

À l’origine, l’économie désigne donc la gestion privée ; au-delà de ce niveau domestique, cette
discipline s’intéresse également aux comportements collectifs des individus et des groupes (tels que
les entreprises et les Etats). L’économie analyse ainsi la façon de fabriquer un produit, de l’acheter
mais également de dépenser de l’argent ou au contraire de l’économiser : ces actions sont en effet des
comportements économiques.

II-L’économie au quotidien

Nous faisons tous de l’économie dans nos comportements quotidiens, même les plus simples.

Lorsque nous achetons un produit, par exemple, cela n’est pas possible que parce que nous disposons
d’un revenu qui nous permet de faire cet achat. Ce revenu est lui-même le résultat de notre travail, qui
est « récompensé » par une rémunération (ou un salaire). Ce produit que nous venons d’acquérir a été
fabriqué par une entreprise qui, grâce à notre achat, en tire profit. Une partie de ces profits sert à
rémunérer les salariés qui ont participé à la fabrication du produit. Et cette rémunération est utilisée
pour consommer de nouveau.

En économie, tout est donc lié et constitue un cycle : du consommateur au produit, du produit à
l’entreprise, de l’entreprise au salarié, du salarié au consommateur, du consommateur au produit, et
ainsi de suite.

III-L’objet de l’économie

L’économie a pour objectif de répondre à de nombreuses questions relatives à la production, au


travail, à la consommation, à la monnaie, au commerce, etc. Elle apporte généralement des réponses

1
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
2
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

scientifiques (fondées sur des modèles mathématique), mais elle fait aussi appel à d’autres disciplines
comme la sociologie et la psychologie.

La question économique par excellence est la suivante : comment faire coïncider au mieux la demande
(ce dont nous avons besoin) et l’offre (ce qui nous est proposé) ? Pour répondre, les économistes
tentent de décrire et d’expliquer les comportements des agents économiques (les personnes ou les
entreprises) au niveau individuel (c’est la microéconomie), mais aussi les conséquences de ces mêmes
comportements au niveau d’une nation (c’est la macroéconomie).

Par d’exemple, si le fait d’épargner (c’est-à-dire de conserver de l’argent sans le dépenser) peut être
bénéfique à titre personnel, cela peut être néfaste à un niveau global : l’argent n’est en effet pas
consacré à la consommation directe ; les entreprises ne peuvent donc pas vendre leur production ; en
conséquence, leurs commandes se réduisent ; cela peut les inciter à employer moins de personnel, ce
qui contribue à faire augmenter le chômage. Chaque comportement économique en entraîne un autre,
qui lui-même en provoque un troisième : on retrouve là encore la notion de cycle économique.

2
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
3
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE I : DÉFINITION ET OBJET DE L’ÉCONOMIE

I-INTRODUCTION

Tout ce que la nature offre à l’homme ne correspond pas toujours à ce qu’il désire recevoir. La
nature nous offre l’air, le soleil, la terre, les arbres, l’eau et bien d’autres choses.

Mais tous ces biens ne sont pas directement utilisables par l’homme. Certains exigent des
transformations avant d’être utilisés. Les activités humaines nécessaires à ces transformations sont
appelées activités économiques.

Les biens que la nature nous offre n’existent pas en quantité illimitée. Si l’air, le soleil existent en
quantité abondante tel n’est pas les cas pour certains biens. Les terres, l’eau, les arbres et les biens que
l’homme crée sont en quantité limité alors que l’homme a des besoins multiples et illimités.

Face aux moyens limités avec des besoins illimités l’homme est obligé de faire des choix entre ses
besoins à satisfaire d’où « les coûts d’opportunité ». La science économique peut l’aider à effectuer
ce choix afin d’obtenir le maximum de satisfaction.

II-DÉFINITION

Def.N°1

Etymologie : du grec ancien oïkonomia, gestion de la maison, constitué de oikos, maison, et "nomos",
gérer, administrer.

Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une
personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui
étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d'une société. Le
principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les ressources limitées ou rares, est celui
de la rentabilité. Elle consiste à consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum
de profits.
La définition de l'économie n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction des
auteurs et des courants de pensée.

Def. N°2

Le mot « économie » vient du grec oïkonomia, qui signifie « les lois de la maison » (oïkos = maison
et nomos = gérer, administrer).

L’économie peut donc être définie comme la science qui s’intéresse à la façon dont les hommes
s’organisent pour produire, consommer et échanger les biens et services en vue de satisfaire leurs
besoins dans un monde de ressources rares.

C’est cette rareté qui est à la base de la naissance de la science économique. Si nous vivions dans
une société d’abondance, il n’y aurait pas d’économie.

III-OBJET DE L’ÉCONOMIE

3
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
4
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

L’économique étant une science sociale, elle a pour objet l’étude et la recherche de « lois »
permettant d’expliquer les mécanismes qui gouvernent la production, la consommation et
l’échange des biens et services.

CHAPITRE II : LA FAMILLE

Au sens large du terme, la famille renvoie à la notion de parenté constituée sur la base de la
consanguinité ou d’alliance. Au sens étroit du terme, la famille comprend les géniteurs (père et mère)
et leurs enfants.

Les relations entre les membres d’une famille diffèrent d’une société à l’autre.

I-LES DIFFRENTES FORMES DE LA FAMILLE

La notion de parenté établie par les liens mère-enfant ; frère-sœur et l’association homme-femme est
biologique.

La parenté désigne à la fois les personnes qui sont parentes c’est-à-dire père-mère mais aussi frère-
sœur ; oncle-tante ; cousin-cousine qu’il s’agisse de parents par le sang ou par l’alliance.

A-Le mariage

Généralement la famille trouve son origine dans le mariage. Le mariage constitue l’union de deux
personnes de sexes différents et de deux familles. Le mariage doit permettre la perpétuation
(continuité) de l’espèce humaine. Mais de nos jours le mariage lie deux personnes de même sexe
(mariage homosexuel) dans certaines sociétés telle que l’Europe.

Dans les traditions, le choix du conjoint peut s’effectuer de différentes manières. Au Mali ce choix
incombait généralement aux familles sans l’accord des intéressés qui n’est pas nécessaire.

Chez les Bozos, les Kassonkés, souvent chez les Bambara, les Malinkés, les Peulhs, le mariage
peut être réglé par le versement de la dot ou par la technique de l’échange.

Dans d’autres traditions c’est le jeune homme qui choisit sa future épouse généralement avec
l’accord des parents (tel est le cas chez les Maures, les Sarakolés). Mais il existe aussi la possibilité de
choisir librement son conjoint pour les jeunes gens chez les Touaregs et parfois chez les Bobos, les
Dogons et les Peulhs.

Le choix des conjoints peut se faire ou non dans le même milieu social ou dans le même clan :

-le mariage endogamique : C’est lorsque les conjoints vivent dans le même milieu social ou dans le
même clan ;

-le mariage exogamique : C’est lorsque le mari et la femme proviennent de milieux différents.

Un certain nombre d’interdiction peut empêcher certains mariages comme les mariages suivants :
entre proches parents, entre personnes de groupes sociaux différents, entre certaines familles ou
ethnies.

Selon le régime matrimonial on distingue principalement deux types de mariage :

-la monogamie : Elle consiste en l’union entre un homme et une seule femme. Ce système est le plus
répandu dans le monde ;

4
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
5
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-la polygamie : Elle peut se présenter sous la forme de la polyandrie (union d’une femme avec
plusieurs hommes) et surtout de la polygynie (union d’un homme avec plusieurs femmes). Ce dernier
système est le plus répandu dans la société Malienne.

De nos jours les nouveaux époux doivent opter soit pour la polygamie (dans ce cas le mari peut
épouser jusqu’à 4 épouses, la 1ère incluse) soit pour la monogamie (dans ce cas le mari ne peut épouser
qu’une seule épouse).

Le code Malien du mariage exige le consentement des 2 époux lors de la cérémonie du mariage
alors que celui des parents ne sera requis que si le jeune garçon a entre 18 et 21 ans et la jeune fille
entre 15 et 18 ans (sous réserves qu’il ne s’agisse pas d’un remariage).

En pratique les dispositions (lois) légales sur le mariage ne sont pas toujours toutes respectées
notamment en ce qui concerne la dot dont le montant dépasse toujours ce qui est prévu par la loi.

Le mariage est dissout soit par le décès de l’un des époux soit par le divorce légalement prononcé.

B-L’ÉVOLUTION DE LA FORME DE LA FAMILLE

Cette évolution s’est effectuée dans le sens du passage de la famille traditionnelle (nombreuse) à la
famille moderne (nucléaire). Les principaux changements concernent les traits (points) suivants :

-la réduction de la taille de la famille : La famille se présentait sous la forme d’une famille élargie
ou étendue ou encore indivise ou communauté familiale regroupant des ménages monogames ou
polygames de plusieurs générations issus des mêmes ancêtres ou appartenant à un même clan et même
des personnes non parentes (domestiques, apprentis, griots, etc.). Cependant la famille moderne est le
plus souvent une famille nucléaire ou conjugale et ne regroupe que le couple conjugal et leurs enfants
mineurs ;

-une structure plus égalitaire : Alors que la famille traditionnelle était fortement hiérarchisée, la
famille nucléaire est plus ‘’démocratique’’ : l’exercice du pouvoir sera partagé entre le mari et sa
femme (relation de coopération), la division du travail sera plus égalitaire, l’autorité des parents sur les
enfants sera beaucoup plus limitée ;

-par ailleurs il faut aussi noter le caractère plus instable de la famille moderne. Cela se traduit tout
d’abord par une désaffection pour l’institution du mariage : de plus en plus de jeunes préfèrent vivre
en situation de concubinage. Mais aussi on constate une augmentation du nombre de divorces plus
faciles (par consentement mutuel). On constate également la multiplication des familles
monoparentales.

II-LES DIVERS TYPES DE RELATIONS DANS LA FAMILLE

1-Les régimes de cohabitation

Généralement le mariage entraine la cohabitation des conjoints. Trois situations sont possibles :

-le système patrilocal où la femme vient vivre dans la famille de son mari ;

-le système matrilocal où le mari vient vivre dans la famille de sa femme ;

-le système néolocal où le nouveau couple s’installe ailleurs.

2-Les règles des relations

5
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
6
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Dans la famille les relations des enfants avec leur père ne sont pas les mêmes que celles qu’ils ont
avec leur mère, leur oncle, leur grand-mère. Il y a tantôt le respect, tantôt la crainte, tantôt l’autorité,
tantôt l’affection, tantôt la protection, tantôt la relation de plaisanterie, etc.

Ainsi l’attribution du pouvoir au sein de la famille peut s’effectuer de diverses manières :

-le système patriarcal, dans ce cas le pouvoir appartient à l’homme ;

-le système matriarcal, le pouvoir appartient à la femme la plus âgée ;

-le système gérontocratique, le pouvoir appartient à un conseil de personnes âgées.

3-Les règles de filiation

Il s’agit des règles de transmission du nom et des biens. Il existe 3 situations possibles :

-le système patrilinéaire : C’est le père qui transmet son nom (patronyme) et ses biens (patrimoines)
à ses enfants ;

-le système matrilinéaire : Dans ce cas la transmission se fera par la mère et l’homme ne pourra
transmettre qu’aux enfants de ses sœurs ;

-le système bilatéral ou multilatéral : Ici la transmission des biens et même du nom pourra
s’effectuer par les deux parents.

III-LES FONCTIONS DE LA FAMILLE

On peut distinguer les fonctions biologiques, psychologiques, socioculturelles, économiques et


éducatives. Mais ces fonctions vont différer suivant que l’on a affaire à la famille traditionnelle ou
moderne.

1-Les fonctions biologiques

a-La reproduction

C’est une nécessité pour la famille d’avoir des enfants pour assurer sa continuité. La famille
traditionnelle va donc avoir beaucoup d’enfants car l’enfant est un prestige pour les parents ; par
contre dans la famille moderne les naissances sont faibles car l’enfant constitue un problème.

b-L’alimentation

C’est dans le cadre familial que sont pris les repas. Dans la famille ancienne, l’alimentation sera
très peu variée alors que dans la famille moderne on offre parfois une nourriture très riche. De plus les
repas sont pris le plus souvent à l’extérieur de la famille.

c-La protection et la santé

La famille a également pour mission de protéger et de soigner ses membres.

Pour cela la famille traditionnelle a recours à l’automédication alors que la famille moderne fait très
souvent appel à l’extérieur.

2-Les fonctions psychologiques, socioculturelles et éducatives

6
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
7
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

a-Les fonctions psychologiques et socioculturelles

La famille va assurer la sécurité affective de ses membres. Elle va également assurer la formation
de la personnalité de ses membres. La fonction socioculturelle concerne la transmission de l’héritage
culturel : la langue, la tradition, les mœurs, les comportements.

En ce qui concerne les loisirs, la famille ancienne est assez nombreuse pour occuper ses membres
alors que dans la famille moderne les distractions sont souvent procurées en dehors de la famille.

b-La fonction éducative

La famille ancienne va assurer presque totalement la formation et l’éducation de ses enfants. Cela
consiste à la transmission des techniques de production et du système moral et religieux. Ces fonctions
sont beaucoup plus limitées pour la famille moderne car elles seront largement concurrencées par
l’école et les médias.

3-Les fonctions économiques

a-La gestion de la transmission du patrimoine

Une des fonctions de la famille est la gestion et la transmission du patrimoine. Celui-ci constitue
pour la famille une protection économique.

b-La production

La famille traditionnelle était généralement le cadre de la production. Cette autoproduction était


destinée à l’autoconsommation. Mais tel n’est pas le cas dans la famille moderne car la production est
effectuée surtout par les entreprises.

c-La consommation

La famille a été et reste le lieu privilégié pour la consommation. Si c’est l’autoconsommation dans
la famille ancienne, ce sera une consommation basée sur l’achat des biens aux entreprises dans la
famille moderne.

7
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
8
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE III : LES BESOINS

I-DÉFINITION

Les besoins constituent l’ensemble des désirs de l’homme qui le pousse à agir en vue de les
satisfaire. Ils se manifestent tous comme des forces qui nous poussent à acquérir des biens en vue
d’apaiser nos aspirations. La satisfaction des besoins constitue le but de l’activité économique.

Le besoin est donc un sentiment de manque ou de privation accompagné du désir de le voir


disparaître.

Mais le milieu naturel et le milieu social influenceront la décision et le choix de l’individu. Par
exemple l’homme chauve n’a pas besoin de peigne « afro », l’eskimo n’a rien à faire d’un climatiseur,
l’homme du désert n’a pas besoin de bateau.

II-LES CARACTÉRISTIQUES DES BESOINS

Plusieurs éléments caractérisent les besoins :

1-La multiplicité

L’homme ressent en même temps plusieurs besoins. On dit que les besoins de l’homme sont
illimités.

2-La satiabilité

« Tout besoin est satiable ». Quand on consomme, le besoin diminue et finit par disparaître.

Exemple : Au fur et à mesure que l’on mange, la faim s’apaise et finit par disparaître lorsqu’on est
rassasié.

3-La comparabilité subjective des besoins

« Tout individu est capable de classer ses besoins de façon hiérarchique selon leur intensité. »

III-CLASSIFICATION DES BESOINS

Les besoins peuvent être classés en fonction de leur nature ou du sujet (personne) qui les ressent.

1-Classification des besoins selon leur nature : Besoins primaires, besoins secondaires et besoins
tertiaires

a-Les besoins primaires ou biologiques

Ce sont les besoins qui sont indispensables à la vie tels que le besoin de se nourrir, de se vêtir, de se
loger, de sécurité, etc. Ces besoins sont ressentis par tout être humain.

Le besoin de sécurité se manifeste sur deux dimensions : l’espace et le temps.

b-Les besoins secondaires ou sociaux

Ils relèvent de la vie en société. Ils sont nécessaires mais pas indispensables.

8
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
9
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Exemple : Le besoin de justice, le besoin d’affirmer son rang social, le besoin de voiture
particulière, le besoin de réfrigérateur, etc.

c-Les besoins tertiaires ou psychiques

Ce sont les besoins liés aux loisirs : besoin de lire, de danser, de jouer, etc. Ils sont considérés
comme superflus, futiles. Ce sont en général le luxe.

2-Classification des besoins en fonction du sujet qui les ressent : besoins individuels – besoins
collectifs

a-Les besoins individuels

Ces besoins sont ressentis par chaque être humain pris individuellement. Les besoins individuels
sont ceux qui peuvent être solvables au plan individuel et/ou dont la non-satisfaction ne porte pas
préjudice aux autres membres de la collectivité.

Exemple : Le besoin de porter une chemise ou un tee-shirt, le besoin de se coiffer de telle ou telle
façon, le besoin de voyager à pied ou à vélo, etc.

b-Les besoins collectifs

Ils sont ressentis en même temps par un ensemble de personnes. Ces besoins portent sur des biens
indivisibles et nécessaires à la conservation et au progrès de la société. Les besoins collectifs sont
encore appelés « besoins sociaux », « besoins politiques », « besoins publics ».

Exemple : Les besoins d’école, d’hôpital, de routes, d’éclairage public, de terrain de sport, de
centre de loisirs, de défense nationale, etc.

9
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
10
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE IV : LES BIENS ET SERVICES

De façon générale on appelle bien tout ce qui permet la satisfaction d’un besoin. Cependant tous les
biens ne sont pas des biens économiques. Par exemple l’air que nous respirons, la lumière du soleil ne
sont pas des biens économiques. Mais l’air devient un bien économique lorsqu’il est fourni par des
appareils comme le climatiseur.

I-DÉFINITION

Un bien économique est tout objet ou service qui :

-procure de l’utilité ;

-existe en quantité limitée ;

-s’échange sur un marché ;

-est le produit ou le fruit d’un travail.

La beauté du coucher du soleil ne peut donc être un bien économique.

Un service est un bien économique immatériel dont la production et la consommation sont


simultanées. Toute production ou prestation d’un service est donc en même temps une consommation
de ce service. Le prestataire (qui bénéficie du service) et le prestateur (qui vend ou rend le service)
doivent être simultanément présents.

Exemple : Le coiffeur ne peut couper les cheveux d’un client que si celui-ci est présent et se fait
couper les cheveux.

Comme exemple de biens immatériels on peut citer le transport, l’assurance, le savoir, la beauté,
etc.

II-CLASSIFICATION DES BIENS

1-Classification des biens selon leur nature : biens primaires, secondaires et tertiaires

a-Les biens primaires ou ressources naturelles

Ce sont les biens obtenus à la toute première transformation d’une ressource naturelle.

Exemple : Épi de maïs ou de mil, la canne à sucre, le coton, l’hévéa, etc.

b-Les biens secondaires

Ils sont obtenus à la suite de la transformation d’une matière première.

Exemple : La farine, le sucre, le caoutchouc, le sac en plastique, la machine à coudre, la voiture la


houe, la charrue, le réfrigérateur, le tissu.

c-Les biens tertiaires

10
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
11
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Ce sont les prestations de services ou biens immatériels fournies par l’administration, le commerce,
le transport.

Exemple : La sécurité, le voyage, l’assurance, la coiffure.

2-Classification des biens selon leur destination : biens de production, biens de consommation
intermédiaire et biens de consommation finale

a-Les biens de production

Ce sont des biens qui servent à produire d’autres biens. Exemple la machine à coudre, le
réfrigérateur, la charrue.

b-Les biens de consommation intermédiaire

Ce sont des biens qui entrent dans la production d’autres biens. Exemple La farine, le sucre, le
caoutchouc, le coton, le bois, l’énergie, etc.

c-Les biens de consommation finale

Ces biens sont destinés à l’usage direct et procurent une satisfaction immédiate. On les classe en
trois catégories :

 Les biens durables : Ce sont les biens dont la consommation s’étend sur une durée
relativement longue.
Exemple :Une voiture, une machine à laver, un téléviseur, un climatiseur, etc.
 Les biens semi-durables : Ce sont les biens qui se détériorent par un usage régulier.
Exemple : Les vêtements, les chaussures, les cahiers, le bic (stylo).
 Les biens non durables :Ce sont les biens qui disparaissent dès la première utilisation.
Exemple : Un plat de riz, un sachet d’eau, une cigarette, un biscuit.

N.B. : Si une voiture sert au transport de marchandises, elle est alors un bien de production mais si elle
sert de moyen de transport pour les loisirs, la famille, c’est alors un bien de consommation finale.

3-Classification des biens selon la propriété : biens collectifs – biens publics – biens privés

a-Les biens collectifs

Ils sont des biens dont l’utilisation par une personne ne diminue en rien la part des autres
utilisateurs.

Exemple : Une radio libre, la télévision nationale, la route, l’enseignement, la défense nationale,
éclairage publique, etc.

b-Les biens publics

Ce sont des biens fournis par la collectivité publique (administration, mairie, police, etc.).

Exemple : La sécurité, l’école publique, l’avenue de l’O.U.A, le stade du 26 Mars, etc.

Certains biens font l’objet d’un coût tandis que d’autres sont gratuits.

c-Les biens privés

11
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
12
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Ce sont les biens auxquels s’appliquent le principe de l’exclusion, d’individualité c’est-à-dire


d’utilisation par une seule personne.

Exemple : Une seringue, une brosse à dent, un téléphone portable, etc.

Exercice 1 : Classez les besoins dans le tableau ci-dessous

Besoins Primaires Secondaires Tertiaires


Manger
S’habiller
Cinéma
Salaire
Danser
Boire
Théâtre
Sécurité
S’amuser

Exercice 2 : Classez ces entreprises par production

Entreprises Productions de
Biens Services
SONATAM
BDM-SA
ORANGE MALI
MALITEL
TRANSRAIL
GGB
LYCEE CHEICK ANTA DIOP
BIM-SA
BARON COIFFURE
LUXE BEAUTÉ
SOTELMA
BITTAR TRANS
BANI TRANSPORT
NBB
BRAMALI

12
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
13
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE IV : SECTEURS D’ACTIVITÉ ET BRANCHES D’ACTIVITÉ

I-SECTEURSD’ACTIVITÉ

1-Définition

Un secteur d’activité est le regroupement d’entreprises qui ont la même activité principale (au
regard de la nomenclature d’activité économique).

Exemple : Le secteur agricole, le secteur industriel et le secteur de télécommunication.

2-Les différents secteurs économiques

a-Le secteur primaire

Il concerne la collecte et l’exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie,


agriculture, pêche, élevage).

b-Le secteur secondaire

Il concerne les industries de transformation agissant sur les matières premières.

c-Le secteur tertiaire

Il regroupe les industries de services (essentiellement immatériel : assurance, intermédiation,


formation ; étude et recherche, administration, service à la personne, sécurité, nettoyage,
télécommunication, etc.).

II-BRANCHES D’ACTIVITÉ

1-Définition

Une branche d’activité est un ensemble d’unités de production qui a la même activité de production
(on parle d’unité de production homogène). Dans ce cadre, les unités de production sont classées en
fonction du bien ou service qu’elles produisent.

Une branche d’activité regroupe les unités d’activité économique au niveau local exerçant une
activité économique identique ou similaire.

Exemple : Le secteur primaire est composé de branches : branche agricole, branche pêche, branche
élevage, etc.

Le secteur secondaire est composé de branches : branche industrie alimentaire, branche du tabac,
branche du textile, etc.

13
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
14
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

2ème PARTIE : LES AGENTS ÉCONOMIQUES

CHAPITRE I : LES AGENTS ÉCONOMIQUES ET LEURS FONCTIONS PRINCIPALES

I-LES DIFFERENTS AGENTS ÉCONOMIQUES

1-Définition

Pour effectuer les activités économiques telles que produire, consommer, épargner, investir…, il
faut l’intervention des acteurs économiques. Un acteur économique est toute personne ou un groupe de
personnes qui intervient dans l’activité économique. Ces acteurs économiques sont aussi appelés
agents économiques.

2-Les différents types d’agents économiques

Pour le fonctionnement d’une économie, on a regroupé les agents économiques en 7 grandes


catégories qui sont :

-les ménages ;

-les entreprises sociétaires ;

-les entreprises financières (banques, caisse d’épargne, etc.) ;

-les entreprises d’assurance ;

-les administrations publiques (Etat) ;

-les administrations privées ;

-l’extérieur.

II-LES FONCTIONS PRINCIPALES DES AGENTS ECONOMIQUES

1-Les ménages : La fonction principale des ménages est de consommer et d’épargner. Pour effectuer
cette fonction, ils ont besoin de ressources qui proviennent de leurs salaires.

2- Les entreprises sociétaires : Ici la fonction principale est de produire les biens et services
marchands. Leurs ressources proviennent de leurs bénéfices procurés par la vente des biens et services.

3-Les entreprises financières : Leur fonction principale est de collecter l’épargne et de faire des
crédits. Les ressources proviennent des bénéfices appelés intérêts.

4-Les entreprises d’assurance : Leur fonction principale est d’assurer les risques. Les ressources
proviennent des primes d’assurances versées par les clients.

5-Les administrations publiques : Leur fonction principale est de produire les biens et services non
marchands. Leurs ressources proviennent des impôts et taxes ainsi que les versements volontaires faits
par d’autres acteurs.

14
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
15
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

6-L’extérieur : Sa fonction principale est l’importation.

CHAPITRE II : LA POPULATION ACTIVE

I-DEFINITIONS

1-Définition de l’INSEE

Selon l’INSEE la population active comprend les personnes qui ont un emploi ou qui sont en
chômage. Elle inclut également, conventionnellement, les militaires du contingent.

Sont exclus les étudiants, les élèves, les retraités, les personnes ne pouvant plus travailler, les
personnes retirées des affaires de même que les ménagères si elles ne contribuent pas à l’exercice de la
profession d’un membre de la famille.

Sont inclus depuis peu les bénéficiaires de stages en entreprises et des contrats emploi-formation

Population active = Actifs occupés + Chômeurs

2-Définition du BIT

Pour le BIT, sont considérés comme actives les personnes ayant travaillé dans un emploi rémunéré
ou à leur propre compte ne fusse qu’une heure au cours de la semaine de référence. Il y a également
les personnes qui n’ont pas travaillé pour des raisons temporaires. En plus il y a les domestiques ayant
travaillé 15 heures ou plus pendant la semaine de référence.

II-TAUX D’ACTIVITE

1-Définition

Le taux d’activité est la proportion d’actifs dans la population totale. Il peut être calculé pour un
âge donné en distinguant ou non les hommes et les femmes pour un même groupe d’âges.

Population active
-Taux d’activité = ∗100
Population totale

Population active ayant 1 âge


-Taux d’activité par âge = ∗100
Population totale ayant≤même âge

Population active masculine ou féminine


-Taux d’activité par sexe = ∗100
Population totale masculine ou féminine

-Le rapport actifs-inactifs mesure la charge des inactifs qui pèse sur les personnes actives.

Nombre d ' inactifs


Charge d’inactifs sur actifs =
Nombre d ' actifs

III-LES CHÔMEURS

15
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
16
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-Un chômeur est un actif inoccupé c’est-à-dire une personne qui n’a pas d’emploi mais qui est à la
recherche d’un emploi rémunéré.

Selon le BIT pour être qualifié de chômeur, il faut remplir 4 conditions :

-être dépourvu d’emploi ;

-être capable de travailler ;

-chercher un emploi rémunéré ;

-être effectivement à la recherche d’un emploi.

Nombre de chômeurs
Taux de chômage = ∗100
Population active

Nombre de chômeurs hommes ou femmes


Taux de chômage par sexe = ∗100
Population active masculine ou feminine

Nombre de chômeurs ayant un âge x


Taux de chômage par âge = ∗100
Population active ayant ce même âge

Suivant les époques et les pays, le chômage peut prendre diverses formes :

-Le chômage conjoncturel résulte d’un ralentissement temporaire de la croissance économique ;

-le chômage déguisé est un emploi dont la productivité ou le salaire est faible voire nul ;

-le chômage frictionnel est lié au délai d’ajustement de la main d’œuvre d’un emploi à un autre ;

-le chômage saisonnier est lorsque l’activité du salarié fluctue selon les époques de l’année
(agriculture, tourisme, etc.) ;

-le chômage structurel est lié au changement de longue période intervenu dans les structures
démographiques, économiques, sociales et institutionnelles (variation du taux d’activité de la
population, des qualifications requises, de la localisation des emplois, des branches ou régions en
déclin, effet de la législation) ;

-le chômage technique est dû à l’interruption du processus technique de production (panne, pénurie) ;

-le chômage technologique intervient à la suite d’innovation qui économise le travail notamment la
substitution du capital au travail (robotisation, informatisation).

Depuis la révolution industrielle du XVIIIe siècle, le chômage est devenu un problème récurrent
dans la société capitaliste. Mais ce sont les jeunes, les femmes, les ouvriers, les manœuvres, les non
diplômés et les immigrés qui sont le plus frappés par le chômage. Pour remédier au problème de
chômage plusieurs solutions sont possibles :

•l’augmentation du nombre d’emplois

•le réaménagement du temps de travail

•le développement de la formation professionnelle.

16
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
17
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

IV-LES FACTEURS D’ÉVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE

La quantité, la qualité et la structure de la population active sont affectées par l’importance des
entrées et des sorties.

1-Les facteurs démographiques

-Les entrées dans la population active sont tout d’abord fonction du nombre de naissances. Cependant
il faudra accorder 15 ans ou plus à ces nouveaux nés pour qu’ils soient prêts à intégrer la population
active ;

-les sorties seront occasionnées par le décès mais la mortalité aura des effets différents suivant l’âge
auquel elle se produit : s’il s’agit de la mortalité infantile, l’effet ne serait ressenti que dans le futur ;
par contre s’il s’agit d’un adulte, l’effet est direct et immédiat sur la population active mais quand il
s’agit de personnes âgées, l’effet est nul.

2-Les facteurs migratoires

Les entrées sont causées par l’immigration et les sorties favorisées par l’émigration.

3-La scolarisation

La scolarisation obligatoire va jouer de façon immédiate et négative sur la population active. En


effet l’allongement de la durée des études contribue à une diminution du taux d’activité des jeunes et
retarde leur entrée dans la population active.

4-La retraite

La cessation de travail diminue la population active surtout si l’âge d’aller à la retraite s’abaisse.

5-Le travail des femmes

En dehors de son rôle de ménagère, la femme peut être également commerçante, fonctionnaire ou
femme d’affaire. Par conséquent elle va augmenter la population active.

Cependant l’état matrimonial a une influence sur l’activité des femmes. Généralement les femmes
mariées travaillent moins que les autres catégories. En plus si les femmes font beaucoup d’enfants,
leur taux d’activité baisse.

V-LA STRUCTURE DE LA POPULATION ACTIVE

A-La répartition des actifs entre les secteurs économiques

Il existe principalement 3 secteurs économiques :

1-Le secteur primaire

Il regroupe les activités liées à la transformation directe du milieu naturel : agriculture, élevage,
pêche, chasse, forêt, etc. Ce secteur regroupe de moins en moins d’actifs aussi bien dans les pays
développés que dans les pays en voie de développement.

2-Le secteur secondaire

17
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
18
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Il comprend les mines, les constructions, l’industrie, la production d’énergie électrique. Ce secteur
regroupait dans les années 1950 un grand nombre d’actifs mais à partir des années 1970 -1980 ce
chiffre tend à diminuer.

3-Le secteur tertiaire

Il concerne le service de transport, de commerce, de télécommunication. C’est dans ce secteur que


la population active augmente perpétuellement.

Après avoir classés les actifs par secteur, on peut aussi les regrouper en fonction des
caractéristiques sociologiques et économiques afin de constituer des groupes sociaux relativement
homogènes appelés catégories socioprofessionnelles (CSP).

B-La répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (CSP)

Les catégories socioprofessionnelles (CSP) ont pour but de décrire la structure sociale en
regroupant dans une même catégorie les personnes qui se ressemblent le plus dans leurs
comportements sociaux et professionnels (fécondité, mode de vie, épargne, métier, salaire, etc.)

1-La nomenclature des CSP

a-L’ancienne nomenclature

L’ancienne nomenclature a regroupé 30 catégories en 9 grandes catégories :

0-Agriculteurs exploitants

1-Salariés agricoles

2-Patron de l’industrie et du commerce

3-Profession libérale et cadre supérieur

4-Cadres moyens

5-Employés

6-Ouvriers

7-Personnels de service

8-Autres catégories

Un 10ème groupe a été créé pour recevoir la population inactive.

Dans cette ancienne nomenclature 3 groupes avaient une taille très réduite (salariés agricoles,
patrons de l’industrie et du commerce et cadres moyens). En plus le terme « cadre » était rarement
employé dans la vie pratique.

Pour remédier à ces problèmes, l’INSEE a mis au point une nouvelle nomenclature appelée PCS
(Professions et Catégories Socioprofessionnelles). Cette nouvelle nomenclature va être utilisée pour
l’exploitation du recensement de 1982 en France.

b-La nouvelle nomenclature

18
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
19
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

1-Agriculteurs exploitants

2-Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

3-cadres, professions intellectuelles supérieures

4-Professions intermédiaires

5-Employés (y compris personnels de service)

6-Ouvriers (y compris agricoles)

REPARTITION DE LA POPULATION ACTIVE PAR CATEGORIES


SOCIOPROFESSIONNELLES (ENSEMBLES DES 2 SERIES)

Ancienne nomenclature Nouvelle nomenclature


1954 1968 1975 1982 1982
Agricult. exploitants 20,6 12,1 7,6 6,2 Agriculteur exploitants 6,3
Salariés agricole 6,0 2,9 1,7 1,3 Artisans cçants Chefs d’en/se 7,8
Patr. d’indus. et cce 12,0 9,6 7,9 7,4 Cadres, profes. Intellect. 8,1
supér.
Profes.Lib.cadres 2,9 4,9 6,7 7,7 Professions intermédiaires 16,9
sup.
Cadres moyens 5,8 9,8 12,7 13,8 Employés 26,6
Employés 10,7 14,7 17,6 19,9 Ouvriers 32,9
Ouvriers 33,8 37,7 37,7 35,1 Chômeurs jamais travaillé 1,5
Personnels de services 5,3 5,7 5,7 6,5
Autres catégories 2,7 2,6 2,4 2,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Total 100,0
Effectif total 1918 20398 21775 23525 Effectif total (milliers) 23525
(milliers) 5

Exercice : Une répartition de la population active par CSP

CSP Effectifs Hommes Hommes Femmes Effe.


% % femmes
Actifs
1-Agriculteur exploitants 1 340 741 938 518,7 70 30 402 222,3
2-Artisans commerçants 1 847 340 1 348 558,7 73 27 498 781,8
3-Cadres et profess. 3 424 320 2 328 538 68 32 1 095 782,4
Intellect.
4-Professions 5 115 315 3 069 189 60 40 2 046 126
intermédiaires
5-Employés 6 781 289 1763135,14 26 74 5 018 153,86
6-Ouvriers 8 121 512 6091134 75 25 203 037,8
7-Chômeurs jamais 22 880
travaillés
Total général 26
653397

19
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
20
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

1-Calculer l’effectif des hommes dans ces différentes CSP ainsi que leurs pourcentages.

2-Calculer le pourcentage relatif à chaque CSP par rapport au total des actifs et expliquer leur
évolution.

3-Calculer le pourcentage relatif aux femmes de chaque CSP par rapport au total des actifs.

Correction

1340 741∗70
1-L’effectif des hommes : = 938 518,7Pourcentage des hommes : 100% - 30% = 70%
100

1340 741∗30
2-L’effectif des femmes agriculteurs exploitants : = 402 222,3
100

Le pourcentage relatif à chaque CSP :

1 340 741 1 847 340


1-agriculteurs exploitants : ∗100 = 5,03% 2-Artisans : ∗100 = 6,93%
26653397 26 653 397

3-Cadres et professions intellectuelles : 12,84% 4-Professions intermédiaires : 19,19%

5-Employés : 25,44% 6-Ouvriers : 30,47%

3-Le pourcentage des femmes relatif au total des actifs :

402 222 , 3
1-Agriculteur exploitants : ∗100 = 1,5% 2- Artisans commerçants: 1,87%
26 653 397

3-Cadres et professions Intellectuelles : 4,11% 4-Professions intermédiaires : 7,67%

5-Employés : 18,82 6-Ouvriers : 7,61%

Quelques questions d’analyse

1-Quelles sont les composantes de l’évolution d’une population ?

2-Comment l’alimentation peut-elle influer sur le mouvement naturel de la population ?

3-Dans quelle mesure un gouvernement peut-il agir sur la natalité d’un pays ?

4-Quelle solution Malthus préconise pour freiner la croissance rapide de la population ?

5-Pourquoi dit-on que c’est la croissance économique qui doit entrainer la croissance
démographique ?

6-Citez les différents types de chômage vous connaissez.

7-Montrez les conséquences de l’évolution démographique en Afrique.

8-Définissez les expressions suivantes : la famille nucléaire, la famille indivise, mariage


endogamique, polygynie, polyandrie.

20
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
21
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

9-Quelle est la forme de mariage pratiquée au Mali et quelle forme de famille domine dans ce
pays ?

10-Pourquoi les hommes se marient-ils ?

11-Quelle différence faites-vous entre l’ancienne et la nouvelle nomenclature ?

CHAPITRE III : LA PRODUCTION

La production est l’activité économique socialement organisée consistant en l’obtention de biens et


de services destinés à la satisfaction directe ou indirecte des besoins par la transformation de biens
intermédiaires en combinant du travail et du capital et en donnant lieu à un revenu en contrepartie.

I-DÉFINITION DES FACTEURS DE PRODUCTION

Les facteurs de production désignent l’ensemble des éléments dont la combinaison permet de
réaliser la production.

Les principaux facteurs utilisés par les entreprises sont le capital fixe, le capital circulant, les
facteurs naturels, le travail, le progrès technique et l’information.

A-LES DIFFÉRENTS TYPES DE FACTEURS DE PRODUCTION

1-Le capital fixe

C’est l’ensemble des bâtiments, des locaux, des machines et les outillages qui sont utilisés
durablement pour la production. Le capital fixe est encore appelé investissement.

2-Le capital circulant

Contrairement au capital fixe, le capital circulant a une durée de vie relativement courte et disparaît
dans le processus de production.

Exemple : Les matières 1ère, l’énergie, les semi produits

3-Les ressources naturelles

Elles sont un don de l’univers : la terre, les minerais, le pétrole, l’espace

Les facteurs naturels ne sont pas toujours gratuits.

4-Le travail

Il désigne l’effort physique et intellectuel qu’on emploie dans la production des biens et services.

Pour faciliter les calculs, les facteurs retenus par l’économie sont le capital et le travail.

5-Le progrès technique

21
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
22
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Le progrès technique s’identifie aux nouvelles inventions. Il est le processus de développement et


de perfectionnement des méthodes et des moyens de production destinés à la maitrise de la nature par
l’homme en réduisant de plus en plus l’effort humain.

6-L’information

L’information est un ensemble de données structurées réduisant l’incertitude et augmentant les


connaissances sur des faits et comportements passés, présents ou projetés.

II-LA PRODUCTIVITÉ DES FACTEURS DE PRODUCTION

1-Définition

La productivité est le rapport entre la production et les facteurs utilisés pour la réaliser. On peut la
calculer au niveau d’un salarié, d’une entreprise, d’une nation... Elle permet de mesurer l’efficacité des
combinaisons productives. On peut calculer différentes productivité.

2-La productivité du travail

Elle peut être calculée en volume ou en valeur :

Quantité produite
-Productivité en volume =
Quantité de travail

Valeur produite
-Productivité en valeur =
Quantité de travail

Exemple

L’entreprise BREX a réalisé courant 2002 la production de 8 tonnes de coton. BREX emploie 263
travailleurs. Sachant qu’une tonne coûte 830 000Frs sur le marché, calculer la productivité de BREX
en volume et en valeur.

Correction

Quantité produite 8 tonnes


La productivité de BREX en volume = = = 0,03 t/employé
Quantité de tr avail 263 travailleurs

Valeur produite 830 000∗8


La productivité de BREX en valeur = = = 25 247,14Frs par employé
Quantité de travail 263

La valeur de la production se mesure concrètement par la valeur ajoutée (VA).

Valeur ajoutée = Valeurs des ventes – Valeur des consommations intermédiaires

La valeur des ventes est encore appelée chiffre d’affaires (CA). Elle est obtenue en multipliant la
quantité produite par le prix de vente. La valeur ajoutée entre dans le calcul du PIB d’un pays.

2-Le rendement du facteur travail

Le rendement est la capacité d’une entreprise à produire une certaine quantité de biens et de
services avec une certaine quantité de biens de production dans un système donné.

Chaque facteur de production possède son propre rendement :

22
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
23
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

PPT
-pour le travail, on a PPM (L) =
QL

PPT
-pour le capital, on a PPM (K) =
QK

PPT désigne la production physique totale ou le produit physique total (ici 1 500).

Exemple

Considérons une boulangerie qui fait 10heures de travail par jour. Si la production journalière de
1500
cette boulangerie est de 1 500 pains, alors son rendement horaire sera = 150pains/heure.
10

Cela suppose que la boulangerie est capable de produire 150 pains /heure. Ce rendement
correspond à la productivité physique moyenne (PPM) de la boulangerie.

3-La productivité physique marginale (PPm)

C’est le rendement de la dernière unité de facteur de production.

Si par exemple notre boulangerie désire augmenter son facteur travail de 10heures à 12heures et si
parallèlement la production passe de 1 500 pains à 2 100 pains, alors le rendement de la dernière heure
2100−1500 600
est = = 300 pains/heure. 300 pains est donc le rendement de l’heure
12 h−10 h 2
supplémentaire. C’est également la productivité physique marginale.

Chaque facteur ayant sa productivité marginale, on a :

∆ PPT PPT ¹−PPTº


-pour le travail : PPm (L)= = ;
∆ QL QL ¹−QLº

∆ PPT PPT ¹−PPTº


Pour le capital : PPm (K) = =
∆ QK QK ¹−QKº

Exercice d’application : Soit l’évolution du PPT d’une entreprise :

Nombre d’unit é de Produit Physique Total PPM PPm


travail (QL)
0 0 - -
1 300 300 300
2 600 300 300
4 2 200 550 800
5 2 400 480 2 000
6 2 500 416,66 100
10 13 250 1 325 2 687,5
11 14 600 1 397,27 1 350
12 14 700 1 225 100
16 18 100 1 131,25 850
17 18 900 1 111,76 800

23
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
24
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

18 20 400 1 133,33 1 500


20 20 000 1 000 -200
21 18 000 857,16 -2 000
22 19 000 863,63 1 000

1-Calculer PPM et PPm.

2-Représenter sur un même graphique le PPT, PPM, PPm

CORRECTION

1-Calcul de PPM et PPm (formules)

2-Représentation graphique (à insérer).

CHAPITRE IV : LES REVENUS ET LEURS UTILISATIONS

Définition

Le revenu est l’ensemble des ressources dont on bénéficie régulièrement pendant une période. Ces
ressources peuvent être en monnaie (argent) ou en nature (biens).

On distingue traditionnellement deux grandes catégories de revenus : les revenus primaires et les
revenus secondaires.

I-LES DIFFÉRENTS TYPES DE REVENUS

A-Les revenus primaires

Ce sont des revenus perçus par les agents économiques en raison de leur participation à l’activité
économique. Il existe plusieurs sortes de revenus primaires.

1-Le revenu du travail

Les individus fournissent un travail intellectuel ou manuel dans l’économie, en échange ils
reçoivent des rémunérations qui portent des noms variés :

-le salaire pour les ouvriers ;

-le traitement pour les fonctionnaires ;

-les honoraires pour les professions libérales (avocats, médecin, architecte, experts comptables) ;

-le gage pour les gens de maison (boys et bonnes) ;

-le cachet pour les artistes ;

-le solde pour les militaires.

2-Le revenu de la propriété et de l’entreprise individuelle

Il s’agit des revenus qu’on obtient grâce à la possession de certains biens :

-les loyers pour les maisons, les terres, les véhicules et d’autres biens ;

24
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
25
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-le fermage et le métayage pour l’exploitation des sols ;

-l’intérêt pour le capital prêté ;

-le dividende pour les actions.

B-Les revenus secondaires

Ce sont des revenus perçus par des individus indépendamment de toute participation à l’activité
économique. Ils sont encore appelés revenus sociaux ou revenus de transferts. Il s’agit :

-des allocations familiales ;

-des allocations chômage ;

-des allocations maladies ;

-des pensions de retraite.

Quelques formules

-Revenu brut = Revenu primaire + Revenu secondaire (RB = RP + RS)

⟹ Revenu primaire = Revenu brut - Revenu secondaire (RP = RB - RS)

⟹ Revenu secondaire = Revenu brut - Revenu primaire (RS =RB - RP)

-Revenu disponible brut = Revenu brut – Prélèvements (RDB = RB - P)

⟹ Revenu brut = Revenu disponible brut + Prélèvements (RB = RDB + P)

⟹ Prélèvements = Revenu brut - Revenu disponible brut (P = RB - RDB)

- Revenu disponible brut = Consommation + Epargne (RDB = C + E)

Exercice 1

La famille KONE est une famille traditionnelle composée de 6 couples. La répartition de leur
revenu annuel est la suivante :

-le 1er couple est fonctionnaire et ouvrier. Il perçoit un traitement de 1 200 000Frs et un salaire de
400 000Frs ;

-le 2ème couple est actionnaire et avocat. Il perçoit un dividende de 450 000Frs et des honoraires de
1 500 000Frs ;

-le 3ème couple est paysan et entrepreneur individuel. Il perçoit un revenu de 375 000Frs ;

-le 4ème couple possède une villa en location et de l’argent liquide qu’il prête aux emprunteurs. Ce
couple gagne 520 000Frs de loyer et 240 000Frs d’intérêts ;

-le 5ème couple est chômeur. Il perçoit 150 000Frs d’allocation familiale et 210 000Frs d’allocation de
chômage ;

-le 6ème couple est gens de maison. Il perçoit un gage de 180 000Frs et 98 000Frs d’allocation maladie.

25
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
26
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

T.A.F :

1-Calculer le revenu du travail de la famille KONE.

2-Calculer le revenu primaire total de famille KONE.

3-Calculer le revenu brut de la famille KONE.

5-Sachant que 11% du revenu brut est versé à l’Etat sous forme d’impôts, calculer le revenu
disponible de la famille KONE.

Exercice2

Qui perçoit quoi ? Relier chaque agent économique à son revenu.

1-Un ouvrier a-dividende

2-Un agriculteur b- revenu de la propriété intellectuelle

3-Un médecin à l’hôpital c-pension de retraite

4-Un médecin libéral d-revenu de l’entreprise individuelle

5-Un chômeur e-allocation chômage

6-Un titulaire de compte d’épargne f-cachet

7-Un propriétaire d’immeuble g-honoraires

8-Un chanteur h-intérêt

9-Un possesseur d’action SOTELMA i-traitement

10-Un soldat j-loyer

11-Un inspecteur des impôts k-gage

12-Une aide-ménagèrel-salaire

13-Une mère avec son enfant sans emploi m-allocation familiale

14-Un ancien fonctionnaire de 70 ans n-solde

II-LA DISTRIBUTION ET LA REDISTRIBUTION DES REVENUS

A-Les revenus primaires

1-Les revenus du travail

Dans une entreprise, le personnel fournit un travail manuel ou intellectuel, en contre partie
(échange) on lui verse une rémunération qui porte des noms variés selon la fonction exercée. Ainsi les
ouvriers perçoivent le salaire, les fonctionnaires ont des traitements, les gens de maison reçoivent le
gage et ceux des professions libérales (médecins, architectes, avocats, experts comptables) perçoivent
des honoraires.

26
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
27
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

2-Les revenus de la propriété ou du patrimoine

Ce sont des revenus qui sont versés aux propriétaires des facteurs de production autre que le travail.
On peut citer entre autre :

a-Les loyers : Le loyer est le prix que le propriétaire d’un terrain ou d’un bâtiment reçoit lorsqu’il
autorise autrui à utiliser son bien.

Ainsi l’agriculteur qui loue la terre qu’il exploite paie au propriétaire un loyer appelé fermage ou
métayage. Le loyer est donc versé à un propriétaire qui cède l’usage de son bien (tout en conservant la
propriété) à d’autres personnes qui s’en servent.

b-Les intérêts

Les personnes ou les entreprises qui empruntent de l’argent doivent le rembourser et en plus payer
un intérêt.

Exemple : Lorsqu’on prend un crédit de 1 000 000Frs à la banque pour une échéance d’un an à un
taux de 10% ; cela signifie qu’on doit payer 1 000 000Frs plus 100 000Frs d’intérêt (donc
1 100 000Frs) à la banque. L’intérêt est donc le prix de l’argent prêté.

c-Les dividendes

Ils désignent les rémunérations versées aux actionnaires.

3-Les revenus mixtes

Certains revenus rémunèrent à la fois le travail et la propriété. C’est pourquoi on parle de revenus
mixtes.

Exemple : Un chauffeur de taxi qui conduit son propre taxi ; un enseignant qui enseigne dans sa
propre école ; un agriculteur qui exploite son champ.

B-Les revenus sociaux ou revenus de transferts ou revenus secondaires

Les revenus sociaux ne sont pas versés aux ménages en échange de leur participation directe à
l’effort de production. Ils sont attribués à leur bénéficiaire afin de couvrir des besoins dont la
collectivité estime nécessaire d’apporter une aide.

Ces revenus sont versés à des personnes qui se trouvent dans des situations définies par les lois.
Parmi ces revenus, on distingue les prestations sociales (les allocations familiales, les allocations
maladies, les allocations chômage, les pensions de retraite).

C-Le revenu élargi

Par la fourniture des services gratuits, l’Etat procure aux ménages un équivalent de gain monétaire,
un revenu en nature supplémentaire. C’est ce que l’INSEE appelle les consommations
individualisables des services non marchands.

Celles-ci concernent les services de sécurités sociales, de santé… En associant la valeur de ces
consommations au revenu disponible du ménage, on obtient le revenu élargi.

Revenu élargi= Revenu disponible brut+Consommation individualisable de services non


marchands

27
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
28
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

D-Le pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat d’un revenu est la quantité de biens et de services que ce revenu peut procurer.
Il est calculé en fonction du prix des biens et des services sur le marché.

Indice du revenu nominal


Pouvoir d’achat (indice du salaire réel) = ∗100
Indice des prix

Exemple

Un salarié percevait un salaire net de 5 400Frs en janvier 1980 et 13 500Frs en janvier 1992.
L’indice des prix à la consommation calculé par l’INSEE est passé de 100 en 1980 à 192,6 en 1992.

1-Calculer le pouvoir d’achat en 1980 et en 1992.

2-Ce salarié garde-t-il le même pouvoir d’achat aux deux dates ?

Correction

1-Le pouvoir d’achat

5 400
en 1980 : PA = ∗100 = 5 400
100

13500
en 1992 : PA = ∗100 = 7 009,3
192, 6

2-Il ne garde pas le même pouvoir d’achat car son pouvoir d’achat est passé de 5 400 à 7 009,3.

Exercice 1

Un ménage perçoit un revenu brut mensuel de 200 000Frs. Ses revenus secondaires et ses
prélèvements sont respectivement égaux à 30% et 25% du revenu brut.

T.A.F

1-Déterminer le RDB.

2-Calculer le pourcentage des revenus primaires dans le RDB.

3-Calculer la valeur de la consommation individualisable des services non marchands sachant que
le revenu élargi est égal à 195 000Frs.

Correction

1-Le RDB est : RDB = Revenu brut – Prélèvements

200 000∗25
*Prélèvements = = 50 000Frs
100

RDB = 200 000 – 50 000 = 150 000Frs

2-Le pourcentage des revenus primaires dans le RDB :

-Revenus primaires = Revenu brut - Revenu secondaire

28
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
29
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

200 000∗30
*Revenu secondaire = = 60 000Frs
100

Revenus primaires = 200 000 – 60 000 = 140 000Frs

140 000
% Revenus primaires = ∗100 = 93,33%
150 000

3-La valeur de la consommation individualisable des services non marchands :

Consommation individualisable des services non marchands = Revenu élargi – RDB

Consommation individualisable des services non marchands = 195 000 – 150 000 = 45 000Frs

Exercice 2

Soit un ménage dont le chef est salarié. Au cours d’une année ce ménage a enregistré les éléments
ci-après :

-salaire brut comptabilisé par l’entreprise 18 000Frs ;

-cotisation sécurité sociale à la charge du salarié 800Frs ;

-remboursement des frais médicaux 400Frs ;

-impôts sur le revenu du salarié 1 000Frs ;

-cotisation à la charge de l’employeur 4 300Frs ;

-allocation familiale reçue 900Frs.

T.A.F

1-Calculer pour l’entreprise la rémunération du facteur.

2-Calculer pour le salarié le montant du salaire net encaissé.

3-Calculer pour le ménage le montant du revenu disponible brut.

Correction

1-La rémunération du facteur est :

Rém. Facteur = Salaire brut + Cotisation à la charge de l’employeur = 4 300 + 18 000 = 22 300Frs

2-Le montant du salaire net encaissé est :

Salaire net encaissé = Salaire brut – Impôts – Cotisation sécurité = 18 000 - 1 000 - 800 = 16 200Frs

3-Le revenu disponible est :

RDB = 16 200 + 900 +400 = 17 500Frs

29
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
30
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE V : LA CONSOMMATION

Définition

La consommation est la destruction des biens et services par l’usage destiné à satisfaire des besoins
humains.

La destruction matérielle d’un bien par la consommation peut être immédiate (la consommation
alimentaire) ou lente (la consommation d’une moto).

Ces deux notions de la durée nous permettent de distinguer les biens de consommation durable (la
voiture, les meubles) et les biens de consommation non durable (la nourriture, les boissons).

Un besoin est une sensation de manque qui porte à désirer (envier). La satisfaction de ces besoins
implique l’existence des biens et services susceptibles de répondre aux désirs.

Ces besoins sont classés en 2 grandes catégories : les besoins naturels et les besoins secondaires.

-Les besoins naturels : Ce sont ceux dont l’assouvissement permet la survie de l’homme (aliments,
logements, habillements). Leur satisfaction correspond au minimum vital ;

-les besoins secondaires : Ce sont ceux qui permettent à l’homme de vivre sans correspondre à une
nécessité vitale. Ces besoins diffèrent d’une société à une autre, d’une époque à une autre. Mais on
peut retenir la cigarette, le thé, les loisirs, etc.

I-LA CONSOMMATION INDIVIDUELLE

La consommation individuelle ou privée est celle que les ménages effectuent en payant le prix
grâce à leur revenu (aliments, logements, habillements).

A-L’évolution de la consommation individuelle dans le temps

Le progrès technique multiplie les biens et services destinés à satisfaire les besoins. Grâce à lui la
structure de la consommation change perpétuellement dans le temps. Ainsi la consommation de nos
ancêtres diffère de celle de nos jours. Au cours des siècles passés, nos ancêtres se nourrissaient
essentiellement de céréales. Mais de nos jours on constate que la consommation de lait, de viande, de
légumes, de produits industriels s’est généralisée dans toutes les couches de la population.

30
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
31
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

B-La diversité des consommations dans l’espace

Pour de nombreuses raisons, les besoins et les consommations ne sont pas uniformes à une époque
donnée dans toutes les régions du globe. Ceci s’explique par les différences de goût et d’habitude.

C’est ainsi que les Togolais, les Camerounais et les Béninois consomment beaucoup de maïs que
les Burkinabés et le Maliens qui préfèrent le mil.

Ces habitudes proviennent souvent d’aptitudes naturelles différentes : le blé est une céréale qui
pousse bien en France alors que le riz est adapté au climat asiatique. Il y a aussi les différences
climatiques entre certaines régions du globe d’où certaines populations aiment les vêtements chauds et
d’autres non.

Mais ces différences de consommation s’expliquent aussi par l’inégal degré de développement
économique des pays. C’est ainsi qu’on consomme plus aux USA qu’en France.

C-Les facteurs de la consommation

1-Les facteurs démographiques

Les besoins de l’homme et de la femme seront différents selon l’âge de ceux-ci. Les besoins de
nourriture et de santé d’un vieillard seront différents de ceux d’un jeune. La demande va varier suivant
l’importance relative des enfants, des adultes et des vieillards.

2-Les facteurs géographiques

Que ce soit en matière d’alimentation, d’habillement, les besoins seront influencés par les climats
géographiques. Ainsi un Nigérien aura besoin de moins de vêtements chauds un Sibérien.

3-Les facteurs individuels et sociologiques

Les individus ont des goûts différents selon leur nationalité, leur milieu social et familial et selon
leur propre personnalité. Le goût peut provenir également de l’imitation c’est-à-dire influencé par la
société, la famille, l’école et les médias. Il peut être aussi influencé par le monde.

Il existe finalement une consommation ostentatoire qui consiste pour certains privilégiés à faire des
dépenses de prestige (voiture de luxe, mariage somptueux, etc.). Le snobisme fait un peu partie de
cette catégorie.

4-Les facteurs économiques

a-Le revenu

Le principal facteur de la consommation est le revenu. Si le revenu augmente, la consommation


augmente dans la plupart des cas. Mais cette augmentation de la consommation sera généralement
moins que proportionnelle à l’accroissement du revenu.

b-La mesure de la consommation par rapport au revenu

Les statisticiens ont l’habitude d’évaluer les tendances de la consommation des ménages à moyen
et long terme. Ces tendances permettent de prévoir les évolutions de la demande des biens de
consommation. On les appelle les propensions.

Les propensions sont calculées à partir de la relation de base R = C + E.

31
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
32
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Cette relation correspond à l’affectation du revenu à la consommation et à l’épargne.

b1-Les propensions moyennes

Elles mesurent la part du revenu affectée à la consommation et à l’épargne.

C
-la propension moyenne à consommer : PMC = ;
R

E
-la propension moyenne à épargner : PME =
R

-La somme des deux propensions est égale à 1 : PMC + PME = 1

C E C+ E R
+ = = =1
R R R R

Exemple

Soit un revenu disponible brut de 240 000Frs enregistré au cours de l’année 2007 par un ménage.
On constate que la consommation totale réalisée par ce ménage s’élève à 195 000Frs. Calculer PMC et
PME.

Correction

RDB = 240 000Frs ; C = 195 000Frs ;

Si R = C + E alors E = R – C = 240 000 – 195 000 = 45 000

C 195 000
-PMC = = = 0,81
R 240 000

E 45 000
-PME = = = 0,19
R 240 000

PMC + PME = 1 ⟺ 0,81 + 0,19 = 1

b2-Les propensions marginales

Elles montrent les relations entre l’augmentation du revenu et l’augmentation de la consommation


et de l’épargne qui en résulte.

ΔC
-la propension marginale à consommer : PmC = ;
ΔR

ΔE
-la propension marginale à épargner : PmE =
ΔR

Δ C Δ E Δ C+ Δ E Δ R
-PmC + PmE = 1 ⟺ + = = =1
ΔR ΔR ΔR ΔR

Exemple

32
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
33
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Considérons la variation du revenu, de la consommation et de l’épargne d’un ménage dans le


tableau suivant :

Revenu 2007 2008 Les variations ( Δ )


240 000 320 000 80 000
Consommations 195 000 215 00 20 000
Epargnes 45 000 105 000 60 000

Calculer PmC et PmE

Correction

VA = valeur d’arrivée et VD = valeur de départ

ΔC = VA – VD = 215 000 – 195 000 = 20 000

ΔE = 105 000 – 45 000 = 60 000

ΔR = 320 000 – 240 000 = 80 000

Δ C 20 000
PmC = = = 0,25
Δ R 80 000

Δ E 60 000
PmE = = = 0,75
Δ R 80 000

PmC + PmE = 1 ⟺ 0,25 + 0,75 = 1

0,25 veut dire que 25% de l’augmentation du revenu est affecté à la consommation et le reste 75% est
alloué à l’épargne.

A ces deux indicateurs s’ajoutent les coefficients d’élasticité.

b3-Les coefficients d’élasticité

Ils permettent d’affiner l’analyse prévisionnelle en montrant la sensibilité de la consommation et de


l’épargne à une variation du revenu.

ΔC
C C Variationrelative de la consommation
e = =
R ΔR Variationrelative du revenu
R

ΔE
E E
e =
R ΔR
R

Conclusion

33
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
34
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

ΔC
C C ΔC R R ΔC R
e = = * = * = * PmC
R ΔR C ΔR C ΔR C
R

C R
e = * PmC
R C

E R
e = * PmE
R E

Exemple

Considérons l’exemple précédent et calculons les coefficients d’élasticité

ΔC 20 000
C C 195 000 0 ,10
e = = = = 0,30
R ΔR 80 000 0 ,33
R 240 000

C R 240 000
e = * PmC = * 0,25 = 0,30
R C 195 000

0,30 signifie que la consommation diminue de 30% par rapport à la variation du revenu autrement dit
la variation de la consommation est 30% inférieure à celle du revenu.

On peut déduire les règles suivantes :

-si eC >¿ 1 alors la consommation croit relativement plus vite que le revenu ;

-eC <¿ alors la consommation croit relativement moins vite que la consommation ;

-eC = 0 alors la consommation diminue ;

-e C = 1 alors la consommation croit au même rythme que le revenu.

b4-Le coefficient budgétaire

C’est la part du revenu consacrée à chaque type de consommation. Autrement dit c’est le
pourcentage d’un poste budgétaire dans la consommation.

Elément de la consommation
CB = ∗100
Budget de consommation

Exemple

Une famille gagnant 75 000Frs par mois effectue les consommations suivantes : alimentation
30 000 ; habillement 5 000 ; logement 15 000 ; transport 10 000 ; loisirs 15 000. Calculer les CB.

Correction

Elément de la consommation
Consommation totale = 75 000 ; CB = ∗100
Budget de consommation

34
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
35
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

30 000
CB alimentation = ∗100 = 40%
75 000

5 000
CB habillement = ∗100 = 6,6%
75 000

15 000
CB logement = ∗100 = 20%
75 000

10 000
CB transport = ∗100 = 13,33%
75 000

15 000
CB = ∗100 = 20%
75 000

b5-Les prix et les consommations

Il existe une relation en sens inverse entre le prix et la consommation des biens et services.
Généralement quand le prix d’un bien augmente, sa demande aura tendance à baisser et inversement.

On peut mesurer la sensibilité de la demande par rapport aux variations des prix en calculant le
coefficient d’élasticité de la demande par rapport au prix.

On désigne par P le prix initial, Δ P la variation du prix ; Q ou D la quantité initiale de la demande


Δ Q ou Δ D la variation de la quantité demandée ; l’élasticité de la demande par rapport au prix
s’exprime alors par :

ΔQ
Q Q Q ΔQ P
e = ou e = *
P ΔP P Q ΔP
P

Exemple

Un étudiant consommait 40 litres d’essence par trimestre en raison de 500Frs le litre en 2004. En
2008, le prix du litre d’essence ayant atteint les 600Frs, l’étudiant a diminué sa consommation
d’essence en ne consommant que 30 litres.

Calculer le coefficient d’élasticité de la demande par rapport au prix.

Correction

En 2004En 2008

1L = 500Frs 1L = 600Frs

Consommation = 40L Consommation = 30L

ΔQ
Q Q
e = ⟹ Δ Q = 30-40 = -10 ; Δ P = 600-500 = 100
P ΔP
P

35
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
36
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

−10
Q 40 −0 , 25
e = = = -1,25
P 100 0,2
500

Q
e = -1,25
P

Quelques exemples d’élasticité

Exemple 1

Reprenons l’exemple précédent en supposant que la quantité d’essence consommée ne varie pas
malgré la variation du prix.

ΔQ 40−40
Q Q 40
L’élasticité correspondante est : e = = =0
P Δ P 600−500
P 500

Une élasticité nulle correspond à une inélasticité parfaite dont la représentation graphique est la
suivante :

A insérer

On dit que la demande est parfaitement inélastique.

Exemple 2

Avec la variation du prix si l’étudiant passe de 40L à 50L ou de 40L à 24L alors on a les élasticités
suivantes :

ΔQ 56−40 ΔQ 24−40
Q Q 40 Q Q 40
e = = = 2 ou e = = = -2 (probable)
P Δ P 600−500 P Δ P 600−500
P 500 P 500

Graphique à insérer

Q
e = -2 est une forte élasticité
P

Exemple

Lorsque la quantité d’essence consommée passe de 40L à 32L avec la variation du prix, on a :

ΔQ 32−40
Q Q 40
e = = = -1
P Δ P 600−500
P 500

Graphique à insérer

36
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
37
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Q
Une e = -1 est une élasticité unitaire.
P

Exemple

Lorsque la consommation passe de 40L à 36L avec la même variation des prix, on a :

ΔQ 36−40
Q Q 40
e = = = -0,5
P Δ P 600−500
P 500

Graphique à insérer

Q
e = -0,5 est une faible élasticité.
P

Conclusion

Q
*Si -1 ¿ e <¿ 0 : On dit que la demande est faiblement élastique (ou inélastique) c’est-à-dire que la
P
demande est insensible aux variations des prix. Il s’agit des biens de premières nécessités (aliments,
santé…)

Q
*Si -∞ <e <¿ -1 : Alors la demande est élastique. Il s’agit des biens non essentiels ou facilement
P
remplaçables.

A ces élasticités, il faut ajouter 3 exceptions :

-le paradoxe de Giffen (au 19ème siècle en Irlande) où une hausse (augmentation) du prix du pain a
entrainé une augmentation de la demande de pain ;

-l’effet de snobisme ;

-l’effet d’anticipation (perspective d’une hausse des prix).

Il faut également mentionner que la publicité et la consommation à crédit transforment


considérablement les comportements de consommation. En effet plus un bien bénéficie de la publicité,
plus il est consommé. La consommation à crédit favorise également l’augmentation de la
consommation.

D-Les indices

Définition

Un indice permet de mesurer l’évolution d’une grandeur. On distingue plusieurs types d’indices. Il
y a les indices simples ou élémentaires, les indices synthétiques simples et les indices synthétiques
pondérés.

1-Les indices simples ou élémentaires

Un indice est dit simple s’il ne porte que sur une seule grandeur.

37
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
38
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Soit P0 le prix d’un produit déterminé à l’époque de base ou l’époque initiale (base, départ, 0) et P1
le prix de ce même produit à l’époque actuelle ou époque 1 ou époque d’arrivée, l’indice du prix de ce
produit à l’époque 1 par rapport à l’époque 0 s’exprime par le rapport

1 P1
I = ∗100
0 P0

Exemple : Soit l’évolution du prix du sandwich de 2000 à 2005 :

Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005


Prix en Frs 150 155 160 200 240 250

0 1 3 4 5
Calculer les indices simples suivants : I ; I ; I ; I et I .
0 0 0 0 0

Correction

0 150 1 155 3 160


I = ∗100 = 100 ; I = ∗100 = 103,33 ; I = ∗100 = 106,33
0 150 0 150 0 150

4 240 5 250
I = ∗100 = 160 ; I = ∗100 = 166,66
0 150 0 150

REMARQUE

On constate qu’en 2000 l’indice est égal à 100 car 2000 est la période de base ou de référence.
Ainsi l’indice de base est toujours égal à 100. En plus on voit que de 2000 à 2005 l’indice passe de
100 à 166,66 : il y a donc une augmentation du prix mais l’indice ne permet pas de savoir que la valeur
du prix est égal à 250 en 2005.

2-L’indice synthétique simple

Un indice synthétique mesure l’évolution des prix d’un ensemble de biens. Il est obtenu en faisant
la moyenne arithmétique des indices simples des prix des produits.

Par conséquent on attribue la même importance ou le même poids à chacun des produits retenus.

Soit I1, I2, I3……Ik la valeur de chacun des indices simples. L’indice synthétique simple
correspondant est :
k
1 I 1+ I 2+ I 3+ … …+ Ik ∑ Ii
I = = i=1
0 k
k
k

∑ Ii se lit somme de i allant à k de Ii le tout diviser par k.


i=1

Exemple

Soit l’évolution des prix des biens de consommation de 2006 à 2008 d’un ménage.

38
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
39
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Eléments Années 2006 2008 1


I
0
Thé 350 400 114,28
Sucre 400 425 106,25
Lait 1 250 1 120 89,6
Viande 1 600 1 750 109,34
Huile 1 800 1 550 86,11

1-Calculer les différents indices de 2008 par rapport à 2006 pour tous les biens.

2-Calculer l’indice synthétique simple des 5 biens.

Correction

1-Les différents indices

2-L’indice synthétique simple est :


k
1 I 1+ I 2+ I 3+ I 4 + I 5 ∑ Ii
I = = i=1
0 5
5

1 114 , 28+106 , 25+ 89 ,6+ 109 ,34 +86 , 11 505 ,58


I = =
0 5 5

1
I = 101,116
0

3-L’indice synthétique pondéré

Il est obtenu à partir de la moyenne arithmétique pondéré des indices simples. Ainsi chaque indice
simple est affecté par un poids ou coefficient de pondération dont la valeur est fonction de
l’importance relative du bien (produit acheté).
k
1 I 1∗n1+ I 2∗n 2+ I 3∗n 3+ … …+ Iknk ∑ Ii∗¿
I = = i=1
0 k
k
k
1 ∑ Ii∗¿
I = i=1
0
k

Exemple

Soit l’évolution des indices simples des prix des biens de consommation d’un ménage de 2004 à
2005.

Biens Indices simples 2004 Indices simples 2005 Poids ou Coefficients


Indices
Carburant 100 112 21
Viande 100 140 14

39
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
40
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Electricité 100 120 18


Eau 100 105 8
Riz 100 130 17
Lait 100 110 12
Sucre 100 115 10

Calculer l’indice synthétique pondéré.


k
1 ∑ Ii∗¿ ( 21∗112 )+ (14∗140 ) + ( 18∗120 )+ ( 8∗105 ) + ( 17∗130 ) + ( 12∗110 ) +(10∗115)
I = i=1 =
0 21+ 14+18+ 8+17+12+10
k

1 2352+1 960+2 160+840+ 2210+1 320+1 150 11992


= =
0 100 100

1
= 119,92
0

La plupart des indices synthétiques des prix sont pondérés en fonction de la structure économique
de l’ensemble étudié à l’époque de base. La pondération utilisée demeure donc fixe, on dit qu’il est de
type Laspeyeres. L’indice Laspeyeres prix est donné par la formule :
n

∑ Pti Qi0
i=1
L (P) = n

∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0

t
Pi est le prix actuel du bien i.
0
Qi désigne la quantité initiale du bien i.
0
Pi est le prix initial du bien i.

Ici on remarque que la pondération est faite à partir de la quantité de base.

Lorsqu’on décide de faire la pondération à partir de la quantité d’arrivée ou quantité actuelle, on a


alors l’indice de type Paasches dont la formule est :
n

∑ Pti Qti
i=1
P (P) = n

∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
t

Exemple 1

Soit 4 biens de consommation dont on dispose des quantités et des prix de 2007 à 2008 dans le
tableau suivant :

Biens de 2007 2008

40
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
41
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

consommation P Q P Q
Riz 12 6 15 7
Sucre 5 13 8 11
Lait 15 9 13 18
Huile 8 10 10 10

Calculer les indices Laspeyeres et Paasches.

Correction

Indice des prix de Laspeyeres


n

∑ Pti Qi0 ( 15∗6 ) + ( 8∗13 ) + ( 13∗9 ) +(10∗10) 90+104+ 117+100


i=1
L (P) = = ∗100 = ∗100
n
( 12∗6 )+ ( 5∗13 )+ (15∗9 )+(8∗10) 72+ 65+135+80
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0

i
411
= = 116,76
352

L (P) = 116,76

Indice des prix de Paasches


n

∑ Pti Qti ( 15∗7 )+ ( 8∗11) + ( 13∗18 ) +(10∗10) 105+88+234 +100


i=1
P (P) = = ∗100= ∗100=
n
( 12∗7 )+ ( 5∗11 )+ ( 15∗18 )+(8∗10) 84+55+ 270+80
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
t

527
∗100 = 107,55
490

P (P) = 107,55

Exemple 2

Soit le tableau suivant donnant les prix et les quantités de 5 biens de consommation sur la période
2000-2001 :

Biens 2000 2001


P Q P Q
Chocolat 36 16 38 24
Sucre 32 12 36 10
Bonbons 12 15,59 X 20
Thé 7 8 18 12

41
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
42
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Pain 40 15 46 11

1-Calculer la valeur de x sachant que L (P) = 117,42.

2-Calculer P (P).

Correction
n

∑ Pti Qi0
i=1
1-x sachant que L (P) = 117,42 : L (P) = n =
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0

( 38∗16 )+ ( 36∗12 )+ ( x∗x )+ ( 18∗8 )+(46∗15)


∗100
( 36∗16 ) + ( 32∗12 ) + ( 12∗x ) + ( 7∗8 ) +(40∗15)

608+ 432+ x ²+144 +690 x ²+ 1874


L (P) = ∗100 = ∗100 = 117,42
576+384+12 x +56+600 12 x +1 616

( x ²+1 874 ¿∗100 = ( 12 x+1 616 )∗117 , 42

100 x ² +187 400 = 1 409 , 04 x +189 750 ,72 ⟹ 100 x ²−1 404 , 04 x +187 400−189 750 ,72

100 x ²−1 409 , 04 x−2 350 , 72 = 0

Δ = b²-4ac = (-1 409,04)²-4(100)(-2 350,72) = 1 985 393,72+940 288

Δ = 2 925 681,72¿ 0

−b−√ Δ 1 409 , 04− √ 2 925 681 , 72 1 409 , 04−1 710 , 46 −301 , 42


x1 = = = =
2a 2∗100 200 200

x 1 = -1,5

−b+ √ Δ 11409 , 04+ √ 2 925 681 , 72 1 409 , 04+1 710 , 46 3119 ,5


x2 = = = =
2a 2∗100 200 200

x 2 = 15,59
n

∑ Pti Qti ( 38∗24 ) + ( 36∗10 ) + ( 15 , 59∗20 )+ ( 18∗12 ) +(46∗11)


i=1
2- P (P) = = ∗100
n
(36∗24 ) + ( 32∗10 )+ ( 12∗20 )+ ( 7∗12 ) +(44∗11)
∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
t

912+360+311, 8+216+ 506 2305 , 8


P (P) = ∗100 = ∗100
864+320+240 +84+ 440 1 948

P (P) = 118,36

Au lieu de s’intéresser à l’évolution des prix, on peut s’intéresser à l’évolution des quantités et
calculer les indices de volume.

42
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
43
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Si l’on choisit de pondérer les quantités par les prix de l’année de base, on calcule alors un indice
Laspeyeres volume dont la formule est :
n

∑ Pi0 Qti
i=1
L (V) = n

∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
0
i
0

En pondérant les quantités par les prix de l’année actuelle, on a un indice Paasches volume dont la
formule est :
n

∑ Pti Qti
i=1
P (V) = n

∑ Pi∗¿ Q ∗100 ¿
t 0
i
i

Pour généraliser l’évolution globale des prix et des quantités, on calcule l’indice de volume global
(IVG) :

L ( P )∗P(V ) P ( P )∗L(V )
IVG = =
100 100

4-L’indice de valeur du PIB

Le PIB désigne l’ensemble des richesses créées dans un pays au cours d’une année.

L’indice de valeur du PIB s’obtient en multipliant l’indice Paasches prix du PIB par l’indice
Laspeyeres quantité du PIB.

P ( P ) du PIB∗L ( V ) du PIB
IVPIB =
100

5-Le taux de variation

Le taux de variation mesure le pourcentage d’augmentation ou de diminution d’une grandeur.

Valeur T 1−Valeur T 0 VA−VD


TV = T Accroissement = ∗100 = ∗100
Valeur T 0 VD

Exemple

Soit un salaire de 60 000 au temps t0, 96 000 au temps t1 et 122 000 au temps t2.

Quelle est l’évolution de ces salaires ? Année de base = t0

Correction

Valeur T 1−Valeur T 0 96 000−60 000


TV au temps t1 : TV = ∗100 = ∗100 = 60%
Valeur T 0 60 000

43
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
44
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

122000−60 000
TV au temps t2 : TV = ∗100 = 103,33%
60 000

E-Francs courants-francs constants

Une mesure est en francs courants lorsqu’elle est faite sur la base des prix de la période
d’observation avec les francs de cette période c’est-à-dire l’unité monétaire dont on considère la valeur
nominale, la valeur inscrite sur les billets et les pièces de la période actuelle.

Exemple : Billets de 10 000Frs, de 5 000Frs…

La mesure est en francs constants lorsque l’évaluation est faite sur la base des prix d’une période de
référence ou avec des francs de cette période.

Exemple : 5 000Frs de 1995 ou 10 000Frs de 2020…

Ainsi il est difficile d’établir une comparaison entre les francs de deux époques différentes. Par
exemple 100Frs de 1998 ne donne pas le même pouvoir d’achat que 100Frs en 2006.

Tout comme les francs courants, les mesures en nominal ou en valeur sont gonflées par la hausse
des prix. Elles ne peuvent être utilisées directement pour effectuer des comparaisons. Seules les
mesures en francs constants réels ou en volume permettent ces comparaisons.

Pour en arriver là, on effectue un calcul qui permet d’éliminer l’effet de la hausse des prix : c’est ce
qu’on appelle déflater.

Pour passer des francs courants en francs constants, on utilise la formule suivante :

Grandeur en francs courants


Grandeur en francs constants = ∗100
Indice des prix

Exemple

Le salaire d’un ménage a augmenté de 130 000Frs en 1995 à 190 000Frs en 2004. Parallèlement
l’indice des prix est passé de 100 en 1995 à 174 en 2004.

Calculer en francs constants le salaire de 2004 en francs de 1995.

Correction

Le salaire en francs constants de 2004 est :

Grandeur en francs courants


Le salaire en francs constants de 2004 = ∗100
Indice des prix

190 000
Le salaire en francs constants de 2004 = ∗100 = 109 195,407
174

On aura alors

Années 1995 2004


Salaire en francs courants 130 000 190 000
Salaire en francs constants 130 000 109 195,407

44
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
45
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Cela signifie qu’il faut 190 000Frs en 2004 pour acheter un bien qui coûtait 109 195,407Frs en
1995.

On procède de la même manière pour les mesures de nominal en réel puis de valeur en volume.

II-LA CONSOMMATION COLLECTIVE

La consommation collective désigne la consommation que les ménages effectuent sans payer ou ne
payant qu’une partie du prix.

1-Exemple de consommation collective

On peut citer un cours d’économie au lycée, la construction de routes, les transports en commun, la
justice, la police, les terrains de sport, les hôpitaux, etc.

Ces biens sont collectifs et relèvent de la consommation, une consommation effectuée


simultanément par un ensemble de personnes ou de ménages.

Cependant il faut distinguer la consommation collective de la consommation publique. Par exemple


une clinique privée et une chaine de télévision commerciale fournissent un service collectif qui
devient aujourd’hui un domaine où l’intervention publique est prépondérante (important, multiple) et
la gratuité est fréquente.

2-Le financement des consommations collectives

Les biens et services collectifs sont financés par l’Etat à travers son budget. Le budget de l’Etat
concerne l’ensemble de ses dépenses et de ses recettes qui proviennent essentiellement des impôts et
taxes.

45
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
46
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

1ère PARTIE : LE MILIEU HUMAIN

CHAPITRE I : LA DEMOGRAPHIE

Définition

La démographie est la science qui a pour objet l’étude des populations humaines. Elle s’intéresse à
leurs structures fondamentales (âges, sexes, catégories socioprofessionnelles, etc.) et à leurs
évolutions (naissance, décès, mariage, migration, etc.).

I-LES INSTRUMENTS D’EVALUATION

Les mouvements de population caractérisés par le mouvement naturel (naissance, décès) et le


mouvement migratoire (immigration et émigration) sont évalués par l’état civil, la police des frontières
et les recensements de population.

1-L’enregistrement du mouvement naturel

En général cet enregistrement est possible grâce à l’état civil. En effet toutes les naissances, les
décès et les mariages doivent faire l’objet d’une déclaration auprès de l’officier d’état civil. Mais
malheureusement certains évènements ne sont pas déclarés ce qui diminue la fiabilité de ce mode
d’évaluation.

2-L’enregistrement du mouvement migratoire

Celui-ci n’est possible que grâce aux statistiques de la police des frontières. Mais en pratique, il
serait très difficile de contrôler tous les passages et il serait difficile de distinguer les migrations
temporaires des migrations définitives.

Pour remédier à l’insuffisance d’information concernant le mouvement migratoire et le mouvement


naturel (cas des pays en voie de développement), on utilise les recensements généraux de population.
Le recensement est une opération statistique qui consiste à dénombrer la totalité des habitants d’un
pays.

II-LES INSTRUMENTS D’ANALYSE

On utilise des taux démographiques pour effectuer ces analyses. Ces taux sont généralement
utilisés sur une durée d’un an.

1-La natalité

46
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
47
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Elle désigne le rapport entre le nombre des naissances et celui des habitants d’une région pendant
un temps donné.

a-Le taux brut de natalité (TBN)

C’est le nombre de naissances vivantes pour 1000 habitants. Les enfants morts nés ne sont pas
NombredeNaissances
comptés. TBN‰= ∗1000
EffectifMoyendelaPopulation

b-Le taux brut de fécondité ou fécondité générale (TFG)

C’est le nombre de naissance pour 1000 femmes en âge de procréer c’est-à-dire les femmes de 15 à
49 ans.

NombredeNaissances
TFG‰= ∗1000
EffectifdesFemmesde 15 à 49 ans

c-Le taux de fécondité par âge ou par groupe d’âge

Ce taux mesure le nombre de naissances issues des femmes d’un certain âge pour 1000 femmes
ayant le même âge.

TFx‰=
Nombred ’ enfantsissusdesfemmesd ’ 1 â≥ ¿ ¿
Effectifdesfemmesayantlem ê me â≥¿∗1000 ¿

d-Le rapport de masculinité à la naissance (RMN)

C’est le nombre de naissances de garçon pour 100 naissances de fille, ce rapport est généralement
de l’ordre de 105.

Naissancesdegar ç ons
RMN= ∗100
Naissancesdefilles

2-La mortalité

Elle désigne l’ensemble des décès survenu dans un espace de temps.

a-Le taux de mortalité

C’est le nombre d décès pour 1000 habitants.

Nombreded é c è s
TBM‰= ∗1000
EffectifMoyendelaPopulation

b-Le taux de mortalité par âge et par sexe

C’est le nombre de décès de personnes d’un groupe donné pour 1000 habitants de ce groupe.

Nombreded é c è sdepersonnesx
TMx‰= ∗1000
EffectifMoyendespersonnesx

47
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
48
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

c-Le taux de mortalité infantile

C’est le nombre de décès d’enfants de moins d’un an pour 1000 naissances vivantes (on ne compte
pas les enfants morts nés). Ce taux permet d’évaluer le niveau de santé et le niveau des conditions de
vie d’un pays.

D é c è sd ’ enfantsdemoinsd ’ unan
TMI‰= ∗1000
Nombreden aissancesvivantes

d-La table de mortalité et l’espérance de vie

La table de mortalité permet de calculer les probabilités de survie entre deux âges dans les
conditions de mortalité observées au cours d’une année donnée. Ce qui permet de déterminer
l’espérance de vie à chaque âge.

L’espérance de vie est le nombre moyen d’année restant à vivre pour un individu d’une génération.

On calcule plus généralement l’espérance de vie à la naissance qui est le nombre moyen d’années
qu’aurait à vivre les nouveaux nés d’une même génération si la mortalité était la même que celle de
l’année considérée.

Exercice d’application

La population d’un pays présente en 2005 les caractéristiques suivantes :

-population au 1er janvier : 19 420 000 habitants ;

-population au 31 décembre :20 020 000 habitants.

L’effectif des femmes était le suivant

Groupes d’âge Effectif des femmes


0-4 ans 1 200
5-9 ans 1 050
10-14 ans 1 000
15-19 ans 900
20-24 ans 800
25-29 ans 700
30-34 ans 650
35-39 ans 600
40-44 ans 550
45-49 ans 500
50-54 ans 450
55 et Plus 1 400

Au cours de l’année 2005, on a enregistré 210 000 décès ; 200 000 naissances de garçon et 180 000
naissances de fille. 90 000 de ces naissances sont dues par des mères de 30 à 44 ans.

T.A.F

1-Calculer le taux de fécondité des femmes de 30 à 44 ans et le TFG.

48
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
49
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

2-Calculer le TBN, TBM, RMN.

Correction

1-Le taux de fécondité des femmes âgées de 35 à 44 ans

Nombre d ’ enfants issus des femmes de 35−44 ans


TFx35 à 44 ans‰= ∗1000
Effectif des femmes de 35−44 ans

90 000
TF35 à 44 ans= ∗1000= 50‰
1800 000

Nombre de Naissances
-Le TFG‰= ∗1000
Effectif des Femmes de 15 à 49 ans

200 000+180 000


TFG= ∗1000 = 80,85‰
4 700 000

2-Le TBN, TBM, RMN

Nombre de Naissances
-TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

Pd + Pf 19 442 000+20 020 000


EMP= = = 19720000
2 2

380 000
TBN= ∗1000= 19,26‰
19720 000

Nombre de d é c è s
- TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

210 000
TBM‰= ∗1000= 10,64‰
19720 000

Naissances de gar ç ons


- RMN= ∗100
Naissances de filles

200000
RMN= ∗100= 111,11
180000

Exercice

Au 1er janvier 1998, l’effectif de la population du Nigeria est donné dans le tableau suivant

Groupe d’âges Hommes Femmes


0-4 ans 4 080 3 950
5-9 ans 3 960 3 820
10-14 ans 4 450 4 300
15-19 ans 5 750 5 650
20-24 ans 4 300 4 350
25- 29 ans 4 600 4 750

49
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
50
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

30-34 ans 4 200 4 100


35-39 ans 3 850 3 830
40-44 ans 2 250 3 350
45-49 ans 2 200 2 700
50-54 ans 1 950 2 600
55-59 ans 1 600 2 200
60-64 ans 1 250 2 800
65-69 ans 850 2 200
70 et plus 740 2 010
(Les chiffres sont en milliers)

Au 31 décembre de la même année, l’effectif de la population s’est chiffré à 99 146 habitants et on


a pu enregistrer 2 340 naissances (dont 1 210 petits garçons), le 1/3 de ces naissances est dû aux
femmes de 15 à 24 ans. Par ailleurs il y avait 1 800 décès dont 460 enfants de moins d’un an.

T.A.F

1-Calculer le TBN et le TBM.

2-Calculer le TMI et le RMN.

3-Calculer le taux de fécondité des femmes de 15 à 24 ans ainsi que le TFG.

Correction

Nombre de Naissances
1-Le TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

98 640+99146
EMP= = 98 893
2

2 340
TBN‰= ∗1000= 23,66‰
98 893

Nombre de d é c è s
-Le TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

1 890
TBM‰= ∗1000= 18,20‰
98 893

D é c è s d ’ enfants de moins d ’ un an
2-Le TMI‰= ∗1000
nombre de naissances vivantes

460
TMI‰= ∗1000= 196,58‰
2340

Naissances de gar ç ons


-Le RMN= ∗100
Naissances de filles

1210
RMN= ∗100= 107,07
1130

50
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
51
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Nombre d ’ enfants issus des femmes de 15−24 ans


-Le TF 15 à 24 ans‰= ∗1000
Effectif des femmes de 15−24 ans

780
TF 15 à 24 ans‰= ¿∗1000= 78‰
10 000 ¿

Nombre de Naissances
- Le TFG‰= ∗1000
Effectif des Femmes de 15 à 49 ans

2340
Le TFG‰= ∗1000= 81,44‰
28730

3-L’accroissement de la population

C’est le nombre d’augmentation de la population par an.

a-Le taux d’accroissement naturel

Il mesure le rapport entre l’excédent annuel des naissances sur les décès (solde naturel) et l’effectif
total moyen de la population.

Naissances−D é c è s Soldenaturel
TAN‰= ∗1000; TAN‰= ∗1000
EMP EMP

b-Le taux d’accroissement total

On le calcule en rapportant le solde total de la population (solde naturel+solde migratoire) à


l’effectif moyen de la population.

( Naissances – D é c è s ) +(Immigration−Emigration)
TAT‰= ∗1000ou
EMP

Soldenaturel +Soldemigratoire
TAT‰= ∗1000
EMP

c-Le taux de remplacement (TR)

C’est le nombre de filles destinées à remplacer leurs mamans. Pour que le remplacement soit
assuré, il faut que 100 femmes donnent naissances à 100 filles sachant que la fécondité et la mortalité
féminine restent fixes.

100
TR=∑ TFx *48,78 ; 48,78= ∗100
205

d-Le taux net de reproduction (TNR)

Ce taux détermine le nombre de filles mises au monde par des femmes âgées de 15 à 49 ans

Nombredenaissancesdefilles
TNR‰= ∗1000
Effectifdesfemmesde15 à 49 ans

4-La nuptialité (noces)

51
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
52
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Elle désigne le nombre de mariage au cours d’une période donnée.

a-Le taux de nuptialité général

C’est le nombre de mariage pour 1000 habitants.

Nombredemariage
∪‰ ou %= ∗100 ou1000
EMP

b-Le taux de nuptialité par âge ou par sexe

Il mesure le nombre de mariage des personnes X pour 100 personnes X

NombredemariagedepersonnesX
x= ∗100 ou 1000
Effectiftotalmoyendelapopulation

X désigne l’âge ou le sexe des personnes qui se marient.

REMARQUE

Pour déterminer l’effectif moyen de la population, on choisit l’effectif total de la population au


milieu d’année (population au 30 juin de l’année considérée) ou encore on calcule la moyenne de la
population aux deux extrémités de l’année.

Populationau 1 er janvier + Popul ationau 31 d é cembre Pd + Pf


EMP= ou EMP =
2 2

5-La détermination du pourcentage

Le pourcentage ou la part mesure l’importance d’une grandeur par rapport à l’ensemble.

SousEnsemble
P= ∗100
Ensembme

Exemple : En 10ème TE il y a 21 élèves dont 12 garçons et 9 filles. Calculons les pourcentages des filles
et des garçons.

Correction

9
Le pourcentage des filles : Pf = ∗100 = 42,85%
21

12
Le pourcentage des garçons : Pg = ∗100 = 57,15%
21

La somme des pourcentages est toujours 100%

Exercice : Soit un pays X dont la population dispose d’un excédent des naissances sur les décès de
46000 à une époque donnée T0. Au cours de la période suivante X a enregistré 8000 étrangers dont les
1
n’ont pas plus de deux mois dans le pays.
5

52
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
53
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

En outre X a enregistré 3500 départs définitifs pour l’étranger. SI la population est comptabilisée à
l’époque T1 et qu’à T0 elle était de 9000000 d’habitants, calculer :

1-La population de X à l’époque T1.

3
2-Rechercher les naissances qui représentent de l’excédent naturel.
2

3-Le TBN et le TBM.

4-Le TAN et le TAT.

Correction

1-La population de X à l’époque T1

T1 = fin d’année = 31 Décembre ; T0 = début d’année = 1er Janvier : 9 000 000 habitants

Population T1 = Population T0+la variation totale (solde naturel+solde migratoire)

Solde naturel = Excédent naturel = 46 000

1
Solde migratoire = Immigration-Emigration = (8 000-8 000¿ ) - 3 500 = 6 400 - 3 500 = 2 900
5

La variation totale = 46 000+2 900 = 48 900

Population T1 = 9 000 000 + 48 900 = 9 048 900

3
2-Les naissances : 46 000¿ = 69 000
2

3-Le TBN et le TBM

Nombre de Naissances
-TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

Pd + Pf 9 000 000+9 048 900


EMP = = = 9 024 450
2 2

69 000
TBN = ∗100 = 7,64‰
9 024 450

Nombre de d é c è s
-TBM‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

Solde naturel = Naissances – Décès ⟹ Décès = Naissances – Excédent naturel

Décès = 69 000 – 46 000 = 23 000

23 000
TBM = ∗1000 = 2,54‰
9 024 450

4-Le TAN et le TAT

53
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
54
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Naissances−D é c è s Solde naturel


-TAN‰= ∗1000 ou TAN‰= ∗1000
EMP EMP

46 000
TAN = ∗1000 = 5,09‰
9 024 450

Solde naturel+ Solde migratoire


-TAT‰= ∗1000
EMP

48 900
TAT = ∗1000 = 5,41‰
9 024 450

III-L’EVOLUTION DEMOGRAPHIQUE ET SES FACTEURS

A-L’évolution

Pendant de longs siècles, le nombre de la population mondiale évoluait peu. Mais à partir du XVIIe
siècle, elle commence à augmenter fortement et continue à augmenter jusqu’à nos jours.

En 1970, la population mondiale comptait seulement 3 800 000 000 d’habitants. En 2000, elle a
atteint 6 000 000 000 d’habitants et elle compte atteindre 9 000 000 000 d’habitants d’ici 2050. Selon
les démographes plus de 85 personnes naissent chaque seconde dans le monde.

Parmi les continents, l’Asie est celui qui est le plus peuplé. Sa population représente 60% de la
population mondiale. Mais le poids de la population africaine sera de plus en plus important car son
rythme de croissance est très fort. Quant aux pays développés leur population est de plus en plus faible
et commence même à vieillir.

Les démographes utilisent des taux de population pour apprécier l’évolution d’une population.

1-La natalité

Un taux brut de natalité est considéré comme faible s’il est inférieur à 20‰ et élevé s’il est
supérieur à 30‰. Les pays développés ont des TBN faibles (inférieur à 15‰) alors que ceux des pays
pauvres comme le Mali sont très élevés (supérieur à 40‰).

2-Le nombre d’enfants par femmes

Ce nombre est de 2 dans les pays développés alors qu’il dépasse 6 en moyenne dans les pays en
voie de développement (PVD).

3-La mortalité

Un taux de mortalité qui dépasse 20‰ est considéré comme élevé. Celui des pays riches est faibles
(inférieur à 15‰) alors que celui des pays sous développés est fort.

4-La mortalité infantile

La plus part des pays développés ont des taux de mortalité infantile faible (TMI<50‰) alors ceux
des pays pauvres sont très élevés (TMI>50‰). Pour le Mali, ce taux est voisin de 70‰.

5-L’espérance de vie à la naissance

54
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
55
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

On vit plus longtemps dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. Les
habitants meurent en moyenne à l’âge de 75 ans dans les pays riches contre 35 dans les pays pauvres.

B-Les facteurs de l’évolution démographique

1-Les facteurs de la natalité

Plusieurs facteurs sont à la base de l’augmentation des naissances.

a-Les facteurs démographiques

-La mortalité infantile : Plus elle est forte, plus les parents sont obligés de faire beaucoup d’enfants
pour en garder quelques uns ;

-les migrations : Dans un pays l’émigration freine la natalité alors que l’immigration l’augmente.

b-Les facteurs économiques

Dans les pays en voie de développement, les naissances sont élevées car le rôle de l’enfant est très
important. En effet un grand nombre d’enfants constitue des bras valides pour les travaux champêtres
et ruraux. En plus les parents comptent sur leurs enfants pour assurer leurs vieux jours. Ainsi avoir
beaucoup d’enfants constitue une garantie.

Enfin dans les familles traditionnelles, le coût de l’enfant est très réduit (pas de frais de scolarité,
pas de soins de santé, pas de loisirs, pas de voyages, etc.), ce qui ne décourage pas les parents à avoir
beaucoup d’enfants.

Par ailleurs, il faut noter que le niveau du revenu a un lien étroit avec le nombre d’enfants. Plus le
revenu des parents augmente, plus ils font moins d’enfants. Ainsi les ouvriers, avec de bas salaires,
font plus d’enfants que les cadres ayant des revenus élevés.

c-Les facteurs politiques

Certaines politiques menées par les autorités publiques ont pour but d’augmenter les naissances.
Ces politiques sont appelées politiques natalistes.

Ainsi les autorités encouragent les parents en accordant des allocations familiales, des avantages
fiscaux pour les familles nombreuses, des avantages divers, etc.

En revanche d’autres politiques ont pour but de réduire la natalité, on les appelle politiques anti
natalistes. Il s’agit de la diffusion des moyens de contraception (préservatifs, stérilisations, pilules,
etc.), de la légalisation de l’avortement, de la suppression des avantages familiaux, du recul de l’âge
légal du mariage.

d-Les facteurs religieux

Selon la religion musulmane, avoir beaucoup d’enfants est une bénédiction divine.

2-Les facteurs de la mortalité

a-Les facteurs démographiques

55
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
56
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-L’âge et le sexe : La mortalité est plus forte chez les petits enfants et les vieilles personnes. Par
ailleurs les hommes sont plus frappés par la mort que les femmes. Cela est dû à leurs professions
(ouvriers, maçons, mineurs, etc.) et leurs comportements (alcoolisme, tabagisme, etc.) ;

-l’état matrimonial : Généralement les adultes mariés vivent plus longtemps que les célibataires.
Pour les personnes âgées, le décès du conjoint précipite celui de l’autre.

b-Les facteurs biologiques

A cause des progrès de l’hygiène et de la médecine (lutte contre les épidémies, les fièvres, la
meilleure alimentation), la mortalité infantile et adulte diminue beaucoup.

c-Les facteurs économiques

Le niveau du revenu et la profession ont une influence considérable sur la mort. Ainsi le riche vit
plus longtemps que le pauvre. Et l’espérance de vie du mineur (travailleur de la mine) est moins
longue que celle de l’instituteur (enseignant).

3-Les facteurs migratoires

La migration est le déplacement d’une population d’un pays à un autre pour s’établir durablement.
Ce qui pousse les individus à la migration est l’insatisfaction dans leur pays d’origine et l’espoir d’une
vie meilleure dans le pays d’accueil. Il y a des causes politiques et religieuses.

Exercice

En fouillant des données statistiques, un élève de la 10ème TE tombe sur des données
démographiques de son pays où il pouvait lire :

-taux net de reproduction (TNR) : 1 500‰ ;

-effectif des femmes de 15 à 49 ans : 750 000 ;

-rapport de masculinité à la naissance : 125 ;

3
-le nombre de décès enregistré au de l’année vaut 35% des naissances, soit les du nombre de ceux
4
qui sont venus s’installer définitivement dans le pays ;

-dans la même période 480 000 personnes ont aussi quitté définitivement le pays ;

-le taux brut de natalité étant estimé à 135‰.

Calculer :

1-Le nombre des naissances et celui des décès.

2-Le nombre des immigrés dans ce pays et la population moyenne du pays pendant la période
d’étude.

Correction

1-Les naissances

56
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
57
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Nombre de naissances de filles


Naissances de filles : TNR‰ = ∗1000
Effectif des femmes de 15 à 49 ans

Naissances de filles*1000 = TNR*Effectif des femmes de 15 à 49 ans

TNR∗Effectif des femmes de 15 à 49 ans 1500∗750 000


Naissances de filles = = = 1 125 000
1 000 1 000

Naissances de gar ç ons


Naissances de garçons : RMN = ∗100
Naissances de filles

Naissances de garçons*100 = RMN*Naissances de filles ⟹Naiss de garçons=


RMN∗Naissances de filles
100

125∗1 125 000


Naissances de garçons = = 1 406 250
100

Les naissances totales : 1 125 000 + 1 406 250 = 2 531 250

35∗2 531 250


Le nombre de décès : Décès = 35% des Naissances = = 885 937,5
100

3 D é c è s∗4
2-Le nombre des immigrés : Décès = Immigrés ⟹ Immigrés =
4 3

885 937 , 5∗3


Immigrés = = 1 181 250
4

Nombre de Naissances
La population moyenne : TBN‰= ∗1000
Effectif Moyen de la Population

Nombre de naissances∗1000
TBN*EMP = Nombre de naissances*1000 ⟹ EMP =
TBN

2531 250∗1000
EMP = = 18 750 000
135

IV-STRUCTURE DE LA POPULATION

A-L’effectif de la population

Le chiffre total de la population est obtenu grâce aux recensements et aux sondages de population.
Ce chiffre total est utile pour le calcul d’un certain nombre d’indices.

1-Les densités de population

a-La densité moyenne est égale au rapport entre l’effectif total de la population et la superficie totale
du pays.

Effectiftotaldelapopulation
Dm =
Superficietotaledupays

57
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
58
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

b-La densité réelle correspond à l’effectif total de la population sur la surface totale cultivable du
pays.

Effectiftotaldelapopulation
Dr =
Surfacetotalecultivabledupays

2-Les indices économiques

a-Le revenu moyen par habitant est égal au revenu national sur l’effectif total de la population.

Revenunational
Rmh =
Effectiftotaldelapopulation

b-Le produit national brut par habitant (PNB par habitant) mesure le rapport entre le PNB et
l’effectif total de la population.

PNB
PNB par habitant ou par tête =
Effectiftotaldelapopulation

PIB
PIB par habitant ou par tête =
Effectiftotaldelapopulation

c-La productivité par travailleur correspond à la production globale sur l’effectif de la


population active occupée.

Productionglobale
Pt =
Effectifpopulationactiveoccu p é e

Problème

Dans un pays X le nombre des naissances a étéde 750 000 en 2001 pour une population estimée en
1
milieu d’année à 15 500 000 d’habitants. Les décès correspondent au des naissances. Les
3
1
ressortissants de X qui sont allés définitivementà l’étranger sont au nombre de 100 000 soit les de
6
ceux qui se sont définitivement établis dans X. Parmi les naissances 40% sont des filles.

Les femmes représentent 55% de la population en milieu d’année et 30% d’entre elles sont les
1
mères de ces filles. Les décès de moins d’un an constituent le des décès totaux.
4

La population en début d’année est estimée à 15 000 000 d’habitants, calculer :

1-Le solde naturel et donner sa signification.

2-Le solde migratoire et donner sa signification.

3-Le taux de natalité et de mortalité.

4-Le TAN et vérifier le résultat.

5-Le taux d’accroissement migratoire.

58
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
59
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Correction

1-Le solde naturel = Naissances – Décès

1 750 000
Naissances = 750 000 ; Décès = Naissances = = 250 000
3 3

Le solde naturel = 750 000 – 250 000 = 500 000, les naissances sont > aux décès de 500 000.

2-Le solde migratoire = Immigration – Emigration

1
Emigration = 100 000 ; Emigration = Immigration ⟹ Immigration = 6*Emigration
6

Immigration = 6*100 000 = 600 000

Le solde migratoire = 600 000 – 100 000 = 500 000

Nombre de Naissances 750 000


3-Le TBN ‰ = ∗1000 = ∗1000 = 48,38‰
Effectif Moyen de la Population 15500 000

Nombre de d é c è s 250 000


Le TBM‰ = ∗1000 = ∗1000 = 16,12‰
Effectif Moyen de la Population 15500 000

Naissances−D é c è s 500 000


4-Le TAN = ∗1000 = ∗1000 = 32 25‰
EMP 15500 000

Vérification : TAN = TBN – TBM = 48,38‰ – 16,12 = 32,26‰

B-La structure de la population par âge et par sexe

1-La répartition de la population selon les grands groupes d’âge

Généralement les démographes divisent la population totale d’un pays en classe d’âge. Ces classes
d’âge correspondent au regroupement de plusieurs générations successives. Une génération rassemble
les personnes qui sont nées dans une même année.

Dans la pyramide des âges (représentation graphique d’une population à une date donnée) on utilise
le plus souvent des classes d’âges de 5 ans (par exemple de 0 à 4 ans ; 5 à 9 ans ; 10 à 14 ans ; etc.).

Il est intéressant de connaître par âge la structure de la population pour au moins deux raisons :

-d’une part cette structure permet de prévoir l’évolution future de l’effectif de la population ;

-d’autre part la structure par âge permet de déterminer quel est le nombre de travailleurs.

Dans le cas où un pays ne dispose pas d’une main d’œuvre suffisante, il devra faire appel à la main
d’œuvre immigrée (MOI).

Il est possible de diviser schématiquement la population en trois grands groupes :

-1er groupe : La population jeune : de 0 à 20 ans ;

-2ème groupe : La population adulte : de 20 à 59 ans ;

59
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
60
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-3ème groupe : La population âgée : de 60 ans et plus.

En fonction de l’importance de ces 3 groupes, on distinguera 3 catégories démographiques :

-1ère catégorie : Les pays à tendance jeune dont les moins de 20 ans représentent plus de 50% de la
population totale. Exemple : Le Kenya

-2ème catégorie : Les pays à tendanceadulte dont les 20 à 59 ans représentent plus de 50% de la
population totale. Exemple : Les USA

-3ème catégorie : Les pays à tendance âgée dont les 60 ans et plus représentent plus de 20% de la
population totale. Exemple : La France, l’Angleterre et la plus part des pays développés

Les pays en voie de développement sont les pays à tendance jeune en majorité alors que les pays
développés ont le plus souvent des populations vieillissantes.

Il semble que plus les pays se développent rapidement plus la population vieillie. Il y aurait donc
un lien entre le développement économique et la structure par âge de la population.

2-La pyramide des âges

a-Le principe de construction

Soit une population dont la structure par âge et par sexe est la suivante :

Classes d’âges Hommes Femmes


0-30 ans 1000 000 1 100 000
30-60 ans 800 000 980 000
60-90 ans 200 000 400 000
90 ans et plus 10 000 15 000
Du repère tandis que les effectifs sont en abscisses

Pour représenter la pyramide des âges, on trace 2 repères juxtaposés. Le 1 er porte l’effectif des
hommes et le 2nd celui des femmes. Les groupes d’âges sont placés en ordonnées.

Représentation de la pyramide

Dresser la pyramide des âges de ce pays (chiffres en milliers)

Ages Sexe masculin Sexe féminin


0-4 ans 300 2 950
5-9 ans 1 080 3 130
10-14 ans 1 650 2 070
15-19 ans 550 1 050
20-24 ans 650 1 850
25-29 ans 710 1 250
30-34 ans 620 1 070
35-39 ans 480 930
40-44 ans 350 1 100
45-49 ans 450 390
50-54 ans 250 350
55-59 ans 270 250

60
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
61
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

60-64 ans 100 150


65-69 ans 70 150
70 ans et plus 60 100

Représentation de la pyramide

Exercice

La superficie d’un pays X est 1 500 000 km², sa densité démographique au début de l’année est 20
habitants au km². Le nombre des naissances enregistré au cours de l’année est 187 000, les décès sont
134 500 dont 45% ont moins d’un an. Le nombre des immigrés s’élève à 270 000 et celui des émigrés
à 317 500. Calculer :

1-Le TBN

2-Le TBM

3-Le TMI

4-Le TAT

5-Sachant que les femmes de 25 ans, qui représentent 10% de la population en milieu d’année, sont
2
les mères de la moitié des enfants nés au cours de l’année et que de ces enfants sont des filles.
3

a-Quel est le taux de fécondité à 25 ans ?

b-Le renouvellement de la génération de ces femmes est-il assuré ?

c-Définir la fécondité et citer quelques facteurs dont dépend la fécondité.

Correction

Nombre de Naissances
1-Le TBN = ∗1000
Effectif Moyen de la Population

Effectif en début d’année= Densité*Superficie totale= 20hbts/km²*1 500000km²= 30 000 000hbts=P0

La variation totale = Solde naturel + Solde migratoire

La variation totale = (187 000 – 134 500) + (270 000 – 317 500) = 52 500 + (-47 500) = 5 000

La variation totale = 5 000

L’effectif de la population en fin d’année : P1 = P0 + variation totale

P1 = 30 000 000 + 5 000 = 30 005 000

Pd + Pf 30 000 000+30 005 000


L’effectif moyen de la population : EMP = = = 30 002 500
2 2

EMP = 30 002 500

61
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
62
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

187 000
TBN = ∗1000 = 6,23
30 002500

Nombre de d é c è s 134 500


2-Le TBM = ∗1000 = ∗1000 = 4,48‰
Effectif Moyen de la Population 30 002500

D é c è s d ’ enfants de moins d ’ un an
3-Le TMI = ∗1000
Nombre de naissances vivantes

134 500∗45
Le décès des enfants de moins d’un an : = 60 525
100

60 525
TMI = ∗1000 = 323,66‰
187 000

Solde naturel+ Solde migratoire 5 000


4-Le TAT = ∗1000 = ∗1000 = 0,16‰
EMP 30 002500

Nombre d ’ enfants issus des femmes de 25 ans


5-Le TF 25 ans = ∗1000
Effectif des femmes de 25 ans

Naissances 187 000


Les enfants nés des femmes de 25 ans = = = 93 500
2 2

30 002500∗40
Effectif des femmes de 25 ans = 10%EMP = = 12 001 000
100

93500
TF 25 ans = ∗1000 = 7,79‰
12001 000

Le renouvellement est-il assuré ?

TR = ∑ TFx *48,78 = 7,79*48,78 = 379,99% ; oui le remplacement de la génération est assuré.

V-LA STATISTIQUE

La statistique est l’ensemble des méthodes permettant l’étude d’informations sur des ensembles
quelconques par la réunion, la représentation et l’analyse d’une documentation chiffrée.

1-Les caractères et les modalités

En démographie le terme caractère est employé pour désigner l’âge, le sexe, l’état matrimonial, etc.
d’une population donnée.

Les modalités sont les situations possibles du caractère donné.

Exemple

Caractère sexe {Masculin


F é minin
>¿ 2 modalités

62
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
63
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

{
Mari é s
C é libataires >¿
Caractère état matrimonial 4 modalités
Divorc é s
Veufs

{
0 à 4 ans
Caractère âge 5 à 9 ans
10 à 14 ans

{
40 à 45 kg
Caractère poids 45 à50 kg
50 à 55 kg

Un individu n’a qu’une modalité au sein d’un caractère.

Les caractères sont classés en 2 catégories :

-les caractères qualitatifs (sexe, état matrimonial) ;

-les caractères quantitatifs (âge, poids).

Les caractères qualitatifs ont des modalités qui ne sont pas mesurables.

Exemple : La religion, le sexe, l’état matrimonial.

Les caractères quantitatifs sont les caractères pour lesquels les modalités sont mesurables.

Exemple : Le poids, la taille, l’âge.

Quand le caractère est quantitatif, les modalités sont appelées variables. Et on distingue 2 types de
variables : la variable discrète et la variable continue.

a-La variable discrète

On a une variable discrète lorsque les valeurs de la variable sont isolées (en nombre entier).

Exemple : Le nombre de femmes dans un pays ; le nombre d’élève dans une classe ; le nombre
d’enfants dans une famille.

b-La variable continue

Une variable est continue lorsque les valeurs sont décrites dans des classes de valeurs.

Exemple : La taille [ 1 ,30 m−1 , 40 m ] ou [ 1 , 40 m−1 ,50 ], etc.

Le poids[ 45 kg−50 kg ][ 50 kg−60 kg ], etc.

2-La représentation graphique

a-Le caractère qualitatif : On peut représenter les caractères qualitatifs sous formes de rectangle et
de cercle.

Exemple : Soit la répartition de 50 enseignants suivant l’état matrimonial.

63
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
64
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Etat matrimonial Effectif fi Pourcentage Valeur en degré θi =180°*fi


θi =360°*fi
Célibataires 25 0,5 50% 180° 90°
Mariés 15 0,3 30% 108° 54°
Divorcés 7 0,14 14% 50,4° 25,2°
Veufs 3 0,06 6% 21,6° 10,8°
Total 50 1 100% 360° 180°

¿ 25
•Fréquence relative : fi =
n = 50 = 0,5

a0 a0
• Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi; Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai ai

•Pourcentage : fi*100 = 0,5*100 = 50%

•Pour les degrés : le cercle : θi = 360°*fi = 0,5*360° = 180°

•Pour le demi cercle : θi = 180°*fi = 0,5*180° = 90°

-Les pourcentages :

25 15
Célibataires = ∗100 = 50% ; Mariés = ∗100 = 30%
50 50

7 3
Divorcés = ∗100 = 14% ; Veufs = ∗100 = 6%
50 50
100%

90%

80%

70%

60%

50% Série 3
Série 2
40%
Série 1
30%

20%

10%

0%
Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie 4

-La représentation circulaire : On choisit les angles au centre proportionnellement aux effectifs.

64
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
65
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Exemple : Soit l’exemple précédent

Exercice : Soit la répartition des habitants d’une commune de Segou suivant l’ethnie

Ethnies Effectifs Pourcentages Valeurs en degré


Bambara 850 000 33,07% 119,06°
Malinké 500 000 19,45% 73,03°
Sonrhaï 200 000 7,78% 28,01°
Peulh 400 000 15,56% 56,03°
Maure 150 000 5,83% 21,01°
Bobo 160 000 6,22% 22,41°
Bozo 170 000 6,61% 23,81°
Dogon 140 000 5,44% 18,3°
Total 2 570 000 100% 360°
1-Faire la représentation rectangulaire de ce tableau.

2-Faire la représentation circulaire.

Graphique à colonne ou tuyaux d’orgue : On représente chaque modalité du caractère par un


rectangle dont la base est constante et la hauteur proportionnelle à l’effectif des modalités
(représentation rectangulaire ci-dessus).

b-Le caractère quantitatif

-Variables discrètes

Les diagrammes en bâtons : Dans un repère orthogonal on représente chaque valeur du caractère par
un trait vertical dont la hauteur est proportionnelle à l’effectif de la variable.

Exemple : Soit la répartition de 50 individus suivant le nombre de sœur.

Nombre de sœurs Effectifs Effectif cumulé croissant (ni↗)


0 7 7
1 13 20
2 15 35
3 7 42
4 4 46
6 3 49
7 1 50
Total 50 X

65
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
66
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Représentation ?

On appelle polygone des effectifs la ligne brisée qui joint les sommets des bâtons.

-Variables continues :

L’histogramme : Dans un repère orthogonal on fait correspondre à chaque classe un rectangle dont la
surface est proportionnelle à l’effectif de la classe. Pour cela on choisit une classe d’amplitude a0
(lorsque les amplitudes sont différentes) et on calcule pour toutes les autres classes les fréquences
rectifiées ou les effectifs rectifiés.

a0 a0
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi; Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai ai

Exemple : Soit la répartition de 50 élèves suivant l’âge.

Ages Effectifs Fréquences Fréquences rectifiées


8-10 ans 17 0,34 0,34
10-12 ans 14 0,28 0,28
12-14 ans 3 0,06 0,06
14-16 ans 8 0,16 0,16
16-18 ans 4 0,08 0,08
18-20 ans 3 0,06 0,06
20-22 ans 1 0,02 0,02
Total 50 1
Sousensemble ¿ 17
Fréquence= = : fi = =
Ensembme n 50 = 0,34

quence∗Amplitudecourant 34∗2
Fréquence rectifiée = Fr é =0 , = 0,34
Amplituder é elle 2

a0
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi
ai

a0
Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai

Représentation ?

Le polygone des fréquences est la ligne brisée qui joint les sommets des milieux des rectangles.

Ici les amplitudes ne sont pas différentes donc on n’avait pas à calculer les fréquences rectifiées.

Autre exemple : Représenter graphiquement la distribution des filles selon leur taille.

Taille en cm Nombre de filles Fréquences Fréquences rectifiées


120-140 30 0,09 0,045
140-150 38 0,12 0,12
150-160 56 0,18 0,18
160-170 69 0,22 0,22
170-180 46 0,15 0,15

66
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
67
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

180-200 35 0,11 0,055


200-210 27 0,08 0,08
Total 301 1 X

Sousensemble ¿ 30
Fréquence = = : fi = =
Ensembme n 301 = 0,09

quence∗Amplitudecourant 09∗10
Fréquence rectifiée = Fr é = 0, = 0,34 ; avec a0 = 10
Amplituder é elle 20

a0 09∗10
Fréquence rectifiée : f’i = ∗fi = 0 , = 0,34 ; avec a0 = 10
ai 20

a0
Effectif rectifié : n’i = ∗¿
ai

Représentation ?

QUELQUES INSTRUMENTS D’ANALYSE STATISTIQUE

-Le coefficient multiplicateur est le rapport entre la valeur d’arrivée (VA) et la valeur de départ (VD)
VA
permettant de retracer l’évolution d’une grande grandeur dans le temps.m =
VD

Exemple : Soit l’évolution du prix d’un article entre 2005 et 2009. On a enregistré un prix de 22 000frs
en 2005 et 29 000frs en 2009.

VA 29 000
Alors m = = = 1,31. Alors de 2005 à 2009 le prix a été multiplié par 1,31.
VD 22 000

NB

-Si m > 1, cela veut dire que la grandeur a augmenté pendant la période ;

-Si m < 1, cela veut dire que la grandeur a diminué pendant la période ;

-Si m = 1, cela veut dire que la grandeur n’a pas varié sur la période.

-le taux de variation globale est la variation relative d’une grandeur dans le temps.

VA−VD
T= ∗100
VD

29 000−22 000
On considère l’exemple précédentT = ∗100 = 31,81%
22 000

Entre 2005 et 2009 le prix a augmenté de 31,81%.

-Les indices simples ou élémentaires représentent le rapport entre les valeurs d’une même variable et
permettent d’interpréter son évolution sur une période.

67
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
68
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

¿1
It1/t2 = ∗100
¿2

L’indice est multiplié par 100 mais il n’est pas exprimé en pourcentage.

Exemple

Soit l’évolution des tailleurs d’une commune de Bamako entre 2005 et 2009.

Années 2005 2006 2007 2008 2009


Effectifs 1 101 1 188 1 250 1 400 1 467
L’indice de base est 100 (2005)

1188
•en 2006 : I06/05 = ∗100 = 107,9
1101

1250
•en 2007 : I07/05 = ∗100 = 112,81
1101

1 400
•en 2008 : I08/05 = ∗100 = 127,15
1 101

1 467
•en 2009 :I09/05 = ∗100 = 133,24
1 101

L’indice de base 100 année précédente

1188
•I06/05 = ∗100 = 107,9
1101

1250
•I07/06 = ∗100 = 105,21
1188

1 400
•I08/07 = ∗100 = 112
1250

1 467
•I09/08 = ∗100 = 104,78
1 400

L’indice de base 100 année suivante

1101
•I05/06 = ∗100 = 92,67
1188

1188
•I06/07 = ∗100 = 95,04
1250

1250
•I07/08 = ∗100 = 89,28
1 400

1 400
•I08/09 = ∗100 = 95,43
1 467

68
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
69
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-La moyenne arithmétique représente la valeur qui tient le milieu entre les extrêmes. La moyenne
arithmétique est le quotient de la somme des valeurs par leur nombre. On la note :

Somme des valeurs


x= ; nombre de modalités.
Nombre

La moyenne arithmétique peut être simple ou pondérée.

L’effectif moyen des tailleurs d’une commune entre 2005 et 2009

1101+1 188+1 250+1 400+1 467 6 406


x= = = 1 281,2 est une moyenne simple entre 2005 et
5 5
2009.

Lors d’un concours des élèves ont obtenu les notes suivantes : éco 16 ; maths 15 coeff. : 5 et 4

géo 16 ; français 15 ; anglais 14 coeff. : 3 ; 3 et 2

( 16∗5 )+ ( 15∗4 ) + ( 16∗3 )+ (15∗3 ) +(14∗2) 80+60+ 48+45+ 28 261


x= = = = 15,35
17 17 17

Exercice

Le tableau ci-dessous donne la répartition de 50 élèves d’un lycée de la place suivant leur taille en
cm.

Taille en cm Effectifs x° i ni x ° i
150-155 1 152,5 152,5
155-160 2 157,5 315
160-165 7 162,5 1137,5
165-170 15 167,5 2512,5
170-175 12 172,5 2070
175-180 5 177,5 887,5
180-190 6 185 1110
190-205 2 197,5 395
Total 50 X 8580

1-Trouver l’ensemble statistique et l’unité statistique.

2-Trouver le caractère étudié puis donner sa nature.

3-Calculer la taille moyenne.

4-On veut constituer une équipe de basketball dans ce lycée.Pour cela on choisit dans cet
échantillon les élèves qui ont une taille supérieure ou égale à 1,70m.

Calculer la part de ces élèves choisis.

5-Représenter les principaux graphiques de ce caractère.

Correction

69
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
70
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

1-L’ensemble statistique est 50 élèves d’un lycée et l’unité statistique est chaque élève de cet
échantillon.

2-Le caractère étudié est la taille, sa nature est quantitative continue (variable continue).

Somme des valeurs


3-La taille moyenne est : x =
Nombre

ai+ai+1
La classe centre =
2

8580
x= =171,6 cm
50

Sous ensemble
4-La part des élèves choisit dans l’équipe est : Part =
Ensemble

Sous ensemble = Effectif des élèves choisis = 12+5+6+2 = 25

Ensemble = 50

25
Part = ∗100 = 50% ; Représentation ?
50

VI-PROBLEME GENERAUX DE POPULATION

L’évolution de l’espèce humaine semble toujours poser des problèmes. Cependant ces problèmes
sont encore plus importants de nos jours pour les raisons suivantes :

-L’accroissement rapide de la population : A partir du XVIIe siècle la population mondiale


commence à augmenter. Elle passe progressivement d’une simple progression à une accélération.

Auparavant il fallait deux siècles pour que la population double mais de nos jours 35 ans suffisent
pour qu’elle connaisse à nouveau un doublement.

En 1970, la population mondiale se chiffrait à 3 800 000 000. Ce chiffre a atteint 6 000 000 000 en
2000 et atteindra 10 000 000 000 d’ici 2040.

Le problème qui résulte de cette augmentation rapide est celui de la nourriture et du chômage. En
2004 selon les nations unies, une personne meurt toutes les 4 secondes, 15 meurent toutes les minutes,
24 000 meurent chaque jour et 30 000 000 meurent chaque année à cause de la faim.

Si dans les pays développés on a un problème de fortes densité, en Afrique on a plutôt un problème
d’alimentation et de manque de travail. En effet d’ici 2030 la population Africaine devrait atteindre
2 000 000 000. Si ce rythme se maintenait, la population doublerait tous les 22 ans et l’Afrique ne
pourrait nourrir tous ses enfants et les faire travailler.

C’est la raison pour laquelle la banque mondiale souligne qu’il est urgent de mettre un frein à
l’explosion démographique en Afrique. Pour elle on ne peut jamais se développer avec un pareil
accroissement naturel. Le planning familial apparaît comme la solution idéale pour contrôler, espacer
et limiter les naissances. Cependant les barrières financières et religieuses viennent souvent entraver
ces politiques antis natalistes ;

70
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
71
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-la vision de Malthus : Thomas Robert Malthus (1766-1834) fut un grand pasteur et économiste
Anglais. Selon lui, il y a un déséquilibre entre la nature de la croissance de la population et celle des
ressources. En effet la population varie selon une progression géométrique alors que les ressources
alimentaires varient en progression arithmétique.

Pour lui si la population n’est arrêtée par aucun obstacle, elle doublerait tous les 25 ans. Cette
augmentation de la population engendrera des millions et des milliards de pauvres, de malheureux, de
miséreux.

Pour remédier ce problème il propose à l’Etat de ne plus aider les pauvres c’est-à-dire supprimer
les allocations familiales, les avantages fiscaux, etc.

En plus Malthus suggère la contrainte morale qui consiste à retarder l’âge du mariage et pousser les
pauvres à s’abstenir des rapports sexuels jusqu’au mariage car on ne doit pas avoir d’enfants que
quand on peut subvenir à ses besoins.

71
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
72
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE IV : L’ÉPARGNE ET LE PATRIMOINE

I-L’ÉPARGNE

A-Définition

Les ménages ne dépensent pas la totalité de leur revenu. Lorsqu’ils renoncent pendant un certain
temps à en consommer une partie (fraction), on dit qu’ils ont épargné. Ainsi l’épargne désigne la partie
des revenus qui n’est pas utilisée pour des dépenses de consommation.

1-Méthode de calcul de l’épargne des ménages

Entre deux dates, l’épargne correspond à la différence entre les ressources et les dépenses de
consommation.

Épargne = Revenus – Consommations

Mathématiquement l’épargne est donc un solde c’est-à-dire une différence.

Mais pour la plupart des épargnants, l’épargne ne constitue pas un simple reste. On désire épargner
aussi bien que l’on désire consommer. L’épargne résulte de choix volontaires et ne constitue
nullement un ‘’résidu’’ involontaire ; ce qui resterait une fois satisfaits les besoins de consommation.

2-Le taux d’épargne

Le taux d’épargne des ménages est obtenu en rapportant l’épargne constitué à leur revenu
disponible brut.

Epargne
TE% = ∗100
Revenu disponible brut

3-La capacité de financement des ménages

Elle est la différence entre l’épargne et l’investissement. Si cette différence est négative, on parlera
de besoin de financement.

L’investissement des ménages comporte l’achat et les grandes réparations de logement. La capacité
de financement représente l’épargne d’un agent économique disponible pour financer l’investissement
des autres. Pour les ménages, la capacité de financement est souvent appelée épargne financière.

Capacité de financement = Epargne – Investissement

Exemple

Dans une économie nationale, dans les comptes des ménages salariés, on connaît les éléments
suivants :

-salaire net 3 000 000 ;

-acquisition de logement 400 000 ;

-consommation 2 000 000 ;

72
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
73
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-impôts sur le revenu 300 000.

T.A.F : Déterminer

1-L’épargne de ces ménages.

2-Leur taux d’épargne.

3-L’épargne financière.

Correction

1-L’épargne : Epargne = Revenu – Consommation

Revenu = Salaire – Impôt = 3 000 000 – 300 000 = 2 700 000

Epargne = 2 700 000 – 2 000 000 = 700 000

2-Le taux d’épargne

700 000
TE = ∗100 = 25,92%
2700 000

3-L’épargne financière

EF = Epargne – Investissement = 700 000 – 400 000 = 300 000

B-Le rôle de l’épargne

1-Les motifs et les formes de l’épargne

a-Les motifs de l’épargne

Plusieurs raisons incitent les ménages à épargner. On distingue 3 principaux motifs :

-la consommation différée : L’épargne est constituée pour satisfaire ultérieurement les dépenses de
consommation relativement importantes par rapport au revenu ;

-la précaution : L’épargne permet de faire face à des dépenses imprévues (maladies, accidents) ;

-la constitution du patrimoine : L’épargne permet la constitution d’un patrimoine c’est-à-dire


l’ensemble des biens dont dispose un individu.

b-Les formes de l’épargne

Il y a deux principales formes de l’épargne :

-l’épargne liquide : Elle correspond aux motifs de précaution et de consommation différée. On la


retrouve le plus souvent dans les comptes à vue ou les comptes sur livret ;

-l’épargne longue : Elle répond en général à un objectif primordial. Elle s’oriente soit vers les
emplois financiers (actions, obligations, assurances-vie), soit vers les investissements (maisons).

2-Les deux composantes de l’épargne

L’épargne est essentiellement constituée de liquidités et de placements.

73
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
74
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Les liquidités désignent l’ensemble des moyens de paiement disponibles (numéraires, billets, etc.).
Quant aux placements, ils sont réservés à l’achat de logements, d’actions, d’obligation.

II-LE PATRIMOINE

A-Définition

En général le patrimoine peut être défini comme l’ensemble des biens transmis par un individu au
moment de son décès. Ce patrimoine est appelé patrimoine brut. Pour obtenir le patrimoine net ; il faut
tenir compte des dettes de l’individu, de son passif.

Ainsi en retranchant la part des dettes dans le patrimoine brut, on obtient le patrimoine net.

Patrimoine net = Patrimoine brut – Dettes

b-Les éléments du patrimoine

On peut repartir les divers éléments du patrimoine, selon l’usage qu’en fait le ménage propriétaire,
en 3 catégories principales : les biens à usage domestique, les biens de rapport et les biens à usage
professionnel des entrepreneurs individuels.

1-Le patrimoine à usage domestique

Il représente 38% du patrimoine des ménages Français. Ces biens comprennent la résidence
principale, la résidence secondaire et les liquidités personnelles du ménage. Mais sont exclus les
équipements du foyer.

2-Le patrimoine de rapport

Il représente 51%. Il rassemble les biens divers de placements des ménages : épargnes bancaires,
placements d’assurances, valeurs mobilières (actions, obligations), terres louées.

3-Le patrimoine à usage professionnel

Il occupe 11%.l s’agit du patrimoine possédé (et non pris en location) par les professions
indépendantes qui l’utilisent pour exercer leur activité. Il représente plus de la moitié du patrimoine
des agriculteurs et environ 20 à 30% du patrimoine des autres travailleurs indépendants.

III-L’ENDETTEMENT

1-Vivre à crédit

Au début du XXe siècle, l’épargne ne concernait que les classes aisées. En ce temps là, pour
devenir propriétaire d’un bien, il fallait accumuler assez d’épargne pour le payer au comptant. Ainsi
s’endetter était mal vu.

Aujourd’hui, la pression de la société de consommation pousse beaucoup de ménages à recourir


aux crédits pour posséder un certain nombre de biens.

La dette n’est donc plus mal vue.

Cependant, certains ménages sont victimes du crédit. En effet, à travers le crédit, certains dépensent
plus qu’ils ne gagnent. Ils trouvent que le crédit est indispensable pour consommer ce qu’on n’a pas.

74
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
75
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Ils continuent ainsi à s’endetter jusqu’à ce que leurs dettes deviennent importantes et jusqu’à ce qu’on
refuse de leur accorder du crédit. Ils ne savent plus comment financer leurs dépenses.

2-Le surendettement

En s’endettant davantage, certains ménages à revenus faibles, qui vivent à crédit se sont retrouvés
fortement surendettés.

De nos jours, ce phénomène de surendettement est devenu un problème de société.

IV-LES INÉGALITÉS DE PATRIMOINE

Le niveau de vie ne dépend pas seulement du revenu. Il dépend aussi du patrimoine que l’on
possède. Or celui-ci est inégalement réparti selon l’âge, le niveau du revenu, la catégorie
socioprofessionnelle. En effet, le patrimoine des jeunes est inférieur à celui des vieux.

Si le patrimoine est en parti constitué des avoirs accumulés pendant toute une vie, il se transmet de
génération en génération. L’héritage devient aussi un facteur d’inégalité. Le niveau de vie ne dépend
seulement du revenu. Il dépend aussi du patrimoine que l’on possède.

Problème

Au recensement général de la population de 1986 dans un pays d’Afrique de l’ouest, on a


dénombré 2 catégories de famille : la famille indivise et la famille moderne. Au 31-12-1986 on
comptait :

-192 857 familles indivises comptant chacune 28 personnes dont 16 femmes et 17 personnes
inactives ;

-666 667 familles modernes regroupant chacune 6 personnes dont 2 hommes et 2 personnes actives.

1-

a-Que signifie famille indivise et famille moderne ?

b-Citez les différentes règles de filiation dans ces familles.

c-Calculez la population totale au 31-12-1986 et préciser le pourcentage total des femmes dans
cette population.

2-Calculez le taux d’activité de cette population et le taux de chômage s’il y avait 1 250 000 actifs
inoccupés.

3-Au 31-12-1987, la composition des revenus (estimés par mois) de chacune des deux types de
famille est la suivante :

Famille Sal.Brut Divide. Locat. Intér. Alloc.Famil. Alloc. Cotis. Impôts RDB
reçus reçues reçus Mal. Soc. sur R.
Indivise 85 000 5 000 0 0 24 000 21 000 25 300 3 585
Moderne 22 500 13 500 5 600 4 000 4 500 77 000 24 552 188548

a-Complétez le tableau ci-dessus.

75
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
76
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

b-Calculez les revenus totaux de transfert et les revenus totaux de la propriété.

c-Calculez le revenu disponible global de ce pays.

4-Dans ce pays, vu le passage de la forme de famille indivise à la forme de famille moderne et vu


l’augmentation de la proportion des familles modernes, notre étude portera dorénavant sur la famille
moderne.

La consommation mensuelle d’une famille moderne est décrite par le tableau suivant :

Conso. Riz Lait Sucre Alim. Télé&Elec. Habill. Transp. Total


divers Cons.
Quantité 50kg 4kg 10kg
s
Prix 13 000 4 000 4 250 45 000 30 000 35 000 22 500 153750

a-Calculez les différents coefficients budgétaires pour chaque poste de budget.

b-Calculez la propension moyenne à consommer (PMC).

c-En déduire la propension moyenne à épargner (PME).

5-En 1998, au sommet de Toronto (Canada), le FMI et la banque mondiale ont imposé la politique
de l’ajustement structurel à ce pays en vue de réduire son endettement extérieur et de lutter contre
l’inflation.

L’application de cette politique a entrainé la diminution de 20% du revenu disponible de notre


famille moderne qui a automatiquement réduit sa consommation de 13%.

a-Calculez la propension marginale à consommer (PmC).

b-Calculez le coefficient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu.

c-Calculez le coefficient d’élasticité de la demande e l’habillement par rapport au prix si la


variation de la demande (mètre de tissu) est de +3 tandis que celle du prix en francs est de -6 000.

Q
Comparez votre résultat obtenu à e = -1,09.
P

Exercice

Le revenu d’un ménage a augmenté de 112 000Frs à 145 000Frs de 1998 à 2000. Sur la même
période la consommation a augmenté de 80 000Frs à 110 000Frs.

Calculez le coefficient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu.

Correction

Le coefficient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu :

76
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
77
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

ΔC 110 000−80 000


Q C 80 000 0,375
e = = = = 1,29
P Δ R 145 000−112 000 0 , 29
R 112 000

Exercice

Calculez la propension marginale à consommer d’un ménage sachant que sa propension moyenne à
consommer est de 0,62 et son coefficient d’élasticité de la consommation par rapport au revenu est de
0,68.

Correction

Q R Q C
e = *PmC ⟹ PmC = e *
P C P R

Q
PmC = e *PMC = 0,68*0,62 = 0,42
P

77
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
78
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

3ème PARTIE : APPROCHE DE L’ENTREPRISE

Définition

L’entreprise est une unité économique (un regroupement d’hommes et de femmes) qui combine des
facteurs de production pour fabriquer des biens et services destinés à être vendu sur un marché.

CHAPITRE I : LA CLASSIFICATION DES ENTREPRISES

Il existe plusieurs sortes d’entreprises selon la taille, l’activité et le statut juridique.

I-LA CLASSIFICATION SELON LA TAILLE

1-L’entreprise familiale

Sa dimension est petite et elle évolue principalement dans un secteur agricole et artisanal.

Exemple : Un paysan, une teinturière

2-La PME (Petite et Moyenne Entreprise)

Elle remplace de plus en plus l’entreprise familiale. Les effectifs sont inférieurs à 500.

Exemple : Une école privée, un hôtel

3-La grande entreprise

Ici, les effectifs dépassent 500 travailleurs. Exemple : HUICOMA, SOTELMA, CMDT

Ce sont des entreprises qui subissent un nombre de concentration permettant la constitution de


groupes industriels, commerciaux ou financiers.

La concentration ou le regroupement peut se faire selon des modalités différentes.

a-La fusion

Elle désigne le regroupement de deux sociétés différentes pour n’en former juridiquement qu’une
seule avec une direction générale unique.

b-L’absorption

Une société avale une autre qui disparaît juridiquement. Exemple : BDM et BMCD = BDM

La concentration des entreprises se fait sous trois formes :

78
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
79
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

-la concentration horizontale : Il s’agit du regroupement d’entreprises fabriquant le même type de


produits ;

-la concentration verticale : Ici c’est la recherche de la complémentarité des entreprises entre elles.

Exemple : Fusion entre TOYOTA et MICHELIN

-la concentration par conglomérat : C’est un groupe d’entreprises constitué par des opérations
d’achat ou de fusion d’entreprises ayant des activités diversifiées sans rapport les uns avec les autres.

4-Les FMN (Les Firmes Multi Nationales)

Elles désignent des entreprises diversifiées géographiquement c’est-à-dire une grande entreprise
qui crée un branche dans un autre pays. L’objectif est de produire au moindre coût, se rapprocher du
consommateur, de contourner les barrières douanières.

5-Les entreprises nationales du secteur public

Ce sont les entreprises dans lesquelles le principal actionnaire est l’Etat.

Exemple : L’ORTM, Hôpital du point G

II-LA CLASSIFICATION SELON L’ACTIVITE

On peut distinguer trois types d’entreprises :

1-Les entreprises agricoles

Elles évoluent dans la transformation directe du milieu naturel. Exemple : L’office du Niger

2-Les entreprises industrielles

Elles regroupent des usines qui font appel aux machines. Exemple : HUICOMA, SYATEL,
SONATAM

3-Les entreprises de services

Elles rassemblent les entreprises de commerce, de transport, de télécommunication, de


l’administration.

Exemple : Victoria shop, Bittartrans, Orange, etc.

III-LA CLASSIFICATION SELON LE STATUT JURIDIQUE

Ce critère de classification permet de différencier les entreprises privées des entreprises


individuelles et sociétaires.

Exemple : SNC : Société à Nom Commun ; SA : Société Anonyme ; SARL : Société A


Responsabilité Limitée

79
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
80
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

4ème PARTIE : LE CIRCUIT ECONOMIQUE

CHAPITRE I : LES OPERATIONS ECONOMIQUES

L’activité économique se manifeste par un certain nombre d’opérations que l’on peut classer en 3
grandes catégories :

-les opérations sur les biens et services ;

-les opérations de répartition ;

-les opérations financières.

I-LES OPERATIONS SUR LES BIENS ET SERVICES

Cette catégorie regroupe l’ensemble des opérations concernant la création et l’utilisation des biens
et services : il s’agit des opérations de production, de consommation, de formation de capital et des
opérations avec l’extérieur (importation et exportation).

1-Les opérations de production

La production est l’activité socialement organisée par des unités résidentes et consiste à partir des
facteurs de production (capital et travail) et des ressources naturelles, à créer des biens et services
s’échangeant sur le marché et destiné à satisfaire des besoins.

2-La consommation

Il convient de distinguer la consommation intermédiaire de la consommation finale.

a-La consommation intermédiaire

Elle désigne la valeur des biens utilisés pour produire d’autres biens et services. Les biens utilisés
disparaissent complètement soit par incorporation (matières premières) soit par destruction (carburant,
électricité).

b-La consommation finale

Elle se définit comme la valeur des biens et services utilisés pour satisfaire directement les besoins
des agents économiques (aliments, chaussures, etc.).

3-La formation du capital

80
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
81
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Elle correspond à l’investissement. C’est l’acquisition des outils de production (machines, biens
immobiliers). Chaque année ces biens perdent une partie de leur valeur soit par l’usure, soit par le
temps, soit par le dépassement technologique. Cette perte de valeur s’appelle amortissement.

4-Les opérations avec l’extérieur

Ces opérations regroupent les importations et les exportations des biens et services. Il y a
importation lorsque le pays achète à l’étranger et quand il vend à l’étranger, on parle d’exportation.

II-LES OPERATIONS DE REPARTITION

Elles portent essentiellement sur le partage du revenu national : la distribution et la redistribution


des revenus primaires et secondaires. Les opérations de répartition des revenus retenus par la
comptabilité nationale sont au nombre de 6 :

-la rémunération des salaires ;

-les impôts liés à la production et à l’importation (TVA, DDD) ;

-les revenus de la propriété et de l’entreprise ;

-les assurances (versements de primes et d’indemnités) ;

-les subventions d’exploitation ;

-les autres transferts courants sans contre partie (cotisations sociales, prestations sociales...)

III-LES OPERATIONS FINANCIERES

Ce sont les opérations relatives à la création et à la circulation des moyens de paiements, de


placements et de financements.

On distingue 4 grandes opérations financières.

1-Les instruments de paiement

Ils désignent l’ensemble des moyens de paiement utilisés sur tout le territoire (pièces, billet et tout
dépôt à vue susceptible d’être transféré par chèque ou par virement).

2-Les instruments de placement

Ils sont représentés par les dépôts monétaires (dépôt à terme ou compte bloqué), les valeurs
mobilières (actions et obligations), les bons de trésor et les bons négociables.

3-Les instruments de financement

Ce sont des droits financiers traduisant une relation entre un prêteur et un emprunteur.

5-Les ressources techniques d’assurance

Ce sont les engagements qui résultent, pour les organisations qui gèrent les contrats d’assurance, du
fait même de leur activité.

81
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
82
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

CHAPITRE II : LA NOTION DE CIRCUIT ECONOMIQUE

Définition

Le circuit économique est la représentation des mouvements de flux ou de circulations de produits,


de revenus, de signes monétaires et financiers dans l’économie.

I-LE CIRCUIT ECONOMIQUE SIMPLIFIE A DEUX AGENTS : LES MENAGES ET LES


ENTREPRISES

Une économie comprend des millions d’acteurs (ménages, entreprises, administrations, banques).

Ces différents agents effectuent entre eux des échanges qui peuvent être représentés sous forme de
circuit simplifié.

1-Les échanges entre ménages et entreprises

a-Les échanges entres ménages et entreprises s’opèrent autour des activités de production.

Les ménages apportent aux entreprises leurs forces de travail et les capitaux déjà accumulés
(épargne). Les entreprises utilisent cette force de travail et ces capitaux pour produire.

b-Lors de la répartition des revenus, les entreprises rémunèrent la force de travail (salaire) et
l’apport de capital des ménages (intérêts, dividendes).

c-Lors de l’utilisation des revenus de la production

Les ménages consomment la plus grande partie de leur revenu en achetant des biens et services
fabriqués par les entreprises. Et ils épargnent le reste.

Les ménages utilisent une partie de cette épargne pour le financement de leurs investissements en
logement, une autre va aux entreprises sous forme d’achat d’actions ou de prêts (obligations).

Les entreprises achètent des biens et services de production à d’autres entreprises (investissements).

Les entreprises utilisent l’épargne des ménages pour compléter leurs investissements.

2-Le circuit des échanges entre les ménages et les entreprises

Afin de faciliter la représentation du circuit nous allons représenter les flux monétaires en traits
pleins et les flux réels en pointillés.

82
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
83
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Un flux monétaire désigne la circulation des signes (argent) et les flux réels correspondent à la
circulation des biens et services.

Exercice d’application

Dans une économie, il existe seulement 2 agents : les ménages et les entreprises. Les échanges
entre ces deux agents sont les suivants (chiffres en millions) :

-les ménages travaillent pour les entreprises et reçoivent 260 000Frs sous forme de salaire. Ils prêtent
leurs immeubles aux entreprises qui leur versent 140 000Frs d loyer.

Les ménages effectuent des dépenses de biens et de services de consommation de 210 000Frs aux
2
entreprises. Ils consacrent leurs épargnes à l’achat d’actions représentant le des épargnes
3
(rémunérées à 50 000Frs) et de logement.

Les entreprises versent des salaires, des loyers et des dividendes aux ménages. Elles vendent des
biens et services aux ménages et elles achètent des biens et services de production à d’autres
5
entreprises correspondant au de la valeur des actions.
6

Représenter ces échanges par un circuit simplifié à deux agents.

Correction Entreprises

83
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
84
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Calcul de l’épargne :

E = RDB – C = (200 000+140 000)-210 000 = 190 000Frs

2 2∗190 000
Actions = E= = 126 666Frs
3 3

5 5∗126 666
Logements = Actions = = 105 555Frs
6 6

II-L’INTRODUCTION DE L’ETAT

L’Etat intervient aussi dans la vie économique, il met à la disposition des ménages et des
entreprises des services publics. Il redistribue des revenus aux ménages, il fait des aides aux
entreprises.

En cotre partie, l’Etat reçoit des ménages et des entreprises les impôts et les cotisations sociales.

Exemple

Considérons 3 agents (les ménages, les entreprises et l’Etat) dont les relations sont les suivantes :

-les ménages travaillent pour les entreprises et l’Etat et reçoivent en contre partie 860 000Frs sous
3
forme de salaire dont les en provenance des entreprises.
4

Les ménages louent leurs immeubles aux entreprises qui leur versent 410 000Frs de loyer. Ils
2
effectuent des dépenses de consommation de 580 000Frs dont les proviennent de l’Etat. En outre ils
3
versent des impôts pour 90 000Frs et des cotisations sociales pour 130 000Frs ;

-les entreprises rémunèrent les ménages et paient des impôts à l’Etat pour 180 000Frs. Elles
bénéficient des subventions de 200 000Frs de la part de l’Etat et vendent des biens aux ménages et à
l’Etat ;

-l’Etat rémunère les ménages, reçoit des impôts, accorde des subventions et achète des biens de
240 000Frs aux entreprises.

Dresser le circuit économique à 3 agents.

Ménages Etats Entreprises

84
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
85
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

III-L’INTRODUCTION DU RESTE DU MONDE

Le reste du monde intervient dans le circuit pour ses achats et ventes des biens et services dans le
pays.

Exemple

Dans un pays, il y a 4 agents. Les échanges entre les 4 agents sont les suivants :

-les ménages prêtent leurs épargnes aux entreprises et reçoivent des intérêts pour 160 000Frs.

Ils achètent des biens d’équipements pour 200 000Frs au reste du monde. En outre ils paient des
impôts pour 75 000Frs et reçoivent des prestations sociales pour 45 000Frs ;

-Les entreprises versent des intérêts aux ménages, vendent leurs productions au reste du monde pour
270 000Frs, paient des impôts pour 90 000Frs et reçoivent des subventions pour 80 000Frs ;

-l’Etat reçoit des impôts, versent des prestations sociales et des subventions ;

-le reste du monde importe et exporte des biens.

Dresser le circuit à 4 agents économiques.

Correction

Ménages

Reste du monde Etat

85
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune
86
Boubacar DOUMBIA - COURS D’ECONOMIE 10èmeCommune

Entreprises

86
ème
Boubacar DOUMBIA -Année scolaire 2011-2012 - Boubacar DOUMBIA – 10 Commune

Vous aimerez peut-être aussi