Vendredi, 10/05/2024
Semestre II :
HISTOIRE DE L’ANTHROPOLOGIE
Le cours de l’histoire de l’anthropologie correspond à l’évolution de la pensée
anthropologique dont les origines sont lointaines. L’anthropologie, comme
nous le savons, est une science parcourue par des tendances très diverse. Les
problèmes théoriques en anthropologie tels qu’ils se présentent
actuellement résultent dans une très large mesure, dans l’évolution des
idées, des théories et des écoles antérieures, ainsi que de leurs polémiques.
Voilà pourquoi il est utile de retracer à grand trait l’histoire de la pensée
contemporaine.
I. Les précurseurs :
Les débuts de l’anthropologie ou la pré-ethnologie se confond avec les débuts
de l’intérêt pour les cultures étrangères. Cette première étape est surtout
descriptible et elle fait des voyages pendant l’antiquité, de nombreuses
auteurs (historien, philosophe, géographe et militaire) ont noté certains
aspects des cultures qui leurs été étrangères. Parmi eux, on peut citer :
Hérodote qui, outre ces qualités d’observateur aborde déjà des problèmes
ethnologique, tels que la diversité des systèmes de descentes, le rôle de la
diffusion dans le développement culturel, le déterminisme géographique. Les
romains comme César, Pline et Pacite décrivent eux les populations qu’ils
combattent durant le moyen âge. L’Europe effectue un répit intellectuel sur
elle-même et ne s’ouvre pas aux autres cultures extérieures malgré les
possibilités offertes par croisades. Il faut cependant signaler dans le monde
arabe l’historien et voyageur Berber Iben KAHALDOUM (1932-1994) qui au
XIVème siècle proposa une théorie générale où les relations sociales jouaient
un rôle important dans la formation des États. Il formula aussi une première
théorie du déterminisme écologique. L’Europe médiévale resta replié sur
elle-même, laissant une large part aux merveilleux et aux récits fantastiques.
Il fallut attendre le VIIIème siècle avec les révélations des premiers grands
voyageurs pourque les choses commencent à changer : Marco Paolo qui
vécut 25ans en Asie fut le premier européen a visité la Chine.
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Mais c’est n’est la renaissance et l’ère des grands découverte que
l’Europe prendra réellement conscience de l’existence d’autre culture.
Pendant cette période, deux tendances diamétralement opposées vont se
confronter :
- L’une qui considère que les sauvages ne sont pas les êtres humains;
- L’autre qui idéalise le sauvage en valorisant systématiquement les
vertus de ces hommes qui vivent encore à l’État de nature.
Quand Jean Jacque Rousseau affirme que « l’homme nait
naturellement bon », il présente une image de l’homme avant la civilisation
et oppose les ʺsauvagesʺ aux ʺciviliserʺ de façon péjorative. La civilisation
serait pour Rousseau une régression, car elle empêche l’homme de
s’identifier aux autres, à la nature entière, et par là de comprendre ou
d’admettre la diversité humaine et culturelle avec l’identification comme seul
fondement de la morale, Rousseau découvre un grand principe des sciences
humaine. La résolution Roussélienne visait par identification à concilier le
moi et l’autre, ma société et l’autre société.
Outre cet aspect qui est la base morale de l’ethnologie, Rousseau
à prévu avec près d’un siècle d’avance l’apparition de l’ethnologie quant-il
affirme : « j’ai peine à concevoir comment dans un siècle où l’on se pique des
belles connaissances, il ne trouve pas deux hommes dont l’un sacrifie dix mille
écu et ces biens et l’autre dix ans de sa vie à un célèbre voyages autour du
monde pour y étudier non toujours des pierres et des plantes, mais une fois les
Hommes et les mœurs » Discours sur l’origine et les fondement des inégalités
parmi les Hommes. Un peu plus dans le même ouvrage, il s’écriait : « toute la
terre est couverte de nation dont nous ne connaissant que les noms, et nous
nous mêlons de juger le genre humain ».
Non content de prophétiser l’apparition de l’ethnologie,
Rousseau fait le programme de l’anthropologie futur : « Quand on veut
étudier les hommes, il faut regarder près de soi, mais pour étudier l’Homme, il
faut apprendre à porter sa vue aux lois, il faut d’abord observer les différences
pour découvrir les propriétés ». Essaie sur l’origine des langues. Tout le
programme de l’ethnologie serait dans cette phase. Durant le XVIIIème et le
XIXème siècle, les voyages d’explorateurs se multiplient. L’anthropologie se
développe d’abord en dehors du cadre universitaire, au sein des sociétés
savant, fruit d’initiative privé. En France, la société observatrice de l’Homme
présidée par Louis François Jauffret, se fixe pour tâche l’étude de l’Homme
« sous ces aspects physique, moral et intellectuel », d’établir une
classification.
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La société ethnologique de paris fondée en 1938 par William
Edwards, circonscrit principalement ces débats sur l’origine de l’espèce
humaine opposant monogénisme (système d’après lequel, om admet que les
races humaines actuels dérivent d’un seul couple ou d’une seule origine) et
polygénisme (système d’après lequel on admet que les races humaines actuel
descendent de plusieurs couples). Progressivement, les expéditions
scientifiques se mettent à étudier plus systématiquement les régions
exotériques. Des sociétés de savant et de chercheurs se constituent pour
étudier les coutumes des Hommes dans le monde, entreprendre une
réflexion sur la diversité humaine.
- 1751 : DIDERO se propose une définition plus étroite en faisant de
l’anthropologie équivaut de l’anatomie
- 1789 : dans son traité de variation de l’espèce humaine, DUFON définit
l’anthropologie comme l’équivalant de l’histoire de l’Homme;
- 1822 :
Le champ de l’anthropologie et sa position vis-à-vis des disciplines voisines
reste flou au cours du XIXème siècle. Pendant cette période, l’anthropologie est
considérée comme une discipline des sciences naturelle, se confondant plus
particulièrement avec ce qu’aujourd’hui désigné comme l’anthropologie
physique actuelle.
L’anthropologie au XIXème siècle épouse le paradigme naturaliste qui
« proclame que le statut d’un groupe humain, comme l’ordre du monde qui
le fait telle, est programmer de l’intérieur de la matière vivante »
La préoccupation principale des anthropologues souvent issu de la
médecine et de la biologie est d’étudier l’origine et l’évolution de l’Homme,
d’établir des classifications …?... Sous la base du concept race, en s’appuyant
sur les méthodes de l’anatomie comparé
- 1855, Armand de quatrefages occupe la chaire de l’anthropologie qui
remplace la chaire de l’anatomie humaine au Musset-homme national,
- 1859, Pierre Paul Broca, médecin de formation considéré par ces
contemporains comme le père de l’anthropologie physique en France,
fonde la société de l’anthropologie de paris à affermir ces premiers
ancrages académiques avec l’ouverture en décembre 1876 de l’école
de l’anthropologie de paris d’orientation polygéniste.
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- Au royaume uni, James Hunt, d’obegeance polygéniste et anti
Darwinien, crée en 1869 la société de l’anthropologie de Londres qui
deviendra plus tard royal anthropological Institute.
- En Allemagne, deux médecins Rudolf Virchow et Adolf Bastien créent
en 1869 la société berninoise d’anthropologie, d’ethnologie et de
préhistoire.
Cette période voit aussi les débuts de la science préhistorique
- 1846 Bouchet de Crévecoer de Perche publie le premier volume de ces
antiquités septique et hanté d’ulivienne où il défend la théorie selon
laquelle les vestiges seltienique (Néolithique) avait été ante …?...
Fondateur de la préhistoire Douchet de Crévecoer pose le
problème de l’évolution de l’humanité en montrant que l’histoire du
monde ne commençait pas avec les grecques et les romains. Il montra que
les ancêtres des européens avaient une culture matérielle assez semblable
de celle des peuples jadis primitif. Les conclusions de l’auteur ne fur pas
accepter sans polémique car elle mettait en cause la théorie du déluge
Biblique qui faisait remonter l’origine de tous les fossiles à cet évènement.
La publication en 1859 par Darwin de son ouvrage de
l’origine des espèces par voie de sélection naturelle où il montre que
l’évolution naturelle s’applique non seulement aux animaux mais aussi
aux Hommes. Battant ainsi en brèche les dogmes religieux qui faisaient
remonter la création à Adam et Eve avant Jésus Christ. Ce débat dure
toujours aux État unis. Les idées de Darwin vont avoir une influence
directe sur la première grande tendance de l’anthropologie ou
l’ethnologie.
II. L’évolutionnisme :
Le courant évolutionnisme est associé du début de l’ethnologie et résulte de
deux facteurs :
- D’une part, le développement d’une conception historique des science
sociale suite aux travaux de Charles Darwin pour les sciences naturelle
et de la découverte d’un passé préhistorique
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- D’autre part, le XIXème siècle marque le triomphe de la bourgeoisie,
imbu de sa supériorité, la civilisation occidentale est parfaite et est
l’aboutissement de la progression de l’humanité depuis ces origines.
Les principes représentant de cette tendance évolutionniste sont :
l’américain Lewis Morgan (1818-1881) et les anglais Edward Tylor (1832-
1917) et Janes Frazer (1854-1943).
Les écrits de ces auteurs sont sous-entendus par l’idée de progrès, de
l’évolution et de la civilisation.
Pour les évolutionnistes, les Hommes passent inévitablement par
les mêmes étapes qui enchaînent de façon univoque les unes après les autres.
Pour eux, la civilisation occidentale est l’aboutissement de ce progrès
continu.
Morgan dans son ouvrage Ancient society paru en 1877, classait les
sociétés selon leur niveaux technique. Il faisait distinguer trois (3) phases
principales : la sauvagerie, la barbarie et la civilisation. L’ouvre de Morgan a
eu une influence directe sur l’élaboration des théories de Max et d’Engels car
elle soutenait l’idée d’une humanité en marche imposant de plus en plus sa
volonté au milieu naturel.
Les classifications de Morgan est aujourd’hui complètement dépassée. Mais
il a eu le mérite d’être l’un des premiers à avoir élaboré une réflexion
théorique sur certains problèmes centraux de l’ethnologie notamment sur la
terminologie de la parenté classificatoire, qu’il a décrit minutieusement chez
Iroquois
EDWARD Bernette Tylor (1832-1917) à aborder une gamme de problème
^plus large. Il s’est illustré dans le domaine de l’anthropologie religieuse en
formant sa théorie de l’animiste : « le primitif aurait pris de l’existence d’un
esprit invisible, d’une âme mobile qui est le double du corps visible. Cet
esprit vital animerait toute la nature ».
Pour Tylor, les objets que nous croyons inanimés sont en effet porteur d’une
vie. Un culte sera alors rendu dans la culture archaïque. Les esprits de la
nature se serait progressivement spécialisé pour devenir des divinités, puis
ce polythéisme serait devenu du monothéisme : c’est le model évolutif des
religions.
James Frazer, (1854-1943) à élaborer une œuvre reposant sur le
principe évolutionniste selon lequel tous les peuples passent par les mêmes
stades de civilisation. Pour lui, il serait possible de reconstituer une histoire
universelle en mettant en Co-relation des données présent de toutes les
cultures.
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Critique de la théorie évolutionniste :
Actuellement les conceptions évolutionnistes sont dépassées
- Les différents éléments qui constituent une culture n’apparaissent pas
nécessairement ensemble. Il n’y a pas d’évolution unilinéaire identique
pour tous.
- Les différents éléments ne sont non plus tous toujours et partout parut
dans l’ombre indiquer. Ex : l’agriculture peut être apparut sans élevage
préalable.
- Des populations à culture rudimentaire peuvent posséder des
institutions que les évolutionnistes attribuent aux « de échelle ». Selon
une étude, les pygmées étaient monogames; ils ne sont devenus
polygame qu’avec l’influence des bantus. De même le monothéisme se
trouve dans les régions des peuples chasseurs collecteurs, alors que les
évolutionnistes croyaient que le monothéisme et la monogamie étaient
précéder par le polythéisme et la polygamie.
- L’influence du milieu est très grande, il n’y a donc pas d’évolution
unilinéaire identique pour tous les peuples. Si les théories de
l’évolution on jouer un rôle de principe directeur qui a cristallisé la
recherche et permis l’apparition de la pensée anthropologique entant
que telle, le caractère trop systématique, trop rigide de l’idée
évolutionniste a conduit à des interprétations tendancieuses, à des
erreurs ou à des simplifications abusives. Même si les principes
évolutionnistes ont permis de réunir des sommes considérables
d’information, leurs mises en œuvre a été trop souvent limité par des
schémas préétablis que l’on suivait.
Plus grave encore il faut noter le plus souvent un manque de rigueur dans
l’interprétation des données, certaines extrapolations justifier par le seul
souci de combler les lacunes de donner, et même le refus d’accepter les faits
en contradiction avec la théorie évolutionniste. Ici se trouve qui à été l’échec
de l’évolutionnisme. L’erreur de cette théorie était de voir ce qu’elle voulait
trouver et non ce qui se trouvait réellement.
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L’affirmation du développement linéaire ne laissait aucune place à
l’emprunt. Les évolutionnistes ne considéraient donc que le processus
interne et n’acceptaient l’idée de l’emprunt que s’ils ne pouvaient le nier.
Inerrante à la logique évolutionniste l’absence de conception raciste
chez les évolutionnistes doit être signaler puisque, selon cette théorie, tous
les peuples parcourent le même itinéraire culturel. Même s’ils n’ont pas tous
atteints le même niveau, ils ont tous les mêmes possibilités. Morgan par
exemple écrivait que : « la distance est minime entre un laboureur anglais
et un noir du centre de l’Afrique ». Cependant, les racistes comme
GOBINEAU s’emparant de la théorie pour affirmer la supériorité des peuples
de race blanche, qui auraient parcourut le siècle plus rapidement
III. Le diffusionnisme :
En réaction entre le schéma rigide de l’évolutionnisme, ce dessinât au XXème
siècle un mouvement qui visait à expliquer plus souplement et plus
objectivement le développement des sociétés et des cultures. En même
temps l’idée de progrès avait perdu sa valeur car, il y a eu des nouvelles
découvertes qui firent naitre une certaine notion de relativisme culturelle.
On remarque qu’il y avait des civilisations qui avaient une valeur propre, un
équilibre propre, contestant ainsi le schéma évolutionniste.
Pour les diffusionnistes, les cultures évoluent non pas sous
l’effet d’un mouvement profond mais, par contact entre elles. Les similitudes
que l’on observe les mêmes faits dans deux cultures différentes, cela ne
résulte pas comme chez les évolutionnistes, d’évolution parallèle dont
résulte des convergences mais des contacts entre deux cultures.
Les capacités d’intervention des Hommes sont très limitées et
si l’on observe les mêmes faits dans deux cultures différentes, cela résulte de
la diffusion d’élément de culture au cours de l’histoire. Une invention se
produit en un lieu précis puis se diffuse progressivement. Pour les
diffusionnistes, il y a eu souvent empreint d’invention.
Allemand à l’origine, le diffusionnisme s’est diffusé dans le
reste de l’Europe et aux Etats-Unis.
En Angleterre SNITH et PERRY deux médecin anthropologues
sont d’hyper diffusionnistes, défendent en 1922 la thèse selon laquelle le
monde à été entièrement civilisé au départ d’un unique centre de dispersion
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culturelle : l’Égypte. Pour ces auteurs la culture Égyptienne se serait ainsi
passée au Inde, en Amérique sous un complexe culturel comportant des
éléments tels que pyramide, momification, pierre dresser, le culte solaire. A
leur décharge pendant que Smith et Perry élaborent leur théorie de l’hyper
diffusionniste, le monde ignorait encore l’importance des civilisations
mésopotamienne.
France BOAS est souvent considérer comme le père de
l’anthropologie Américaine, il est l’un des premiers à avoir rassembler les
matériaux ethnologiques à l’occasion d’une mission
L’originalité des diffusionnistes américains est de faire preuve d’un esprit
critique beaucoup plus grands, ils définissent soigneusement les traits
culturels pertinent et se livre même à des comptages statistiques, travail
facilité par l’existence sur place des populations indigènes, plutôt que se
lancer dans des grandes synthèses qui leurs paraissent prématurer. Ils
veulent baser sur le réel la reconstitution de l’histoire des peuples et non sur
l’histoire théorique ni sur la comparaison muséographique seule. Ils exigent
les preuves de la diffusion, d’où leur attitude saine et prudente. Ils veulent
être certain qu’il y a vraiment eu des contacts pour prouver qu’il y a eu
l’empreinte et non la convergence. C’est-à-dire l’invention séparé ou
spontané. On ne peut admettre l’emprunt que lorsqu’on se trouve en
présence d’un objet complexe, objet on institution qui est identique dans
toutes les régions distinctes.
La théorie diffusionniste trouve véritablement son origine dans les
travaux de muséologies à Berlin ou de savant Allemand ANKERMAN et
GRADNER, C’est deux auteurs furent frapper par les ressemblances qui
présentaient différent objet de collection du muzé de Berlin et notamment
des souffres de pistant provenant de Madagascar et de Malaisie. Ce qui
laissait supposer une filiation aujourd’hui bien démontrée.
Mais en dehors de quelque cas convainquant, les diffusionnistes ont du
souvent se contenter de constater des similitudes, d’admettre les diffusions
sans pouvoir les prouvés, surtout lorsqu’ils envisageaient des migrations
transpacifiques. En l’absence de donner ils ont souvent du a défaut de
pouvoir expliquer les processus borner à opéré des classifications dans les
cultures existantes, leurs schémas explicatif général voulait que tout
développement culturels partant d’un centre, d’un foyer et ce diffuse aux à l
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entours comme des ondes dans un marre. Un tel model d’explicatif suppose
une vitesse de diffusion.