Deontologie l1 Si LMD 2023-2024-3
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0. INTRODUCTION
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SANCTIONS : C’est un acte par lequel un usage, un événement, une action sont
entérinés, reçoivent une sorte de validité. C’est une mesure répressive infligée par
une autorité pour l’inexécution d’un ordre, l’inobservation d’un règlement ou d’une loi.
PATIENT : C’est une personne malade, souffrante.
SOINS INFIRMIERS : Les soins infirmiers sont définis au sens large comme « une
attention, une application envers quelqu’un ou quelque chose ». Le mot soin prend
alors le sens de « moyens par lesquels on s’efforce de rendre la santé à un
malade ».On entend par soins infirmiers les soins prodigués, de manière autonome
ou en collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux
communautés – malades ou bien-portants – quel que soit le cadre. Les soins
infirmiers englobent la promotion de la santé, la prévention de la maladie, ainsi que
les soins dispensés aux personnes malades, handicapées et mourantes.
SERMENT : c’est une déclaration, une promesse solennelle. C’est une sorte
d’engagement solennel pris devant une assemblée des gens et devant Dieu, « devant
sa conscience » d’accomplir de façon irréprochable sa profession selon les normes et
valeurs morales élevées, humainement acceptées. Nous verrons en détail celui de
Florence NIGHTINGALE pour les infirmiers et d’HYPPOCRATE pour les médecins.
RELATION : C’est un lien de rapport entre des choses ou des personnes. C’est une
connaissance, une personne avec qui l’on est en contact.
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professionnelle, l'infirmière fait preuve en tout temps d'une conduite qui honore sa
profession.
L'infirmière coopère étroitement avec tous ceux avec lesquels elle travaille, tant dans le
domaine des soins infirmiers que dans d'autres domaines. L’infirmière prend toute mesure
nécessaire pour protéger l’individu lorsqu’un collègue ou une autre personne lui donnent
des soins qui le mettent en danger.
L’infirmière et la profession :
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Depuis plusieurs années, les infirmiers essayent de définir les bases théoriques de la
pratique des soins infirmiers. Ils désirent clarifier l’image de l’être humain qui requiert des
soins infirmiers et définir le but de la profession et la nature des interventions de l’infirmier
professionnel.
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a. Niveau international
La profession infirmière a été toujours celle qui a pu donner et continuer à donner une
réponse à la misère humaine. Dans ses débuts missionnaires, la profession infirmière a su
évoluer durant le temps et s’organiser de façon à devenir aujourd’hui une science au
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même niveau que les autres sciences. Son évolution peut être modérée mais inéluctable a
permis d’identifier les grandes périodes qui ont fait son histoire.
A. La préhistoire
Dans ce contexte la morale qui en sort est que la maladie est la conséquence du péché et
de la colère des dieux, il résulte dans cette approche que ce qu’il faut commencer à guérir
est l’âme car si cette dernière est guérie, le corps physique se reconstitue. Ici, les soins
donnés visent essentiellement la conservation de la vie. Les pratiques rudimentaires sont
utilisées pour répondre aux nécessités vitales des individus.
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B. L’antiquité
C’est l’époque des grandes civilisations caractérisées par le développement des races et
des nations. On observe dès l’an 3000 avant Jésus-Christ jusqu’aux temps du
christianisme certaines parties du monde telles que l’Inde, l’Egypte, la Palestine, la Chine,
la Perse, la Grèce et Rome Antique s’organisèrent en sociétés. Cette longue période est
caractérisée par la naissance de la science médicale dont Hippocrate en est le pè[Link]
enseignant que la maladie a des causes naturelles et non des causes magiques. En cette
période, on voit s’afficher la convergence entre la médecine et la philosophie qui s’ingèrent
en sciences.
Cependant, les écrits historiques datant de cette époque prolifique ne sont pas prolixes et
donnent peu ou rien d’informations sur le rôle de l’infirmier. La médecine est en plein essor
mais pas les soins infirmiers.
C. Le christianisme
C’est ici qu’apparait l’essor des soins infirmiers car plusieurs personnes se consacrèrent
aux soins des malades. C’est au couvent qu’on voit apparaitre en premiers ces
mouvements et l’élan vers la solidarité. Les couvents offrent les premiers lieux
d’hospitalisation, les soins deviennent une des premières activités de charité.
Humanisation des soins et les résultats d’un altruisme observable en premier chez les
religieuses et les dames romaines en occurrence à FABIOLA pour soigner les malades.
Les soins donnés en cette période étaient élémentaires, centrés sur l’hygiène et réconfort
dans la souffrance. Cette période marque le changement dans l’approche de la
compréhension de la maladie. Les malades sont considérés comme sujets humains et
non comme déchets qu’on lassait mourir seuls sans soins. L’Eglise catholique introduisit
la pratique charitable des soins et ainsi, participa à l’humanisation des soins. L’église
catholique interdit la pratique de la magie et le culte des faux dieux. Elle mit l’accent sur la
charité envers les démunis et les préoccupations de chrétiens, spécialement des dames
romaines s’orientèrent vers les soins prodigués aux enfants.
Au cours de cette période l’être malade est considéré comme humain qui est malade,
pauvre ou infirme. Le but de soins était de soulager les souffrances et de faire pénitence
et d’acquérir des mérites en vue d’une récompense éternelle. C’est ainsi que les soins
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D. Le moyen âge
Le moyen âge est considéré comme une époque de stagnation au point de vue médicale.
L’église a pris la responsabilité de soins des malades, il ya eu fondation d’ordre religieux
vouée à l’assistance aux malades. De nombreux hôpitaux sont guidés par des
congrégations qui se chargent de les diriger, de les administrer.
La société médiévale faisait face à des problèmes identiques à ceux des sociétés sous
développées actuellement. En effet, elle est à la merci de mauvaises récoltes, d’épidémies
et de guerres. La société et l’encombrement des logements résultèrent des déplacements
incessants des pèlerins et des croisés. Le pouvoir laïc reprendra ses droits à la fin du
Moyen Age et vers le 14ème siècle, la laïcisation des hôpitaux commença à se généraliser.
A cette époque une nouvelle conception apparaît, la maladie était une grâce et la mort
était une délivrance de l’âme. La charité chrétienne obligea à aider le malheureux. Ainsi,
vers l’an 1000, se manifeste un grand élan de donation de fonctions pieuses pour
répondre aux besoins des malades.
L’idéologie de soins de cette période voulut qu’on assista le malade afin qu’il expia ses
péchés et mérite la récompense éternelle. Les soins se résument à distribuer les repas,
laver les malades, assister les femmes en couches et à transporter les blessés. Aucune
formation n’était requise, la seule exigence était d’être capable de compassion et de
sollicitude.
E. La renaissance (1453-1700)
Cette époque est caractérisée par une stabilité de l’ordre social, le christianisme continua
de propager l’esprit de charité, de compassion envers les malades. C’était également l’ère
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En ces siècles, des événements qui sont l’impulsion d’Elisabeth Fry qui entreprit
véritablement la formation des infirmiers axée sur l’acquisition de connaissances
scientifiques médicales. Sires Robert Peel obtient une réglementation du travail des
enfants et Antoine Pinel obtient une réglementation des traitements cruels infligés aux
malades mentaux.
C’est ainsi que la médecine devient scientifique et que les sciences infirmières se
constituèrent. En 1860, la deuxième école fut fondée à saint Thomas par Florence
Nightingale. Elle était la première à promouvoir l’autonomie professionnelle des
infirmiers. Elle était née à Florence (Italie) lors d’un séjour de ses parents dans cette
atmosphère de luxe. Elle voulut entreprendre des études d’infirmière malgré l’opposition
de sa famille. En 1851, elle rentra à l’école des diaconesses où elle passe son temps à
soigner les malades.
En Angleterre, elle devint directrice d’une maison de santé à Londres. Elle occupa le poste
lorsqu’éclata en 1854 la guerre de Crimée. Voulant soigner les blessés, elle part pour le
front avec 38 infirmières. Elle fut mal accueillie par les médecins, mais peu à peu est
acceptée par les autorités et devint indispensable aux soldats. En moins d’une année, son
travail réduit de 60% à 20% la mortalité des blessés. Après la guerre, elle s’employa à
organiser une école d’infirmiers selon les principes suivants :
Le 19ème siècle est très important dans l’évolution de l’histoire des soins infirmiers
grâce à Florence Nightingale du fait du progrès de certains concepts. La personne
soignée est vue comme un instrument passif de la nature répondant aux lois
régissant la santé et la maladie.
Le but de soins était de mettre le malade dans les meilleures conditions afin que la
nature agisse sur lui
Surveiller le malade afin qu’il guérisse, procurer au malade de l’air frais, de la
lumière, de la chaleur et de la tranquillité. La formation infirmière avait une durée de
trois ans.
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Aux Etats Unis la situation était identique pour certaines infirmières américaines à
l’exemple de Virginia HENDERSON, le rôle de la profession d’infirmière doit être précisé
en vue de redéfinir le rôle propre de l’infirmière.
Que faut- il retenir de VIRGINIA HENDERSON ? Elle est née le 30 novembre 1897 à
Kansas city aux USA d’une famille de huit enfants. C’est en 1918, alors que la première
guerre mondiale touche à sa fin qu’elle décide de devenir infirmière. Elle obtient son
diplôme en 1921, à 24 ans.
Elle exerce pendant une année soit de 1923 à 1924 dans les quartiers de New York et de
Washington. Elle complétera cette expérience extra hospitalière par un travail à l’hôpital
de Rochester de 1930 à 1932. Elle entreprend des études supérieures en soins infirmiers.
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b. Niveau National
Le rôle de l’infirmier congolais est passé par différentes phases depuis l’époque coloniale
à nos jours. On distingue spécialement trois grandes périodes dans l’évolution du
profil de l’infirmier (Avant 1917-1934, Période de 1935-1965 et La période de 1970-
1985).
Avant l’indépendance
L’infirmier à l’époque coloniale est un exécutant des tâches subalternes sans initiatives.
Cette période se subdivise en trois périodes: la période avant 1917, la période 1917 à
1934 et la période de 1935 à 1959
1. Avant 1917-1934
Cette période est caractérisée par l’existence d’un système de formation organisé pour
l’infirmier au Congo. Seul le facteur dévouement jouait sur le recrutement de candidats
infirmières qui recevaient ensuite une formation pour des taches bien spécifiques et
subalternes. Certains bénéficiaient d’un encadrement particulier par le médecin qui
recevait ainsi une formation de courte durée sanctionnée par une attestation servant de
référence pour son propriétaire.
La date du 03/03/1917 reste en souvenir du fait que ce jour fit celui où la première
ordonnance du gouvernement général de la colonie autorisait l’organisation d’un
enseignement médical au Congo indigène. Une école de formation des infirmiers
auxiliaires et sage femmes naquit dès 1925 pour former les auxiliaires accoucheuses.
C’était une formation purement pratique. En décembre 1926 ces écoles furent créées au
niveau provincial. Elles comprenaient une formation de 5 ans dont 3 ans de théorie et 2
ans de pratique.
A l’issue de la formation, ceux qui terminaient avec distinction étaient nommés
« Assistants médicaux indigènes (AMI), ceux ayant obtenu satisfaction étaient retenus
comme infirmiers. Plus tard lors de l’indépendance, ce sont ces anciens AMI qui seront
envoyés en France pour une formation médicale et reviendront comme les premiers
médecins indigènes.
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2. Période de 1935-1965
Certaines formations viendront compléter l’éventail des écoles de formation des infirmiers
et garde- malade à savoir :
De 1960-1965, cette période est marquée par le départ massif de colons blanc y compris
les médecins et les infirmiers. Ce qui introduisit les grands bouleversements même dans
le chef des infirmiers congolais laissés sans préparation devant les grands
bouleversements. Les infirmiers remplacent les médecins dans toutes leurs attributions.
Le départ de la plupart des assistants médicaux en 1964 pour une formation médicale en
Europe, renforce la charge et le prestige de l’infirmier. Ce dernier s’installe de plus en plus
sur le rôle médical délaissant parfois son rôle primaire «le nurse»
3. La période de 1970-1985
L’infirmier élève son niveau de connaissance pour l’adapter à des nouvelles charges. Il se
spécialise et se donne les capacités de répartir les tâches au sein de l’équipe de soins.
L’infirmier met l’accent sur l’autonomie de la profession et revendique la complémentarité
et la collaboration avec la profession médicale.
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Ce départ des infirmiers a fait régresser la valeur de la main d’œuvre locale du fait de
certaines conditions liées à la crise socio-économiques que connaissait le pays.
Malgré le niveau supérieur des études faites (gradués en sciences infirmières), les
infirmiers revendiquaient plus d’ouverture pour poursuivre leurs études, ce qui amena
certains d’aller en Europe et en Amérique pour continuer les études dans les universités
étrangères où ils décrochèrent même des thèses. Rentrés au pays, ces infirmiers (ères)
donnèrent l’impulsion à ceux restés au pays pour la création de la licence en 1998 pour
une première promotion en l’an 2000.
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A. QUALITES DE L'INFIRMIER(E)
1. Qualités physiques
La profession infirmière est exigeante et harassante. Le professionnel a donc besoin des
aptitudes physiques nécessaires pour remplir pleinement son rôle. Il doit avoir l'intégrité
physique, la bonne santé, la bonne taille et l'absence de déformation.
D'une manière générale, l'infirmière doit avoir une santé vigoureuse et un corps sain dans
sa structure et dans son fonctionnement. Un infirmier malade constitue un danger pour le
patient. Il doit posséder les organes de sens affinés, de mouvement harmonieux, un
système nerveux bien équilibré lui permettant de se livrer à un travail physique intense et
sous avec attention et maitrise de soi. C'est la raison pour la quelle on demande
l'attestation ou le certificat d'aptitude physique.
2. Qualités intellectuelles
Le travail de l'infirmier nécessite de l'intelligence, de la réflexion, du raisonnement, de
choix à faire donc le discernement. Pour cela, il faut faire marcher ses capacités
intellectuelles, se poser de questions, analyser, bref réfléchir avant d'agir.
Tout cela exige des connaissances, d'où la nécessité pour un professionnel authentique
de toujours lire, de s'informer et de se former en permanence. Le professionnel infirmier
ou accoucheuse doit avoir les qualités intellectuelles ci-après :
- l'esprit d'observation: pour bien observer, il faut déjà savoir ce qui est normal et
anormal, d'où l'importance de connaissance. Il faut savoir observer tous les signes
physiques, psychologiques du patient: son aspect, son comportement, ses
aptitudes.
- la mémoire: c'est la capacité qui permet de retenir les souvenirs ou la
connaissance des faits du passé. Le professionnel infirmier ou accoucheuse doit
améliorer sa mémoire, il a besoin de connaissance pour améliorer son art. Pour
cela, il doit lire et retenir pour ne pas oublier, il doit éviter d'être distrait pendant son
travail
- La maturité d'esprit: c'est une qualité nécessaire à l'infirmier/accoucheuse pour
mieux comprendre le patient, comprendre sa souffrance, celle de sa famille,
même pour comprendre la mort
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la persévérance: c'est recommencer tous les jours, c'est vouloir malgré tout
la bonté: être bon, c'est savoir s'approcher, répondre à l'attente inexprimée que
chaque patient porte en lui. Etre tout à tous en toute occasion.
4. Qualités professionnelles
l'esprit d'initiative: l'art de prendre des décisions en l'absence de directives
l'esprit d'organisation : c'est le fait de bien s'organiser permettant ainsi de gagner du
temps et de se fatiguer. Ce qui permet également l'économie du matériel. Pour
mieux s'organiser, il faut prévoir, il faut de l'ordre, de la méthode.
la compétence: aptitude d'une personne à faire ou à décider, c'est la connaissance
approfondie reconnue qui confère à une personne le droit de juger ou de décider en
certaines matières. Elle s'acquiert par la méthode de travail depuis l'établissement
de formation jusqu'au terrain d'application.
l'ordre et la propreté: c'est le sens le mettre chaque chose à sa place et prêt à
l'emploi. L'ordre est compris aussi comme la disposition de chose selon le rang, la
place qui leur convient. Il préside à l'organisation et l'administration de l'hôpital ou
de l'institution. La propreté est comprise comme une qualité de ce qui est net,
exempt de saleté. Elle est à base de l'hygiène et de la prophylaxie.
l'économie: c'est le gain. L'économie évite le gaspillage des ressources de l'hôpital
mises à la disposition de tous, mais surtout du patient auquel tout se ramène enfin
de compte ou vers qui tout doit converger.
l'exactitude: c'est la qualité de ce qui est juste, vrai, précis. C'est la conformité à la
prescription, à l'éducation pour la santé, en communication et en interventions
auprès de la communauté.
la précision signifiée: c'est l'exactitude dans le temps ou la ponctualité et dans la
connaissance des faits. C'est la netteté rigoureuse dans la pensée, l'action, le style.
Elle exclut le superflu.
B. DROITS ET DEVOIRS DE L'INFIRMIER(E)
1. Devoirs vis à vis du patient
Le professionnel infirmier doit :
assurer tous les soins nécessaires et possibles au patient soit seul ou soit en
équipe,
agir toujours avec correction au malade.
élaborer toujours son diagnostic avec le plus grand soin et sans précipitation,
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Le droit à la dignité ne devra pas avoir besoin d'être rappelé, tant cela est lié à l'activité
soignante. Il n'y a aucune situation de soins, aucune profession de santé qui ne puisse se
départir du respect de cette dignité. Le respect de l'intimité du patient doit être préservé
lors des soins, des toilettes, des consultations et des visites médicales, des traitements
pré et post opératoires, des radiographies, des brancardages et à tout moment de son
séjour hospitalier. Le patient est traité avec égards.
Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager la douleur. Celle-ci doit
être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée.
3. Respect de la confidentialité
1. Droit à l'information
Toute personne a le droit d'être informé sur son état de santé. Cette information porte sur
les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposées,
leur utilité, leur urgence éventuelle, leur conséquence, les risques fréquents normalement
prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et les
conséquences en cas de refus.
2. Droit au consentement
Aucun acte médical, ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre
et éclairé du patient. En effet, pour consentir de manière éclairée, le patient dit avoir reçu
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toutes les informations lui permettant de prendre une décision. Dire que le patient dispose
du droit de consentir au soin signifie que le patient peut les accepter mais parfois les
refuser.
3. Droit à la désignation d'une personne de confiance
Toute personne majeure peut désigner une personne de confiance qui peut être un
parent, un proche ou le Médecin traitant, qui sera consultée au cas où elle-même serait
hors d'état d'exprimer sa volonté et de recevoir l'information nécessaire à cette fin. La
désignation d'une personne de confiance n'est pas une obligation pour le patient, elle doit
lui être systématiquement proposée lors de toute admission.
4. Droit d'accès au dossier du patient
Toute personne a accès à l'ensemble des informations concernant sa santé détenues par
les professionnels de santé et établissement de santé. Cet accès peut se faire de deux
manières: de manière indirecte, c'est à dire par l'intermédiaire d'un Médecin désigné
librement par le patient et de manière directe.
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Entre le soignant et le soigné, il y a les cinq sens qui entre en relation (toucher, odorat,
ouïe, vue et voix). Cette relation ne peut se faire sans la communication.
La relation soignant-soigné est donc un soin à part entière, complémentaire du soin
technique qui s'enseigne. Elle ne doit pas se focaliser uniquement sur les soins
techniques mais sur la globalité de la personne car cette relation économise l'affect du
soignant qui refuse d'entrer en relation avec la globalité du soigné, c'est à dire avec sa
personnalité.
Un doute quelconque, une rivalité avec le thérapeute ou tout autre sentiment négatif
affectera certainement l'efficacité du traitement. Le patient observe l'attitude de l'infirmier à
l'égard de ce traitement avant de décider s'ils sont bons ou non.
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De part sa nature, l’homme est appelé à vivre sur la terre en société et non en solitaire. La
société est composée d’un grand nombre d’individus qui sont différents les uns des autres,
soit par leur origine soit par leurs caractères.
Les besoins en soins infirmiers sont universels. Le respect de la vie, de la dignité humaine
et de droits de l'homme fait partie intégrante des soins infirmiers.
1. Serment de l’infirmier
Un serment est un engagement solennel pris devant une assemblée de gens et devant
Dieu, devant sa conscience d’accomplir de façon irréprochable sa profession selon les
normes et valeurs morales élevées, humainement acceptées. C’est donc un pacte qu’on
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fait avec sa profession et sa conscience dont la violation peut avoir des répercussions
psychologiques et même juridiques graves.
En prêtant serment, le futur infirmier est appelé à bien réfléchir, méditer et s’auto évaluer
pour voir si il est apte à le respecter ; dans le cas contraire il vaut mieux pour sa
conscience qu’il désiste immédiatement.
Conscient de mes obligations, je promets d’apporter mes soins aux malades avec
toute habileté et les connaissances que je possède, sans distinction de race, de
couleur, de conviction politique ou sociale, ne négligeant aucun effort susceptible de
préserver la vie, d’alléger les souffrances des malades ou de les aider à recouvrer la
santé.
Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour élever le niveau de ma profession en
faisant honneur au code de déontologie et en préservant l’intégrité à laquelle se doit
tout (e) infirmier (ère).
Il existe le serment d’Hippocrate pour les médecins, le serment de Galien pour les
pharmaciens, le serment des infirmiers adopté par le comité national de l’ANIC.
2. Contrat social
Le contrat de travail est une convention écrite par laquelle une personne (salarié)
s’engage à effectuer un travail pour le compte et sous la subordination d’une autre
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La prestation du travail
Le salaire
Le lien de subordination
Selon le secteur de prestation, l’infirmier peut exercer sa profession soit dans le secteur
public ou il sera régi par le Statut des personnels des carrières de l’Etat, soit dans le
secteur privé régi par le Code du travail ou les Conventions collectives. Une convention
collective est un accord relatif aux conditions de travail et à la garantie sociale des
travailleurs. Il est négocié entre les partenaires sociaux sans intervention de l’Etat.
Donner l’exemple moral dans tout ce qu’il est, dans tout ce qu’il fait
Etre un éducateur
Maintenir le plus haut degré de qualité
Veiller constamment à maintenir à un niveau élevé de ses connaissances
théoriques et techniques
Respecter les convictions religieuses du patient
Lié par le secret professionnel
Être conscient de l’étendue de ses responsabilités, l’infirmier en connaît les limites,
il ne recommande ou n’exécute un traitement de sa prescription qu’en cas
d’urgence
Dans l’exercice de sa profession, l’infirmier remplit son devoir et cela engage sa
responsabilité.
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1. La responsabilité pénale
2. La responsabilité civile ou administrative
3. La responsabilité disciplinaire. Il est possible de cumuler les différentes
responsabilités.
La responsabilité pénale
Elle est individuelle et ne peut être supportée par l’employeur. Elle aboutit à une peine
d’emprisonnement et/ou amende. « Nul n’est responsable pénalement que de son propre
fait » article 121-1 du Code de procédure pénale.
La victime ou la famille souhaite la réparation du préjudice subi par le dommage. C’est elle
qui est à l’origine de l’action. Hormis le cas de la faute détachable de service, c’est
l’assurance de l’établissement qui prend en charge l’indemnisation de la victime et/ou sa
famille. En responsabilité civile, le soignant a une obligation de moyens et non une
obligation de résultat. Le soignant peut être tenu responsable des fautes commises par
une tierce personne dont il est responsable.
1. Un dommage
2. Une faute
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La responsabilité disciplinaire
Elle diffère selon le mode d’exercice et est infligée par l’employeur suite à une faute. Elle
peut intervenir en dehors de toute saisine judiciaire :
Observation
Avertissement
Mise à pied avec ou sans rémunération
Licenciement
Secteur public : quatre groupes
a. Avertissement, blâme
b. Radiation du tableau d’avancement, abaissement d’échelon, exclusion temporaire
c. Rétrogradation, exclusion
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Comme tous les êtres humains, les infirmiers ont aussi des droits et la déontologie ou
l’éthique seraient incomplètes si elle ne tenait pas compte de la manière dont les autres,
patients, sociétés ou collègues doivent traiter les infirmiers. Nous soulignons que l’infirmier
a des droits personnels, sociaux et institutionnels. Parlant de ces droits, il convient de
relever qu’ils sont tous centrés sur la dignité humaine, cette dignité humaine est analysée
sous 8 aspects et chaque aspect est examiné à trois niveaux. Les huit aspects ou types
de ces droits sont les suivants :
1. Droits corporels
2. Droits politiques
3. Droits de déplacement
4. Droits d’association
5. Droits économiques
6. Droits familiaux
7. Droits religieux
8. Droits de communication
Quant aux trois niveaux énoncés, ils sont les suivants :
Niveau personnel
Niveau social
Niveau institutionnel
1. Les droits corporels
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L’équipe de travail dans un hôpital peut être constituée de médecin, des infirmiers, du
laborantin ou technicien de laboratoire, d’un radiologue, d’un kinésithérapeute, du
nutritionniste, du Pharmacien ou Assistant en Pharmacie, d’un Administrateur
Gestionnaire, des garçons/filles de salles et des agents administratifs, etc.
A. Les organisations
Pour faire face aux différents problèmes liés à l’exercice de leur profession, les infirmiers
congolais sont organisés en une association dénommée Association Nationale des
Infirmiers du Congo (ANIC). Il existe aussi à travers le monde et dans notre pays,
d’autres associations professionnelles de santé avec lesquelles l’ANIC doit entretenir des
relations pour le bien des membres affiliés à ces associations. Il s’agit de :
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a. Croix rouge avec une feuille sauvage au milieu désigne la médecine traditionnelle
basée sur l’usage des feuilles sauvages
b. Croix rouge avec un bâton enroulé d’un serpent ou bâton avec un serpent, c’est
pour le médecin ;
d. Croix rouge avec une coupe enroulée d’un serpent, symbole de pharmaciens ;
f. Croix rouge plus carte du monde plus bâton enroulée d’un serpent, symbole de
l’OMS ;
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patients, car le comportement affiché par les formateurs exerce une influence plus forte. Il
est fort probable que les apprenants suivent l’exemple de formateurs.
A titre illustratif ne pas prendre part à la pratique des avortements, détournements des
médicaments des malades, ne pas monnayer ses prestations. Somme toute, l’enseignant
doit être modèle de l’apprenant sur le plan déontologique et éthique.
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Le système d’auto régulation a souvent échoué et, ces dernières années, des mesures ont
été prises pour responsabiliser la profession, notamment l’organisation des comités
d’éthique.
D’un côté, l’infirmier peut être tenté la réputation d’un collègue pour des raisons
personnelles méprisables, comme la jalousie, ou des représailles à une insulte. De l’autre,
il peut hésiter à signaler le mauvais comportement d’un collègue pour des raisons d’amitié
ou des sympathies. (« Cela aurait tout aussi bien pu être moi ».). Les conséquences
de ces dénonciations peuvent être très préjudiciables par leur auteur, voir provoquées la
malveillance de l’accusé et aussi peut être de quelques autres collègues. Malgré ces
désavantages, la dénonciation de la faute est un devoir professionnel. Les infirmiers ont
non seulement la responsabilité de maintenir la bonne réputation de la profession, mais ils
sont aussi souvent les seuls à pouvoir reconnaitre une incompétence, une faute ou un
mauvais comportement. Cependant, la dénonciation d’un collègue aux pouvoirs
disciplinaires ne doit normalement être utilisée qu’en dernier ressort, après que toutes les
autres solutions aient été essayées.
La première démarche peut être de contacter le collègue pour lui dire que son
comportement est considéré comme dangereux ou contraire à l’éthique. Si le problème
peut être résolu de cette manière, il ne sera pas nécessaire d’aller plus loin. Sinon, le
démarche suivante peut être de contacter la direction de l’une ou de deux parties et lui
laisser prendre la décision de la suite à donner au problème. Si cette tactique n’aboutit
toujours pas alors il peut être nécessaire de recourir à l’ultime solution, c.à.d. le
signalement aux autorités disciplinaires. (Comité d’éthique).
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portera ici sur le conflit relatif aux soins du patient. Dans l’idéal, les décisions concernant
les soins de santé doivent être le reflet d’une entente entre le patient, les infirmiers et les
autres personnes impliquées.
Les désaccords entre les soignants doivent être résolus au sein du service ou de
l’institution et non débattus en présence du patient. Etant donné la nature éthique de ces
deux types de conflit, il peut être utile, lorsque cela est possible, de rechercher les conseils
d’un comité ou d’un spécialiste en éthique clinique. Les directives suivantes peuvent être
utiles pour résoudre de tels conflits :
1. Les conflits doivent être résolus de manière aussi informelle que possible, par
exemple, par une négociation directe entre les personnes en désaccord et des
recours à des moyens plus formels ne doit être engagés que lorsque les
méthodes informelles se sont avérées infructueuses ;
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