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2223 Ds 01

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MP1 / MP2 Devoir surveillé 1 2022 – 2023

On étudie dans ce problème la suite (Sn )n⩾1 définie par :

1 1 1 X 1 n
∀n ∈ N∗ Sn = 1 + + + ... + 2 =
4 9 n p=1
p2

Dans la partie I, on détermine la limite S de la suite (Sn ). Les parties II et III sont
indépendantes. On y explicite deux méthodes permettant d’accélérer la convergence de
(Sn ) vers S.
X
+∞
1
Pour tout entier n non nul, on note Rn = S − Sn = 2
.
k=n+1
k

– Partie I –

On considère pour tout nombre entier p ⩾ 0 les deux intégrales suivantes :


Z π Z π
2 2
2p
Ip = cos (t)dt ; Jp = t2 cos2p (t)dt
0 0
 
Jp
1) Convergence de la suite Ip

a) Etablir l’inégalité suivante pour tout nombre réel t ∈ [0, π2 ] : t ⩽ π


2
sin(t).
b) En déduire l’encadrement suivant pour tout nombre entier p ⩾ 0

π2
0 ⩽ Jp ⩽ (Ip − Ip+1 )
4

c) Exprimer Ip+1 en fonction de Ip en intégrant par parties l’intégrale Ip+1 .


d) Montrer que Ip > 0 pour tout p ⩾ 0.
Jp
Déduire des résultats précédents que Ip
tend vers 0 quand p tend vers +∞.

2) Convergence et limite de la suite (Sn ).


a) Exprimer Ip en fonction de Jp et Jp−1 en intégrant deux fois par parties l’inté-
grale Ip (p ⩾ 1).
b) En déduire la relation suivante pour p ⩾ 1 :

Jp−1 Jp 1
− = 2
Ip−1 Ip 2p

c) Calculer J0 et I0 , puis déterminer la limite S de la suite (Sn ).

1/4
– Partie II –

On désigne par :
• E l’espace vectoriel des fonctions continues de ]0, +∞[ dans R et de limite nulle en +∞.
• fk la fonction de E définie pour tout nombre entier naturel k par :
1 1
f0 (x) = et fk (x) = pour k ⩾ 1.
x x(x + 1)(x + 2)...(x + k)

• ∆ l’application associant à toute fonction f de E la fonction ∆f définie pour x > 0


par :
(∆f )(x) = f (x + 1) − f (x).

3) Sommation de séries télescopiques


a) Etablir que ∆ est un endomorphisme de l’espace vectoriel E.
b) Etablir pour toute fonction f appartenant à E la convergence de la série
P
(∆f )(p) et calculer pour tout nombre entier naturel n les sommes sui-
p⩾1
vantes :
X
+∞ X
+∞
(∆f )(p) et (∆f )(p)
p=1 p=n+1

c) Exprimer ∆fk−1 en fonction de k et de fk pour k ⩾ 1.


d) i) Etablir
P pour tout nombre entier naturel k ⩾ 1 la convergence de la série
(fk (p))p⩾1 .
ii) Montrer que pour tout nombre entier naturel n :

X
+∞
1 1
fk (p) =
p=n+1
k (n + 1)(n + 2)...(n + k)

4) a) Soit n un entier supérieur à 1 ; en utilisant la technique de comparaison à une


XN
1
intégrale, donner un encadrement de Rn : on commencera par encadrer
k=n+1
k2
pour N > n.
b) Déterminer un naturel N0 suffisant pour que RN0 soit inférieur à 10−2 (ainsi,
SN0 sera une approximation rationnelle de S à 10−2 près).
c) Donner un équivalent simple de Rn .
1 X q
Dans la suite de cette partie, on posera : aq (p) = 2 − (k − 1)!fk (p) pour p ⩾ 1 et
p k=1
q ⩾ 1.
Nous allons utiliser cette suite pour obtenir une approximation rationnelle de S à 10−2
près en utilisant une somme partielle SN1 avec N1 plus petit que N0 .
5) Une première accélération et principe de la méthode
a) Vérifier que pour p ⩾ 1 : a1 (p) = 1
p
f1 (p).
1 X
+∞
1
b) Montrer que pour tout entier n ⩾ 1 : Rn − = f1 (p).
n + 1 p=n+1 p
On pourra utiliser la question 3)d)ii).

2/4
c) En déduire l’encadrement suivant pour n ⩾ 1 :
1 1
0 ⩽ Rn − ⩽
n+1 (n + 1)2
 
1
d) Déterminer un entier naturel N1 suffisant pour que S − SN1 + soit
N1 + 1
inférieur à 10−2 .
Le comparer à N0 question 2) : c’est le principe de l’accélération de convergence :
on a rajouté un terme correctif à Sn , le résultat convergeant plus rapidement
que (Sn ) vers S.
6) Cas général
a) Etablir la relation suivante pour p ⩾ 1 et q ⩾ 1 :

1 Xq
q!
aq (p) = 2 − (k − 1)!fk (p) = fq (p)
p k=1
p

On pourra raisonner par récurrence sur q.


b) En déduire l’encadrement suivant pour n ⩾ 1 et q ⩾ 1 :

X
+∞
1 Xq
(k − 1)! (q − 1)!
0⩽ 2
− ⩽ 2
p=n+1
p k=1
k(n + 1)...(n + k) (n + 1) (n + 2)...(n + q)

c) En déduire, l’entier q ⩾ 1 étant fixé, une suite (Sn′ ) de nombres rationnels telle
que :
π2 (q − 1)!
∀n ⩾ 1 0 ⩽ − Sn′ ⩽ 2
6 (n + 1) (n + 2)...(n + q)
d) Expliciter Sn′ et l’encadrement précédent lorsque q = 2.

– Partie III –

On accélère ici la convergence de la suite (Sn ) vers sa limite S en effectuant un dévelop-


pement limité de Sn suivant les puissances de n1 .
7) Nombres de Bernoulli
Démontrer qu’il existe une et une seule suite de nombres réels (un ) telle que u0 = 1
et
Xn
un−p
= 0 pour tout nombre entier n ⩾ 2.
p=1
p!

Etablir que les un sont rationnels et donner u1 , u2 , u3 sous forme de fraction irré-
ductible.
8) Etude des polynômes de Bernoulli
a) On considère la suite de polynômes (Un ) définie par :
Xn
un−p X p
U0 = 1 et Un = pour tout nombre entier n ⩾ 1.
p=0
p!

i) Préciser U1 , U2 , U3 .
ii) Montrer que Un′ = Un−1 pour tout n ⩾ 1 et Un (0) = Un (1) pour tout n ⩾ 2.

3/4
b) On considère une suite de polynômes (Vn ) vérifiant :

V0 = 1, Vn′ = Vn−1 pour n ⩾ 1 et Vn (0) = Vn (1) pour n ⩾ 2.


(p)
i) Etablir que Vn = Vn−p pour 0 ⩽ p ⩽ n et en déduire la formule suivante :

X
n
Vn−p (0)X p
∀n ∈ N , Vn =
p=0
p!

ii) Etablir la formule suivante pour tout nombre entier n ⩾ 2 :

X
n
Vn−p (0)
=0
p=1
p!

iii) Etablir enfin que Vn = Un pour tout nombre entier naturel n.


c) En déduire l’égalité Un = (−1)n Un (1 − X) pour tout nombre entier naturel n.
Montrer alors que u2p+1 = 0 pour tout p ⩾ 1.
9) Formule d’Euler-Mac Laurin et accélération de la convergence
a) Etablir pour p ⩾ 1 et q ⩾ 0 la relation suivante :
Z 1   Xq   Z 1
dx 1 1 1 1 1 U2q+1 (x)dx
2
− 2
+ 2
+ (2k)!u2k 2k+1
− 2k+1
= (2q+2)! 2q+3
0 (x + p) 2 p (p + 1) k=1
p (p + 1) 0 (x + p)

On pourra raisonner par récurrence sur q et intégrer deux fois par parties le
membre de droite.
b) En déduire l’inégalité suivante pour n ⩾ 1 et q ⩾ 0 :

X
+∞
1 1 1 Xq
(2k)!u2k (2q + 1)! M2q+1
2
− + 2− 2k+1

p=n+1
p n 2n k=1
n n2q+2

où M2q+1 désigne le maximum de la fonction continue |U2q+1 | sur le segment


[0, 1].
c) En déduire, l’entier q ⩾ 1 étant fixé, une suite (Sn′′ ) de nombres rationnels telle
que :
π2 (2q + 1)!M2q+1
∀n ⩾ 1 − Sn′′ ⩽
6 n2q+2
Expliciter Sn′′ et l’inégalité précédente lorsque q = 2 sans chercher à calculer
M5 .

4/4

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