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Politique Monétaire et Instruments Économiques

Pr. BELAKBIRA Faycel

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Filière : Sciences Economiques et Gestion

Module : Economie Monétaire et Financière II

Pr. BELAKBIRA Faycel

Année universitaire 2022/2023


PLAN

Chapitre I: La politique monétaire

Chapitre II: Le financement de l’économie


Introduction

 La politique monétaire est l’ensemble des moyens mis en œuvre par les
autorités monétaires pour agir sur l’activité économique par la régulation de
sa monnaie.

 Elle consiste à agir sur l’offre de la monnaie afin de stabiliser les prix, les
taux d’intérêt et les taux de change pour maintenir les équilibres
économiques et favoriser la croissance et le plein emploi.

 Contrôler la croissance de la masse monétaire par rapport à la production


nationale

 Evolution dans le temps et dans l’espace les objectifs et les instruments de la


politique monétaire
Introduction

 Articulation entre la politique monétaire et la politique budgétaire (la politique mixte)


dans le cadre de l’équilibre général macroéconomique IS-LM
Introduction

 La production Y est le déterminant du chômage et d’inflation

 Si Y est trop faible, il faut conduire une politique de relance (déplacement vers
la droite de IS et/ou de LM). S’il y a inflationniste, il faut déplacer les droites
vers la gauche.

 La partie verticale de la courbe LM correspond à une situation où la politique


budgétaire est inefficace

 La partie horizontale de la courbe LM correspond à la trappe à la liquidité.


La politique monétaire est inefficace
La trappe à liquidité, ou piège à liquidité: est un phénomène économique au cours duquel, une
fois que le taux d'intérêt a baissé au dessous d'un certain niveau, la demande de monnaie est
infinie
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs de la politique monétaire

 Les instruments de la politique monétaire

 La politique monétaire marocaine


Chapitre I: La politique monétaire

I. Les objectifs de la politique monétaire

La politique monétaire vise la réalisation le fameux « carré magique », mais


l’objectif final reste la stabilité des prix.

Instruments Objectifs finals


(Stabilité des prix, Croissance….)

Les objectifs intermédiaires correspondent à des variables monétaires (les


agrégats monétaires, le taux d’intérêt, le taux de change …) que les
instruments de la politique monétaire peuvent influencer, Ces objectifs
intermédiaires ont un lien causal avec l’objectif final.
Chapitre I: La politique monétaire

 Les caractéristiques d’un objectif intermédiaire:

Il doit être contrôlable : la banque centrale doit être en mesure de contrôler


l’évolution d’une variable afin de réagir rapidement aux manipulations des
instruments utilisés.

Il doit avoir un impact réel sur l’objectif final: relation stable entre objectifs
intermédiaire et final.

Il doit être facilement mesurable et accessible : Reconnaitre rapidement la


variable à travers la disponibilité des statistiques.
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:

1. Fixation du taux de croissance de la masse monétaire:

L'action des autorités monétaires consiste à surveiller le niveau de la masse


monétaire  Son rythme de progression soit adapté à l’accroissement de la
valeur réelle de la production nationale.

Il s'agit d'ajuster le taux du stock de monnaie en circulation à la croissance


réelle du PIB, majorée du niveau général des prix de l'année, en tenant compte
des prévisions du budget et de l'évolution de la balance des paiements.
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:


2. Taux d’intérêt:
Le taux d'intérêt est la rémunération de s’abstenir à une consommation immédiate pour
épargner. Il est le prix à payer au prêteur pour qu'il renonce à sa préférence pour la
liquidité.
La Banque Centrale (BC) gère trois taux:
 Le taux de rémunération des dépôts: c’est le taux d'intérêt fixé par la BC pour
rémunérer les dépôts effectués par les banques de second rang (BSR). Il permet
d’influencer l’épargne et la consommation des ménages
Lorsque la BC décide de baisser le taux, les BSR ne sont plus incitées à placer leurs
liquidités et accordées davantage des crédits aux clients, ce qui a pour conséquence de
créer la monnaie et booster la croissance.
Lorsque la BC décide d’augmenter le taux, les BSR vont placer leurs liquidités, ce qui
permettra de ralentir la création monétaire et baisser l’inflation
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:


2. Taux d’intérêt:

 Le taux de refinancement: le taux auquel les BSR empruntent de l’argent auprès de la


BC. Il joue un rôle de stabilisateur monétaire afin de réguler le besoin de financement
ou limiter les risques d’inflation

 Le taux d'escompte: C’est le taux appliqué par la BC pour prêter de l’argent aux
banques commerciales en cas d’urgence. Il permet de maintenir le système bancaire en
place en cas de crise financière.

Taux de dépôts < Taux de refinancement < Taux d'escompte


Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:


2. Taux d’intérêt:
Le maniement des taux d'intérêt est une opération délicate et peut aboutir à des résultats
pervers:
 En période d'inflation, la hausse du taux de l'intérêt n'entraîne pas automatiquement
une baisse des investissements. L'expérience montre que les agents économiques sont
souvent disposés à accepter des taux d'intérêt élevés, dans ce cas la hausse des taux est
répercutée sur les prix. Dans ces conditions, leur élévation contribuera à accélérer
l'inflation plutôt qu'à la freiner.
 Une baisse des taux d’intérêt n'a pas systématiquement un effet positif sur la croissance
: l’entreprise n'accroîtra sa capacité de production que si ses perspectives de vente et de
profit sont bonnes. Si au contraire, la rentabilité économique est inférieure au coût de
l'investissement, la politique du taux sera inefficace. Dans ces conditions,
l’augmentation des crédits aura pour seul effet une hausse générale des prix.
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:


3. Taux de change:
Le taux de change exprime le prix d’une monnaie nationale par rapport à une
monnaie étrangère.
Régime de change fixe: le cours d’une devise est fixé par la banque centrale qui
émet cette devise par rapport à un étalon souvent une monnaie ou un panier de
monnaies. Le cours fixé est appelé le cours pivot (parité fixe) et constitue le taux
de change de référence autour duquel une certaine marge de fluctuation peut être
autorisée.
Régime de change flottant: le taux de change évolue librement, en fonction de
l’offre et de la demande sur le marché des changes.
La convertibilité d’une monnaie: est la possibilité pour une monnaie d’être
librement échangée contre une autre monnaie (à ne pas confondre avec le régime
flottant)
Chapitre I: La politique monétaire

 Les objectifs intermédiaires:


3. Taux de change:
Il est un indicateur facilement et rapidement observable et réagit aux instruments
de la BC.
L’augmentation du taux de change a une influence directe sur le prix des produits
importés dont la baisse va se répercuter sur les prix internes donc sur le niveau
général des prix.
Relation entre taux d’intérêt et taux de change: Lorsque les taux d’intérêt
augmentent, cela entraîne une hausse des investissements internationaux, et donc
une appréciation de la monnaie. Cette appréciation rend les importations moins
chères et les exportations sont plus onéreuses.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


1. Les instruments directs
1.1 L’encadrement du crédit
C’est une mesure réglementation qui limite le pouvoir de création monétaire des
banques en définissant, par rapport au volume antérieur de crédits accordés à la
clientèle, les conditions d’évolution des crédits.
Il permet un contrôle efficace et immédiat de la création monétaire tout en évitant
une hausse des taux d'intérêt
Tout dépassement du plafond fixé à chacune des banques fait l’objet de sanctions:
Constitution de réserves obligatoires supplémentaires
Augmentation du taux de refinancement
Baisse du plafond de réescompte
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


1. Les instruments directs
1.2 La sélectivité du crédit
C’est une procédure qui permet d’orienter les crédits accordés à l’économie vers
des domaines d’activités prioritaires (exportations, logement, agriculture,
hôtellerie, …)
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
La BC vise à contrôler la création monétaire par des mesures non réglementaires à travers
une action indirecte sur la quantité et/ou le coût de la liquidité bancaire qui à son tour va
agir sur l’offre et la demande de crédits.
2.1 Le réescompte
C’est une technique par laquelle la BC fournit de la monnaie centrale à une BSR,
moyennant le paiement d’un intérêt, le taux de réescompte (effet prix), qu’elle fixe de
manière unilatérale. La BC applique quand elle rachète aux BSR leurs effets représentatifs
de créances sur l'économie ou sur le Trésor
La BC peut compléter son action sur le coût de refinancement, en fixant un plafond
maximum (effet quantité) des effets qui peuvent être présentés au réescompte (ce plafond
étant fonction du portefeuille de l'établissement bancaire, de ses dépôts ou de ses fonds
propres)
Au delà du plafond les BSC paye un taux de réescompte supérieurs par rapport au taux
normal (taux d’enfer)
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2.1 Le réescompte
La politique de réescompte rencontre certaines limites:
Cette technique n'est efficace que si les banques font appel et de façon
permanente au refinancement de la BC (système en banque).
Le maniement du taux n'est pas déterminant dans la fixation du volume des
crédits distribués, il n'influence pas de façon décisive le comportement des BSR
et des industriels. La décision d'investir dépendra beaucoup plus des perspectives
de profit et l’existence d’une forte demande.
Une hausse du taux de réescompte en période d’inflation, risque d'attirer les
capitaux flottants sur le territoire national et d'accroître ainsi la liquidité des
banques. Ce qui leur permettra de répondre favorablement à toute demande de
crédit supplémentaire. A l'inverse, l'abaissement du taux en période de récession
ou de stagnation, peut ne pas inciter les banques et leur clientèle à demander
davantage de crédit.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.2 La réserve monétaire
La réserve monétaire est un instrument de nature réglementaire dans la mesure où
sa constitution est obligatoire. Les BSR sont tenues de détenir sous forme de
dépôts disponibles non rémunérés auprès de la BC (minimum 2% des comptes
courants créditeurs).
Une baisse du taux et/ou de l’assiette de la réserve monétaire accroît les avoirs
excédentaires en monnaie centrale des BSR, ce qui permet d’augmenter leur offre
de crédits
La diminution de la réserve monétaire (taux et/ou assiette) se traduit également
par un allègement du coût des ressources des banques qui peut les inciter à
réduire leurs taux d’intérêt débiteurs d’où un effet favorable sur la demande de
crédits.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.3 Les avances
Les avances sont des crédits que la BC octroie à court terme aux BSR qui en
expriment le besoin.
les avances à 7 jours sur appel d’offres: qui constituent le mode principal
d’alimentation des banques en monnaie centrale. Le taux des avances fixé par la
BC constitue le taux directeur de la BC.
Les avances à 24 heures sur initiative des banques: sont des facilités
permanentes c’est-à-dire une possibilité offerte en permanence par la BC aux
banques, à leur initiative, de pouvoir emprunter de la monnaie centrale pour une
durée de 24 heures et ce en vue de couvrir des besoins temporaires ou imprévus
de liquidité
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.4 La reprise de liquidité
La reprise de liquidité est une procédure offerte aux banques, sur l’initiative de la
BC, de placer auprès d’elle, pour une durée de 7 jours, leurs excédents de
trésorerie en monnaie centrale, sous forme de dépôts rémunérés à un taux
préétabli. À travers cet instrument, la BC vise à éponger la surliquidité bancaire.
La reprise de liquidité a à la fois un effet quantité et un effet prix sur la liquidité
bancaire.
2.5 La facilité de dépôt
C’est une possibilité offerte, aux banques de pouvoir constituer à leur initiative,
auprès de la BC des dépôts rémunérés pour une durée de 24 heures. Le taux de
rémunération de ces dépôts constitue le taux plancher.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.5 les opérations de swap de change
Une opération de swap de change permet à la BC d’acheter (ou de vendre) aux
banques de la monnaie nationale au comptant contre devise et, simultanément, de
leur revendre (ou de leur racheter) à terme, à une date et à un taux de change
prédéterminés.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.6 Les opérations d’open market
Elle consiste en l’achat ou en la vente ferme des bons du Trésor par la BC et à son
initiative sur le marché interbancaire à des taux variables et pour des montants
qu'elle fixe elle-même à son gré.
La technique consiste non pas à agir directement sur le coût du crédit mais sur le
volume des liquidités bancaires.
La BC affecte la liquidité des banques, c'est-à-dire leurs avoirs en monnaie
centrale et influence ainsi l'ensemble des taux débiteurs et créditeurs.
En cas de relance, la BC trouve-t-elle la liquidité bancaire abondante, elle vend
des titres sur le marché secondaire; les disponibilités diminueront donc et le taux
d'intérêt pratiqué sur ce marché aura tendance à augmenter.
Chapitre I: La politique monétaire

II. Les instruments de la politique monétaire :


2. Les instruments indirects
2.6 Les opérations d’open market
La procédure d'appel d'offres: La BC demande aux BSR les ressources qu'ils
désirent emprunter et à quels taux. Une fois les demandes d’emprunts
centralisées, la BC fixe en tenant compte des contraintes internes et externes de la
politique monétaire, le taux auquel il décide d'intervenir et le volume qu'il compte
Fournis
Les prises en pension: La BC achète aux BSR des effets qu'elle revend dans un
délai très court (un ou plusieurs jours). Ces concours jouent le rôle d'une garantie,
destinés à assurer l'équilibre de trésorerie des banques et se font à un taux plus
élevé que celui des appels d'offres
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
 La période1965-1968 La politique poursuivie en matière de crédit était passive
puisqu'elle donnait la priorité à la sauvegarde de la stabilité monétaire au
détriment de la croissance économique.
 La période1973-1977: Les pouvoirs publics ont cherché à adapter l'action
monétaire et financière aux impératifs de développement en menant une
politique expansionniste de crédit. C'est une période de croissance élevée,
accompagnée d'une forte inflation.
 La période 1978-1980: Réduire les déséquilibres budgétaires et des paiements
courants tout en cherchant à juguler l'inflation.
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
 1959 La nationalisation de la Banque d'Etat du Maroc, qui devient la Banque
du Maroc et l’adoption du Dirham comme monnaie nationale
 La fixation de plafonds de réescompte (1959) dont l’objectif est d’agir sur la
liquidité bancaire et amener les BSR à modérer leurs possibilités d'octroi de
nouveaux crédits aux fins d'adapter le volume de la masse monétaire aux
besoins de l'économie.
 L'efficacité du système de plafonds de réescompte demeura limitée, elle n'a
pas eu d'effet direct sur le volume des crédits bancaires, vu que les BSR
disposent de ressources abondantes fournies par leurs maisons-mères installées
à l'étranger qui finançaient une proportion toujours plus importante de crédits
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
 Le coefficient de trésorerie 1963 qui consiste à bloquer dans l'actif des établissements
de crédit un certain pourcentage (45%) de leurs exigibilités à vue et à terme
 Le recours à cette technique répond au souci des autorités monétaires de restreindre les
possibilités de crédit des banques - notamment les crédits mobilisables hors-plafond -
et faire participer le système bancaire au financement du Trésor
 La réserve monétaire (1966): fixée à l'origine à 100 % de l'excédent des dépôts à vue et
à terme, suite à la stabilisation des crédits à l'économie, elle a été ramené à 25 %
 Le plancher d'effets publics (1966) les pouvoirs publics imposaient aux banques
commerciales de conserver en permanence le portefeuille d'effets publics. Par ce
moyen, les autorités monétaires entendaient limiter les possibilités de recours des
banques au refinancement en même temps diriger une partie des emplois bancaires aux
besoins du Trésor.
Chapitre I: La politique monétaire

IV. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
Le système de l'encadrement des crédits (1969) limitation globale du volume des
crédits distribués
 L’encadrement du crédit était une technique qui portait atteinte au bon
fonctionnement du système bancaire marocain en limitant l’indépendance des
banques dans la conduite de leurs opérations, en faussant la concurrence
interbancaire (cristallisation des parts de marché), le financement des
exportations, ont été maintenus hors encadrement, ce qui limitait l’efficacité
d’une action directe sur les concours bancaires.
 Les mesures d'inspiration sélective: La fixation des taux d’intérêt à des niveaux
relativement bas pour les crédits destinés aux secteurs prioritaires. Le portefeuille des
crédits à moyen terme réescomptables (CMTR), pour le financement de
l’investissement (PME). Le portefeuille des bons de la Caisse Nationale de Crédit
Agricole (CNCA), pour promouvoir le financement des projets agricoles.
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
 Les pouvoirs publics en abandonnant pour la première fois l'idée de

l'orthodoxie budgétaire et monétaire, ont essayé de favoriser le mouvement de


croissance par le recours à des moyens de financement monétaire. Le taux de
progression du stock de monnaie devait évoluer au rythme annuel moyen de
20 %.
 La mobilisation de l'épargne et la réforme des taux d'intérêt créditeurs, Afin de
donner une nouvelle impulsion à l'effort d'épargne destinée à financer les
crédits d'investissement, les taux d'intérêt créditeurs pratiqués par les
établissements de crédit, furent sensiblement relevés

 La réforme des taux débiteurs: les taux d'intérêt ont été relevés à partir de
1975 et leur structure a également été simplifiée et d'inviter les entreprises à
recourir davantage à l'autofinancement et aux ressources financières
internationales.
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


1. La politique monétaire jusqu’au début des années 90
 Durant les années 80, le trait dominant est la priorité absolue accordée à la
lutte contre l'inflation et au déséquilibre extérieur par la mise en place d'un
contrôle sévère de la croissance de la masse monétaires.
 L'encadrement du crédit bancaire, et le réglage de la liquidité des banques est
resté assuré au moyen d'instruments classiques, constitués par les diverses
possibilités de recours auprès de la BC sous forme de plafonds de réescompte.
Cette politique restrictive n'a cependant pas remis en cause le principe de la
sélectivité en faveur des secteurs clés de la croissance.
 Avec le développement des marchés de capitaux, le recours aux interventions
directes et administrées est devenu inefficace, ce qui a poussé les autorités
monétaires à opter pour les mécanismes de contrôle indirect.
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


2. La politique monétaire des années 90
 Un mouvement de décloisonnement et de déréglementation progressive qui a
touché le secteur bancaire, ont poussé Bank al-Maghrib à privilégier les outils
de contrôle indirect
 Une suppression des obstacles, par la libéralisation des taux
 L’adoption d’une nouvelle loi bancaire qui permet de renforcer la protection
de la clientèle et le contrôle exercé par la BC
 Adoption du nouveau statut de Bank Al Maghrib (Autonomie de la BC).
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


2. La politique monétaire des années 90
 L’abandon des mécanismes de contrôle direct et la libéralisation des taux
d’intérêt: L'encadrement du crédit est abandonné (1991) au profit d'une action
indirecte sur la liquidité bancaire et les taux d'intérêt. Il a perdu de son
efficacité et ce, en raison de deux facteurs:
 Le recul de l'intermédiation bancaire au profit d'un financement direct grâce
au processus d'innovation financière, développement du marché des bons du
Trésor et des billets de trésorerie et le développement des crédits spécifiques
ou émanant de réseaux non réglementés sur lesquels ne pesait pas
l'encadrement (sociétés de crédit-bail, sociétés de crédit à la consommation)
 la libéralisation du commerce extérieur qui devait permettre aux
établissements bancaires d'avoir recours aux liquidités internationales
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


2. La politique monétaire des années 90
Une première phase consiste à répondre aux besoins de refinancement
bancaire
Les opérations d’open market :
Les avances à 7 jours sur appel d’offres
Les avances à 24 heures
La réserve monétaire
Une deuxième phase s’occupe de la maitrise de la surliquidité (à partir 2000)
Les Reprises de la liquidité sur 7 j
Les facilités de dépôts à 24 h
Chapitre I: La politique monétaire

III. L’évolution de la politique monétaire marocaine


2. La politique monétaire depuis 2008
 la stratégie de politique monétaire de Bank Al-Maghrib repose sur la stabilité
des prix comme objectif prioritaire à travers le ciblage de l’inflation. basée
sur des mesures monétaires conventionnelles et non conventionnelles
 La prise en compte des mesures monétaires non conventionnelles qui
consistent à l’augmentation de la masse monétaire et le maintien du taux
d’intérêt à un niveau faible
 L'assouplissement quantitatif: La BC achète des actifs risqués en créant une
grande quantité de monnaie.
 L’assouplissement qualitatif: La BC rachète des titres de dette publique ou
des créances de faible qualité et les échange contre de la monnaie ou contre
des actifs de qualité

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