Le tremblement de terre du 21 août 2021 : une tragédie au cœur du Grand Sud
Introduction :
Le 21 août 2021 restera à jamais gravé dans ma mémoire, un jour où la terre a tremblé et où la
vie dans le Grand Sud a basculé en un instant. Alors que la journée avait commencé comme
toutes les autres aux Cayes, tout a changé en quelques secondes de violentes secousses. Ce
tremblement de terre a bouleversé des vies, emportant avec lui des familles entières et laissant
derrière lui des blessures aussi bien physiques qu’émotionnelles.
Développement
C’était un matin tranquille, un de ces moments paisibles où rien ne semble pouvoir troubler la
douceur du réveil. J’étais encore allongé, les yeux à demi-fermés, profitant de la sérénité d’un
samedi matin ordinaire aux Cayes. Mais ce calme trompeur ne faisait que précéder une des
épreuves les plus marquantes de ma vie.
Le matin du 21 août 2021 avait commencé comme un jour de repos idéal. Il était tôt, autour
de 8 heures, et le soleil perçait à peine à travers les fenêtres. Le silence régnait autour de moi,
seulement brisé par quelques bruits familiers des voisins qui s’éveillaient eux aussi. J’étais
toujours au lit, profitant de ces minutes précieuses de tranquillité, où l’esprit est léger et le
corps détendu, loin de toute agitation.
Au moment où la secousse a commencé, je n’aurais jamais pu imaginer l'ampleur de la
catastrophe qui allait suivre. La violence des tremblements secouait le sol, ébranlant les
maisons et envoyant des nuages de poussière partout. J’ai vu une maison entière s’effondrer
sous mes yeux, ensevelissant ceux qui se trouvaient à l’intérieur. Une famille entière a perdu
la vie ce jour-là, pris au piège sous les décombres sans aucune chance de s’en sortir.
Ce n’était que le début de l’horreur. Au milieu de cette scène chaotique, un homme que je
connaissais a perdu trois de ses enfants. L’image de son désespoir me hante encore
aujourd’hui ; il s’agenouillait devant les ruines, inconsolable, face à une douleur que rien ne
pouvait apaiser. Ce tremblement de terre avait emporté ses enfants, et il ne lui restait que ses
larmes et des souvenirs brisés.
Mais la scène la plus difficile que j’ai vécue fut celle d'une femme prise sous les débris d’un
mur. La secousse l’avait frappée de plein fouet, écrasant son corps. Sa tête, qui avait reçu le
poids du mur, montrait la violence avec laquelle la nature s'était déchaînée ce jour-là. Ce fut
une vision insoutenable, une image que je n’oublierai jamais.
Partout, il y avait des blessés et des gens qui appelaient à l’aide, des mains sortant des
décombres, des voix brisées cherchant des proches, des survivants tentant de libérer ceux qui
étaient encore piégés. Le sol du Grand Sud portait les marques de la souffrance et du
désespoir. Malgré l’horreur, les habitants se sont entraidés, et une solidarité inimaginable est
née de cette tragédie. Nous avons tous perdu quelque chose ce jour-là, mais en soutenant nos
frères et sœurs, nous avons trouvé la force de continuer.