Chapitre 3.
Cinématique
1. Récapitulatif
Description Lagrangienne: Nécessite la connaissance d’une configuration initiale: Solide
Description Eulérienne: Fluide car on ne connait pas la configuration initiale, grandes déformations
Les lois de la mécanique ont été établies dans le cas d’une description Lagrangienne. En effet lorsqu’on écrit le
principe fondamental de la dynamique, on suit la particule le long de sa trajectoire.
Elles sont naturelles en description Lagrangienne ou la notion de trajectoire est intrinsèque. Elles le sont moins
En description Eulérienne car on ne suit pas les particules. Il faut donc définir en description Eulérienne un outil
Qui me permette de suivre l’évolution des particules ou cours du temps. C’est la dérivée particulaire.
2. Notion de dérivée particulaire
On cherche à caractériser en description Eulérienne l’évolution d’une particule le long de sa trajectoire.
𝑇 𝑥, 𝑡 ou 𝑥 𝑒𝑡 𝑡 sont les variables d’Euler.
T dépend de l’espace pour traduire les variation de la température en fonction du point considéré à un
instant donné t.
T dépend du temps pour traduire le fait qu’en un même point 𝑥, la température peut évoluer dans le temps.
3. Dérivée particulaire d’une fonction
𝐵 = 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ≡ base cartésienne orthonormée liée au référentiel par rapport auquel on étudie le
mouvement.
Fonction scalaire
G ≡ gradeur scalaire (température, pression, masse volumique, énergie interne, enthalpie,….)
Trajectoire de la particule que se trouve en 𝑋 à l′ instant initial
𝑩 𝑿, 𝒕𝟐 𝑩 𝑿, 𝒕𝟒
𝑩 𝑿, 𝒕𝟑
𝑩 𝑿, 𝒕𝟏
Considérons une particule qui se déplace le long de sa trajectoire et la grandeur G qui lui est attachée.
En Variables de Lagrangienne
𝐺 = 𝐵 𝑋, 𝑡
Fixer 𝑋 revient à choisir (identifier) une particule macroscopique. Pour caractériser les variations de B par rapport
au temps, il suffit de dériver B par rapport au temps, 𝑋 étant fixé. La notion de dérivée particulaire est donc,
en variables de Lagrange, la dérivation part rapport à t, 𝑋 étant fixé.
𝜕𝐵 𝑋, 𝑡
𝜕𝑡 𝑋
En Variables d’Euler
𝐺 = 𝑏 𝑥, 𝑡
𝒃 𝒙 𝟒 , 𝒕𝟒
𝒙𝟒 = 𝝓 𝑿, 𝒕𝟒
b 𝒙 𝟐 , 𝒕𝟐 Trajectoire de la particule que se trouve en 𝑋 à l′ instant initial
𝒙𝟐 = 𝝓 𝑿, 𝒕𝟐
𝒃 𝒙 𝟑 , 𝒕𝟑
𝒙𝟑 = 𝝓 𝑿, 𝒕𝟑
𝒃 𝒙 𝟏 , 𝒕𝟏
𝒙𝟏 = 𝝓 𝑿, 𝒕𝟏
Lorsqu’on suit la particule le long de sa trajectoire on voit que b varie du fait de variation du temps du fait de son
déplacement.
𝐷
≡ Dérivée particulaire; dérivée le long de la trajectoire d’une particule macraoscopique.
𝐷𝑡
𝐷𝑏 𝑥, 𝑡 𝐷𝑏 𝑥 𝑋, 𝑡 , 𝑡 𝐷𝑏 𝑥1 𝑋, 𝑡 , 𝑥2 𝑋, 𝑡 , 𝑥3 𝑋, 𝑡 , 𝑡 𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑥1 𝜕𝑏 𝜕𝑥2
= = = + + +
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝜕𝑡 𝑥
𝜕𝑥1 𝑥2 ,𝑥3 ,𝑡
𝜕𝑡 𝑋
𝜕𝑥2 𝑥1 ,𝑥3 ,𝑡
𝜕𝑡 𝑋
𝜕𝑏 𝜕𝑥3
+
𝜕𝑥3 𝑥1 ,𝑥2 ,𝑡
𝜕𝑡 𝑋
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
Or = 𝜈1 𝑋, 𝑡 = 𝑉1 𝑥, 𝑡 ; = 𝜈2 𝑋, 𝑡 = 𝑉2 𝑥, 𝑡 ; = 𝜈3 𝑋, 𝑡 = 𝑉3 𝑥, 𝑡
𝜕𝑡 𝑋 𝜕𝑡 𝑋 𝜕𝑡 𝑋
𝜕𝑏
𝐷𝑏 𝑥, 𝑡 𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑥1
= + 𝑉1 𝑥, 𝑡 + 𝑉2 𝑥, 𝑡 + 𝑉3 𝑥, 𝑡 𝑥2 ,𝑥3 ,𝑡
𝐷𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝑥 𝑥2 ,𝑥3 ,𝑡 𝑥1 ,𝑥3 ,𝑡 𝑥1 ,𝑥2 ,𝑡 𝜕𝑏
𝑔𝑟𝑎𝑑𝑏 =
𝜕𝑥2 𝑥1 ,𝑥3 ,𝑡
𝜕𝑏
𝑽 𝒙, 𝒕 ∙ 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒃
𝜕𝑥3 𝑥1 ,𝑥2 ,𝑡
𝑫𝒃 𝒙, 𝒕 𝝏𝒃
= + 𝑽 𝒙, 𝒕 ∙ 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒃
𝑫𝒕 𝝏𝒕 𝒙
Deux composantes:
𝝏𝒃
• : non-stationnarité de b
𝝏𝒕 𝒙
• 𝑽 𝒙, 𝒕 ∙ 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒃: déplacement de M le long de sa trajectoire convection
Fonction vectorielle
𝐵 = 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 ≡ base cartésienne orthonormée liée au référentiel par rapport auquel on étudie le mouvement.
𝑏 𝑥, 𝑡 = 𝑏𝑝 𝑥, 𝑡 𝑒𝑝 = 𝑏1 𝑥, 𝑡 𝑒1 + 𝑏2 𝑥, 𝑡 𝑒2 + 𝑏3 𝑥, 𝑡 𝑒3 = 𝑏𝑝 𝑥, 𝑡 𝑒𝑝
𝑝=1
3 3
𝐷 𝐷 𝐷
𝑏 𝑥, 𝑡 = 𝑏𝑝 𝑥, 𝑡 𝑒𝑝 = 𝑏𝑝 𝑥, 𝑡 𝑒𝑝
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡
𝑝=1 𝑝=1
𝐷 𝐷𝑏 𝐷𝑏 𝐷𝑏 𝜕𝑏1 𝜕𝑏1 𝜕𝑏1 𝜕𝑏1
𝑏 𝑥, 𝑡 = 1 𝑒1 + 2 𝑒2 + 3 𝑒3 = + 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 𝑒1 +
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝜕𝑡 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝜕𝑏2 𝜕𝑏2 𝜕𝑏2 𝜕𝑏2
+ 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 𝑒2 +
𝜕𝑡 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝜕𝑏3 𝜕𝑏3 𝜕𝑏3 𝜕𝑏3
+ 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 𝑒3
𝜕𝑡 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝜕𝑏1 𝜕𝑏1 𝜕𝑏1
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝑫 𝜕𝑏1 𝜕𝑏2 𝜕𝑏3 𝜕𝑏2 𝜕𝑏2 𝜕𝑏2 𝑉1 𝝏𝒃
𝒃 𝒙, 𝒕 = 𝑒 + 𝑒 + 𝑒 + 𝑉2 = + 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒃 𝑽
𝑫𝒕 𝜕𝑡 1 𝜕𝑡 2 𝜕𝑡 3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝑉3 𝝏𝒕
𝜕𝑏3 𝜕𝑏3 𝜕𝑏3
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝜕𝑏
𝑔𝑟𝑎𝑑𝑏 𝑉
𝜕𝑡
Accélération:
𝜕𝜈
• Lagrangien: Γ = 𝑋, 𝑡
𝜕𝑡 𝑋
𝐷𝑉 𝑥,𝑡 𝜕𝑉 𝑥,𝑡
• Eulérien: 𝛾 = = + 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑉 𝑉
𝐷𝑡 𝜕𝑡
On peut également montrer que:
𝐷𝑉 𝑥, 𝑡 𝜕𝑉 𝑉2 1
𝛾= = + 𝑔𝑟𝑎𝑑 + 𝑟𝑜𝑡𝑉Λ𝑉
𝐷𝑡 𝜕𝑡 2 2
𝑉2 𝑉12 𝑉22 𝑉32 1 𝜕 𝑉12 + 𝑉22 + 𝑉32 𝜕 𝑉12 + 𝑉22 + 𝑉32 𝜕 𝑉12 + 𝑉22 + 𝑉32
𝑔𝑟𝑎𝑑 = 𝑔𝑟𝑎𝑑 + + = 𝑒1 + 𝑒2 + 𝑒3
2 2 2 2 2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
Cette expression peut être utile dans le cas d’écoulement irrotationnel: 𝑟𝑜𝑡𝑉 = 0
4. Dérivée particulaire d’un volume élémentaire
Soit D un domaine matériel de frontière S occupant la position
Dt à l’instant t et la position D0 à l’instant initial.
𝑛0 𝑛
S0
St
𝜙
D0 Dt
M
M0 dv0 dv
Instant initial Instant t
dv≡ volume élémentaire 𝐷𝑑𝑣 1 𝐷𝑑𝑣
On peut montrer que = 𝑑𝑖𝑣𝑉𝑑𝑣 ⇒ = 𝑑𝑖𝑣𝑉
𝐷𝑡 𝑑𝑣 𝐷𝑡
On dit que 𝑑𝑖𝑣𝑉 est le taux de dilatation volumique
𝐼= 𝑏 𝑥, 𝑡 𝑑𝑣
𝐷𝑡
𝐷𝐼 𝐷 𝐷𝑏 𝐷 𝐷𝑏
= 𝑏 𝑥, 𝑡 𝑑𝑣 = 𝑏 𝑥, 𝑡 𝑑𝑣 = 𝑑𝑣 + 𝑏 𝑑𝑣 = 𝑑𝑣 + 𝑏𝑑𝑖𝑣𝑉𝑑𝑣
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡
𝐷𝐼 𝐷𝑏 𝜕𝑏
= + 𝑏𝑑𝑖𝑣𝑉 𝑑𝑣 = + 𝑉 ∙ 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑏 + 𝑏𝑑𝑖𝑣𝑉 𝑑𝑣
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝜕𝑡
Développement de
𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑏 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉3 𝜕𝑏 𝜕𝑉1 𝜕𝑏 𝜕𝑉2 𝜕𝑏 𝜕𝑉3
𝑉 ∙ 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑏 + 𝑏𝑑𝑖𝑣𝑉 = 𝑉1 + 𝑉2 + 𝑉3 +𝑏 +𝑏 +𝑏 = 𝑉1 +𝑏 + 𝑉2 +𝑏 + 𝑉3 +𝑏
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥3
𝜕𝑏𝑉1 𝜕𝑏𝑉2 𝜕𝑏𝑉3
𝑉 ∙ 𝑔𝑟𝑎𝑑𝑏 + 𝑏𝑑𝑖𝑣𝑉 = 𝑑𝑖𝑣 𝑏𝑉 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝐷𝐼 𝜕𝑏
= + 𝑑𝑖𝑣 𝑏𝑉 𝑑𝑣
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝜕𝑡
On utilise le théorème de la divergence: 𝐷𝑡
𝑑𝑖𝑣 𝑏𝑉 𝑑𝑣 = 𝑆𝑡
𝑏𝑉 ∙ 𝑛𝑑𝐴
𝐷𝐼 𝜕𝑏
= 𝑑𝑣 + 𝑏𝑉 ∙ 𝑛𝑑𝐴
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝜕𝑡 𝑆𝑡
𝜕𝑏
𝐷𝑡 𝜕𝑡
𝑑𝑣 ≡ variation de b en fonction du temps à 𝑥 fixé
𝑏𝑉 ∙ 𝑛𝑑𝐴 ≡ flux de la quantité b à travers la surface délimitant de domaine D. C’est lié au mouvement du domaine
𝑆𝑡
matériel D (Convection)
4. Mouvement Isochore
Définition: On appelle mouvement isochore un mouvement dans lequel le volume de tout domaine
matériel reste constant. Il correspond à un mouvement incompressible. La notion d’incompressibilité n’est pas une
propriété du milieu continu. C’est une propriété de l’écoulement:
• L’air à faible nombre de Mach est incompressible
• L’air à nombre de Mach élevé devient compressible.
𝐷𝜐 𝐷
𝜐= 𝑑𝑣 ⇒ = 𝑑𝑣 = 𝑑𝑖𝑣𝑉𝑑𝑣
𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡 𝐷𝑡
𝐷𝜐
Le mouvement est isochore ssi = 0 ∀𝐷𝑡 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 0
𝐷𝑡
C’est la condition pour que l’écoulement soit incompressible.
y
Fonction de courant pour les mouvements isochores plans x
𝜕𝑉1 𝜕𝑉2
Mouvement plan dans le plan 𝑥1 , 𝑥2 ⇒ 𝑉3 = 0 𝑒𝑡 = =0
𝜕𝑥3 𝜕𝑥3
𝜕𝑉 𝜕𝑉
Mouvement incompressible: 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 𝜕𝑥1 + 𝜕𝑥2 = 0
1 2
𝜕𝑉 𝜕𝑉
On introduit une fonction Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑡 , appelée fonction de courant, qui vérifie 𝑑𝑖𝑣𝑉 = 𝜕𝑥1 + 𝜕𝑥2 = 0. 𝐶𝑒𝑡𝑡𝑒
1 2
Fonction est définie par:
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑡 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕 𝜕𝜓 𝜕 𝜕𝜓
𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑡 = 𝑑𝑖𝑣𝑉 = + = + − =
𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1
𝜕2𝜓 𝜕2𝜓
− =0
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑡 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2
𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑡 = −
𝜕𝑥1
y
Définition: ligne de courant à un instant T sont définies par: x
𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
=
𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇
𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 = 𝑑𝑥1 𝑑𝑥2
𝜕𝑥2 =
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇
On introduit −
𝜕𝑥2 𝜕𝑥1
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇
𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 = −
𝜕𝑥1
𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 𝜕Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇
− d𝑥1 = 𝑑𝑥2 d𝑥1 + 𝑑𝑥2 = 0
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2
𝑑Ψ 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑇 =0 𝜳 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 , 𝑻 = 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕
Dans le cas d’un écoulement incompressible 2D, les lignes de courant à un instant T correspondent à des lignes ou la fonction
de courant est une constante.
5. Vitesse de déformations
Pour décrire les déformations dans un milieu continu, nous avons adopté une approche lagrangiènne (Chapitre 2).
Cette approche est bien adaptée pour les solides dans le cas de faibles déformations. En revanche, elle s’avère moins adaptée
Dans le cas de fluides ou les déformations sont indéfinies. Il faut alors utilisée une approche Eulérienne.
Variation spatiale du vecteur vitesse
Dans une approche eulérienne, on décrit à un instant T le milieu continu par la connaissance de leur caractéristiques
en un point 𝑥. Considérons deux point voisins M et N tels que
𝑂𝑀 = 𝑥
𝑂𝑁 = 𝑥 + 𝑑𝑥
Les vitesses associées sont 𝑉 𝑥, 𝑇 et 𝑉 𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑇 et la variation de la vitesse entre les deux points s’écrit:
𝑉1 𝑥1 + 𝑑𝑥1 , 𝑥2 + 𝑑𝑥2 , 𝑥3 + 𝑑𝑥3 , 𝑇 − 𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝛿𝑉 𝑥, 𝑇 = 𝑉 𝑥 + 𝑑𝑥, 𝑇 − 𝑉 𝑥, 𝑇 = 𝑉2 𝑥1 + 𝑑𝑥1 , 𝑥2 + 𝑑𝑥2 , 𝑥3 + 𝑑𝑥3 , 𝑇 − 𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝑉3 𝑥1 + 𝑑𝑥1 , 𝑥2 + 𝑑𝑥2 , 𝑥3 + 𝑑𝑥3 , 𝑇 − 𝑉3 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1
𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇 + 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 + 𝑑𝑥 − 𝑉1 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 3
𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2
𝛿𝑉 𝑥, 𝑇 = 𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇 + 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 + 𝑑𝑥 − 𝑉2 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 3
𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3
𝑉3 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇 + 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 + 𝑑𝑥 − 𝑉3 𝑥1 , 𝑥2 , 𝑥3 , 𝑇
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 3
𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1
𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 + 𝑑𝑥3
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝑑𝑥1
𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2
𝛿𝑉 𝑥, 𝑇 = 𝑑𝑥1 + 𝑑𝑥2 + 𝑑𝑥3 = 𝑑𝑥2
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝑑𝑥3
𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3
𝑑𝑥 + 𝑑𝑥 + 𝑑𝑥
𝜕𝑥1 1 𝜕𝑥2 2 𝜕𝑥3 3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
𝜹𝑽 = 𝒈𝒓𝒂𝒅𝑽 ∙ 𝒅𝒙
𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉1 𝜕𝑉3 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉1 𝜕𝑉3
+ + + 0 − −
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1
𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉2 𝜕𝑉3 1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉1 𝜕𝑉2 𝜕𝑉3
𝑔𝑟𝑎𝑑𝑉 = = + + + + − 0 −
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥2 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 2 𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1
𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉1 𝜕𝑉3 𝜕𝑉2 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉3 𝜕𝑉1 𝜕𝑉3 𝜕𝑉2
+ + + − − 0
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥3 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥3 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1 𝜕𝑥3 𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
Partie Symétrique 𝐷 Partie antiSymétrique Ω
Ω étant antisymétrique, on peut lui associer un vecteur 𝜔 défini par:
𝜕𝑉3 𝜕𝑉2
−
𝜕𝑥2 𝜕𝑥3
1 1 𝜕𝑉1 𝜕𝑉3 Ω 𝑉 = 𝜔Λ𝑉
𝜔 = 𝑟𝑜𝑡𝑉 = −
2 2 𝜕𝑥3 𝜕𝑥1
𝜕𝑉2 𝜕𝑉1
−
𝜕𝑥1 𝜕𝑥2
Ω≣ tenseur des taux de dilatation
𝐷 ≣ tenseur des taux de déformation
Les termes diagonaux de 𝐷 (𝐷𝑖𝑖 ) caractérisent la vitesse d’allongement dans les directions 𝑒𝑖
Les termes extra-diagonaux de 𝐷 (𝐷𝑖𝑗 ) caractérisent les vitesses de distorsion entre les directions 𝑒𝑖 et 𝑒𝑗
Le tenseur Ω caractérise les rotations locales sans déformation
Mouvement irrotationnel
1
Le mouvement d’un milieu continu est dit irrotationnel si Ω = 0 𝑜𝑢 𝜔 = 2 𝑟𝑜𝑡𝑉 = 0
Le vecteur vitesse dérive alors d’un potentiel 𝜑 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑉 𝑥, 𝑡 = 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝜑 𝑥, 𝑡