Département Technologies de l’Informatique
Support de cours
Architecture des ordinateurs
Classes : L1-INFO
Enseignant : SAADAOUI Abdelkader
Année universitaire : 2012/2013
Support de cours : Architecture des ordinateurs
Chapitre 1 :
Les Composants de base d’un
ordinateur
Abdelkader SAADAOUI -2- ISET Radès
Support de cours : Architecture des ordinateurs
Chapitre 1 : Les Composants de base d’un ordinateur
Objectifs : Connaître les caractéristiques des composants de base d’un ordinateur.
1) Introduction :
Un ordinateur un ensemble de composants électroniques destinée à stocker des données et
à les traiter pour les transformer et les restituer sur écran ou sur imprimante.
Un ordinateur est composé de deux parties :
Matériels (hardware) pour désigner les composants électroniques de
l’ordinateur.
Logiciels (software) pour désigner les applications et les systèmes
d’exploitation.
2) Architecture d’un ordinateur
L’origine de cette architecture est l’idée de Von Neumann en 1945. Un ordinateur est
composé d’une unité centrale et de périphériques.
3) Historique
Ordinateur entre 1940 et 1950 (Calculateur) :
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Ordinateur entre 1970 et 1990 :
Ordinateur entre 2000 et 2013 :
4) Les périphériques :
Les périphériques sont les organes externes d’un ordinateur, ils permettent le dialogue
entre l’utilisateur et la machine. Chaque périphérique peut faire entrer ou recevoir des
informations sous une forme précise (texte, image, son, …). On distingue 3 types : les
périphériques d’entrée (PE), les périphériques de sortie (PS) et les périphériques
d’entrée/sortie (PE/S).
a) Les périphériques d’entrée :
Le clavier
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La souris
Le scanner
La webcam
Le microphone
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Le lecteur de code à barre
La manette de jeux
b) Les périphériques de sortie :
L’écran (le moniteur)
L’imprimante
Les haut-parleur
Le vidéo projecteur
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c) Les périphériques d’entrée/sortie
Les supports de stockage d’informations
Le modem, le routeur, le concentrateur, ….
5) Le boîtier
Le boîtier de l'ordinateur est le squelette métallique abritant ses différents composants
internes. Les éléments de choix principaux d'un boîtier sont : sa forme et sa couleur, ses
dimensions, le nombre d'emplacements pour des lecteurs, son alimentation…
Les boîtiers sont fournis, généralement, avec un bloc d'alimentation. Le boîtier doit
assurer la ventilation des éléments de l'ordinateur qui peuvent atteindre des températures
élevées.
6) Le bloc d’alimentation
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Le bloc d’alimentation (en anglais power supply) permet de fournir des tensions
continues (+12V, +5V, +3.3V, 0V, -5V, -12V) à l’ensemble des composants de
l’ordinateur à partir de la tension délivrée par le secteur. Il possède un commutateur
permettant de choisir le type de tension à délivrer (230V à 50Hz ou 110V à 60Hz). Il
donne une puissance entre 350 et 450 Watts.
Le bloc d’alimentation contient un ventilateur pour éviter la surchauffe de ses
composants. Ne jamais bloquer ou couvrir l’ouverture du ventilateur. L’ATX est le type
d’alimentation le plus courant. Il possède un connecteur P1 de 20 broches avec
détrompeur pour l’alimentation de la carte mère et différents connecteurs pour les autres
éléments (disque dur, …).
Pour tester un bloc d’alimentation sans carte mère, il faut relier les deux connecteurs
(PS_ON et COM) avec un trombone plié ou autre objet métallique.
7) La carte mère
La carte mère ou « mainboard » est l'élément constitutif principal de l'ordinateur. Elle
prend la forme d'un grand circuit imprimé. La carte mère est le socle permettant la
connexion de l'ensemble des éléments essentiels de l'ordinateur.
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8) Montage d’une unité centrale
Le montage d’une unité centrale peut être représenté par la figure suivante.
9) Conclusion
L’ordinateur est un équipement qui a supporté des améliorations énormes et qui est
essentiel dans tous les domaines.
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Chapitre 2 :
Les composants de la carte mère
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Chapitre 2 : Les composants de la carte mère
Objectifs : Connaître les caractéristiques des différents composants de la carte mère tel que le
processeur, les mémoires, le chipset, les connecteurs, etc.
1) Introduction
La carte mère ou « motherboard » est l'élément constitutif principal de l'ordinateur.
Elle prend la forme d'un grand circuit imprimé. Elle possède des connecteurs pour les
cartes d'extension, les barrettes de mémoires, le processeur, etc. La carte mère est le socle
permettant la connexion de l'ensemble des éléments essentiels de l'ordinateur.
2) Le processeur
Le processeur, microprocesseur ou CPU (Central Processing Unit soit Unité Centrale
de Traitement) est le cerveau de l’ordinateur. Il permet de manipuler des informations
numériques, c’est-à-dire des informations codées sous forme binaire, et d’exécuter les
instructions stockées en mémoire vive. Il se présente sous forme d'un circuit électronique
qui peut compter des millions de transistors.
Il est caractérisé par sa fréquence qui se mesure en Hertz, c'est-à-dire la cadence à
laquelle il exécute les instructions (Le nombre d’instructions qu’il capable de traiter par
seconde). Il est cadencé au rythme de l’horloge temps réel (RTC). L’indicateur appelé CPI
(Cycles Par Instruction) permet de représenter le nombre moyen de cycle d’horloge
nécessaire à l’exécution d’une instruction sur un microprocesseur. L’unité utilisée est le
MIPS (Millions d’instructions par seconde).
Exemple : un processeur cadencé à 600 Mhz effectuera 600 millions d'opérations par
seconde.
a) Historique du processeur :
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Le 1er microprocesseur (Intel 4004) a été inventé en 1971. Il s’agissait d’une unité de
calcul de 4 bits, cadencé à 108 khz. En 2008, Intel a inventé le microprocesseur intel Core
i7 qui contient 771 millions de transistors avec une finesse de gravure de 45 nm (10-9
mètre). Sa Mémoire cache est de 8 Mo, sa fréquence est de 3.06 Ghz (i7 880) et il contient
8 coeurs logiques / 4 coeurs physiques.
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b) Technologies du processeur :
Les microprocesseurs (MP) ont deux technologies : CISC et RISC.
CISC (Complex Instruction Set Computer) : beaucoup de transistors, sur
chauffage, prix bas, traitement séquentiel (Intel Pentium4).
RISC (Reduced Instruction Set Computer) : moins de transistors, commandes
simples et rapides, traitement parallèle (Motorola Power PC).
c) Instructions du processeur :
Une instruction est l'opération élémentaire que le processeur peut accomplir. Les
instructions sont divisées en 4 catégories:
Accès à la mémoire : des accès à la mémoire ou transferts de données entre
registres.
Opérations arithmétiques : opérations telles que les additions, soustractions,
divisions ou multiplication.
Opérations logiques : opérations ET, OU, NON, NON exclusif, etc.
Contrôle : contrôles de séquence, branchements conditionnels, etc.
d) Registres du processeur :
Lorsque le processeur exécute des instructions, les données sont temporairement
stockées dans de petites mémoires rapides de 8, 16, 32 ou 64 bits que l'on appelle
registres. Suivant le type de processeur le nombre global de registres peut varier d'une
dizaine à plusieurs centaines. Les registres principaux sont :
le registre accumulateur (ACC), stockant les résultats des opérations arithmétiques
et logiques.
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le registre d'état (PSW, Processor Status Word), permettant de stocker des
indicateurs sur l'état du système (retenue, dépassement, etc).
le registre instruction (RI), contenant l'instruction en cours de traitement.
le compteur ordinal (CO ou PC pour Program Counter), contenant l'adresse de la
prochaine instruction à traiter.
le registre tampon, stockant temporairement une donnée provenant de la mémoire.
e) Unités fonctionnelles du processeur
Le processeur est constitué d'un ensemble d'unités fonctionnelles.
une unité d'instruction (ou unité de commande) qui lit les données arrivant, les décode
puis les envoie à l'unité d'exécution. Elle contient :
le séquenceur : chargé de synchronisé l’exécution des instructions au rythme
d’une horloge.
le compteur ordinal : contenant l’adresse de l’instruction en cours.
le registre d’instruction : contenant l’instruction suivante.
Une unité d'exécution (ou unité de traitement), qui accomplit les tâches que lui a
données l'unité d'instruction. Elle Contient:
l'unité arithmétique et logique (UAL) : assure les fonctions basiques de calcul
arithmétique et les opérations logiques.
l'unité de virgule flottante (FPU) : accomplit les calculs complexes non entiers
que ne peut réaliser l’UAL.
le registre d'état .
le registre accumulateur.
Une unité de gestion des bus (ou unité d'entrées-sorties): gère les flux d'informations
entrant et sortant, en interface avec la mémoire vive
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f) Mémoire cache du processeur
La mémoire cache (ou mémoire tampon) est une mémoire rapide permettant de réduire
les délais d'attente des informations stockées en mémoire vive. La mémoire vive de
l'ordinateur possède une vitesse bien moins importante que le processeur. La solution
consiste donc à inclure ce type de mémoire rapide à proximité du processeur et d'y stocker
temporairement les principales données devant être traitées par le processeur.
g) Critères de choix du processeur
Un microprocesseur est caractérisé par :
Son fabriquant : 2 fabricants se partage le marché des processeurs pour les PC qui
sont Intel et AMD (Advanced Micro Devices).
Sa famille et son numéro : Chaque fabriquant possède différents types de
processeurs suivant les applications. Chez Intel, on retrouve les modèles Celeron,
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Pentium Dual Core, Core i7. Chez AMD les modèles sont Sempron, Athlon,
Turion.
Sa fréquence : C’est le nombre de calculs simples que le CPU peut effectuer en
une secondes. Elle est exprimée en Hertz (Hz). Plus cette fréquence est élevée,
plus le processeur est rapide.
Son socket (réceptacle de processeur) : Le socket détermine la forme de la
connectique entre le processeur et la carte mère. Pour fonctionner, le processeur et
la carte mère doivent avoir le même socket. Intel utilise principalement le socket
LGA 775 (Core 2 Duo, Core 2 Quad et Pentium 4) et LGA 1155 (Core i3, i5 et i7).
AMD utilise principalement le socket M2 (Athlon 64), M3 (AMD Phenom II) et
M3+ (AMD FX).
Sa mémoire cache : Elle permet au processeur de stocker des données dont il a
souvent besoin plutôt que d’aller les rechercher dans la mémoire vive. Il y a trois
niveaux de cache notée L1, L2 et L3. En général, c’est la valeur du cache L2 qui
est donnée.
Sa fréquence du Front Side Bus (FSB) : Un bus relie le processeur au reste de la
carte mère pour communiquer. Plus sa fréquence est élevée, plus la machine est
performante.
Exemple:
Intel Pentium 4 3.2 GHz LGA775 FSB800 HT L2 – 2MB
Technologie : Intel Pentium 4
Fréquence d’horloge : 3.2 GHz
Socket : LGA775
Mémoire cache : L2 – 2MB
Fréquence FSB : 800 MHz
h) Ventilateur ou ventirad du processeur :
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Les processeurs ont un système de refroidissement dédié. Ce refroidissement et
indispensable. Un mauvais refroidissement peut entraîner des erreurs et des
ralentissements qui vont redémarrer la machine. Une absence de refroidissement peut faire
brûler le processeur ou le faire exploser. Un bon refroidissement prolonge la durée de vie
d’un processeur.
3) Les mémoires
On appelle « mémoire » tout composant électronique capable de d’enregistrer, de
conserver et de restituer des informations (stocker des données). C’est un circuit à semi-
conducteur. On distingue ainsi deux grandes catégories de mémoires :
La mémoire centrale : permet de mémoriser temporairement les données lors de
l'exécution des programmes. Elle est aussi appelée mémoire vive.
La mémoire de masse : permet de stocker des informations à long terme, y compris
lors de l'arrêt de l'ordinateur. Elle correspond aux dispositifs de stockage
magnétiques (disque dur), dispositifs de stockage optique (CD/DVD ROM) et
mémoires mortes.
Les principales caractéristiques d'une mémoire sont :
La capacité : représentant le volume global d'informations que la mémoire peut
stocker. Elle s'exprime en octet (8 bits).
Le temps d'accès : correspondant à l'intervalle de temps entre la demande de
lecture/écriture et la disponibilité de la donnée.
Le temps de cycle : représentant l'intervalle de temps minimum entre deux accès
successifs.
Le débit : définissant le volume d'information échangé par unité de temps, exprimé en
bits par seconde.
La non volatilité : caractérisant l'aptitude d'une mémoire à conserver les données
lorsqu'elle n'est plus alimentée électriquement.
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a) La mémoire vive
La mémoire vive est appelée RAM (Random Access Memory). C’est la mémoire
principale du système. Elle permet de stocker de manière temporaire des données lors de
l'exécution d'un programme. La mémoire vive est volatile : elle permet uniquement de
stocker des données tant qu'elle est alimentée électriquement. Chaque fois que l'ordinateur
est éteint, toutes les données présentes en mémoire sont irrémédiablement effacées.
La mémoire vive est constituée de centaines de milliers de petits condensateurs
emmagasinant des charges. Lorsqu'il est chargé, l'état logique du condensateur est égal à
1, dans le cas contraire il est à 0. Chaque condensateur représente un bit de la mémoire.
Les condensateurs sont rechargés (rafraîchis) à un intervalle de temps régulier appelé
cycle de rafraîchissement. (exemple : les mémoires DRAM nécessitent des cycles de
rafraîchissement de 15 ns). Chaque condensateur est couplé à un transistor permettant de «
récupérer » ou de modifier l'état du condensateur.
Ces transistors sont rangés sous forme de tableau (matrice), c'est-à-dire que l'on accède
à une case mémoire (aussi appelée point mémoire) par une ligne et une colonne. Chaque
case mémoire est caractérisée par une adresse, correspondant à un numéro de ligne et un
numéro de colonne. Cet accès n'est pas instantané et s'effectue pendant un délai appelé
temps de latence. Le temps l'accès à une donnée en mémoire est égal : au temps de cycle
auquel il faut ajouter le temps de latence.
Sur un ordinateur, le temps de cycle correspond à l'inverse de la fréquence de l'horloge,
par exemple pour un ordinateur cadencé à 200 MHz, le temps de cycle est de 5 ns
(1/(200*106)).
Exemple : Pour une mémoire de type DRAM, le temps d'accès est de 60 nanosecondes
(35ns de délai de cycle et 25 ns de temps de latence).
Abdelkader SAADAOUI - 19 - ISET Radès
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Il existe de nombreux types de mémoires vives qui se présentent toutes sous la forme
de barrettes de mémoire enfichables sur la carte-mère.
La DRAM (Dynamic RAM, RAM dynamique) est le type de mémoire le plus
répandu vers les années 1980 (sous forme de matrice). Ce sont des mémoires dont le
temps d'accès est de 60 ns (35ns de délai de cycle et 25 ns de temps de latence).
Avec la DRAM, les accès mémoire se font généralement sur des données rangées
consécutivement en mémoire.
La SDRAM (Synchronous DRAM), apparue en 1997, permet une lecture des
données synchronisée avec le bus de la carte-mère, contrairement à la DRAM qui
possède sa propre horloge. La SDRAM permet de s'affranchir des temps d'attente
dus à la synchronisation avec la carte mère. Elle permet d'obtenir un gain de 3 cycles
par rapport à la DRAM. Elle est capable de fonctionner avec une cadence allant
jusqu'à 150 Mhz, lui permettant d'obtenir des temps d'accès d'environ 10 ns.
La DDR-SDRAM (Double Data Rate SDRAM) est basée sur la technologie
SDRAM permettant de doubler le taux de transfert de la SDRAM à fréquence égale.
Elle est utilisée pour les PC de génération Pentium III et Pentium 4. Les mémoires
DRAM standard utilisent une méthode appelée SDR (Single Data Rate) consistant à
lire ou à écrire une donnée à chaque front montant. La DDR permet de doubler la
fréquence des lectures/écritures, avec une horloge cadencée à la même fréquence, en
envoyant les données à chaque front montant et à chaque front descendant.
La mémoire DDR2 permet d'atteindre des débits deux fois plus élevés que la DDR à
fréquence externe égale. La mémoire DDR2 utilise en effet deux canaux séparés
pour la lecture et pour l'écriture, si bien qu'elle est capable d'envoyer ou de recevoir
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deux fois plus de données que la DDR. La DDR2 possède un plus grand nombre de
connecteurs que la DDR classique (240 contre 184 pour la DDR).
La DDR3-SDRAM (Double Data Rate three SDRAM), apparue en 2007, est la 3ème
génération de la technologie DDR. La DDR3 fournit un débit deux fois plus
important que la DDR2. Elle permet d'atteindre un débit de 6.4 GB/s pour la DDR3-
800, de 10.7 GB/S pour de la DDR3-1333 et de 17 GB/S pour de la DDR3-2133.
Les barrettes DDR3 ont 240 connecteurs comme les DDR2 mais ne sont absolument
pas compatibles (des détrompeurs empêchent l'insertion).
b) La mémoire morte
La ROM (Read Only Memory ou mémoire en lecture seule) est appelée mémoire
morte, ou mémoire non volatile car elle ne s'efface pas lors de la mise hors tension du
système. Ce type de mémoire permet notamment de conserver les données nécessaires au
démarrage de l'ordinateur. Étant donné que les ROM sont beaucoup plus lentes que les
RAM (une ROM a un temps d'accès de l'ordre de 150 ns tandis qu'une mémoire de type
SDRAM a un temps d'accès d'environ 10 ns), les instructions contenues dans la ROM sont
parfois copiées en RAM au démarrage, on parle alors de shadowing (ombrage).
Il existe différents types de mémoires mortes :
ROM : Les premières ROM étaient fabriquées à l'aide d'un procédé inscrivant
directement les données binaires dans une plaque de silicium grâce à un
masque. Ce procédé est maintenant obsolète.
PROM (Programmable Read Only Memory) : Elles ont été mises au point à la
fin des années 70 par la firme Texas Instruments. Ces mémoires sont des puces
constituées de milliers de diodes (ou de fusibles) pouvant être "grillés" grâce à
Abdelkader SAADAOUI - 21 - ISET Radès
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un appareil appelé « programmateur de ROM », appliquant une forte tension
(12V) aux cases mémoire devant être marquées. Les diodes ainsi grillés
correspondent à des 0, les autres à des 1.
EPROM (Erasable Programmable Read Only Memory): Elles sont des PROM
pouvant être effacées. Ces puces possèdent une vitre permettant de laisser
passer des rayons ultra-violets. Lorsque la puce est en présence de rayons ultra-
violets d'une certaine longueur d'onde, les fusibles sont reconstitués, c'est-à-
dire que tous les bits de la mémoire sont à nouveau à 1.
EEPROM (Electrically Erasable Read Only Memory) : Elles sont aussi des
PROM effaçables, mais contrairement aux EPROM, celles-ci peuvent être
effacées par un simple courant électrique, c'est-à-dire qu'elles peuvent être
effacées même lorsqu'elles sont en position dans l'ordinateur.
ROM Flash ou Flash EPROM : Contrairement aux EEPROM classiques,
utilisant 2 à 3 transistors par bit à mémoriser, la Flash EPROM utilise un seul
transistor. La densité de la mémoire Flash est plus importante, ce qui permet la
réalisation de puces contenant plusieurs centaines de Mégaoctets. Ainsi, les
EEPROM sont de préférence utilisées pour la mémorisation de données de
configuration et la mémoire Flash pour du code programmable (programmes
informatiques).
Remarque :
Le flashage est l'action consistant à reprogrammer une EEPROM (flashage du BIOS).
4) Le BIOS
Le BIOS (Basic Input/Output System) est le programme basique servant d'interface entre
le système d'exploitation et la carte mère. Le BIOS est le premier programme qui s'exécute
sur un ordinateur. Il est contenu dans une mémoire morte (EEPROM ou Flash-EPROM)
située sur la carte mère. Tous les paramètres (données) du BIOS sont stockés dans le CMOS
pour connaître la configuration matérielle du système.
La majorité des BIOS ont un « setup » (programme de configuration) qui permet de
modifier la configuration basique du système. Lorsque tous les tests ont été effectués, le BIOS
affiche un message invitant l'utilisateur à appuyer sur une ou plusieurs touches afin d'entrer
dans le setup du BIOS (F2, F10, DEL …).
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Les fonctions du BIOS sont les suivantes :
Il s'identifie à l'écran (Marque, version …)
Il vérifie les données de la mémoire CMOS
Il effectue un autotest des composants: processeur, mémoire, clavier …
Il identifie les périphériques connectés
Il initialise tous les périphériques
Il gère et signale les erreurs (à l’écran et/ou par des séries de BIP)
Il affiche les différentes opérations en cours
Il gère l’accès de l’utilisateur à ses propres paramètres
Il lance le programme situé sur la première unité bootable
Une fois le SE lancé, il assure les fonctions d'interface avec le matériel.
Le BIOS est écrit en code machine et a généralement été développé en langage
assembleur par le fabricant de la carte mère. Dans certains cas, il est nécessaire de mettre à
jour le Bios (correction de bugs, gestion de nouveaux périphériques …). Cette possibilité
s'appelle flasher le Bios. Elle n'est possible que sur des Bios contenu dans des boîtiers
réinscriptibles. Cette opération est délicate et peut détruire celui-ci.
Il existe de nombreux BIOS dans chaque machine :
Le BIOS de la carte mère
Le BIOS qui contrôle le clavier
Le BIOS de la carte vidéo
Le BIOS de contrôleurs SCSI qui permettent de booter sur le périphérique SCSI
Le BIOS de cartes réseau qui permettent de booter sur le réseau
5) Le CMOS
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Le CMOS (Complementary Metal-Oxyde Semiconductor, parfois appelé BIOS
CMOS) est un circuit électronique qui conserve des informations sur le système, telles que
l'heure et la date système. Le CMOS est une mémoire qui contient aussi des informations
sur le matériel installé dans l'ordinateur (comme par exemple le nombre de pistes, de
secteurs de chaque disque dur).
Il peut être nécessaire dans certains cas d'effacer la mémoire Cmos (perte de mot de
passe, mémoire altérée, changement de configuration désastreux …). Dans ce cas, il
faut lire attentivement la notice du constructeur.
6) La Pile du CMOS
Le CMOS est continuellement alimenté par une pile ou une batterie située sur la carte
mère. Le CMOS est une mémoire lente, mais elle consomme en revanche infiniment
moins d'énergie d’où son alimentation par des piles. Lorsque l'heure du système est
régulièrement réinitialisée, il faut changer la pile.
7) L’horloge temps réel (RTC)
L'horloge temps réel (notée RTC : Real Time Clock) est un circuit chargé de la
synchronisation des signaux du système. Elle est constituée d'un cristal qui, en vibrant,
donne des impulsions (appelés tops d'horloge) afin de cadencer le système. On appelle
fréquence de l'horloge (appelée également cycle) le nombre de vibrations du cristal par
seconde, c'est-à-dire le nombre de tops d'horloge émis par seconde. La fréquence
d'horloge s'exprime en Hertz (Hz). Ainsi, un ordinateur à 200 MHz possède une horloge
envoyant 200 000 000 de battements par seconde.
8) Le chipset
Le chipset (jeu de circuits) est un circuit électronique chargé de coordonner les
échanges de données entre les divers composants de l'ordinateur (processeur, mémoire...).
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C’est un circuit qui contrôle la majorité des ressources (interface de bus du processeur,
mémoire cache et mémoire vive, slots d'extension,...). Il est important de choisir une carte-
mère embarquant un chipset récent afin de garantir au PC un maximum de chance de
pouvoir évoluer.
Certains chipsets intègrent parfois une puce graphique audio, réseau, etc. Ce qui
signifie qu'il n'est pas nécessaire d'installer une carte graphique, une carte son, une carte
réseau. Pour installer des cartes d'extension de meilleure qualité dans les emplacements
prévus à cet effet ; il est suffisant de mettre en place une carte d'extension pour désactiver
la carte intégrée.
Les chipsets sont souvent composés de 2 puces northbridge et southbridge reliées entre
elles et ayant chacune leurs fonctions. Les constructeurs comme Intel nomment ces puces
MCH et ICH, Nvidia SPP et MCP. Les chipsets plus anciens peuvent porter d’autres noms
et étaient d’ailleurs composés d’une seule puce (Nforce3, nForce4...). Les nombreuses
appellations indiquent les couples de chipsets tels i865pe/ICH5-R, P965/ICH8-R, VIA
K8M890/VT8237A.
a) Le NorthBridge
Le NorthBridge (Pont Nord ou Northern Bridrge, appelé également contrôleur
mémoire) est chargé de contrôler les échanges entre le processeur, la mémoire vive et le
port AGP ou PCI Express. Le NorthBridge est situé géographiquement proche du
processeur. Le NorthBridge est parfois appelé GMCH pour Graphic and Memory
Controller Hub.
b) Le SouthBridge
Le SouthBridge (Pont Sud ou Southern Bridrge, appelé également contrôleur d’entrée
sortie ou contrôleur d’extension) gère la communication avec les périphériques
d’entrée/sortie et le NorthBridge. Le SouthBridge est appelé ICH pour Input/Output
Controller Hub.
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9) Les connecteurs
Dans une carte mère, il existe différents types de connecteurs :
les connecteurs de mémoire de masse (disque dur, lecteur DVD, etc).
les connecteurs d’extension (carte réseau, carte graphique, etc).
les connecteurs d’entrée/sortie.
les connecteurs de mémoire vive (DDR2-SDRAM, DDR3-SDRAM, etc).
le connecteur d’alimentation de la carte mère.
le connecteur d’alimentation du processeur.
a) Les connecteurs IDE et SATA
Les connecteur IDE et Serial ATA sont utilisés pour la connexion de périphériques de
stockage comme les disques durs, les lecteurs disquette et les lecteurs de disques optiques.
La connexion IDE (Integrated Drive Electronics) s’appuie sur le standard ATA
(Advanced Technology Attachment). La norme ATA permet de relier des périphériques
de stockage directement à la carte mère grâce à une nappe IDE (en anglais ribbon cable)
généralement composée de 40 fils parallèles et de trois (ou deux) connecteurs. Elle utilise
un mode de transmission en parallèle. Le mode de transmission en parallèle n’est pas
prévu pour supporter des fréquences élevées en raison des problèmes liés aux
interférences électromagnétiques entre les différents fils. Les anciennes cartes mères sont
souvent équipées de 2, voire 4 connecteurs IDE. Aujourd’hui, on ne trouve qu’un seul
connecteur IDE à cause de l’obsolescence de ce standard.
Les connecteurs Serial ATA (SATA) sont apparus en février 2003 afin de pallier les
limitations des connecteurs IDE. Les cartes mères actuelles sont équipées, généralement,
de 4 connecteurs SATA. Le standard Serial ATA est basé sur une communication en série.
Une voie de données est utilisée pour transmettre les données et une autre voie sert à la
transmission d'accusés de réception. Le câble utilisé par le Serial ATA est un câble rond
composé de sept fils et terminé par un connecteur de 8 mm. Trois fils servent à la masse et
les deux paires servent à la transmission de données.
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b) Les connecteurs d’extension
Les connecteurs d’extension (appelés slots) sont des réceptacles pouvant accueillir des
cartes d’extension. Ces cartes sont utilisées pour ajouter des fonctionnalités ou augmenter
la performance d’un ordinateur (une carte graphique peut être ajoutée pour améliorer la
qualité d’affichage). Ces connecteurs sont appelés connecteurs ISA, PCI, AGP (carte
graphique) et PCI Express.
Le connecteur ISA (Industry Standard Architecture) est utilisé à partir de 1984,
il permet de connecter des cartes d’extension tel que la carte réseau, la carte
graphique et la carte son. C’est un bus d’extension de largeur 8 bits. Il permet
de communiquer directement avec les autres périphériques sans passer par le
processeur.
Le connecteur PCI (Peripheral Component Interconnect) est apparu en 1994. Il
est beaucoup plus rapides que les cartes ISA et fonctionne en 32 bits (au
moins). Les connecteurs PCI sont généralement présents sur les cartes mères
au nombre de 3 ou 4 au minimum. Ils sont reconnaissables par leur couleur
blanche (normalisée). L'interface PCI existe en 32 bits, avec un connecteur de
124 broches, ou en 64 bits, avec un connecteur de 188 broches. Pour assurer sa
mise en place dans un connecteur PCI, la carte PCI contient un détrompeur.
L’un des intérêts du bus PCI est que deux cartes PCI peuvent dialoguer entre
elles sans passer par le processeur.
Le connecteur AGP (Accelerated Graphics Port ou Port Graphique Accéléré)
est apparu en 1997. Il permet de connecter des cartes graphiques. Ce standard
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de bus local permet de s’affranchir du bus PCI qui est trop lent pour l’affichage
en 3D (il assure seulement une vitesse de 132 Mo/s). Le bus AGP se décline en
plusieurs versions (1X, 2X, 4X et 8X) permettant d’obtenir des débits compris
entre 250 Mo/s et 2 Go/s.
Le connecteur PCI Express (Peripheral Component Interconnect Express) est
apparu en 2002. Contrairement au bus PCI, qui fonctionne en interface
parallèle, le bus PCI Express fonctionne en interface série ce qui lui permet
d’obtenir une bande passante beaucoup plus élevée.
c) Les connecteurs d’entrée/sortie
La carte mère possède un certain nombre de connecteurs d'entrées-sorties regroupés
sur le « panneau arrière ». Les connecteurs PS/2 : (Personal System /2) est apparu avec les
ordinateurs IBM vers 1987. Ils sont utilisés pour la connexion du clavier et de la souris.
Les connecteurs audio sont utilisés pour la connexion d’appareils audio comme le
microphone et les haut-parleurs. Ils possèdent, généralement, un code couleur permettant
de repérer le type d’équipement audio auquel elles peuvent être reliées. Le port série est
utilisé pour la connexion de vieux périphériques. Le port parallèle est utilisé pour la
connexion des anciennes imprimantes. Le ports USB (Universal Serial Bus) est un bus
informatique plug-and-play (immédiatement reconnu par le système d’exploitation) à
transmission série servant à brancher les périphériques récents à un ordinateur. Le
connecteur VGA est utilisé pour la connexion d’un écran (moniteur). Il est, généralement,
de couleur bleu. Le connecteur réseau (RJ45 femelle) est utilisé pour la réalisation d’un
réseau filaire (LAN).
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d) Le connecteur d’alimentation de la carte mère
Le connecteur d’alimentation de la carte mère (ATX 24 / 20 broches) permet la mise
sous tension de la carte mère. Cette tension est fournie par le bloc d’alimentation.
Actuellement, ce connecteur contient 24 broches. Généralement, au niveau bloc
d’alimentation, ce connecteur est composé d'un bloc de 20 et un bloc de 4 broches. Ceci
afin de respecter la rétro-compatibilité avec les anciennes cartes mères à connecteurs 20
broches.
e) Le connecteur d’alimentation du microprocesseur
Le connecteur d’alimentation du microprocesseur (ATX-P4 ou aussi ATX 12V), est
introduit par Intel pour les pentium 4 (d'où son nom). Ce connecteur est réservé à
l'alimentation du processeur et il est obligatoire pour le démarrage du PC. Actuellement,
ce connecteur contient 8 broches. Généralement, au niveau bloc d’alimentation, ce
connecteur est composé de 2 blocs de 4 broches (appelé parfois EPS 12V) pour assurer la
compatibilité avec les cartes anciennes et le classique "ATX P4".
f) Le connecteur d’alimentation du ventirad
Le connecteur du ventirad est généralement repéré par la mention « CPU_FAN ».
Ce connecteur dispose de 4 broches, contre 3 pour un ventilateur simple. Le branchement
du ventirad est primordial pour assurer le refroidissement du microprocesseur.
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g) Le connecteur de mémoire vive
Le connecteur de mémoire vive (slot) est présent, généralement, sur les cartes mères
au nombre de 2 au minimum. Ce connecteur accueille les barrettes de mémoire vive
(SDRAM, DDR-SDRAM, etc).
10) Conclusion
La carte mère est l'un des éléments essentiels d'un ordinateur. Elle assure la connexion
physique des différents composants (processeur, mémoire, carte d'entrées/sorties, ...) par
l’intermédiaire de différents bus (adresses, données et commande). Plusieurs technologies
de bus peuvent se côtoyer sur une même carte mère. La qualité de la carte mère est vitale
puisque la performance de l’ordinateur dépend énormément d’elle.
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Chapitre 3 :
Le disque dur
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Chapitre 3 : Le disque dur
Objectifs : Connaître les caractéristiques des disques durs et avoir une idée sur les différentes
opérations réalisées sur les disques durs.
1) Introduction
Le disque dur (Anglais : hard disk) est une mémoire de masse magnétique (Support de
stockage). Il est utilisé principalement dans les ordinateurs, mais également dans des
baladeurs numériques, des caméscopes, des consoles de jeux vidéo, etc.
2) Le rôle du disque dur
Le disque dur est l'organe servant à conserver les données de manière permanente,
contrairement à la mémoire vive, qui s'efface à chaque redémarrage de l'ordinateur. Le disque
dur est relié à la carte mère par l'intermédiaire d'un contrôleur de disque dur faisant l'interface
entre le processeur et le disque dur. Le contrôleur de disque dur gère les disques qui lui sont
reliés, interprète les commandes envoyées par le processeur et les achemine au disque
concerné. On distingue généralement les interfaces suivantes : IDE, SCSI, Serial ATA
(SATA).
3) Historique
Le disque dur a été inventé en 1956 par IBM. C’est le RAMAC 305 (Random Access
Method of Accounting and Control) qui était constitué de 50 disques de 24 pouces de
diamètre et deux têtes de lecture/écriture.
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4) Structure du disque dur
Un disque dur est constitué non pas d'un seul disque, mais de plusieurs disques rigides (en
anglais hard disk) en métal, en verre ou en céramique, empilés à une très faible distance les
uns des autres et appelés plateaux (en anglais platters).
Les disques tournent très rapidement autour d'un axe (à plusieurs milliers de tours par
minute actuellement) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les données sont
stockées sur les disques durs sous forme de bits sur une fine couche magnétique recouverte
d'un film protecteur. La lecture et l'écriture se fait grâce à des têtes de lecture (en anglais
heads) situées de part et d'autre de chacun des plateaux.
5) Fonctionnement du disque dur
Ces têtes sont des électro-aimants qui se baissent et se soulèvent pour pouvoir lire
l'information ou l'écrire. Les têtes commencent à inscrire des données à la périphérie du
disque (piste 0), puis avancent vers le centre. Les données sont organisées en cercles
concentriques appelés « pistes ». Les pistes sont séparées en secteurs, contenant les données
(au minimum 512 octets par secteur). On appelle cylindre l'ensemble des données situées sur
une même piste sur des plateaux différents. On appelle cluster (ou unité d'allocation) la zone
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minimale que peut occuper un fichier sur le disque. En effet le système d'exploitation exploite
des blocs qui sont en fait plusieurs secteurs (entre 1 et 16 secteurs). Un fichier minuscule
devra donc occuper un cluster.
6) Caractéristiques du disque dur
Les caractéristiques des disques dur sont les suivantes :
La Capacité : c’est le volume de données pouvant être stockées sur le disque.
Elle s’exprime en octet (1octet=8bits).
Le Taux de transfert (ou débit) : c’est la quantité de données pouvant être lues
ou écrites sur le disque par unité de temps. Il s‘exprime en bits par seconde.
La Vitesse de rotation : c’est la vitesse à laquelle les plateaux tournent. Elle est
exprimée en tours par minutes (rpm).
Le Temps de latence : c’est le temps écoulé entre le moment où le disque
trouve la piste et le moment où il trouve les données.
Le Temps d'accès moyen : c’est le temps moyen que met la tête pour se
positionner sur la bonne piste et accéder à la donnée.
La Mémoire cache (mémoire tampon) : elle permet de conserver les données
auxquelles le disque accède le plus souvent afin d'améliorer les performances
globales.
L’interface : il s'agit de la connectique du disque dur. Les principales interfaces
pour disques durs sont les suivantes : IDE, SATA, SCSI, USB et Firewire
(pour les disques durs externes).
7) Disque dur SSD
Le disque dur SSD (Solid State Driver) est un support de stockage de données. Il s’agit
d’un lecteur à l’état solide principalement constitué de mémoires électroniques à semi-
conducteurs, par opposition aux disques durs classiques disposant de parties mécaniques
mobiles. Il ne comprend ni plateau tournant, ni bras de lecture mobile. Les disques durs SSD
utilisent principalement les mémoires SLC (Single Level Cell) et MLC (Multi Level Cell).
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Son principal avantage est son temps d'accès faible, généralement de 0,1 ms contre 13 ms.
Le disque dur SSD offre des débits allant de 550 Mo/s en mode lecture et 500 Mo/s en mode
écriture. Sa consommation électrique est également plus faible. Par ailleurs, le silence total et
sa résistance accrue aux chocs sont des atouts incontournables. Le nombre d'écritures sur une
même zone du « disque » est limité à quelques centaines de milliers (ce qui est rapidement
atteint en cas d'utilisation de mémoire virtuelle ou de fichiers de log). La capacité du disque
dur SSD est inférieure à celle du disque dur classique. Le coût du disque dur SSD est élevé
par rapport au disque dur classique.
8) Formatage d’un disque dur
Il existe deux types de formatage : le formatage de haut niveau et le formatage de bas
niveau.
Le formatage de haut niveau est appelé aussi formatage logique. Il consiste à une
réorganisation complète du disque dur en effaçant toutes les données présentes
sur celui-ci et en préparant l’arrivée du système d’exploitation. Le formatage de
haut niveau crée un système de fichiers sur le disque (NTFS, Ext4, etc) pour que
le système d'exploitation stocke et utilise des fichiers. Le type de formatage
logique dépend du système d'exploitation à installer parce que les systèmes
d'exploitation utilisent des systèmes de fichiers différents. Le formatage logique
du disque dur peut être réalisé avec : l’invite de commande (cmd), le CD du
système d’exploitation, le gestionnaire du disque ou les logiciels (utilitaires) de
formatage.
Remarque : Il est impossible de formater le disque dur où est installer le système
d’exploitation en cours d’utilisation.
Le formatage de bas niveau est appelé aussi formatage physique. Il consiste à
organiser (diviser) la surface de chaque plateau en entités appelées pistes et
secteurs. Le formatage de bas niveau est réalisé par le fabricant pour préparer la
surface du disque à accueillir des données. Il ne dépend pas du système
d'exploitation et il permet grâce à des tests effectués par le constructeur de
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marquer les secteurs défectueux. Le formatage de bas niveau est réalisé avant le
formatage de haut niveau. Il permet d’effacer toutes les données et de réparer les
secteurs défectueux du disque dur. Le formatage de bas niveau est réalisé aussi
dans les cas suivants : un virus de boot s’auto-réplique en permanence, le disque
dur ne fonctionne pas correctement (bruits bizarres), refus d’installation du
système d’exploitation, blocage du formatage classique, etc. Il existe plusieurs
utilitaires pour la réalisation du formatage de bas niveau.
9) Partition d’un disque dur
Le partitionnement est un fractionnement d’un disque dur réel (matériel) en plusieurs
disques virtuels (logiciels). Il consiste à créer des zones sur le disque dont les données ne
seront pas mélangées. Le partitionnement d'un disque dur se fait après le formatage physique
de celui-ci et avant le formatage logique. Il sert à installer des systèmes d'exploitation
différents n'utilisant pas le même système de fichiers et à protéger les données.
Un disque peut contenir une ou plusieurs partitions. Lorsqu’il contient plusieurs partitions,
celles-ci apparaissent au système d’exploitation comme des disques séparés. Le
partitionnement d'un disque dur peut être réalisé avec : l’invite de commande (cmd), le CD du
système d’exploitation, le gestionnaire du disque ou les logiciels (utilitaires) de
partitionnement.
10) Clonage du disque dur
Le clonage de disque dur est de créer une copie exacte du disque dur et des volumes
logiques. Il permet de faire une image d’un disque dur en quelques minutes (création et
rechargement). Le clonage de disque est réalisé en vue d’une réinstallation rapide lors d’une
destruction matérielle du disque dur. Il est aussi utilisé pour installer une salle informatique.
Le clonage de disque dur nécessite une configuration matérielle identique (même disque,
même carte mère …). Le clonage de disque peut être réalisé par plusieurs logiciels comme
Acronis True Image et Norton Ghost.
11) Conclusion
Le disque dur est un support de stockage qui nécessite des opérations de maintenance
préventives comme la défragmentation et le nettoyage.
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Chapitre 4 :
Les cartes d’extensions
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Chapitre 4 : Les cartes d’extensions
Objectifs : Connaître les caractéristiques des différentes cartes d’extensions.
1) Introduction
Dans un ordinateur, une carte d’extension est un circuit imprimé connectable à la carte
mère via un bus informatique (PCI, AGP, PCI Express, etc). Le but d’une carte d’extension
est d’ajouter des capacités ou des fonctionnalités à un ordinateur. Les cartes d’extension les
plus courantes sont la carte graphique, la carte son et la carte réseau.
2) La carte graphique
Une carte graphique ou carte vidéo ou carte VGA ou encore adaptateur graphique, est une
carte d’extension d’ordinateur dont le rôle est de produire une image affichable sur un écran.
Cette carte envoie à l’écran des images stockées dans sa mémoire, à une fréquence et dans un
format qui dépendent d’une part de l’écran branché et du port sur lequel il est branché (grâce
au Plug and Play) et de sa configuration interne d’autre part.
Une carte graphique est caractérisée, généralement, par son processeur graphique, sa
mémoire vidéo, sa connexion à la carte mère, sa connectique et son fabricant.
Le processeur graphique (GPU pour Graphical Processing Unit, ou VPU pour
Visual Processing Unit) sert à libérer le microprocesseur de la carte mère. Il prend
en charge les calculs spécifiques à l’affichage et la coordination de graphismes 3D
ou la conversion d'espaces colorimétriques. Le processeur graphique est souvent
muni de son propre radiateur ou ventilateur pour évacuer la chaleur qu’il produit.
La mémoire vidéo conserve les données numériques qui doivent être converties en
images par le processeur graphique et les images traitées par le processeur
graphique avant leur affichage. Les systèmes d’exploitation et les jeux vidéo
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modernes nécessitent tous une grande quantité de mémoire vidéo pour optimiser
leur affichage. Actuellement, on trouve des cartes graphiques équipées de 2 Go de
mémoire au minimum.
Le RAMDAC (Random Access Memory Digital-to-Analog Converter) convertit
les images stockées dans la mémoire vidéo en signaux analogiques à envoyer à
l’écran de l’ordinateur. Il est devenu inutile avec les sorties DVI (numériques).
Le BIOS vidéo est un petit programme enregistré dans une mémoire morte qui
contient certaines informations sur la carte graphique et qui sert au démarrage de la
carte graphique.
La connexion à la carte mère est réalisée via le connecteur ISA, PCI, AGP, PCI
Express ou USB.
La connectique : les cartes graphiques sont, généralement, équipées d’un
connecteur VGA, S-vidéo (interface analogique), DVI et HDMI (interface
numérique).
Les principaux constructeurs de cartes graphiques sont NVDIA et AMD-ATI. Intel
aussi est un constructeur de cartes graphiques. Elle a livré en 2010 la majorité des solutions
graphiques pour PC dans le monde sous la forme de chipsets avec contrôleur graphique
intégré.
3) La carte Son
La carte son (en anglais audio card ou sound card) est une carte d'extension d'ordinateur. Sa
principale fonction est de gérer les entrées-sorties sonores de l'ordinateur. Elle se présente
sous la forme d'un périphérique que l'on peut connecter à l'ordinateur sur un bus PCI, PCI
Express, PCMCIA (pour ordinateur portable), USB ou Firewire. Actuellement, les cartes
mères possèdent une carte son intégrée.
Les principaux éléments d'une carte son sont :
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a) Le processeur spécialisé : l'APU (Audio Processing Unit), c’est un DSP (digital signal
processor) spécialisé dans le son, chargé de tous les traitements numériques du son
(écho, réverbération, effets 3D, etc.).
b) Le convertisseur numérique/analogique : appelé DAC (digital to analog converter)
permettant de convertir les données audio de l'ordinateur en signal analogique vers un
système de restitution sonore (enceintes, amplificateur, etc).
c) Le convertisseur analogique/numérique : appelé ADC (analog to digital converter)
permettant de convertir le signal analogique des entrées en données audio numériques
pouvant être traitées par l'ordinateur.
d) Des amplificateurs opérationnels (OP-AMP) pour donner du volume en entrée et en
sortie de la carte son.
e) Les connecteurs d'entrées-sorties externes qui sont codés par couleurs et associés
aussi à des symboles.
f) Les connecteurs d'entrées-sorties internes : le connecteur CD-ROM / DVD-ROM,
l’entrée auxiliaire (AUX-In) et le connecteur pour répondeur téléphonique TAD
(Telephone Answering Devices).
4) La carte réseau
La carte réseau (Network Interface Card, notée NIC) constitue l'interface entre l'ordinateur
et le câble du réseau. La fonction d'une carte réseau est de préparer, d'envoyer et de contrôler
les données sur le réseau. La carte réseau possède généralement deux témoins lumineux
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(LEDs) : la LED verte qui correspond à l'alimentation de la carte et la LED orange (10 Mb/s)
ou rouge (100 Mb/s) indique une activité du réseau (envoi ou réception de données).
La carte réseau est une carte d'extension s'insérant dans un connecteur d'extensions. Le
connecteur le plus répandu de la carte réseau est le connecteur RJ-45 (réseau filaire). La carte
réseau Wi-Fi (réseau sans fils) possède une antenne qui permet l'envoi et la réception des
signaux.
5) Conclusion
La carte d’extension est un circuit électronique amovible apportant une ou plusieurs
fonctions à l'ordinateur. Une carte d'extension est donc chargée d'étendre les capacités d’un
PC.
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