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Noyaux

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Lemme des noyaux

CNS de diagonalisabilité

Léo Gayral

2017-2018

ref : Gourdon – Algèbre, 2e édition – p.175

Lemme 1. Soient M ∈ Mn (K) et P = QR ∈ K[X] tel que Q ∧ R = 1. Alors


ker P (M ) = ker Q(M ) ⊕ ker R(M ).

Démonstration.
Si x ∈ ker Q(M ), alors P (M ) × x = [QR](M ) × x = R(M ) × Q(M ) × x =
R(M ) × 0 = 0, donc x ∈ ker P (M ). On en déduit l’inclusion ker Q(M ) +
ker R(M ) ⊂ ker P (M ).
Pour obtenir la somme directe et l’autre égalité, on va utiliser le théorème
de Bezout. Soient donc S, T ∈ K[X] tels que QS + RT = 1.
Si x ∈ ker Q(M ) ∩ ker R(M ), alors x = S(M ) × Q(M ) × x + T (M ) ×
R(M ) × x = 0, d’où la somme directe.
Plus largement, pour x ∈ ker P (M ) quelconque, on a les projections y =
[RT ](M )×x ∈ ker Q(M ) et z = [QS](M )×x ∈ ker R(M ), tels que x = y +z,
d’où l’autre inclusion.
Notons en particulier que, connaissant les polynômes Q et R, on peut
explicitement déterminer S et T par l’algorithme d’Euclide, et calculer les
projecteurs pour toute matrice M en conséquence.
r
Piαi une décomposition en facteurs premiers.
Q
Corollaire 1. Soit P =
i=1
r
ker Piαi (M ).
L
Alors, par récurrence sur le lemme précédent, ker P (M ) =
i=1

Proposition 1. Soit M ∈ Mn (K). M est diagonalisable ssi elle admet un


polynôme annulateur scindé à racines simples.

1
Démonstration.
Supposons M = BDB −1 diagonalisable, avec B ∈ GLn (K) et :
n1 fois nr fois
z }| { z }| {
D = diag(λ1 , . . . , λ1 , . . . , λr , . . . , λr ) .

Dans ce cas, pour tout P ∈ K[X] on a P (M ) = B × P (D) × B −1 donc en


particulier, M et D ont les mêmes polynômes annulateurs. On vérifier ainsi,
r
(X − λi ), scindé à racines simples,
Q
en raisonnant par blocs, que P =
i=1
annule D et donc M .
Réciproquement, supposons que P (M ) = 0, avec P sous la forme ci-
r
dessus. Par le lemme des noyaux, Rn = ker P (M ) = ker (M − λi In ). Sur
L
i=1
l’espace propre Ei = ker (M − λi In ), de dimension ni , M s’identifie à l’ho-
mothétie de rapport λi . En considérant un changement de base B ∈ GLn (K)
adapté à cette décomposition, on en déduit bien M = BDB −1 .

Corollaire 2. Soit M ∈ Mn (R) diagonalisable. En connaissant ses valeurs


propres, on peut déterminer exp(M ) explicitement.

Démonstration.
En connaissant les valeurs propres λi , via des identités de Bezout, on peut
en particulier en déduire une famille de projecteurs Pi (M ) adaptée à la dé-
r
composition Rn =
L
Ei .
i=1
r
λi × Pi (M ). En tant que projecteurs sur des espaces
P
On a alors M =
i=1
supplémentaires, ces matrices vérifient Pi (M ) × Pj (M ) = 0 si i 6= j, et
r
Pi (M )2 = Pi (M ). On en déduit, par récurrence, que M k = λki Pi (M ).
P
i=1

Tous les objets manipulés étant sommables, on a alors :


 
r
Mk X X λki X λki
eM eλi Pi (M ) .
X X X
= = Pi (M ) =   Pi (M ) =
k∈N k! k∈N 1≤i≤r k! 1≤i≤r k∈N k! i=1

Corollaire 3. Soit M ∈ Mn (Fq ), avec Fq un corps fini.


M est diagonalisable ssi M q = M .

2
Démonstration.
En effet, le morphisme de Frobenius nous garantit que X q −X = (X −α),
Q
α∈Fq
donc M est annulée par un polynôme scindé à racines simples de Fq [X] ssi
Mq = M.

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