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Cours de Télécommunication destiné aux étudiants de G3 INFOR ATIQUE UMK

INTRODUCTION GENERALE

1. Bref historique

La transmission de l’information sous n’importe quelle forme fait partie des préoccupations humaines
de tous les temps. En effet, l’homme a développé au fil des années toute une panoplie des moyens de
plus en plus performants pour arriver à communiquer de manière efficace.

Le fruit de ces efforts a été couronné, pour la première fois dans l’histoire des Télécommunications, par
l’invention du télégraphe optico-mécanique à la fin du XVIIIème siècle de notre ère par l’ingénieur
français Claude CHAPPE (1763 – 1805). Et, après la découverte de l’électricité, ce télégraphe s’est
évolué vers le télégraphe électrique mis au point en 1832 par le physicien américain Samuel MORSE
(1791 – 1872). C’est cette dernière invention qui marque le début de l’ère de Télécommunications
modernes.

Le 10 mars 1876 à Boston, Alexander Graham BELL et Thomas Watson réussirent à transmettre de
manière intelligible la voix humaine à travers des fils métalliques associés à des postes téléphoniques.
Après ce temps, des expériences à succès furent réalisées à travers le monde sur des lignes de plus en
plus longues ; BELL et son associé commencèrent la fabrication et la location des postes téléphoniques :
le service téléphonique était né et les premiers réseaux téléphoniques ont vu le jour.

Au début du XXème siècle, une nouvelle révolution pour les

Télécommunications s’amorce, celle de l’Electronique. Cette époque est caractérisée par l’invention des
composants et circuits électroniques de base et de bonne qualité : le transistor en 1947, puis les circuits
intégrés dans les années 1960.

La naissance du premier ordinateur arriva en 1949, par l’américain Von Neumann : c’est le début de
traitement électronique de l’information. Et en 1971,la création du premier microprocesseur permet la
miniaturisation des matériel informatiques et leur émergence dans les techniques de
télécommunications mettant à jour un nouveau réseau : le réseau informatique.

De nos jours, les Télécommunications ont débordé le domaine de la télégraphie etu de la téléphonie ;
elles offrent actuellement aux usagers une diversité des services de nature informatique, dits services à
valeur ajoutée et des nouveaux réseaux apparaissent.

Et même l’Informatique moderne est devenue une informatique communicante.

Le monde est devenu un grand village universel ; les événements les plus anodins sont immédiatement
retransmis à la planète tout entière. Des satellites scrutent constamment la terre, des câbles en cuivre
et en fibres optiques la parcourent dans tous les sens permettant le transport des quantités inouïes des
données. L’Internet explose et met à la disposition de tout le monde des masses incroyables
d’informations, toute la mémoire de l’humanité devient accessible dans le temps et dans l’espace à
tous.

Cette diversité de services remet en cause progressivement le quasi-monopole du téléphone. A "l’ère


téléphonique" se succède peu à peu une « ère télématique », et même « vidéomatique».

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Les réseaux de télécommunications ne sont plus voués, par l’essentiel, au seul téléphone mais qu’ils
deviennent de plus en plus multiservices et multimédias.

1 .1.2. Définition des termes

En Téléinformatique, en télécommunication comme dans beaucoup d’autres domaines techniques, le


problème des terminaisons se pose avec une certaine acuité ; il est donc indispensable de définir les
termes clés évoqués dans ce module :

TELEINFORMATIQUE

La Téléinformatique est une association des techniques de Télécommunications et de l’Informatique en


vue du traitement automatique de l’information à distance.

En d’autres termes, c’est l’exploitation à distance des systèmes informatiques par l’utilisation de
l’infrastructure de télécommunications.

La Téléinformatique est donc le domaine de l'informatique utilisant des moyens de transmission à


distance.

Le concept « Téléinformatique » est constitué de deux mots clés :

Télé et Informatique.

1 - Télé signifie « loin » ou « distance ».

Le terme « télé » tel qu’il est utilisé ici correspond à «télécommunications» dont la définition est
contenue dans la convention universelle de l’UIT (Union International des Télécommunication) à
laquelle se réfèrent les experts du monde entier.

On entend par « Télécommunications » toute transmission (émission et réception) d’information,


quelle qu’en soit

MULTIMEDIA

Technique de communication qui tend à rassembler sur un seul support l’ensemble des moyens
audiovisuels (graphique, photographie, dessins animés, images, sons, textes, etc.) et informatiques
(données et programmes) pour être diffuser simultanément et de manière interactive.

TRANSMISSION DE DONNEES

C’est une branche de la Téléinformatique qui s’occupe essentiellement des techniques du transport des
données sur une liaison ou un réseau de télécommunications.

DONNEE

En Télécommunications, on désigne le terme «donnée» ou «data» une suite de caractères représentant


une information généralement de nature numérique, représentée par convention sous forme codée en
vue d’un traitement par des moyens automatiques.

I.1.3. SYSTEME ET RESEAU

En Télécommunications, on fait souvent usage des termes «système» et «réseau». Ces deux éléments
permettent de matérialiser le concept des télécommunications.

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Système

Un système est un sous-ensemble d’éléments organisés, formant un tout cohérent servant à la


réalisation d’une partie des fonctions d’un ensemble donné. Il est caractérisé par sa finalité, sa
frontière et ses relations avec l’environnement.

En Télécommunications tout comme en Téléinformatique, les systèmes se rapportent aux équipements


électroniques mis en œuvre pour constituer des réseaux. Les systèmes constituent donc, des
composantes ou des sous-ensembles d’un réseau de télécommunications ou de Téléinformatique.

Un système téléinformatique regroupe un ensemble de moyens de transmission et d’équipements


informatiques pour réaliser des fonctions de transport (assurés par le réseau de télécommunications
considéré comme un sous-ensemble) et des fonctions detraitement (assurés par des ordinateurs).

Réseau

De manière générale, un réseau est un ensemble d’infrastructures (installations, équipements, lignes,


…) utilisées par un ensemble des usagers bénéficiant d’un même service. Un tel réseau, en
télécommunications, est constitué d’infrastructures intégrées (matérielle et logicielle) comprenant des
nœuds, des mailles et des terminaux.

Il en est de même en Téléinformatique où les éléments constitutifs d’un réseau sont regroupés en trois
familles : les systèmes d’interconnexion (multiplexeurs, concentrateurs, hubs, ponts, commutateurs,
routeurs, …) ; les systèmes de transport (paire torsadée, câble coaxial, fibre optique, faisceaux
hertziens, satellite, boucle locale radio, …) et les systèmes terminaux (serveurs, stations clients,
ordinateurs…).

Classification des réseaux

La classification des réseaux de transmission de données est de plus en plus complexe.

Mais suivant la taille ou la distance entre systèmes informatiques, trois familles de réseaux sont à
distinguer :

- LANs: respectivement à l’échelle d’une entreprise (réseau local) où les lignes de transmission et les
équipements de raccordement sont le plus souvent la propriété de l’utilisateur (réseau privé). Les
technologies les plus utilisées sont : Ethernet, Token ring, Arcnet, … ;

- MANs: respectivement à l’échelle d’une ville (réseau métropolitain). Les technologies les plus
utilisées sont : FDDI, DQDB, ATM, … ;

- WANs: respectivement à l’échelle de la planète (réseau étendu). Il s’agit des réseaux à liaisons
longues distances. Ils sont la propriété d’opérateurs publics ou privés qui louent leur utilisation et des
services aux clients (réseaux ouverts au public). On rencontre de réseaux tels que : réseaux à
commutation de circuits (RTCP, RNIS), réseaux à commutation des messages (réseau télex), réseaux
à commutation des paquets (X25, FR), réseaux à commutation des cellules (ATM), réseaux à vocation
mixte (Internet).

1.3. COMMUNICATION ET CARACTERISTIQUES

I.3.1. Définitions et principe

L’information sous toutes ses formes est généralement le moyen de communication entre les hommes.
Les termes «communication» et «information» sont inséparablement liés. L’information est associée
au processus de communication.

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Une communication est une opération par laquelle deux ou plusieurs correspondants (source et
destinataire) échangent de l’information à travers un milieu appelé canal.

Pour que la communication ait lieu, les conditions suivantes doivent être remplies :

- source et destinataire doivent se mettre d’accord sur la représentation symbolique de l’information à


transmettre, par exemple sur le code utilisé ;

- le canal devrait être parfaitement transparent, c’est à dire ne jouer qu’un rôle neutre de convoyeur,
sans interférer sur l’information transmise ;

- le canal doit être adapté (techniquement et économiquement) au type de source et de destinataire en


jeu ;

- de même, l’information à transmettre doit être mise sous une forme compatible avec le canal.

Le canal est toujours un milieu physique qui exige que l’information, notion abstraite, soit au
préalable, concrétisée par des signaux de nature électrique (électromagnétique).

Le terme signal vient du mot latin «signum» qui dénote un objet, une marque, un élément de langage,
un symbole convenu pour servir de vecteur à une information. L’usage des signes remonte à la
préhistoire. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’apparaît l’exploitation des signaux électriques avec
l’invention du télégraphe électrique.

On appelle signal une grandeur physique variable, porteuse d’information. Le passage de l’information
(généralement déjà codée) au signal, et réciproquement, est effectué dans les transducteurs électriques
tels que : microphone, écouteur, haut-parleur, caméra, écran, capteur, actionneur, etc.

I.3.2. Classes de communication

En observant les différentes méthodes de communication entre les hommes, on peut en distinguer deux
classes :

- les méthodes directes ;

- les méthodes indirectes.

Les méthodes directes de communication

Il s’agit des méthodes avec présence de tous les partenaires. Ex : le toucher où nous avons comme :

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Les méthodes indirectes de communication

Il s’agit des méthodes avec absence d’un partenaire. Exemple du schéma fonctionnel de la « parole
enregistrée »

N.B. le dessin et l’image sont les moyens les plus simples de mémorisation selon la méthode indirecte
«lecture / écriture».

I.3.3. Eléments de communication

Il existe trois éléments différents dans un flux d’information pour établir une communication entre les
hommes :

1-La mémoire de l’information

Est un moyen de stockage d’information avec possibilité d’y accéder par la suite.

Exemple : le Cerveau, la bande magnétique, le disque dur, feuille de papier, ardoise, pellicule de film,

2-Les éléments de transport de l’information

Il s’agit de moyens qui permettent de transporter l’info d’un lieu à un autre sans que l’info ne soit
mémorisée. Exemple : ondes sonores, électromagnétiques, électrochimiques, sang,…

3-Les convertisseurs de l’information

Ce sont des moyens qui traduisent l’info transportée de telle manière qu’elle soit transportable par un
autre moyen sans être mémorisée. Exemple : les extrémités, le microphone, camera, oreilles, haut-
parleurs, œil, paume de main, la langue, …

I.3.4. Types de communication

Dialogue : communication

Lors de l’appel, il faut prévoir en l’absence de réponse que l’appelant attende un moment (30 secondes
par exemple) avant de raccrocher le combiné ; l’appelé doit envoyer un signal indiquant qu’il est prêt à
recevoir et que le dialogue peut débuter.

- Lors de l’échange d’info, les deux correspondants doivent parler l’un après l’autre et non
simultanément (règles).

- Lors de la rupture, les deux correspondants doivent se mettre d’accord sur le moment de fin de
dialogue.

- On peut prévoir en cas de coupure accidentelle de la communication un nouvel établissement. Cette


situation est appelée « reprise ». L’initiative de la reprise peut revenir par exemple à l’appelant.

COLLOQUE (conférence) : Communication à laquelle participent plus de deux correspondants ; dont


un est appelé « exposant » et l’autre « assistance ».

- Plusieurs correspondants peuvent parler en même temps ;

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- Un correspondant peut monopoliser la parole ;

- Un certain nombre de correspondants peuvent monopoliser la communication ;

- Les correspondants peuvent former des sous-groupes communiquant d’une façon indépendante.

Pour éviter ces inconvénients qui occasionnent des pertes d’info, il y a deux méthodes :

1. respect d’une règle : une seule personne parle à la fois et il y a un tour de table ; le temps de la parole
est bien défini : tirage au sort, par ordre alphabétique, etc.

2. arbitrage d’un président, une personne appelée « président » alloue le temps de parole aux
demandeurs.

Que ce soit dans le dialogue ou colloque, la phase principale est l’échange d’information.

Si on analyse de près une communication, on remarque que celle-ci peut se faire selon une hiérarchie.

I.3.5. Niveaux et architecture d’une communication

Pour que deux systèmes communiquent, il faut combiner toute une série d’éléments que l’on retrouve,
entre autres, dans le modèle de référence OSI : adaptation du signal de transmission, détection
d’erreurs, synchronisation, etc. Parmi ces éléments, l’accent sera mis sur le fonctionnement des
couches basses, autrement dit sur l’aspect physique des communications.

Que ce soit dans le dialogue ou colloque, la phase principale est l’échange d’information. Si on analyse
de près une communication, on remarque que celle-ci peut se faire selon une hiérarchie à trois niveaux
principaux.

Exemple : dans une communication vocale ; Média = air

Symboles = sons perception

La communication sur le niveau 1 est la véritable ; sur les autres niveaux, la communication est
virtuelle.

A priori, on peut définir trois niveaux hiérarchiques d’une communication :

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- Niveau 3 : se situe dans l’abstraction où les correspondants communiquent sur base de la


connaissance et de la compréhension des idées. Par exemple, deux électroniciens peuvent parler du «
transistor » puisqu’ils le connaissent et se comprennent dans la série d’échange d’info appelée :
session. Pour que la session soit établie, il faut qu’ils soient d’accord sur le sujet à traiter. Au cas où
un électronicien parle du transistor à un pharmacien, aucune communication au niveau 3 ne peut être
établie (pas de connaissance, pas de compréhension).

C’est le niveau « sujet » et tous les deux autres niveaux sont à son service.

- Niveau 2 : pour communiquer les idées de niveau 3, il faut d’abord les exprimer dans une langue
commune aux correspondants. A ce niveau, la communication est établie si les correspondants ont un
même dictionnaire et une même syntaxe pour exprimer les mots, les phrases et les messages. Par
exemple, si l’un parle anglais et l’autre ne comprend que le français, il n’y aura aucune
communication ni à ce niveau ni au niveau 3.

C’est le niveau « langage » et il concerne la syntaxe et la sémantique. Un contact logique s’établit à ce


niveau.

- Niveau 1 : les idées (informations) étant déjà exprimées dans un message, il faut les véhiculer
progressivement sous la forme des signes physiques perceptibles ; si le message est exprimé par les
signes sonores, le correspondant peut les entendre et les analyser. On dit que la communication est
établie au niveau 1. N’importe quelle personne pourra entendre ces signes, même si elle ne peut saisir
les niveaux supérieurs. Par exemple, un homme normal envoie des messages audibles à un sourd-
muet, aucune communication n’est possible. Ceci entraîne le blocage de toute communication sur les
niveaux supérieurs.

C’est le niveau « Physique » et il n’altère pas la nature de l’information.

Les transferts des données entre machines informatiques (traitement automatique des infos) sont mises
en œuvre sur base de l’architecture d’une communication. L’homme introduit des infos à traiter sous
forme compréhensible par la machine (données).

Dialogue horizontal : l’ensemble des règles qui régissent le dialogue à un niveau (couche) donné est
appelé : protocole du niveau N (couche N).

Dialogue vertical : lorsque les couches adjacentes dialoguent (couche « n » et couche « n+1 »),
l’ensemble des règles sont appelés : Interfaces.

Les besoins de communications de données informatiques entre systèmes plus ou moins éloignés sont
multiples : transmission de messages, partage de ressources, transfert de fichiers, consultation de bases
de données, gestion de transactions, télécopie, etc. Pour communiquer, ces systèmes disposent de trois
blocs fonctionnels :

- les applications qui veulent échanger des données (couches hautes);

- les fonctions destinées à établir et gérer la communication (couches moyennes);

- les fonctions assurant la transmission des données (couches basses).

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Il est important de noter que ce sont les applications qui sont à l’origine de la demande et de la
procédure de communication. En revanche, l'établissement de la communication entre les systèmes
téléinformatiques s’effectue à partir du réseau.

I.4. INFORMATION ET CARACTERISTIQUES

1.4.1. L’homme et l’information

Définition

«Informer» signifie littéralement : donner une forme.

Une information est un renseignement ou un événement susceptible d’être communiqué entre les
hommes (machines) et suffisamment explicite pour pouvoir déclencher une action ou une réaction
auprès du correspondant destinataire.

L’information est une substance abstraite et peut se présenter sous forme d’une pensée, d’une idée, …
et pour la transmettre, elle doit être matérialisée, d’où la notion du message. Notons également que
tout message n’est pas nécessairement informatif ; d’où l’importance de la théorie de l’information et
de la communication.

Pour être exploitée par l’homme à qui il est destiné, l’information, le renseignement ou l’événement
doit être concret, c’est à dire avoir un sens (message).

Message = médias de l’information (sons, écrits, images, données, etc.).

Un message est constitué d’une combinaison d’éléments appelés « symboles ou caractères ».


L’ensemble des symboles ou des caractères forme un alphabet.

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Organes de perception de l’information

L’homme perçoit les informations provenant du milieu extérieur à travers les organes de son corps qui
lui permettent de jouir de ses cinq facultés psychophysiologiques naturelles d’audition, de vue,
d’odorat, de goût et de sensibilité au toucher.

Ces organes sont respectivement les oreilles, les yeux, le nez, la langue et la peau.

supports de l’information

L’information peut être véhiculée notamment par les supports ci-après :

- pour l’information auditive : la bouche, le téléphone, la radio, le tam-tam, etc. ;

- pour l’information visuelle : le papier, l’écran d’un poste téléviseur, objet sur lequel on peut graver
les écrits, les dessins, les images, etc. ;

- pour l’information perceptible par le nez : l’air ambiant ;

- pour l’information perceptible par la langue : le salive, …

Information et message

L’information est une notion abstraite, de nature psychologique et philosophique à l’origine (idées),
reprise par la Science et la technique pour en faire une grandeur évaluable. Elle est liée à la notion
d’ignorance et de connaissance d’un événement ou d’un fait. Donc, l’information est un élément de
connaissance qui diminue l’ignorance.

L’info a un caractère aléatoire ; seul ce qui est imprévisible est porteur de message, par conséquent
porteur de l’information. La valeur d’une information réside donc dans l’effet de surprise qu’elle
provoque ; elle est d’autant plus intéressante qu’elle est prévisible.

Il existe une théorie de l’information qui essaye de chiffrer l’information en évaluant l’incertitude d’un
événement. Si un fait a beaucoup de chances d’être connu, ou si un événement a une grande possibilité
de se réaliser, son annonce transporte une faible quantité d’information ; si par contre, sa probabilité
est petite, c’est un événement peu entendu, sa réalisation transportera une grande quantité
d’information (Q).

Q = - lb P(e) Avec e : événement

P(e) : probabilité de l’événement « e »

Si « e » augmente, « Q » diminue

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Les signes émis par la source d’info doivent se propager pour arriver à exciter les organes qui leur sont
sensibles. Cette propagation se fait à travers un canal de communication.

Une fois les signes perçus par le destinataire, son intelligence travaille pour les rassembler de façon à
retrouver le message.

- L’ensemble des signes reçus est reconnu par le cerveau comme message.

- Le message est interprété pour extraire l’info qu’il contient.

Une source est dite discrète si elle produit de l’information à partir d’un nombre fini de « n caractères
» (lettres, chiffres, signes, etc.) qui, par leurs diverses combinaisons, constituent des messages. L’info
ainsi générée est de nature numérique.

L’ensemble des « n » caractères disponibles constitue, par analogie avec la langue écrite qui est
typiquement discrète, un alphabet.

Si la source est continue en ce sens qu’elle exprime des nuances d’une infinie subtilité, l’information
produite est analogique.

1.4.2. Système d’information et Système informatique

Un système d’informations (base de données) est un système d’organisation d’éléments réfléchis et


organisés, reçus sur un concept bien déterminé. Il comprend l’ensemble de toutes les fiches cohérentes
décrivant un système réel ou idéal auquel l’utilisation peut accéder. Il permet la circulation ou le
traitement d’informations.

Exemple : - Service ANR de la RDC.

Un système informatique est une structure permettant le traitement automatique de l’information par
des machines (ordinateurs).

Exemple : - Eléments d’information sur le professeur de télécommunications : nom -état civil -


nationalité -son âge -adresse -taille –etc.

Le système d’informatique constitue et génère les données devant être introduites dans le programme.
Le programme est logé dans l’ordinateur pour le fonctionnement.

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Le programme est une ressource logique pour l’ordinateur et sert d’interface (soft) entre les données et
l’ordinateur.

Un système informatique possède 3 fonctions principales :

- Stockage d’informations (mémorisation);

- Traitement de l’information (transformation);

- Distribution de l’information (transport).

Le traitement de l’information est soit arithmétique ou soit logique.

I.4.3. Nature des informations à transmettre

Dans une transmission des informations, les signaux peuvent se présenter successivement :

- soit sous forme d’informations de type analogique ;

- soit sous forme d’informations de type numérique.

1-les informations analogiques ou continues, résultent de la variation continue d’un phénomène


physique : température, voix, image, son … Un capteur fournit une tension électrique proportionnelle
à l’amplitude du phénomène physique analysé : signal analogique.

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Caractéristiques du signal analogique :

- L’amplitude varie de façon continue en fonction du temps,

- L’amplitude peut prendre une infinité de valeurs.

Exemples : la voix humaine, …

2-les informations discrètes, l’info résulte de l’assemblage d’une suite d’éléments indépendants les uns
des autres, par exemple : un texte est une association de mots, eux-mêmes composés des lettres
(symboles élémentaires). Pour traiter ces infos par les équipements informatiques, il est nécessaire de
substituer à chaque élément d’info une représentation binaire représentative de celui-ci.

Cette opération porte le nom de codage de l’information (codage source) pour les informations discrètes
et numérisation de l’information pour les informations analogiques.

*Caractéristiques d’un signal numérique :

- il existe un temps élémentaire pendant lequel l’amplitude restante,

- l’amplitude ne peut prendre qu’un nombre fini de valeurs. Lorsqu’elle ne peut prendre que 2 valeurs,
le signal numérique est dit binaire.

Exemples : la signalisation de la voie téléphonique, signaux télégraphiques, modulation par impulsion


et codage, data, …

*Digital : caractérise l’utilisation de nombres discrets (au sens mathématique du terme) pour
quantifier les valeurs qui apparaissent dans un calcul ou pour traduire tout autre type d’information.
Les valeurs digitales peuvent avoir une base numérique quelconque.

*Numérique : qui désigne ou représente des nombres ou des grandeurs physiques au moyen de chiffres.

*Discret : désigne et représente :

-des données sous forme d’éléments distincts ou séparés tels que les caractères ;

-des grandeurs physiques ne pouvant prendre que des valeurs distinctes ou séparées.

I.5. STRUCTURE D’UNE CHAINE DE COMMUNICATION

I.5.1. Synopsis

L'histoire de la communication est aussi ancienne que l'histoire de l'humanité. Depuis les origines,
l'homme a eu besoin de communiquer. Pour cela il mit au point des codes, des alphabets et des
langages. Parole, gestes de la main, signaux de fumée, tam-tam, document écrit... tout était bon pour
véhiculer l’information, donc pour communiquer et ainsi partager la vie.

Une communication est une opération par laquelle deux ou plusieurs correspondants (source et
destinataire ou émetteur et récepteur) échangent ou partagent de l’information à travers un milieu de
transmission appelé canal.

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La structure conventionnelle d’une chaîne de communication comprend différents éléments repris ci -


haut. On part d’une info transmise sous une forme matérielle déterminée (message). Le système de
transmission étant de nature électrique, il convient de convertir le signal physique (message) en un
signal électrique par le biais du transducteur d’émission (T.E). La fonction électronique réalise le
traitement du signal d’information (amplification, codage source, conversion analogique/numérique,
etc.) et la fonction émetteur adapte le signal électrique au canal de transmission pour sa propagation à
travers celui-ci (codage canal. Modulation, amplification, adaptation d’impédance, filtrage, …).

La chaîne se termine par un transducteur de réception (T.R), dont le but est de restituer le signal
électrique en une grandeur physique adaptée au correspondant destinataire (collecteur).

I.5.2. Caractéristiques

Eléments de communication

Il existe trois éléments différents dans un flux d’information pour établir une communication entre les
correspondants :

1-La mémoire de l’information

Est un moyen de stockage d’information avec possibilité d’y accéder par la suite. Exemple : le Cerveau,
la bande magnétique, le disque dur, la disquette, cartes perforées, feuille de papier, ardoise, pellicule de
film, VHS, CD-R, VCD, DVD, …

2-Les convertisseurs de l’information

Ce sont des moyens qui traduisent l’info transportée de telle manière qu’elle soit transportable par un
autre moyen sans être mémorisée. Exemple : le microphone, camera, oreilles, haut-parleurs, œil, paume
de main, la langue, …

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3-Les éléments de transport de l’information

Il s’agit de moyens qui permettent de transporter l’info d’un lieu à un autre sans que l’info ne soit
mémorisée. Exemple : ondes sonores, ondes électromagnétiques, ondes électrochimiques, sang, câble
coaxial, liaison par satellite, etc.

Types de communication

*monologue : communication entre deux correspondants où l’un est exclusivement source (émetteur)
et l’autre destinataire (récepteur) Liaison Simplex.

*Dialogue : communication entre deux correspondants jouant alternativement le rôle d’émetteur


(source) et/ou de récepteur (destinataire).

Ici, deux cas peuvent se présenter :

- Si les deux correspondants échangent l’info l’un après l’autre, on aura une liaison Semi duplex ou
half duplex (communication bidirectionnelle à l’alternat).

- Si les deux correspondants peuvent parler simultanément, on aura une liaison Full duplex
(communication bidirectionnelle intégrale).

*COLLOQUE (conférence) : communication à laquelle participent plus de deux correspondants.

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Classe des services des télécommunications

Les services offerts par les télécommunications se distinguent par :

- Le type d’information à transmettre (voix, écrit, texte, image, data, etc.) ;

- Le nombre des usagers impliqués ;

- Le rôle respectif que jouent ces usagers (mode de communication).

Ils peuvent être classés en trois grandes catégories suivant le mode relationnel établi entre les usagers
(destinateur et destinataire) de l’information. On distingue :

- les communications des masses ou diffusées : elles sont unilatérales et permettent l’accès simultané
d’un plus grand nombre d’usagers destinataires à une même source d’information. C’est le cas de la
radiodiffusion, de la télévision,…

- les communications interpersonnelles : elles sont bilatérales et permettent de mettre en relation au


moins deux usagers. C’est le cas du téléphone, du télex, etc.

- les communications de consultation d’informations : elles sont multilatérales et permettent aux


usagers d’échanger des informations de tout genre par l’intermédiaire d’un serveur ou d’une autre
machine. C’est le cas du Messenger sur Internet, etc.

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CHAPITRE PREMIER : PROPAGATION DES ONDES ELECTROMAGNETIQUES

[Link]

II.1.1. Définitions et Aspects

Nous vivons dans un bain des radiations sans que nous en prenions conscience. A l’absence d’un
guide artificiel (support matériel), ces radiations se propagent dans l’espace sous forme de
rayonnement. On désigne sous le nom de rayonnement, la possibilité que présente, en certaines
circonstances, un phénomène physique de se manifester à distance de sa source. Il s’agit d’une
véritable émission d’énergie.

Exemples : Lorsque nous chauffons un morceau de fer, au fur et à mesure que nous approchons notre
main ; nous ressentons une sensation de chaleur qui va en croissant. Ce fait provient de ce que la
température acquise par le corps donne naissance autour de lui à une émission de radiations
calorifiques. Une lame vibrante donne lieu à un rayonnement sonore et une flamme à un rayonnement
lumineux.

La théorie des rayonnements électromagnétiques furent énoncée théoriquement par l’écossais


James Clark MAXWELL en 1867, avant que l’existence des OEM ne fût mise en évidence par Hertz
en 1887. D’où le nom d’ondes hertziennes donné à ce rayonnement.

Les ondes radioélectriques sont à la base de la radiocommunication sous toutes ses formes (terrestres,
spatiales, mobiles, cellulaires) et permettent à une station émettrice d’atteindre une station réceptrice
sans support matériel.

Les rayonnements OEM couvrent un large spectre des fréquences et se présentent sous deux aspects
distincts :

Aspect ondulatoire

Correspond aux rayonnements électromagnétiques des fréquences relativement faibles (<3 THz) et
relèvent généralement du domaine de la radioélectricité. Ces ondes sont utilisées en télécoms pour
assurer des liaisons des communications sans fil.

Aspect corpusculaire

Aspect corpusculaire correspond aux rayonnements électromagnétiques des fréquences élevées (>3
THz) et font partie du domaine de l’optique. Ces rayonnements se caractérisent par un flux de
particules dépourvues de masse, les photons. Ces rayonnements comprennent les rayonnements IR, la
lumière visible, les rayonnements UV, les rayons X, les rayons ∂, les rayons ß, etc.

17
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II.1.2. Classification et dénomination

L’ensemble du spectre fréquentiel des ondes radioélectriques fait l’objet d’une subdivision
conventionnelle en bandes qui correspond à des modes de propagation et à des types d’utilisation
multidisciplinaires. Les bandes de fréquences sont classées par décade.

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N° FREQUENCE LONGUEUR D’ONDE MODE DE APPLICATION


PROPAGAT°
(Appellation classique des (Appellation des ondes)
bandes)

01 ELF < 3 KHz Ondes > 100 Km Onde de surface Communications militaires
extême- ondes myria- sous-marines
Extremely Extrêmement ment métriques
Low basses longues
fréquences
Fréquences

02 VLF 3 – 30 KHz Ondes 100 – 10 Km Ondes de surface Courants porteurs ;


très
Very Low Très basses longues ondes déca- Radionavigation sous-
marines + radars
Frequencies Fréquences kilométriques

03 LF 30 – 300 KHz Ondes 10 – 1 Km Ondes de surface Citizen band ; Aides à la


longues navigation ; courants
Low Basses ondes porteurs ; etc.
Frequencies fréquences kilométriques

04 MF 0,3 – 3 MHz Ondes 1 – 0,1 Km Ondes Radiodiffusion sonore en


moyenne ionosphériques AM ; radio maritime ;
Middle Moyennes s ondes hecto- Courants porteurs
Fréquences métriques multiplexés ; etc
Fréquences

05 HF 3 – 30 MHz Ondes 100 – 10 m Ondes Radiocommunication et


courtes ionoshériques radiodiffusion en
High Hautes ondes déca- AM ;Radionavigation
fréquences métriques
Frequencies Radio –télex

06 VHF 30 – 300 Ondes 10 – 1 m Ondes spatiales Radiocommunication et


MHz très radiodiffusion en FM ;
Very High ondes Télévision, aides à la
Très hautes Courtes métriques navigation aérienne, etc.
Frequencies fréquences

07 UHF 0,3 – 3 GHz Ondes 1 – 0,1 m Ondes spatiales Systèmes sans fil ; TV ; FH ;
ultra RDS ; Radars ; liaisons par
Ultra High Ultra hautes courtes ondes déci- satellite, etc.
métriques
Frequences Fréquences

09 SHF 3 – 30 GHz Ondes 100 – 10 mm Ondes spatiales Systèmes cellulaires ; FH ;


super Radars ; Navigation
Super High Hyper hautes courtes ondes centi- aérienne ;RDS ; liaisons par
métriques satellite, etc.
Frequencies Fréquences

10 EHF 30 – 300 GHz Ondes 10 – 1 mm Ondes spatiales FH ; RDS ; Radars ;


extra liaisons par satellite ;
Extremely Extra hautes Ondes milli-
expérimentation militaire,

19
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High Fréquences hautes métriques radioastronomie ; etc.


Frequencie
s

Classification des bandes hyperfréquences

Sous bande L S C X Ku K Ka

Fréquences.
en GHz
1–2 2–3 4-6 7 - 12 12 - 18 18 - 26 26 – 40

Sous bande Q U V E W F D

Fréquences.
en GHz
33 – 50 40 – 60 50 - 75 60 - 90 75 - 110 90 - 140 110 - 170

Avantage des hyperfréquences

Le fait essentiel qui caractérise l’évolution de technologies sans fil est la conquête des
hyperfréquences. Les principaux avantages sont :

 L'émission en hyperfréquences permet la transmission des signaux de grande largeur de bande


(donc un débit de données important) sans pour autant une consommation excessive de la
ressource spectrale (télévision, data, multiplex téléphonique).

 L’utilisation des faibles longueurs d’ondes qui permet la réalisation des antennes directives à gain
très élevé ;

 L'émission en hyperfréquences est idéale pour une liaison point à point puisqu'elle permet
facilement la concentration d'un faisceau d'ondes radio dans une direction bien précise.

20
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 L’usage de différents types de modulation (FM, MIC, 2FSK, QPSK, etc.) confèrent ainsi à la
transmission des informations une remarquable protection, donc une meilleure qualité de service.

 Le rayonnement radioélectrique ne "pollue" pas l’environnement.

II.1.3. Composantes d’une OEM

En Electrotechnique, on conçoit généralement l’énergie électrique en termes de courant


et tension électriques ; en Télécoms, on parle par contre en termes de champ électrique E (V/m) créé
par la tension électrique et le champ magnétique H (A/m) créé par le courant électrique. Ces deux
composantes indissolubles E et H constituent une OEM dont les variations suivent celles de la source
émettrice.

Les champs E et H sont représentés chacun par les paramètres suivants :

- la magnitude (module ou élongation) : Eo, Ho ;


- la fréquence (f) ou la longueur d’onde (λ) ;
- la phase : φ.
Champ électrique : E = Eo . e - Гz

Champ magnétique : H = Ho . e - Гz

Le plan formé par les vecteurs E et H est appelé «plan d’onde». Les champs E et H sont en quadrature
dans l’espace et en phase dans le temps.

Г : constante de propagation

z : direction de propagation de l’onde

Le champ électrique E (magnétique H) est une zone de l’espace où se fait sentir les forces électriques
(magnétiques) agissant à distance

21
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II.2.2. Vitesse de propagation


La vitesse de propagation d’une OEM est une grandeur mesurée.

V=C/n
n : indice de réfraction.
C : célérité ou vitesse de la lumière
 Dans le vide ou dans l’air n =1 : V = C
La valeur actuellement admise pour la célérité « C » est de 299.792.458 m/s ; En théorie, on
prendra la valeur arrondie : C = 300.000 Km/s.
 Dans un milieu autre que le vide n >1 : V ≠ C
Dans un coaxial ou dans une fibre optique on observe que V ≈ 2. 108 m/s

Dans une paire torsadée v varie 0,5 à 2 108 m/s

La vitesse V est fonction de la nature du milieu dans lequel l’OEM se propage .


I.2.3. Longueur d’onde
Toutes les OEM sont caractérisées par leur fréquence de surcroît et par leur longueur
d’onde λ. La longueur d’onde est la distance parcourue par l’onde au bout d’un temps égal à
une période T. Si V est la vitesse de propagation de l’onde, F sa fréquence et T sa période, on
a:

λ = V/F = V.T

II.2.4. Impédance d’onde


On appelle impédance d’onde Z le rapport, constant pour un milieu donné :
Z=E/H

Dans le vide (ou dans l’air), Zo = √ µo /εo = 4 .л.10-7 = 120 .л = 377 ohms
√ 8,82 .10-12
Avec E / H = 120.л л P = ½ E. H = ½ E2 / 120.л

I.2.5. Polarisation d’une OEM


Définition
Par convention, la polarisation d’une OEM est l’orientation de son champ électrique E. En
d’autres termes, la polarisation d’une onde OEM est le type de trajectoire que décrit
l’extrémité du champ E au cours du temps dans le plan transverse.
Cette position est conservée tout au long de la direction de propagation de l’onde. C’est la
source d’émission de l’onde qui impose la polarisation.
Types
Polarisation rectiligne ou polarisation linéaire

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Lorsque le champ électrique E est contenu dans un plan et conserve une direction fixe durant
une alternance de l’OEM, on parlera de polarisation rectiligne.
Il en existe trois sortes :
- la polarisation horizontale, lorsque la direction de E est parallèle à l’horizon ou en
d’autres termes, le champ E vibre dans le plan horizontal ;
- la polarisation verticale, lorsque le champ E vibre dans le plan vertical ;
- polarisation oblique, lorsqu’il vibre dans le plan oblique.
Polarisation elliptique
Elle correspond au cas général d’un champ E comprenant deux composantes Eθ et EΨ
d’amplitudes et de phases quelconques.
Son amplitude et sa direction varient au cours du temps autour de l’axe de propagation. Le
champ E tourne d’un tour complet pendant une alternance, son extrémité décrit alors une
ellipse.
Polarisation circulaire
C’est un cas particulier de la polarisation elliptique. Le champ E a deux composantes Eθ et
EΨ de même amplitude et déphasées de 90°, son extrémité décrit un cercle.
On obtient les polarisations elliptique et circulaire en créant deux champs synchrones, de
directions différentes, déphasés entre eux. La polarisation circulaire est dite droite (RHCP) si
l’extrémité du vecteur E tourne, vu de l’émetteur dans le sens des aiguilles d’une montre ;
elle est dite gauche (LHCP) dans le cas d’une rotation en sens inverse.
N.B. Pratiquement les antennes d'émission et de réception devraient avoir la même polarisation pour obtenir les meilleures
performances. Mais comme la polarisation change avec la diffraction et les réflexions, cette règle n'est pas toujours valable.

La polarisation verticale est préférée pour une couverture à longue distance car l'effet du sol
atténue fortement signal dans le cas horizontal à partir d'une certaine distance.

Un système de transmission utilisant des antennes à polarisation circulaire permet d'atténuer


l'effet des réflexions (principe utilisé par exemple pour le GPS).

II.3. PROPAGATION DES OEM

[Link] de propagation
La propagation : est un transfert d’énergie sans transfert de matières, résultant de l’évolution
dans le temps de la distribution spatiale d’un champ dans le milieu où se produit le transfert.
L’on distingue la propagation en visibilité et la propagation en non visibilité.
* Propagation en visibilité : voir la propagation troposphérique ;
* Propagation en non visibilité : elle concerne des liaisons pour lesquelles un obstacle est
interposé entre l’émetteur et le récepteur. Le signal émis va alors se propager grâce à
différents phénomènes : réflexion, réfraction, diffraction, diffusion, absorption, etc.
II.3.2. Propriétés radiatives d’une OEM et phénomènes de propagation

23
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Les propriétés optiques principales à l’onde électromagnétique sont :


* Emission
Tout corps dont la température est différente de 0°K émet du rayonnement
électromagnétique. La radiation émise à une trajectoire rectiligne si l’indice du milieu de
propagation est constante.
* Réflexion
Elle se produit lorsque l’énergie émise rencontre un obstacle dont les dimensions sont très
largement supérieures à la longueur d’onde. L’obstacle a pour effet de changer la direction
de propagation de cette onde.
Pour cet effet, certaines lois de la réflexion (lois de Descartes) s’appliquent :
- Le rayon axial se réfléchit dans le plan d’incidence et les rayons incident et réfléchi sont
dans le même plan.
- L’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence.
* Absorption
Tout corps dont la surface reçoit du rayonnement peut absorber une partie. La partie
absorbée modifie l’énergie interne du corps. Le rapport entre l’énergie absorbée et l’énergie
incidente est appelé, coefficient d’absorption ou absorptance.
* Réfraction
Elle provient du fait que la variation de l’indice atmosphérique entraîne une propagation
courbée de l’onde émise.
Ainsi la loi de réfraction est donnée par la relation : n1sin Ø1 = n2sin Ø2 d’où le rapport : sin
Ø1 = n2
sin Ø2 n1
Si n2 > n1, la réfraction se produit quel que soit l’angle d’incidence.
Si n2 < n1, la réfraction ne se produit que si l’angle d’incidence est inférieur à l’angle limite
de réfraction.
L’expression de l’angle limite de réfraction est donnée par : sin I = n2/n1.
* Diffraction
Il y a diffraction d’une OEM, lorsqu’elle rencontre un obstacle comportant un fine orifice.
Celle –ci trouve son passage à cet endroit en se dispersant dans toutes les directions à sa
sortie de l’obstacle.
Ici, les rayons cessent de se propager en ligne droite au contact de l’obstacle.
Hauteur "h" entre le sommet de l'antenne et le sommet de l'obstacle [mètres] :

Distance "D1" émetteur et obstacle [mètres] :

Distance "D2" émetteur et obstacle [mètres] :

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Quand un obstacle se trouve entre l'émetteur et le récepteur, une partie de l'énergie arrivera
toujours à passer. Ceci grâce au phénomène de diffraction sur le sommet de l'obstacle. Plus la
fréquence est haute plus la perte d'énergie va être grande.

* Diffusion
Il se produit dans le même cas que la diffraction mais lorsque les dimensions des obstacles
sont comparables à la longueur d’onde (application : diffusion troposphérique).

Onde réfléchie Onde diffractée

Onde incidente
Onde réfractée

Zone négative Zone positive

Entre une antenne d’émission et une antenne de réception, situées au voisinage


de la terre, une onde électromagnétique peut suivre quatre trajets différents :

- Onde incidente qui se propage de l’émetteur au récepteur ;


- Onde directe : onde incidente qui se propage de la source au récepteur sans obstacle ;
- Onde réfléchie : onde qui rentre à la source (zone négative) après une réflexion sur un
obstacle ;
- Onde réfractée : onde pénètre dans l’obstacle ;
- Onde diffractée : onde qui se propage vers le récepteur (zone positive) en rasant les
abords de l’obstacle ;
- Ondes dispersées : il s’agit de l’ensemble des ondes réfléchie et diffractée.

25
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II.3.3. Milieux de propagation

On appelle «milieu de propagation», l’espace dans lequel se propage l’OEM :


- le vide ou l’air, entre les antennes ;
- les feeders (câbles coaxiaux, guides d’ondes, fibres optiques, etc.) entre équipements et
antennes de transmission.
L’atmosphère terrestre est composée des plusieurs couches dont les principales sont :
- Troposphère : est la couche qui est en contact avec le sol, elle s’étend de la terre à une
altitude approximative de 15 Km d’altitude. Elle est le siège des phénomènes climatiques
et météorologiques (vents, vapeurs d’eau, pluie, …). La température, la pression et
l’humidité décroissent rapidement quand l’altitude augmente.

- Stratosphère : s’étend de 15 à 40 Km d’altitude ; elle intervient peu dans la propagation


des ondes. La température croit en fonction de l’altitude.

- Ionosphère : s’étend de 40 à 500 Km d’altitude, elle est exposée au rayonnement solaire


ainsi qu’aux rayons cosmiques et météorites provoquant l’ionisation des molécules
d’ozone qui joue un rôle très important dans la propagation des ondes HF. La densité
d’ionisation dépend fortement de l’heure, de la saison et de l’activité des tâches solaires
ayant une période d’environ 11 ans. L’onde HF émise en direction de l’ionosphère est
réfléchie par cette dernière pour retomber sur une terre à des distances considérables.
Une double réflexion peut même avoir lieu dans certains cas, ce qui augmenterait la
portée des ondes. L’ionosphère se subdivise en sous couches d’altitudes différentes : D,
E, F1, F2, etc.

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TERRE
TERRE

ionosphère
Simple réflexion Double réflexion

[Link] de propagation

Par son pouvoir et sa nature de se propager, les OEM franchissent les espaces
en traversant les isolants et le vide. Elles réfléchissent sur les couches atmosphériques qui ne
les laissent guère passer sur les objets métalliques placés à leur obturation. Une OEM se
propage de façon différente selon la fréquence et les caractéristiques du milieu, on rencontre
généralement plusieurs modes de propagation :

MODE DE DESIGNATION FREQUENCES PHENOMENE APPLICATION


PROPAGATI
ON

Superficielle Ondes de sol ou ELF – VLF - LF Diffraction au Radionavigation


onde de surface sol maritime et sous-
marins

Ionosphériqu Ondes MF - HF Réflexion Radiophonique et


e ionosphériques ionosphérique radiodiffusion AM

troposphériq Ondes d’espace ou UHF – SHF – En vue directe FH, ST, VSAT, GSM,
ue ondes directes EHF RDS,

Propagation superficielle

Caractéristiques de très basses fréquences (ondes myriamétriques ou ondes


VLF), ces ondes appelées « ondes de sol » ou « ondes de surface » se propageant par

27
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diffraction le long de la surface terrestre et peuvent atteindre des milliers de kilomètres. La


portée dépend de la nature du sol rencontré, de la fréquence, de la polarisation et
éventuellement de la puissance d’émission. Une partie de l’onde de surface est absorbée par
le sol et y provoque des courants induits. Elles pénètrent légèrement sous la surface de la
mer et permettent donc des liaisons avec les sous-marins en plongée.

Propagation ionosphérique

Cette propagation, propre aux ondes décamétriques (ondes HF) se fait par
réflexion sur la couche ionosphérique fortement ionisée donc conductrice qui entoure la
Terre. Elles peuvent franchir des milliers de kilomètres par réflexions successives entre le sol
et l’ionosphère.

Propagation troposphérique

Elle concerne des liaisons pour lesquelles la propagation est de type quasi
optique. Ces liaisons utilisent des fréquences élevées allant des ondes UHF aux ondes EHF.
La propagation se fait en ligne droite et nécessite une visibilité directe entre les antennes
émission et réception. Ces ondes sont appelées ondes directes ou ondes spatiales. Du fait de
la courbure de la terre, la portée de telles ondes est limitée. Cependant, elles ne sont pas
sujettes à l’instabilité de l’ionosphère et permettent des liaisons de très bonne qualité. Deux
grandes familles de liaisons appartiennent à type de propagation :

- les liaisons sol-sol, utilisées généralement par des systèmes de radiocommunication


terrestres : Faisceaux hertziens, etc;
- les liaisons sol-air, utilisées généralement par des systèmes de radiocommunication
spatiales : stations terriennes et satellite de télécommunications.

[Link] fondamentale de télécoms


Affaiblissement en espace libre (équation de FRIIS)
Dans un espace homogène assimilé au vide, l’énergie rayonnée par une source
radioélectrique isotrope «Pe» se propage à la vitesse de la lumière «C» et se répartit
uniformément à la surface d’une sphère dont le rayon «d» augmente avec le temps.
Source de rayonnement isotrope

Ped

Antenne de réception

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P = 𝑷𝒆 ÷ 𝟒𝝅𝒅

P : densité surfacique de puissance (vecteur de pointing)


Pe : puissance intrinsèque rayonnée par une source ponctuelle isotrope.
En plaçant à la distance «d» une antenne de réception dont l’aire équivalente est Sr, la
puissance captée ou reçue «Pr» par cette antenne en un point de densité surfacique P est de
la forme :
Pr = [Link]

En pratique, il est difficile de réaliser une source de rayonnement parfaitement isotrope ; on


caractérise alors le diagramme de rayonnement de l’antenne d’émission par son gain dans la
direction du récepteur.
Par rapport à l’antenne isotrope, on définit le gain Ge (θ, φ) d’une antenne dans une direction
donnée :
P = Pe . Ge (θ,φ)
Notion du gain et de la Directivité pour une antenne
1. Le gain résulte toujours d’une comparaison entre deux grandeurs physiques. Le gain
d'une antenne est le rapport entre la puissance qu'il faudrait fournir à une antenne de
référence et celle qu'il suffit à l'antenne considérée pour produire la même intensité de
rayonnement dans une direction donnée.
[Link] l'antenne de référence est l'antenne isotrope, on parle de gain absolu ou gain isotrope
exprimé en « dBi »; dans le cas où l'on prend comme une référence une source étalon réelle,
on parle de gain relatif, en dB.
[Link] gain est un paramètre fondamental pour une antenne, puisque c'est lui qui va
déterminer : en émission, la densité de puissance à l'extrémité de la liaison et en réception, la
sensibilité de l'antenne.
[Link] Directivité d'une antenne caractérise la manière dont cette antenne concentre son
rayonnement dans certaines directions de l'espace. Elle indique dans quelle direction la
densité de puissance est meilleure.
[Link] directivité peut être définie comme le quotient de l'intensité de rayonnement dans une
direction donnée par la valeur moyenne de cette intensité de rayonnement pour toutes les
directions de l'espace. On l'exprime en dB.
[Link] antenne isotrope a une intensité de rayonnement égale dans toutes les directions de
l'espace. Sa directivité est nulle (0 dB).

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Le gain prend en compte les pertes, ce qui n’est pas le cas de la directivité « Δ » qui ne prend
en compte que ce qui est rayonné.
[Link] DE FRESNEL

La station émettrice rayonne. Les ondes électromagnétiques véhiculent une énergie par
unité de surface qui décroît comme le carré de la distance.

De plus, sur l’ensemble du trajet parcouru par l’onde, il est impératif de veiller au
dégagement de la liaison, relief, végétation, bâtiment interceptant le faisceau entraîne des
pertes dont il faut tenir compte.

L’essentiel de l’énergie est concentrée dans la zone que l’on appelle « premier ellipsoïde de
Fresnel ». L’étendue de cette zone (quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres) varie
proportionnellement avec la longueur d'onde et la longueur de la liaison. On veille donc au
dégagement de ce volume.

30
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Le lieu de M est un ellipsoïde de foyers E et R appelé « ellipsoïde de


FRESNEL ». Si n=1, on a le 1er ellipsoïde qui délimite l’espace où la plus grande partie de
l’énergie se propage entre E et R et doit donc être dégagé de tout obstacle (sin diffraction).

Une manière simple et rapide d'expliquer le rôle des ellipsoïdes de Fresnel en


propagation radio est de voir cela comme un "tuyau" virtuel dans lequel se déplace la
majorité de l'énergie entre un émetteur et un récepteur. Cela veut donc dire que pour éviter
des pertes il ne faudrait pas qu'il ait d'obstacle dans cette zone correspondant au "tuyau"
(région interdite). En effet un obstacle va perturber le "flux d'énergie". (Explication vraiment
simplifiée !).

- Boucle Locale Radio,

- Backbone des réseaux,

Reportage en télévision, et desserte des liaisons data.

III.4.3. Principes
- Les FH permettent de transmettre des signaux de télécommunications d’un point à un
autre par voie radioélectrique (OEM) en vue directe et ne doivent pas être occultés par un
obstacle.

31
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- Ils emploient des antennes très directives (antennes Yagi, antennes paraboliques, …)
dans la bande des hyperfréquences et le faisceau d’énergie qu’ils émettent est
suffisamment étroit.
- Pour obtenir une longue portée, on place généralement des répéteurs (stations relais) au
sommet de colline ou tour (pylône) entre les stations terminales.

- Les FH permettent une réutilisation des fréquences, d'où une économie du spectre
fréquentiel.

32
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1. Selon la fonction, on a :

LES EFFETS ACCOMPAGNANT LES RAYONNEMENTS


ELECTROMAGNETIQUES

Les rayonnements électromagnétiques provoquent dans l’organisme humain diverses influences,


selon la fréquence et la puissance des radiations émises, ainsi que la durée d’exposition de
l’organisme a ces radiations.

Les rayons lumineux, nous l’avons vu, excitent la rétine de l’œil, provoquent une sensation transmise
par les nerfs optiques au cerveau ou elle est traduite sous forme d’[Link] chaleur provoque
l’émission de rayon infra rouges, cette propriété permet de détecter la présence d’organismes
vivants dans l’obscurité, l’image sur une pellicule sensible à l’infrarouge varie en intensité selon la
température des différents objets rencontres.

Un puissant rayonnement électromagnétique de haute fréquence peut nuire à l’organisme s il est


émis trop long temps, les radiations ont pour effet de réchauffer les cellules épidermiques et
l’organisme réagit en refroidissant les parties chauffées au moyen d’une circulation de sang plus
intense, deux régions du corps sont particulièrement sensibles au fait que la circulation du sang y est
lente, les yeux et les organes [Link] plus grande Exposition a un rayonnement puissant
pourrait entrainer la calvitie, des malaises et des vomissements, voire des désordres plus graves.

33
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La présence de rayonnements électromagnétiques puissants peut faire détonner l essence mise au


contact de l’air et il est donc recommande d’éviter les émissions à partir d’un véhicule lors d’un
approvisionnement en essence. De puissants rayonnements pourraient induire un courant
suffisamment fort pour déclencher un détonateur électrique.

PORTEE D’UNE LIAISON HERTZIENNE

Les faisceaux hertziens utilisent la propagation par onde directe ou propagation a [Link] limite de
portée correspond au moment où le faisceau est tangent a la terre et est donnée par

P=3,6[√HE √HR] ou He et HR hauteurs en mètres au-dessus de


l’horizon des antennes d’émission et de réception.

34
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CHAPITRE DEUXIEME: MODULATIONS ET MULTIPLEXAGES

NUMERIQUES
[Link]
II.1.1. Définition et but

Au cours du développement des équipements de télécommunications, il est


rapidement apparu indispensable de coder l’information à transmettre. L’une des formes de
codage de l’information parmi les plus simples et les plus anciennes consiste à effectuer une
transposition en fréquence du signal informatif (signal BF) dans un autre domaine de
fréquences (signal HF) sans modifier l’information qu’il porte et ceci dans le triple but de :

- Adapter le signal à transmettre au milieu ou support (canal) de transmission, afin de le


rendre apte à se propager ;
- Assurer simultanément la transmission de plusieurs signaux informatifs sur un seul
support (multiplexage) ;
- Protéger les signaux d’information contre les perturbations (bruits, interférences).
Ce type de codage appelé «modulation », est un codage canal ; un procédé de
représentation et de convoie de l’information.

[Link]

On distingue trois grandes catégories de modulation :

INFORMATI FORME PARAMET TYPE DE MODULATION


CATE ON PORTEUSE RE
G MODULE
OR TRANSMISE Up(t)
U2(t)
IE A, f, φ
U1(t)

Modulation d’amplitude (AM)

Amplitude AM à porteuse supprimée (MAPS)

A Sinusoïde AM à bande latérale unique (BLU)

N Fréquence Modulation de fréquence (FM)

A Phase Modulation de phase (PM)

L Analogique

35
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O Amplitude Modulation d’impulsion en amplitude


(PAM)
G
Fréquence Modulation d’impulsion en fréquence
I Impulsion
(PFM)
Q
Phase Modulation d’impulsion en phase (PPM)
U
Durée Modulation d’impulsion en durée (PDM)
E

Modulation d’amplitude discrète (ASK)

Amplitude Modulation tout ou rien (OOK)

Sinusoïde Fréquence Modulation de fréquence discrète (FSK)

Phase Modulation de phase discrète (PSK)

Numérique

(analogique) Modulation par impulsion et codage (PCM)

NUMERIQ Horloge Code MIC différentielle adaptive (ADPCM)


UE
Modulation delta (M)

- Modulations analogiques continues : dans lesquels on fait varier un paramètre


(amplitude, fréquence ou phase) du signal auxiliaire (porteuse) proportionnellement à la
valeur instantanée du signal primaire qui est analogique. La porteuse peut être une
impulsion ou une sinusoïde.
- Modulations analogiques discrètes : ici le signal primaire contenant l’info est numérique
et la porteuse est analogique (une sinusoïde). Ces modulations sont orientées vers la
transmission de données sur des supports analogiques.
- Modulations numériques : qui opèrent une conversion analogique – numérique entre le
signal primaire et le signal secondaire. Ce dernier est caractérisé par un débit de décision
D° (débit numérique) et la convention de modulation devient un code de représentation
numérique d’information analogique.
N.B : La Démodulation est l’opération inverse de la modulation : c’est la reconstruction du
signal modulant à partir du signal modulé.

[Link] d’application

La modulation est principalement utilisée en radioélectricité et en télécommunications


(téléphonie, télévision, transmission de données, etc.) pour convoyer les informations. Elle
est également employée pour améliorer la résolution des systèmes de détection : radar,
sonar, etc.

36
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Dans tous les cas, nous considérons que le signal à transmettre (signal primaire) ou signal
informatif est à spectre fini.

II.2. LA MODULATION ANALOGIQUE CONTINUE


II.2.1. Principe

Dans les modulations analogiques, le signal informatif ou signal primaire (signal


modulant ou signal BF), modifie un des paramètres (amplitude, fréquence ou phase) du
signal auxiliaire (signal porteur ou simplement la porteuse) afin de créer un signal
secondaire, ou signal modulé, dont les caractéristiques sont mieux adaptées aux conditions et
aux milieux de propagation.

up(t)’

MODULATEUR perturbations

u1(t) u2(t) u2(t)’ u1(t)’

M D
Signal primaire originalSignal secondaire signal primaire reconstitué

BF HF BF

up(t) Onde modulée DEMODULATEUR

signal auxiliaire

HF Ligne de transmission
Les modulations analogiques continues font appel à un signal auxiliaire
périodique appelé porteuse dont la forme peut être sinusoïdale ou impulsionnelle.

up(t) = Up cos (ωp.t +φp) pour rendre les calculs aisés, nous supposons φp = 0.

up(t) = Up cos ωp.t = Up cos 2Π.Fp.t = Up ejωpt

II.2.2. Modulation d’amplitude (A.M)

La modulation d’amplitude est un terme générique donné à une famille de procédés


de modulation dans lesquelles l’amplitude d’une porteuse sinusoïdale varie en fonction (ou
au rythme) du signal modulant. C’est à dire Up(t) est une fonction linéaire de u1(t).
Soient :
- u1(t) = U1 cos(ω1t +φ1) : signal modulant ou signal primaire (BF) ;
- up(t) = Up cos(ωpt + φp) : signal porteur ou signal auxiliaire (HF);

37
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Pour faciliter les calculs, posons φ1 = φp = 0

L’onde modulée en amplitude correspond au produit de la porteuse par la fonction du signal


primaire et son expression est : u2(t) = (Up + u1(t)) cos ωpt
u2(t) = (Up + U1cos ω1.t) cosωpt = Up (1 + U1 cos ω1.t) cosωp.t

Up
Avec m = U1/Up : indice ou taux de modulation

u2(t) = Up (1 + m cos ω1.t) cos ωp.t

= [Link]ωp.t + [Link]. cosωp.t .cosω1t

Or [Link] B = ½ .cos (A+B) + ½ .cos (A – B)

u2(t) = [Link] ωp.t + [Link] (ωp + ω1)t + [Link]. cos(ωp - ω1)t

2 2

u2(t) = [Link] 2∏.fp.t +[Link] 2∏(fp - f1)t + [Link]. cos2∏(fp+f1)t

2 2

Le spectre du signal u2(t) modulé en amplitude se compose de trois raies :

- une raie à la fréquence de la porteusefp à amplitude constante;


- une raie à la fréquence inférieure à fréquence (fp – f1) ;
- une raie à la fréquence supérieure à la fréquence (fp + f1).
L’amplitude des raies est proportionnelle à m ; elle varie entre 0 et Up/2 lorsque m varie de 0
à 1.

Avec m =1(amplitude du signal modulant est égale à l’amplitude de la porteuse, U1 = Up)

u1(t) u1(f)
U1

0 t 0 f

f1

up(t) up(f)

0 t 0 fpf

u2(t) enveloppe Up+u1(t) u2(f)

38
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u2(t) enveloppe Up+u1(t)

Remarque

En modulant en amplitude un signal HF de forme sinusoïdale dont la fréquence est fp par un


signal instantané u1(t) composé d’une bande de fréquences comprise entre f1 et f2 (avec f1 <
f2 <fp), le signal modulé résultant de cette opération sera constitué de :

- une onde fp égale à celle de la porteuse ;


- de deux bandes latérales dont une comprise entre (fp – f2) et (fp – f1) ; l’autre entre (fp +
f1) et (fp + f2).

Avec f1 ≠ 0

u1(t) u1(f)

U1

0 t 0 f

f1 f2

up(t) up(f)

Up

0 t 0 fp f

39
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La largeur de bande B vaut : fp + f2 – (fp – f2) = fp + f2 – fp + f2

B = 2.f2

Si f1 = 0

u1(f)

U
Signal primaire

0 f Signal modulant (BF)

up(f)

Up Signal auxiliaire

Onde porteuse (HF)


0 fpf

u2(f)

Signal secondaire

Onde modulée en AM (HF)


0 f

fp-ffpfp+f

II.3. MODULATION ANALOGIQUE DISCRETE


II.3.1 Définition

On désigne ici par modulation analogique discrète des procédés dans lesquels :

-Le signal primaire (signal modulant) est porteur d’information numérique (signal
binaire et peut de ce fait prendre m valeurs discrètes) ;

-la porteuse est un signal sinusoïdal : up(t) = Up sin ωp.t ;

40
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-le signal secondaire ou signal modulé est obtenu par la variation discrète d’un
des paramètres (amplitude, fréquence ou la phase) de la porteuse selon « m » valeurs
possibles du signal primaire.

III.3.2. Différents types

Suivant le paramètre modulé, on distingue :

 La Modulation d’amplitude discrète ou modulation à déplacement


d’amplitude : ASK (Amplitude Shift Keying)

Dont un cas particulier est la modulation « tout ou rien » OOK (On –Off
Keying) avec m=2. Deux valeurs d’amplitude : 0 (0) et Up (+1).

u1(t)

signal binaire NRZ

up(t)

Up

Signal sinusoïdal
0 t

u2(t)

U2

Signal modulé en OOK


t

L’expression du signal modulé en ASK (OOK) est : u2(t) = ak .Up sin ω[Link]ù ak prend les
valeurs 0 ou 1.

 Modulation de fréquence discrète ou modulation à déplacement de


fréquence : FSK (Frequency Shift Keying)

Ici, la fréquence du signal secondaire prend « m » valeurs discrètes. Pour m=2,


par exemple, on a : fp – Δf et fp + Δf.

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Le signal secondaire ou modulé est de forme : u2(t) = Up. sin [2π (fp + ak.Δf).t]
Où ak prend les valeurs –1 ou +1. Il s’agit donc d’une modulation FM par un signal primaire
binaire antipolaire (signal binaire double courant ou bipolaire NRZ)

u1(t)

1 signal binaire double courant

0 t

-1

u2(t)

U2 signal modulé en FSK

0 t

Le signal FSK est généré par commutation de deux générateurs sinusoïdaux à fp


– Δf et fp + Δf, il peut être considéré comme la somme de deux signaux OOK ayant l’une ou
l’autre de ces fréquences comme porteuse et modulée l’un par le signal binaire original,
l’autre par son inverse logique.

fp + Δf +1
G≈
etu2(t) FSK

G≈
fp - Δf -1

u1(t) 1 0 1 1 0 1 0 0

+1 signal binaire double courant

-1

42
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OOK1

OOK0

u2(t)

U2 signal modulé en FSK

 Modulation par déplacement de phase : PSK (Phase Shift Keying)

La PSK est un procédé qui consiste à varier la phase du signal porteur en


fonction de l’amplitude du signal binaire de modulation. Ici, la phase prend m valeurs
discrètes.

u1(t) 1 0 1 1 0 0 1 0

ak

t signal binaire NRZ

up(t)

Up

Signal porteur sinusoïdal


t

u2(t)

U2

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Signal modulé en 2PSK


t

φ = 2π/m, selon les moments et l’amplitude du signal porteur reste constante.

u2 (t) = Up sin (ωpt + ak. 2π/m) où ak = 0, 1, 2, … m-1.

Si m=2, le signal modulant est binaire, ak prend des valeurs : 0 et +1.

u2 (t) = Up sin (ωpt + ak. 2π/2) = Up sin (ωpt + π. ak)

Si ak = 0, u2(t) = [Link]ωpt, la phase est à l’origine (φ = 0) ;

= - [Link]ωpt, la phase : φ = 180°

La référence de phase 0° est associée au bit 0 et 180° est associé au bit +1. Puisque la
modulation est équivalente au produit, le signal secondaire est :
u2(t) = ± [Link]ωpt

N.B. La PSK est dite cohérente, lorsque c’est la valeur absolue de la phase qui représente
l’information ; elle est dite différentielle lorsque l’information est représentée par les
variations de la phase entre deux instants successifs.

[Link]

Échantillons : 1 2 n12 12 n n

Te = 125 μs trame 2 trame 3

Trame

Lorsqu’on transmet en ligne les échantillons d’un signal PAM, on constante


entre deux échantillons consécutifs d’un circuit ou d’une voie (n), un temps disponible que
l’on peut exploiter pour transmettre des échantillons de n-1 autres voies. L’ensemble
réalisant le multiplexage temporel est appelé une trame temporelle à n voies.

44
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Les signaux PAM présents sur le multiplexeur doivent être codifiés pour qu’il
soit possible de les envoyer en ligne sous forme d’un mot binaire. Cette opération demande
un temps supérieur à la durée très brève des échantillons PAM, pour cela le transfert des
échantillons du multiplex PAM vers le codeur doit être réalisé à travers une mémoire
appropriée de type à condensateur qui est en mesure de conserver l’information pour tout le
temps nécessaire pour le codage.

On utilisera un ampli ayant une impédance d’entrée élevée pour que la charge de
mémoire puisse rester inaltérée durant le temps voulu.

[Link]

Elle consiste à réduire à un nombre fini les valeurs des amplitudes des échantillons
constituant le multiplex PAM à coder. Il s’agit d’une confrontation des échantillons PAM
avec une échelle de tensions préfixées appelée niveaux de quantification en associant à
chaque échantillon le niveau quantifié auquel il est plus proche.

Cette mesure peut être celle d’un niveau particulier de la plage :

- soit le niveau moitié ;


- soit le niveau supérieur ;
- soit le niveau inférieur.

En général, la quantification se fait par défaut, et fait correspondre l’amplitude d’un


échantillon l’amplitude de l’étalon immédiatement inférieur.

L’amplitude de chaque échantillon peut prendre une valeur quelconque comprise


entre une valeur minimale –Vm et une valeur maximale +Vm. A chaque niveau de tension
sera associée une valeur binaire codée sur n bits : N bits vont permettre de distinguer 2n
nivaux de tension répartis de –Vm à +Vm. On a ainsi un pas de quantification (quantum) :

q = 2 Vm

45
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2n

Exemple : un signal de +/-5V codé sur 8 bits donnera un pas de quantification q = 32 mV.

III .[Link] ET CODAGE

 But de la compression

En fait, ce n’est pas la puissance ou le niveau du bruit qui caractérise la qualité


de transmission d’un signal, mais plutôt le rapport S/B. Or, ce rapport varie beaucoup dans
le cas de la quantification linéaire.

L’échelle de quantification avec compression permet de diminuer la taille des


échelons pour des niveaux faibles afin de minimiser le bruit de quantification pour améliorer
le rapport S/B. En se basant sur la valeur du bruit :

S/B (en tension) = Ve


e/2
Avec Ve : valeur de l’échelon
e/2 : demi-place de l’échelon dans lequel se trouve l’échantillon.

 Codage

* Principe
Nous venons de voir que la quantification détermine la plage dans laquelle se
situe l’échantillon. Il va donc, falloir attribuer un code binaire aux numéros des plages et
transmettre le mot binaire correspondant. Pour des raisons de simplicité évidente, il est
convenu de prendre pour codage, la valeur binaire du numéro de la plage. La quantification
se faisant en valeur absolue croissante, et compte tenu que l’on convient d’affecter :
- le bit de signe : « 0 » pour les signaux < 0 ;
- le bit de signe : « 1 » pour les signaux > 0.

Les numéros des plages (ou échelons) sont affectés par ordre croissant en valeur absolue,
d’abord aux plages négatives et ensuite aux plages positives. Si l’on adopte le codage à 8
bits :
- les plages < 0 sont codées de : 0  0000 0000
à
127  0111 1111

- les plages > 0 sont codées de : 128  1000 0000


à
255  1111 1111

Le codage à 8 bits selon la loi « A » approchée permet de coder 28 = 256 valeurs


différentes donc 128 valeurs < 0 et 128 valeurs >0.

II.5. MULTIPLEXAGES NUMERIQUES


IV.4.1. Multiplexage PDH (Plesiochronous Digital Hiérarchie)

Définition et Inconvénients

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Il consiste à multiplexer et de transporter des éléments binaires de débit


inférieur en les transmettant à des débits supérieurs.

Les débits inférieurs sont donc élevés à une valeur supérieure par injonction
d’éléments binaires de justification, avec une indication de leur présence dans la trame
résultante. Le débit n’est donc pas exactement le multiple de ce qui rentre mais légèrement
plus. C’est cela qui l’a qualifié de plésiochrone (en grec, plésio = presque, plésiochrone =
presque synchrone).

Le principal défaut de cette technique de multiplexage est qu’elle ne permet pas


d’avoir accès aux informations d’une voie directement sans démultiplexer l’ensemble des
voies. Les équipements de ligne sont spécifiques pour chaque constructeur; ceci vaut tant
pour les pour les signaux (caractéristiques physiques, codes en ligne, embrouillage,…) que
pour l’exploitation (O&M).

[Link] SDH (Synchronous Digital Hierarchy)

L’évolution de PDH à donc donné naissance à deux technologies : SDH pour les
Européens et SONET pour les Américains.

Constitution de la trame de Base


Il y existe différentes trames en SDH. La trame de base est appelée le STM-1
(Synchronous Transport Module, niveau 1), elle est structurée en octets et possède les
caractéristiques suivantes :

- taille : 2430 octets (organisation : 9 rangées / 270 colonnes).


- durée : 125 nsec .
- débit : 2430 x 8/125 = 155,52 Mbit/s.

Dans cette trame, 9 octets sont réservés à la gestion et à l’adressage, il reste donc une charge
utile de 150,336 Mbit/s.

Voici un schéma de cette trame :

Trames SDH supérieures


Pour la norme SDH, les niveaux sont organisés hiérarchiquement en STM-n (Synchronous
Transport Module, niveau n).

47
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TROISIEME CHAPITRE : SUPPORTS ET LES LIGNES DE


TRANSMISSION
IV.1. PROPAGATION LIBRE ET GUIDEE
L’objectif d’un système de télécommunication est de transmettre d’un point à un autre une
porteuse R F modulée par l’information qui peut :
-être transformée en onde électromagnétique OEM par l’antenne et se propager dans l’espace
environnant : c’est la propagation libre ;
-être véhiculée par un support matériel (piste de circuit imprimé, câble coaxial …) : c’est la
propagation guidée.

III.2. LES STRUCTURES DE GUIDAGE


Pour guider une onde électromagnétique, différentes techniques sont utilisées aujourd’hui :
-les dispositifs formés de 2 conducteurs : ligne bifilaire, câble coaxial, piste de circuit imprimé avec
son plan de masse …
-les dispositifs formés d’un tube conducteur ou isolant à l’intérieur duquel se propage l’OEM :
guide d’onde, fibre optique.
-des dispositifs qui concentrent l’émission dans une certaine direction : antennes directives.

48
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III.3. LA LIGNE BIFILAIRE


Historiquement, les premières lignes ont été utilisées pour le télégraphe et plus tard pour le
téléphone :
-la ligne est constituée par deux conducteurs parallèles ou torsadés séparés par un isolant ;
-l’onde OEM accompagne le signal et se propage au voisinage de la ligne ;
-les champs sont intenses au voisinage des conducteurs et diminuent avec la distance.

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III.4. LE CABLE COAXIAL


Le câble coaxial est actuellement la structure de guidage la plus utilisée pour relier entre eux
des équipements, depuis le domaine des basses-fréquences jusqu’ ’à plus de 50 GHz : il est constitué
d’un conducteur central et d’une tresse périphérique ces deux conducteurs sont séparés par un
diélectrique isolant l’onde OEM qui se propage entre le conducteur central et la tresse ; les lignes de
champ électrique E sont des rayons ; les lignes de champ magnétique H des cercles.

III.5. LA LIGNE IMPRIMEE


La ligne imprimée ou micros trip est très utilisée pour relier entre eux des composants RF
sur un circuit imprimé, dès que la longueur de la piste est du même ordre de grandeur que la
longueur d’onde du signal transporté :
-elle est constitué d’une piste en cuivre et d’un plan de masse ces deux conducteurs sont séparés par
un diélectrique isolant (époxy, téflon) ;
- l’onde OEM se propage au-dessus du plan de masse autour de la piste ;
-les lignes de champ électrique E vont de la piste au plan de masse ;
-les lignes de champ magnétique entourent la piste.

50
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III.6. LE GUIDE D’ONDE


Le guide d’onde est un conducteur métallique creux de section rectangulaire, circulaire ou
elliptique dans lequel se propage l’OEM :
-le passage d’une ligne à un guide et inversement se fait à l’aide d’une antenne placée au bon
endroit ;
-l’air étant un très bon diélectrique, les pertes liées à l’isolant sont très faibles ;
-pour un bon guide, les surfaces internes sont parfaitement polies, ce qui pose des problèmes de
fabrication;
-les guides de grande longueur restent d’un prix très élevé.

N.B. : Contrairement aux lignes, les guides ont une fréquence de coupure basse qui dépend de leurs
dimensions ; par exemple, pour un guide rectangulaire dont le grand coté vaut a=5 cm, la
fréquence de coupure basse vaut fc = 3GH z.

51
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III.7. LA FIBRE OPTIQUE


Il existe un autre type de guide d’onde, entièrement isolant, appelé guide d’onde diélectrique
dans lequel l’onde électromagnétique se propage dans le verre ou le plastique : la fibre optique .

-l’onde électromagnétique qui s’y propage est de très haute fréquence (longueur d’onde comprise
entre 0,4 et 1,5 microns) ;
-les dimensions du cœur varient entre le micron pour les fibres monomodes et plusieurs dizaines
de microns pour les fibres multimodes ;
-la fibre a de nombreux avantages par rapport au câble coaxial : bande passante très large, pertes
faibles, coût très bas ;
-le raccordement et des connecteurs présentent cependant des difficultés de mise en œuvre.

 Les différents types de fibres optiques


-Les fibres multi modes : propagent plusieurs modes qui ont des parcours différents, d'où la
distorsion de phase et la déformation du signal transmis à cause de leur diamètre plus grand,
l’injection de lumière et le raccordement sont plus simples ;
-Les fibres monomodes :ne propagent que le mode fondamental et le parcours de l'OEM par
réflexions successives à l' intérieur de la fibre, est unique et bien défini, les signaux sont transmis
sans déformations, ce qui est intéressant pour des signaux analogiques, raccorder deux tronçons
de ces fibres nécessite un savoir-faire particulier.

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III.8. DIFFERENCE ENTRE UNE LIGNE ET UN CIRCUIT ORDINAIRE


Les lignes sont des circuits dont les dimensions ne sont pas petites devant la longueur d ’onde
des signaux transmis :
-il faut alors tenir compte de la vitesse de propagation des grandeurs électriques qui est forcément
inférieure à la vitesse de la lumière c ;
-par conséquent, à un instant donné, tensions et courants ne seront pas identiques en tout point
d’un conducteur ;
-c’est la nouveauté par rapport à l’étude des circuits aux basses-fréquences où on applique
l’approximation des états quasi- stationnaires.

III.9. MODELE ELECTRIQUE D’UNE LIGNE


Pour modéliser une ligne, on considère qu’elle est formée d’une infinité de tronçons de
longueur infiniment petite d x en cascade:

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Les lignes actuelles (câble coaxial, lignes imprimées) ayant des pertes très faibles, on peut
donc dans une première étude négliger ces pertes et admettre que la résistance linéique est nulle
et la conductance linéique infinie.
Le câble pourra alors être considéré comme la mise en cascade d’un grand nombre de
cellules LC élémentaires :

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III.10. GRANDEURS CARACTERISTIQUES D’UN CABLE COAXIAL

III.11. LA LIGNE ADAPTEE


On dit qu’une ligne est adaptée si elle est ter minée sur une résistance égale à son impédance
caractéristique.

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 Répartition de la tension sur une ligne adaptée

-après to secondes, tous les maxima ont avancé d’une distance xo = [Link] ;
-la ligne est le siège d’une onde progressive de tension se déplaçant à la vitesse v de la source vers
la charge ;
-de la même façon, la ligne est le siège d’une onde progressive de courant se déplaçant à la vitesse
v de la source ver s la charge.
 Quelques cas pratiques de réflexion
Dès que l’impédance caractéristique n’est plus respectée une partie plus ou moins
importante du signal se réfléchit :
- ce phénomène n’est pas propre aux lignes mais se produit aussi dans d’autres domaines comme
la mécanique et l’acoustique ;
-une réflexion totale est obtenue pour une charge infinie, le coefficient de réflexion valant alors r =
1(réflexion sans changement de signe) ;

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-une réflexion totale est aussi obtenue pour une charge R= 0, on a alors r = -1 (réflexion avec
changement de signe) ;
-dans le cas général, c’est une partie du signal qui se réfléchit et revient vers la source, ce qui est
presque toujours gênant.

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CHAPITRE QUATRIEME LES RESEAUX CELLULAIRES


Le désir de pouvoir communiquer à distance à tout moment, où que soient la
personne appelée et la personne appelante, a conduit au développement des réseaux
mobiles. Ceux-ci sont caractérisés par un accès du terminal au réseau par une liaison radio et
une gestion de la localisation de l'abonné par le réseau.
La norme GSM, Global System for Mobile communications, est la plus
répandue. Elle est définie pour fonctionner dans la bande des 900 MHz et des 1800 MHz, on
parle alors de DCS 1800, Digital Cellular System. Nous nous restreignons dans cet ouvrage à
une description succincte.

IV.3.1. La cellule et sa station de base

Dans un réseau GSM, le territoire est découpé en petites zones appelées cellules.
Chaque cellule est équipée d’une station de base fixe munie de ses antennes installées sur un
point haut (château d’eau, cloché d’église, immeuble ...).

Les cellules sont dessinées hexagonales mais la portée réelle des stations dépend de
la configuration du territoire arrosé et du diagramme de rayonnement des antennes
d'émission. Dans la pratique, les cellules se recouvrent donc partiellement.

58
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Figure [Link] station de base du réseau GSM.

Dans une cellule GSM typique (macro cellule), les mobiles peuvent être situés
jusqu’à 35 km de la station de base pour le GSM900 et 2 km (mini cellule) pour le DCS1800
(puissance plus faible, atténuation plus importante avec la distance). La taille limitée des
cellules permet de limiter la puissance d’émission nécessaire pour la liaison et donc
augmenter l’autonomie des mobiles. Pour les piétons qui évoluent moins vite qu'une voiture
et au niveau du sol, on ajoute des sous-stations de petites dimensions sur un site peu élevé et
sur les murs des immeubles.

IV.3.2. La structure du réseau GSM

Lorsqu’on téléphone à partir d’un mobile GSM :

le mobile transmet par radio la communication vers la station de base de sa cellule.


la conversation est ensuite acheminée de façon plus classique (câble, fibre optique ...)
vers le correspondant s’il est raccordé au réseau téléphonique filaire, ou à sa station
de base s’il est équipé d’un mobile.
cette station de base transmet finalement la conversation par radio au correspondant.

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Figure 3. Structure cellulaire du réseau GSM.

Même si deux personnes se trouvent dans la même cellule et se téléphonent, la


conversation ne passe jamais directement d’un GSM à l’autre. Au cours d’un déplacement, il
est possible qu’on sorte d’une cellule. Il est nécessaire alors de changer da station de base
tout en maintenant la communication : c'est le transfert intercellulaire ou handover.

Pour gérer ce transfert :

le téléphone GSM mesure en permanence la force du signal radio reçu de la station de


base et écoute aussi régulièrement les stations de base des cellules voisines
lorsqu’il constate qu’il reçoit mieux une autre station de base que celle avec laquelle il
échange les signaux, il en informe sa station de base
la station de base décide alors de passer le relais à la station de base voisine et met en
œuvre la procédure de handover
Ce processus oblige tous les mobiles GSM à écouter les stations de base des
cellules voisines en plus de la station de base de la cellule dans laquelle il se trouve.

IV.3.3. Les équipements du réseau GSM

Les fonctions mises en œuvre dans le réseau GSM sont celles requises dans tout
réseau de mobiles comme la numérotation, l'acheminement vers un usager mobile, le
transfert de cellules. etc…

60
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Figure 4. Structure générale d’un réseau GSM.

Le téléphone GSM ou station mobile est caractérisée par deux identités :

le numéro d'équipement, IMEI (International Mobile Equipment ldentity) mis dans la


mémoire du
mobile lors de sa fabrication

le numéro d'abonné IMSI (International Mobile Subscriber ldentity) se trouvant dans


la carte SIM
(Subscriber ldentity Module) de l’abonné

Le système de communication radio est l'équipement qui assure la couverture de la cellule et


comprend :

les stations de transmission de base BTS (Base Transmitter Station)


le contrôleur de stations de base BSC (Base Station Controller) qui gère entre 20 et 30
BTS et possède son registre d’abonnés visiteurs VLR stockant les informations de
l'abonné liées à sa mobilité.
Le commutateur de services mobiles MSC est un autocommutateur qui assure les
fonctions de commutation nécessaires en aiguillant les conversations vers la MSC du
correspondant ou vers d’autres réseaux (téléphonique, Internet, Numéris …) à travers des
interfaces appropriées.

Le registre des abonnés nominaux ou HLR (Home Local Register) est une base de
données utilisée pour la gestion des abonnés mobiles et contenant deux types d'informations
:

les informations d'abonnés, le numéro d'abonné (IMSI

61
Cours de Télécommunication destiné aux étudiants de G3 INFOR ATIQUE UMK

les informations sur la localisation de l'abonné, permettant aux appels entrant dans le
réseau d'être acheminés jusqu'à ce mobile
V.3.3. Les fréquences de travail du GSM

Dans le système GSM/DCS, deux bandes de fréquences sont utilisées, l’une


autour des 900 MHz et l’autre autour de 1,8 GHz.

Chaque bande est divisée en deux sous-bandes, servant l’une pour le transfert
d’informations entre le mobile et la station de base ( voie montante) , et l’autre pour la
liaison entre la station de base et le mobile ( voie descendante ) :

bande EGSM étendue ( bande de largeur totale 35 MHz )


- de 880 à 915 MHz du mobile vers la base

- de 925 à 960 MHz de la base vers le mobile

- écart entre les deux fréquences 45 MHz

- 174 canaux espacés de 200 kHz

bande DCS ( bande de largeur totale 75 MHz )


- de 1710 à 1785 MHz du mobile vers la base

- de 1805 à 1880 MHz de la base vers le mobile

- écart entre les deux fréquences 95 MHz

- 374 canaux espacés de 200 kHz

Figure [Link] entre mobile et station de base pour le GSM.

62
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IV.3.5. La voie balise et la voie de trafic

Chaque BTS est équipée pour travailler sur un certain nombre de canaux, en
général 5 ou 6, qui sont autant de paires de fréquences émission-réception.

Toute BTS émet en permanence des informations sur son canal BCH (Broadcast
Channel) appelé aussi voie balise. Ce signal constitue le lien permanent reliant mobile et
station de base à partir de la mise en route du mobile jusqu’à sa mise hors service, qu’il soit
en communication ou non.

Figure [Link] la voie balise, la base diffuse ses informations vers tous les mobiles de la
cellule.

Le fonctionnement du mobile se décompose en 2 phases :

⇒mobile en veille: le mobile échange avec sa base des signaux de contrôle sur la voie balise
(émission en slot 0 à f1, réception en slot 0 à f1 + 45 MHz) Le niveau de la voie balise

(BCH) est connu et sert pour un certain nombre de fonctions de contrôle :

63
Cours de Télécommunication destiné aux étudiants de G3 INFOR ATIQUE UMK

à la mise ne route du mobile, son récepteur scrute la bande GSM pour


chercher le signal BCH de niveau le plus élevé. C’est avec la station de base
correspondante que le mobile se mettra en communication.
ce signal contient des informations concernant les opérateurs ( SFR, Itinéris,
Bouygues) et les fréquences balise des cellules voisines ce signal véhicule les
messages qui seront affichés sur l’écran du mobile
toutes les 15 secondes si le signal reçu est fort et toutes les 5 secondes s’il est
faible, le récepteur écoute les balises des cellules voisines pour détecter un
changement de cellule.
l’émission balise n’occupe le canal de transmission que dans le sens base -
mobile. La liaison
montante pourra donc être utilisée par le mobile pour signaler son désir de se connecter au
réseau pour une communication (RACH : random access channel).

⇒mobile en communication: le mobile échange avec la base des signaux de parole et de


contrôle sur la voie de trafic (émission en slot i à f2, réception en slot i à f2 + 45 MHz)

il émet et reçoit maintenant sur une nouvelle paire de fréquences allouées par la base
pour la durée de la communication : c’est le TCH (TrafficCHannel)
parallèlement à cette activité principale, il écoute périodiquement les voies balises de
la cellule et des cellules voisines pour détecter une variation de niveau lui indiquant
un changement de cellule.
V.3.6. La transmission de données et le GSM

Le réseau GSM de base ne propose qu’un débit de 9,6 kbits/s, parfaitement


satisfaisant pour la voix, mais insuffisant pour le transfert de fichiers, d’images, de vidéos,
accès à Internet …

De plus, le canal de transmission GSM est souvent très mal utilisé lors du transfert de
données

si on surfe sur Internet , le canal de transmission est utilisé à 5% en moyenne


lorsqu’on répond à ses Emails en direct, le canal de transmission est utilisé à 2%
lorsqu’on télécharge ses Emails, le canal de transmission est utilisé à 10%

Figure 3.Débit moyen et débit instantané.

De nouvelles structures sont donc nécessaires pour offrir aux utilisateurs un confort plus
grand :

64
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⇒la technique HSCSD (High Speed Circuit Switched Data) qui permet d’utiliser 2, 3 …6
time-slots du GSM avec un débit de 14,4 kbits/s par time-slot (avec protection réduite contre
les erreurs).

⇒le standard GPRS (General Packet Radio Service) offre un débit plus élevé en affectant un
nombre de time-slots variable d’une trame à l’autre en fonction des besoins instantanés

Figure 4.L’augmentation du débit après le GSM.

⇒l’EDGE (Enhanced Data rates for GSM Evolution) : réseau de transition entre le GPRS et
l’UMTS, permettant une augmentation de débit grâce à une modulation à 8 états au lieu de 2
pour le GMSK

⇒l’UMTS (Universal Mobile Telecommunication System) : c’est le réseau mobile du futur :


avec des débits 200 fois supérieurs à ceux d’aujourd’hui, il permettra de fournir des services
multimédia et de vidéoconférence d’excellente qualité

V.3.7. Les équipements du réseau GPRS

Le GPRS ne constitue pas à lui tout seul un réseau mobile à part entière, mais une couche
supplémentaire rajoutée à un réseau GSM existant :

il peut donc être installé sans aucune licence supplémentaire. Ceci signifie que tous
les opérateursqui disposent d'une licence GSM peuvent faire évoluer leur réseau vers
le GPRS. L'ART n'a d'ailleurs pasfait d'appel d'offre pour le GPRS alors qu'elle en a
fait pour l'UMTS.
le GPRS utilise les bandes de fréquences attribuées au GSM, c'est à dire une bande
dans les 900MHz, une autre dans les 1800 MHz et enfin une troisième pour les USA,
dans les 1900 MHz. Les opérateurs GSM actuels ont de fait un quasi-monopole sur le
GPRS, ce qui n'est pas le cas pour l'UMTS.
le GPRS, appelé aussi GSM 2+, repose sur la transmission en mode paquet. Ce
principe déjà, retenu par exemple pour le protocole X.25, permet d'affecter à d'autres

65
Cours de Télécommunication destiné aux étudiants de G3 INFOR ATIQUE UMK

communications les "temps morts" d'une première communication (attente d'une


réponse à une requête Internet par exemple).
conçu pour réutiliser au maximum les infrastructures GSM existantes, le déploiement
du GPRS nécessite la mise en place d'une infrastructure réseau basée sur la
commutation de paquets et l'introduction de passerelles pour s'adosser aux réseaux
GSM existants.

L'implantation du GPRS peut être effectuée sur un réseau GSM existant. Les
stations de base ne subissent aucune modification si ce n'est l'adjonction d'un logiciel
spécifique, qui peut être installé par téléchargement.

Le rôle de ce logiciel PCU (Packet Control Unit) est de gérer la transmission des
paquets dans la BSC Plus en amont, le contrôleur de stations de base doit être doublé par les
éléments suivants:

SGSN (Serving GPRS Support Node) : noeud de services GPRS, contrôleur qui a
pour function de vérifier l'enregistrement des abonnés, de les authentifier et
d'autoriser les communications
GGSN (Gateway GPRS Support Node) : passerelle réalisant l’interface entre le réseau
GPRS d’un opérateur et le réseau public à commutation de paquets
structure de communication reliant les serveurs et les passerelles du réseau GPRS La
gestion des abonnés GPRS se fait par le registre HLR/GR (GPRS register), hébergé
dans les HLR/GSM existant et visibles de tous les SGSN du réseau GPRS.

CINQUIEME CHAPITRE : VSAT ET LIAISON PAR SATELLITE

66
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V.1 .GENERALITES
V.1.1. Aperçu historique et concept de base

Les liaisons par ondes décamétriques (ondes courtes ou ondes HF) et câbles sous-
marins furent les premières à être utilisées pour répondre aux besoins des communications
transcontinentales. Suite à la médiocrité de la qualité des liaisons HF due à l’instabilité de la
propagation de ces ondes radios à travers l’ionosphère et à l’entretien laborieux de câbles
sous-marins, ces liaisons ne pouvaient pas faire face à la croissance rapide de la demande et
du trafic.
Le développement des techniques spatiales a permis la réalisation des liaisons
moyennes distances par Faisceaux hertziens dont la portée se faisait à vue directe ; du fait de
la courbure de l’écorce terrestre, il aurait fallu par exemple, ériger des tours de 750 Km de
haut pour réaliser une liaison hertzienne en visibilité directe entre les continents américain et
européen. Chose pratiquement impossible à ce jour.

C’est le célèbre physicien et écrivain britannique de science –fiction, ARTUR CLARKE qui
exposa pour la première fois le concept d’un système mondial de télécommunications par
satellite dans le magazine «Wireless word» paru en mai 1945. Il a pu démontrer que lorsqu’on
place un satellite sur une orbite autour de la Terre à une altitude de +/- 36. 000 Km, il
effectuerait exactement une révolution en 24 heures, lorsque cette orbite coïncide avec le plan
équatorial. Le satellite tournerait à une vitesse égale à celle de rotation de la Terre et il
resterait immobile pour un observateur habitant la Terre.

Un tel satellite placé dans ces conditions pourrait voir aisément un tiers de la surface
de la Terre (40% de la surface terrestre sous un angle d’environ 18°).

Il était donc possible dès lors de couvrir la quasi-totalité de la Terre en développant un


réseau de trois satellites placés sur une orbite synchrone (ayant la même période et même
vitesse) et équidistants l’un de l’autre de 120° pour assurer les communications mondiales.
Par exemple, un satellite serait placer au-dessus de l’océan atlantique, un autre sur l’océan
indien et afin un dernier sur l’océan pacifique.

V.1.2. Composantes
Un réseau de télécommunications par satellite se compose de deux secteurs principaux :

 Secteur terrien : constitué de deux ou plusieurs stations terriennes assurant d’une part, la
connexion aux réseaux terrestres et d’autre part, l’émission et la réception des signaux de
toute nature (voix, vidéo, data, …) en direction et ou en provenance du satellite.
 Secteur spatial constitué d’un satellite de télécoms comme répéteur (nœud) assurant les
liaisons entre diverses stations. On ajoute bien souvent au secteur spatial des stations
assurant depuis le sol : la poursuite, la télémesure et le soutient logistique du satellite.
V.1.3. Bandes des fréquences

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Les bandes des fréquences utilisées par les systèmes de télécoms par satellite sont
généralement comprises entre 1 et 30 GHz et sont subdivisées en sous bandes désignées par
des lettres résultant d’accords internationaux. En dessous de 1GHz, les OEM sont
principalement réfléchis et diffusés par l’atmosphère. Au-dessus de 30 GHz, les liaisons par
satellite sont possibles mais l’absorption atmosphérique est importante et la technologie
d’amplificateur plus complexe.

Deux modes d’exploitation ont été définis :

 «Télédiffusion directe » qui implique la possibilité de réception directe des images TV et


sons par un grand nombre des stations de très petites tailles ;
 « Télécommunications » qui englobent en plus de la transmission téléphonique, la
distribution des programmes TV à des opérateurs et la transmission des data (Internet)
entre partenaires distants.

oAvantages bande C:

- propagation favorable en particulier dans les zones géographiques à forte pluviométrie,

- couverture satellitaire quasi mondiale.

oInconvénients bande C:

- partage avec les services terrestres,

- grande taille des antennes des stations terriennes,

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- stations plus coûteuses et plus encombrantes qu’en bande Ku.

N.B. la bande Ka permet l’utilisation d’antennes encore plus petites, les USAT. Cette bande
est surtout utilisée par les terminaux mobiles de type GSM.

V.1.4. Services et Partenaires


II. Services
On distingue trois types de services essentiels dans l’exploitation des systèmes par satellites :
1. Service fixe par satellite (SFS) : service de radiocommunication entre le satellite et les
stations situés en points fixes du globe terrestre. Ce service achemine les signaux de
télécommunications (téléphone, télécopie, télex, Internet, data, …) et la distribution des
émissions de télévision à des opérateurs de TV.
2. Service mobile par satellite (SMS) : service de radiocommunication entre stations mobiles
entre elles ou entre stations mobiles et fixes par l’intermédiaire d’un satellite. C’est pour des
liaisons maritimes et aéronautiques que ce service s’est d’abord développé en fournissant des
communications à des mobiles (navires, avions, trains, remorques,…);
3. Service de radio et télédiffusion directe par satellite (SRS) : les satellites de ce service
retransmettent des signaux de radiodiffusion sonore et visuelle (DBS ou RDS) destinés à être
reçus directement par le public ayant des stations terriennes des petites tailles.
III. Intervenants du secteur
On distingue plusieurs types d’intervenants dans l’exploitation des télécommunications
par satellites :

AGENCES SPATIALES

LANCEURS
OPERATEURS DES
LANCEURS
SATELLITES

OPERATEURS DE SERVICES

UTILISATEURS

1. Les agences spatiales


Elles agissent dans le domaine de la recherche en lançant des grands programmes qui
préfigurent les exploitations commerciales.
Les plus connues sont :

*NASA (National Aeronautics and Space Administration) : agence spatiale américaine ;

*RKA (RousskoyeKosmitcheskoyeAgentsvo) : agence spatiale russe ;

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*ESA : agence spatiale européenne;

*NASDA : agence japonaise pour le développement spatial.

2. Les lanceurs des satellites


Pour placer un satellite sur l’orbite, on recourt à une navette spatiale ou à une fusée.

 Une navette spatiale (spaceshuttle), dans le domaine de l’astronautique, est un véhicule


aérospatial réutilisable conçu pour assurer la desserte des stations spatiales en orbite basse
mais pouvant aussi assurer d’autres missions, telles que le lancement ou la réparation de
satellites artificiels. La navette spatiale est lancée par une fusée et atterrit comme un planeur
ou à l’aide d’un réacteur. Elle peut traîner plus de quatre satellites.

Plusieurs navettes ont été construites et utilisées par l’agence spatiale américaine, la NASA,
six navettes ont été conçues depuis 1976 : Enterprise, Columbia, Challenger, Discovery,
Atlantis et Endeavour. L’Enterprise fut un démonstrateur et n’est jamais allé dans l’espace.
Columbia et Challenger ont été détruits en missions.

Alors qu’une seule navette russe, Bourane, a volé en mode automatique (sans équipage), et
que le projet européen Hermès a été abandonné.

Navette Challenger

 Une fusée en astronautique est un véhicule qui se déplace dans l'espace grâce à un
moteur-fusée en emportant à la fois le combustible et le comburant nécessaires à son
fonctionnement. Une fusée comprend plusieurs étages pour maximiser sa capacité d'emport.
Quelques fusées utilisées :

 Le lanceur européen de satellite : ARIANE exploité par la firme ARIANESPACE depuis


la base française de Kourou en Guyane (CSG).

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 Les lanceurs américains : Titan-3 de Martin –Marietta ; Atlas centaur de General-


Dynamics ; Delta-2 de Mc Donnel ; …
 Autres lanceurs : l’URSS avec le lanceur Proton-2 ; le JAPON avec le lanceur H1 - H2 ; la
CHINE avec un le lanceur longue -marche ; …

.3. Opérateurs des satellites

Propriétaires et exploitants des réseaux de télécoms par satellite :


 Opérateurs internationaux :
- INTELSAT : INternationalTELecommunationSATellite organisation, créée le 20 Août 1964.
Il a pour but de fournir des services de télécommunications internationales sur une base non
discriminative.
- INMARSAT : INternationalMARitimeSATellite organisation, créée en juin 1979 par 26
signataires initiaux. C’est la deuxième organisation internationale de télécommunication
opérant à l’échelle mondiale.
Opérateurs régionaux : groupe de pays territorialement proches ou constituant une
communauté administrative ou culturelle :

- ARABSAT : est en fait la première organisation régionale a avoir contesté le monopole


d’Intelsat sur les communications internationales par satellite. C’est en 1976 que la ligue
arabe a mis en œuvre cet organisme couvrant ainsi 22 pays de la région.
- EUTELSAT : crée en juin 1977 à l’initiative de 17 administrations fondatrices signataires,
elle exploite ses nouvelles générations des satellites construits par l’ESA.
Opérateurs nationaux : STATIONAR (URSS), BRASILSAT, …

V.2. SATELLITES DE TELECOMUMICATIONS


V.2.1. Définition
De manière empirique, un satellite est défini comme étant une planète qui tourne
autour d’un autre. On distingue à cet effet :
 le satellite naturel (comme la lune)
 et le satellite artificiel.

Ce dernier peut être :


 passif (ex : Echo-1) ;
 ou actif (ex : les satellites actuels des télécommunications).
Les satellites actifs renferment à leur bord au moins un à 40 répéteurs (ou
transpondeurs), comportant chacun plusieurs canaux de transmission.
Le répéteur amplifie les signaux reçus et les réémet sur une autre fréquence vers les stations
terriennes. Chacun de ces canaux peut être raccordé à une gamme de fréquences différentes,
commutables vers un jeu d’antennes. Ces antennes sont conçues pour couvrir des zones
géographiques déterminées.
V.2.2. Orbites terrestres des satellites

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Définition

En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps (satellite)
autour d'un autre corps (planète) sous l'effet de la gravitation.
En astronomie, la trajectoire, est la courbe que décrit le centre de gravité d'une planète
accomplissant sa révolution autour du soleil, ou d'un satellite autour d'une planète.

En mathématique, la trajectoire d'un point est, dans un référentiel, l'ensemble des


positions successives occupées par ce point au cours du temps.

L’orbite d’un satellite est décrite par les paramètres fondamentaux suivants : Périgée x
Apogée – Inclinaison.
 Périgée : est le point de l’orbite le plus proche de la Terre ;
 Apogée : est le point de l’orbite le plus éloigné de la Terre.
 Inclinaison : est l’angle décrit par l’orbite par rapport à l’équateur, sachant que la ligne
équatoriale est une inclinaison de 0°.

Exemple : le télescope aux rayons X (XMM –Newton) se trouve sur une orbite
(elliptique) située à : 827 x 113946 Km – 40° d’inclinaison sur le plan équatorial.
Différents types et formes d’orbites

Les orbites peuvent être de trois types :

 polaire,
 équatoriale
 et inclinée.
Cependant une orbite peut prendre deux formes :

 circulaire
 ou elliptique.
Toutes les combinaisons de types et de formes d’orbites sont également possibles :

72
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- Orbite circulaire polaire


Une orbite polaire est une orbite où le satellite se déplace dans une direction Nord vers le
Sud. Parce que la terre tourne dans une direction Est - Ouest, une orbite polaire sera de
couvrir toutes les combinaisons possibles de latitude et de longitude.
La seule orbite permettant obtenir presqu’ une couverture totale de la Terre au moyen d’un
seul satellite, mais seulement après plusieurs périodes de révolution. Si l’on veut assurer des
liaisons de transmission instantanées des informations comme l’exigent les
télécommunications, une couverture totale de la Terre nécessaire plusieurs satellites séparés
les uns des autres en temps et en angle d’orbite.
Utilisation : Leur domaine d’application se situe dans l’observation (systèmes à satellites de
navigation, de météorologique et de télédétection des ressources terrestres).

- Orbite elliptique inclinée


Ce type de satellite est dit à défilement, il nécessite des antennes suiveuses des grandes
dimensions pour la réception des informations.
Utilisée par les navettes, les laboratoires spatiaux, les satellites de photographie de la Terre
pour des missions scientifiques ou militaires.
- Orbite circulaire équatoriale (ou géostationnaire)
C’est une orbite située à 35 786 km d'altitude au-dessus de l'équateur de la Terre, dans le
plan équatorial et d'une excentricité orbitale nulle.
Calculée par CLARKE, d’où son nom de «CEINTURE DE CLARKE» ; Elle est du type
géosynchrone ; c'est-à-dire qu’elle possède la même période de rotation que la terre, soit
23H56’043’’. Le satellite est immobile au-dessus d’une région et visible depuis un tiers de la
surface de la Terre, jusqu’au cercle polaire. Elle est très utilisée par les systèmes de
télécommunications par satellite et de la transmission directe des chaînes de Télévision.
Catégories d’orbites
Les systèmes par satellite sont classés en fonction de l’altitude des satellites. Le choix de
l’orbite dépend de :

 lieu de lancement ;
 bandes des fréquences à utiliser ;

73
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 service qu’on veut assurer (couverture des régions septentrionales, les points très
éloignés), ...
En évitant les « ceintures de Van Allen », les orbites autour de notre terre sont regroupées en
trois principales catégories d’orbites favorables :

1. Orbites terrestres basses, LEO (LowEarthOrbit) : on considère généralement qu’elles sont


comprises entre l'atmosphère et la ceinture basse de Van Allen. Elles correspondent à des
satellites évoluant en orbite basse de 700 à 1.500 km. Les satellites ont une période de
rotation autour de la terre très courte, ce qui implique une fenêtre de vue de ces satellites
restreinte (20 minutes).

2. Orbites terrestres moyennes, MEO (Medium EarthOrbit) qui correspondent à des


satellites évoluant sur l'orbite médiane de 5.000.à 15.000 km et au-dessus de 20.000
km.
3. Orbites terrestres hautes, GEO (GeostationaryEarthOrbit) qui correspondent à des
satellites évoluant sur l'orbite gé[Link] satellites de l’orbite géostationnaire
ont une période de rotation égale a celle de la terre, ce qui implique une vue directe
de ces satellites à partir d’une station terrestre.

LIBELLE LEO MEO GEO

Altitude 500 – 3000 Km 5000 – 15.000 Km 36.000 Km

Visibilité du satellite depuis la ¼ H 1H Permanence


Terre

Taille antenne <1m < 2m > 10 m

Nombre de satellites > 40 15 à 40 3

Latence (temps de propagation) 10 ms 60 ms 250 ms

N.B.

- Entre 1500 et 5.000 km et 15.000 et 20.000 km se trouvent deux régions appelées "ceintures
de Van Allen" basses et hautes qui sont des zones à forte densité de particules (vent solaire)
piégées par le champ magnétique terrestre dans lesquelles il est déconseillé de placer un
satellite.

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- Orbites fortement elliptiques (highlyellipticalorbits — HEO)

Orbites très elliptique des systèmes de satellites en orbite autour de la Terre ; à la différence
de la LEO et GEO, ils permettent une vision plus large de la Terre et de maximiser la
quantité de temps passé dans chaque satellite visualisation des zones peuplées. Elles
nécessitent donc moins de satellites que LEO, tout en offrant une excellente ligne de mire. La
couverture d’une zone est d’environ six heures. Par contre, il faut une puissance d’émission
plus élevée car la distance est plus grande.

Exemple : système russe MOLNIYA.

- Il existe également Orbite héliosynchrone,SSO (Sun SynchronousOrbit) :C’est une


orbite quasi circulaire d'un satellite de la Terre située entre 400 et 900 Km d’altitude passant
d’un pôle à l’autre dans un plan qui conserve un angle constant avec la direction Terre -
Soleil. Un satellite placé sur une telle orbite repasse dans le même sens au-dessus d'un point
donné de la surfaceterrestre à la même heure solaire locale tout au long de l’anné[Link]
permet également un balayage de presque toute la surface du globe, l’orbite étant quasi
polaire.
Application : Ces caractéristiques en font une orbite idéale pour des satellites pour
l’observation de la Terre (SPOT) : satellites météorologiques, espions, de télédétection, etc.

VI.2.3. Perturbations

- Perturbations sur l’orbite


La trajectoire d'un satellite artificiel n'est pas complètement stable. Il est
constamment modifié par plusieurs phénomènes qui sont dans l'ordre décroissant
d'influence :

 L'aplatissement de la Terre à ses pôles ;


 La résistance de l'atmosphère (affecte surtout les satellites placés sur des orbites basses) ;
 Les irrégularités du champ de gravité (présence de mascons) ;
 L'attraction de la Lune ;
 L'attraction du Soleil (Le Soleil malgré sa taille a une influence plus faible que la Lune du
fait de son éloignement) ;
 Le vent solaire qui exerce une pression sur les surfaces exposées.
N.B. : Dans le cas d'un satellite en orbite géostationnaire, sa latitude (normalement nulle) va
être modifiée sous l'influence de la Lune et du Soleil (perturbation nord-sud). Les
irrégularités du champ de gravité vont-elles induire un retard ou une avance sur la
trajectoire nominale (perturbation est-ouest). Enfin la pression de la radiation solaire induit
également une perturbation de même type.

- Particularités de la propagation
Le phénomène spécifique aux liaisons par satellites est la présence de l’ionosphère entre 70 et
1 000 km d’altitude. Cette couche est réfléchissante en dessous de 30 MHz (exploitée pour les
ondes courtes). Au-delà, elle est transparente, cependant, elle cause de problèmes
perturbations mineures :

- distorsion de temps de propagation de groupe, donc de phase ;

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- rotation de la polarisation, à cause du champ magnétique terrestre.

- Brouillage solaire

Les liaisons satellites peuvent être perturbées, par les ondes


électromagnétiques générées par les éruptions solaires ou bien affaiblies par les pluies, ou
par le givre sur les antennes. Enfin, aux équinoxes, lorsque le soleil se trouve dans l’axe de
l’antenne, les antennes de réception sont aveuglées par le soleil pendant 5 à 20 minutes
environ selon la latitude.

VI.2.4. Classification des systèmes à satellite


1°) Les Geosynchronous Earth Orbiting satellite (GEOS)

Sont des satellites évoluant sur l’orbite géostationnaire, ils décrivent une orbite circulaire
dans le plan équatorial à une altitude de ± 36.000 Km, ce qui se traduit par une période de
révolution autour de la Terre de 24 heures. Ils assurant simultanément une transmission
permanente et directe entre les stations terriennes.
Avantages

 Satellite reste fixe par rapport à la Terre et il n’est pas nécessaire de le poursuivre au
moyen d’antennes mobiles au sol.

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 L’altitude du satellite étant élevé (+/- 36.000 Km), ce dernier voit environ 42 % de la
surface terrestre.
Inconvénients

 Pour le temps de propagation, il faut compter environ 250 ms pour un trajet aller-retour
vers le satellite.
 Une perte en espace libre d’environ 200 dB à prendre en compte dans l’établissement du
bilan de liaison.
 Orbite très sollicitée et actuellement saturée.
2°) Satellites à défilement (ou à orbites variables)
Satellites mobiles placés sur orbites basses (LEOS) ou moyennes (MEOS), inclinées sur
l’équateur (orbites elliptiques) et de période différente de 24 heures.

a) Low Earth Orbiting Satellite (LEOS)


Caractéristiques

 orbites prévues pour les communications spatiales cellulaires;


 faible puissance nécessaire ;
 facilité d’accès au satellite ;
 Les orbites basses permettent aux satellites de bénéficier d'un bilan de liaison avantageux
en télécommunications, et de haute résolution des instruments d'observation.
 Elles permettent également la mise en orbite de charges maximales par les lanceurs.
 LEOS fonctionnent généralement dans des orbites polaires.

Inconvénients

 LEOS doivent voyager très rapidement pour résister à l'attraction de la gravité -


d'environ 17000 kilomètres par heure.
 LEOS nécessitent plusieurs dizaines de satellites pour fournir une couverture de toute la
planète.

Application

 Les satellites d'observation en orbite basse incluent notamment : les satellites


météorologiques à défilements , les satellites d'imagerie terrestre comme Spot, d'analyse de
l'environnement comme Envisat, les satellites de renseignement, comme Hélios.
 Les satellites de télécommunications en orbite basse incluent : les constellations de
téléphone planétaire comme :
IV. Système Iridium (Motorola)
 Services de télécoms à l’échelle mondiale
 66 satellites à 750 Km d’altitude placés en orbite polaire
 Commutation de paquets dans l’espace
V. Système Globalstar (Alcatel et France Télécoms)
 Services de télécoms à l’échelle mondiale.
 Commutation au sol
 48 satellites à 1.414 Km d’altitude sur une orbite circulaire inclinée à 50° par rapport à
l’équateur.

VI. Système Teledesic (Microsoft).

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 Internet haut débit


 30 satellites à 1350 Km d’altitude
 Commutation des paquets dans l’espace.
N.B. : C'est également sur cette orbite qu'ont été effectuées la majorité des missions spatiales
habitées, comme MIR, la navette spatiale, la station spatiale internationale.

b) Medium Earth Orbiting Satellite (MEOS)


Caractéristiques :

 Satellites défilant ;
 Altitudes et empruntes plus faibles que les GEO;
 Besoin de moins de puissance ;
 Peu utilisés pour les communications
Application :Système GPS

 Constitué d’une constellation de 24 satellites Navstar à 20.184 Km d’altitude placés sur 6


orbites circulaires. Ils font ainsi un tour d’orbite en 12 heures.
Il existe actuellement trois systèmes mondiaux de positionnement par satellites :

- GPS (dispositif militaire américain 1985) ;

- GLONASS (dispositif militaire russe);

- GALILEO (dispositif civil européen, 2008).

3°) Sun SynchronousOrbit satellite (SSOS) ou satellites héliosynchrones

sont des satellites dont le plan de l’orbite elliptique fait un angle constant avec le soleil et qui
survolent un même point terrestre entre 600 et 800 km d’altitude tous les jours (périodicité de
10 h 30 environ).

4°) Highly elliptical orbits Satellites (HEOS)

Le système russe Molniya, fait intervenir des systèmes HEO dont les satellites ne sont actifs
qu’au voisinage de leur apogée, leurs émissions étant coupées en dehors d’un arc restreint. Il
est caractérisé par une période de révolution orbitale de 12 heures, fonctionnait sur le
principe de deux satellites pour ainsi dire diamétralement opposés en longitude et placés à
environ 50° de latitude Nord, et qui, ensemble, fonctionnaient alors comme un satellite
émettant en continu 24 heures sur 24. Il dessert les régions septentrionales de la Russie, de
l’est à l’ouest du pays.

VI.2.4. Description et géométrie des satellites

Un satellite de télécommunications comprend deux ensembles essentiels suivants :

 la plate-forme spatiale ou véhicule comprenant des équipements de servitude assurant


des fonctions diverses : système de propulsion (moteurs d’apogée), alimentation en
énergie électrique, télémesure et télécommande, contrôle d’altitude et d’orbite, contrôle
thermique de modules à bord du satellite, …

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 la charge utile constituée des équipements de télécommunications, que l’on appelle


répéteurs (transpondeurs) chargés de recevoir les porteuses du trajet montant, de
convertir à la bande de fréquences voulue pour le trajet descendant, de les amplifier et de
les réémettre en direction de la Terre.

Il existe deux types de conception des satellites : ceux de forme cylindrique et


ceux de forme cubique. Les satellites de forme cubique ont des bras équilibrés des panneaux
solaires et stabilisés dans plusieurs directions par des systèmes à inertie ; alors que les
panneaux habillent les corps des satellites de forme cylindrique et se maintiennent en orbite
en tournant sur eux-mêmes.
VI.2.5. Lois de KEPLER

Johannes Kepler, mathématicien et astronome allemand (1571 à 1639), a énoncé trois


lois fondamentales pour la compréhension du mouvement des corps célestes. Bien qu'ayant
été formulées, à l'origine, pour expliquer le mouvement des planètes, elles peuvent être
appliquées à tous corps en orbite (satellite) autour d'un autre (terre). Ce sont des lois
universelles.

 « chaque planète décrit, dans le sens direct, une ellipse dont le Soleil occupe l'un des
foyers » Il en est de même d’un satellite qui tourne autour de la Terre en décrivant une
trajectoire en forme d’ellipse dont la Terre occupe un foyer.

Terre b

a
Périgée Apogée

rp ra

L’ellipse possède un demi grand axe noté « a » et un demi petit axe noté « b ». On définit
l’excentricité « e » de l’ellipse : c'est la distance entre les foyers de l'ellipsedivisée par le grand
axe de l'ellipse :

e2= 1 - b2Le cas de l’orbite circulaire est celui où e = 0, a et b sont alors égaux.

a2

 « Le rayon -vecteur reliant une planète au Soleil balaie des aires égales en des temps
égaux ». Autrement dit pour les satellites, les aires décrites par le rayon vecteur planète -

79
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Soleil sont proportionnelles aux temps employés pour les décrire. La deuxième loi de
Kepler nous permet de conclure qu'un satellite se déplacera plus rapidement sur son
orbite lorsqu'il sera près de la Terre (périgée) que lorsqu'il sera loin (apogée). Pour une
orbite circulaire la vitesse est constante.

Cette figure démontre la deuxième loi de Kepler. La planète prendra le


même temps à parcourir la trajectoire rouge qu'elle en prendra pour
parcourir la trajectoire bleue car les aires A et B sont égales.

 La troisième Loi exprime une relation entre la période de révolution (durée de l'orbite) et
la distance moyenne de la planète au Soleil. Elle s'énonce comme suit: « le cube du demi
grand axe a d'une orbite d'une planète, divisé par le carré de la période de révolution T
(sidérale) est une constante pour toutes les planètes du système solaire ». C'est-à-dire :
a3/T2 = constante.
La troisième loi de Kepler permet de connaître la distance d'une planète (satellite) au
Soleil (terre) si on connaît sa période de révolution.

Du moment qu'on sait que la Terre est à 150 millions de km du Soleil (= 1 unité
astronomique), il est facile de calculer, en utilisant la troisième loi de Kepler et en sachant
que Jupiter met environ 12 ans à boucler une orbite autour du Soleil, que sa distance est
d'environ 5.2 unités astronomiques. 5.2 x 150 millions donnent 780 millions de km.

En résumé :

 La première loi de Kepler (1609) décrit la forme des orbites, l'ellipse, et dit que le Soleil
en occupe un des foyers;
 La deuxième loi de Kepler (1609) nous dit qu'une planète se déplace plus rapidement
lorsqu'elle est près du Soleil que lorsqu'elle en est éloignée;
 La troisième loi de Kepler (1619) décrit la relation mathématique entre le carré de la
période de révolution et le cube de la distance au Soleil.

Pour chaque catégorie de satellites, trois types de couverture ou empreintes


peuvent être obtenues à partir de la géométrie des antennes :

 Couverture globale ou maximale (beam global) : quand le satellite émet sur toute la zone
de la Terre. Cette couverture est la plus étendue et donc la plus faible en PIRE. Elle peut
couvrir le tiers de la surface du globe terrestre (soit 40%).

80
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 Couverture hémisphérique ou zonale (beam zone) : quand le satellite couvre une partie
restreinte de la surface du globe terrestre (soit 20%).

 Couverture ponctuelle ou étroite (spot beam) : quand le satellite dessert sur partie
relativement faible de la surface du globe terrestre (soit de 1 à 10%).

N.B. : Une PIRE élevée permet d’utiliser des stations simples et économiques ayant des
petites antennes.

V.3. STATIONS TERRIENNES


V.3.1. Définition et classes des stations
Dans les systèmes de télécommunications par satellite, l’ensemble des équipements au
sol (secteur terrien) constitue des stations terriennes, dont il existe plusieurs types en
fonction des satellites avec lesquels ils fonctionnent.
Les stations terriennes ont de dimensions variables. Les grandes stations, dont les
antennes paraboliques peuvent avoir jusqu’à 32 m de diamètre. Très onéreuses, elles sont
réservées aux grands opérateurs. On développe maintenant des stations plus légères, les
VSAT (Very Small Aperture Terminal), qui sont dotées d’antennes paraboliques des petites
tailles (<2,4 m). Accessibles à des entreprises et à des particuliers en raison de leur coût
relativement modeste et peuvent être installées et maintenues facilement.
Pour le système Intelsat, on rencontre les standards suivants :

81
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V.3.2. Techniques d’accès multiple


* Définition
L’accès multiple est un procédé par lequel plusieurs stations terriennes
émettent simultanément leurs porteuses respectives vers un même répéteur du satellite. Il
consiste à un partage des capacités du satellite au niveau des transpondeurs par plusieurs
stations terriennes.
Chaque station située dans la zone de couverture correspondante reçoit aussi
les porteuses des autres stations par l’intermédiaire d’un seul répéteur du satellite. De même
toute porteuse émise par une station vers un répéteur satellite sera reçu par toute station
située dans la zone de couverture correspondante ; ceci permet à une station émettrice de
grouper ses porteuses en une seule à destination multiple.
* Catégories
Il existe deux grandes catégories d’accès multiples, suivant que l’on considère
l’assignation des canaux (affectation des fréquences) ou suivant le mode de partage du
répéteur du satellite.
istingue :

 l’accès multiple avec pré-assignation (affectation statique de fréquences), dans lequel les
canaux dont on a besoin pour écouler le trafic entre deux stations, sont assignés en
permanence à celles-ci pour usage exclusif. Il s’agit d’une affectation permanente des
fréquences. Exemple : les transmissions AMRF (FDMA) et sa variante SCPC.

- L’accès multiple avec assignation à la demande (AMAD) ou DAMA (affection


dynamique de fréquence, dans lequel l’assignation des canaux est modifiée selon la
nécessité de chaque communication. Le choix du canal s’opère automatiquement et il

82
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reste connecté tant que la communication se poursuit. Le DAMA est exploité dans un
environnement à faible trafic. Il s’agit ici d’une affectation dynamique des fréquences en
fonction de la demande, c’est à dire appel par appel et cela permet d’augmenter la taux
d’utilisation du transpondeur.

multiplexage des signaux de base :


l’accès multiple par répartition fréquentielle (AMRF) ou FDMA où chaque liaison
dispose d’une fréquence porteuse lui assignée. La bande de fréquences disponible du
transpondeur est subdivisée en sous-bandes utilisées par chaque station (discrète).
- l’accès multiple par répartition temporelle (AMRT) ou TDMA, où toutes les stations
utilisent la même porteuse et la même largeur de bande du transpondeur pendant les
intervalles différents. Chaque station se voit périodiquement attribuer sur la même
porteuse et à l’intérieur d’une trame, une portion de temps (un paquet) pendant laquelle
elle émet un signal numérique faisant partie d’un multiplex à destination multiple.
Chacune des stations correspondantes reçoit ce paquet et en extrait les voies qui lui sont
destinées. L’AMRT est bien adaptée aux transmissions numériques.
- L’accès multiple par répartition en code ou (CDMA), où toutes les stations partagent
simultanément la même largeur de bande et reconnaissent les signaux par identification
des codes.

V.3.3. Description fonctionnelle d’une station terrienne


Pour limiter le poids et l’encombrement dans les satellites, la plupart des équipements
de traitement pour une liaison satellite sont installés dans les stations terriennes disposées au
sol.
Toute station terrienne est équipée de :
- Etage en bande de base : DCME, suppresseurs ou annuleurs d’écho) ;
- Etage en fréquence intermédiaire IF : codeurs, modems ;
- Etage en fréquence radioélectrique RF : convertisseurs des fréquences : U/C et D/C ; les
amplificateurs de puissance HPA, les amplificateurs à faible brui LNA ; feeder en guide
d’onde, …
- antenne parabolique, sa source hyperfréquence et son système d’asservissement pour la
poursuite des satellites (récepteur de balise, Antenna Controller Unit, deux moteurs El et Az
et des transcodeurs, …)
V.3.4. Fonctionnement d’une station
En FDMA ou en TDMA, toute station terrienne utilise 2 fréquences de transmission :
- une pour l’émission (fréquence porteuse trajet montant) ;
- une pour la réception (fréquence trajet descendant).

83
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L’information transmise peut être analogique ou numérique, ce qui conduit à différents


types de modulation des porteuses :
- transmission analogique continue : FM ;
- transmission analogique discrète : PSK, MSK, QAM, …
Pour transmettre un nombre important des voies, on recourt aux techniques de multiplexage
et de compression des circuits.

SECTEUR SPATIAL

STATION LOCALE Fm1 Fd2 Fm2 Fd1 STATION


DISTANTE

S.T. S.T.

du RTCSECTEUR TERRIEN vers RTC

Les liaisons par satellite sont basées sur un mode de transmission en vue
directe entre les antennes du satellite et les antennes des stations au sol.
Le principe de fonctionnement des liaisons par satellite est très proche de celui des faisceaux
hertziens à deux bonds; le satellite jouant le rôle d’un relais hertzien (répéteur) placé dans
l’espace à des milliers de kilomètres.
Une station terrienne de télécoms (ST A) située à un point de la terre émet un
signal radio électrique de fréquence Fm1 (contenant les informations à communiquer) à
destination d’une autre station (ST B) via le satellite. Ce dernier le capte (trajet montant : up
link) et le transpose en une autre fréquence (Fd1), puis l’amplifie et le retransmet vers la terre
à destination de la station (ST B). Cette dernière reçoit le signal Fd1 (trajet descendant : down
link) et le restitue au centre de traitement des signaux terrestre (RTC).

84
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V.4. TECHNOLOGIE VSAT


V.4.1. Présentation

Le VSAT (Very Small Aperture Terminal) n’est pas une technologie normalisée mais
plutôt un concept, car chaque fabricant à sa propre manière d’implémenter le système.

Le VSAT est un système qui est prévu pour mettre en place des réseaux de
données. Mais depuis son apparition dans les années 1980, des améliorations ont été
apportées au système et augmentées considérablement le nombre d’applications possibles
avec un réseau de ce genre. La technologie VSAT représente aujourd'hui une véritable
alternative pour les télécommunications d'entreprise. De plus en plus d'entreprises intègrent
le VSAT dans leur réflexion sur la refonte des systèmes d'information et de communication.

Les terminaux VSAT possède des slots permettant d’accueillir des cartes de
différentes natures :

- cartes réseaux : X25, FR, ATM, Ethernet, …


- cartes multimédias : visioconférence, vidéo, …
- cartes de communications : lignes analogiques, lignes numériques (E1, T1, …) et ports
séries, …
V.4.2. Organisation du système satellite VSAT

Le VSAT est un système qui se repose sur le principe d’un site principal (le HUB) et
d’une multitude de points distants (stations VSAT). Le HUB est le point important du réseau,
c’est par lui que transitent tous les trafics qui circulent dans le réseau et c’est lui qui gère tous
les accès à la bande passante satellite.

85
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De par son importance, la structure du HUB est conséquente :

- une antenne parabolique de diamètre entre 5 et 7 mètres et équipée de son système de


poursuite.
- plusieurs équipements de traitement et de contrôle semblable à une station terrienne
(HPA, LNA, UC/DC, Modems, DCME, …).
- Système de gestion du réseau (NMS) permettant les opérations d’exploitation et de
maintenance du réseau VSAT.
Les stations VSAT, en liaison avec le HUB par satellite, permettent de connecter un ensemble
de ressources au réseau. La capacité des liaisons VSAT est exprimée en bps.

IDU
ODU

V.35 Interface
ComStre amDT7000 EARTH STATION

RxSync
FAULT Test Mode
3.0 M
FAULT ViewOnly

Previous
Modify Cursor
Enter
TxEnable
5W TRANSCEIVER

RX IF (70MHz) RX R.F.
ComStre amDT7000 EARTH STATION
FAULT Test Mode
D/C LNA
Router RG-8 Cable X 2
RxSync

TX IF (70MHz)
FAULT ViewOnly

Modify Cursor
Previous TxEnable
Enter

U/C HPA
TX R.F.
MODEM: Mains
ComStre amDT7000 EARTH STATION
FAULT Test Mode

DCME
RxSync
FAULT ViewOnly

Modify Cursor
Previous TxEnable
Enter

AC mains

Une station VSAT est constituée des éléments intérieur et extérieur :

- Eléments intérieurs (IDU : In-Door Unit, unité numérique interne). L’unité interne
convertit les signaux de bande base en IF et vice versa. Elle supporte plusieurs protocoles
permettant de se brancher à divers équipements de traitement d’informations. Elle est reliée
à l’unité externe par un câble coaxial d’interface. Elle comprend :
multiplexeur/démultiplexeur (ou compresseur), embrouilleur/désembrouilleur,
codeur/décodeur, modulateur/démodulateur.
- Eléments extérieurs (ODU : Out Door Unit, unité externe) : constitué d’organes
hyperfréquences permettant la conversion des signaux IF en RF pour leur transmission à la
station maîtresse (HUB) via le satellite. L’unité externe comprend : les convertisseurs
émission BUC (Block Up Converter), les amplificateurs haute fréquence : SSPA pour
l’émission (solid State Power Amplifier) et le LNB pour la réception (Low Noise Block, LNA :
LNA + LNC).

A BUC (Block Up-Converter) prend une bande L entrée et le transmet à l'amont sur le
satellite Ka, Ku, C ou bande.

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[Link] manière générique, IFL (Intra-Facility Link) se réfère à un câble qui court entre les
deux installations. Dans le VSAT, le terme fait référence à l'IFL câble qui relie l’ODU à l’IDU.

IFL câble blindé est souvent un câble coaxial fin avec des connecteurs BNC.
- Antenne parabolique
Elle est constituée d’un réflecteur parabolique, d’une source d’alimentation et d’un système
de fixation. Cette antenne est généralement fixe et sert à l’émission tant qu’à la réception
grâce à un dispositif de couplage et de séparation des signaux (duplex). Elle peut être du
type cassegrain, offset ou à foyer central. Sa taille varie entre 60 cm à 4,5 m de diamètre.

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Gain pour l’antenne parabolique :

Exemple :

VI.4.3. Topologie réseau

On rencontre plusieurs architectures :

 Topologie étoilée : tous les VSAT communiquent avec une le HUB), c’est
l’architecture la plus rencontrée, car se prêtant le mieux au système PMP.
 Mesh topologie : voir schéma
 Topologie maillée : voir schéma
 Topologie Hybride où le réseau se comporte comme un réseau maillé et un réseau
étoilé en même temps.

V.4.4. Méthodes d’Accès multiple et types de réseau

L’accès multiple est un procédé par lequel plusieurs stations VSAT émettent
simultanément leurs porteuses respectives vers un même répéteur du satellite. Il consiste à
un partage des capacités du satellite au niveau des transpondeurs par plusieurs stations
terriennes.
Chaque station située dans la zone de couverture correspondante reçoit aussi les
porteuses des autres stations par l’intermédiaire d’un seul répéteur du satellite. De même
toute porteuse émise par une station vers un répéteur satellite sera reçu par toute station
située dans la zone de couverture correspondante ; ceci permet à une station émettrice de
grouper ses porteuses en une seule à destination multiple.

Les trois formes les plus connues de format de multiplexages sont : le FDMA ;
le TDMA et le CDMA. En fonction des techniques d’accès multiple au satellite, nous citerons
trois types de réseaux VSAT, à savoir :

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- Réseau SCPC/DAMA : utilisant le FDMA avec la technique de porteuse monovoie.


Architecture en étoile ou en maille avec maximisation de l’utilisation de la capacité du
répéteur grâce à la scrutation des données et l’accès dynamique (DAMA). Utilisé dans les
artères à faible trafic (téléphonie rurale).
- Réseau AMRT : est constitué d’une grande station centrale (HUB) et plusieurs stations
montées en étoile avec répartition dans le temps (TDMA). Il fonctionne dans la bande C et
Ku.
- Réseau CDMA : est également constitué d’une station HUB avec plusieurs stations VSAT
montées en étoile utilisant la méthode CDMA basée sur l’étalement au spectre de l’info avec
séquence directe. Il fonctionne dans la bande C et Ku.
VI.4.5. Alimentation électrique d’une station VSAT

V.4.6. Bilan de la liaison


Il se calcule comme pour les FH terrestres, mais avec des ordres de grandeurs très
différentes :
- L’émetteur de la station terrienne est de forte puissance et l’antenne a un gain très élevé ;
- Le satellite reçoit un fort bruit de fond dû à l’émission thermique de la Terre ;
- Le récepteur équipé d’antenne de grand gain peut recevoir des signaux très faibles.

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Rappel

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CONCLUSION
Les télécommunications sont aujourd’hui définies comme la transmission à distance
d’informations avec des moyens é[Link] télécommunications se distinguent ainsi
de la poste qui transmet des informations ou des objets sous forme physique.
Le mot « télécommunication » vient du préfixe grec « tele » signifiant « loin » et du latin «
communicare » qui signifie « partager ». Le terme « télécommunication » a été utilisé pour la
première fois en 1904 par Edouard Estaunié, romancier et ingénieur français, dans son Traité
pratique de télécommunication électrique. Edouard Estaunié, ingénieur aux Postes et
Télégraphes et directeur de 1901 à 1910 de l’école professionnelle des Postes et Télégraphes,
qui ne tenait alors compte que de l’électricité dans sa définition, souhaitait rassembler sous
une même discipline la télégraphie, la téléphonie et les communications radio, tenant compte
de l’évolution technologique par rapport aux moyens ordinaires de communication.
De nos jours, la télécommunication est caractérisée comme suit : « l’émission, transmission à
distance et réception d’informations de toute nature par fil, radioélectricité, système optique
ou électromagnétique ». Autrement dit, la télécommunication est d’abord et avant tout un
échange d’information dans n’importe quel espace donné. La spécificité de la
télécommunication, contrairement à une communication ordinaire, est que l’information est
véhiculée à l’aide d’un support (matériel ou non), lui permettant d’être transmise sur de
longues distances.
Comme nous l’avons vu, ces infrastructures sont inégalement disponibles à
travers le monde, c’est pourquoi l’accès et la qualité de ces dernières sont parmi les
principaux défis de notre époque en termes de télécommunications. La Convention
internationale des télécommunications de 1982 - ratifiée par la Suisse le 1er avril 1985 -
considère le bon fonctionnement des télécommunications dans chaque pays comme une
condition fondamentale « pour la sauvegarde de la paix et le développement social et
économique de tous les pays [...] en vue de faciliter les relations pacifiques et la coopération
entre les peuples ».
Les télécommunications ont donc un rôle unificateur entre les communautés et civilisations
mondiales, puisqu’elles permettent de les mettre en contact, n’importe où et à tout moment.
Ce phénomène est d’autant plus évident avec l’apparition, puis, le développement,
d’Internet et de ses nombreuses composantes - courrier électronique, world wide web, chat
etc. Comme source inépuisable d’information, il démontre surtout que l’évolution des
télécommunications est à mettre en parallèle avec, une croissance et une rapidité toujours
plus grande des échanges.
Ajoutons enfin que les télécommunications ne sont pas considérées comme une science, mais
comme des technologies et techniques appliquées.

91
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1) Plan de taxation
Il permet de déterminer la taxe de communication en tenant compte des indicateurs ci-après :

- zone où résident l’appelant et l’appelé ;


- la durée de la conversation ;
- l’heure de l’appel ;
- type de service (offre) ;
- type de l’échange de communication (voix, SMS, MMS, …) ;
- etc.
La taxation d’un service est le recueil des mesures permettant l’établissement de la facture.
Elle est opérée par un dispositif technique, le taxeur couplé à des serveurs.

Notions sur le trafic téléphonique


Le trafic téléphonique est une donnée importante dans l'exploitation des réseaux
téléphoniques et dans la planification de déploiement des nouveaux réseaux. Il constitue le
principal revenu des réseaux téléphoniques.

-->ASPECTS QUANTITATIFS

Définition

Le dimensionnement d'un réseau de Télécommunications demande quelques calculs de


probabilités élémentaires. Il n'est pas nécessaire de développer une théorie très complète
pour suivre ces calculs. Il est cependant nécessaire de savoir calculer quelques probabilités
conditionnelles et quelques moments statistiques.

Pour dimensionner ou exploiter un réseau téléphonique, on se base généralement sur deux


éléments essentiels :

- le nombre d'appels à écouler pendant l'heure chargée (heure de pointe);


- la durée moyenne de ces appels.
Ces deux éléments permettent de matérialiser la charge téléphonique (volume téléphonique)
à acheminer à travers le réseau et par conséquent à la détermination de l'intensité du trafic
téléphonique.

Le volume téléphonique écoulé par un ensemble de circuits (lignes d'abonnés ou jonctions)


au cours d'une période de temps T (période d'observation ou période de mesure) est égale à
la somme des temps d'occupation « ti » des circuits.

V = Σ ti

L'intensité du trafic téléphonique, désignée couramment sous le nom de


« trafic téléphonique», est le rapport du volume observé « V » et la durée de l'observation
« T » correspondant à l'heure chargée (heure de pointe).

A = V/T

92
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A.K. ERLANG, mathématicien danois, a établi que si n(t) est le nombre de circuits (jonctions)
ou lignes d'abonnés en conversation à un instant « t », le volume téléphonique écoulé V
durant la période d'observation est :

V = ∫ n(t) dt et l'intensité du trafic téléphonique est : A = 1/T ∫ n(t) dt

Unité du trafic

Le trafic téléphonique est une quantité sans dimension. Toutefois, pour le caractériser,
on lui attribue par convention une unité appelée, ERLANG (Er).

1 Er correspond à l'occupation permanente d'un circuit (ligne d'abonné ou jonction) pendant


toute la durée d'observation qui est généralement d'une heure.

Le volume téléphonique est homogène à un temps. L'heure chargée est la période


(intervalle de temps d'une heure) de 60 minutes successives pendant laquelle le volume du
trafic est le plus important (heure de pointe).

Autres unités de l'intensité du trafic téléphonique :

- Communication minute (CM) pour laquelle les durées d'occupation des lignes sont
exprimées en minutes : 1 E = 60 CM;
- Conversation – Heure (France) : 1 E = 1 CH;
- Centaine de Seconde de Conversation (CCS) pour laquelle l'unité utilisée pour les durées
d'occupation est égale à 100 secondes (USA) : 1 E = 36 CCS;
- Trafic Unit (Grande Bretagne) : 1TU = 1 E

Rendement téléphonique : ŋ
- Pour une ligne d'abonné, le rendement téléphonique est la durée d'utilisation par la
durée totale d'observation.
- Pour un groupe de lignes ou de jonctions, le rendement est le rapport du trafic écoulé par
le groupe de lignes ou par le nombre des jonctions constituant ce groupe.
 Efficacité téléphonique
Un des meilleurs indicateurs de la qualité de service (QoS), est l'efficacité téléphonique.
Elle exprime le rapport du nombre de tentatives d'appels réussies (appels efficaces) au
nombre total d'appels.

Taux d'efficacité = Nbre d'appels efficaces x 100

Nbre de tentatives d'appels

Les principales causes d'échec sont liées :

93
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- à l'abonné demandé (occupation et absence);


- à goulot d'étranglement dans le réseau de connexion (congestion);
- à un dysfonctionnement matériel;
- à un mauvais manoeuvrage de l'abonné demandeur.

 Probabilité de perte

La probabilité de perte ou probabilité d'échec ou encore probabilité de rejet d'appel (p),


exprime le grade de service (GoS) d'un réseau. C'est le rapport du nombre d'appels rejettes
« ap » au nombre de tentatives d'appels offerts « a » dans un intervalle de temps donné
(temps d'observation).

p = ap / a = a – ae / a

avecae : nombre d'appels acceptés ou écoulés.

 Durée moyenne d'une communication (Dm)

Dm = Ae x 60

 Courbes d'Erlang ou Courbes de Trafic


ERLANG a également établi que la probabilité de perte « p » pour un trafic à écouler de
« A », dans un système possédant « n » lignes, est donnée par la relation :

Cette expression exprime la probabilité« p » pour que les « n » lignes ou jonctions (circuits)
soient occupées à écouler un trafic « A ». C'est la formule d'ERLANG avec perte (Courbe
d'Erlang type B).

pn (A) = An / n !

1 + A + A2 + ... An

1! 2! n!

Cette expression a permis d'établir des abaques de dimensionnement des réseaux


appelés courbes d'Erlang. Elles permettent de déterminer le nombre des circuits « n » (lignes
ou jonctions) nécessaires à l'écoulement du trafic « A » avec une probabilité de perte « p »
donnée.

A = Ao = trafic offert (trafic présenté à l'entrée du réseau de connexion).

Trafic perdu ou rejeté par le réseau de connexion : Ap = Ao – Ae or p = Ap / Ao

Ap = p x Ao

Trafic écoulé est : Ae = Ao – Ap = Ao x (1 – p)

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On dispose de l'axe des abscisses correspondant au trafic offert A (Ao) et celui des
ordonnées au nombre des circuits (lignes ou jonctions) « n ». Chaque courbe correspond à
une valeur déterminée de la probabilité de perte « p ». Le point d'intersection de la verticale
d'abscisse « A » avec la courbe a pour ordonnée le nombre de circuits. Si le nombre obtenu
n'est pas entier, on prendra la valeur entière supérieure.

INTERROGATION DE TELECOMMUNICATION

1. Dans l’atmosphère, quelle est la couche la plus éloignée du sol ;

2. Lequel des modes de propagation suivants est le plus adéquats pour la transmission des hautes
fréquences ;
a. Ondes de sol
[Link] directes
c.réflexion ionosphérique
d.réflexion troposphère

3. D ou proviennent les variations des conditions de propagation nocturnes et diurnes lors d’une
transmission par réflexion ionosphérique

4 .En supposant qu’une émission en ondes directes à partir de GENEVE s’effectue à partir d’une
antenne haute de 500 mètres, quelle doit être la hauteur de l’antenne située dans la ville de Lyon
distante de 100 Km environ de GENEVE de façon à assurer la communication entre deux villes.

5. Si la vitesse de propagation d’une onde de fréquence 20 Mhz dans un certain est 0,85 c ,sa
longueur d’onde dans ce milieu est ;

6. Donner l’équation d’une onde modulée en fréquence.

7. Donner le diagramme temporel d’une onde modulée en amplitude.

8. Calcul d’une AM si m=60 / ,UHF =40 v, Signal=3,5 watts, et l’impédance de sortie de l’émetteur vaut
50 ohms ; Calculer –PHF ;

-PBL ;

-Le rendement

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