Doc 1 : Comité National des Droits de l'Homme et des Libertés (CNDHL)
Le Comité National des Droits de l'Homme et des Libertés (CNDHL) a été créé par décret présidentiel en 1990.
Le mandat du CNDHL lui donne, entre autres attributions, le pouvoir de « procéder à toutes les enquêtes et
investigations nécessaires sur les violations des droits de l'homme et des libertés, » mais il limite ce pouvoir en exigeant
qu'il « n'en fasse rapport qu'au Président de la République. » Le CNDHL peut réaliser des études, assurer l'éducation
aux droits de l'homme et coordonner l'action des ONG dans ce secteur. Il est également habilité à visiter les lieux de
détention. Le CNDHL présente pour les dix années écoulées un bilan impressionnant d'activités de promotion et
d'éducation telles que l'organisation de séminaires et de conférences ainsi qu'une participation à des programmes
radiophoniques et télévisés. Au cours de sa première année en 1992, le comité a organisé des séminaires à Douala et
Bertoua qui consistaient en des sessions publiques destinées à des personnes appartenant à différents secteurs de la
société. Dans son Bilan Quinquennal des activités 1992-1997, le CNDHL fait état de nombreuses visites de centres de
détention, de prisons et de cellules de bureaux de police et de gendarmerie. Il décrit ces visites comme étant « l'une des
activités courantes du comité »
Source :Human Right Watch, 2001
Doc 2a : Commission des droits de l’homme : Les rapports 2017 sont disponibles Doc 2b
Le bilan des activités et celui sur l’état des droits de l’homme au Cameroun en 2017 ont été rendus
publics vendredi dernier à Yaoundé. Les documents ont été présentés vendredi dernier à Yaoundé
lors d’une cérémonie présidée par Chemuta Divine Banda.
Le rapport d’activités de la CNDHL retrace les grands moments de ses descentes sur le
terrain. Entres autres, une récurrence de litiges fonciers observés dans le Faro-Déo ainsi qu’une
enquête suite à l’attaque perpétrée contre la délégation des Nations-Unies à Kontcha. De même,
la CNDHL est descendue dans quelques lieux de détention des dix régions du pays. Résultat,
seules trois prisons sur 15 visitée révèlent moins de détenus que la capacité d’accueil. En 2017,
l’institution a ainsi reçu 1142 requêtes dont 713 ont été traitées et 390 en cours de traitement.
Riche de près de 190 pages, le document formule quelques recommandations à l’égard de
l’autorité publique. A savoir en ce qui concerne les atteintes liées à la vindicte populaire, de
planifier et mener des campagnes de sensibilisation de la population visant à éradiquer les actes
de justice populaire mais aussi à encourager les populations à dénoncer les auteurs de ces actes
afin de les sanctionner. S’agissant des questions de terrorisme, la CNDHL réitère la poursuite
Www.Pinterst.com des politiques de scolarisation des jeunes dans les zones d’éducation prioritaires et l’ouverture
d’enquêtes sur les allégations d’atteintes aux droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre
Boko Haram et l’engagement des poursuites à l’encontre des mis en cause.
Questionnaire:
1- Présente la nature, la source et l’idée générale des documents Source :Alexandra Tchuileu, Cameroon-tribune, novembre 2018.
2- Donne les circonstances de création de la CNDHL
3- Qui est à la tête du CNDHL ?
4- Montre le rôle de de la CNDHL
5- Présente les réalisations de cette Commission