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Les Urgences Gynecologiques Et Obstetricales A L'Hopital de Sikasso en 2004 À Propos de 456 Cas

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Ministère de l’Education Nationale République

du Mali
Peuple - Un But - Une Foi
*********
Université de Bamako
*********
Faculté de Médecine de Pharmacie Et d’Odontostomatologie
Année : 2005-2006 N° :……..

LES URGENCES GYNECOLOGIQUES ET


OBSTETRICALES A L’HOPITAL DE SIKASSO en
2004 à propos de 456 cas

Présentée et soutenue publiquement le /31 / / 05 / 2006 devant la


faculté de Médecine de Pharmacie et d’Odontostomatologie

Par Mr SIDIBE DRISSA


Pour obtenir le grade de docteur en médecine
(Diplôme d’Etat)

Président : Professeur Amadou Ingré DOLO


Membre : Docteur Youssouf TRAORE
Co -Directeur : Docteur Mamadou DOLO
Directeur de thèse : Professeur Mamadou TRAORE

1
2
Je dédie cette thèse :
A ALLAH LE TOUT PUISSANT pour avoir maintenu ma santé et
m’avoir donné la force de mener ce travail.
A Mon père : Feu Mamourou SIDIBE
Je vous dédie cette thèse et là où vous êtes, vous êtes avec nous. Vous
étiez un père exemplaire qui protégeait toujours sa famille et malgré vos
fonctions de chef du village. Votre absence a créée un vide dans nos
cœurs. Que votre âme repose en paix. Amen.
A ma mère : Setou SIDIBE :
Vous avez toujours été une femme courageuse, brave et exemplaire. Ce
travail est le fruit de tous les sacrifices que vous avez faits pour moi. Je
prie le bon Dieu de vous donner encore longue vie et santé pour que
vous puissiez continuer votre tâche.
A mes deux grands frères : Toumani SIDIBE et Lassiné SIDIBE
Je vous dédie cette thèse. Vous m’avez toujours aidé sur le plan moral,
matériel et financier. Sans vous je ne pourrai pas arriver à ce niveau
aujourd’hui. Je vous souhaite courage et abnégation ; que Dieu vous
bénisse.
A mes deux grandes sœurs : Fatoumata SIDIBE et Habi SIDIBE
Vous avez toujours été à mes cotés pour surmonter les difficultés. Que
Dieu vous paye pour tous ceux que vous avez faits pour moi.
A mes défuntes sœurs : Mariam SIDIBE, Awa SIDIBE et Bakinza
SIDIBE
Que vos âmes reposent en paix. Amen.
A mes deux tantes maternelles: Alamako SIDIBE et Djeneba SIDIBE
Ce travail est le vôtre. Vous avez toujours montré le bon exemple par
rapport à l’importance de liens familiaux. Je vous souhaite longue vie et
bonne santé.
A Mr COULIBALY et sa femme Marietou DEMBELE

3
Ce travail est vôtre. C’est le fruit de vos soutiens. Les mots me
manquent pour dire toutes les bonnes choses que vous m’avez faites à
Sikasso. Je ne pourrai jamais vous payer. C’est Dieu qui le fera.
A Mes Grands frères : feu MAMADY KONATE et feu DR BREHIMA
TRAORE (Gynécologue) :
Qui m ont soutenu moralement durant mes études. Que vos âmes
reposent en paix. Amen

4
5
Mes remerciements les plus cordiaux et sincères pour :
- Les Gynécologues chinoises : Dr WHAN et Dr SHEN
Qui malgré les difficultés de communication ont été disponibles chaque
fois que j’ai eu besoin d’elles. Merci
- Au Dr N’tian MAGASSA
Vous avez permis une bonne amélioration des conditions de prise en
charge des patientes ce qui nous a aidé à surmonter certaines difficultés.
Merci.
- A toutes les sages femmes, infirmières obstétriciennes et matrones du
service :
Vous m’avez aidé activement à la réalisation de cette enquête. Merci.
- Aux médecins du bloc des urgences et de la médecine principalement
le Dr A SANOGO, Dr O. TRAORE, Dr H. TRAORE, Dr D. S. BAZI, Dr
FAINKE
Vous n’avez ménagé aucun effort pour ma formation dans la pratique
médicale.
Merci infiniment.
- Au DR DEMBELE Eugène Moussa : Pédiatre
Vous m’avez toujours donné des conseils de sage quant à la bonne
conduite de la pratique médicale. Que dieu vous paye.
- Aux chirurgiens : Dr CISSE, Dr DIALLO et le Dr ZAHO (chirurgien
chinois)
Votre apport dans ma formation a été considérable. Je resterai toujours
fidèle à la conduite que vous m’avez tracée par rapport à l’exercice de la
médecine. Merci.

6
- Aux infirmiers et infirmières du nouveau pavillon et du bloc opératoire
plus particulièrement Mr Seydou TRAORE et Mme SANGARE Tounko
SISSOKO
Vous avez toujours été là à mes cotés en apportant sans cesse votre
soutien. Merci.
- A mes amis Cheick TANDIA, Daouda DIALLO, Aboudou N’tji KONE
Grâce à vos conseils, vos critiques je suis arrivé à ce niveau aujourd’hui.
Vous m’avez montré l’importance des relations amicales. Je ne pourrai
jamais oublié ce que vous fait pour moi. Merci.
- A Mr Baba COULIBALY
Vous avez été toujours disponible à n’importe quel moment pour mes
saisies et photocopies de mes fiches. Merci.
- Aux Dr A Z SANOGO et Dr O TOURE
Vous m’avez soutenu tout au long de ce travail. Je vous dis merci pour
votre aide. Que Dieu vous paye.
- A Mme Bintou DIARRA Infirmière obstétricienne et Mr Sidiki TEO
infirmier
Merci pour votre disponibilité, chaque fois que j’ai eu besoin de vous.
- A mes amis et collègues étudiants en thèse de médecine à l’hôpital
Vous m’avez donné un cadre de travail harmonieux dans le respect et la
convivialité. Merci infiniment.

7
A notre Maître et Président du jury :
PROFESSEUR Amadou Ingré DOLO

8
Professeur titulaire de Gynécologie obstétrique à la faculté de médecine de
pharmacie et d’odontostomatologie
Président de la société médicale du Mali
Président fondateur de la SOMAGO (société malienne de gynécologie
obstétrique) Secrétaire général de la SAGO (société africaine de
gynécologie obstétrique)
Président du réseau national de la lutte contre la mortalité maternelle.
Chef du service de gynécologie obstétrique à l’hôpital Gabriel Touré.
Maître vous nous fait un grand honneur et un réel plaisir en acceptant de
présider ce jury de thèse malgré vos multiples occupations.
Votre sens élevé de la responsabilité, votre souci du travail bien fait sont
des qualités qui ont forcé notre admiration.
Nous vous souhaitons longue vie et bonne santé.

A notre Maître et Juge : DOCTEUR Youssouf TRAORE


Spécialiste en gynécologie obstétrique

9
Praticien hospitalier dans le service de gynécologie obstétrique de
l’hôpital Gabriel TOURE
Secrétaire général de la Société Malienne de Gynécologie Obstétrique
(SOMAGO)
C’est un grand honneur cher maître et un immense plaisir que vous nous
faits en acceptant de siéger à ce jury. Votre simplicité, votre humanisme
et votre disponibilité depuis notre premier contact nous resteront toujours
en mémoire. Votre rigueur scientifique est un exemple pour la jeune
génération. Merci infiniment.

A Notre Maître et Co-directeur de thèse : DOCTEUR Mamadou DOLO


Directeur de l’hôpital de Sikasso

10
Chirurgien des hôpitaux
Praticien hospitalier à l’hôpital régional de Sikasso
Les mots nous manquent pour exprimer le sentiment qui nous anime
après ces années auprès de vous.
Passionné du travail bien fait, soucieux de notre formation et de notre
réussite, vous êtes pour nous un modèle de simplicité.
Que Dieu puisse vous aider à poursuivre la voie que vous avez tracée.
Amen

A notre Maître et Directeur de thèse :

11
Professeur agrégé Mamadou TRAORE
Maitre de conférence agrégé de gynécologie obstétrique à la faculté de
médecine de pharmacie et d’odontostomatologie
Médecin chef du centre de santé de référence de la commune V
Membre du réseau malien de la lutte contre la mortalité maternelle
Secrétaire général adjoint de la SAGO

Cher maître nous sommes comblés par l’insigne honneur que vous nous
faites en acceptant de diriger ce traivail malgré vos multiples
occupations.
Vous avez toujours été un homme disponible et toujours là pour nous
donner des conseils comme un père soucieux de l’avenir de ses enfants.
Qu’il soit permis, honorable maître, de vous témoigner ici notre vif
remerciement.

Abréviations

12
BDCF : Bruit du cœur fœtal
BGR : Bassin généralement rétréci
BNDA : Banque national de développement de l’agriculture
CSCOM : Centre de santé communautaire
CHU : Centre hospitalier universitaire
CPN : Consultation prénatale
CIVD : Coagulopatie intra vasculaire disséminée
DIU : Dispositif intra-utérine
DFP : Disproportion foetopelvienne
DPPNI : Décollement prématuré du placenta normalement inséré
ECBU : Examen cytobactériologique des urines
FVV : Fistule vésico-vaginale
GEU : Grossesse extra-utérine
HCG : Hormone Gonadotrophine Chorionique
HRP : Hématome rétroplacentaire
HTA : Hypertension artérielle
HU : Hauteur utérine
IVG : Interruption volontaire de la grossesse
IST : Infection sexuellement transmissible
J : Jour
MIDP : Mento-iliaque droite postérieure
MIDA : Mento-iliaque droite antérieure
MIGP : Mento-iliaque gauche postérieure
MIGA : Mento-iliaque gauche antérieure
MIGT : Mento-iliaque gauche transverse
MIDT : Mento-iliaque droite transverse
OMS : Organisation mondiale de la santé
OMI : Œdème des membres inférieurs
PRB : Population référence bureau

13
PVD : Pays en voie de développement
RU : Rupture utérine
SIDA : Sacro-iliaque droite postérieure
SIDA : Sacro-iliaque droite antérieure
SIGP : Sacro-iliaque gauche postérieure
SIGA : Sacro-iliaque gauche antérieure
SAGO : Société africaine de gynéco-obstétrique
SOMAGO : Société malienne de gynéco-obstétrique
SIGO : Société ivoirienne de gynéco-obstétrique
SFA : Souffrance fœtal aiguë
TA : Tension artérielle
VIH : Virus de l’immunodéficience humaine

SOMMAIRE

I- INTRODUTION : ------------------------------------------ page 1-2

14
II- OBJECTIFS : ------------------------------------------------ page 3
III- GENERALITES : ----------------------------------------- page 4-24
IV- METHODOLOGIE : ------------------------------------- page 25-27
V- RESUTATS : ---------------------------------------- page 28-39
VI- COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS : ----------- page 40-44
VII- CONCLUSION ET RECOMMENDATIONS : ------ page 45-46
VIII- REFERENCES : --------------------------------------- page 47-52
IX- ANNEXES : ------------------------------------------------ page53-59

I- INTRODUCTION
Les urgences gynécologiques et obstétricales ont toujours posé des
problèmes de santé dans le monde tant par leur prévention que par leur

15
prise en charge. Elles constituent un véritable problème de santé
publique par leur fréquence importante : DICKO S [18] : 7,01% ;
SAMAKE Y [35] : 8,21% ; DOUGNON F [19] : 28,21% et les
complications qu’elles entraînent.
Ces urgences sont constituées principalement par les références et les
évacuations. La référence concerne une gestante admise pour un motif
nécessitant soit une consultation spécialisée soit une recommandation
d’accouchement en milieu chirurgical (centre de référence) suite au
constat de facteurs de risque ou de pathologie de la grossesse.
L’évacuation sanitaire en gynéco-obstétrique se définit comme le
transfert en urgence d’une structure de santé donnée à une autre plus
compétente ou supposée telle pour une prise charge efficace et rapide
d’une patiente présentant une pathologie développée au cours de la
gravido-puerperalité.
Les évacuations en obstétrique sont fréquentes. Leur pronostic tant
maternel que fœtal est réservé.
Ce pronostic est aggravé par :
-le mauvais suivi prénatal,
-les insuffisances dans la prise en charge des parturientes dans les
centres de santé,
-le problème de l’accessibilité géographique des centres de référence,
-le manque de moyens logistiques, matériels et financiers.
Ces différentes causes sont généralement responsables du retard pris
dans l’évacuation des patientes et les difficultés liées à la prise en
charge des urgences. Comparativement aux pays développés, les pays

en voie de développement (PVD) et surtout en Afrique, en raison de


l’insuffisance d’infrastructures sanitaires, de moyens économiques
faibles, de la mauvaise qualité de la prise en charge, du niveau bas

16
d’alphabétisation de la population etc. nous observons une
augmentation de la fréquence des urgences gynéco-obstétricales ainsi
que les complications mortelles et morbides qui en découlent comme le
montrent de nombreuses études [26; 28 ; 32 ;33 ; 34]. Dans certains cas
même si la femme ne meurt pas, subsisteront les séquelles majeures
que constituent la stérilité définitive et plus grave encore les fistules
vesico et / ou recto- vaginales.
La fréquence des évacuations obstétricales est diversement appréciée
comme le montrent les différents travaux :
En effet en République Centrafricaine les évacuées représentaient
27,27% des entrantes entre juillet 1993 et juin 1994 dans le service de
gynécologie obstétrique de l’hôpital communautaire de Bangui et 94,84%
des décès ont été observés parmi les évacuées [38].
Du 1er janvier au 31 décembre 2001 les femmes évacuées
représentaient 26,4% au CHU de DANTEC de Dakar [32].
Du 1er janvier 1998 au 30 juin 1999 : 69,1% des urgences obstétricales
de l’Hôpital National du point G. étaient des évacuées [26].
De nombreuses études réalisées au Mali ont montré une fréquence
élevée des urgences gynéco-obstétricales avec en tête les hémorragies,
les infections, les dystocies, l’éclampsie et les complications
d’avortements clandestins : [12 ; 18 ;19 ; 27; 35].
A Sikasso aucune étude n’a été menée sur les urgences gynécologiques
et obstétricales. Pour pallier à cette insuffisance le présent travail est
entrepris et vise les objectifs suivants :

17
II - OBJECTIFS :
1- OBJECTIF GENERAL
Etudier les urgences gynécologiques et obstétricales dans le service de
gynéco- obstétrique de l’hôpital régional de Sikasso en 2004
2- OBJECTIFS SPECIFIQUES
- Déterminer la fréquence des urgences gynécologiques
et obstétricales par rapport à l’ensemble des pathologies chirurgicales
- Décrire les caractéristiques socio- démographiques des patientes
- Décrire les pathologies retrouvées
- Décrire les traitements institués
- Déterminer le pronostic maternel et fœtal
- Faire des recommandations

18
III-GENERALITES
RAPPEL SUR LES URGENCES GYNECO-OBSTETRICALES :
Les urgences gynéco obstétricales sont fréquentes dans le monde et
plus particulièrement les pays en voie de développement. Elles sont
constituées essentiellement par : les infections génitales, les
hémorragies au cours de la grossesse et de l’accouchement, les
complications des avortements provoqués, les dystocies, la toxémie
gravidique et ses complications au cours de la grossesse, de
l’accouchement et dans le post-partum.
I- LES HEMORRAGIES AU COURS DE LA GROSSESSE ET DE
L’ACCOUCHEMENT
1-Les Avortements Spontanés :
L’avortement spontané est l’interruption involontaire de la grossesse
avant la viabilité fœtale soit 28 semaines d’aménorrhée ou tout fœtus de
poids inférieur à 1000 grammes. Il est en général un avortement
« facile » peu douloureux, peu hémorragique, donne rarement lieu à des
complications infectieuses.
L’évacuation de l’œuf est le plus souvent complète si le terme est
inférieur ou égal à 10 semaines.
Etude clinique :
L’avortement spontané présente deux phases : La menace d’avortement
et l’avortement proprement dit.
- La menace d’avortement : Il s’agit des petites métrorragies parfois
abondantes, parfois minimes constituées de sang rouge tantôt noirâtre
ou rosé survenant sur une aménorrhée inférieure ou égale à 14
semaines. Le saignement peut être accompagné de douleur pelvienne
ou lombaire à type de colique ou de contractions utérines douloureuses.
L’examen physique apprécie l’état de l’abdomen qui peut être souple,
ballonné, contracturé ou non douloureux ou non. L’inspection de la vulve

19
permet de retrouver les traces de sang ou des leucorrhées. Le
spéculum précise l’origine des saignements, son abondance, sa couleur
et l’état du col qui doit être long postérieur et fermé. Le toucher vaginal
apprécie le col qui doit être ramolli postérieur et fermé, le corps utérin
augmenté de volume correspondant ou non à l’âge gestationnaire,
ramolli, globuleux et comblant les culs-de-sac latéraux (signe de
NOBLE). L’examen des seins montre une tension mammaire dont la
disparition est en faveur d’un arrêt de la grossesse.
- L’avortement proprement dit ou irréversible : Il se caractérise par :
Une hémorragie importante qui est fait de sang rouge avec des caillots,
une augmentation des douleurs à type de contraction ou de coliques
expulsives. L’examen au spéculum met en évidence les débris ovulaires
ou les produits de conception dans le vagin. Au toucher vaginal le col est
court et ouvert aux deux orifices. Le corps utérin est rétracté volume
inférieur à l’âge gestationnaire.
Dans les menaces d’avortements, l’échographie obstétricale va
confirmer la vitalité fœtale.
Les dosages hormonaux ont perdu presque tout leur intérêt dans le
diagnostic de l’affection depuis l’avènement de l’échographie.
Le traitement est étiologique et est basé aussi sur le repos en cas de
menace d’avortement spontané. Les antispasmodiques et/ou les
bêtamimétiques myorelaxants utérins en perfusion veineuse ou en
intramusculaire luttent contre les contractions utérines.
Si l’expulsion se produit, elle est fréquemment rapide, complète, peu
hémorragique. La révision utérine au doigt ou instrumentale s’impose
cependant chaque fois que l’on conserve simplement un doute sur une
rétention placentaire éventuelle.

20
Les débris ovulaires recueillis sont adressés au laboratoire pour étude
histologique, bactériologique et si possible un caryotype
2- La Môle :
La môle (autrefois appelé hydatiforme ou vésiculaire) est un œuf
pathologique caractérisé outre son aspect macroscopique des villosités
kystiques par un processus à la fois hyperplasique et dystrophique et par
un dysfonctionnement vasculaire frappant les villosités choriales.
C’est aussi une dégénérescence Kystique des villosités choriales. La
môle hydatiforme associe les signes cliniques suivants : métrorragies
spontanées, capricieuses fait de sang rouge ou noirâtre, signes
sympathiques de grossesse plus marqués (vomissements importants,
vertiges, insomnie) des signes rénaux (oedème, protéinurie). L’utérus est
trop gros pour l’âge de la grossesse, trop mou, de volume variable d’un
examen à l’autre (« utérus accordéon ») ; kystes ovariens bilatéraux
parfois, absence de signes fœtaux.
Le traitement consiste en une évacuation utérine en milieu hospitalier
avec un bilan clinique, biologique, radiologique. Mesure prise pour
compenser toute hémorragie importante.
Quant à la conduite ultérieure elle est conditionnée par le dépistage
d’une transformation chorio-épithéliomateuse. Cela impose donc une
contraception absolue pendant 12 à 18 mois. Car la survenue d’une
grossesse fait remonter le taux de gonadotrophine. Une surveillance
clinique, échographique et une surveillance pulmonaire par des clichés
radiologiques comparatifs et surtout des dosages de prolans urinaires au
moins mensuel de préférence dosage de β – hCG plasmatique.

21
3-La grossesse extra – utérine : G E U
Caractérisée par la nidation et le développement de l’œuf en dehors de
la cavité utérine, la grossesse ectopique est habituellement à l’origine
d’accidents hémorragiques qui aboutissent d’une part à l’interruption de
la grossesse, d’autre part à des risques parfois vitaux pour la femme.
Aussi, elle doit être considérée comme une maladie grave nécessitant
un traitement chirurgical dès que le diagnostic est établi. C’est la
première cause de mortalité maternelle au premier trimestre de la
grossesse.
Son diagnostic clinique est quelques fois très difficile.
Le tableau clinique associe les signes suivants : douleur pelvienne
initiale, spontanée, syncopale ; douleur provoquée au toucher vaginal,
très vive au niveau du cul-de-sac de douglas ; le doigtier revient souillé
de sang noir ; signe de choc hémorragique avec une pâleur intense, un
pouls filant, une pression artérielle qui peut être normale au début mais
qui va très vite s’effondrer.
Dans les formes aiguës l’échographie peut être faite en urgence et
constitue à ces jours l’un des meilleurs examens complémentaires.
La cœlioscopie permet de faire le diagnostic précis de l’hémato-salpinx
ou de l’hémopéritoine.
Toute GEU diagnostiquée doit être traitée chirurgicalement.
La coeliochirurgie dans le traitement de la GEU est de pratique courante
dans les pays développés. Elle s’est considérablement développée ces
dernières années.
Le traitement par coelioscopie a pour avantage de réduire la durée
d’hospitalisation des malades, de réduire ou même éviter les risques
d’infection des suites opératoires.

22
4-Les avortements Provoqués et ses complications :
L’avortement provoqué est celui qui survient à la suite de manœuvres
quelconques ou entreprises destinées à interrompre une grossesse.
Les liaisons utero-placentaires sont solides, ce qui favorise des
avortements incomplets avec rétention placentaire, source d’hémorragie
et d’infection.
L’ouverture de l’œuf provoquée par les manœuvres instrumentales
directes peut être rapidement suivie d’une infection plus ou moins
sévère.
Fréquents, les avortements compliqués sont redoutables.
Certaines complications sont encore mortelles : septicémies à
perfringens, à Gram négatif, infarctus utérin, embolies gazeuses et plus
rarement le tétanos : les séquelles sont toujours fréquentes : douleurs,
troubles des règles, stérilité, troubles psychiques.
Clinique : La septicémie à perfringens est caractérisée sur le plan
clinique par : un syndrome infectieux majeur ; un état de choc prononcé ;
un ictère cuivré ; une oligo-anurie avec hémoglobinurie (urine porto) ; il
existe une anémie hémolytique sévère. La septicémie à bacille gram
négatif peut se compliquer d’un état de choc toxi-infectieux sévère. Des
hémocultures peuvent identifier le germe, et on demandera toujours un
pouvoir bactéricide.
Le tableau clinique peut être plus bâtard, et il est difficile de distinguer
les éléments en faveur d’une réaction péritonéale infectieuse, d’une
véritable péritonite généralisée par diffusion, ou en rapport avec une
perforation utérine.
Tout à fait à part est le tétanos qu’il faut savoir reconnaître. Ce risque
justifie la séro-anatoxinothérapie dès qu’il y a une suspicion de
manœuvre abortive.

23
L’évacuation rapide par curetage et plus rarement par curage est le plus
souvent nécessaire. L’intervention sans délai n’a qu’une seule
indication : hémorragie profuse engageant le pronostic vital immédiat.
L’évacuation retardée doit être préférée dans les autres circonstances :
lorsqu’il s’agit d’une infection avant toute menace d’expulsion et
également quand il s’agit d’une rétention après expulsion partielle.
Il est démontré que nombre de complications et les plus graves (toxi-
infections à perfringens à germes à Gram négatif, tétanos) sont la
conséquence d’un curetage hâtif.
Il ne faut intervenir qu’après un délai de 24 à 36 heures après un
traitement anti-infectieux, après l’apyrexie.
Le traitement de choc doit souvent doubler l’acte opératoire. A cela
s’ajouteront la thérapeutique antitétanique préventive et la prévention de
l’iso immunisation par l’injection de gamma – globulines anti D chez la
femme de groupe sanguin négatif.
5. La pré-rupture et La rupture utérine (R.U.):
La pré-rupture :
Etat morbide annonciateur de l’imminence de la rupture utérine,
survenant au cours du travail accouchement. La pré-rupture est
caractérisée par une hypertonie et une hypercinésie utérine.
Elle se manifeste par :
- Une douleur abdominale progressivement croissante
- Une agitation, modification de la forme de l’utérus (utérus en coque
d’arachide dit en sablier)
- Un utérus mal relâché
- Une anomalie de bruits du cœur fœtal
- Un liquide amniotique verdâtre (méconial).

24
Son traitement impose la césarienne en urgence si non survient la
rupture utérine.
La rupture utérine (RU) :
La R.U est une solution de continuité non chirurgicale au niveau de la
paroi utérine. Elle peut être complète ou incomplète. Elle peut intéresser
tous les segments de l’utérus.
Elle est caractérisée cliniquement par :
-Une douleur intense, syncopale, suivie d’une sensation de bien être
apparent : les contractions ont disparu. A la palpation, le fœtus est perçu
immédiatement sous la paroi abdominale.
Actuellement, ce sont les formes insidieuses que l’on peut être amené à
voir. Une douleur élective au niveau de la cicatrice durant le travail doit
attirer l’attention. Ces ruptures se manifestent par un état de choc
progressif contrastant avec une hémorragie vaginale souvent minime,
une disparition brutale des bruits du cœur fœtal. Ce tableau se voit en
particulier en cas de rupture après césarienne corporéale. Parfois le
diagnostic de rupture utérine n’est fait qu’après l’accouchement d’un
enfant vivant, lors de la révision utérine.
Urgence obstétricale la plus grave, la R.U est devenue rare sinon
exceptionnelle dans les pays hautement médicalisés grâce aux moyens
de surveillance obstétricale de plus en plus perfectionnés et des
techniques chirurgicales et de réanimations bien codifiées.
La R.U peut survenir au cours de la grossesse ou du travail. Nous avons
les ruptures liées aux actes thérapeutiques ou ruptures
provoquées (emploi des ocytociques et manœuvres obstétricales), les
ruptures spontanées survenant sur utérus malformé, tumoral ou
cicatriciel. La désunion d’une cicatrice utérine au cours du travail est l’un
des facteurs étiologiques le plus fréquent en Europe.

25
Toute R.U reconnue doit être opérée. Mais le traitement chirurgical est à
lui seul insuffisant et doit être complété par le traitement du choc
hypovolémique et par celui de l’infection.
Les R.U. sont opérées par voie abdominale, ce qui permet d’apprécier
l’étendue des lésions et de choisir les modalités de l’intervention.
Les indications de l’hystérectomie sont : rupture importante compliquée
de lésions de voisinage, rupture continue, irrégulière étendue
accompagnée de lésions vasculaires, rupture datant de plus de 6 heures
ou encore si même moins grave, elle survient chez une multipare
relativement âgée. C’est l’opération de sécurité. L’hystérectomie doit être
autant que possible inter-annexielle (ovaires et trompes laissés en
place).
L’Hystérorraphie : dont les avantages sont considérables chez la jeune
femme ne doit pas être faite à tout prix dans les délabrements
importants. Elle doit être techniquement réalisable section utérine pas
trop étendue non compliquée de lésions de voisinage. Interviennent
dans les décisions : l’âge de la femme, la parité, le temps écoulé depuis
la rupture et son corollaire : l’infection potentielle.
6. L’hématome retro-placentaire : (H.R.P.)
Il s’agit d’un décollement prématuré du placenta normalement inséré
alors que le fœtus est encore dans l’utérus. C’est un syndrome
paroxystique des derniers mois de la grossesse ou du travail caractérisé
anatomiquement par un état hémorragique allant du simple éclatement
d’un infarctus à la surface du placenta jusqu’aux raptus hémorragiques
atteignant toute la sphère génitale et pouvant même la dépasser.
Cliniquement il se manifeste par :
- Une contracture utérine (utérus en bois)
- Une métrorragie minime faite de sang noir

26
- Un abdomen douloureux
- Un état de choc
- Les BDCF absents le plus souvent.
La cause de l’HRP n’est pas connue. Classiquement considéré comme
une complication de la toxémie gravidique, la diminution de la fréquence
de la toxémie ne s’est pas accompagnée d’une diminution parallèle de
l’HRP et on insiste actuellement sur le rôle d’une carence en acide
folique dans la genèse de l’HRP.
Nous distinguons diverses formes cliniques de l’HRP :
les formes avec hémorragie externe abondante prêtant confusion avec le
placenta praevia ; les formes débutant par une hémorragie extra génitale
dont le premier signe est soit une hématurie soit une hématémèse, les
signes de la maladie utero placentaire n’apparaissent que
secondairement ; les formes moyennes : fréquentes dans lesquelles
l’état général est moins altéré et le choc moins marqué ; les formes
latentes : peuvent passer inaperçues les signes cliniques discrets ou
absents. Le diagnostic est rétrospectif par découverte d’une cupule sur
le placenta.
Les formes traumatiques : versions par manœuvres externes ou les
accidents le plus souvent de la voie publique.
Les complications: Deux complications redoutables sont à craindre :
L’hémorragie par troubles de la coagulation : elle est due à une éruption
massive dans la circulation de thromboplastines provenant du placenta
et de la caduque. Il s’ensuit une coagulation intravasculaire disséminée
(CIVD), qui entraîne une défibrination. L’hémorragie utérine, jusque-là
relativement modérée, devient continue et incoercible, cependant que
les caillots, qui était une des marques de la symptomatologie,
disparaissent pour laisser place à du sang liquide,

27
incoagulable. Cette complication est redoutable par elle-même et par
l’aggravation du choc qu’elle entraîne.
Nécrose corticale du rein : Elle survient dans les suites de couches et
entraîne la mort par anurie, les lésions de nécrose qui frappent les
glomérules sont définitives.
Conduite à tenir devant un HRP :
Il faut : rompre les membranes pour accélérer l’évacuation utérine par un
accouchement rapide ;lutter contre le choc hypovolémique par une
réanimation bien conduite.
Faire une césarienne pour sauver le fœtus s’il est encore vivant ;
L’hystérectomie d’hémostase trouve actuellement de rares indications en
cas d’hémorragies incoercibles, donc après l’échec des méthodes
habituelles de l’hémostase.
7. Le Placenta praevia :
C’est une hémorragie externe causée par l’insertion vicieuse du placenta
(l’insertion du placenta en partie ou en totalité sur le segment inférieur de
l’utérus). Normalement le placenta s’insère sur le fond et l’une des faces
du corps de l’utérus. Il s’attache tout entier sur la muqueuse corporéale
devenue pendant la grossesse la caduque ou la déciduale.
Au point de vue clinique, le placenta vicieusement inséré est celui qui
donne des accidents hémorragiques très souvent redoutables, indolores
(sauf au cours du travail). L’utérus est souple, les BDCF sont
généralement absents. Anatomiquement nous avons trois variétés de
placenta praevia :
la variété latérale : le placenta n’atteint pas l’orifice interne du col.
la variété marginale : il arrive au bord supérieur du canal cervical.
la variété centrale : il recouvre l’orifice cervical
Pendant le travail nous en distinguons deux types :

28
la variété non recouvrant dans laquelle le bord placentaire ne déborde
jamais l’orifice cervical ; la variété recouvrant dans laquelle une partie
plus ou moins importante du placenta se trouve à découvert lors de la
dilatation du col.
L’échographie obstétricale permet le diagnostic et précise la localisation
placentaire.
Dans la variété non recouvrant, la rupture de la poche des eaux entraîne
en général l’arrêt immédiat de l’hémorragie et permet au travail de se
poursuivre jusqu’à dilatation complète.
Le cas du placenta central est particulier : il donne des hémorragies
particulièrement massives et brutales. De plus il recouvre entièrement le
col, ce qui ne permet pas de rompre les membranes ni d’envisager un
accouchement normal. La seule solution est donc la césarienne
d’extrême urgence sous couvert quelque fois de transfusion massive.
II. LES INFECTIONS URO-GENITALES :
1- Les infections génitales hautes : salpingite, endométrite, annexite
C’est l’atteinte infectieuse par des germes pathogènes de l’endomètre,
des trompes et plus rarement des ovaires. Elles sont fréquentes et
multiples. Elles exposent à des complications immédiates dépendantes
du degré et de l’étendue de l’infection. Ultérieures par leur
retentissement sur l’appareil génital créant des séquelles dont la plus
importante est la stérilité. 20% des femmes resteront stériles après la
salpingite aiguë [25]. Les salpingites peuvent être provoquées par les
endo-cervicites, les endométrites par voie lymphatique ou par continuité
rarement une métastase septique atteint la trompe par voie hématogène.
La porte d’entrée est en général cervico-vaginale ou anale.
Dans certaines conditions (toilettes vaginales trop fréquentes, les
antibiothérapies, le diabète, le stérilet etc.) les saprophytes de la flore

29
vaginale peuvent acquérir un pouvoir pathogène et certains germes
habituels (coli-bacilles, entérocoques) peuvent y trouver un terrain
propice à leur développement pathologique.
Les germes en cause sont : les streptocoques, les staphylocoques, les
gonocoques les entérobactéries (klebsiella, colibacilles, proteus), les
entérocoques, les mycoplasmes et les chlamydiæs.
Les causes iatrogènes sont : l’hystérosalpingographie, l’insufflation
tubaire, l’hydrotubation, la biopsie cervicale et de l’endomètre, la sonde
endocavitaire (la curiethérapie), les stérilets (DIU), les IVG, la révision
utérine.
Bien traitée, la salpingite aiguë évolue vers la guérison. En cas de
traitement insuffisant ou même parfois malgré un traitement correct, la
salpingite peut se compliquer de pyosalpinx, d’abcès de l’ovaire.
Les séquelles fonctionnelles (algies pelviennes et stérilité) s’expliquent
bien par les séquelles anatomiques : hydrosalpinx avec oblitération
tubaire. Agglutination des franges voiles adhérenciels péritonéaux qui
gênent le fonctionnement de l’ovaire et la captation de l’ovule par le
pavillon.
La coelioscopie en absence de contre-indications (péritonite, occlusion,
femme multiopérée) est l’un des meilleurs examens complémentaires qui
permet d’affirmer le diagnostic, de faire un bilan des lésions, d’éliminer
une G.E.U, prélever le liquide péritonéal, permet le traitement dans
certains cas et ultérieurement de s’assurer de la guérison.
Le traitement de ces infections hautes est curatif et préventif.
Le traitement médical : prévention antitétanique si nécessaire glace sur
le ventre administration d’antalgiques antibiothérapie adaptée ablation
du stérilet s’il est en place le traitement du ou des partenaires est
impératif en cas de contage vénérien.

30
Le traitement chirurgical : concerne les complications : abcès du
douglas, le pyosalpinx, pyoovarite.
Le traitement préventif est essentiel et consiste à : rechercher et traiter
les germes en cause chez le ou les partenaire (s) respecter les contre-
indications des investigations endo-utérines (hystérosalpingographie par
exemple), réaliser toutes les investigations avec une asepsie parfaite.
2- Les infections au cours de la grossesse :
L’infection urinaire : c’est l’inflammation tantôt localisée aux voies
excrétrices (pyelo-uretero-cystite), tantôt intéressant aussi le
parenchyme rénal (pyélonéphrite).
L’infection urinaire peut survenir à toute période de la grossesse et des
suites de couches mais s’observe surtout dans le dernier trimestre de la
grossesse.
Les différentes formes cliniques de l’infection urinaire sont : la cystite, la
pyélonéphrite et la bactériurie asymptomatique mise en évidence par
l’examen cytologique et bactériologique des urines (E.C.B.U.)
systématique.
L’infection urinaire alourdie la morbidité foeto-maternelle. On peut
assister :
● Chez le fœtus :
- à un accouchement prématuré (plus fréquent),
-une hypotrophie
-une mort in utero.
● Chez la mère : il peut entraîner :
- le choc septique ;
- un ictère du dernier trimestre de la grossesse (discutée)

31
- une néphrite interstitielle possible en absence de contrôle urinaire des
formes symptomatiques après l’accouchement, néphrite touchant
principalement le pôle supérieur du rein droit.
- L’anémie gravidique pourrait être dans certains cas liée à l’infection
urinaire.
- Le rôle de l’infection urinaire dans l’apparition de la toxémie gravidique
a aussi été discuté ;
- Le traitement de l’infection urinaire de la grossesse repose sur une
antibiothérapie si possible après antibiogramme.
La pyélonéphrite aiguë fébrile est l’infection urinaire de la grossesse qui
comporte le plus grand risque d’accouchement prématuré. Son
traitement doit être le plus rapide possible après le recueil de l’urine pour
l’ECBU. Le caractère urgent du traitement impose le plus souvent
l’utilisation de la voie parentérale.
La durée du traitement de la pyélonéphrite aiguë est de deux semaines
avec un E.C.B.U à la 48ème heure du traitement et ensuite toutes les deux
semaines jusqu’à l’accouchement.
III. LA TOXEMIE GRAVIDIQUE OU PRE-ECLAMPSIE
C’est une triade qui associe : Une protéinurie, des oedèmes et une
hypertension artérielle dont la valeur pronostic est la plus importante.
La société internationale pour l’étude de l’hypertension artérielle de la
grossesse définit en 1986, l’hypertension de la femme enceinte comme
une pression diastolique égale ou supérieure à 90 mm de mercure et
une pression systolique supérieure ou égale à 14 mmHg.
En 1988 D.A. DAYEY et U. Mc GULLIVRAY [35] proposent les
définitions suivantes :
L’hypertension se définit comme une pression artérielle supérieure ou
égale à 140/90 mm de Hg.

32
La protéinurie : Elle se définit comme un taux d’albumine supérieur ou
égal à 300mg par 24 heures ou un taux d’albumine supérieur ou égal à
1g/litre ou à plusieurs tests à la bandelette sur deux échantillons d’urines
testés à plus de 4 heures d’intervalle.
R. MERGER et Coll. [28] décrivent en 1989 que les oedèmes de la
toxémie sont des oedèmes généralisés. Quelle que soit leur intensité, ils
sont blancs, mous et indolores. Les oedèmes sont apparents, peuvent
être mis en évidence par les pesées répétées obligatoires lors des
examens prénataux.
L’augmentation du poids dans le dernier trimestre de la grossesse ne
doit pas dépasser 500 g par semaine. La toxémie se caractérise par une
augmentation brutale de poids.
Cette triade de la toxémie n’est pas toujours au complet. Les formes
mono symptomatiques peuvent exister.
L’évolution peut être greffée chez la mère de redoutables complications
paroxystiques tel que l’éclampsie, l’hématome retro-placentaire,
l’hémorragie cérébro-méningée (accident propre à l’hypertension
artérielle), insuffisance rénale et HELLP SYNDROME qui associe : une
coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), une anémie hémolytique,
une cytolyse et une insuffisance hépatique.
L’accouchement prématuré, l’hypotrophie et la mort in utero peuvent
survenir chez le fœtus.
Le traitement curatif consiste à mettre la patiente au repos, en décubitus
latéral gauche de préférence, est la base du traitement.
Donner du sulfate de magnésie, donner des antihypertenseurs (la
Clonidine ou de la Dihydralazine) pendant le travail car la pression
artérielle augmente encore pendant le travail et la délivrance,
hospitaliser la patiente en cas de complications.

33
L’évacuation utérine : soit par accouchement provoqué, soit par la
césarienne, est parfois nécessaire.
Le traitement obstétrical : L’indication d’évacuer l’utérus est rare dans la
toxémie non compliquée, mais peut être légitime dans l’intérêt de
l’enfance.
L’évacuation utérine ne saurait être acceptée qu’à un terme qui ne fait
pas courir l’enfant de trop grands risques de prématurité. Elle se fait,
suivant le nombre de l’accouchement antérieur, l’état du col et des
parties molles, suivent l’urgence aussi et l’état du fœtus, par les voies
naturelles ou par la voie abdominale. La prématurité lui est moins
néfaste que son maintient in utero dans de mauvaises conditions.
Le «HELLP syndrome» constitue une urgence obstétricale et nécessite
le plus souvent une césarienne après correction de la thrombopénie par
transfusion plaquettaire; il est nécessaire de prendre toutes les
précautions qu’implique une telle intervention chez une femme ayant des
troubles de la coagulation et des fonctions hépatiques.
La guérison est en général rapide en 2 à 3 jours. Le pronostic des
grossesses ultérieures est favorable.
L’éclampsie :
Complications de la toxémie gravidique, la crise éclamptique réalise un
état convulsif généralisé survenant par accès à répétition.
On distingue l’éclampsie pendant la grossesse, le travail et le post-
partum.
Sur le plan physiopathologique les études les plus récentes notamment
celle de MILLIER J. [29] a montré que l’éclampsie n’est sans doute pas
une encéphalopathie hypertensive, elle n’est probablement pas due non
plus comme on l’a souvent supposé à un œdème cérébral.
Signes cliniques : la convulsion, le coma, l’HTA (TA ≥ 140 / 90 mm Hg)

34
la protéinurie et l’œdème.
Les études autopsiques conduites par SHEEMAN n’ont trouvé qu’une
multiplicité de petites thromboses hémorragiques à la surface du
cerveau. Leur origine réelle reste à démontrer, peut être sont-elles dues
à la diffusion au cerveau de micro-coagulations intra-vasculaires
disséminées. A L’heure actuelle, la cause réelle de la crise éclamptique
est inconnue. Les crises éclamptiques n’ont pas entièrement disparues
dans les pays industrialisés même si elles sont devenues depuis 20 ans
beaucoup plus rares. Les femmes en meurent d’hémorragie cérébro-
méningée, d’œdème aigu du poumon, d’arrêt cardio-respiratoire
contemporain de la phase tonique de la crise, de troubles de
l’hémostase, de nécrose corticale des reins, de complications de
décubitus ou d’accidents iatrogènes liés au coma post critique prolongé.
Le traitement de l’éclampsie comporte deux volets :
Le traitement médical qui s’adresse à la mère, vise à obtenir :
l’arrêt des convulsions par le diazépam ou le clonazépam et le sulfate de
magnésie (association diazépam et sulfate de magnésie ou clonazépam
et sulfate de magnésie). On peut avoir recours à l’anesthésie générale
par le penthotal en cas d’échec de ces traitements ; la réduction de
l’hypertension artérielle et de l’œdème cérébral par le sulfate de
magnésie et la clonidine ou la dihydralazine.
Le traitement obstétrical : consiste à l’évacuation utérine rapide du foetus
et du placenta, d’une manière générale on fait recours à la césarienne.
Cependant un tiers des éclampsies surviennent dans les suites de
couches et près de la moitié des crises se répètent après l’extraction
d’un foetus et du placenta [29].

35
IV LES DYSTOCIES
La dystocie, du grec ‘’dystakos’’, désigne un accouchement difficile.
Les dystocies sont divisées en
- dystocie dynamique : par anomalie fonctionnelle de l’activité
utérine
- dystocie que soit l’obstacle.mécanique en relation avec
• un rétrécissement de la filière pelvienne
• une anomalie du fœtus
• un obstacle praevia ou une anomalie des parties molles.
Ainsi on distingue les dystocies d’origine fœtale et les dystocies d’origine
maternelle.
A) DYSTOCIES D’ORIGINE FŒTALE
1) La disproportion foeto - pelvienne
L’excès du volume fœtal est une dystocie dangereuse car elle peut
passer souvent inaperçue. Il faut y penser en cas d’antécédent de gros
fœtus, une hauteur utérine excessive avec fœtus unique sans
hydraminios.
2-Les présentations anormales :
2.1. Présentation céphalique défléchie :
- La présentation de la face :
C’est la présentation de la tête défléchie, de sorte que la partie de la tête
qui descend la première est la face toute entière, menton compris. C’est
lui qui sert de repère pour désigner la variété de position.
Les Variétés de position : Le grand axe de la tête défléchie occupe
toujours le diamètre oblique gauche. Mais à la flexion de la tête en
variété antérieure correspond la déflexion de la tête en variété
postérieure. La variété la plus fréquente est la mento-iliaque droite

36
postérieure (MIDP). Puis vient la mento-iliaque gauche antérieure
(MIGA).
Les mento-iliaque droite antérieure (MIDA) et mento-iliaque gauche
postérieure (MIGP) sont exceptionnelles.
La présentation de la face va de pair avec le bassin plat, on peut
rencontrer aussi des positions transversales :
- mento-iliaque droite transverse (MIDT)
- mento-iliaque gauche transverse (MIGT).
L’accouchement de la face a un risque et son diagnostic peut se
confondre avec la présentation du siège. Elle peut évoluer vers la
présentation du front. Les variétés postérieures sont très dystociques. Le
pronostic maternel est bon mais le pronostic fœtal est réservé.
- La présentation du front :
C’est une présentation intermédiaire de la tête entre la présentation du
sommet et celle de la face.
Elle constitue une présentation dystocique par excellence. Elle doit
bénéficier toujours de césarienne. La présentation du front est la plus
dystocique des présentations céphaliques.
Elle doit être dépistée le plus rapidement possible pour éviter une
évolution spontanément catastrophique. Le seul traitement convenable
est la césarienne.
2.3 La présentation du siège :
C’est la présentation de l’extrémité pelvienne du fœtus.
On distingue, par ordre de fréquence, les :
- sacro-iliaque gauche antérieure (SIGA) ;
- sacro-iliaque droite postérieure (SIDP) ;
- les variété de position : Le sacrum étant pris comme repère, on a le
sacro-iliaque gauche postérieure (SIGP)

37
- sacro-iliaque droite antérieure (SIDA)
L’accouchement du siège est classiquement à la limite de la dystocie.
Il s’agit donc d’un accouchement à haut risque et doit se faire en milieu
équipé car si le pronostic maternel est bon le pronostic fœtal est
incertain.
2.3 La présentation traverse et oblique :
Elle doit être diagnostiquée précocement car elle peut évoluer vers une
épaule négligée avec souvent le risque de rupture utérine. Elle est une
indication de césarienne.
B) DYSTOCIES D’ORIGINE MATERNELLE :
1-La dystocie dynamique :
La dystocie dynamique comprend l’ensemble des anomalies
fonctionnelles de la contraction utérine et de la dilatation du col. Il peut
s’agir :
a) Les hypocinésies : sont de plusieurs sortes :
- les hypocinésies d’intensité développent des pressions intra-
ovulaires inférieures à 25 mmhg ;
- les hypocinésies de fréquence se traduisent par l’espacement des
contractions, dont la fréquence normale est variable selon le stade
du travail ;
- l’hypocinésie totale associe les précédents et caractérise l’inertie
utérine.
b) Les hypercinésies : peuvent intéresser soit la fréquence, soit
l’intensité des contractions.
- Les hypercinésies d’intensité sont assez rares. Elles développent
dans l’œuf des pressions pouvant atteindre 70,80 mmhg au cours
de la période de dilatation et bien plus ou moins de l’expulsion ;

38
- Dans les hypercinésies de fréquence, les ondes contractiles se
succèdent à la fréquence de 6 à 10 par 10 minutes, mais les
valeurs du tonus de base restent normales, ce qui distingue cet
état de la tétanisation ;
- Les hypercinésies totales associent excès d’intensité et excès de
fréquence. Elles sont souvent le premier stade d’une «
tétanisation» de l’utérus.
c) Les hypertonies : correspondent à un défaut de relâchement utérin
entre les contractions. Plusieurs types peuvent être rencontrés en
rapport avec des états pathologiques différents.
- L’hypertonie par contracture est la plus caractéristique, telle qu’on
observe dans l’hématome rétro-placentaire.
- L’hypertonie par distension est celle de l’hydraminios
- L’hypertonie par hypercinésie (ou tachysystolie) est réalisée par
l’injection d’une quantité excessive d’ocytocine ; les injections
- intramusculaires d’ocytocine sont aujourd’hui proscrites pour cette
raison.
A l’hypercinésie d’intensité et de fréquence se surajoute l’élévation
progressive du tonus de base, traduite par un mauvais relâchement
utérin entre les contractions, qui risque d’aboutir à la contracture utérine.
d) Anomalies avec activité utérine apparemment normale : La
contractilité utérine est cliniquement normale ainsi que sa présentation
graphique ; l’anomalie porte sur la dilatation du col qui reste stagnante
ou ne progresse que très lentement.
Les dystocies dynamiques secondaires peuvent être prévenues par la
recherche d’obstacles mécaniques parfois discrets de lésions
pathologiques ou trophiques de l’utérus. Elles sont traitées de façon
précoce et parfois peuvent être évitées.

39
2-Bassin pathologique :
Les angusties pelviennes ou rétrécissements pelviens sont responsables
de dystocie mécanique. Parmi elles on peut citer les bassins limites, les
bassins rétrécis et les bassins asymétriques.
Leur diagnostic est nécessaire avant le travail pendant la consultation du
dernier trimestre de la grossesse.
L’examen clinique :
L’interrogatoire retrouve un antécédent de boiterie de l’enfance ou de
fracture du bassin, la notion d’accouchement antérieur long, difficile avec
extraction instrumentale d’un enfant de poids normal, voire petit.
L’examen physique permet d’observer une taille petite (inférieur à 1,5
m) ; au toucher vaginal, un promontoire atteint, une ligne innominée
suivie trop loin. La radiopelvimétrie doit alors être pratiquée même en
début du travail. Elle permet de définir trois types principaux d’anomalies
du bassin selon le diamètre le plus anormal :
- Les bassins transversalement rétrécis,
- Les bassins aplatis,
- Les bassins généralement rétrécis
On peut classer les parturientes en 3 catégories selon l’état de leur
bassin :
- celle dont l’état nécessite une césarienne
- celle chez qui l’épreuve du travail est indiquée
- celle pour laquelle on autorise l’accouchement par voie basse.
Pour un enfant de poids normal : on parle de BGR si : le promonto-
retropubien a mois de 8 cm : la voie basse est impossible et la
césarienne s’impose.

Si le promonto-retropubien est entre 8 - 9 cm ; il s’agit d’un bassin limite


pour lequel l’épreuve de travail devra être instituée.

40
Les critères essentiels et non suffisants de l’épreuve du travail sont :
- La femme doit être en travail ;
- Le col dilaté 4 à 5 cm ;
- La présentation doit être céphalique.
L’épreuve de travail ne commence qu’à partir de la rupture des
membranes qu’elle soit spontanée ou provoquée. La dynamique utérine
doit être l’objet d’une surveillance. Dans ces conditions, l’épreuve doit
être jugée en 1 ou 2 heures en tenant compte de l’état fœtal, de
l’évolution de la présentation, et de la dilatation du col. L’erreur serait de
repousser d’heure en heure la décision de l’échec de l’épreuve de
travail.
Les dystocies mécaniques peuvent être responsables :
- Chez la mère de :
• rupture utérine,
• hémorragie de la délivrance,
• travail prolongé avec infection amniotique.
- Chez le fœtus de :
• souffrance fœtale aiguë,
• mort fœtale in utero,
• mortalité néonatale précoce,
• une détresse néonatale.
V Procidence du cordon :
C’est un accident de la rupture de la poche des eaux. C’est la chute du
cordon en avant de la présentation les membranes rompues. Elle
constitue le plus grave des déplacements du cordon par le danger qu’il
fait courir au fœtus.

41
Si c’est un cordon battant l’extraction du fœtus doit se faire le plus
rapidement possible.
VI La souffrance fœtale aiguë:
Elle s’observe presque toujours au cours du travail, exceptionnellement
au cours de la grossesse. Elle peut apparaître à n’importe quelle stade
de la dilatation, mais elle est plus fréquente après l’ouverture de l’œuf, et
beaucoup plus encore au cours de la période d’expulsion.
Clinique : La souffrance fœtale peut être suspectée sur deux signes :
- le liquide amniotique teinté de méconium ;
- les modifications des bruits du cœur fœtal.
La règle en matière de souffrance fœtale est donc l’extraction rapide du
fœtus soit par césarienne ou par extraction instrumentale.
VII Le Paludisme
En Afrique, malgré les grands efforts déployés dans le cadre de la lutte
contre le paludisme, cette affection est en recrudescence depuis 10 ans,
entraînant une mortalité accrue des femmes en périodes gravido-
pueroérales et des nouveau-nés [35].
La grossesse aggrave le paludisme : les femmes enceintes ont une
légère diminution de leur défense immunitaire, d’autant que la grossesse
est plus avancée et plus profondément chez les primipares que chez les
multipares.
La femme enceinte non soumise à la prophylaxie est donc plus exposée
aux accès palustres, aux anémies avec cachexie progressive et aux
accès pernicieux mortels que la femme non enceinte.
La grossesse favorise la survenue des complications graves du
paludisme : accès palustre avec albumine et hyperazotémie pouvant
évoluer vers la néphrite chronique, accès palustre avec psychoses
diverses, myocardites palustres, rupture de la rate.

42
La grossesse est souvent à l’origine de la réviviscence schizogonique et
entraîne le paludisme chez des femmes ayant quitté définitivement et
depuis un temps plus ou moins long une zone d’endémicité pour une
zone non impaludée.
Le paludisme complique la grossesse : directement par l’infiltration
placentaire et indirectement par l’anémie qu’il engendre, entraînant au
début de la grossesse une accentuation des phénomènes d’intolérance
d’auto-intoxication avec aggravation de tous les signes sympathiques de
la grossesse, ensuite des avortements, des accouchements prématurés,
des morts fœtales in utero et à la naissance des enfants hypotrophiques
présentant quelques fois une splénomégalie accompagnée
d’hépatomégalie.
Le paludisme peut compliquer l’accouchement (l’hémorragie de la
délivrance aggrave une anémie préexistence) et les suites de couches.
Au cours du dernier trimestre l’impaludation peut se solder par
l’infestation du fœtus qui va naître avec un paludisme congénital.
Le traitement du paludisme : il est curatif et préventif.
Tout accès palustre chez les femmes enceintes doit être traité
énergiquement et rapidement car l’évolution est imprévisible et le
passage transplacentaire de l’hématozoaire est possible à tout moment
avec infestation de l’œuf.
* Le traitement curatif :
- Le traitement médical : consiste à l’administration d’antipalustre : de
sels de quinine, chlorhydrate basique ou formiate basique de quinine
(arsiquinoforme), les dérivés phénoliques.
Au cours des deux premiers trimestres : on peut associer antipyrétiques,
anti-émétiques, antispasmodiques ou bêtamimétiques en cas de
contractions utérines.

43
Au cours du dernier trimestre : la femme non en travail : une surveillance
par l’étude du rythme cardiaque fœtal s’impose. En cas de souffrance
fœtale aiguë on pourrait décider une césarienne.
Eviter toute extirpation cutanée sur le fœtus. Celle-ci pouvant servir de
porte d’entrée pour le parasite.
Eviter de traire le cordon lors de l’accouchement. Cela peut favoriser le
passage de l’hématozoaire dans la circulation fœtale.
*Le traitement préventif repose sur :
Protection contre les piqûres de moustiques ; Chimioprophylaxie : elle
doit être efficace, bien conduite et non toxique pour la femme enceinte.
Elle reste limitée par l’état gravique aux amino-4 quinoléines:la
Chloroquine, Sulfadoxine / pyrimetamineL'Amodiaquine.
La dose efficace pour adulte est de 600 mg hebdomadaire [11].
La vaccino-prévention : pose de problèmes techniques et
méthodologiques nombreux dont certains sont à l’heure actuelle sur le
point d’être résolus.
IX- Torsion de l’annexe :
La torsion d’annexe est une des rares urgences gynécologiques. Son
diagnostic difficile est trop souvent tardif, entraînant un acte chirurgical
irréversible : l’annexectomie. La torsion peut intéresser une annexe
saine ou pathologique 15% des torsions d’annexe surviennent dans
l’enfance selon ADELMAN S. et Coll. [1].
1. Pathogénie :
Différents facteurs favorisant la survenue possible d’une torsion
d’annexe peuvent être évoqués :
En ce qui concerne les annexes saines, des prédispositions
anatomiques et hémodynamiques semblent favoriser l’accident :
longueur excessive du mesosalpinx, absence congénitale de

44
mesosalpinx, présence de reliquats embryonnaires, longueur et flexibilité
plus grandes des veines du mesosalpinx par rapport aux artères
favorisant la torsion en situation de congestion veineuse (existant lors de
la stimulation hormonale prépubertaire).
Lorsqu’il s’agit d’une annexe pathologique, l’épisode de torsion est
révélateur de la pathologie annexielle. Ainsi, l’existence d’un kyste de
l’ovaire peut prédisposer à la torsion. Il s’agit le plus souvent d’une
tumeur bénigne. Les adhérences aux tissus voisins, voire
l’envahissement, évitent en général la torsion des tumeurs malignes.
L’augmentation du poids de la trompe en présence d’un hematosalpinx,
conséquence d’une malformation congénitale utero-vaginale peut
également favoriser une torsion d’annexe.
2.Clinique :
L’intensité de la douleur et son caractère inopiné et brutal amènent la
patiente à consulter rapidement. La douleur évolue par crise de durée
variable. Son siège est iliaque ou hypogastrique. Des nausées, voire des
vomissements, sont contemporaines de la douleur.
Il est essentiel, car très évocateur du diagnostic, de rechercher dans les
semaines, voire les mois précédents l’existence de crises similaires
correspondant à des épisodes de subtorsion.
Pendant la crise, la palpation abdominale est douloureuse avec une
défense pariétale. Au toucher pelvien on retrouve le plus souvent une
masse douloureuse à la pression.
3.Examen complémentaire :
L’échographie pelvienne doit être demandée en urgence devant cette
patiente qui souffre. Cet examen met en évidence, en lieu et place de
l’ovaire, une masse d’échogénicité homogène au début ou plus

45
tardivement hétérogène avec les zones kystiques correspondant à des
zones de nécrose hémorragique.
L’existence d’un épanchement dans le cul-de-sac de Douglas est
habituelle. Son abondance doit laisser craindre la non-viabilité de
l’annexe.
4.Diagnostic différentiel :
Lorsque les symptômes sont plus localisés à droite, le diagnostic retenu
est celui d’une appendicite aiguë. La découverte d’un appendice sain à
l’intervention impose de vérifier l’intégrité des annexes et permet de
redresser le diagnostic.
Quelques nuances en préopératoire peuvent évoquer l’appendicite
aiguë. Les vomissements suivent de quelques heures le début de la
douleur. Il existe souvent une petite fébricule associée.
5. Diagnostic étiologique et traitement :
Le diagnostic de torsion d’annexe est souvent porté au cours de
l’intervention.
L’annexe tordue peut être indemne de toute pathologie. Ceci concerne
plus souvent les filles en prépuberté avec un maximum entre 8 et 11
ans. La torsion peut avoir lieu sur une annexe pathologique : il s’agit le
plus souvent d’un kyste dermoïde dont existence a pu être suspectée en
préopératoire par l’existence de calcifications intra-ovariennes visibles
sur l’échographie ou sur l’abdomen sans préparation.
D’autres pathologies annexielle peuvent être en cause, soit kyste séreux
ou mucineux de l’ovaire, soit kyste du para-ovaire.
De la rapidité avec laquelle est décidée la coelioscopie dépend l’avenir
de l’annexe. Si la torsion est vue précocement, le chirurgien peut réaliser
une détorsion, s’assurer de la recoloration des tissus et fixer cette
annexe.

46
La découverte d’un kyste ovarien à la surface de l’ovaire ou après
ouverture de la capsule impose sa résection.
Si l’annexe est nécrosée et si la détorsion qui doit toujours être tentée
(bien que certaines craignent la migration d’emboles à partir d’une veine
thrombosée) n’aboutit pas à la recoloration des tissus, une
annexectomie est à réaliser. Celle-ci est possible par cœlioscopie.

47
IV CADRE D’ETUDE
L’étude a été réalisée dans le service de gynéco- obstétrique de l’hôpital
régional de Sikasso. C’est un centre de référence de second niveau. Cet
hôpital est situé au centre ville. Il est limité au nord par le service socio-
sanitaire du cercle de Sikasso et le commissariat de police du 1er
arrondissement, au sud par le grand marché de Sikasso, à l’est par la
BNDA, la direction régionale des impôts et l’école groupe scolaire « A »,
à l’Ouest par l’Eglise catholique. L’hôpital est au sommet de la pyramide
sanitaire de la région. Il reçoit toutes urgences en provenance des
maternités périphériques, des cliniques et cabinets médicaux privés.
Le service de gynéco- obstétrique est l’un des cinq services que compte
l’hôpital. Il est dirigé par un chirurgien malien des hôpitaux : deux
gynécologues chinoises et un gynécologue malien.
Le reste du personnel se constitue comme suit :
- six sages femmes d’état
- deux infirmières obstétriciennes
- trois aides soignantes
- un étudiant en thèse
Le service compte 20 lits répartis entre 3 salles d’hospitalisation.
Il comprend
- une salle d’accouchement équipée de 3 tables
- une salle d’attente pour les femmes en travail d’accouchement
- une salle servant de bureau et de salle de garde pour les sages
femmes
- une salle de garde pour les infirmières obstétriciennes et les aides
soignantes
- une salle de planification familiale
- une salle de consultation externe

48
- une salle de pansement
- un bureau pour les gynécologues
L’hôpital régional de Sikasso compte un seul bloc opératoire comprenant
2 salles d’opérations et un service de réanimation.

49
Organigramme de fonction du service de gynéco-obstétrique de l’hôpital
de Sikasso

Médecin chef

Gynécologues chinoises

Sage femme maîtresse

Sage femme

Infirmière obstétricienne

Matrone

Responsable des unités

Unité de PF Salle Consultation Hospitali. Unité


d’accouchement gynéco pansmt

PF= planification familiale


Pansmt= Pansement

50
V PATIENTES ET METHODES
- TYPE :
Il s’agit d’une étude transversale
- PÉRIODE D’ÉTUDE :
L’étude a été faite de janvier 2004 à septembre 2004
- POPULATION D’ETUDE
Patientes évacuées et référées des formations sanitaires périphériques,
cliniques et cabinets privés ou venues d’elles mêmes.
- ECHANTILLONNAGE
Taille minimale de l’échantillon (n) a été déterminée à partir de la formule
suivante :
n = 4p.q /i2
i = précision de l’étude (5%)
p = proportion de femmes exposées au phénomène étudié (Urgences
gynéco-obstétricales) à Sikasso (15%) [39]
q=1–p
n = 4x0,15x0,85 = 204
0,0025
- CRITERES D’INCLUSION
Patientes reçues en urgence au service de gynéco-obstétrique et prises
en charge dans ce service.
- CRITERES DE NON D’INCLUSION
Patientes présentant une urgence gynéco-obstétricale dont le diagnostic
n'a pas été retenu dans le service.
Au total 456 patientes ont été retenues pour l’étude.
- COLLECTE DES DONNÉES :
Les donnés ont été recueillies en utilisant les fiches d’enquêtes portées
en annexe

51
- LE TRAITEMENT INFORMATIQUE :
Les données ont été portées en utilisant le logiciel Epi info.6

52
I- FREQUENCE

Pendant la période d’étude sur 2659 patientes reçues en gynéco-


obstétrique 456 présentaient un tableau d’urgence. Soit une fréquence
des urgences de 17,15 %.

II- CARACTERISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

Tableau I : Répartition des Patientes en fonction de la tranche l’âge.

Tranche d’âge Effectif absolu Pourcentage


(ans)
≤15 4 0,88
16-20 111 24,34
21-25 100 21,93
26-30 128 28,07
31-35 54 11,84
36-40 56 12,28
≥41 3 0,66
TOTAL 456 100
Les âges compris entre 16-30ans ont le plus grand pourcentage 74,34%.

Tableau II : Répartition des Patientes en fonction du statut matrimonial

Statut Effectif absolu Pourcentage


matrimonial
Marié 421 92,32
Célibataire 33 7,24
Divorcé 2 0,44
TOTAL 456 100
Nous remarquons que les femmes mariées ont été les plus nombreuses
au cours de cette étude soit 92,32%.

53
Tableau III : Répartition des Patientes en fonction de l’occupation
principale.
Occupation Effectif absolu Pourcentage
Femme au 399 87,5
foyer
Commerçante 28 6,14
Elève 17 3,73
Autres* 10 2,19
Fonctionnaire 2 0,44
TOTAL 456 100
*= Aide ménagère : 8 (1,8%) ; sans profession : 2 cas (0,2%).
Les ménagères(femmes au foyer) ont le plus grand pourcentage 87,5%.
Cela s’explique par le fait que la majeure partie de population est
constituée de ménagères.
Tableau IV : Répartition des Patientes en fonction de la profession du
procréateur
Profession du Effectif absolu Pourcentage
procréateur
Cultivateur 284 62,56
Commerçant 79 17,40
Ouvrier 42 9,25
Autres* 32 7,05
Fonctionnaire 17 3,74
TOTAL 454 100
*= Berger: 12 cas (2,64%) ; Transporteur : 16cas (3,52%) ;
Entrepreneur : 4 cas (0,88%).
Les cultivateurs sont les plus nombreux : 62,3%

54
Tableau V : Répartition des Patientes en fonction du niveau
d’alphabétisation en français
Niveau Effectif absolu Pourcentage
d’alphabétisation
Non 388 85,09
Alphabétisées
Niveau primaire 40 8,77
Niveau 28 6,14
Secondaire
TOTAL 456 100
Nous remarquons que les femmes non alphabétisées occupent la
première place 388 cas soit 85,09%.
Tableau VI : Répartition des Patientes en fonction de la provenance

Provenance Effectif absolu Pourcentage


Cercle de 267 58,55
Sikasso
Ville de Sikasso 187 41,01
Autres* 2 0,44
TOTAL 456 100
*= Cercle de Koutiala : 2 cas (0,44%)
Les femmes venues du cercle de Sikasso sont les plus nombreuses :
267 cas soit 58,55%
Tableau VII : Répartition des patientes en fonction des moyens de
transport utilisé pour arriver à l’hôpital

Moyen de Effectif absolu Pourcentage


Transport
Ambulance 214 46,93
Véhicule 196 42,98
Moto 43 9,43
Pieds 3 0,66
TOTAL 456 100
L’ambulance a été le moyen de transport le plus utilisé soit 46,93%

55
Les antécédents :
Tableau VIII : Répartition des patientes en fonction des types
d’antécédents médicaux

Types antécédents Effectif absolu Pourcentage


HTA 10 2,19
Hémoglobinopathie 4 0,88
Asthme 2 0,44
Autres* 7 1,53
Aucun 433 94,96
TOTAL 456 100
*= Epigastralgie : 2 cas (0,44%) ; Hypotension : 2 cas (0,44%) ;
pyélonéphrite : 1 cas (0,22%) ; Ulcère gastrique : 2 cas (0,44%)
L’HTA est l’antécédent médical le plus rencontré 10 cas soit 2,19%.
Tableau IX : Répartition des patientes en fonction des types
d’antécédents chirurgicaux

Types antécédents Effectif absolu Pourcentage


Césarienne 12 2,63
Laparotomie pour 3 0,66
GEU
Curetage 8 1,75
Aucun 433 94,96
TOTAL 456 100
La césarienne a été l’antécédent le plus fréquemment rencontré soit
2,63%.
Tableau X : Répartition des patientes en fonction de la gestité
Gestité Effectif absolu Pourcentage
Nulligeste 4 0,89
Primigeste 86 19,24
Paucigeste 202 45,19
Multigeste 155 34,68
TOTAL 447* 100
La Gestité n’est pas connue chez 9 de nos patientes pour cause de
décès.

56
Les paucigestes ont été les plus nombreuses :soit 45,19%.
Légende : La gestité indique le nombre de gestation
Nulligeste = zéro grossesse
Primigeste = une grossesse
Paucigeste = deux à quatre grossesses
Multigeste = cinq grossesses ou plus
Tableau XI : Répartition des patientes en fonction de la parité

Parité Effectif absolu Pourcentage


Nullipare 91 20,36
Primipare 66 14,76
Pauci pare 134 29,98
Multipare 50 11,19
Grande Multipare 106 23,71
TOTAL 447* 100

La parité n’est pas connue chez 9 de nos patientes pour cause de


décès.
Les paucipares ont été les plus nombreuses : 119 cas soit 29,98%.
Légende : La parité indique le nombre d’accouchement
Nullipare = zéro accouchement
Paucipare = deux à quatre accouchements
Multipare = cinq à six accouchements
Grande multipare = sept accouchements ou plus
Tableau XII : Répartition des patientes en fonction du nombre de la CPN
effectuée

CPN Effectif absolu Pourcentage


0 190 47,03
1-3 173 42,82
≥4 41 10,15
TOTAL 404 100

57
Les femmes n’ayant fait aucune consultation prénatale sont les plus
nombreuses soit 47,03%. Cependant 37,94% de nos patientes avaient
fait 1-3 CPN contre 8,99% au moins 4 CPN.
Période de la première CPN (n=214) : Dans 84 cas soit 39,25% de nos
patientes avaient fait leur première consultation au premier trimestre de
la grossesse contre 36,45% au deuxième trimestre et 24,3% au
troisième trimestre.

58
III- PATHOLOGIES RETROUVEES
Tableau XIII : Répartition des patientes en fonction de la nature de la
pathologie
Nature de la pathologie Effectif absolu Pourcentage
Dystocies mécaniques* 117 25,66
Rupture*+ pré rupture utérine** 45 9,87
Dystocie dynamique 34 7,45
Avortement spontané en cours 34 7,45
GEU 28 6,14
Placenta praevia 26 5,70
Infections*sur grossesse 22 4,82
Toxémie gravidique 20 4,39
Menace d’avortement spontané 18 3,95
Procidence* du cordon et/ou des 15 3,29
membres
Souffrance fœtale aiguë 13 2,85
Hémorragie de la délivrance+ 13 2,85
rétention placentaire*
Endométrite aiguë 13 2,85
Crise éclamptique 12 2,63
Hématome retro-placentaire 8 1,75
Avortement 6 1,37
provoqué+complication
Menace d’accouchement prémat 5 1,10
Vomissement gravidique grave 5 1,10
Rétention de la tête dernière 4 0,88
Rupture de kyste/ torsion kyste 3 0,66
Rupture du douglas 3 0,66
Rupture prématurée des 3 0,66
membranes
Infection puerpérale 2 0,44
Grossesse molaire 2 0,44
Traumatisme génital 2 0,44
Bartholinite aiguë 2 0,44
Pelvipéritonite 1 0,22
TOTAL 456 100
Les dystocies mécaniques ont été les pathologies les plus rencontrées
soit 25,66% des cas.

59
- Rupture utérine* 27 cas soit 5,92 %; Prérupture** 18 cas soit 3,95%
-Rétention placentaire*5 cas soit1 1,10% ; Hémorragies de la délivrance*
8 cas (1,75%)
Les dystocies mécaniques * sont représentées par :
-Les bassins dystociques : BGR (bassins généralement rétrécis) : 17
cas (3,72%); bassins limites : 27 cas (5,92%) ; bassins asymétriques : 2
cas (0,44%) ; disproportion foetopelvienne : 23 cas (5,04%) ; dilatation
stationnaire (cicatricielles) : 13 cas (2,85%).
-Les présentations dystociques : Présentations transversales : 24 cas
(5,26%) ; présentations de l’épaule : 3 cas (0,66%) ; présentations
céphaliques défléchies : 8 cas (1,75%).
Les procidences * : La procidence du cordon : 6 cas (1,32%) ;
procidence de membres (bras et pieds : 9 cas (1,97%).
- hémorragies de la délivrance : 8 cas soit 1,8% Rétention placentaire : 5
cas soit 1,1%.
-Les infections sur grossesse* : pyélonéphrite sur grossesse : 5 cas
(1,10%) ; paludisme grave sur grossesse : 11 cas (2,41%); hépatite
virale sur grossesse : 2 cas (0,44%) ; VIH sur grossesse : 1 cas
(0,22%) ; diarrhée aiguë sur grossesse : 3 cas (0,66%).
Tableau XIV : Répartition des patientes en fonction du mode
d’admission

Mode Effectif absolu Pourcentage


d’admission
Référées 272 59,65
Venue d’elle- 184 40,35
même
TOTAL 456 100
Nous constatons dans cette étude que les femmes évacuées sont les
plus nombreuses : 272 cas soit 59,65%.

60
Tableau XV : Répartition des patientes en fonction du profil du
prestataire de la CPN

Prestataire de la Effectif absolu Pourcentage


CPN
Matrone 110 51,40
Sage Femme 52 24,3
Infirmière 26 12,15
Obstétricienne
Gynécologue 16 7,48
Obstétricien
Chirurgien 8 3,74
Médecin 2 0,93
Généraliste
TOTAL 214 100
Les matrones sont les plus nombreuses parmi les prestataires de CPN :
110 cas soit 51,40%.

61
IV- TRAITEMENT INSTITUE
Tableau XVI : Répartition des patientes en fonction du type de
traitement institué
Type de traitement Effectif absolu Pourcentage
Traitement chirurgical 329 72,15
Traitement Médical 127 27,85
TOTAL 456 100

Tableau XVII : Répartition des parturientes en fonction du type de


traitement chirurgical et obstétrical
Type de traitement Effectif absolu Pourcentage
Césarienne 142 43,16
Curetage 40 12,16
Version par manœuvre 30 9,12
interne et externe
Salpingectomie 28 8,52
Forceps 27 8,21
Hystérorraphie 20 6,08
Curage 18 5,47
Hystérectomie subtotale 7 2,13
Craniotomie 6 1,82
Parage de la lésion 5 1,52
Kystectomie 3 0,91
Hystérectomie totale 1 0,30
Ligature des artères 1 0,03
iliaques internes
Incision 1 0,03
TOTAL 329 100

La césarienne a été l’intervention la plus pratiquée soit 43,16%


NB : Nous avons pratiqué une hystérectomie totale chez une patiente qui
avait un cancer du col associé à la GEU.

62
Tableau XVIII : Répartition des patientes en fonction de l’indication de la
césarienne
Indication de la césarienne Effectif absolu Pourcentage
Prérupture 18 100
Dystocie mécanique 85 72,65
Placenta praevia 14 53,85
Eclampsie 6 50
SFA 6 46,15
Procidence du cordon 2 33,33
Dystocie dynamique 6 17,64
Toxémie gravidique 3 15
HRP 1 12,5
Procidence des membres 1 11,11
Dystocies mécaniques :-BGR : 94,12% -Bassin limite : 92,59%
-Bassin asymétrique : 50%
-DFP : 65,22% -Dilatation stationnaire : 100%
-Présentations dystociques :15 cas soit 42,86%
NB: La rupture a été de découverte fortuite dans trois cas au cours d’une
césarienne.
Tableau XIX: Répartition des patientes en fonction de la durée
d’hospitalisation

Durée d’hospitalisation (jours) Effectif absolu Pourcentage


≤1 159 34,87
2 –8 259 56,80
9 –15 33 7,23
≥16 5 1,10
TOTAL 456 100
Frais d’hospitalisation
Dans le cadre du système de référence/évacuation toutes les patientes
sont prise en charge par la caisse de solidarité et la mairie qui payent

63
13250 F CFA chacune. La patiente paye aussi la même somme. Ce
montant englobe les frais de transport, le kit de césarienne ou
d’accouchement, les frais d’ordonnance postopératoire ou de suites de
couche. L’hospitalisation est gratuite.

V- PRONOSTIC

1- Pronostic maternel

Tableau XX : Répartition des patientes en fonction de l’état général à


l’arrivée

Etat général Effectif absolu Pourcentage


Bon 338 74,12
Mauvais 118 25,88
TOTAL 456 100
Pour évaluer l’état général, nous nous sommes basés sur les données
cliniques : coloration des conjonctives, TA, Pouls, T°, état
hémodynamique, œdème, conscience.
Tableau XXI : Répartition des patientes en fonction de la nature de la
complication

Nature de la complication Effectif absolu Pourcentage


Anémie 30 46,88
Endométrite 15 23,44
Suppuration pariétale 10 15,63
Spticemie 5 7,8
Phlébite 4 6,25
TOTAL 64 100

64
Tableau XXII : Répartition des patientes en fonction de la cause du
décès
Cause de décès Effectif absolu Pourcentage
Choc hémorragique 10 47,62
Infection 5 23,80
HTA et ses complications 3 14,29
Anémie 3 14,29
TOTAL 21 100
Nous constatons que l’hémorragie constitue la première cause de
décès : 10 cas soit 47,62% suivit des infections 23,80% des cas.
Tableau XXIII : Répartition des patientes en fonction de leur devenir
Devenir Effectif absolu Pourcentage
Guérie 435 95,39
Décédé 21 4,61
TOTAL 456 100

Tableau XXIV : Répartition des décès maternels en fonction de la durée


d’hospitalisation
Durée d’hospitalisation Effectif absolu Pourcentage
(jour)
≤1 11 52,38
2–8 6 28,57
9 – 14 2 9,52
≥15 2 9,52
TOTAL 21 100

Nous remarquons que dans 11 cas soit 52,38 % les décès sont survenus
avant le deuxième jour d’hospitalisation.

65
2– Pronostic fœtal
Au cours de cette étude, nous avons enregistré 89 morts in utero. Parmi
les fœtus vivants 13 présentaient une souffrance fœtale aiguë
Tableau XXV : Répartition des nouveau-nés en fonction de l’indice
d’Apgar
Apgar Effectif absolu Pourcentage
<7 32 20,25
≥ 7 126 79,75
TOTAL 158 100

Parmi les 273 accouchements effectués au cours des urgences


obstétricales, nous avons 115 cas de mort nés, 10 enfants sont décédés
dans les minutes ou les heures qui ont suivi l’accouchement, 148 enfants
ont quitté la maternité dans un état satisfaisant.

66
Les résultats obtenus ont permis un certain nombre de commentaires :
I- LA FRÉQUENCE
La fréquence des urgences gynéco-obstétricales dans notre service est
17,15% sur un total de 2659 patientes enregistrées en 8 mois.
Cette fréquence s’explique par le fait que l’hôpital est le seul centre de
référence de 2ème niveau de la région.
Notre fréquence est nettement inférieure à celle de l’étude réalisée par
DOUGNON F. [19] 28,5%. Par contre notre taux est supérieur à celui de
SAMAKE Y [35] 8,12%.
II- LES CARACTÉRISTIQUES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES
1) Age
La tranche d’âge de 16-30 ans est la plus nombreuse dans notre étude
soit 74,34%. Elle correspond à la période d’activité génitale.
2) Niveau socio-professionnel
• 92,32% de nos patients étaient mariées,
• 85,5% de nos patientes sont des ménagères. Cela s’explique par le
fait que la majeure partie de la population est constituée de
ménagères.
3) Facteur de risque
a) La parité
• Les nullipares représentent 20,36% dans notre étude.
• Les grandes multipares représentaient 23,71% dans notre série. Le
risque chez ces femmes est dû à la fragilité de l’utérus consécutive à
des grossesses multiples et rapprochées. Ce taux est nettement
supérieur au taux de THIERO M [40] 11,9%

67
b) Caractéristiques obstétricales
43,03% de nos patientes n’avaient fait aucune consultation prénatale. Ce
résultat peut s’expliquer par les problèmes économiques, le niveau bas
d’alphabétisation de la population.
Notre taux est supérieur à celui de DICKO S [18] qui a trouvé un taux de
9,4%.
III- LES PRINCIPALES PATHOLOGIES RETROUVEES SONT :
1- Les hémorragies
1-1 – Les avortements spontanés en cours
La fréquence de l’avortement spontané est de 1,28% de l’ensemble des
accouchements. Notre taux plus bas d’avortement s’explique du fait que
la plus part de nos femmes ne se rendent à l’hôpital, sauf qu’en cas de
complications.
Ce taux est approximatif à celui de DOUGNON F. [19] : 1,89% mais
inférieur aux 3,70% de TRAORE M. A. [41]. Une fréquence plus faible a
été observée chez SAMAKE Y. [35] 0,46%.
Selon SEGUY B. et coll. [37] 10-20% des grossesses se terminent par
un avortement.
1.2 – La grossesse extra – utérine (GEU)
Sa fréquence est de 1,05% de l’ensemble des accouchements du
service. Cette fréquence élevée serait en rapport avec la recrudescence
des infections sexuellement transmissibles et essentiellement
l’augmentation du nombre des infections tubaires. WESTROM L. [41]
estime que 50% des cas de GEU surviennent sur des trompes déjà
infectées. Notre pourcentage est nettement inférieur à celui de
N’GUESSAN K. et coll. [31], DOUGNON F. [19] et DIALLO F.B. et coll.
[14] avec respectivement : 4,92% ; 3,24% et 2,38%. Notre fréquence est

68
élevée par rapport au taux de NDAYISSA V. [59] en 1973, et de CISSE
M.L. et coll. [8] avec respectivement : 0,54% ; 0,4%.
Notre fréquence est superposable à celle trouvée par SAMAKE Y. [35] :
0,68% et de DIALLO M.L. [15] : 1,08% en 1986.
1.3 -La rupture utérine
La fréquence de la rupture utérine sur l’ensemble de accouchements du
service est de 1%. Cette fréquence est en rapport avec les évacuations
tardives et l’absence de moyen de prise en charge adéquate et rapide de
ces urgences. Notre fréquence est proche à celle de SIDIBE M. [39],
SAMAKE Y [35], DICKO S. [18] avec respectivement : 0,8% ; 0,68% et
0,61 %. Une fréquence très faible a été rapportée par TETE K.V.S. et
coll. [41] 0,071%. Des fréquences élevées ont été trouvées par les
auteurs comme DOUGNON F. [19] : 2,02 % ; TRAORE Y. [42] 3,8 %.
1.4-Placenta praevia
La fréquence du placenta praevia est 0,98 % de l’ensemble des
accouchements effectués dans le service. Cette fréquence est nettement
inférieure à celui de DOUGNON F. [19] : 2,16 % et superposable à celui
de SAMAKE Y. [35] : 0,62 %. MACALOU B. [26] a trouvé une fréquence
de 7,79 %.
Notre taux de mortalité fœtale 42,31 % est supérieur au taux de DICKO
S. [18] : 24 % et aux taux cités par AYOUBI D.J.M. et PONS J.C. [17]
qui est de l’ordre de 5-10 % et selon eux le placenta praevia survient
dans moins de 1 % des grossesses.
1.5-L’hématome rétro placentaire (HRP)
La fréquence de l’HRP sur l’ensemble des accouchements est 0,30 %.
Notre taux de mortalité fœtale est de 100%. KANTHA MANI à
MANDRAS cité par COULAU JC et UZANS [10] apportent une mortalité
maternelle de 4,28 % pour une série de 110 HRP.

69
Le taux de mortalité fœtale est nettement supérieur à celui de AKPADZA
K et Coll. [38] 75,45%.
1.6-Hémorragie de la délivrance
La fréquence des hémorragies de la délivrance sur l’ensemble des
accouchements du service est de 0,30 %. Cette fréquence est
superposable à celle de DOUGNON F. [19] : 0,58 % et de DIALLO D et
Coll. [13] : 0,58 %. Des fréquences élevées ont été rapportées par
LANKOANDE J et Coll. [24] et BOULETH A.R. et Coll. [5] avec
respectivement 2,2 % et 1,36 %.
2- Les dystocies
a- Les bassins dystociques
Ils sont représenté par les BGR les bassins limites et les bassins
asymétriques.
Les bassins pathologiques représentent 10,09 % dans notre étude. Cela
s’explique par l’amélioration des conditions alimentaires et la lutte contre
la poliomyélite dans notre zone à Sikasso.
Ce pourcentage est inférieur à celui de SAMAKE Y. [35] 15,36 %, et
celui de DOUGNON F. [19] : 19,49 %. Notre pourcentage est largement
supérieur au 9,35 % de DICKO S. [18] et au 9,09 % de CAMARA S. [6].
KANTE F. [22] a trouvé 22,68 % des causes dystociques.
b- Les dystocies dynamiques
Il peut s’agir d’une hypocinésie, d’une hypercinésie, ou d’une hypertonie
utérine. La fréquence de la dystocie dynamique sur l’ensemble des
accouchements du service est de 1,28 %. Ce résultat est superposable à
l’étude de DOUGNON F. [19] qui est de 1,2 % mais supérieur à celui de
SAMAKE Y. [35] : 0,37 % et de DICKO S. [18] : 0,83 %.

70
Notre pourcentage de 7,45% des urgences est supérieur à celui de
CAMARA S. [6] 6,97 % mais inférieur à celui de BERTHE S. [4] :
41,25%.
3- L’hypertension artérielle et ses complications :
Eclampsie
Au cours de cette étude, 12 cas d’éclampsie ont été enregistrés soit une
fréquence de 0,45 % des accouchements. La mortalité maternelle et
fœtale sont élevées avec respectivement : 9,52 % et 50 %.
Notre fréquence de 0,45 % est inférieur à celle de HYJAZI et coll. [21] :
1,07% de DOUGNON F. [19] : 0,81 %, LANKOUANDÉ et coll. [23] qui
ont trouvé 0,89 %, DIARRA N et coll. [17] : 1,8%, KANTÉ F. [29]: 0,70 %,
Moro Y [30] a trouvé 0,66 % à l’hôpital Gabriel TOURE.
Notre taux de 9,52 % de la mortalité maternelle est superposable aux
taux de HYJAZI et coll. [21] : 10,9 % mais leur taux de mortalité fœtale
23,07% est inférieur à notre taux. Des taux élevés ont été rapportés par
des auteurs : SANGARE A. G. [36] a trouvé une mortalité maternelle de
17,74 % et CISSE CT et coll. [7] ont trouvé 17,9 %.
4 – La souffrance fœtale aiguë (SFA)
La fréquence de la SFA sur l’ensemble des accouchements est de 0,49
%. La fréquence globale de césarienne pour cette pathologie au cours
de notre étude est de 4,83 %.Ce taux est largement inférieur à celui de
DIALLO Y. et Coll. [16] qui ont trouvé 23,5 %, GANDZIE et coll. [20] :
17,3 % et de NGOM PM et Coll. [32] : 18,9 %.La mortalité maternelle est
de 4,76 % et la mortalité fœtale est de 21,43 %. Notre taux de mortalité
néonatale de 21,4 % est largement supérieur au taux de DIALLO Y et
coll. [16] : 9,1 %. Cependant des taux élevés plus que le notre ont été
trouvés au Mali : DOUGNON F. [19] : 40 % ; DICKO S. [18] : 29,4 %.

71
IV- LE TRAITEMENT INSTITUE
L’attitude thérapeutique était fonction des données cliniques. Dans le
cadre d’une prise en charge correcte et rapide de ces urgences, le
système de kit opératoire était mise en place.
Dans 329 cas soit 72,15% la prise en charge a été chirurgicale. Parmi
les interventions les plus pratiquées au cours de la chirurgie nous
avons :
- La césariennes : 43,16%
- Curetage : 12,16%,
- La version par manœuvre obstétricale : 9,12%
- Salpingectomie : 8,52
- Le forceps : 8,21%
Notre taux de césarienne est inférieur à celui de THIERO M [40] : 57,5%.

V- LE PRONOSTIC
1) Pronostic maternel
Morbidité
14,36 % de nos patientes ont développés des complications.
Elles sont dominées par l’Anémie 46,88 %, Endométrite 23,44 %,
Suppuration pariétale 15,63 %, Septicémie 7,8 %
Mortalité
Dans notre étude nous avons enregistré 21 décès maternels soit un taux
de 4,61%. Cela s’explique par la fréquence élevée des urgences et le
manque de moyen de prise en charge efficace et rapide des patientes.
Ce taux est inférieur à celui de THIERO M [40] 7,5%. Les principales
causes de décès ont été : les hémorragies première cause de mortalité
maternelle dans notre étude soit 47,62 %. Elles comprennent :

72
ruptures utérines 28,57 % ; hémorragie de la délivrance 14,29 % ;
placenta praevia 4,76 %. Après les hémorragies, les infections 23,81 % ;
l’HTA gravidique et ses complications 14,29 % ; l’anémie 14,29 %. Notre
études est comparable à celle de DICKO S. [18] dont l’hémorragie
occupe la première place avec 45,46 % ; les infections en 2ème place
18,18 %, les états hypertensifs 18,18 %, l’anémie chronique 18,18 %.
SEPOU A. et Coll. [38] ont trouvé dans leur étude que l’hémorragie de la
délivrance est la première cause de mortalité maternelle soit 29,75 %,
suivie des ruptures utérines 21,63 %.
2) Pronostic foetal
Morbidité
Elle est difficile à définir. Nous considérons comme morbide tout
nouveau-né ayant un score d’Apgar inférieur à 7 comme le décrit de
nombreux auteurs. Nous avons trouvé un taux 20,25%. Tous ces
nouveau-nés ont été réanimés.
Mortalité
Sur les 273 accouchements effectués nous avons 125 cas de mort-né et
décédés soit un taux de 45,79%. Ce pourcentage élevé peut s’expliquer
par :
-le retard d’évacuation des patientes et leur prise en charge
-certaines complications imprévisibles (l’HRP, placenta praevia)
Cette prévalence est nettement supérieure à celle de DOUGNON F [19]
35,34%.

73
1- Conclusion
Du 7 janvier 2004 au 7 septembre 2004, nous avons enregistré 456
urgences gynécologiques et obstétricales soit une fréquence de 17,15%.
L’objectif général était d’étudier les urgences gynécologiques et
obstétricales à l’hôpital régional de sikasso.
L’étude était de type transversal.
Les différents facteurs influant le pronostic de ces urgences sont
constitués par :
L’âge (16-30 ans) 74,34% ; la parité (paucipares) avec 29,98% ; les
condition socio-économiques défavorables et les conditions de
référence.
Parmi les 456 urgences, les références constituent 59,65%.
Les principales pathologies rencontrées sont :
- les dystocies mécaniques: 25,66% ;
- les avortements spontanés en cours : 7,45%;
- les dystocies dynamiques 7,45%; la grossesse extra utérine : 6,14%
- le placenta praevia : 5,70%
- l’hémorragie de la délivrance : 2,85% l’éclampsie 2,63%
- l’ HRP : 1,75%
La césarienne a été l’intervention la plus pratiquée au cours de cette
étude soit 43,16%.
Nous avons recensé 21 décès maternels soit une mortalité maternelle
globale de 4,61%.
La mortalité fœtale globale est de 30,94%.
Les hémorragies, suivies des infections, occupent les premières places
parmi les causes de mortalité maternelle liée à la pathologie gynéco-
obstétricale.

74
Au terme de cette étude des recommandations sont proposées et
s’adressent respectivement :
1- Au Ministre de la santé
- Doter les centres de santé communautaire et de référence des
compétences obstétricales (sage femme, gynécologue obstétricien) et
du matériel approprié (matériels du bloc, table d’accouchement) pour
réduire le taux de mortalité foeto-maternel.
- Créer un bloc opératoire au sain de la maternité de l’hôpital en vu d’une
prise en charge rapide des cas urgents.
- Renforcer l’é
quipe médicale chinoise par l’envoi d’un gynécologue malien dans le
bute de renforcer la prise en charge et le transfère des connaissances.
- Assurer le recyclage continu des sages femmes, des infirmières
obstétriciennes et des matrones au niveau des centres de santé
communautaire afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des
patientes.
2- Au maire
- Améliorer l’état des routes, des moyens de transport pour garantir
l’évacuation rapide des patientes.
3- Aux sages femmes
- Pratiquer les consultations prénatales selon les normes afin de déceler
toute anomalie de la grossesse.
- Evacuer à temps les patientes devant toute urgence vers un centre
plus adapté à sa prise en charge ce qui améliore le pronostic.
4- Aux médecins et aux sages femmes
- Promouvoir l’éducation pour la santé à l’endroit de toutes les femmes
en âge de procréer sur les risques liés à l’avortement, les

75
accouchements à domicile, et la méconnaissance des risques de
complication de la grossesse.
5- Aux gestantes
- Faire les consultations prénatales aussi vite que possible dès le début
de la grossesse pour améliorer la qualité de la prise en charge.
- Eviter les pratiques coutumières néfastes (mariages précoces,
l’excision) pouvant exposer à des complications comme les fistules.
- Eviter les accouchements à domicile dans le but de prévenir la
survenue des complications surtout chez les multigestes.

76
REFERENCES

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Surg-gynécol-obst-1975, 141, 219-22P
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obstétrique du CHU Tokoin Lomé (Togo) de 1988 – 1992.
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épidémiologique)
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5. BOULETH AR. et Coll. :
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propos de 210 cas colligés dans le service de gynécologie et
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Recueil des résumés : 7e congrès de la SAGO, 2e congrès de la
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77
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l’hôpital Nianakoro Fomba de Ségou. De janvier 2000 à décembre
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l’hôpital communautaire de BANGUI.
Recueil des résumés : 4e congrès de la SAGO, 3e congrès de la SIGO du
9-13/12/1996 Abidjan.
39. SIDIBE M. :
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référence (le service de gynécologie et obstétrique de l’Hôpital régional
de Sikasso) .Thèse de médecine 2000 N 1000.
40. THIERO M.
Les évacuations sanitaires d’urgence en obstétrique à l’hôpital Gabriel
TOURE : à propos de 160 cas. Thèse de médecine Bamako 1995 N° 17
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Contribution à l’étude des hémorragies du premier trimestre de la
grossesse au service de gynéco obstétrique CHU Gabriel TOURE : A
propos de 350 cas.
Thèse de Médecine Bamako 2001, 93 page, 14

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42. TRAORE Y. :
Les ruptures utérines à l’hôpital nationale de Point « G ». Facteur
influençant le pronostic materno-fœtal et mesures prophylactiques. A
propos de 180 cas.
Thèse de médecine Bamako 1996 N : 27.
43. WESTROM L :
Infiltration et GEU après salpingite, recherche récente sur épidémiologie
de la fertilité : Société française, étude de le fertilité Masson éd. Paris
1986 : 205 – 212.

83
ANNEXE 1 : FICHE D’ENQUÊTE :
Thème : Les urgences gynéco-obstétricales à l’hôpital de Sikasso
Dossier N° : ---------------------
Date d’entrée : -------------------
I- IDENTITE DU MALADE
1-Nom : ----------------
2-Prenom : -------------
3-Profession :
Femme au foyer /--/ Elève /--/ Fonctionnaire /--/ Commerçante /--/
Autre /--/ préciser : -------------------
4- Ethnie :
Senoufo /--/ Samogo /--/ Peulh /--/ Bambara /--/ Malinké /--/
Minianka /--/ Bobo /--/ Autre /--/ Préciser : --------------------
5- Profession du procréateur :
Cultivateur /--/ Commerçant /--/ Fonctionnaire /--/
Autre /--/ Préciser : --------------------
II- CARACTERISTIQUE SOCIO6DEMOGRAPHIQUES :
1- Etat matrimonial
Mariée /--/ Célibataire /--/ Divorcée /--/ Veuve /--/
2- Niveau d’instruction de la femme : Scolarisée : Oui /--/ Non /--/
Si oui : Niveau primaire /--/ Secondaire /--/ Supérieur /--/
III- MODE D’ADMISSION
1- Venue d’elle-même : /--/
2- Evacuée : /--/
Si oui lieu ayant effectué l’évacuation : -------------------
3- Provenance :
Ville de’ Sikasso /--/ Cercle de Sikasso /--/
Autre cercle des la région de Sikasso ou autre localité :

84
à préciser : ---------------------------------------
4- Motif d’évacuation : --------------------------------
5- Moyens de transport :
Véhicule /--/ Ambulance /--/ Motocyclette /--/ Bicyclette /--/ Charrette /--/
Autre : préciser : ---------------------------------
6- Distance parcourue : ------------------------- (km)
7- Temps mis du centre de référence à l’hôpital ou du domicile à
l’hôpital : ------- (en heure)
IV- LES ANTECEDANTS
1-Médicaux : oui /--/ non /--/.
Si oui :
a) HTA /--/ b) Cardiopathie /--/ c) Hémoglobinopathie /--/ d) Asthme /--/
e) Diabète /--/ f) Autre /--/ préciser : --------------------------
2- Gynécologiques :
Oui /--/ Non /--/
Si oui : Fibrome /--/ Kyste de l’ovaire /--/ GEU /--/ Lésion périnéo-vulvaire
/--/
Prolapsus génital /--/ Avortement /--/ Nombre et Type : ----------------------
Contraception /--/
3- Chirurgicaux
Oui /--/ Non /--/
Si Oui : Césarienne /--/ Indication : ----------------------- Date : --------------
Laparotomie /--/ Indication : ------------------- Date : ---------------
Coelioscopie /--/ Indication : --------------------Date : --------------
Chirurgie orthopédique /--/ Indication : ------------------- Date : ---------------
4- Obstétricaux :
a) Intervalle inter génégique : ------------------ (année)
b) Gestité : ------------
c) Parité : ----------

85
d) Accouchement dystocique : Oui /-- : Non /--/
Si Oui Préciser : ---------------------------------------------
V- HISTOIRE DE LA GROSSESSE
1- DDR
2- Age de la grossesse
3- CPN : Oui /--/ Non /--/
Si oui : le nombre : -----------------------
a) Date de la première CPN :
1er trimestre /--/ 2e trimestre /--/ 3e trimestre /--/
b) Anomalie au cours de la CPN : Oui /--/ Non /--/
Si oui : HTA /--/ Œdème /--/ Ictère /--/ Métrorragie /--/
Fièvre /--/ Perte des eaux /--/
Autres : préciser : ----------------------------------------
4- Echographie : Datation : /--/
Morphologie : /--/
5- Qualification du prestataire des CPN :
a) Gynécologue obstétricien(ne) /--/ b) Médecin généraliste /--/
c) Chirurgien /--/ d) Sage Femme /--/
e) Infirmière obstétricienne /--/ f) Matrone /--/
6- Bilan prénatal : Oui /--/ Non /--/
Si oui : Le nombre : ------------------------
- Anomalie (du bilan) : Oui : /--/ préciser : -------------
Non : /--/
Date et heure d’arrivée dans la structure : ---------------------------------
VI- EXAMEN PHYSIQUE
A- DOSSIER GYNECOLOGIQUE
1- Date et heure de la prise en charge : ---------------------------------------
2- TA : cmHg
3- Conjonctives : Colorées : /--/ Pâles : /--/

86
4- Œdème : oui /--/ non /--/
5- Etat général de la malade : bon /--/ mauvais /--/
6- Pathologie au niveau des seins : oui0 /--/ non /--/
Si oui : préciser : ------------------------------------------------
7- Hémopéritoine : Oui /--/ Non /--/
8- Masse pelvienne : Oui /--/ Non /-- /
9-Métrorragie : Oui /--/ Non /-- /
Si oui : spontanée /--/ De contact /--/
10- Lésions Vaginales : Oui /--/ Non /-- /
11- Etat du col utérin : - Tumeur cervicale : Oui /--/ Non /-- /
Si oui : préciser : -----------------------------------------------
12- Diagnostic retenu : -------------------------------------
B- DOSSIER OBSTETRICAL
1- Date et heure de la prise en charge : ---------------------------------------
2- TA : cmHg
3- Conjonctives : Colorées : /--/ Pâles : /--/
4- Œdème : oui /--/ non /--/
5- Etat général de la malade : bon /--/ mauvais /--/
6- Pathologie au niveau des seins : oui /--/ non /--/
7- HU : (Cm)
8- Contraction utérine : Oui /--/ Non /-- /
9- BDCF : Présent /--/ Absent /--/
Si présent : -----------------------bttmt/mn
10- Prérupture : Oui /--/ Non /-- /
11- Rupture utérine : Oui /--/ Non /-- /
12 HRP : Oui /--/ Non /-- /
13-Placenta praevia : Oui /--/ Non /-- /
14- Présentation :
a) Céphalique : - Sommet /--/ Front /--/ Face /--/ Bregma /--/

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b) Siège : /--/
c) Transversale : /--/
15- Dilatation du col : -------------------------- (Cm)
16- Etat de la poche des eaux :
- Intact : /--/ Rompue : /--/ Délais de Rupture : -------------------------------
17- Liquide amniotique :
- Clair /--/ Méconial /---/
18- Bassin : Normal /--/ Limite /---/
BGR /--/ Asymétrique /--/
19- Accouchement :
a) Voie d’accouchement : -----------------------
b) Lieu : ---------------------------------------
c) Durée du travail : ----------------------
d) Hémorragie :
- Antépartum : /--/
- Perpartum : /--/
- Postpartum : /--/
e) Complication : Oui /--/ Non /-- /
Si oui préciser : --------------------------------
20- Diagnostic retenu : ------------------------------------------------
VII- TRAITEMENT
1- Date et heure du début du traitement : ----------------------------------------
2- Médical : /--/
3- Chirurgical : /--/
- hystérectomie : /--/ - Forceps : /--/ - césarienne : /--/
- salpingectromie : /--/ -laparotomie : /--/ - Autre : préciser : --------------
4- Qualification de l’opérateur
- Gynécologue obstétricien(ne) /--/ - Médecin Généraliste /--/
- Chirurgien /--/ - Sage femme /--/

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- Interne /--/ - Infirmière obstétricienne /--/ - Matrone /--/
5- Délais l’intervention : ------------------------- (en heure)
6- Intervention date et heure : ----------------------
- Durée d’intervention : ----------------------------------
VIII- PRONOSTIC
A- MATERNEL : Mère : vivante /--/ décédée /--/
- Morbidité : oui /--/ Préciser : ----------------
non /--/
B- FŒTAL :
a) Mort-né : /--/ macéré /--/ non macéré /--/
b) Vivant : /--/
Si vivant :
APGAR : < 4 /--/ APGAR : 4-7 /--/ APGAR : > 7 /--/
c) Décédé : /--/
d) Malformation foetale : oui /--/ non /--/
Si oui préciser : -----------------------------------
IX- HOSPITALISATION
1- Durée d’hospitalisation : ----------------------- ( jour)
2- Coût d’hospitalisation :
1er catégorie : ------------------------------------- F CFA
2e catégorie : -------------------------------------- F CFA
3e catégorie : -------------------------------------- F CFA
3- Coût du traitement médical : ---------------------- F CFA
4- Coût de l’évacuation : -------------------------------F CFA

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ANNEX 2 : Fiche signalitique
NOM : SIDIBE
PRENOM : Drissa
Titre de thèse : Urgences gynécologiques et obstétricales à la l’hôpital
de Sikasso
Année universitaire : 2005-2006
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de médecine de pharmacie et
d’odontostomatologie
Secteurs d’intérêt : Santé publique, urgences gynéco-obstétrique

Résumé :
Notre étude était transversale qui s’est étendue sur une période de 8
mois dans le service de gynéco-obstétrique de l’hôpital régional de
Sikasso. L’objectif principal était d’étudier les urgences gynécologiques
et obstétricales dans le service. Nous avons enregistré au total 456
urgences soit une fréquence de 17,15%.
La majorité de nos patientes soit 74,34% avaient un âge compris entre
16-30 ans.
Les multigestes et paucipares ont été les plus nombreuses avec
respectivement : 50,3% et 26,6%.
Sur les 52,97% de nos patientes qui ont fait la CPN, 42,82% avaient 1-3
CPN et 10,15% au moins 4 CPN.
Parmi les pathologies les plus rencontrées nous avons : Les dystocies
mécaniques : 25,66% les ruptures utérines et préruptures : 9,87%, les
dystocies dynamiques : 7,45%, avortements spontanés en cours :
7,45%, la grossesse extra utérine : 6,14%, le placenta praevia : 5,70%.

90
La césarienne et la laparotomie pour GEU ont été les interventions les
plus pratiquées au cours de ces urgences : 52, 01% et 53,5%.
Nous déplorons 21 cas de décès maternels.
Mots clés : Urgence gynéco- obstétricale, prise en charge, mortalité
maternelle, mortinatalité.

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En présence des Maîtres de cette faculté et de mes chers condisciples,
devant l’effigie d’Hippocrate, je promets et jure, au nom de l’Etre
Suprême, d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans
l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et n’exigerai jamais un
salaire au dessus de mon travail.
Je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraire.
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y
passe, ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état
ne servira pas à corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion de nation de
race de parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir
et mon patient.
Je garderai le respect absolu de la vie humaine dès la conception.
Même sous la menace, je n’admettrai pas de faire usage de mes
connaissances médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je rendrai à leurs
enfants l’instruction que j’ai reçue de leurs pères.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y
manque.
Je jure

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