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Évaluation suite et limites mathématiques

Mathématiques correction

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TS.

Évaluation 1 - Correction ♣
4u n − 1
E X 1 : ( 6 points ) Soit (u n ) la suite définie par u 0 = 5 et pour tout nombre entier naturel n, par u n+1 =
un + 2
4x − 1
Si f est la fonction définie sur l’intervalle ] − 2 ; +∞[ par f (x) = , alors on a, pour tout nombre entier naturel n,
x +2
u n+1 = f (u n ) .
On donne une partie de la courbe représentative C de la fonction f ainsi que la droite ∆ d’équation y = x.
y
4

C
3

0
−2 −1 0 1
u3 u2
2
u1
3 4
u0
5 6 7 x

−1

−2

1. a. Sur l’axe des abscisses, placer u 0 puis construire u 1 , u 2 et u 3 en laissant apparents les traits de construction.
En partant du point (u 0 = 5 ; 0) et en allant alternativement verticalement vers la courbe C et horizontale-
ment vers la droite ∆, on obtient les points de la courbe C d’abscisses, u 1 , u 2 , u 3 etc. Voir la figure
b. Quelles conjectures peut-on émettre sur le sens de variation et sur la convergence de la suite (u n ) ?
Sur la vue des premiers termes il semble que la suite soit décroissante vers l’abscisse du point commun à C
et à ∆ soit vers 1.
2. a. Démontrer par récurrence que, pour tout nombre entier naturel n, on a u n − 1 > 0.

– Initialisation : on a u 0 − 1 = 5 − 1 = 4 > 0 : la proposition est vraie pour n = 0


N
– Hérédité : supposons qu’il existe n ∈ tel que u n − 1 > 0. je suppose la proposition vraie au rang n

4u n − 1 4u n − 1 4u n − 1 − u n − 2 3u n − 3 3 (u n − 1)
Or u n+1 = donc u n+1 − 1 = −1 = = =
un + 2 un + 2 un + 2 un + 2 un + 2
On sait que u n − 1 > 0, donc u n > 1 et u n + 2 > 3 > 0. Tous les termes de u n+1 − 1 sont supérieurs à zéro,
donc finalement u n+1 − 1 > 0. alors la proposition est vraie au rang n + 1
– Conclusion : la proposition est vraie pour n = 1 , elle est héréditaire
donc par récurrence on a, quel que soit n ∈ , N un − 1 > 0
b. Dans cette question, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise
en compte dans l’évaluation.
Valider par une démonstration les conjectures émises à la question 1. b.
4u n − 1 4u n − 1 − u n2 − 2u n −u n2 + 2u n − 1 u 2 − 2u n + 1
• Décroissance de la suite : u n+1 − u n = − un = = =− n
un + 2 un + 2 un + 2 un + 2
(u n − 1)2
u n+1 − u n = − . Les deux termes du quotients sont positifs, donc finalement u n+1 − u n < 0 ce qui
un + 2
démontre que la suite (u n ) est décroissante.

• u n − 1 > 0 ⇐⇒ u n > 1 La suite étant minorée par 1 et décroissante converge vers une limite ` > 1
Pour déterminer `, on applique les théorèmes sur les limites : lim u n = `, donc lim u n+1 = `
n→+∞ n→+∞
4u n − 1 4` − 1
et lim = (n’oubliez pas : ` ≥ 1 donc ` + 2 6= 0).
n→+∞ u n + 2 `+2
4` − 1
`= ⇐⇒ `(` + 2) = 4` − 1 ⇐⇒ l 2 − 2l + 1 = 0 ⇐⇒ (` − 1)2 = 0 ⇐⇒ ` = 1.
`+2
La suite (u n ) converge vers 1.
3. Dans cette question, on se propose d’étudier la suite (u n ) par une autre méthode, en déterminant une expression de
u n en fonction de n.
1
Pour tout nombre entier naturel n, on pose v n =
un − 1
1
a. Démontrer que la suite (v n ) est une suite arithmétique de raison .
3
1 1
On a v n+1 − v n = − .
u n+1 − 1 u n − 1
3 (u n − 1)
Or on a vu ci-dessus (démonstration par récurrence) que u n+1 − 1 = , donc
un + 2
un + 2 1 un + 2 − 3 un − 1 1
v n+1 − v n = − = = =
3 (u n − 1) u n − 1 3 (u n − 1) 3 (u n − 1) 3
1 1 1 1
La suite (v n ) est une suite arithmétique de raison , de premier terme v 0 = = = .
3 u0 − 1 5 − 1 4
b. Pour tout nombre entier naturel n, exprimer v n puis u n en fonction de n.
1 1 1 1 n 3 + 4n
On sait que v n = v 0 + n × = + × n = + ⇐⇒ v n =
3 4 3 4 3 12
1 1 1 12 12 + 3 + 4n 15 + 4n
Or v n = ⇐⇒ u n − 1 = ⇐⇒ u n = +1 = +1 = ⇐⇒ u n =
un − 1 vn vn 3 + 4n 3 + 4n 3 + 4n
On retrouve ici que les termes de (u n ) sont des rationnels et comme le suggérait les constructions du 1. a.
19 23 9
que u 1 = ; u2 = = 2 ; u 3 = = 1, 8.
7 11 5
c. En déduire la limite de la suite (u n ).
4 + 15
n
Pour n > 0 on peut écrire u n = . On voit facilement que lim u n = 1
4 + n3 n→+∞

³ →−´
E X 2 : ( 4 points ) On considère une droite D munie d’un repère O, ı .
Soit (A n ) la suite de points de la droite D ainsi définie : A 0 est le point O ; A 1 est le point d’abscisse 1 ;
pour tout entier naturel n, le point A n+2 est le milieu du segment [A n A n+1 ].
1. a. Placer sur un dessin la droite D et les points A 0 , A 1 , A 2 , A 3 , A 4 , A 5 et A 6 . On prendra 10 cm comme une unité graphique.

A 0 =O A2 A4 A5 A3 A1
D
0 A6 1

b. Pour tout entier naturel n, on note a n l’abscisse du point A n . Calculer a 2 , a 3 , a 4 , a 5 et a 6 .


a0 + a1
On a a 2 = = 0, 5 , puis a 3 = 0, 75 ; a 4 = 0, 625 ; a 5 = 0,687 5 et a 6 = 0,656 25
2
a n + a n+1
c. Pour tout entier naturel n, justifier l’égalité : a n+2 = .
2
a n + a n+1
Puisque le point A n+2 est le milieu du segment [A n A n+1 ] cela se traduit en abscisses par a n+2 =
2
−−−−−−→ −−−−−−−−→ a n + a n+1
remarque : A n A n+2 = A n+2 A n+1 ⇐⇒ a n+2 −a n = a n+1 −a n+2 ⇐⇒ 2a n+2 = a n +a n+1 ⇐⇒ a n+2 =
2
1
2. Démontrer, par récurrence, que pour tout entier naturel n, a n+1 = − a n + 1.
2
1
– Initialisation : − a 0 + 1 = −0 + 1 = 1 = a 1 . La formule est vraie pour n = 0.
2
N 1
– Hérédité : Supposons qu’il existe n ∈ tel que a n+1 = − a n + 1
2
je suppose la proposition vraie au rang n
Ce qui équivaut à a n = 2 − 2a n+1 .

a n + a n+1 2 − 2a n+1 + a n+1 2 − a n+1 1


Alors a n+2 = = = = 1 − a n+1 alors la proposition est vraie au rang n + 1
2 2 2 2

– Conclusion : la proposition est vraie pour n = 0 , elle est héréditaire

donc par récurrence on a, quel que soit n ∈ , N 1


a n+1 = − a n + 1
2
2
3. Soit (v n ) la suite définie, pour tout entier naturel n, par : v n = a n − .
3
1
Démontrer que (v n ) est une suite géométrique de raison − et déterminer la limite de la suite (v n ), puis celle de la
2
suite (a n ).
µ ¶
2 1 2 1 1 1 2 1
– On a pour tout naturel n , v n+1 = a n+1 − = − an + 1 − = − an + = − an − = − vn .
3 2 3 2 3 2 3 2

N 1
La relation pour tout naturel n ∈ , v n+1 = − v n montre que (v n ) est une suite géométrique de raison −
2
1
2
2 2
et de premier terme v 0 = a 0 − = − .
3 3
N
µ ¶n µ ¶n
1 2 1
– On sait que pour tout naturel n ∈ , v n = v 0 − =− − .
2 3 2
µ ¶n
1 1 2 2
Or −1 < − < 1 ⇒ lim − = 0 donc lim v n = 0 et comme a n = v n + , on a lim a n =
2 n→+∞ 2 n→+∞ 3 n→+∞ 3

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