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I.

INTRODUCTION

L’industrialisation est cruciale pour le développement économique de la


République démocratique du Congo (RDC), malgré ses vastes ressources
naturelles. En raison de conflits prolongés, d’une mauvaise gouvernance et d’un
manque d’investissements dans les infrastructures et les industries, la RDC a été
largement sous-industrialisée. Cependant, le gouvernement et les acteurs
économiques reconnaissent de plus en plus l’importance de l’industrialisation
pour diversifier l’économie, créer des emplois et stimuler la croissance. Des
initiatives telles que la construction de zones économiques spéciales, la
modernisation des infrastructures et le renforcement du secteur manufacturier
sont en cours pour promouvoir l’industrialisation. Cela offre des opportunités
pour exploiter durablement et à valeur ajoutée les ressources naturelles du pays,
tout en favorisant le développement des compétences locales et la création de
chaînes de valeur nationales. Malgré les défis persistants tels que l’instabilité
politique, la corruption et le manque d’accès au financement, l’industrialisation
de la RDC demeure un objectif stratégique qui pourrait transformer l’économie
du pays et améliorer les conditions de vie de sa population.
II. DESCRIPTION ET ANALYSE DES CONCEPTS CLÉS
II.1 . POLITIQUE D’INDUSTRIALISATION

La politique d’industrialisation est définie comme un effort stratégique de l’Etat


pour encourager le développement et la croissance d’un secteur de l’économie.
La CNUCED ( 2009) définit la politique d’industrialisation comme un effort
concerté, ciblé et conscient de la part du gouvernement pour encourager et
promouvoir une industrie ou un secteur spécifique à l’aide d’un ensemble
d’outils politiques. Pack et Saggi ( 2006) fournissent une définition plus
détaillé : tout type d’intervention ou de politique gouvernementale sélective qui
tente de modifier la structure de la production en faveur des secteurs censés
offrir les meilleures perspectives de croissance économique d’une manière qui
ne se produirait pas en l’absence d’une telle intervention dans l’équilibre du
marché.1

La politique d’industrialisation est un sujet complexe qui englobe diverses


approches et stratégies mises en œuvre par les gouvernements pour promouvoir
le développement industriel dans un pays. L’objectif principal de
l’industrialisation est de stimuler la croissance économique, de créer des
emplois, d’améliorer les niveaux de vie et de renforcer la compétitivité d’un
pays sur les marchés mondiaux.

L’analyse de la politique d’industrialisation peut se concentrer sur plusieurs


aspects clés. Tout d’abord, les stratégies d’industrialisation adoptées par les
gouvernements, telles que la substitution des importations, la promotion des
industries à forte valeur ajoutée et l’attraction des investissements étrangers
directs. Ensuite, l’analyse peut examiner les secteurs spécifiques ciblés par les
gouvernements en fonction de leurs avantages comparatifs, ressources naturelles
ou compétences techniques. De plus, elle peut évaluer les mesures d’incitation et
de soutien mises en place par les gouvernements pour encourager

1
DCED_IP_ synthèsesisNote-fr.pdf
l’industrialisation, ainsi que les effets socio-économiques et les défis associés à
ce processus.

En somme, une analyse approfondie de la politique d’industrialisation permet de


comprendre les forces et les faiblesses des stratégies mises en œuvre, ainsi que
les opportunités et les risques qui en découlent.

II.2. DEVELOPEMENT SOCIO-ÉCONOMIQUE

Le développement économique et social à l’ensemble des mutations positives


techniques, démographiques, sociales, sanitaires que peut connaître une zone
géographique.
Il ne doit pas être confondu avec la croissance économique. Celle-ci est
habituellement nécessaire ou consécutive au développement mais elle n’en est
qu’un aspect. Il existe même des zones en croissance par simple inertie de
tendance ou sous l’effet de dopants artificiels de types dits keynésiens, sans pour
autant connaître les transformations de structure et la « destruction créatrice2
propres au développement, qui assurent sa pérennité. Cela peut conduire à un
épuisement des ressorts de la croissance. On peut alors retrouver le phénomène
de cycle de vie (de l’émergence à l’expansion puis au plafonnement et enfin au
déclin) étudié en marketing.
L’analyse du développement socio-économique implique d’examiner les
avancées et les difficultés auxquelles une société est confrontée dans son
ensemble, en mettant l’accent sur les aspects économiques et sociaux. Cette
analyse peut englober plusieurs dimensions essentielles.

Dans un premier temps, sur le plan économique, l’analyse du développement


socio-économique peut se concentrer sur des indicateurs tels que le PIB par
habitant, la croissance économique, la répartition des revenus, le taux de
chômage, l’inflation, le commerce international et les investissements. Elle peut
également évaluer la structure économique d’un pays en examinant la
contribution relative des secteurs primaire, secondaire et tertiaire à l’économie.

2
Joseph Aloïs Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, 1942.
Sur le plan social, l’analyse du développement socio-économique peut porter sur
des aspects tels que l’accès à l’éducation, à la santé, à l’eau potable et à
l’assainissement, ainsi que sur des indicateurs de bien-être humain tels que
l’espérance de vie, le taux de mortalité infantile, l’accès à un logement décent et
la sécurité alimentaire.

De plus, cette analyse peut également prendre en compte des facteurs


transversaux tels que la gouvernance, l’état de droit, la stabilité politique,
l’égalité des genres, la durabilité environnementale et la résilience aux chocs
économiques et climatiques.
.

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