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Comprendre la rationalité en économie

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Introduction rationalité

La rationalité (des choix individuels, des décisions stratégiques d’une


entreprise, d’un choix de portefeuille par un gestionnaire de fonds, etc.) est
une notion omniprésente en économie et en gestion.
(la notion de rationalité est très large et concerne un ensemble de questions
qui peuvent nous intéresser en éco)
Soit on parle de la rationalité en général soit la rationalité des choses.
Il y a un choix de portefeuille, diversifier les risques pour les clients.
Réfléchir au rôle de la rationalité des décisions prises par les agents
économiques et à leurs conséquences sur les résultats. (la décision est juger
bonne si les résultats obtenus pas loin de ceux espérer)
Étant donné une situation décrite par le théoricien, peut-on considérer le
résultat (des actions rationnelles) comme le meilleur ? peut-on l’évaluer ?
Selon quel critère ?
S’il n’est pas le meilleur résultat, les acteurs ont-ils bien été rationnels ? Peut-
on chercher à améliorer le résultat en créant des incitations pour des choix
meilleurs ?
"rationalité » ? "résultat meilleur"? "situation" (on prend une décision dans une
situation donnée)? De quoi parlons-nous?

Vos références à la rationalité : microéconomie L1.


Le consommateur (l’agent économique en tant qu’il consomme des biens)
maximise son utilité sous contrainte de revenu (ou de dotations) –> peut-on en
déduire quelque chose sur la rationalité ? (le conso consomme des biens et
maximise son utilité en fonction de ses ressources)
Le producteur maximise le profit (pour les propriétaires de l’entreprise) —>
Quel est son intérêt ? Ce profit est-il calculable ? Sur quelles informations
s’appuie le producteur ? (Il est supposé faire des choses pour d’autres
personnes c'est-à-dire les propriétaires d’E. Mais le profit qu’il doit maximiser
est-il calculable ? sur quelle info s’appuyer pour prendre la bonne décision)
Le travailleur offre une certaine quantité de travail en fonction du salaire —> il
tient compte du "loisir" dans sa consommation. Est-ce un bien comme un
autre? Un bien nécessaire pour profiter de sa consommation ? (il offre une
quatité de travail mais a un loisir, le loisir peut etre payer ou non. Il a un
arbitrage entre travail et loisir, selon quelle décision il le fait)
L’investisseur épargne et place de l’épargne pour des revenus futurs —> il
anticipe les flux de dépenses de consommations futures et de travail futur qu’il
devra faire pour en retirer le plus grand bien-être ? Est-il bien capable de cela ?
(il anticipe sur les flux de travail et de conso, il tien compte des efforts qu’il va
faire pour travailler et gagner des revenus et des loisirs qu’il va s’offrir. Il y a-t-il
une fonction intertemporelle qu’on peut concevoir et à partir de laquelle on
peut dire que la décision est rationnelle. Comment on peut anticiper les
souffrances et les peines, son bien être futur dans différentes situations)
Creuser au-delà des hypothèses du cours de microéconomie.
La société dans lequel on vit, on peut être les quatre à la fois conso,
investisseur, producteur, travailleur.

Les actions / comportements des agents qui nous intéressent en premier lieu
sont ceux qui ont une dimension économique s’ils ont des répercussions pour
leur bien-être propre ou celui d’un groupe (beaucoup des actions que l’on fait
ne sont pas sans influences sur d’autres personnes, conséquences sur le bien-
être du groupes de nos actions) : faire des choix pour soi-même, allouer des
ressources, coopérer avec d’autres agents (comment on se comporte comment
on se comporte quand d’autres agents doivent aussi faire des actions ; par
exemple se faire vacciner, payer ses impôts (action que l’on fait soit même
mais qui a conséquences sur la capacité de l’état à produire des biens
publiques), trier ses déchets (effet positif si tout le monde réalise cette action),
etc.).
Mais la réflexion sur la rationalité conduit aussi à réfléchir sur les institutions
qui permettent de faire des choix : les marchés (formes de concurrence,
enchères), les assemblées électives (le vote), les structures hiérarchiques ou
d’autorité (entreprises). (on doit tenir compte de l’environnement
institutionnelle quand la décision est prise, on ne va pas prendre la même
décision si en situation de concurrence, oligopole, monopole. Donc la notion de
rationalité est aussi lié à la notion de forme de marchés) (question de la
rationalité des décions prises en E, comment l’info va circuler. Il y a-t-il des
configurations plus fluctuelles)
Enfin, les décisions prises au nom d’un intérêt collectif peuvent s’analyser pour
leur rationalité : décision de politique publique, recommandation d’un expert.
Exemple décider un confinement. Ce sont des décions prise par la politique
publique et recommandation d’un expert.
Choix rationnel vs routine ? Tenir compte des circonstances. Exemple : Prendre
sa douche avant son petit déjeuner ou son petit déjeuner avant sa douche le
matin est affaire de préférences personnelles. Mais cela peut être le résultat
d’une coordination explicite ou implicite avec les autres occupants d’un lieu de
vie.
Remettre en question une routine peut être perturbant
Une routine on le fait sans y penser et au moment où on commence à y penser
peut être perturbant.
Exemple : le capitaine hadock après la question si dors avec ou sans la
couverture sur sa barbe n’arrive plus à dormir alors que normalement le fait
sans réfléchir
Un grand nombre de choix quotidiens mettent en jeu la question de la
rationalité. Ex. Choix quotidien d’un repas au self-service.
Crème glacée > fruits : Plaisir immédiat > bien-être à long terme.
Choix réfléchi ? Choix fait par ignorance ?
Puis-je choisir la crème glacée en me disant que plus tard je pourrais regretter
ce choix ? (la crème glacée est mauvaise pour la santé trop de fois mais on peut
considéré que le bien être immédiat est plus important)
Ici, rationalité = le fait de faire un choix adapté à son propre bien-être à long
terme (vivre en bonne santé, vivre plus longtemps).
Comment compter le plaisir immédiat, le futur proche, le futur lointain ? Ne
peut-il y avoir plusieurs séries d’actions qui mènent au même résultat (de bien-
être intertemporel) ?
Les agents sont-ils capables de juger si une action / une série d’actions est
meilleure qu’une autre ?
Les agents ont-ils toute l’information qui leur permettrait de prendre une telle
décision sans hésitation ?
Rationalité et motivation
(on ne peut pas parler de rationalité sans parler de motivation qui fait que sur
un plus ou moins long terme on va être concentrer sur un objectif)
On voit déjà un élément important : il n’est pas possible de parler de rationalité
sans se rapporter à une motivation, à un objectif proche ou lointain qui donne
du sens à un choix plutôt qu’à un autre, tel qu’on pourra dire que ce choix est
meilleur qu’un autre ou le meilleur parmi tous les choix possibles. En
psychologie, motivation = processus qui permet de déclencher ou de maintenir
une conduite. –> Deux questions.
Première question : cette motivation peut-elle être autre chose qu’un objectif
personnel ? Est-ce que je peux vouloir agir simplement par conformité à une
norme, au nom d’une valeur, d’une tradition, d’une habitude culturelle ?
On pourrait dire que la rigidité de la coutume ou de la tradition peut conduire à
des actions qui ne sont pas toujours les meilleures, compte tenu des
contraintes et de leurs effets possibles sur le bien-être, mais qu’on peut parfois
les « rationaliser » en disant que l’objectif, la fin suivie par la personne qui suit
une tradition, une coutume, un rituel—une visée spirituelle, une croyance—
donne un sens à ces actions, procure aux agents une satisfaction liée à cette
croyance ou au fait de la partager avec d’autres
( ex. marcher sur des braises pour certains Hindouistes; le rituel du bain dans
l’eau glacée à l’épiphanie pour les Orthodoxes.
Seconde question : avons-nous toujours un seul objectif final bien construit,
bien pesé et représenté, réalisable (qui ne consomme pas plus de ressources
que nous n’en disposons), à partir duquel former tout un ensemble d’objectifs
intermédiaires et encore d’autres qui précèdent ?
Ou bien cet objectif final—notre conception de ce qu’est une vie bonne, ou la
vie que nous souhaitons mener—est-il construit en partie par le hasard de nos
expériences, donc changeant, jamais stabilisé, soumis à des revirements
complets parfois ?
Et même, n’est-il pas rationnel de vouloir qu’il en soit ainsi afin de profiter
d’occasions que nous offrent les circonstances et de connaissances nouvelles
acquises ? Problème du libre arbitre et du déterminisme. (Est-il rationnel de
profiter des occasions pour affiner nos choix ?)
Une connaissance parfaite des possibilités futures nous enfermerait dans une
vie sans incertitude. (si pas d’incertitudes alors vie sous la courbe
déterminisme et non choix)
(Valorise idée de choisir maintenant se que l’on veut être plus tard et de se
contraindre maintenant pour cet objectif)
C’est une contradiction de poser que je choisis librement un objectif ultime et
que je refuse en même temps librement de modifier cet objectif au cours de sa
réalisation
C’est donc aussi que l’objectif final n’est pas si bien connu que cela.
Vous devez réviser un examen qui a lieu dans deux jours, on vous propose une
sortie qui vous empêcherait de réviser et conduirait avec presque certitude à
rater l’examen. Vous vous dites : je n’ai pas le choix. Mais cet examen n’est que
l’aboutissement d’un processus : choix d’étude, inscription, suivi de cours, d’un
programme, pendant lequel vous avez conforté votre choix, évalué sa
faisabilité ; vous auriez pu renoncer pour aller faire autre chose. Donc cette
décision de ne pas sortir est un choix lié à d’autres qui précèdent et qui pris
ensemble reflètent une liberté de choix et une liberté de changer de but. Le
chemin parcouru vous donne aussi une information sur ce que pourrait coûter
un autre choix (recommencer à zéro). Le fait d’abandonner un objectif peut
donner lieu à une rationalisation ex post (ex. Le renard et les raisins)
LES LIMITES COGNITIVES DE LA RATIONALITE
Connaissance précise de tous les états futurs dans lesquels nous pourrions
nous trouver dans toutes les circonstances possibles est hors de portée.
Limites du traitement des informations. Nous sommes des êtres limités d’un
point de vu Du traitement de l’info. L’individu va forcément simplifier info et
connaissance
Incertitude –> probabilités ? Toute décision est soumise à un principe
d’incertitude. La probabilité de quelque chose peut être faible. L’incertitude on
a envi de la transformer en probabilité.
Incomplétude : il y a plein d’info qu’on voudrait savoir pour se former une idée
Solution pour parler de rationalité : traiter d’objectifs plus modestes que d’un
choix de vie, des objectifs à court terme ou très court terme par exemple
(combien d’heures par semaine de travail salarié, quel partage entre dépenses
alimentaires et culturelles, quel panier de biens acheter au supermarché en
fonction des prix, comment comparer différents produits dans un rayon, quel
processus de décision mettre en place dans une entreprise, etc.) alors l’objectif
poursuivi par des agents est mieux délimité, on voit mieux les facteurs qui
peuvent l’influencer, on peut chercher à théoriser les comportements
individuels, soit isolés, soit au sein d’un groupe, soit les décisions prises au nom
du groupe.
USAGE DE LA RATIONALITE EN SCIENCE SOCIALE
(si on suppose que les agentes sont rationnelles alors on suppose que certains
comportements ne peuvent pas se produire)
Les économistes, les spécialistes de management ou de ressources humaines,
les psychologues, les sociologues, les théoriciens de la décision (decision
theorists), les philosophes s’intéressent à ces questions de rationalité, avec
l’idée que les individus cherchent en général à adopter des comportements
cohérents dans l’ensemble, même si les critères de cohérence et goûts ne sont
pas connus. Cette cohérence permettrait de garantir la prévisibilité, donc la
possibilité d’anticiper l’effet de certains changements dans l’environnement :
changement de prix (ou changement dans l’équilibre d’un marché),
changement légal, changement de règles ou de processus dans une entreprise,
changement d’environnement, etc. (on essaye de comprendre comment vont
réagir les agents à un changement de leurs environnements)
Définition provisoire : une action ou une série d’action est rationnelle si elle est
bien adaptée à un but, si l’agent met en œuvre les moyens adaptés aux fins
qu’il poursuit en tenant compte des caractéristiques de son environnement.
Définition assez large pour s’adapter à différentes situations : celles dans
lesquelles l’environnement est connu, celles dans lesquelles l’environnement
est incertain ou risqué, celles dans lesquelles l’environnement dépend des
actions d’autres agents.
Comment qualifier quelqu’un qui ne se comporte pas rationnellement ? Dira-t-
on qu’il est irrationnel ? non rationnel ? Irrationnel a une connotation négative
(normative : ce n’est pas bien d’être irrationnel).
On passe sans degrés de la rationalité à la non rationalité ? Il peut y avoir
plusieurs causes d’irrationalité.
Il peut arriver qu’un comportement apparaisse irrationnel à un observateur
simplement parce que celui-ci a mal conçu le système de référence utilisé par
l’agent observé ou le but qu’il poursuit.
Être rationnel peut être coûteux (en monnaie, en effort psychologique)
L’effet de cadrage : conseil sanitaire
Le sondage "Conseil sanitaire" auquel vous avez répondu sur l’EPI est inspiré
d’une expérience célèbre de deux psychologues qui se sont intéressés de très
près à la théorie économique du choix rationnel, Daniel Kahneman et Amos
Tversky (1981, "The Framing of Decisions and the Psychology of Choice")
Framing : cadrage est on influencer par la manière dont le résultat est
présenter. Effet sur la manière dont on va analyser une situation.
–> Exemple d’une maladie en provenance d’Asie qui doit tuer 600 personnes ;
deux programmes de lutte présentés de manière différente. Exemple adapté
avec les mêmes proportions et le même cadrage.
Imaginez que la France se prépare à l’arrivée d’une maladie en provenance de
Russie, supposée tuer 600 000 personnes si rien n’est fait. Deux traitements
sont disponibles.
Premier groupe
 Si le programme de traitement A est adopté, 200 000 malades
seront sauvés.
 Si le programme de traitement B est adopté, il y a 1 chance sur 3
que tous les malades soient sauvés et 2 chances sur 3 qu’aucun
des 600 000 malades ne survive.
Deuxième groupe
 Si le programme de traitement T1 est adopté, 400 000 malades
mourront.
 Si le programme de traitement T2 est adopté, il y a 1 chance sur 3
qu’aucun malade ne meure et 2 chances sur 3 que les 600 000 malades
meurent.
Lequel des deux programmes choisissez-vous ?
Résultats de K &T A : 72 % B : 28% T1 : 22 % T2 : 78% Résultats "Conseil
sanitaire" A 14h A : 90 % B : 10 % T1 : 44 % T2 = 56 %
Commentaire
Présenter soit en fonction des survivants soit en fonction de ceux qui meurent.
Le fait que le résultat a changé se traduit par un effet de cadrage. Notre
décision peut etre manipuler.

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