UNIVERSITÉ SIDI MOHAMED BEN ABDELLAH
Faculté des Sciences Dhar El Mahraz Année Universitaire : 2023-2024
F è s Filières (Semestre) : MIP& IA (S1)
Département de Mathématiques Module : Algèbre 1
Série de TD n◦3
▶ Divisibilité dans Z et pgcd ◀
Exercice 1.
1) Soit n un entier relatif. Montrer que 2n + 1 et 9n + 4 sont premiers entre eux.
2) Trouver tous les entiers relatifs x et y tels que 5(x − 1) = 7y.
Exercice 2. Soit n un entier relatif.
1) Montrer que (5n3 − n) ∧ (n + 2) = (n + 2) ∧ 38.
2) Déterminer toutes les valeurs possibles de (5n3 − n) ∧ (n + 2).
3) Déterminer les entiers n ∈ Z vérifiant (5n3 − n) ∧ (n + 2) = 19.
Exercice 3.
1) Utiliser l’algorithme d’Euclide pour trouver pgcd(255, 141).
2) Déduire une solution (x, y) ∈ Z de l’équation diophantienne 3 = 255x + 141y.
▶ Anneaux et corps ◀
Exercice 4. Soit n ∈ N∗ .
1) Montrer que la multiplication dans Z est compatible avec la relation d’équivalence (à gauche
ou à droite) modulo H = nZ qui est un sous-groupe de (Z, +).
En déduire qu’on peut munir Z/nZ par une loi de composition interne notée aussi × qui
vérifie
∀a, b ∈ Z, a × b = a × b.
Justifier pourquoi cette loi est associative, commutative et admet un élément neutre.
2) L’ensemble (Z/nZ, ×) est-il un groupe ?
3) Trouver les éléments symétrisables dans (Z/nZ, ×).
4) Posons (Z/nZ)∗ = {1, 2, ..., n − 1}. Déduire que ((Z/nZ)∗ , ×) est un groupe si et seulement
si n est un nombre premier.
5) Déduire que (Z/nZ, +, ×) est un anneau commutatif. Quand est-ce qu’il est un corps ?
Exercice 5. Soit f : A −→ B un isomorphisme d’anneaux.
1) Montrer que f −1 est un isomorphisme de B sur A.
2) Montrer que A est un corps si et seulement si B l’est.
Exercice 6. Considérons l’ensemble noté et défini par :
√ √
Z[ 2] := {a + b 2 ; a, b ∈ Z}.
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√
1) Montrer que Z[ 2] muni de l’addition et la multiplication des réels est un sous-anneau de
(R, +, ·).
√ √ √ √
2) Considérons l’application ϕ : Z[ 2] −→ Z[ 2] définie√par : ∀a, b ∈ Z, ϕ(a+b 2) = a−b 2.
Montrer que ϕ est un automorphisme de l’anneau Z[ 2].
3) Soit a, b ∈ Z.
√ √
a) Montrer que (a + b 2)ϕ(a + b 2) ∈ Z.
b) En déduire que
√ √ √ √
a + b 2 ∈ (Z[ 2])× si et seulement si (a + b 2)ϕ(a + b 2) = ±1.
√ √
où (Z[ 2])× désigne le groupe des unités de Z[ 2].
√
4) Soit u = 1 + 2.
√
a) Montrer que u est une unité de Z[ 2].
b) Montrer que :
√ n √
∀n ∈ N, ∃an , bn ∈ Z tels que (1 + 2) = an + bn 2.
c) En utilisant l’automorphisme ϕ, montrer que ∀n ∈ N, on a :
√ √ √ √
an + bn 2 = (1 + 2)n =⇒ an − bn 2 = (1 − 2)n .
d) En déduire que ∀n ∈ N, an et bn sont premiers entre eux (dans Z).
Exercice 7.
1) Soient A un anneauScommutatif et (In )n∈N une suite croissante (pour l’inclusion) d’idéaux
de A. Montrer que n∈N In est un idéal de A.
2) Soit A un anneau principal. Montrer que toute suite croissante (pour l’inclusion) d’idéaux
de A est stationnaire.
▶ Polynômes à une indéterminée et factions rationnelle ◀
Dans la suite K désigne un corps de caractéristique nulle.
Exercice 8. Soit A, B ∈ R[X]. Dans les cas suivants, effectuer la division euclidienne de A par
B et donner le reste et le quotient.
1) A(X) = 2X 3 − X 2 − 2X + 1 et B(X) = X 2 + X + 1.
2) A(X) = 5X 3 − X et B(X) = X + 2.
Exercice 9. Trouver un polynôme dans R[X] de degré 3 tel que P (1) = P ′ (1) = 0, P (2) = 0 et
P (0) = 2.
Exercice 10. Trouver toutes les racines réelles et complexes du polynôme
P = X 5 + X 4 + X 3 + X 2 + X + 1.
En déduire sa factorisation dans C[X] et dans R[X].
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Exercice 11. Soit a, b ∈ R et soit le polynôme P (X) = X 4 + aX 3 + bX 2 + aX + 1.
1) Montrer que si 1 est une racine de P , alors 1 est de multiplicité au moins 2.
2) Montrer que si −1 est une racine de P , alors −1 est de multiplicité au moins 2.
3) En déduire que
P (1) = P (−1) = 0 ⇐⇒ P (X) = (X − 1)2 (X + 1)2 .
Exercice 12. Soit n ≥ 2 un entier naturel et soient P et Q les polynômes définis par :
P (X) = nX n+1 − (n + 1)X n + 1 et Q(X) = X n − nX + n − 1.
1) Montrer que 1 est une racine de multiplicité au moins 2 de P et de Q.
2) En effectuant la division euclidienne de P par Q, trouver a, b et c ∈ Z tels que
P (X) + (aX + b)Q = c(X − 1)2 .
3) En déduire que pgcd(P, Q) = (X − 1)2 .
Exercice 13. Trouver la décomposition en éléments simples dans R(X) et C(X) des fractions
suivantes :
X2 + 1 2X + 1 X2 − 3 + 2
F1 = F 2 = F3 =
(X − 1)4 (X + 1) X4 − 1
3X + 1 X4 + 1
F4 = F5 =
(X 2 + X + 1)2 (X 2 + X + 2)
Exercice 14. Soit n ≥ 2 un entier naturel.
1) Montrer que toutes les racines du polynômes P (X) = X n − 1 dans C sont simples.
2) Montrer que si ω est une racine de P , alors
P (X) = (X − ω)(X n−1 + ωX n−2 + · · · + ω n−2 X + ω n−1 ).
3) En déduire la décomposition en éléments simples dans C(X) de la fraction rationnelle
1
F (X) = .
Xn −1
1
4) Décomposer en éléments simples, dans C(X) puis dans R(X), la fraction X 4 −1
.
Exercices Supplémentaires
Exercice 15. Considérons l’ensemble noté et défini par :
Z[i] := {a + ib ; a, b ∈ Z}, où i ∈ C tel que i2 = −1.
Soient n, m ∈ N∗ tels que m < n.
1) Montrer que Z[i] est un sous-anneau de (C, +, ·).
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2) Sot φ l’application de Z[i] dans Z/nZ définie par :
∀a, b ∈ Z, φ(a + ib) = a + mb.
où x = x + nZ désigne la classe de x modulo n dans Z.
Montrer que si m2 + 1 ≡ 0 (mod n), alors φ un homomorphisme d’anneaux.
Dans la suite, supposons que m2 + 1 = (2m + 1 − n)n. Dans ce cas, φ un homomorphisme
d’anneaux.
3)
a) Montrer que φ est surjectif.
b) Monter que n − m + i ∈ ker(φ).
4) Soit a + ib un élément de ker(φ).
a) Montrer qu’il existe k ∈ Z tel que a + mb = kn.
b) Montrer que (n − m)2 + 1 = n.
c) En déduire que a + ib = (n − m + i)(c + id), où c = b − (b − k)(n − m) et d = b − k, puis
que ker(φ) = ⟨n − m + i⟩, l’idéal principal de Z[i] engendré par n − m + i.
d) Montrer alors que l’anneau quotient Z[i]/ ker(φ) est un corps si et seulement si n est un
premier.
Exercice 16. Soit (A, +, ·) un anneau commutatif. Soient I et J deux idéaux de A. On pose
I + J = {i + j ; i ∈ I et j ∈ I} et I : J = {c ∈ A ; cJ ⊆ I}, où cJ = {cj ; j ∈ J}.
1) Montrer que I + J et I : J sont des idéaux de A.
2) Montrer que I : A = I et I : (I + J) = I : J.
3) Montrer que J ⊂ I ⇐⇒ I : J = A.
4) Dans cette question on pose A = Z, I = 20Z et J = 13Z.
a) Montrer que I + J = Z.
b) En déduire I : J et J : I.
Exercice 17. Soient P ∈ K[X], α ∈ K une racine de P et k ∈ N. Montrer que les assertions
suivantes sont équivalentes :
1) P (α) = P ′ (α) = ... = P (k−1) (α) = 0 et P (k) (α) ̸= 0.
2) ∃ Q ∈ K[X] tel que P = (X − α)k Q et Q(α) ̸= 0.
Exercice 18. Soient A, B, P ∈ K[X]. Montrer que si P est irréductible et divise AB, alors P
divise A ou P divise B.
Exercice 19. Montrer que tout polynôme de degré impair dans R[X] admet au moins une racine
réelle.
Exercice 20. Soit P = an X n + an−1 X n−1 + · · · a0 ∈ Z[X] un polynôme de degré n ≥ 2.
1) Montrer que si P admet une racine rationnelle x = ab avec a ∧ b = 1, alors b|an et a|a0 .
2) En déduire que si P est un polynôme unitaire, alors toute racine rationnelle de P est entière.
3) Résoudre dans Q l’équation x3 + x2 − 2x − 8 = 0.
Exercice 21.
1
1) Décomposer la fraction X(X+1)
en éléments simples dans R(X)
k=n Z 3
X 1 1
2) Déduire la limite de la suite de termine général Un = et la valeur de dx.
k=0
k(k + 1) 2 x(x + 1)
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